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ARGUMENTS POUR LA LUTTE SOCIALE


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28.04.2026 à 20:11

1° mai : après SUD-Commerce, plusieurs recours contre l’arbitraire illégal. Audience au Conseil d’Etat demain mercredi 29 à 11h.

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Il fallait des irréductibles syndicalistes pour faire ce recours, ils l’ont fait, et maintenant ils ne sont plus seuls. L’Union Départementale CGT de Paris et la CGT de l’Inspection du Travail se sont joints à eux. Et d’autre part, dans des termes proches, le groupe écologiste et social de l’Assemblée nationale, les députés étant lésés […]
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Il fallait des irréductibles syndicalistes pour faire ce recours, ils l’ont fait, et maintenant ils ne sont plus seuls. L’Union Départementale CGT de Paris et la CGT de l’Inspection du Travail se sont joints à eux.

Et d’autre part, dans des termes proches, le groupe écologiste et social de l’Assemblée nationale, les députés étant lésés par l’arbitraire de l’exécutif,représenté par la députée Danielle Simonnet, a également saisi le Conseil d’Etat à l’encontre du communiqué de presse de Matignon annonçant que la loi ne serait pas appliquée le 1° mai, pour « abus de pouvoir, piétinement du parlement, non respect de l’indépendance de l’Inspection du travail », comme l’écrit Danielle Simonnet.

Audience demain mercredi à 11h, après le Conseil des ministres : faites tourner !

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28.04.2026 à 19:29

Ukraine, Russie, Palestine et Israël, quelques faits. Par l’Ukraine Solidarity Campaign (GB).

aplutsoc

Note d’information rédigée en réponse à une demande de camarades syndicalistes. L’Ukraine Solidarity Campaign (USC) n’a pas pour objectif de défendre les politiques ou les positions du gouvernement ukrainien, que ce soit en matière de politique intérieure ou étrangère. Nous nous organisons aux côtés des syndicats et de la gauche ukrainienne pour nous opposer aux […]
Texte intégral (1521 mots)

Note d’information rédigée en réponse à une demande de camarades syndicalistes.

L’Ukraine Solidarity Campaign (USC) n’a pas pour objectif de défendre les politiques ou les positions du gouvernement ukrainien, que ce soit en matière de politique intérieure ou étrangère. Nous nous organisons aux côtés des syndicats et de la gauche ukrainienne pour nous opposer aux politiques de droite de leur gouvernement ; cela inclut les militants de gauche qui, l’année dernière, ont organisé des manifestations pour la Palestine en Ukraine, malgré la guerre et la loi martiale. Nous contribuons simultanément à la défense des droits du peuple ukrainien et à la résistance de l’Ukraine contre l’impérialisme russe, résistance dont font partie les syndicats ukrainiens et la gauche ukrainienne.

Cela dit, sur la question palestinienne comme sur d’autres sujets, des informations erronées circulent au sujet du bilan du gouvernement ukrainien et de celui du gouvernement russe. Quels sont les faits ?

Ukraine, Palestine et Israel

Volodimir Zelensky et d’autres leaders politiques ukrainiens ont parfois tenu des propos de soutien à Israël, ce qui peut raisonnablement être critiqué. Nous ne prétendons pas que le gouvernement ukrainien soit systématiquement pour la Palestine et, bien sûr, le droit des Ukrainiens à vivre à l’abri de toute invasion et de toute occupation ne dépend pas de la qualité de la politique menée par leur gouvernement.

Juste avant la publication de cet article, une vague de désinformation affirmant que l’Ukraine avait légiféré pour sanctionner les critiques contre Israël, alors qu’en réalité, elle a légiféré pour sanctionner l’antisémitisme, est apparue en ligne. Nous ne jugeons pas utile d’y répondre, mais cela mérite d’être signalé.

Dans le même temps, il convient de noter ce qui suit. Alors que le Royaume-Uni a reconnu la Palestine comme état indépendant seulement en 2025, l’Ukraine l’a reconnue dès 1991 et elle n’a jamais dérogé à cette position. Ces dernières années, elle a concrétisé cet engagement en incluant la Palestine parmi les pays qu’elle invite à des événements internationaux, par exemple, le sommet international pour la paix en Suisse au mois de juin 2024.

Après les attaques du Hamas contre Israël au mois d’octobre 2023, le gouvernement ukrainien a exprimé son soutien à Israël. Lorsque les journalistes lui ont demandé publiquement de clarifier sa position, Volodimir Zelensky a répondu que l’Ukraine était prête à fournir une aide humanitaire aux Palestiniens, il a expliqué la reconnaissance par l’Ukraine de la Palestine en tant qu’état indépendant et il a dit que son gouvernement ferait tout son possible pour convaincre Israël de cesser les hostilités et de mettre fin au conflit.

L’Ukraine a condamné publiquement à plusieurs reprises les attaques contre les civils palestiniens, sa première déclaration en ce sens ayant été publiée le 18 octobre 2023. Cette déclaration réitérait également le soutien de l’Ukraine à un État palestinien indépendant.

Contrairement à ce que prétend la propagande russe, l’Ukraine vote régulièrement contre Israël à l’Organisation des Nations Unies (ONU) sur les questions relatives aux droits des Palestiniens. L’ambassadeur d’Israël en Ukraine, Michael Brodsky, qui s’était plaint très ouvertement de ce fait en 2023, a dit que l’Ukraine s’opposait à Israël dans quatre-vingt-dix pour cent des cas. Michael Brodsky a été particulièrement contrarié par le vote de l’Ukraine, au mois de novembre 2022, pour une résolution appelant à la tenue d’une conférence de paix entre Israël et la Palestine à Moscou, alors même que l’Ukraine défendait son propre peuple et son territoire contre l’invasion russe. Cependant, ce n’est là qu’un exemple parmi tant d’autres. Par exemple, l’Ukraine a soutenu la même année une résolution de l’ONU demandant à la Cour Internationale de Justice (CIJ) d’enquêter sur l’occupation prolongée, la colonisation et l’annexion du territoire palestinien par Israël.

L’Ukraine a également régulièrement envoyé de l’aide alimentaire et d’autres formes d’aide humanitaire aux Palestiniens pendant le génocide israélien postérieur à 2023, en quantité suffisante pour nourrir des centaines de milliers de familles palestiniennes pendant de longues périodes. À au moins une occasion, au mois d’octobre 2024, cette aide a été touchée par des bombardements russes alors qu’elle attendait d’être embarquée, comme les cargaisons alimentaires ukrainiennes destinées à l’Afrique.

Au mois de septembre 2025, Zelensky a prononcé un discours très remarqué à l’ONU, critiquant l’absence de soutien concret aux peuples confrontés à la violence et à l’occupation. Il a dit que « si une nation veut la paix, elle doit quand même continuer à développer ses armes. C’est malsain, mais c’est la réalité. Le droit international ne fonctionne que s’il y a des amis puissants prêts à le défendre. Que peuvent réellement attendre de l’ONU ou du système mondial le Soudan, la Somalie, la Palestine ou tout autre peuple en proie à la guerre ? Depuis des décennies, ils ne peuvent attendre que des déclarations et encore des déclarations. Même tout ce qui se passe à Gaza reste sans issue ».

Russie et Israël

Par ailleurs, le gouvernement israélien refuse depuis 2022 les demandes d’aide militaire de l’Ukraine. Benjamin Netanyahou et Vladimir Poutine restent, comme depuis longtemps, des alliés proches, comme ils sont tous les deux également des alliés de Donald Trump.

Au cours des deux dernières années, Benjamin Netanyahou et Vladimir Poutine se sont entretenus au moins six fois. Au mois de janvier 2026, après l’un de ces appels, Benjamin Netanyahou a dit devant le parlement israélien : « je m’entretiens régulièrement avec Vladimir Poutine et ce dialogue revêt une importance pour la protection de nos intérêts en matière de sécurité ». L’ambassadeur d’Ukraine a officiellement protesté à ce sujet et le ministère israélien des Affaires étrangères a adressé un avertissement à l’ambassadeur d’Ukraine.

Au mois de juin 2025, les journalistes ont demandé à Vladimir Poutine dans une interview les raisons pour lesquelles la Russie n’aidait pas l’Iran pendant la campagne des bombardements israéliens et américains contre l’Iran, qui s’est avérée être le prélude à la guerre actuelle, alors que l’Iran avait fourni des missiles à la Russie pour sa guerre contre l’Ukraine.

« Israël est maintenant presque un pays russophone. Deux millions de personnes originaires de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) et de la Russie vivent en Israël. Nous en tenons compte », a répondu Vladimir Poutine.

Cela reprenait un thème que Vladimir Poutine met en avant depuis de nombreuses années, mais surtout le soutien de la Russie à Israël, y compris et, en fait, particulièrement sous les gouvernements israéliens d’extrême droite, n’est pas seulement rhétorique.

Tout en utilisant de manière opportuniste une rhétorique de soutien à la Palestine, la Russie a massivement aidé Israël sur le plan matériel pendant le récent génocide. Selon un rapport du mois de novembre 2025 de l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) militante Oil Change International (OCI), dont le titre était « de nouvelles données révèlent les pays qui alimentent le génocide à Gaza », entre le mois de novembre 2023 et le mois d’octobre 2025, la Russie a fourni quarante-cinq pour cent des produits pétroliers raffinés d’Israël, c’est-à-dire le carburant sans lequel la machine de guerre israélienne n’aurait pas pu fonctionner, et elle a également été un important fournisseur de pétrole brut [ New Data Exposes Countries Fueling Genocide in Gaza, 13 novembre 2025 ]. En d’autres termes, la Russie est tout aussi responsable des crimes d’Israël contre les Palestiniens que les états qui ont armé Israël. Alors que l’Ukraine envoyait de la nourriture en Palestine, la Russie envoyait du carburant à Israël.

Source : https://ukrainesolidaritycampaign.org/2026/04/21/ukraine-russia-palestine-and-israel-some-facts/

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28.04.2026 à 18:59

Des Ukrainiens se joignent la Global Soumoud Flottilla (GSF).

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De l’Ukraine à la Palestine, l’occupation est un crime. Les volontaires ukrainiens participant à la mission de la GSF vers Gaza affirment que leur contribution est un appel en faveur de l’accès humanitaire, de la responsabilité internationale et de la solidarité contre l’occupation. Deux représentants du mouvement ukrainien de défense des droits humains ont annoncé […]
Texte intégral (833 mots)
De l’Ukraine à la Palestine, l’occupation est un crime.

Les volontaires ukrainiens participant à la mission de la GSF vers Gaza affirment que leur contribution est un appel en faveur de l’accès humanitaire, de la responsabilité internationale et de la solidarité contre l’occupation.

Deux représentants du mouvement ukrainien de défense des droits humains ont annoncé leur participation à la mission civile internationale vers Gaza, rejoignant des volontaires du monde entier dans le but d’acheminer de l’aide humanitaire et de contester le blocus naval israélien de Gaza.

Dans leur message vidéo adressé à ceux qui soutiennent l’Ukraine, l’équipe ukrainienne explique qu’elle se rend à Gaza dans le cadre d’un mouvement plus large de bénévoles, de médecins, d’enseignants et de militants des droits humains qui réagissent à ce qu’ils décrivent comme une catastrophe humanitaire totale. Le groupe affirme que le blocus a privé les civils de biens essentiels, notamment de nourriture et de médicaments, et qu’une action internationale urgente est nécessaire pour garantir un accès humanitaire en toute sécurité.

« Notre voyage n’a rien à voir avec la géopolitique. Nous sommes ici pour rappeler au monde que le droit international et les droits humains sont des principes universels », dit Nina Potarska dans la vidéo.

En tant que représentants d’un pays qui continue de résister à l’invasion russe, les représentants ukrainiens affirment qu’ils ne peuvent pas rester silencieux face aux souffrances du peuple palestinien. « En tant qu’Ukrainiens représentants d’une nation qui résiste à l’agression et à l’occupation, nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Nous ne pouvons pas abandonner le peuple palestinien », dit André Movchan.

Nina Potarska dit que « je suis une chercheuse spécialisée dans les questions de guerre et de survie. Gaza n’est pas une crise abstraite, c’est un schéma récurrent. Quand les civils sont privés de nourriture, d’eau et de soins, la vie quotidienne s’effondre. Les chiffres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) montrent que des centaines de milliers de Palestiniens sont confrontés à une insécurité alimentaire aiguë. En tant qu’Ukrainiens, nous comprenons comment l’occupation affecte la vie des civils par le contrôle des infrastructures, de la mobilité et de l’accès aux produits de première nécessité. Ce n’est pas seulement une urgence humanitaire, c’est un échec de la protection des civils, qui exige une responsabilité politique ».

Les Ukrainiens affirment que leur participation à la GSF trouve son origine dans la solidarité avec les civils vivant sous le siège et dans la conviction que l’opposition à l’occupation, à l’annexion et aux violations du droit international, doit s’appliquer de manière cohérente partout.

L’équipe ukrainienne appelle les médias, les organisations de la société civile, les élus et les sympathisants de l’Ukraine dans le monde entier à prêter attention à Gaza et à défendre le principe selon lequel le droit international doit s’appliquer à tous les peuples.

« De l’Ukraine à la Palestine, l’occupation est un crime », conclut la déclaration vidéo. La GSF, au sens large, décrit sa mission du printemps 2026 comme une initiative internationale menée par des civils, mise en place en réponse aux appels lancés par les Palestiniens de Gaza. Selon les organisateurs de la GSF, cette mission rassemble des participants issus de plus de soixante-dix pays et elle compte parmi ses rangs des bénévoles spécialisés dans l’aide humanitaire, dans les soins médicaux et dans la reconstruction.

Nina Potarska est une sociologue ukrainienne, chercheuse en économie politique féministe et directrice du Center for Social and Labor Research (CSLR) et militante de la Global Women Alliance for Security Leadership (GWASL). Elle a travaillé pendant près d’une décennie avec la Women International League for Peace and Freedom (WILPF), contribuant à des initiatives féministes de consolidation de la paix, de plaidoyer politique et de dialogue international.

André Movchan est un militant de gauche, journaliste et publiciste ukrainien, militant du Réseau Européen de Solidarité pour l’Ukraine (RESU) et du syndicat espagnol Union Générale des Travailleurs (UGT). Il travaille et réside à Barcelone.

Diffusé par le RESU le dimanche 26 avril 2026.

Source : https://mailchi.mp/ukraine-solidarity.eu/ukrainians-join-global-sumud-flotilla-mission-to-gaza

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28.04.2026 à 11:10

Ukraine : contre le projet de nouveau code civil.

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Aujourd’hui, 28 avril, le président de la Verkhovna Rada d’Ukraine, Ruslan Stefanchuk, soumettra le projet de code civil actualisé n° 15150 à un vote urgent en violation du règlement intérieur de la Rada. Le projet de nouveau code contient un certain nombre de dispositions discriminatoires qui limiteront les droits des femmes, des enfants, de la […]
Texte intégral (677 mots)

Aujourd’hui, 28 avril, le président de la Verkhovna Rada d’Ukraine, Ruslan Stefanchuk, soumettra le projet de code civil actualisé n° 15150 à un vote urgent en violation du règlement intérieur de la Rada.

Le projet de nouveau code contient un certain nombre de dispositions discriminatoires qui limiteront les droits des femmes, des enfants, de la communauté LGBTQ+, des personnes handicapées et menaceront le droit à la liberté d’expression.

Voir le projet de loi : https://itd.rada.gov.ua/billinfo/Bills/Card/69837

  • Le syndicat des militaires LGBTQ+ déclare ce matin « Nous appelons les députés et les députées à ne pas soutenir le projet de Code civil n° 15150 sous sa forme actuelle. »
  • L’Atelier féministe a également dénoncé ce matin ce « coup de force » législatif.
  • De nombreuses associations, notamment féministes, dénoncent depuis plusieurs semaines ce projet. Son refus était au cœur de la manifestation du 8 mars à Kyiv, à l’appel de la Marche des femmes, et qui a réuni 2 500 personnes.

Patrick Le Tréhondat

Déclaration de représentants de la coalition d’ONG ukrainiennes de défense des droits humains :  Pochuta » (Wonderzine Ukraine), « Tochka Opory UA », « Insight », « Military LGBTQ+ », «KharkivPride», « Gender in Details » et « Gender Zed ».

Le projet de Code civil n° 15150 révisé est soumis à un vote d’urgence sans débat en bonne et due forme.

Le président de la Verkhovna Rada, Ruslan Stefanchuk, soumettra dès demain, en urgence, au vote le projet révisé de Code civil de l’Ukraine n° 15150.

Il s’agit du quatrième point à l’ordre du jour, immédiatement après le vote sur la prolongation de l’état d’urgence, à un moment où la salle comptera à coup sûr le plus grand nombre de voix. Cela ressemble à une tentative de faire adopter l’un des documents les plus importants du pays à la hâte et sans que la société y prête suffisamment attention.

Il est particulièrement inquiétant qu’aucun ministère compétent n’ait encore rendu d’avis sur ce projet. Aujourd’hui, la commission de la politique juridique l’a approuvé à la hâte, sans même que son président soit présent. Pour un document d’une telle envergure, il s’agit d’un mépris flagrant de la qualité du processus législatif. Le Code civil définit les règles de vie de millions de personnes pour les décennies à venir et ne peut être adopté dans le cadre d’une opération spéciale.

Le plus douloureux, c’est que tout cela est présenté sous le slogan de l’intégration européenne. Or, les auteurs du projet révisé de Code civil ont ignoré les conclusions de la Commission européenne, la feuille de route sur l’État de droit, les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme, ainsi que les obligations d’un pays candidat à l’adhésion à l’Union européenne.

Ce projet de loi, qui devrait nous rapprocher de l’espace juridique européen, va en réalité à l’encontre des engagements déjà pris par l’État. Certaines de ses dispositions ne sont pas conformes aux normes européennes actuelles en matière de protection humains, d’égalité des genres et de non-discrimination.

Alors que le pays paie un prix exorbitant pour avoir le droit de faire partie de l’Europe, de telles décisions ne peuvent être adoptées en coulisses.

27 avril 2026

Source : PLT/RESU

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28.04.2026 à 09:53

Le spectre du 1er Mai.

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Un spectre hante la France : le spectre du 1er Mai. Toutes les puissances du pays se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le Premier ministre, des groupes parlementaires, le Président de la République et celui du Sénat, des syndicats patronaux et les médias Bolloré. Pourtant, un syndicat d’irréductibles militant-es du […]
Texte intégral (618 mots)

Un spectre hante la France : le spectre du 1er Mai. Toutes les puissances du pays se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre : le Premier ministre, des groupes parlementaires, le Président de la République et celui du Sénat, des syndicats patronaux et les médias Bolloré.

Pourtant, un syndicat d’irréductibles militant-es du commerce a décidé de leur tenir tête en contestant, devant la plus haute juridiction administrative du pays, le communiqué de presse du Premier ministre du 17 avril dernier qui constitue non seulement un blanc-seing à braver le Code du travail en occupant, ce vendredi, des centaines de milliers de salarié-es des boulangeries et des fleuristes au nom du volontariat, qui est une chimère dans le cadre du marché capitalistique du travail, avant d’étendre l’an prochain cette mesure à des millions d’autres.

Plus largement, c’est l’illibéralisme du choix de ce gouvernement, qui n’a rien à envier à ce que la Hongrie a pu connaître ces dernières années ou à ce qu’une union des droites demain au pouvoir avec le RN à sa tête mettrait en œuvre, qui est pointé.

De la sorte, iels donnent le la à ce que devrait être une politique plus conséquente des centrales syndicales et des partis qui se réclament du mouvement ouvrier qui se limite, à cette heure, à des protestations de pure forme (lire ici et ), y compris par la remise en cause de l’indépendance de l’inspection du travail qu’un tel choix politique représente.

Il vient une heure où protester ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action. Toutes et tous dans la rue ce vendredi 1er mai pour défendre le progrès social et l’État de droit !

PS : Nous mettons volontiers à la disposition de nos lecteurs les requêtes du syndicat de sorte d’apprécier ses arguments (celle en suspension, qui sera examinée ce mercredi alors que le Conseil des ministres doit se pencher le même jour sur le projet de loi réformant le 1er Mai, et celle au fond).

Communiqué de la Fédération Sud Commerce du 28 avril 2026
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27.04.2026 à 20:31

A propos de la Global Progressive Mobilisation autour de Sanchez et Lula. VP.

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Les 17 et 18 avril derniers, s’est tenue à Barcelone, sous la présidence du chef du gouvernement de l’Etat espagnol Pedro Sanchez (PSOE), et à l’initiative du Parti Socialiste Européen, une Global Progressive Mobilisation, qui fut en fait un évènement à la fois politique et diplomatique soulignant les lignes de fractures tant des puissances européennes […]
Texte intégral (1490 mots)

Les 17 et 18 avril derniers, s’est tenue à Barcelone, sous la présidence du chef du gouvernement de l’Etat espagnol Pedro Sanchez (PSOE), et à l’initiative du Parti Socialiste Européen, une Global Progressive Mobilisation, qui fut en fait un évènement à la fois politique et diplomatique soulignant les lignes de fractures tant des puissances européennes vis-à-vis des Etats-Unis que des « BRICS », contradictions qui ont imprimé une tonalité combative et de gauche à ce rassemblement qui a vu la participation de quelques milliers de personnes.

A l’invitation de Pedro Sanchez, et apparaissant comme l’autre personnage clef de ce regroupement, il y avait le président brésilien Lula (PT). La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, sans participer au rassemblement clôturant la rencontre le samedi, était l’autre personnalité clef ; sa distance relative, car il s’agissait en fait d’un rapprochement, était due aux réserves justifiées du Mexique sur le refus espagnol de reconnaître les horreurs de la colonisation au XVI° siècle, refus incarné, précisément, par le roi d’Espagne, dont Sanchez ne veut pas remettre en cause le rôle de pilier de l’Etat espagnol.

Le président colombien Gustavo Petro, et l’uruguayen Yamandu Orsi, complétaient avec Gabriel Boric, récemment battu au Chili par la droite extrême, cette importante représentation latino-américaine. Présent également le président sud-africain Cyril Ramaphosa, et, venus des Etats-Unis, Tim Walz, gouverneur du Minesota qui a qualifié la politique de Trump de « fasciste ou fascisante » dans un discours, d’autres représentants du Parti démocrate, et, pour la France, Olivier Faure (PS), Marylise Léon (CFDT), l’économiste Gabriel Zuckman, ainsi que le dirigeant socialiste belge de Wallonie Paul Magnette.

Deux situations géopolitiques en évolution, en raison de la crise mondiale des relations internationales causée par Poutine et Trump, sont à l’origine de cette rencontre et de son écho.

D’une part, le Brésil. Lula et la direction du PT, après avoir misé sur la « multipolarité » avec la Russie de Poutine, en sacrifiant les Ukrainiens, sont mis en difficulté par la fuite en avant de Trump qui, de concert avec Poutine, menace de plus en plus l’Europe tout en s’étant engagé dans une guerre sans issue, avec Israël, contre l’Iran, alors qu’en même temps, les attaques impérialistes de Trump menacent la totalité des deux Amériques, y compris, et fortement, le Canada et le Groenland. Cette configuration inédite pousse le Brésil, sans le dire, à s’orienter vers une multipolarité contre les Etats-Unis, mais non pas tant avec la Russie qu’avec les puissances européennes. L’accord commercial UE-Mercosur peut d’ailleurs, du point de vue capitaliste brésilien, être lu dans ce sens.

D’autre part, l’Espagne, gouvernée par une coalition de type « gauche plurielle » (mais dans le cadre de la monarchie et la domination des nationalités non-espagnoles), et alors que l’Italie gouvernée par la postfasciste Meloni voulait s’aligner sur Trump jusqu’à ce que, très récemment, éclate son affrontement ouvert avec le Vatican, l’Espagne donc s’est trouvée, de tous les Etats européens hormis le Danemark directement attaqué, le plus en confrontation ouverte avec Washington, s’opposant à la guerre à dynamique génocidaire menée par Israël à Gaza puis refusant le survol de l’Espagne par l’aviation US et tout transit militaire vers le Proche-Orient.

Notons d’ailleurs, ce qui n’a rien de fortuit, que juste avant cette conférence, Sanchez était reçu, à Beijing, par Xi Jinping.

La position espagnole, de fait, consiste à dire tout haut des Etats-Unis ce que tous les gouvernements européens pensent tout bas, ce qui lui vaut d’être injuriée et menacée par Trump, qui parle de « virer l’Espagne de l’OTAN » – mais voila qui pose en filigrane la question européenne suivante : ne faudrait-il pas virer les Etats-Unis de l’OTAN ?

La posture agressive des Etats-Unis envers l’Espagne n’est pas une exception, on l’a vu envers le Groenland et le Danemark, et, voici quelques jours, à propos des îles Falkland dont Washington a annoncé qu’il ne soutient plus leur appartenance au Royaume-Uni, mais à l’Argentine de Milei !

Mais l’Espagne est l’Etat européen qui répond le plus nettement à la menace d’agression américaine. Simultanément, elle est la cible des attaques de toute l’extrême droite européenne, donc des principales forces politiques directement ou indirectement liées au Kremlin, à propos de sa politique migratoire.

Sanchez vient en effet d’accorder la régularisation d’environ 500 000 travailleurs sans-papiers, qui sont de fait en Espagne souvent depuis des années. Loin d’en avoir fait un acte politique démocratique hautement assumé, il a en réalité cédé à une campagne populaire massive, tout en apportant des restrictions procédurales qui peuvent s’avérer importantes.

Du coup, nous avons en France CNews en roue libre contre l’Espagne, et Retailleau qui appelle à la mettre « au ban des nations » !

Le Conseil européen, invité à Barcelone, s’est excusé, le Royaume-Uni était représenté par le ministre travailliste des Affaires étrangères, l’Allemagne par le vice-chancelier, mais pas l’exécutif français. La cassure géopolitique et diplomatique de l’Espagne, et potentiellement de toute l’Europe dont elle est ici le messager officieux, l’oppose aux Etats-Unis, et c’est aussi pour cela que le Brésil et l’Amérique latine étaient fortement représentés.

Mais l’opposition aux Etats-Unis aujourd’hui, n’en déplaise aux campistes qui n’y comprennent volontairement rien, ne rapproche pas de la Russie. Certes l’Ukraine n’a pas du tout été un thème mis en avant lors de cette conférence (1)– Sanchez ne pouvait et n’a probablement pas demandé à Lula de « tourner » sur cette question – si ce n’est dans ce passage important de l’allocution de Sanchez :

« La honte pour ceux qui se taisent devant l’injustice, pour ceux qui exploitent les travailleurs, ceux qui criminalisent ceux qui sont différents, ceux qui transforment les droits en marchandises, ceux qui défendent le privilège des élites, ceux qui soutiennent la guerre et la violence, à Gaza, en Cisjordanie, au Liban et en Ukraine. La honte pour eux, pour nous la fierté d’être pacifistes, écologistes, syndicalistes, féministes et de gauche »

Force est de constater que Pedro Sanchez a réussi ce que, par exemple, la conférence de Porto Alegre (dont les organisateurs, acceptant par avance la confusion voulue de leur cadre commun avec les pro-Poutine, n’ont pas pesé sur les contradictions dans lesquelles se trouvent le Brésil et le PT, conduisant Lula à se rendre à Barcelone et même à avoir demandé à Sanchez d’accélérer la tenue de la rencontre) n’a pas permis : un affichage large de « la gauche mondiale contre Trump ».

L’appel à la levée du blocus de Cuba sonne dans ce cadre comme un défis à Trump – le soutien aux libertés démocratiques du peuple cubain le rendrait, certes, encore plus efficace et vigoureux …

Cependant, il ne s’agissait pas d’un rassemblement impulsé par des forces militantes et sociales, même si les PS européens, en alliance avec le PT et des secteurs du Parti démocrate américain, vont s’appuyer sur lui, mais bien d’une opération diplomatique. Laquelle a largement passé sous silence la question de Poutine (et totalement celle de Xi Jinping), sauf que la confrontation avec Trump et les Etats-Unis conduit aujourd’hui à se distancier de facto de la Russie.

Cette opération diplomatique indique, sans doute sans le vouloir vraiment, une direction qui peut seulement être imposée par les peuples, par les forces militantes et sociales, et pas par les gouvernements européens actuels : celle de l’affrontement unissant peuples d’Europe, d’Amérique et d’ailleurs, Ukrainiens et Palestiniens, et No Kings aux Etats-Unis, pour briser les impérialismes, vaincre et chasser Trump et Poutine.

VP, le 27/04/26.

(1) On nous signale cependant qu’il y a eu un atelier sur l’Ukraine, animé par le représentant de la « plate-forme social-démocrate » ukrainienne, Bohdan Ferens.

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