LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie BLOGS Revues Médias
L.N Chantereau, Olivier Delbeke, Robert Duguet, Alexis Mayet, Luigi Milo, Vincent Presumey ...

ARGUMENTS POUR LA LUTTE SOCIALE


▸ les 20 dernières parutions

22.06.2026 à 14:46

Ce cri qui accuse notre silence collectif, par Pascale Martin.

aplutsoc

Toutes les trois minutes, en France, un enfant est victime d’un viol ou d’une tentative de viol. Toutes les trois minutes ! Derrière ce chiffre insoutenable, il y a des vies brisées, des enfances volées, des traumatismes qui marquent toute une existence. Dans une classe de trente élèves, trois enfants, en moyenne, ont subi ou […]
Texte intégral (823 mots)

Toutes les trois minutes, en France, un enfant est victime d’un viol ou d’une tentative de viol. Toutes les trois minutes ! Derrière ce chiffre insoutenable, il y a des vies brisées, des enfances volées, des traumatismes qui marquent toute une existence. Dans une classe de trente élèves, trois enfants, en moyenne, ont subi ou subiront des violences sexuelles au cours de leur enfance. Trois enfants ! Et pourtant, le silence continue trop souvent de recouvrir leurs souffrances.

Ce silence n’est pas seulement celui des victimes, auxquelles la peur, l’emprise ou la honte sont imposées. C’est aussi celui d’une société qui peine encore à regarder la réalité en face. C’est le silence des institutions lorsqu’elles tardent à protéger, à enquêter ou à juger. C’est le silence politique lorsque les réponses apportées restent dramatiquement en deçà de l’ampleur du drame. Car n’en déplaise à Macron et Darmanin, il s’agit d’abord d’une question de moyens pour permettre à la justice de fonctionner, et de ce point de vue la politique gouvernementale est lamentable.

Les travaux de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) ont permis à des dizaines de milliers de victimes de faire entendre leur parole. Ils ont mis au jour le caractère massif et systémique des violences sexuelles faites aux enfants. Ils ont également révélé les défaillances persistantes de nos institutions : repérage insuffisant, manque de formation, protection défaillante, parcours judiciaires éprouvants et absence de prise en charge adaptée pour de trop nombreuses victimes.

Nous savons. Nous ne pouvons plus dire que nous ignorions l’étendue du phénomène. Nous savons que les violences sexuelles touchent tous les milieux sociaux. Nous savons que les agresseurs sont le plus souvent connus des victimes. Nous savons que les conséquences psychologiques, sociales et sanitaires sont considérables. Nous savons enfin que l’inaction a un coût humain immense.

Face à cette réalité, les réponses fragmentées ne suffisent plus. Il est temps de construire une véritable loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Une loi qui articule prévention, protection, accompagnement, justice et réparation. Une loi qui garantisse les moyens nécessaires aux associations, à la justice, à l’école, aux services sociaux et aux professionnels de santé. Une loi qui fasse enfin de la lutte contre ces violences une priorité nationale.

Une telle loi doit partir d’un principe simple : la protection des victimes doit être au cœur de toutes les politiques publiques. Elle doit garantir une prévention ambitieuse dès le plus jeune âge, un repérage systématique des violences, une meilleure formation des professionnel.les, une justice plus rapide et plus protectrice, ainsi qu’un accompagnement durable des victimes et de leurs proches. Elle doit également reconnaître la réalité des violences sexistes et sexuelles comme une question majeure de santé publique, d’égalité et de démocratie.

Car derrière chaque statistique, il y a un visage, une histoire, une vie. Derrière chaque chiffre, il y a un cri. Un cri longtemps étouffé, ignoré ou minimisé. Un cri qui accuse notre silence collectif.

Chaque année, les violences sexuelles faites aux enfants et aux femmes coûtent près de 10 milliards d’euros à notre société. Pourtant, le véritable scandale n’est pas seulement financier. Il réside dans les vies détruites, les souffrances ignorées et les protections refusées. Face à cette réalité, nous n’avons plus le droit au silence. Nous avons le devoir d’agir.

Nous avons désormais le choix : détourner une fois de plus le regard ou agir à la hauteur de l’urgence. Pour notre part, nous avons choisi.

C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation pour obtenir une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Parce qu’aucune victime ne doit rester seule. Parce qu’aucun enfant ne doit être abandonné à son sort. Parce que la justice et la protection ne peuvent plus attendre.

Rendez-vous tous les lundis à 19 heures devant les tribunaux et le lundi 7 septembre pour une grève générale et nationale en soutien aux 6 millions de victimes d’agressions sexuelles et d’incestes.

Le silence a trop duré. Faisons entendre ensemble le cri des victimes.

Pascale Martin

Source : L’Après Hebdo du 21 juin 2026

PDF

22.06.2026 à 14:36

Sortie en DVD du film l’Evangile de la Révolution.

aplutsoc

Le CSPN communique : Le DVD de l’Évangile de la révolution est enfin en vente !  https://buy.stripe.com/aFa4gt5QZ7Ux7VZ6RvdjO00 Commandez le long-métrage documentaire de François Xavier Drouet autour de la théologie de la libération et la participation des chrétiens aux luttes d’émancipation en Amérique latine, lauréat du prix Croire au Cinéma 2026.   En bonus, deux longs entretiens […]
Lire la suite (264 mots)
Le CSPN communique :

Le DVD de l’Évangile de la révolution est enfin en vente ! 

https://buy.stripe.com/aFa4gt5QZ7Ux7VZ6RvdjO00

Commandez le long-métrage documentaire de François Xavier Drouet autour de la théologie de la libération et la participation des chrétiens aux luttes d’émancipation en Amérique latine, lauréat du prix Croire au Cinéma 2026. 

🎥 En bonus, deux longs entretiens exclusifs enregistrés dans le cadre du tournage. Une première rencontre avec Michael Löwy, chercheur émérite au CNRS et auteur de La lutte des dieux, ouvrage de référence sur le christianisme de la libération. Et une discussion avec Fernando Altemeyer Jr., ex-prêtre et professeur en sciences des religions à l’Université pontificale de São Paulo.

Également en location VOD sur la plateforme Tënk :
https://www.on-tenk.com/fr/documentaires/luttes/levangile-de-la-revolution

Bande-annonce:
https://vimeo.com/1012023491

Amitiés,

Le Collectif de Solidarité avec le Peuple du Nicaragua (CSPN)

PDF

22.06.2026 à 14:16

Lettre ouverte à la Conférence internationale contre la guerre du 20 juin 2026 à Londres par Sotsialnyi Rukh.

aplutsoc

Présentation Ce 20 juin, un meeting international s’est tenu à Londres à l’appel de la (mal nommée) coalition Stop The War, des milieux syndicaux et politiques liés au CPB/Morning Star et de l’appel impulsé en France par le POI « contre la guerre ». Sous le prétexte de promouvoir la paix et de dénoncer « les guerres », il […]
Texte intégral (1712 mots)

Présentation

Ce 20 juin, un meeting international s’est tenu à Londres à l’appel de la (mal nommée) coalition Stop The War, des milieux syndicaux et politiques liés au CPB/Morning Star et de l’appel impulsé en France par le POI « contre la guerre ».

Sous le prétexte de promouvoir la paix et de dénoncer « les guerres », il s’agissait surtout d’appuyer l’exigence de capitulation de l’Ukraine. Cette campagne prétendument pacifiste a reçu un accueil des partisans de l’Ukraine Solidarity Campaign (UK) qui ont tenu un piquet de protestation ; d’autre part, elle a été l’objet d’une lettre ouverte du Mouvement Social/Sotsialnyi Rukh ukrainien.

Présentation par l’Ukraine Solidarity Campaign (UK)

Piquet de protestation organisé le 20 juin 2026 par l’Ukraine Solidarity Campaign face aux faussaires pacifistes

Le 20 juin, la coalition « Stop the War » (StW) organise à Londres une grande conférence internationale contre la guerre. En janvier dernier, la Campagne de solidarité avec l’Ukraine avait écrit à Lindsey German, coordinatrice de StW, pour souligner que tout débat crédible sur la guerre devait inclure les personnes directement touchées par l’invasion non provoquée de la Russie — en particulier les syndicalistes ukrainien·nes et les organisations de gauche démocratique. Nous avons proposé notre aide pour organiser cette participation. Nous avons reçu une réponse provisoire le 28 janvier indiquant que les décisions n’avaient pas encore été prises – aucun·e intervenant·e ukrainien·ne n’avait été invité·e.

Afin de veiller à ce que ces voix ne soient pas exclues, nous publions une lettre ouverte percutante adressée à la conférence par Snizhana Oleksun, présidente du Conseil de l’organisation socialiste démocratique ukrainienne « Mouvement social » (Sotsialnyi Rukh). Snizhana est enseignante et militante syndicale à Kryvyi Rih, une grande ville industrielle d’Ukraine. Son message nous parvient directement depuis les premières lignes de la résistance à l’impérialisme russe et de la lutte pour la justice sociale. Nous distribuerons cette lettre ouverte aux participant·es à la conférence.

Comme l’indique la lettre : « Nos voix — celles de ceux qui résistent à l’impérialisme, qui luttent pour la justice sociale et qui vivent cette guerre — sont absentes. » Nous invitons les lecteurs/lectrices à diffuser largement ce message afin que celles et ceux qui subissent les conséquences de cette guerre ne soient pas réduit·es au silence par leur exclusion de cette conférence.

Lettre ouverte à la conférence internationale contre la guerre

Nous sommes réuni·es aujourd’hui à Londres alors que l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie continue de ravager des villes, des lieux de travail et des communautés. Chaque jour apporte son lot de nouvelles frappes de missiles sur des habitations, des écoles, des hôpitaux, des dépôts ferroviaires et des infrastructures énergétiques. Des millions de travailleurs/travailleuses sont déplacé·es   des milliers ont été tué·es sur leur lieu de travail ; des régions entières sont confrontées à l’occupation, à la répression et à une « russification » forcée.

Pourtant, aucun·e socialiste, syndicaliste, féministe ou militant LGBTQ+ ukrainien·ne n’a été invité·e à prendre la parole lors de cette conférence. Nos voix — celles de ceux qui résistent à l’impérialisme, qui luttent pour la justice sociale et qui vivent cette guerre — sont absentes.

Baisser les armes, c’est notre défaite
L’appel lancé lors de la conférence exhorte les personnes à « baisser les armes et augmenter nos salaires ». Pour les travailleurs et travailleuses ukrainiennes, ce n’est pas une option. Si nous baissons les armes, nous sommes vaincu·es. L’occupation n’apporte pas la paix — elle apporte l’occupation, les fosses communes, les enlèvements d’enfants, les déportations et la destruction des syndicats indépendants et de la société civile.

Une politique de paix qui oublie celles et ceux qui sont attaqués n’est pas du tout une politique de paix .

Une résistance populaire — et une lutte pour la justice sociale
Cette guerre revêt le caractère d’une guerre populaire. Plus d’un million d’Ukrainien·nes servent dans les forces de défense ; des millions d’autres assurent le fonctionnement du pays : cheminot·es, infirmier·es, travailleurs et travailleuses du secteur de l’énergie, enseignant·es, bénévoles. Chaque jour, des travailleurs/travailleuses nous contactent au sujet des drones qu’elles et ils doivent financer par le biais de campagnes de financement participatif, de collègues tué·es au travail, de salaires impayés et des pressions écrasantes de la guerre.

Les socialistes démocratiques et les syndicalistes ukrainien·nes mènent un combat sur deux fronts :

• Contre l’impérialisme russe, qui cherche à rayer notre pays de la carte et à écraser nos mouvements.

• Contre les politiques néolibérales nationales, qui affaiblissent les droits du travail, privatisent les biens publics et sapent l’effort de guerre en faisant peser le fardeau sur les citoyen·nes ordinaires tandis que la fortune des oligarques reste intacte.

Nous rejetons à la fois l’impérialisme et l’austérité. Nous luttons pour une Ukraine libre, démocratique et socialement juste.

À la gauche internationale et au mouvement pacifiste
Trop de forces progressistes continuent de voir le monde à travers un prisme dépassé, en considérant les États-Unis comme la seule puissance impérialiste et la Russie comme sa victime. Ce cadre de réflexion ne permet pas d’expliquer pourquoi l’Ukraine continue de résister même après le retrait de l’aide militaire américaine. Il ne permet pas non plus d’expliquer pourquoi les travailleurs et les travailleuses, les féministes, les militant·es LGBTQ+ et les socialistes ukrainien·nes soutiennent massivement la résistance.

S’opposer à l’envoi d’armes à l’Ukraine au nom de l’« antimilitarisme » nous laisse sans défense. Ce n’est pas de la solidarité, c’est de l’abandon.

À quoi ressemble la véritable solidarité ?

Nous appelons toutes les personnes présentes à la conférence aujourd’hui à :

• Se tenir aux côtés des travailleurs/ytravailleuses, des syndicats et des mouvements sociaux ukrainien·nes qui résistent à l’invasion et luttent pour les droits démocratiques.

• Soutenir l’aide militaire et humanitaire qui permet à l’Ukraine de survivre et de défendre sa population.

• S’opposer aux réformes néolibérales qui sapent les droits du travail et les protections sociales en temps de guerre.

• Exiger une paix juste — une paix décidée par les Ukrainien·nes, et non imposée par Trump, Poutine et les accords entre grandes puissances qui récompensent l’agression.

L’extrême droite au Royaume-Uni, aux États-Unis et ailleurs défend Poutine. Une défaite de l’Ukraine renforcerait les forces fascistes et autoritaires partout dans le monde.

La résistance de l’Ukraine — la survie de notre mouvement syndical — soutient les luttes pour la démocratie et la justice sociale à travers le monde.

N’excluez pas les voix ukrainiennes !

Ne qualifiez pas l’occupation de « paix » !

Soutenez l’Ukraine ! Soutenez les travailleurs et les travailleuses ukrainiennes !

Snizhana Oleksun
Conseil du Mouvement social (Sotsialnyi Rukh)

Paru initialement sur le site de l’USC :

Publié en premier en français sur le site Entre Les Lignes Entre Les Mots :

PDF

22.06.2026 à 13:34

Kyiv Pride 2026 : 5000 dans la rue ! 

aplutsoc

La marche KyivPride a rassemblé 5 000 personnes. La marche a duré 2 heures et s’est déroulée sur 1,2 kilomètre. Le cortège est parti du bâtiment rouge de l’Université nationale de Kiev, puis a emprunté le boulevard Taras Shevchenko et la rue Yevhen Chykalenko jusqu’à la station de métro « Place des Héros ukrainiens ». […]
Texte intégral (883 mots)

La marche KyivPride a rassemblé 5 000 personnes.

La marche a duré 2 heures et s’est déroulée sur 1,2 kilomètre. Le cortège est parti du bâtiment rouge de l’Université nationale de Kiev, puis a emprunté le boulevard Taras Shevchenko et la rue Yevhen Chykalenko jusqu’à la station de métro « Place des Héros ukrainiens ».

La marche a réuni des personnes LGBTQ+, des militaires, des vétérans et des vétéranes, des défenseurs des droits humains, des représentants étrrangers, des organisations de la société civile ainsi que des alliés et alliées de la communauté venus de toute l’Ukraine.

Cette année, la marche KyivPride s’est déroulée sous le slogan « Nos familles font partie de l’Ukraine».

Nos revendications à l’égard des pouvoirs publics restent inchangées :

1. Ne pas adopter le projet de nouveau Code civil, car il contient des dispositions discriminatoires et va à l’encontre des engagements de l’Ukraine dans le cadre de l’intégration européenne. Veiller en revanche à la mise en œuvre des feuilles de route de transformation en associant les organisations LGBTIQ+ en tant que partenaires à part entière au processus de changement.

2. Reconnaître les partenariats familiaux pour les militaires et les civils comme une étape importante vers l’égalité en matière de mariage, l’harmonisation de la législation ukrainienne avec les normes européennes d’égalité et le respect des obligations de l’Ukraine découlant des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme.

3. Instaurer une responsabilité pénale équitable pour les crimes motivés par l’intolérance, notamment l’homophobie et la transphobie, en améliorant le Code pénal ukrainien.

4. Aligner la législation médicale ukrainienne relative à la transition transgenre sur les normes actuelles et la mettre en conformité avec la CIM-11. Simplifier la procédure de modification officielle des documents d’identité pour les personnes transgenres.

Kyiv Pride, le 21 juin 2026.

———-

A 13h La marche LGBT convoquée à 11 heure a été interrompue suite à des explosions liées aux opérations de défense aérienne dans la capitale. Ce qui rappelle à tous et toutes que participer aux rassemblements de Lviv, Kyiv à Poltava n’est pas sans risques. En Syrie, les ruscistes observaient les concentrations de téléphones portables pour frapper.

Les syndicats Priama Diia et le syndicat des militaires LGBTQ+ ont appelé à la marche. Atelier féministe, Bilkis et Kharkiv Pride également.

Patrick Le Tréhondat

Les fachos ont tenté de s’opposer à la Kyiv Pride… mais ils ne font pas le poids !

Contre la marche des Fierté qui doit se tenir ce matin à Kyiv des dizaines de militants d’extrême droite se sont déjà rassemblées sur la place de l’Indépendance à Kyiv. On évoque le nombre de 300. La plupart des participants ont le visage dissimulé et affirment « soutenir la famille ukrainienne et contre les dégénérescences » avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « La famille ukrainienne : mère, père et enfant », « Protégez la famille, sauvez l’Ukraine », « L’école n’est pas un lieu d’expérimentation sexuelle ».

PLT, le 21 juin 2026

Infos transmises par Patrick Le Tréhondat (RESU)

PDF

21.06.2026 à 20:25

Catastrophe thermique en France et situation politique et sociale.

aplutsoc2

Photo illustrant cet article : cette prairie était verdoyante et humide il n’y a que trois semaines. La rapidité du désséchement est sans précédent historique connu. La « canicule » actuelle, succédant à peu de semaines d’intervalles à celle de mi-mai, est vécue en France comme exceptionnelle alors que, mondialement, de tels phénomènes n’ont plus rien d’exceptionnel. […]
Texte intégral (1601 mots)

Photo illustrant cet article : cette prairie était verdoyante et humide il n’y a que trois semaines. La rapidité du désséchement est sans précédent historique connu.

La « canicule » actuelle, succédant à peu de semaines d’intervalles à celle de mi-mai, est vécue en France comme exceptionnelle alors que, mondialement, de tels phénomènes n’ont plus rien d’exceptionnel. L’Inde subit depuis plusieurs années des matraquages thermiques estivaux à 50 degrés, qui rendent infernales ses jungles urbaines. Et ce n’est qu’un exemple. Selon l’agro-climatologue Serge Zaka, dont nous avons déjà pris la défense dans Aplutsoc contre les campagnes de menaces et harcèlements climatosceptiques qui l’ont ciblé, aujourd’hui reconnu comme référence scientifique, lui-même et ses collègues, qui n’ont jamais cherché à euphémiser et à dénier le danger, sont alarmés par l’ampleur du phénomène et sa puissance.

Survenant peu après des poussées de précipitations, il n’en a pas moins lessivé, par une évapotranspiration accélérée, les réserves d’eau. Il est effectivement assez centré sur la France, épargnée relativement, ces deux dernières années, par des « dômes de chaleur » analogues mais peu éloignés, et c’est maintenant par l’ouest, par la Bretagne, qu’arrive un air de type saharien :

Non seulement la vie quotidienne est pénible et dangereuse pour tout le monde, notamment pour les travailleurs, les écoliers, les handicapés et les vieux, mais la production alimentaire est directement menacée d’un choc majeur. Le patronat rentier, financier et céréalier qui tient la FNSEA n’a jamais anticipé ni envisagé cela, bien plus occupé à détricoter toutes les « normes » écologiques, comme ils disent, bien insuffisantes pourtant. Citons Serge Zaka :

« Il devient très probable que la végétation du Centre-Ouest de la France subisse une conjonction rarissime de facteurs physiques conduisant à une HWFD (Heat Wave Flash Drought), plus communément appelée « sécheresse éclair » ou « effet sèche-cheveux » : des températures dépassant 42°C, une humidité relative inférieure à 20 % et des vents supérieurs à 30 km/h.

Cette combinaison extrême accélère brutalement l’évapotranspiration et l’assèchement de la végétation. Les plantes peuvent alors basculer en quelques heures d’un état de stress hydrique modéré à une situation critique, avec des chutes de feuilles massives observables à l’échelle de paysages entiers, parfois sur des dizaines de milliers de kilomètres carrés. Dans ces conditions, l’irrigation apporte souvent peu de bénéfices immédiats : le problème n’est plus seulement le manque d’eau dans le sol, mais un stress thermique d’une intensité exceptionnelle.

En France, le principal cas documenté de ce phénomène reste celui du 28 juin 2019, lorsque des millions de plantes et d’arbres ont perdu une partie de leur feuillage en quelques heures seulement sous l’effet de températures extrêmes, d’un air très sec et d’un vent desséchant. C’est d’ailleurs le seul cas aussi extrême documenté au monde. »

Une série de 3 à 10 journées ou plus, semblables ou pires au 28 juin 2019, s’annonce, ce qui veut dire une catastrophe agricole sans équivalent, en France, depuis les temps préindustriels (ou il s’agissait de disettes), par la proportion de la production alimentaire menacée.

Les conférences de presse gouvernementales, séminaires et réunions de crise, en train d’être répercutées dans les préfectures et administration à la manière de ce qui s’était passé lors de l’arrivée du Covid, voient invariablement les ministres et leurs représentants proclamer, avec un culot sans nom, avoir « anticipé ». Le ministre de l’Education Nationale E. Geffray a « anticipé » puisqu’il a pondu une circulaire … fin mai, à la fin de la première canicule ! Et dans cette circulaire, des recommandations : hydratez vous !

Pathétique fut la conférence de presse du ministre de l’Intérieur et de la ministre de la Santé vendredi dernier : panique perceptible quand celle-ci explique aux gens qu’ils peuvent aller se mettre dans les Epahd si leurs salles climatisées fonctionnent !

Dans l’Education nationale, les fermetures contraintes d’écoles et d’établissement, pour éviter des malaises en masse, vont bien entendu s’imposer dès lundi, mais sans organisation ni coordination, car le ministère, n’est-ce pas, avait « anticipé » : « hydratez vous » !

S’agit-il là d’impréparation, ou d’une politique ? Il s’agit d’une politique.

Ne rien faire pour éviter la catastrophe et placer la société devant ses prétendues « responsabilités » quand elle survient, c’est une politique, celle du capital dont l’accumulation et la circulation accélérée, causes de la crise bioclimatique, n’ont que faire des besoins sociaux, humains et naturels.

La « conscience du capital » est le mieux explicitée par son faisant fonction le plus riche, Elon Musk : nous, les surhommes, nous irons sur Mars ou dans des ilots fortifiés, le grand nombre on n’en a rien à foutre.

Les climatosceptiques et l’extrême droite sont les idiots utiles de cette barbarie mortifère. Mais quand arrive le coup de matraque des 40° et plus pendant de longues journées, de l’arrivée possible des 50° cette année ou la prochaine, et des nuits à 30°, ils sont obligés de changer un peu de disque.

Qu’à cela ne tienne, Marine Le Pen accuse le gouvernement … de n’avoir pas écouté le GIEC !!! Avec son flair, que l’on ne retrouve pas chez le gandin Bardella, elle a compris qu’il ne fallait pas passer pour des négationnistes de ce qui fait souffrir en masse les gens. De là à agir sur les causes, parfaitement connues, à savoir la combustion massive des hydrocarbures fossiles pour faire tourner la machine à accumuler, non : la solution ce serait les climatiseurs partout, et Marine Le Pen présidente ne vous rasera pas gratis mais vous installera la clim’ partout !

Ce qui veut dire : ne rien faire sur les causes, aggraver encore la situation, et continuer droit dans le mur en accélérant.

Cela dit, la ficelle est grosse et tomber dans le panneau de « la gauche qui est contre la clim’ « , cette nouvelle légende urbaine, est stupide. Car revendiquer la clim’ tout de suite dans les salles de classe et l’ensemble des Epadh et hôpitaux, est tout à fait justifié, sans la faire passer pour la solution qu’elle n’est pas.

Trois congrès syndicaux confédéraux ont accompagné la période de la catastrophe thermique à la française de 2026 : FO, la CGT, et maintenant la CFDT. De fait, c’est donc sans doute au congrès CFDT, qui arrive en plein dedans, que cette situation sera la plus commentée : droit de retrait, CHSCT, droit du travail et vagues de chaleur, seront sans nul doute (et c’est normal) des sujets fortement présents.

Mais l’urgence et l’imminence de la catastrophe ne commandent-t-ils pas l’action à une tout autre échelle ?

Le monde du travail a besoin de deux consignes claires et généralisées :

  • tous ceux en charge d’autrui, des écoles aux hôpitaux et aux Epadh, et aussi dans les prisons, doivent revendiquer climatisation, ventilation, et à moyen terme végétalisation, et les déplacements d’activités et les fermetures nécessaires.
  • dès qu’on dépasse les 30 degrés, GREVE. Rappelons-nous le Covid quand les débrayages ont empêché Trump et Bolsonaro de bloquer toute mesure.

La GREVE QUAND IL FAIT TROP CHAUD, interrompant l’accumulation et la circulation du capital avec l’efficacité d’un virus, pourrait être la première bataille efficace de masse pour le climat. Etre pour le climat c’est être contre le capital !

Le front commun et les comités d’action sont là aussi nécessaires, et nous mettons cette question, pleinement, à l’ordre-du-jour de la réunion-débat du 5 juillet 2026.

.

PDF

21.06.2026 à 10:35

G7 : pour qui sonne le glas ? VP.

aplutsoc2

Le sommet du G7 aura été, plus que jamais, un théâtre d’ombres mettant en scène le mensonge. Tous ses protagonistes savent très bien que le fait dominant est celui qu’ils ont traité par le déni : l’affaiblissement, pour ne pas dire la glissade vers l’effondrement, de l’impérialisme nord-américain, ce qui les terrorise car il reste le […]
Texte intégral (2633 mots)

Le sommet du G7 aura été, plus que jamais, un théâtre d’ombres mettant en scène le mensonge. Tous ses protagonistes savent très bien que le fait dominant est celui qu’ils ont traité par le déni : l’affaiblissement, pour ne pas dire la glissade vers l’effondrement, de l’impérialisme nord-américain, ce qui les terrorise car il reste le pivot de l’ordre capitaliste global.

L’accord Washington-Téhéran.

La mise en scène du mensonge a culminé mercredi soir avec la signature « surprise » de l’accord, le « mémorandum », Iran/Etats-Unis, par Trump, sous l’œil voulant paraître émerveillé de Macron, sous les ors du château de Versailles. Quiconque, du distingué géopoliticien au citoyen éclairé de base, lit ce texte – rendu public juste après sa signature non pas par Trump, mais par l’Iran- ne peut que s’écrier avec, tout de même, une certaine surprise : « Mais bon sang, l’Iran a gagné ! ».

Les 14 points commencent par proclamer la « fin de la guerre », y compris au Liban, établissent la reconnaissance mutuelle entre l’impérialisme américain et la République islamique, annoncent un accord final dans 60 jours, la fin du « blocus » d’Ormuz avec un flou qui laisse ouvert la possibilité d’un péage cogéré par Téhéran et Washington, la fin des sanctions et une aide des Etats-Unis à l’Iran de 300 milliards « au moins », moyennant la promesse de Téhéran qu’il ne « produira jamais d’armes nucléaires », la version diffusée par Washington ajoutant qu’il y aurait une « dilution isotopique de l’uranium enrichi sur site sous supervision de l’AIEA ». En attendant que tout ceci soit fait « dans les 60 jours », le statu quo est maintenu mais avec la possibilité immédiate pour l’Iran d’exporter ses hydrocarbures.

Sur le papier, c’est encore plus qu’une victoire iranienne, c’est l’instauration affichée d’une coopération dans laquelle l’impérialisme US assiste et étaie la République islamique.

L’explication la plus superficielle, qui n’est pas fausse, de ce que beaucoup de diplomates appellent la « capitulation » américaine (sans combats réels, et après avoir assassiné la direction de la République islamique antérieure au 28 février), est celle qui recourt à la préoccupation de Trump de se sortir du bourbier où il s’est mis, le plus vite possible, pour faire face aux menaces qui le concernent aux Etats-Unis.

Mais à un tel niveau de revirement, l’explication par Trump n’est pas suffisante. C’est bien à un palier majeur, car visible, et même exhibé, du déclin des Etats-Unis, que l’on a affaire, et Trump en est le révélateur et l’agent.

Plus fondamentalement encore, il s’agit de coopération contre-révolutionnaire. Déjà, l’accord signé sous Obama en 2015 avait avalisé et favorisé l’écrasement de la révolution syrienne – dont les effets se font encore sentir par-dessus la chute de Bachar el-Assad, dans la nature réactionnaire du nouveau régime syrien qui n’est pas l’héritier légitime de la révolution, mais qui a occupé le vide.

Le rôle de l’Iran dans la provocation pogromiste du 7 octobre 2023, faisant croire aux soldats du Hamas que la bataille finale était engagée, la dynamique génocidaire de la guerre que cette provocation a permis à Netanyahou de mener, et la fuite en avant de Trump, confronté au risque d’un renversement par un soulèvement démocratique aux Etats-Unis, dans un cycle d’interventions étrangères : l’ensemble de ces facteurs explique la guerre engagée le 28 février 2026, mais jamais, à aucun moment, ni Trump ni Netanyahou n’ont souhaité le renversement révolutionnaire du régime des mollahs par les peuples, le prolétariat et les femmes d’Iran.

Cette guerre, soigneusement engagée après le massacre de début janvier qui a évité ce renversement, a donc, du point de vue de Washington, eu pour résultat tangible d’établir le régime iranien, celui des pasdarans et des « gardiens de la révolution » voleurs, tortionnaires et violeurs, comme pilier du maintien de l’ordre et allié potentiel majeur (effaçant, au passage, une contradiction ancienne de la ligne de politique étrangère de Trump, pour qui la Russie doit être l’allié par excellence mais dont l’Iran était désigné comme ennemi existentiel).

Dans ce cadre, l’aspect le plus remarquable de la victoire iranienne est d’avoir fait lâcher par Washington les points spécifiquement souhaités par Netanyahou, alors que ce dernier pouvait avoir cru avoir entrainé Trump le 28 février dernier : pas de règlement réel sur l’éventualité du nucléaire militaire iranien, rien sur les missiles, rien sur les « proxy » et surtout, l’insertion, dans le premier point du mémorandum, du Liban comme étant quasiment le premier terrain concerné par le cessez-le-feu et le test de la « fin de la guerre ».

Or, l’armée israélienne en un mois a massacré 4000 personnes au Liban, détruit des bourgs et des villages et chassé des populations, sans éliminer le Hezbollah, qui ne peut l’être que par le peuple libanais dont Israël craint toute mobilisation autonome.

Bien sûr, tant la situation de plus en plus acculée et périlleuse de Netanyahou, que le Liban et l’ensemble des points à discuter, font que la « fin de la guerre » est en même temps sa continuation. Le mensonge culmine ici. Mais pour autant, dans la vraie-fausse « guerre » comme dans la prétendue « paix », le fait central est, insistons-y, la coopération contre-révolutionnaire Washington-Téhéran.

Et donc, les « anti-impérialistes » qui brandissent encore le drapeau sanguinaire des Versaillais de Téhéran, et portent  ainsi atteinte au drapeau palestinien qu’ils brandissent aussi, qui se prennent pour les plus farouches ennemis de Washington, deviennent au final les soutiens de l’alliance contre-révolutionnaire avec Washington, comme cela s’est déjà produit au Venezuela avec Delcy Rodriguez …

En Ukraine, c’est aussi Trump qui perd.

La mise en scène du mensonge au sommet du G7 a également porté sur l’Ukraine, Trump ayant paraphé le communiqué final qui commence par un point sur l’Ukraine réaffirmant la nécessité d’un soutien en armes et des sanctions envers la Russie (largement ébréchées) et se terminant par l’affirmation de la nécessité de « nouvelles mesures, le président Trump ayant obtenu un accord que nous soutenons pour la réouverture du détroit d’Ormuz ».

Les principaux médias et Emmanuel Macron (ce dernier laissant entendre que sa force de conviction envers l’animal Trump auquel il sait parler, parait-il, y aurait été pour quelque chose !) y sont allés d’un couplet selon lequel Trump, qui n’aime pas les perdants, se retournerait contre Poutine et se mettrait à soutenir l’Ukraine pour de bon.

Inutile de dire que strictement personne, même Macron, ne croit à une telle fadaise !

La vérité est différente et elle rejoint les leçons de l’accord Etats-Unis/Iran : en Ukraine aussi, Trump est perdant. Et pourquoi donc ? Mais parce que son principal allié, Poutine, est perdant.

La résistance populaire ukrainienne, le sourd mécontentement en Russie, et l’efficacité technique acquise par les militaires et les ingénieurs ukrainiens dans la guerre des drones, voient un léger effritement du front au détriment de la Russie, et surtout une insularisation de la Crimée et la destruction d’infrastructures militaires et pétrolières russe.

Précisément le 18 juin, en plein G7, un bombardement spectaculaire, mais réellement ciblé car ne visant pas les civils, à Moscou, a porté un coup politique et moral à l’impérialisme russe. Et de fait, aussi à Trump et à l’impérialisme nord-américain !

Une parenthèse …

Petite parenthèse nécessaire ici. Devant cette belle victoire ukrainienne, J.L. Mélenchon a tweeté ceci, qui mérite d’être analysé : « Dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine, l’intérêt des américains est d’affaiblir les russes mais aussi les européens. Il est très imprudent d’accepter que l’Ukraine fasse des tirs en profondeur sur le territoire de la Russie. C’est la marche à la guerre totale. »

La cible de Mélenchon est ici l’Europe : alors qu’il n’a rien dit sur les bombardements massifs visant les civils ukrainiens et, tout récemment, la Laure de K’yiv, il prétend que la défense ukrainienne visant certaines infrastructures russes nous menace de « guerre totale ». Il accuse ainsi, d’accord avec Poutine, l’Ukraine d’être un danger pour tout le continent.

Mais comme il doit combiner ce discours avec la vieille croyance sur l’Amérique qui veut détruire la Russie, il présente Trump comme voulant affaiblir à la fois la Russie et l’Europe. En réalité, Trump et Vance, de concert avec Poutine, veulent affaiblir l’Europe, et Mélenchon soutient cette orientation des impérialismes russe et américain, tout en se contorsionnant pour passer encore pour ce qu’il croit avoir toujours été : un prétendu anti-américain …

Le bal des faux-culs.

Cette parenthèse refermée, résumons-nous : Trump et les Etats-Unis se sont directement affaiblis par les coups qu’ils se sont eux-mêmes tirés dans les pieds au Proche-Orient, et indirectement, mais puissamment aussi, par le spectre de la défaite qui hante maintenant Poutine. Or, le sommet du G7 est apparu comme la fête à Trump, uniquement parce que les dirigeants européens, et singulièrement Macron, ont voulu qu’il en soit ainsi.

Personne n’en croit un mot, et lorsque ce pitre sanguinaire arrive en retard et dit « I am the boss », il semble que même lui n’y croit plus …

Il n’empêche que la comédie des brigands a été jouée jusqu’au bout, Macron recevant Trump à Versailles comme il avait, pour inaugurer son premier quinquennat, reçu Poutine. Le comble de l’ironie est qu’il s’est trouvé un seul chef d’Etat européen pour, à un moment donné car la coupe était trop pleine, refuser le mensonge.

Meloni !

Ce chef d’Etat est une femme, une femme d’extrême droite : Giorgia Meloni, qui avait suivi les autres puissances européennes dans leur refus tacite de soutenir les gesticulations yankees dans le golfe persique, a été confrontée à un ridicule harcèlement sexiste du vieux Donald, qui a prétendu qu’elle l’avait supplié de faire un selfie avec lui parce que, outre qu’elle est censée l’admirer, elle a bien besoin de son aide pour soigner sa popularité.

Totalement mensonger, a-t-elle fait savoir, ajoutant ceci sur Instagram, que l’on savourera :

« Quant à ma popularité, le fait d’être ton amie ne l’a certainement pas aidée, et elle ne dépend pas de ma relation avec toi. »

Na ! Et c’est ainsi que la seule percée explicite de la vérité dans ce G7 fut le fait d’une dirigeante d’extrême droite, malmenée en tant que femme … et donc c’est elle, c’est Meloni, qui a joué le rôle de l’enfant (ce qu’elle n’est certainement pas !) disant tout haut ce que tout le monde sait : le roi est nu !

Ce n’est sans doute pas qu’une question d’opportunité pour elle, il est probable qu’elle est réellement fâchée, car il y a de quoi, mais en fait, elle est passée, depuis l’échec de son référendum contre l’indépendance du pouvoir judiciaire, dans une période de difficultés, et se fâcher avec Trump, elle qui était la plus trumpienne des dirigeants de la droite et de l’extrême droite en Europe, ne peut qu’être bon pour elle au plan intérieur. …

Avec la défaite qu’il s’est lui-même infligée envers l’Iran, la défaite que serait pour lui celle de Poutine, et cette dernière palinodie, on voit que ce G7 qui fut, dans un certain ridicule, le triomphe de Trump et l’apothéose de Macron, ne laisse aucun doute quant à la réponse à la question : Pour qui sonne le glas ?

VP, le 21/06/26

PDF
6 / 20
 Persos A à L
Carmine
Mona CHOLLET
Anna COLIN-LEBEDEV
Julien DEVAUREIX
Cory DOCTOROW
Lionel DRICOT (PLOUM)
EDUC.POP.FR
Marc ENDEWELD
Michel GOYA
Hubert GUILLAUD
Gérard FILOCHE
Alain GRANDJEAN
Hacking-Social
Samuel HAYAT
Dana HILLIOT
François HOUSTE
Tagrawla INEQQIQI
Infiltrés (les)
Clément JEANNEAU
Paul JORION
Christophe LEBOUCHER
Michel LEPESANT
 
 Persos M à Z
Henri MALER
Christophe MASUTTI
Jean-Luc MÉLENCHON
MONDE DIPLO (Blogs persos)
Richard MONVOISIN
Corinne MOREL-DARLEUX
Timothée PARRIQUE
Thomas PIKETTY
VisionsCarto
Yannis YOULOUNTAS
Michaël ZEMMOUR
LePartisan.info
 
  Numérique
Thomas BEAUFILS
Blog Binaire
Christophe DESCHAMPS
Dans les Algorithmes
Louis DERRAC
Olivier ERTZSCHEID
Olivier EZRATY
Framablog
Fake Tech (C. LEBOUCHER)
Romain LECLAIRE
Tristan NITOT
Francis PISANI
Irénée RÉGNAULD
Nicolas VIVANT
 
  Collectifs
Arguments
Scientifiques en Rebellion
Bondy Blog
Dérivation
Économistes Atterrés
Dissidences
Mr Mondialisation
Palim Psao
Paris-Luttes.info
Rojava Info
X-Alternative
 
  Créatifs / Art / Fiction
Nicole ESTEROLLE
Julien HERVIEUX
Alessandro PIGNOCCHI
Laura VAZQUEZ
XKCD
🌓