Publié le 19.02.2026 à 23:06
Publié le 17.02.2026 à 21:49
Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique
Publié le 15.02.2026 à 10:13
Meeting avec Jean-Luc Mélenchon et Nathalie Oziol à Montpellier !
Publié le 12.02.2026 à 21:37
Meeting avec Jean-Luc Mélenchon, Omar Yaqoob, Saran Diakité et Abdelkrim Kordjani à Creil !
Publié le 12.02.2026 à 11:40
Laurent Nuñez réinvente la palette électorale
Publié le 19.02.2026 à 23:06
Siamo Tutti Antifascisti
Un candidat à la présidentielle venu du patronat serait accueilli avec faveur paraît-il. Dans ce cas, il faudrait que ce soit Bolloré. Ce serait justice et clarté. Il est actuellement l’homme qui produit les sujets de l’actualité en « débat » dans tout le pays. Il donne l’angle des mises en mots, les tenants et aboutissants, les kiosques où les lire, les livres où les étudier, les radios où les écouter, les télés où les voir. Il est l’homme central de la vie politique française dont la pensée et les engagements structurent l’esprit public et les manœuvres de la classe dirigeante. Les autres médias prolongent sa pensée. Les personnages politiques de cette mouvance sont des marionnettes sans consistance du type Jordan Bardella. D’autant plus utile pour Bolloré qu’il ne peut envisager de gouverner (comme cela lui est promis) sans les hommes et femmes du magnat de la presse. Le niveau intellectuel moyen des élus RN, à quelques rares exceptions près, valide cette thèse. Le reste est un décor en carton-pâte comme les psalmodieurs du type Retailleau. Celui-ci, aussi mauvais stratège sur ce coup que pour la formation du gouvernement Lecornu, a provoqué par sa bêtise plus de quinze attaques de sièges et permanences insoumises, provoquant partout des solidarités et des condamnations très bien venues. Bolloré dirige tout, décide de tout. Mieux vaudrait l’avoir publiquement en face de nous. Et que les bulletins de vote tranchent.
Y a-t-il un chef d’orchestre à la manœuvre anti-LFI qui nous enserre ? Non. Il n’y a que des manœuvres additionnées. La figure centrale du « chef de l’Etat » n’existe plus. Elle s’est dissoute dans les forfaitures de son auteur. À la moindre secousse, chacun tente de faire son miel de la situation. Tout est lutte, tout est rapports de force dans cette arène. Pour notre part, nous n’avons rien besoin de faire. L’assaut médiatique a fait le travail. Le sujet est devenu un moment précieux d’éducation politique populaire de masse. Ainsi aujourd’hui nous avançons dans les consciences et les adhésions populaires. Les bassesses du PS elles-mêmes nous servent. Hollande m’a menacé pour 2027. Un comble ! Il « s’engage » à m’empêcher d’être au deuxième tour, il le jure. Rien de moins. Comment compte-t-il faire pour tenir cette promesse ? Ce n’est pas un vote truqué comme du temps où il dirigeait le PS, tout de même ! Mais on connaît tous la considération qu’Hollande a pour ses promesses. Puis il a annoncé la rupture de tout accord dans les municipales. Mais dès le lendemain il précise, piteux … « au premier tour … » Bla Bla Bla. Ce type n’est même pas capable de tenir une ligne. Surtout pas la sienne.
Sur le terrain, la féroce décision de l’ectoplasme socialiste donne des frissons de peur. Exemple : « La Dépêche du Midi » avait servilement aidé le PS sur ordre de Carole Delga. À Toulouse, le journal prétendait que nous aurions « choisi les listes autonomes » avant de dire que nous n’arriverions à rien. Au diable la vérité et ses subtilités ! Le PS est pourtant celui qui a éliminé tous ceux qui ne lui plaisent pas non seulement chez LFI mais aussi au PCF et chez les Verts. Je ne dis pas que nous en ayons été déprimés, car l’idée de retrouver le parti zombie et ses affidés en dégoûtait plus d’un dans nos rangs… La ligne Hollande ne laisse aucune chance au deuxième tour des listes PS. Briançon, le candidat socialiste, a-t-il l’intention de suivre la ligne Hollande ? C’est comme il veut. Au moment où « La Dépêche » annonce que « la gauche unie peut prendre Toulouse » il va de soit que la meilleure garantie qu’il en soit ainsi est que nous soyons en tête car le PS n’est pas en état de rassembler nos électeurs autour de lui ! Et à Paris ? Grégoire, fourbe, a déjà dit et répété : « ni au premier ni au second tour ». Chaud devant ! Mais celui-là a un autre plan, le retour à la ligne SFIO d’avant le programme commun et l’alliance avec le macroniste local Bournazel. Aux côtés du PCF et de la droite d’EELV ! La poubelle de l’histoire va déborder.
« NI NI » est le fond de la figure stratégique visée par les diverses composantes de « l’extrême centre » selon l’auto-définition de Macron. Cette demande recrute depuis les frontières crypto-fasciste de type « l’Opinion », (un journal ultra-libéral par ailleurs remarquable dans son domaine), jusqu’aux voituriers de la macronie. Madame Yaël Braun-Pivet ose le dire quand les autres se contentent de citations plus réservées, soit hostiles aux Insoumis, soit au RN. Voyez son interview dans le Figaro, du 17 février 2026. « Aujourd’hui, je dirais qu’il faut un “ni-ni”. Ni extrême gauche, car oui, bien sûr, la France Insoumise est d’extrême gauche, ni extrême droite. Le Rassemblement national et LFI cherchent à diviser, à dresser les Français les uns contre les autres. C’est tout ce que je déteste dans le débat public… » Le « soutien inconditionnel » à Netanyahu est une modération remarquée, même pour les génocides. Quelle comédie ! Elle nous sert. Sur cette base, il n’y a plus ni macronistes ni PS d’élus. Le paysage sera bien déblayé. En toute hypothèse, nous savons que nous affronterons seuls le RN. Et lui sait l’inverse. Toute l’équation politique est dans les termes de cet aboutissement. D’une façon ou d’une autre toute la superstructure politique pensent de cette façon incluses les trois variétés « d’ex LFI » jusqu’au confins d’EELV version Tondelier en passant par les PS. Chacun espère disposer mécaniquement les voix LFi et celles des « modérés » chauffés à blanc contre nous. C’est évidemment une équation sans contenu social ni moral. C’est surtout une grande incompréhension du niveau de culture populaire. L’anti-fascisme est une conviction de masse dans nos milieux. Et le renvoi dos à dos RN/ LFI n’y fonctionne pas. Olivier Faure a mis moins d’une journée à s’en rendre compte et à modifier son post de blog révisionniste. Tous devraient le comprendre s’ils réfléchissaient à de quoi était fait le « front républicain » qui fit voter pour n’importe qui seulement pour faire battre le RN.
Bardella a compris le danger pour lui d’une double coupure de l’omelette électorale aux « extrêmes ». Cela recule le moment de la domination assumée du RN sur la droite. Pour la « gôche » on connaît. « Le problème c’est Mélenchon » a tranché le bulletin paroissial central de cette famille politique. Là on préfère payer des journalistes à écrire des livres de ragots d’insultes et de dénonciation contre nous plutôt que de nous aider un seul jour. Il n’y a pas de regret à avoir. Le travail de délimitation fait par ceux-là et leur pauvre groupuscule est fait à notre compte. Nous n’aurons pas eu à le faire nous-mêmes. En toute hypothèse, la base sociale de cette variété est très étroite et déjà largement acquise aux macronistes de la nouvelle génération. La figure de Glucksmann ici est parfaite dans sa clarté irresponsable pour qui comprend le danger d’extrême droite. Ce sentiment est inaccessible à cet ancien conseiller du président fasciste géorgien Mikhaïl Saakachvili.
Et le parallèle suffocant avec la politique des nazis transférant sur la gauche la réputation de violence qui était la leur n’échappe à personne de culture de gauche en France. C’est l’affaire Horst Wessel rappelée récemment par Johan Chapoutot. Mais aussi celle de l’incendie du Reichstag qui déclencha l’interdiction de tous les partis, en partant du fait qu’un des suspects était un communiste néerlandais. Adolf Hitler était alors depuis peu chancelier du Reich du fait de l’aberration criminelle de la politique du parti social démocrate allemand. Ici Hollande, Olivier Faure et tous ceux qui comptent sur la dissolution du mouvement Insoumis parient trop sur l’ignorance de l’histoire dans nos bases populaires et dans la jeunesse. Mais surtout ils font comme si l’identité du PCF était celle du discours Fabien Roussel et celle des écolos celui de Marine Tondelier. Il n’en est rien du tout. Par dizaine les cadres de ces deux organisations, syndicalistes ou associatifs aussi en contact étroit avec le terrain, intègrent le réseau de fait de la résistance antifa et de soutien à LFI. Pour la première fois depuis des années, il n’y aura eu aucun délai entre le moment de l’attaque médiatique et le retournement d’opinion. Depuis lundi affluent les demandes d’adhésion au service d’ordre insoumis, les messages de soutien de personnalités nationales et locales, d’intellectuels et de journalistes écœurés.
La justice fait-elle son travail à propos de la mort de Quentin Deranque ? À ce niveau de généralité, la question ne vaut rien. Si l’on met de côté l’idée que chacun et tout le monde se fait de la justice, l’appréciation générale est qu’elle « n’est pas de ce monde » formule voulant surtout souligner sa relativité. En toute hypothèse, les niveaux de recours existant contre un jugement (appel, cassation…) affichent officiellement que personne n’estime son application infaillible. Et si le doute est permis alors, la justice « n’existe pas ». Il y a d’un côté des lois et de l’autre des juges. La qualité de l’un et de l’autre est du ressort de la libre appréciation et de diverses autorités qui les surplombent. Par exemple, la loi fixée par les députés est appréciée en ce qui concerne sa conformité aux principes par le Conseil Constitutionnel. Et avant cela, son examen par le Conseil d’État donne un avis. Je ne suis pas juriste : j’en passe donc et non des moindres. Entre les deux, il y a une organisation matérielle et ceux qui la font fonctionner. C’est une longue chaîne d’actions : budget à voter puis à appliquer, administration et ainsi de suite. À la tête de cet ensemble, il y a le garde des sceaux, autorité administrative (le ministre quel qu’il soit et quelque soit le domaine est le chef de son administration).
Dans le système français, le procureur enquête « à charge et à décharge ». Dans l’affaire de Lyon peut-on considérer la responsabilité des actes qui ont provoqué la mort en dehors de leur contexte, des faits et des protagonistes ? Le traquenard organisé par la milice venue accompagner le groupuscule violent nommé Nemesis (dont le nom signifie « la vengeance », « la colère des dieux »), le déploiement de gens masqués et armés et n’éclairent-il d’aucune façon ce qui s’est passé (à charge ou à décharge ? ). Il semble que non. Aucun des miliciens, ni des responsables de Nemesis n’est identifié ni interrogé. Le procureur a parlé à propos des miliciens « d’amis de Nemesis ». « Pour l’instant, dit le procureur, on ne s’est occupés que des faits qui ont entraîné la mort. L’information va être assez longue. Je ne peux pas vous résumer les faits aujourd’hui. L’information judiciaire vise à comprendre ce qui s’est passé avant, pendant et même après. Pour l’instant, ces 7 mises en examen concernent la mort de Quentin Deranque. Les juges d’instruction vont aussi s’occuper de l’ensemble de l’affaire. »
La procédure semble donc seulement à charge. La victime ne faisait rien de particulier à ce moment-là, elle n’était pas dans les rangs d’une milice, elle n’était pas là pour attaquer une conférence en compagnie d’autres personnes masquées comme elle, elle n’a pas participé à la bagarre initiale ni porté elle-même de coups. Son adhésion à un groupuscule antisémite violent, sa participation à des rassemblements néo-nazis n’a pas d’implications et ne signifie rien non plus ? Nous verrons. L’accusation d’association de malfaiteurs soulève le risque d’une grave dérive s’agissant d’une organisation politique. Ni moi, ni aucun Insoumis, ni Raphaël Arnault ne sommes cités dans les responsabilités de la situation. Nous réclamerons la dissolution de l’association Némésis vouée aux actions violentes.
Une minute de silence en hommage à un antisémite néo-nazi affiché et assumé, il fallait l’oser ! La présidente de l’Assemblée nationale l’a ordonné. Nous avons bien compris que le seul but de la présidente était de tendre un piège aux députés opposants anti-fascistes. C’est-à-dire aux Insoumis et leurs camarades dans les autres groupes parlementaires de gauche et même parmi les poussives consciences gaullistes du centre et de la droite. En vain. Paris vaut bien une messe, disait Henri IV. Yadan, et compagnie, Borne, et Guedj et Attal debouts à la mémoire d’un antisémite assumé, voila ce qu’il fallait voir pour comprendre qui sont réellement ces gens en perpétuelle posture d’indignation contre l’antisémitisme. Mais que peut-on attendre des défenseurs d’un génocide ? Après quoi la séance des insultes du Premier ministre contre la présidente du groupe Insoumis, Mathilde Panot témoigne davantage encore de l’indignité de cette équipe. Sans oublier les compliments de Darmanin à ses amis « ex-LFI » sans oublier Jerôme Guedj et autres tireurs dans le dos. Et, plus grave encore, dans la même séance le ministre de la Justice a prononcé des accusations publiques, nommé des coupables et invisibilisé toutes les violences de l’extrême droite lyonnaise. Cette tendresse sélective a-t-elle un rapport avec ses contributions du passé publiées par l’organisation anti-sémite « Action Française » ? Son rôle de ministre et de chef de l’administration de la Justice ayant sous ses ordres le procureur en charge de l’affaire était oublié. Cela sans qu’aucun des puristes qui avaient analysé sous toutes les coutures le jugement de Nicolas Sarkozy n’y voient rien à redire ! Ni, parallèlement, ceux qui s’étaient indignés de la visite du ministre à l’ancien président condamné. La France officielle qui applaudit d’une quinzaine à l’autre Pétain et De Gaulle est de retour. Sa presse aussi.
On connaissait l’invisibilisation médiatique d’un fait ou d’une situation. Puis on a vu la technique du silence « journaliste » devant les pires calomnies proférées sur le plateau. Puis l’organisation de traquenards des opposants sur les plateaux sommés de répondre aux pires insultes face à des « journalistes » procureurs qui ne se soucient d’aucune vérification, ni contestation. Surtout en face d’un officiel ou d’un proche du patron ou de la cheffe … Puis le recours sans aucun filtre aux « anciens » membres (ex-LFI, Ex ceci ou cela) dont la parole est aussitôt classée dans la rubrique « révélations » et dont les « témoignages » sont considérés comme libres des rancœurs, jalousies, perversités, et règlements de compte de la vie ordinaire. Ainsi les « ex-LFI » qui ne sont toujours pas arrivés à se donner une quelconque identité politique spécifique autre que la dénonciation et la promesse de mouchardage. Ils sont sollicités médiatiquement en permanence, quand bien même tout le monde les voit inventer des motifs de « divergences » différents au fil de leurs « témoignages ». Ce n’est qu’un exemple bien sûr. À présent, il y a la méthode du relais automatique des contenus diffusés par l’extrême droite à partir du réseau Bolloré. Le degré zéro du « journalisme ». Ainsi l’accusation portée et rapportée contre la présence sur la scène du drame d’une antifasciste… L’intéressée était à 15 000 kilomètres des lieux, au Brésil. Des médias et politiques ont impliqué directement des collaborateurs de Raphaël Arnault comme auteurs du crime, en niant tous les principes d’un État de droit, de la présomption d’innocence, du droit à la défense. Finalement ce soir on apprend que l’un est mis en examen pour complicité et non pour homicide et l’autre libéré. Ce ne seront pas les seuls cas, on le verra bientôt, compte tenu des méthodes utilisées par ce type « d’enquête » médiatique à sens unique.
L’amandine discrétion dans l’activité criminelle de Jeffrey Epstein à Paris mérite un parallèle entre le zèle et la persistance du pilonnage personnalisé dans le drame de Lyon. Ceux qui, en onze ans de présence avenue Foch de Jeffrey Epstein et huit ans de présence continue sur place, persistent à n’avoir rien su, rien vu, rien entendu, des activités sur huit cents mètres carrés, ni passants ni survivants. Mais ils ont su en vingt-quatre heures trouver et montrer des images. Filmées en plein jour alors que leurs accusations portaient sur une personne arrivée dans la ville après la tombée du jour officiellement connue par le site de Météo France. Des images d’accusation mais pas les autres montrant la rixe préalable. Publication sans aucune précaution de langage, ni vérification. On est donc en droit de solliciter de la même manière et avec les mêmes méthodes les témoignages des voisins et habitués de l’avenue Foch, puisque c’est dorénavant une méthode journalistique. Qui habite là ? Qu’ont-ils vu ? Ont-ils, propriétaires, domestiques, usagers filmés des personnalités entrant ou sortant ? Pour bien comprendre la gravité de cette situation d’amnésie à propos d’Epstein, en comparaison avec la rapidité des procédures et témoignages dans l’affaire lyonnaise, il faut lire et relire l’édito du directeur de la rédaction du « Parisien » et les accusations qu’il contient.
« Balayés par la honte » Édito du dimanche 15 février Nicolas Charbonneau, directeur rédaction Parisien – Aujourd’hui en France.
« À l’époque, quelques femmes courageuses ont parlé. On ne les a pas entendues. (Qui est « on ») Quelques policiers ont fait un travail remarquable. Leurs enquêtes ont été entravées (par qui ?). Quelques personnalités ont été approchées par Epstein et ses sbires. Elles ont vite décliné, flairant les sulfureuses lubies du personnage. Et puis il y a celles et ceux qui se sont tus (qui ?) Car l’homme était riche et influent. Son carnet d’adresses impressionnait, on y croisait des chefs d’État ou les patrons des plus grandes banques de Manhattan, des agents interlopes rabatteurs de « chair fraîche » ou des tenanciers de clubs sélects fermant les yeux sur ce qui se passait derrière leurs épais rideaux (qui ?).
Ils sont nombreux, ces dangereux complices et coupables par compromission ou intérêt, qui fermaient les yeux, fricotaient sur quelques affaires et acceptaient les dîners chics, les virements sur des comptes discrets et les week-ends à Marrakech ou dans cette île sordide, propriété d’Epstein (qui puisque vous les citez ?).
Personne, à l’époque, pour se demander (pourquoi ? Qui aurait dû ?) d’où venait la fortune colossale d’un prof de maths de Brooklyn capable d’acquérir 800 m2 avenue Foch. Personne pour dénoncer le fait que des gamines de 13 ou 14 ans, littéralement des proies, accompagnaient tristement un sadique et son acolyte, Ghislaine Maxwell. Bien au contraire, on découvre un minutieux système mis en place pour satisfaire les infâmes turpitudes d’Epstein.
Ceux qui n’ont pas parlé frémissent aujourd’hui à l’idée que leur nom soit révélé, que leur misérable lâcheté soit étalée au grand jour. C’est le début d’un grand coup de balai, afin que les coupables soient désignés, et que les silencieux, méprisables, soient emportés par la honte. » (En gras les mots sont de moi)
Ce texte est l’unique cas où un numéro un de la vie médiatique française dresse un tel bilan accusatoire. Encore à cette heure, voici des heures passées à étudier les contrats d’embauche des assistants parlementaires, filmer la rue et vaticiner avec une expression pourrie comme « à la marge d’un meeting de Rima Hassan ». D’anciens du GUD et d’autres officines communautaires écrivent des éditos de prêchi-prêcha moralisateurs. À la marge de l’avenue Foch et des huit cents mètres carrés de chez Epstein qui allait , venait, repartait ? Voilà qui n’a « intéressé » personne en dépit de 4500 mails dans les mains de la justice qui d’habitude remet aux journalistes le moindre procès verbal à propos d’une livraison de meubles chez Delogu… Les médias français ont fait de magnifiques dénonciations à propos d’anglais de suédois et autres…. Mais de Français ?
Avec le drame de Lyon et cette énième chasse à l’homme politique contreLFI faite alors même que déjà sur cette base, les menaces de mort et les passages à l’acte ne manquent pas, nous savons quels risques plusieurs d’entre nous courront par cette action médiatique. Tout le monde le sait. Les messages privés existent pour décrire l’ambiance des chefferies de rédaction qui planifient ces campagnes. À chacun le même message : vous vous déshonorez par votre manque de courage, agissant comme si vous étiez des petits soldats de l’extrême droite, des complices des racistes et des antisémites dont vous comblez les désirs de haine et de dénonciations. Nous ne renoncerons pas à l’honneur d’être des cibles pour des gens comme vous en échange de notre participation à vos garde-à-vue médiatiques.
Publié le 17.02.2026 à 21:49
Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique
Publié le 15.02.2026 à 10:13
Meeting avec Jean-Luc Mélenchon et Nathalie Oziol à Montpellier !
Publié le 12.02.2026 à 21:37
Meeting avec Jean-Luc Mélenchon, Omar Yaqoob, Saran Diakité et Abdelkrim Kordjani à Creil !
Publié le 12.02.2026 à 11:40
Laurent Nuñez réinvente la palette électorale
Laurent Nuñez trouble l’ordre public électoral en décidant de classer LFI dans la « nuance extrême gauche » pour les élections municipales. Bien moqué après sa première explication sur le sujet pour la valeur nulle en droit de sa trouvaille, il a depuis modifié du tout au tout sa ligne d’argumentation. Et le résultat est pire qu’avant. Il s’enfonce dans le ridicule parce que son but n’est pas d’établir un « nuancier » politique sérieux mais d’aider ses amis politiques, « quoiqu’il en coûte ». Il s’agit pour lui de permettre les désistements entre adversaires des « deux extrêmes ». C’est-à-dire la droite, le centre et ses amis socialistes dont il prend la défense, face à « une forme de désalliance aussi au sein du bloc de gauche, avec La France insoumise qui appelle à sanctionner notamment le Parti socialiste, qui monte des listes contre la gauche traditionnelle » (sic). Pourtant LFI n’était nullement classée à l’extrême gauche, ni aux élections municipales de 2020, ni aux élections présidentielles de 2022, ni aux élections sénatoriales de 2023, ni aux législatives qui ont suivi ces trois élections ! Mieux : face à une tentative du même type, en février 2024, LFI avait déjà déposé un recours devant le Conseil d’État et celui-ci nous a rétablis à « gauche » dans les nuances du ministère de l’Intérieur. Interrogé sur cette décision, le ministre répond crânement le 5 février 2026 : « J’assume totalement cette décision ». On se marre ! S’il éprouve le besoin « d’assumer » sa propre décision, c’est que ce n’est pas la sienne mais qu’il est dans l’obligation, après coup, « d’assumer ».
L’absurdité des arguments de la première explication est suffisante dans leur énoncé pour que je puisse me passer de les décortiquer. « Chez la France insoumise, dit le ministre dans un étrange usage de la langue française, il y a un refus de la discussion parlementaire ». De quoi se plaint le ministre ? Les parlementaires insoumis n’ont pas fait assez d’amendements ? Pas assez d’interventions ? Ils ont été absents des commissions d’enquêtes ? De quoi parle-t-il ? Et depuis quand existerait-il un barème d’évaluation de l’identité politique sur la base d’un tel critère d’activité ? Puis Laurent Nunez reproche à LFI « des appels systématiques à la censure ».
Le malheureux ignore le règlement constitutionnel à ce sujet. L’usage « systématique » de la censure est impossible. Il est strictement défini : autant de censures que de 49.3 sont autorisées pour la session budgétaire et trois seulement pour le reste du temps. Enfin et là encore, au prix du ridicule, Laurent Nuñez nous classe à l’extrême gauche parce que « on refuse d’aller voir le gouvernement pour des réunions de travail ». Dans ce cas pourquoi ne pas avoir classé à l’extrême gauche le RN, EELV, ou le PCF quand ils en ont fait autant ? Le ministre confond une invitation et une convocation. On ne parle pas d’un rendez-vous dans un commissariat mais d’invitations tout à fait imprévues par la Constitution et qui n’avaient par définition aucun caractère obligatoire. J’ai donc présenté sur le mode de l’humour cet argumentaire dans une réunion publique récente. Sans doute quelqu’un a-t-il dit au ministre qu’il était ridicule. Car dans le cas où LFI ferait un recours au Conseil d’État (ce qui est le cas) Laurent Nuñez devra trouver des arguments mieux fondés en droit. Le résultat est pitoyable.
Laurent Nuñez change donc d’argumentation le 9 février. Il ne reste rien des raisons de sa première explication pour reclasser LFI à l’extrême gauche. Le résultat, on peut le dire sans craindre d’être démenti, est pire que la première salve de sottises. Le fait du prince et les appréciations personnelles très politiciennes occupent désormais 100 % des arguments du pandore en chef. Dans son français si pittoresque, il explique : « On prend un faisceau d’indices et parmi ce faisceau on a reconnu trois éléments ». Il y a eu donc des « indices » d’extrême gauche, délits surveillés de longue main sans doute. Qui a sollicité ces indices, leur relevé et leur tri ? « On ». Dont maintenant le ministre assume totalement les conclusions… Alors ? Voyons ces trois éléments parmi le faisceau d’indices. « Le premier c’est qu’il y a quand même, depuis l’été dernier, chez La France insoumise une remise en cause très forte de l’autorité judiciaire, de l’autorité parfois des médias, qui sont accusés de parti pris. » Difficile d’imaginer plus bête parce que plus éloigné de la liberté républicaine. Accuser les médias « de parti pris » est une liberté fondamentale, ou bien le ministre doit nous dire lequel croire plutôt que l’autre, par exemple entre l’Humanité et le Figaro qui tiennent des discours exactement opposés. Comment croire les deux en même temps pour faire plaisir au ministre ? La plupart des médias regrettent la décision de classement de LFI à l’extrême gauche pour des raisons très diverses. Ne peut-on dire que le ministre émet lui-même une critique inacceptable ? Au demeurant, quel média s’est plaint auprès du ministre ? Aucun, bien sûr. Laurent Nuñez invente une plainte qui n’existe pas. Et encore : de quelle remise en cause de l’autorité judiciaire parle le ministre ? S’il s’agit d’appréciations sur des décisions rendues par les jugements, c’est encore une fois une liberté publique que Laurent Nuñez met en cause ! Mais là encore aucune autorité judiciaire ne s’est jamais plainte des insoumis. Encore une fois le ministre invente et postule une interdiction de critique qui n’existe pas en République. Enfin peut-être Laurent Nuñez parle-t-il d’éventuels recours en appel ? Le droit d’appel est la mise en cause d’un jugement et non de l’autorité judiciaire. Le ministre confond tout. Par goût de la polémique ou par ignorance ? Sur de tels sujets, ni l’un ni l’autre ne sont acceptables. Et sans doute moins de ce ministre que d’un autre puisque c’est lui qui a mis en œuvre la suppression du corps de la police judiciaire. Celle-ci était placée sous l’autorité des juges et les macronistes l’ont transférée aux préfets. Il est exact que les parlementaires insoumis se sont prononcés contre cette réforme en 2022. Mais c’est aussi le cas de l’Association nationale de la police judiciaire (ANPJ), de l’Union syndicale des magistrats et du Syndicat de la magistrature. Avez-vous l’intention de les classer également à l’extrême gauche ?
Une fois passé ce premier faisceau d’indices qu’un stage en première année de Droit permet de réduire à néant, voyons la suite.
« Et puis il y a ces accusations systématiques de la police, “la police tue” etc. Vous voyez bien que depuis l’été dernier il y a une évolution vers une forme de radicalité, parfois des appels à la désobéissance civile. » La peur des syndicats de police vous égare, monsieur le ministre ! Alors, vous mentez. Non les accusations « la police tue » ne sont pas « systématiques ». Mais si elles étaient « occasionnelles », les accepteriez-vous ? Sur ce point, pour vous éclairer, nous vous renvoyons à l’analyse de feu maître Henri Leclerc : « La police tue, c’est un fait, le seul problème est de savoir si elle a le droit ou pas ». Pour ce qui concerne les insoumis, plusieurs d’entre nous ont dit en effet « la police tue ». Mais seulement quand elle l’a fait. C’est donc toujours un constat précis, localisé et circonstancié. Si nous l’avons fait de nombreuses fois, en effet, c’est parce que cela s’est produit à de nombreuses reprises, de plus en plus souvent, et davantage en France sous l’autorité du ministère que partout ailleurs en Europe. Mais le ministre Nuñez ne propose aucune explication dans aucun cas. Il n’exprime jamais le moindre regret. Il inaugure ainsi une « présomption de culpabilité » de tous les morts. Et il rétablit une peine de mort à la discrétion des policiers. Et par-dessus le marché de cette froide indifférence au sort des gens concernés, il essaie de faire adopter une « loi » sur la présomption de légitime défense qui vise tout simplement à élargir « le permis de tuer » déjà donné par la loi socialiste de Bernard Cazeneuve. Le bilan de cette manière de fermer les yeux est clair : un mort tous les deux mois en moyenne depuis dix ans en France ! En Allemagne, le contraire : un mort en dix ans !
Et après ça ? Un cran plus bas dans le niveau de l’argumentation juridique. On passe carrément à autre chose. Une ingérence dans la liberté des partis politiques sur lesquels reposent, selon la constitution, la démocratie. « Le deuxième point qu’on a pris en compte, c’est quand même qu’il y a une forme de désalliance aussi au sein du bloc de gauche, avec La France insoumise qui appelle à sanctionner notamment le Parti socialiste, qui monte des listes contre la gauche traditionnelle. ». Pour que le ministre soit impartial, peut-on souligner que c’est le Parti socialiste qui fait œuvre de rupture d’alliance en refusant de voter la censure quand tous les autres partis de gauche la votent ? Mais laissons cela de côté. Peut-être le ministre Laurent Nuñez dans sa sagesse et son intelligence politique accepte-t-il d’ouvrir des sessions pour examiner les plaintes des partis les uns contre les autres ? Monsieur Nuñez devrait se voir accorder le statut de juge suprême, leader maximo de la gauche française ? Jamais de toute l’histoire de la République un argument pareil n’a été présenté par un ministre de l’Intérieur. On voit là le niveau de décadence politique pour ne rien dire d’autre. On attend de voir le Conseil d’État valider une telle attitude ! Nuñez en rêve en vain.
Et pour finir, une perle. Le ministre demande lui-même pardon de la bêtise de son « argument ». « Et puis, troisième argument qu’on a pris en compte, pardon, mais on peut considérer que LFI s’éloigne un peu de nos valeurs universalistes républicaines, en donnant la primauté aux aspects communautaires de l’organisation de la société, aux aspects identitaires. » Quand bien même, Laurent Nuñez ! En quoi la primauté aux aspects communautaires etc. est-ce « d’extrême gauche » ?
Vous n’avez pas la culture politique suffisante pour vous risquer sur le terrain de la géographie politique, cela se voit bien . « Et donc c’est à ce titre-là qu’on l’a classée à l’extrême gauche. » Pourtant, si ce que vous dites là était vrai, vous devriez nous classer à l’extrême droite. Celle dont vous reprenez les arguments. Alors ? Pourquoi ne pas classer LFI à l’extrême droite et finir de faire rire à vos dépens et à celui de l’autorité de votre ministère. Vous n’avez pas étendu votre talent d’analyse des faisceaux d’indices jusqu’au point de trancher sur le fait de savoir si comme nous en avons porté la plainte auprès de vous, la synagogue de Lille avait tenu une réunion politique dans ses murs, comme l’interdit pourtant la loi. Je vous livre un « faisceau d’indices » utiles : la réunion était appelée dans la synagogue. Un auteur y présentait un livre écrit contre moi sur des motifs politiques, un député RN était présent : il s’est filmé en vidéo pour se féliciter de cette réunion et de son contenu. Le président de la communauté juive de Lille se moque du monde en disant que ce n’est pas là une réunion politique. Et vous, qu’en pensez-vous en tant que responsable du maintien de l’ordre laïque républicain ? En refusant de sévir contre une telle violation de la loi, ne seriez-vous pas en train de vous « éloigner un peu de nos valeurs universalistes républicaines » et du respect de la loi dont vous êtes chargé, « en donnant la primauté aux aspects communautaires de l’organisation de la société, aux aspects identitaires » des organisateurs bonimenteurs de cette réunion pourtant illégale ? Et que dire enfin de votre décision de poursuivre en justice des députés insoumis ? Personne ne vous a expliqué le principe de l’immunité parlementaire qui protège l’absolue liberté de parole d’un député. Et cela depuis l’Antiquité romaine ? Alors pourquoi poursuivre en vain Aly Diouara, Paul Vannier, Manon Aubry, Aurélien Taché, Ersilia Soudais, députés insoumis ? Vous voulez faire croire que là encore vous êtes au-dessus des lois que vous êtes censé faire respecter au point de violer une liberté fondamentale de l’ordre républicain.