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ARGUMENTS POUR LA LUTTE SOCIALE


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21.06.2026 à 10:35

G7 : pour qui sonne le glas ? VP.

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Le sommet du G7 aura été, plus que jamais, un théâtre d’ombres mettant en scène le mensonge. Tous ses protagonistes savent très bien que le fait dominant est celui qu’ils ont traité par le déni : l’affaiblissement, pour ne pas dire la glissade vers l’effondrement, de l’impérialisme nord-américain, ce qui les terrorise car il reste le […]
Texte intégral (2624 mots)

Le sommet du G7 aura été, plus que jamais, un théâtre d’ombres mettant en scène le mensonge. Tous ses protagonistes savent très bien que le fait dominant est celui qu’ils ont traité par le déni : l’affaiblissement, pour ne pas dire la glissade vers l’effondrement, de l’impérialisme nord-américain, ce qui les terrorise car il reste le pivot de l’ordre capitaliste global.

L’accord Washington-Téhéran.

La mise en scène du mensonge a culminé mercredi soir avec la signature « surprise » de l’accord, le « mémorandum », Iran/Etats-Unis, par Trump, sous l’œil voulant paraître émerveillé de Macron, sous les ors du château de Versailles. Quiconque, du distingué géopoliticien au citoyen éclairé de base, lit ce texte – rendu public juste après sa signature non pas par Trump, mais par l’Iran- ne peut que s’écrier avec, tout de même, une certaine surprise : « Mais bon sang, l’Iran a gagné ! ».

Les 14 points commencent par proclamer la « fin de la guerre », y compris au Liban, établissent la reconnaissance mutuelle entre l’impérialisme américain et la République islamique, annoncent un accord final dans 60 jours, la fin du « blocus » d’Ormuz avec un flou qui laisse ouvert la possibilité d’un péage cogéré par Téhéran et Washington, la fin des sanctions et une aide des Etats-Unis à l’Iran de 300 milliards « au moins », moyennant la promesse de Téhéran qu’il ne « produira jamais d’armes nucléaires », la version diffusée par Washington ajoutant qu’il y aurait une « dilution isotopique de l’uranium enrichi sur site sous supervision de l’AIEA ». En attendant que tout ceci soit fait « dans les 60 jours », le statu quo est maintenu mais avec la possibilité immédiate pour l’Iran d’exporter ses hydrocarbures.

Sur le papier, c’est encore plus qu’une victoire iranienne, c’est l’instauration affichée d’une coopération dans laquelle l’impérialisme US assiste et étaie la République islamique.

L’explication la plus superficielle, qui n’est pas fausse, de ce que beaucoup de diplomates appellent la « capitulation » américaine (sans combats réels, et après avoir assassiné la direction de la République islamique antérieure au 28 février), est celle qui recourt à la préoccupation de Trump de se sortir du bourbier où il s’est mis, le plus vite possible, pour faire face aux menaces qui le concernent aux Etats-Unis.

Mais à un tel niveau de revirement, l’explication par Trump n’est pas suffisante. C’est bien à un palier majeur, car visible, et même exhibé, du déclin des Etats-Unis, que l’on a affaire, et Trump en est le révélateur et l’agent.

Plus fondamentalement encore, il s’agit de coopération contre-révolutionnaire. Déjà, l’accord signé sous Obama en 2015 avait avalisé et favorisé l’écrasement de la révolution syrienne – dont les effets se font encore sentir par-dessus la chute de Bachar el-Assad, dans la nature réactionnaire du nouveau régime syrien qui n’est pas l’héritier légitime de la révolution, mais qui a occupé le vide.

Le rôle de l’Iran dans la provocation pogromiste du 7 octobre 2023, faisant croire aux soldats du Hamas que la bataille finale était engagée, la dynamique génocidaire de la guerre que cette provocation a permis à Netanyahou de mener, et la fuite en avant de Trump, confronté au risque d’un renversement par un soulèvement démocratique aux Etats-Unis, dans un cycle d’interventions étrangères : l’ensemble de ces facteurs explique la guerre engagée le 28 février 2026, mais jamais, à aucun moment, ni Trump ni Netanyahou n’ont souhaité le renversement révolutionnaire du régime des mollahs par les peuples, le prolétariat et les femmes d’Iran.

Cette guerre, soigneusement engagée après le massacre de début janvier qui a évité ce renversement, a donc, du point de vue de Washington, eu pour résultat tangible d’établir le régime iranien, celui des pasdarans et des « gardiens de la révolution » voleurs, tortionnaires et violeurs, comme pilier du maintien de l’ordre et allié potentiel majeur (effaçant, au passage, une contradiction ancienne de la ligne de politique étrangère de Trump, pour qui la Russie doit être l’allié par excellence mais dont l’Iran était désigné comme ennemi existentiel).

Dans ce cadre, l’aspect le plus remarquable de la victoire iranienne est d’avoir fait lâcher par Washington les points spécifiquement souhaités par Netanyahou, alors que ce dernier pouvait avoir cru avoir entrainé Trump le 28 février dernier : pas de règlement réel sur l’éventualité du nucléaire militaire iranien, rien sur les missiles, rien sur les « proxy » et surtout, l’insertion, dans le premier point du mémorandum, du Liban comme étant quasiment le premier terrain concerné par le cessez-le-feu et le test de la « fin de la guerre ».

Or, l’armée israélienne en un mois a massacré 4000 personnes au Liban, détruit des bourgs et des villages et chassé des populations, sans éliminer le Hezbollah, qui ne peut l’être que par le peuple libanais dont Israël craint toute mobilisation autonome.

Bien sûr, tant la situation de plus en plus acculée et périlleuse de Netanyahou, que le Liban et l’ensemble des points à discuter, font que la « fin de la guerre » est en même temps sa continuation. Le mensonge culmine ici. Mais pour autant, dans la vraie-fausse « guerre » comme dans la prétendue « paix », le fait central est, insistons-y, la coopération contre-révolutionnaire Washington-Téhéran.

Et donc, les « anti-impérialistes » qui brandissent encore le drapeau sanguinaire des Versaillais de Téhéran, et portent  ainsi atteinte au drapeau palestinien qu’ils brandissent aussi, qui se prennent pour les plus farouches ennemis de Washington, deviennent au final les soutiens de l’alliance contre-révolutionnaire avec Washington, comme cela s’est déjà produit au Venezuela avec Delcy Rodriguez …

En Ukraine, c’est aussi Trump qui perd.

La mise en scène du mensonge au sommet du G7 a également porté sur l’Ukraine, Trump ayant paraphé le communiqué final qui commence par un point sur l’Ukraine réaffirmant la nécessité d’un soutien en armes et des sanctions envers la Russie (largement ébréchées) et se terminant par l’affirmation de la nécessité de « nouvelles mesures, le président Trump ayant obtenu un accord que nous soutenons pour la réouverture du détroit d’Ormuz ».

Les principaux médias et Emmanuel Macron (ce dernier laissant entendre que sa force de conviction envers l’animal Trump auquel il sait parler, parait-il, y aurait été pour quelque chose !) y sont allés d’un couplet selon lequel Trump, qui n’aime pas les perdants, se retournerait contre Poutine et se mettrait à soutenir l’Ukraine pour de bon.

Inutile de dire que strictement personne, même Macron, ne croit à une telle fadaise !

La vérité est différente et elle rejoint les leçons de l’accord Etats-Unis/Iran : en Ukraine aussi, Trump est perdant. Et pourquoi donc ? Mais parce que son principal allié, Poutine, est perdant.

La résistance populaire ukrainienne, le sourd mécontentement en Russie, et l’efficacité technique acquise par les militaires et les ingénieurs ukrainiens dans la guerre des drones, voient un léger effritement du front au détriment de la Russie, et surtout une insularisation de la Crimée et la destruction d’infrastructures militaires et pétrolières russe.

Précisément le 18 juin, en plein G7, un bombardement spectaculaire, mais réellement ciblé car ne visant pas les civils, à Moscou, a porté un coup politique et moral à l’impérialisme russe. Et de fait, aussi à Trump et à l’impérialisme nord-américain !

Une parenthèse …

Petite parenthèse nécessaire ici. Devant cette belle victoire ukrainienne, J.L. Mélenchon a tweeté ceci, qui mérite d’être analysé : « Dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine, l’intérêt des américains est d’affaiblir les russes mais aussi les européens. Il est très imprudent d’accepter que l’Ukraine fasse des tirs en profondeur sur le territoire de la Russie. C’est la marche à la guerre totale. »

La cible de Mélenchon est ici l’Europe : alors qu’il n’a rien dit sur les bombardements massifs visant les civils ukrainiens et, tout récemment, la Laure de K’yiv, il prétend que la défense ukrainienne visant certaines infrastructures russes nous menace de « guerre totale ». Il accuse ainsi, d’accord avec Poutine, l’Ukraine d’être un danger pour tout le continent.

Mais comme il doit combiner ce discours avec la vieille croyance sur l’Amérique qui veut détruire la Russie, il présente Trump comme voulant affaiblir à la fois la Russie et l’Europe. En réalité, Trump et Vance, de concert avec Poutine, veulent affaiblir l’Europe, et Mélenchon soutient cette orientation des impérialismes russe et américain, tout en se contorsionnant pour passer encore pour ce qu’il croit avoir toujours été : un prétendu anti-américain …

Le bal des faux-culs.

Cette parenthèse refermée, résumons-nous : Trump et les Etats-Unis se sont directement affaiblis par les coups qu’ils se sont eux-mêmes tirés dans les pieds au Proche-Orient, et indirectement, mais puissamment aussi, par le spectre de la défaite qui hante maintenant Poutine. Or, le sommet du G7 est apparu comme la fête à Trump, uniquement parce que les dirigeants européens, et singulièrement Macron, ont voulu qu’il en soit ainsi.

Personne n’en croit un mot, et lorsque ce pitre sanguinaire arrive en retard et dit « I am the boss », il semble que même lui n’y croit plus …

Il n’empêche que la comédie des brigands a été jouée jusqu’au bout, Macron recevant Trump à Versailles comme il avait, pour inaugurer son premier quinquennat, reçu Poutine. Le comble de l’ironie est qu’il s’est trouvé un seul chef d’Etat européen pour, à un moment donné car la coupe était trop pleine, refuser le mensonge.

Meloni !

Ce chef d’Etat est une femme, une femme d’extrême droite : Giorgia Meloni, qui avait suivi les autres puissances européennes dans leur refus tacite de soutenir les gesticulations yankees dans le golfe persique, a été confrontée à un ridicule harcèlement sexiste du vieux Donald, qui a prétendu qu’elle l’avait supplié de faire un selfie avec lui parce que, outre qu’elle est censée l’admirer, elle a bien besoin de son aide pour soigner sa popularité.

Totalement mensonger, a-t-elle fait savoir, ajoutant ceci sur Instagram, que l’on savourera :

« Quant à ma popularité, le fait d’être ton amie ne l’a certainement pas aidée, et elle ne dépend pas de ma relation avec toi. »

Na ! Et c’est ainsi que la seule percée explicite de la vérité dans ce G7 fut le fait d’une dirigeante d’extrême droite, malmenée en tant que femme … et donc c’est elle, c’est Meloni, qui a joué le rôle de l’enfant (ce qu’elle n’est certainement pas !) disant tout haut ce que tout le monde sait : le roi est nu !

Ce n’est sans doute pas qu’une question d’opportunité pour elle, il est probable qu’elle est réellement fâchée, car il y a de quoi, mais en fait, elle est passée, depuis l’échec de son référendum contre l’indépendance du pouvoir judiciaire, dans une période de difficultés, et se fâcher avec Trump, elle qui était la plus trumpienne des dirigeants de la droite et de l’extrême droite en Europe, ne peut qu’être bon pour elle au plan intérieur. …

Avec la défaite qu’il s’est lui-même infligée envers l’Iran, la défaite que serait pour lui celle de Poutine, et cette dernière palinodie, on voit que ce G7 qui fut, dans un certain ridicule, le triomphe de Trump et l’apothéose de Macron, ne laisse aucun doute quant à la réponse à la question : Pour qui sonne le glas ?

VP, le 21/06/26

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19.06.2026 à 18:54

Mise au point – Réponse à un courrier de Stop Arming Israël France

aplutsoc

Le 2 mai dernier, Aplutsoc a reçu ce courrier sur sa boite mail, en provenance de Stop Arming Israël France. Nous le reproduisons ci-dessous : Bonjour à toute l’équipe d’Aplutsoc, Stop Arming Israel France est un jeune collectif qui répond à l’appel d’une large intersyndicale palestinienne à désarmer Israël. Nous nous sommes créés en novembre 2023. […]
Texte intégral (1308 mots)

Le 2 mai dernier, Aplutsoc a reçu ce courrier sur sa boite mail, en provenance de Stop Arming Israël France. Nous le reproduisons ci-dessous :

Bonjour à toute l’équipe d’Aplutsoc,

Stop Arming Israel France est un jeune collectif qui répond à l’appel d’une large intersyndicale palestinienne à désarmer Israël. Nous nous sommes créés en novembre 2023. Vous aviez d’ailleurs relayé certains de nos textes sur votre site.

Au cours de l’année 2024 nous avons rejoint la coalition Guerre à la guerre. Cette coalition regroupe une trentaine d’organisations (https://guerrealaguerre.net/), qui lutte contre les guerres coloniales et la répression (la « guerre intérieure »).

Nous avons principalement fait l’année scolaire écoulée un grand week-end de mobilisation à l’occasion de la tenue du salon d’armement du Bourget (avec des meetings, ateliers, projections, stands, concerts…) La manifestation a réuni plus de 4000 personnes, ce qui est une première pour le mouvement anti-guerre depuis les années 2000. Ce succès a été possible car nous avons fait de multiples réunions publiques en France pour faire connaître cette nouvelle coalition.

Cette année, nous avons lancé une campagne spécifique pour dénoncer l’entreprise Thales, et nous allons de nouveau faire un week-end de mobilisation contre la tenue du salon Eurosatory en juin. La semaine prochaine, nous serons à Saint-Nazaire pour protester contre la construction du nouveau porte-avion nucléaire français.

Dans votre article « Unité pour gagner : faire sauter le verrou poutinien dans la gauche et les syndicats » (https://aplutsoc.org/2026/03/14/unite-pour-gagner-faire-sauter-le-verrou-poutinien-dans-la-gauche-et-les-syndicats-vp/#comments) on peut lire le paragraphe suivant :

« C’est ainsi que ces « opposants » se permettent d’appeler tranquillement au désarmement de l’Ukraine dans des meetings de « Guerre à la guerre » sans jamais questionner une industrie militaire russe qui, de son côté, tourne à plein régime, sous couvert d’une rhétorique gauchiste bâtie autour de la fable d’un soulèvement ouvrier contre le régime de Poutine comme seule voie pour la Paix. »

La coalition Guerre à la guerre n’a, a priori, jamais tenu de tels propos. Comme dans cet article, il est surtout question du « meeting Contre la guerre » du POI (avec lequel nous n’avons pas de liens) y aurait-il eu un lapsus de votre part ?

Au plaisir de lire votre réponse,

Loïc

pour Stop Arming Israël France

Guerre à la guerre:

https://www.instagram.com/guerre.alaguerre

https://guerrealaguerre.net

Notre réponse :

Nous nous excusons pour la lenteur de notre réponse. Et nous répondons !

1) Les propos de que vous nous attribuez sont ceux tenus dans le texte d’annonce d’une réunion publique tenue à Marseille le 20 mars dernier sous l’égide de la militante anarchiste et féministe russe Maria Bikbulatova, opposante à la guerre de Poutine en Ukraine, émigrée en France. Ces propos visent PSL (Post Sovietic Left – La gauche post-soviétique, regroupement au sein de l’émigration russe en Europe de l’Ouest). Ce texte est identifiable par l’emploi des caractères en italique. Notre commentaire en soutien à cette initiative suit le texte en italique.

2) Les authentiques opposants russes à la guerre de Poutine sont confrontés à de redoutables adversaires au sein de l’émigration russe en Europe, ces derniers se prétendent pacifistes, mais occultent ou disculpent Poutine pour la guerre qu’il mène contre l’Ukraine.

3) Le POI a mené une campagne durant les derniers mois sur le thème « contre la guerre » culminant par un meeting européen à Londres le 20 juin 2026, sur la base d’un appel imputant la guerre en Ukraine à l’OTAN et aux pays européens. Si vous ne voulez pas être assimilés à cette orientation politique, il vous revient de vous positionner clairement contre la guerre de Poutine.

4) L’article daté du 17 juin 2026 sur le site Guerre à la guerre, coalition à laquelle participe Stop Arming Israël France, relate les actions menées durant une semaine de mobilisation du 12 au 15 juin, par la coalition Guerre à la guerre « pour dénoncer et s’opposer concrètement aux dominations militaro-sécuritaires, à la course à la guerre et à la néofascisation ». Le hic est que seule la guerre d’Israël contre le peuple palestinien est mentionnée, la guerre Iran/USA n’est même pas évoquée alors qu’elle se signale toutes les heures à tous les flashs d’information sur toutes les radios, et vous ne parlez que de « course à la guerre » alors que la guerre est bien présente sur le continent européen, plus précisément en Ukraine depuis le 24 février 2022 avec l’invasion à visée génocidaire de Poutine.

5) Un pacifisme hémiplégique, ou monomaniaque, obnubilé par la seule guerre à Gaza, et au Liban, ne peut être fonctionnel. La source des guerres actuelles ne réside pas dans un seul impérialisme (celui des USA et des États européens supposés lui être subordonnés en tout temps et en tout lieu) mais dans la marche fatale du système impérialiste mondial que nous décrivons comme multipolaire.

De 1945 à 1990, nous avons connu un système impérialiste bipolaire (USA versus bloc soviétique). De 1991 à 2008, on est passé par une phase d’impérialisme unipolaire, centrée sur les USA, qui s’est achevée avec la crise économique de 2008 née au cœur du système bancaire et financier US, en conjonction avec les revers des USA en Irak puis en Afghanistan. Depuis lors, la crise de l’impérialisme américain s’est combinée avec l’émergence de puissances capitalistes rivales, la Chine au premier chef, le retour de la Russie avec Poutine, mais aussi la place de l’Europe capitaliste comme rival économique sérieux des USA, ne disposant pas pour autant de la puissance politique et militaire équivalente à sa puissance économique. Remarque en passant : une politique commerciale d’armements, fragmentée par la concurrence et la base nationale de chaque système de production, ne fait pas pour autant une politique militaire commune aux puissances européennes.

Dire « course à la guerre » ne suffit pas : la guerre est là au Moyen-Orient mais aussi en Ukraine, au Soudan, en Birmanie, au Congo. Et cette réalité est absente de vos préoccupations. Tout comme est absente la réalité politique de l’axe réactionnaire mondial constitué par Trump et Poutine, axe auquel se rattache Netanyahou.

  • De l’Ukraine à la Palestine : l’occupation est illégale, l’occupation est un crime !
  • Marioupol, Gaza : même martyr, même combat !

Cordialement,

l’équipe de rédaction, le 19 juin 2026

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19.06.2026 à 17:01

Front commun et comités d’action sont nécessaires : réunion le 5 juillet à Paris, 14h.

aplutsoc

Choc thermique et pouvoir politique. Le pays est sous le choc thermique. Les 50 degrés ? On les verra. Cette année ? Pour l’instant, non, mais on ne saurait parier. On dit souvent que le gouvernement, comme les autres d’ailleurs, ne fait rien. C’est inexact, il a une politique : cette politique, c’est de ne prendre, tout en […]
Texte intégral (1721 mots)

Choc thermique et pouvoir politique.

Le pays est sous le choc thermique. Les 50 degrés ? On les verra. Cette année ? Pour l’instant, non, mais on ne saurait parier. On dit souvent que le gouvernement, comme les autres d’ailleurs, ne fait rien. C’est inexact, il a une politique : cette politique, c’est de ne prendre, tout en discourant, aucune mesure sérieuse pour ne pas aggraver encore le phénomène, de poursuivre la combustion de carbone pour faire tourner et circuler le capital, et de considérer que la population, la société, doivent « s’adapter ».

Une adaptation qui, à horizon séculaire, si le capital et ses gouvernements restent au pouvoir, tend vers la mort. Et tout de suite en France, dans les quelques jours devant nous, effondrement de la récolte céréalière et risque d’incendies généralisés.

Quelle démonstration terrible de ce que les besoins sociaux majoritaires ne guident en rien le pouvoir politique !

Quelle démonstration de l’urgence d’un régime démocratique et d’un gouvernement au service du plus grand nombre !

La Coalition féministe et enfantiste pose les questions politiques de fond.

Les réalités politiques de fond dans ce pays ont crevé la surface officielle du RN, des médias et du gouvernement, avec la réaction féminine et populaire au viol et au meurtre de la petite Lyhanna, qui, après le procès de Mazan, ont inscrit la question de la lutte contre la violence masculine et masculiniste au centre de la situation politique et de l’affrontement avec l’extrême droite.

Des manifestations tous les lundis devant les tribunaux visant à converger dans une grande vague le samedi 4 juillet pour forcer l’Assemblée nationale à être une Assemblée nationale et à voter une loi intégrale sur les violences sexistes et sexuelles et les violences faites aux femmes et aux enfants : c’est un mouvement politique de fond pour la démocratie et l’exercice du pouvoir législatif en faveur de l’immense majorité.

Et pendant ce temps, au Sénat…

Le pouvoir, là encore, a d’autres préoccupations. Son agenda n’est pas celui du corps social majoritaire. Il tente d’aller jusqu’au bout… contre le 1° Mai et pour l’augmentation du temps de travail. On se rappelle les actes illégaux délibérément commis et promus par le premier ministre ce 1° mai. Au Sénat ce mardi 16 juin, le ministre Farandou est venu stimuler les sénateurs de droite et du centre.

Mais c’est poussif : échaudés par le potentiel de l’unité syndicale, ils ont voté une loi qui s’en remet à des négociations de branches dans la boulangerie et la fleuristerie prétendument « artisanales », et il renvoie la suite du film en septembre à l’Assemblée nationale pour une adoption définitive d’ici au… 1° mai 2027 qui, comme on sait, fait suite à la présidentielle…

La tenaille Mélenchon/dispersion ne conduit pas à la victoire !

La présidentielle : voilà la grande affaire qui est supposée corseter la situation tout en nous conduisant à l’arrivée au pouvoir du RN et de l’union des droites. Macron, qui a commencé son double quinquennat en recevant Poutine au château de Versailles et vient d’y recevoir Trump, le terminerait donc ainsi. Répétons-le : L’obstacle politique clef réside justement dans le décalage entre la réalité sociale et humaine et l’orchestration de la présidentielle autour des Sauveurs suprêmes.

À gauche, nous avons d’un côté la campagne lancée de J.L. Mélenchon. Il est compréhensible que des centaines de milliers, notamment dans la jeunesse, veuillent y voir la seule issue possible.

Mais la méthode et l’orientation plus bonapartistes et autoritaires que jamais, l’injonction à l’unité disciplinée derrière le Chef, le mépris affiché par celui-ci pour des secteurs entiers de la population prolétarienne qu’il voue et livre au RN, et une orientation de politique étrangère, similaire à celle du RN et de l’union des droites, qu’il a encore rappelée en exigeant des puissances européennes qu’elles ne tolèrent pas la défense ukrainienne contre les bases militaires et les raffineries russes, l’ensemble de ces facteurs rendent impossible la réalisation de l’unité sur sa candidature.

Cela, alors qu’une candidature commune combinée à la préparation de législatives pour élire une constituante serait parfaitement possible eu égard aux rapports sociaux et politiques réels – et pourrait même encore être celle de J.L. Mélenchon s’il faisait ce choix politique contraire à toute son orientation depuis une décennie.

Ce qui lui permet de démarrer ainsi, en confondant appel à l’unité et stratégie contre-productive du salami et du rouleau compresseur, ce sont les « vieux partis », en ce sens bien vivants car politiquement actifs, le PS et le PCF.

Le PS par la pression de son aile néo-gouvernementale intégrée à la V° République et puissante dans les exécutifs régionaux, qui prépare en fait la candidature Hollande, et les hésitations et palinodies de sa direction confrontée à cette offensive.

Le PCF par la persistance à préserver la direction et l’éventuelle candidature de Fabien Roussel.

Et les Écologistes sont tiraillés entre l’ambition présidentielle de leur présidente et les ailes pro-Mélenchon et pro-Glucksmann (ou Hollande ?), Ruffin disant pouvoir passer outre à une Primaire que seule Autain et L’Après défendent réellement.

Se crée ainsi un vide agité où prolifèrent les candidatures tout en s’accordant avec J.L. Mélenchon contre toute primaire populaire réunissant la base pour qu’elle puisse trancher et gagner comme elle l’avait déjà fait en 2024.

Pas plus que l’orientation et les méthodes populo-bonapartistes de Mélenchon, cette prolifération dans le vide ne doit tromper : ce que la combinaison des deux prépare, c’est la défaite, et la défaite, ce sont le RN et l’union des droites au pouvoir.

Front commun et Comités d’action.

Cependant, la réalité sociale que nous rappelions ci-dessus est tout autre ! Alors ?

Alors, est-ce que les comités d’action unitaires, ou quel que soit le nom qu’on leur donne, sont encore possibles ? Soyons clairs : la question n’est pas de savoir si ce mouvement, qui avait été celui du NFP, reprendra ou non, mais quand. Car l’urgence et le danger le feront reprendre. Mais il ne faut pas que ce soit trop tard.

Ce n’est pas de combinaisons de sommets que peut sortir le sursaut, mais, comme en 2024, d’une poussée d’en bas contraignant les sommets.

Seulement, les comités d’action nécessaires ne peuvent être ni « l’unité antifasciste » derrière et sous l’égide de J.L. Mélenchon, ni « l’union de la gauche sans J.L. Mélenchon ». Dans les deux cas, complémentaires, nous avons l’impasse et l’organisation de la défaite.

Est nécessaire et possible le front commun pour battre le RN et l’union des droites et imposer, tant aux probables législatives qu’aux présidentielles, revendications et candidats choisis par les forces populaires.

Ainsi, c’est le front commun contre l’extrême-droite et l’union des droites, vertébré par les syndicalistes et associant sans conteste toutes les forces politiques relevant de « la gauche », qui a gagné mardi à Moulins contre l’union des droites.

Rendre cela possible à l’échelle du pays, gagner contre le RN et l’union des droites en renversant la V° République, imposer front commun et comités d’action avant la présidentielle, tel est le sujet de la réunion-débat publique à laquelle Aplutsoc vous convie le dimanche 5 juillet à 14h à Paris, au Maltais rouge, ou en visio.

Cette initiative suscite votre intérêt, vous semble nécessaire et utile : aidez-nous pour la réussite de cette initiative !

Faites tourner le flyer d’invitation : Télécharger le flyer (PDF)

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19.06.2026 à 09:01

Ils ne nous empêcheront pas de lutter ! Appel manif du 20 juin 2026

aplutsoc

Aplutsoc est signataire de cet appel et invite ses ami.es, lecteurs et lectrices à souvenir massivement cette initiative. Pour rejoindre cet appel, voir la page dédiée.
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Aplutsoc est signataire de cet appel et invite ses ami.es, lecteurs et lectrices à souvenir massivement cette initiative.

Pour rejoindre cet appel, voir la page dédiée.

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17.06.2026 à 15:55

Echec à l’union des droites dans l’Allier : on peut gagner !

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Présentation Nous avons rendu compte de la lutte démocratique, unitaire et syndicale, menée dans l’Allier contre « Murmures de la Cité » et l’extrême droite, moment clef de la « guerre culturelle » selon J.Y. Le Gallou, et, toujours selon lui, première victoire dans ce combat, et jalons vers la prise du pouvoir par l’union des droites voulue par […]
Texte intégral (749 mots)

Présentation

Nous avons rendu compte de la lutte démocratique, unitaire et syndicale, menée dans l’Allier contre « Murmures de la Cité » et l’extrême droite, moment clef de la « guerre culturelle » selon J.Y. Le Gallou, et, toujours selon lui, première victoire dans ce combat, et jalons vers la prise du pouvoir par l’union des droites voulue par P.E. Stérin, avec son cortège de menaces contre les militants et la destruction de l’Etat de droit. Voir nos articles des 20 juillet 2025, 29 juillet 2025, 29 novembre 2025, 2 janvier 2026, 15 janvier 2026.

Une victoire importante vient d’être remportée hier soir, 16 juin 2026, dans l’Allier : le rejet, à une majorité écrasante, de la subvention publique à « Murmures de la Cité » par la communauté d’agglomération de Moulins,C’est un évènement de signification nationale. C’est pourquoi nous reproduisons ci-dessous l’article du site de la FSU 03 qui lui est consacré :

Document

Victoire républicaine, laïque et démocratique à la Communauté d’agglo de Moulins.

Net et sans appel : la subvention à « Murmures de la Cité » a été refusée par 61 voix, contre 11 et 4 abstentions. Plusieurs interventions d’élus, de tous bords, ont abordé les menaces de morts émises par l’extrême droite dans son combat pour interdire la mise en cause de ce financement. Stefan Lunte, vice-président en charge de la culture, est intervenu en faveur de « Murmures de la Cité ». Le maire de Moulins et président de cette assemblée, Benoit Faivre, n’a pas voulu officialiser son propre vote (le vote était secret).

Le Collectif laïque et républicain de Moulins, auquel participe pleinement la FSU, était présent devant ce Conseil communautaire et a distribué aux élus un tract donnant 5 bonnes raisons, chacune suffisante, de refuser cette subvention : derrière et au dessus de « Murmures de la Cité » on a Sophia-Polis, cénacle racialiste-intégriste, le spectacle vise à en faire infuser les idées anti-républicaines et extrémistes, à son service les officines d’extrême droite diffusent mensonges et menaces de mort notamment contre le secrétaire départemental de la FSU, M. Senet de Murmures et de Sophia-Polis a tenté de faire condamner les journaux La Montagne et l’Humanité et a échoué, et réclame de l’argent public tout en étant soutenu par un exilé fiscal milliardaire, M. Stérin.

Comme l’a dit un élu – se présentant comme attaché à l’ « identité catholique » – il ne faut pas aller vers la guerre civile. Voila qui situe les vrais enjeux.

Le syndicalisme est à sa place en défendant laïcité, démocratie, Etat de droit. Nous pouvons être fiers du rôle que nous avons joué.

La portée de ce vote est nationale. Il signifie que l’on peut revenir sur l’union des droites, dont M. Le Gallou, vieil ami de J.M. Le Pen, avait célébré l’an dernier la victoire dans l’Allier. Il signifie que l’action syndicale et laïque en défense des principes républicains peut donner l’alerte et retourner une situation. Il signifie qu’en France comme en Europe et dans le monde, rien n’est joué en 2027. La bataille sociale et démocratique est devant nous.

Dans l’immédiat, le Collectif laïque et républicain exige avec force du Conseil Régional d’Auvergne Rhône-Alpes qu’à son tour il revienne sur l’octroi d’argent public aux officines d’extrême droite !

Source : https://fsu03.fsu.fr/victoire-republicaine-laique-et-democratique-a-la-communaute-dagglo-de-moulins/

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16.06.2026 à 15:47

Des JO d’Hitler au Mondial de Trump: une filiation qui en dit long sur l’état de notre monde ! Yorgos Mitralias

aplutsoc

La première surprise que nous réserve ce Mondial 2026 est l’impressionnante amnésie de tous ceux qui y sont impliqués, médias internationaux compris. Rien, pas un mot, absolument aucune allusion à son tristement célèbre « ancêtre », les JO de Berlin de 1936. Car, malgré les 90 ans qui les séparent, les affinités électives des JO d’Hiller et du […]
Texte intégral (1319 mots)

La première surprise que nous réserve ce Mondial 2026 est l’impressionnante amnésie de tous ceux qui y sont impliqués, médias internationaux compris. Rien, pas un mot, absolument aucune allusion à son tristement célèbre « ancêtre », les JO de Berlin de 1936. Car, malgré les 90 ans qui les séparent, les affinités électives des JO d’Hiller et du Mondial de Trump crèvent les yeux : même exploitation propagandiste de l’évènement sportif par les mêmes régimes autoritaires, racistes et liberticides dirigés par des chefs suprêmes mégalomanes dépourvus de scrupules moraux et démocratiques.

Ceci étant dit, ce sont précisément ces similitudes et ces affinités électives qui nous permettent de mieux comprendre et d’évaluer les différences qui existent entre les JO d’ Hitler et le Mondial de Trump. Et la première d’elles a trait aux réactions populaires et autres qu’ils ont suscitées. Pratiquement aucune en 2026, tout au moins de la part des États et des organisations internationales. Et seulement quelques -plutôt rares- protestations et critiques par-ci, par-là de la part des ONG et des mouvements sociaux. En somme, une apathie qui trahit l’acceptation résignée de l’événement au nom du très fataliste « que peut-on faire contre tout ce cirque gigantesque ? ».

La différence avec ce qui s’est passé avant et durant les JO de Berlin saute aux yeux. À l’opposé de la résignation régnant en 2026, des mouvements pour le boycott des JO de 1936, qui faisaient descendre dans la rue des milliers de manifestants, avaient vu le jour aux Etats-Unis, en France, en Grande Bretagne, en Hollande, en Suède et en Tchécoslovaquie. Ces mouvements n’ont pas pu empêcher la tenue des JO de Berlin, mais ils ont expliqué largement leur cause antifasciste, alertant les populations, mobilisant des avant-gardes antiracistes en bataillant sur une ligne de classe contre les partisans des JO et autres admirateurs d’Hitler. (1)

Par contre, l’Espagne du Front Populaire a boycotté les JO de Berlin, et encore mieux, le gouvernement catalan de gauche du premier ministre Lluís Companys (exécuté plus tard par les fascistes de Franco) a organisé l’Olympiade des Peuples, à laquelle devaient participer 6.000 athlètes de 49 pays. Finalement, ces JO alternatifs n’ont jamais eu lieu parce que leur ouverture le 19 juillet 1936 a coïncidé avec l’éclatement du coup d’état de Franco. Plusieurs de ces athlètes mais aussi des journalistes sportifs envoyés à Barcelone pour couvrir les JO alternatifs, se sont engagés et battus dans les milices de gauche (comme l’auteur de « 1984 » George Orwell dans celles du POUM) et certains ont laissé leur vie au combat antifasciste…

La comparaison des réactions populaires face aux JO d’ Hitler et au Mondial de Trump est très éloquente et en dit long sur l’actuel état (misérable) de la gauche internationale et des mouvements populaires. Et c’est probablement cet état consternant du camp progressiste qui fait que Trump sente avoir les mains plus ou moins libres pour faire que son Mondial soit bien plus ouvertement raciste, répressif, foncièrement antidémocratique et au service des ultra-riches que les JO de Hitler ! En effet, tandis que le régime nazi avait pris soin durant les JO de paraitre presque …libéral en enlevant tout ce qui pourrait trahir son antisémitisme pathologique ainsi que ses « excès » antidémocratiques et répressifs, Trump et son régime exhibent presque fièrement leur racisme décomplexé, leur mépris pour l’humanité pauvre et…basanée, leur chasse impitoyable aux migrants (même dans les stades !) et leur suprématisme blanc. Et tout ça en se foutant éperdument des règlements et de ses propres promesses, allant jusqu’à interdire l’entrée aux Etats-Unis des supporters des équipes du Tiers Monde, et même de leur staff (!) ou des arbitres africains choisis pour arbitrer des rencontres du Mondial !

Cependant, force est de constater que ni Hitler, ni Trump n’auraient pu faire tout ça sans le soutien enthousiaste des dirigeants du sport international. Et si Trump jouit du soutien indéfectible du président de la FIFA Gianni Infantino, dont la servilité presque comique concurrence celle du secrétaire de l’OTAN Mark Rutte, connu pour avoir appelé Trump… »Daddy », Hitler a eu son propre Infantino en la personne du célèbre baron de Coubertin ou de Avery Brundage. En effet, le notoire colonialiste, raciste, antisémite et misogyne « père des JO modernes » baron de Coubertin n’a jamais caché son admiration tant pour son « ami » Adolphe Hitler, qu’il a célébré comme « l’un des plus grands bâtisseurs de notre époque », et le régime nazi, dont il faisait l’éloge, que pour les JO de Berlin qu’il a défendu avec toutes ses forces. Quant à l’américain raciste, suprématiste et antisémite Avery Brundage qui a dirigé, pendant presque un demi-siècle, le tristement célèbre Comité International Olympique, ce repaire des princes et autres aristocrates déchus, des millionnaires ultraréactionnaires et des professionnels de l’anticommunisme, il a tout fait pour faire échouer le boycott des JO de Berlin en tant que président du Comité Olympique américain. Et si aujourd’hui, l’inénarrable Infantino appelle l’opinion publique internationale profondément choquée par le refoulement des Etats-Unis de l’arbitre somalien Abdulkadir Artan, a… « se calmer et à relaxer » (chill and relax), Avery Brundage qualifiait en 1936 de… « complot juif » le mouvement de boycott et tous ceux qui dénonçaient la persécution des juifs par les nazis. Un Avery Brundage qui était à l’époque membre d’une organisation isolationniste et sympathisante du nazisme, au nom évocateur… America First ! Décidément, Trump n’a rien inventé…

Comme d’ailleurs, ce Mondial en cours, qualifié justement de « Mondial du fric », n’a rien inventé de nouveau à l’exception de son gigantisme et de sa domination totale par les forces du grand capital. Ces forces qui évidemment n’ont rien à redire ni au racisme décomplexé, ni a la manie répressive de ce Caligula nazifié qu’est Donald Trump. Et si tout ça nous ramène presque un siècle en arrière, nous rappelant imperceptiblement l’époque des JO de Berlin célébrés alors par les mêmes élites qui célèbrent aujourd’hui le Mondial de Trump, alors il n’y a rien qui puisse étonner et choquer ceux qui gouvernent ce monde. Comme par exemple, cet éternel bastion réactionnaire qu’est le Comité International Olympique (CIO) qui vient de reproduire et mettre sur le marché un t-shirt portant l’affiche officielle des JO de 1936 à la gloire du Troisième Reich !

Raison de plus pour que nous prenions au sérieux la menace mortelle que représentent tous ces nostalgiques d’un passé pas du tout révolu, et que nous réagissions en conséquence…

Note

1. Pour les JO de Berlin, voir notre texte Jusqu’à quand l’escroquerie de la « flamme olympique » ? La flamme olympique, une merveilleuse idée du Dr. Goebbels» ! : https://blogs.mediapart.fr/yorgos-mitralias/blog/220424/la-flamme-olympique-une-merveilleuse-idee-du-dr-goebbels

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