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ARGUMENTS POUR LA LUTTE SOCIALE


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03.05.2026 à 14:24

Déclaration commune sur la mort de Ghazal Mawlan, par des femmes militantes et des organisations de défense des droits humains.

aplutsoc

Justice doit être rendue : mettre fin aux pratiques médicales discriminatoires et protéger le droit fondamental à la vie. Ghazal Mawlan, jeune femme et membre de l’Organisation Kurde d’Iran, a été grièvement blessée le 14 avril lors de frappes de drones menées par la République islamique d’Iran contre un camp de réfugiés à Soordash, dans […]
Texte intégral (1281 mots)


Justice doit être rendue : mettre fin aux pratiques médicales discriminatoires et protéger le droit fondamental à la vie.

Ghazal Mawlan, jeune femme et membre de l’Organisation Kurde d’Iran, a été grièvement blessée le 14 avril lors de frappes de drones menées par la République islamique d’Iran contre un camp de réfugiés à Soordash, dans la région du Kurdistan irakien. Malgré son état critique, elle a été transférée entre plusieurs hôpitaux de Souleimaniye et s’est systématiquement vu refuser des soins médicaux en raison de son appartenance politique et d’obstacles juridiques et administratifs discriminatoires.

L’hôpital Bakhshin, parfaitement équipé pour lui prodiguer les soins nécessaires, a explicitement refusé de la prendre en charge pour des raisons politiques, invoquant l’absence d’autorisation de la police locale relevant du gouvernement régional du Kurdistan (KRG), ainsi que des politiques interdisant l’admission de ressortissants iraniens ou de personnes affiliées aux forces peshmergas. Ce refus constitue un déni délibéré de soins vitaux.

En tant qu’organisations de défense des droits des femmes et militantes des droits humains, nous condamnons sans équivoque cet acte comme une grave violation du droit international, des droits humains et de la déontologie médicale. Nous tenons le gouvernement régional du Kurdistan responsable de la mise en œuvre de politiques discriminatoires et illégales ayant directement contribué au décès de Ghazal Mawlan. Ces politiques institutionnalisent la discrimination médicale et transforment les professionnels de santé en agents d’exclusion politique, en violation flagrante de leurs obligations légales et déontologiques.

Nous affirmons en outre que le refus de soins dans cette affaire constitue une violation du droit fondamental à la vie, protégé par les instruments internationaux relatifs aux droits humains, et contrevient aux principes fondamentaux du droit international humanitaire, notamment aux Conventions de Genève, qui imposent le traitement non discriminatoire des blessés et des malades en toutes circonstances.

Les professionnels et les institutions médicales sont tenus par le serment d’Hippocrate et les normes déontologiques universellement reconnues de prodiguer des soins de manière impartiale et sans discrimination. Les agissements de l’hôpital Bakhshin et de toute autre institution impliquée constituent un grave manquement à leurs obligations et une violation de la neutralité médicale. Refuser de soigner un patient pour des motifs politiques est non seulement contraire à l’éthique, mais peut également constituer un acte criminel.

Nous demandons donc des enquêtes immédiates, indépendantes et transparentes sur le rôle de l’hôpital Bakhshin, de ses autorités administratives et de tous les responsables concernés. Nous exigeons que les responsables soient pleinement tenus de rendre des comptes par le biais des mécanismes légaux appropriés. Cela inclut d’éventuelles sanctions disciplinaires, la suspension ou le retrait des licences médicales et, le cas échéant, des poursuites civiles et pénales conformément aux normes juridiques nationales et internationales.

Dans cette affaire, il est essentiel que justice soit rendue à Ghazal Mowlan, mais aussi d’envoyer un message clair et sans équivoque : la discrimination dans les soins médicaux ne sera pas tolérée et les atteintes à la dignité humaine et à la neutralité médicale auront des conséquences.

Enfin, nous appelons tous les défenseurs des droits humains, les mouvements féministes, les acteurs de la société civile et toutes les personnes de conscience à travers le monde à agir. Faites entendre votre voix. Exigez des comptes ! Faites pression sur le gouvernement régional du Kurdistan pour qu’il abroge toutes les lois et pratiques discriminatoires qui restreignent l’accès aux soins médicaux en fonction de la nationalité, de l’identité politique ou de l’appartenance.

La santé n’est pas un privilège accordé ou refusé pour des raisons politiques, c’est un droit humain fondamental. L’utilisation des systèmes médicaux comme instruments de contrôle politique est illégale, contraire à l’éthique et indéfendable en toutes circonstances.

Veuillez ajouter le nom et l’organisation à la liste des signataires :

  • Helaleh Taheri, fondatrice de Middle Eastern Women and Society Organisation(MEWSO) – Grande-Bretagne
  • Dashty Jamal, Secrétaire de la Fédération Internationale des Réfugiés Iraquiens (IFIR) – Grande-Bretagne
  • Bahar Munzir, membre du bureau de l’Independent Women’s Organisation (IWO) – Iraq/Kurdistan
  • Sawsan Salim, directrice de Kurdish and Middle Eastern Women’s Rights (KMEWO) – Grande-Bretagne
  • Saeed Arman, Secrétaire de l’International Organisation of Iranian Refugees (BIMARZ) – Grande-Bretagne
  • Abdulkarim Abdulsada Omran (Abu Watan), Président de la General Federation of Workers’ Unions in Iraq & President du General Energy Union – Iraq
  • Dabin Organisation for Democracy Development and Human Rights – Iraqi Kurdistan
  • The March 8 Network – (Composé de 30 organisations, de journalistes, d’universitaires, formé en 2022, pour défendre les droits des femmes et la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes au Kurdistan)
  • Alliance for Workers Liberty – Grande-Bretagne
  • Azar Majedi, Porte-parole de la Women Liberation Organisation (WLO) Iran
  • Lisa Marie, co-fondatrice & CEO, FILIA – Amplifying the Voices of Women
  • Pragna Patel, co-directrice, Project Resist – Grande-Bretagne
  • Mercedeh Ghaedi, membre du bureau de No To Execution in Iran
  • Solayman Ghasemiani, Chair Man-Working class Art and Literacy-Hana magazine -Suède
  • Movement For Justice By Means Necessary – Grande-Bretagne
  • Maryam Namzi, Porte-parole de One Law for All – Grande-Bretagne
  • Rebwar Aref, dirigeant du Congress of Freedom and Change – Kurdistan/Iraq
  • Vicki Morris, militante syndicale UNISON Trade Union activist (à titre personnel)
  • Freedom for Sustainable Development in Kurdistan – Kurdistan/Iraq
  • Halala Rafi, International Committee for Women’s Rights & Women’s Shelter Nina -Suède
  • Kurdistan Justice Seekers – Kurdistan
  • Sara Mohamd, Présidente de Never Forget Pela & Fadima – Suède
  • Mohammad Alloush, Secretaire général du Palestinian Workers’ Struggle Union – Palestine
  • Nadia Mahmood, Women Alience in Iraq
  • Dian Nami, directrice exécutive de Kurdish & Iranian Women organisation – IKWRO
  • Karen Johnson, militante pour les droits des migrants et membre du syndicat PCS et de ‘No Sweat’
  • Association of the Injured and Justice Seekers of the Zhina Uprising
  • Organisation of the Voice of Eastern Kurdistan – Kurdistan/Iran
  • United Voice Institution – Iran
  • Sheila Bidlecomb, militante pour Animal Rights Dorset et syndicaliste Unison à titre personnel
  • Almas Farzi, Solidarity with Iranian people Struggle – Londres, Grande-Bretagne
  • Woman – Life – Freedom Unity Organisation – Iran
  • Human Rights Activists Organisation-Iran
  • Azizeh Lotfi, Membre du bureau du Kurdistan Women’s Union – Kurdistan/Iran
  • Abdulla Asadi, Secrétaire de l’International Federation of Iranian Refuge – Suède
  • Sahra Bahar, Membre de Justice for Prisoners in Iran, Against Execution – Iran
  • Kurdish Women Project-London (KWP)
  • Zahra Tekin, Iranian Community Network (Oxford) – Grande-Bretagne
  • Sedika Mohammadi, Association for the Struggle for the Liberation of Iranian Women – Suède
  • Fardieh Rezai, Support Committee for Kurdish Women

Source : https://workersliberty.org/index.php/story/2026-04-28/joint-statement-death-ghazal-mawlan

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03.05.2026 à 08:52

Ce 1° mai.

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Les manifestations et rassemblements de ce 1° mai, d’environ 300 000 participants, ont eu le caractère de préliminaires, de recherche, des batailles qui sont devant nous. La présence de la jeunesse a été très significative, souvent prépondérante dans les grandes villes. Les discours syndicaux, lorsqu’ils sont écoutés s’ils ne sont pas trop rituels, outre les […]
Texte intégral (637 mots)

Les manifestations et rassemblements de ce 1° mai, d’environ 300 000 participants, ont eu le caractère de préliminaires, de recherche, des batailles qui sont devant nous. La présence de la jeunesse a été très significative, souvent prépondérante dans les grandes villes.

Les discours syndicaux, lorsqu’ils sont écoutés s’ils ne sont pas trop rituels, outre les revendications (salaires, retraites, inflation), traitent souvent de « la paix » et de l’extrême droite, voire de la lutte contre le fascisme. Le pacifisme, surtout mis en avant par FO et des secteurs de la CGT, s’oppose de plus en plus explicitement à la lutte contre l’extrême droite. Nous appelons au débat sur ce point très important.

La veille de ce 1° mai, le Conseil d’Etat, par plusieurs saisines initiées par nos camarades de SUD-Commerce – et qui auraient dû l’être par les confédérations !-, a de fait désavoué Lecornu. Or, celui-ci, avec le soutien de Wauquiez et du RN, a récidivé dans la provocation, se rendant dans des boulangeries qui ont fait illégalement travailler leurs salariés. Cette bataille  va donc continuer : la lutte sociale, ici, soulève de front la question de l’Etat de droit. Lecornu s’est là positionné de façon décisive : non seulement contre le droit des salariés et pour la hausse du temps de travail, mais pour le viol de la loi, donc pour la destruction du droit. On ne saurait mieux paver la voie à l’extrême droite et à l’ « union des droites » trumpo-poutinienne …

Dans cette situation, l’heure n’est pas aux provocations à la division, comme l’entartrage d’Olivier Faure, acte qui sert le RN, le gouvernement et le patronat. L’heure est au combat non pour l’unité en général, mais pour IMPOSER l’unité, dans la lutte sociale comme dans la présidentielle, et donc pour fonder l’unité sur la lutte pour interdire l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite trumpo-poutinienne en France.

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30.04.2026 à 17:48

Droit et force : la victoire de l’initiative de SUD-Commerce au Conseil d’Etat, une leçon de choses.

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Le Conseil d’Etat après l’audience d’hier a rendu son jugement, que nous publions ci-dessous. Ce type de document est d’une lecture peu accessible au prolétaire normalement constitué, donc nous traduisons : les camarades, et avec eux les syndicats CGT qui ont appuyé leur démarche et le groupe parlementaire écologique et social avec la députée de […]
Texte intégral (1099 mots)

Le Conseil d’Etat après l’audience d’hier a rendu son jugement, que nous publions ci-dessous.

Ce type de document est d’une lecture peu accessible au prolétaire normalement constitué, donc nous traduisons : les camarades, et avec eux les syndicats CGT qui ont appuyé leur démarche et le groupe parlementaire écologique et social avec la députée de L’APRES Danielle Simonnet, ont gagné, mais le jugement ne dit surtout pas une chose pareille.

Ce qu’il dit, en synthétisant et en simplifiant, c’est que leur saisine était fondée, mais qu’elle a été annulée sur le fond entretemps car Lecornu avait remplacé son premier communiqué de presse validant l’illégalité par un autre plus prudent, lequel ne pose aucun problème au regard de la loi même s’il peut entretenir des « confusions dans le public ». Moyennant quoi, les plaignants recevront 1000 euros de l’Etat par syndicat !

Donc, en clair : on ne veut pas condamner Matignon et c’est bien la loi, et la loi au jour d’aujourd’hui, qui peut seule s’appliquer, mais on ne dira pas que le gouvernement la met en cause, mais les syndicats plaignants avaient de bonnes raisons de le faire !

Comme il se trouve qu’en fait Matignon s’oppose bel et bien à la loi, quoi que sur la défensive, le droit s’avère donc utile mais n’apportant pas de solution au conflit, car celui-ci relève de la lutte des classes :

« Le capitaliste se réclame de son droit d’acheteur quand il cherche à rendre la journée de travail aussi longue que possible et à faire deux journées de travail en une seule. D’un autre côté, la nature spécifique de la marchandise vendue implique une limitation de sa consommation par l’acheteur, et le travailleur se réclame de son droit de vendeur quand il veut limiter la journée de travail à une grandeur normale déterminée. Il y a donc ici une antinomie, droit contre droit, l’un et l’autre portant le sceau de l’échange marchand. Entre des droits égaux, c’est la violence qui tranche. » (Marx Le Capital, livre 1, section 3 : le passage qui introduit la lutte des classes).

Le rapport de force : on va voir demain ce qui va se passer. Mais pour ce rapport de force, il faut diffuser largement et faire connaître le jugement du Conseil d’Etat, et dans les syndicats, dire qu’il aurait été du rôle des confédérations de le rechercher !

Ci-dessous : le jugement du Conseil d’Etat, les communiqués CGT, SUD-Commerce et de Danielle Simonnet.

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30.04.2026 à 12:00

Aplutsoc – Réunion du 1er Mai 2026 – Invitation.

aplutsoc

À la suite de la réunion-débat fort dense tenue le 7 avril dernier sur le thème « Guerre, armements, question du pouvoir : quelle stratégie pour l’émancipation ? », le Comité de rédaction d’Aplutsoc organise une rencontre publique ce 1° mai, que nous avions évoquée à la fin de cette réunion-débat, et propose de la structurer sur les thèmes suivants : […]
Texte intégral (1299 mots)

À la suite de la réunion-débat fort dense tenue le 7 avril dernier sur le thème « Guerre, armements, question du pouvoir : quelle stratégie pour l’émancipation ? », le Comité de rédaction d’Aplutsoc organise une rencontre publique ce 1° mai, que nous avions évoquée à la fin de cette réunion-débat, et propose de la structurer sur les thèmes suivants :

1°) En Europe, y compris « occidentale », France comprise, les larges masses sentent et savent qu’il y a danger d’agression armée, non pas d’une façon générale comme le spectre de « la guerre » ou comme « des guerres » diverses et nombreuses, mais de manière tangible comme une menace qui porte deux noms : Poutine et Trump.

Le premier a attaqué l’Ukraine dès 2014, tente de la détruire depuis 2022, a vassalisé la Biélorussie et la Géorgie, menace la Baltique, la Moldavie et la Pologne, le second favorise les menées du premier, projette l’annexion du Groenland, l’un et l’autre appuient les extrêmes droites dans toute l’Europe ainsi que le gouvernement d’extrême droite de Netanyahou qui veut détruire les Palestiniens et vassaliser le Liban, et avec lequel Trump agresse l’Iran tout en y favorisant la répression des peuples.

2°) Le sentiment massif du danger d’agression des impérialismes russe et nord-américain fonde la volonté de se défendre, mais celle-ci n’est pas de même nature que les politiques des gouvernements européens ainsi que des institutions de l’UE. Leurs attaques contre les droits sociaux, les services publics, ainsi que leurs menées illibérales contre les libertés démocratiques et les migrants, et la défense de ce qu’il leur reste de sphères coloniales dans le monde (« outremer » et zones maritimes françaises notamment), ne protègent pas les peuples de Trump et de Poutine, bien au contraire.

Il serait de la responsabilité des mouvements sociaux, du syndicalisme, et de la gauche et des écologistes s’ils veulent représenter les besoins de la majorité, de porter une politique de défense se distinguant des plans officiels de réarmement, susceptibles d’être saisis, eux, par l’extrême droite ou l’union des droites si elles parviennent au pouvoir, notamment en France.

3°) La lutte contre l’extrême droite et l’union des droites et la défense contre la menace militaire de Trump et de Poutine sont liées l’une à l’autre. Lutter contre le RN en France sans combattre Poutine ni défendre l’Ukraine, c’est au mieux combattre avec un bras attaché dans le dos, au pire faire le jeu du RN. Associer l’extrême droite et l’union des droites à Trump et à Poutine est un puissant moyen de les combattre dans l’opinion publique.

Ainsi, les attaques de Trump contre l’Espagne et celles d’un Retailleau en France voulant la mettre « au ban des nations » (sic !) sont parfaitement convergentes, et ceci doit être dénoncé publiquement et massivement.

Empêcher RN et union des droites de prendre le pouvoir en France est un combat qui peut être gagné, qui ne peut l’être qu’en étant relié à l’affrontement contre Trump et Poutine et qui serait une puissante victoire contre eux s’il réussissait. Inversement, l’accession au pouvoir de l’extrême droite dans le cadre des institutions présidentialistes autoritaires de la V° République française constituerait un basculement européen.

Autrement dit, la France est politiquement un champ de bataille préalable à l’éventuelle guerre menaçante. Repousser la guerre ne se fera pas par des appels pacifistes à « la paix en Ukraine » et à la négociation avec le pouvoir russe, mais par la défaite des trumpo-poutiniens en France.

4°) Par conséquent, la réalisation de l’unité tant pour combattre le déni de démocratie de Macron en œuvre depuis 2024 que sa suite qui serait l’arrivée au pouvoir du RN et/ou de l’union des droites, unité sociale et syndicale dans les grèves et dans la rue et unité politique dans les élections, a besoin de la clarté contre Trump et Poutine : sans clarté contre Trump et Poutine, pas de clarté contre l’extrême droite.

Le pacifisme politique à gauche est donc aujourd’hui un obstacle majeur au combat pour gagner dans les luttes sociales et politiques et battre l’extrême droite. Il faut le distinguer de la volonté de paix des larges masses, tout à fait normale et saine, mais qui, elle, comprend la nécessité de se défendre contre les tyrans et d’être avec les peuples opprimés. Aujourd’hui, l’incompatibilité entre social-pacifisme et antifascisme apparaît de plus en plus et va s’affirmer.

On le voit à l’occasion du congrès confédéral de FO et dans la préparation du 1° mai, où le POI, organisation qui contrôle en même temps l’appareil central de LFI, permet, au nom de la « lutte pour la paix » et « contre le bellicisme européen », de couper, jusqu’à présent, cette organisation syndicale de la lutte contre l’extrême droite, et de préparer le « dialogue social » avec le RN.

En conclusion, ce que nous tentons et proposons n’est pas seulement une discussion à la fois théorique, politique et technique sur les questions militaires sous l’angle du combat pour l’émancipation, discussion dans laquelle nous ne prétendons certainement à aucun monopole, mais est une démarche avant tout politique situant ces questions comme une composante indispensable du combat immédiat et quotidien dès maintenant. En outre, il est vraisemblable que ce soit ainsi que la réflexion sur les questions militaires puisse trouver un débouché, s’élargisse et ne tourne pas en rond.

De plus, la crise écologique, qui va s’accélérant, va pousser des couches massives des peuples et de la jeunesse à des affrontements contre les pouvoirs établis, pour la survie et pour l’avenir. Le combat écologique vital n’a d’autre issue, lui aussi, que de se combiner avec l’affrontement contre Trump et Poutine, dans lequel les dimensions d’organisation sociale, de lutte politique, et de préparation militaire, ne sauraient être séparées par des frontières étanches.

C’est donc dans cette optique politique précisée par la discussion que nous proposons de nous retrouver pour avancer et approfondir la manière de populariser et d’imposer une saisie émancipatrice des questions du présent comprenant nécessairement leur dimension militaire. Ce texte de présentation est loin de « cadrer » toutes les questions européennes et mondiales, et est concrètement marqué par la situation française, mais cette discussion est naturellement internationale.

Nous vous invitons donc à l’issue de la journée du 1° mai, à 20H en visio :

https://us06web.zoom.us/j/85828246055?pwd=vL8mddXv8UZyqjN1RixauhYjQEIP2L.1

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29.04.2026 à 21:47

1° mai : Conseil d’Etat, suite.

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Ce jour certains médias ont commencé à réaliser qu’il se passe peut-être quelque chose : il existe encore des éléments de droit qui permettent de stopper le pur arbitraire en mode V° République en roue libre, quand un premier ministre pond un communiqué de presse susceptible de suspendre l’application de la loi ! Ce matin, […]
Texte intégral (961 mots)

Ce jour certains médias ont commencé à réaliser qu’il se passe peut-être quelque chose : il existe encore des éléments de droit qui permettent de stopper le pur arbitraire en mode V° République en roue libre, quand un premier ministre pond un communiqué de presse susceptible de suspendre l’application de la loi !

Ce matin, Conseil des ministres et audience au Conseil d’Etat se sont suivis … Le gouvernement en difficulté se contredit, voir ci-dessous.

La fédération SUD-Commerce est à l’origine de ce fait. Réponse du Conseil d’Etat demain. Ci-dessous : son communiqué, et la réaction de la députée Danielle Simonnet.

1er Mai férié, chômé et payé pour toutes et tous : les dès en sont jetés

A propos de la procédure engagée devant le Conseil d’Etat

Le 29 avril 2026

Ce matin s’est tenue l’audience relative au recours que nous avons introduit contre l’injonction du Premier ministre du 17 avril dernier, qui demeure d’actualité en dépit du communiqué « rectificatif » publié… la veille de l’audience !

Celle-ci permet, de fait, aux boulangers et fleuristes de déroger à la loi en vigueur depuis 1947, qui garantit le caractère férié, chômé et payé du 1er Mai en faisant travailler des dizaines de milliers de salarié6es ce vendredi.

Notre Fédération du commerce, modeste par sa taille mais déterminée dans son action, se félicite d’avoir remis ce sujet au cœur du débat public. Cette audience s’est tenue le jour même où était examiné en Conseil des ministres un projet de loi allant dans le même sens. Nous ne sommes pas dupes : l’objectif est d’étendre, dès l’an prochain, le travail du 1er Mai à l’ensemble de nos professions, comme cela a déjà été fait pour le travail dominical et nocturne contre lesquels nous nous sommes opposés avec la même fermeté.

Nous remercions notre conseil, Maître Comolet, pour son engagement à nos côtés devant le Conseil d’État. Nous saluons également le soutien apporté par d’autres requérants : des inspecteurs du travail, dont l’indépendance est ici mise à mal, plusieurs syndicats CGT ainsi qu’un groupe parlementaire de gauche.

Dans l’attente du délibéré qui sera rendu demain, nous appelons les salarié-es du commerce à renforcer les organisation syndicales, y compris au sein de la nôtre. Nous sortons de cette étape confortés dans notre détermination à défendre leurs droits au quotidien, que ce soit par le biais de notre permanence juridique ou grâce à l’action de nos délégué-es dans les entreprises et les différents secteurs d’activité.

Enfin, nous donnons rendez-vous ce vendredi 1er mai, à partir de 14 h, le long de la manifestation parisienne au métro Voltaire pour un point fixe organisé avec des salarié-es mobilisés, notamment de Biocoop Place des Fêtes.

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28.04.2026 à 20:11

1° mai : après SUD-Commerce, plusieurs recours contre l’arbitraire illégal. Audience au Conseil d’Etat demain mercredi 29 à 11h.

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Il fallait des irréductibles syndicalistes pour faire ce recours, ils l’ont fait, et maintenant ils ne sont plus seuls. L’Union Départementale CGT de Paris et la CGT de l’Inspection du Travail se sont joints à eux. Et d’autre part, dans des termes proches, le groupe écologiste et social de l’Assemblée nationale, les députés étant lésés […]
Lire la suite (395 mots)

Il fallait des irréductibles syndicalistes pour faire ce recours, ils l’ont fait, et maintenant ils ne sont plus seuls. L’Union Départementale CGT de Paris et la CGT de l’Inspection du Travail se sont joints à eux.

Et d’autre part, dans des termes proches, le groupe écologiste et social de l’Assemblée nationale, les députés étant lésés par l’arbitraire de l’exécutif,représenté par la députée Danielle Simonnet, a également saisi le Conseil d’Etat à l’encontre du communiqué de presse de Matignon annonçant que la loi ne serait pas appliquée le 1° mai, pour « abus de pouvoir, piétinement du parlement, non respect de l’indépendance de l’Inspection du travail », comme l’écrit Danielle Simonnet.

Audience demain mercredi à 11h, après le Conseil des ministres : faites tourner !

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