20.01.2026 à 08:00
Gwenola Ricordeau sera l'invitée de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris), le vendredi 6 février à 19h30 pour présenter son nouvel ouvrage : « Tant qu'il y aura des prisons » aux éditions Le Passager Clandestin.
La rencontre sera animée par Pierre Tenne.
Gwenola Ricordeau sera l'invitée de la librairie Le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris), le vendredi 6 février à 19h30 pour présenter son nouvel ouvrage : « Tant qu'il y aura des prisons » aux éditions Le Passager Clandestin.
La rencontre sera animée par Pierre Tenne.
Présentation de l'ouvrage par la maison d'édition :
Avec ce nouveau livre, Gwenola Ricordeau s'adresse à celles et ceux qui pressentent que « la prison n'est pas la solution », mais manquent de repères pour formuler une critique construite.
Son texte propose une critique radicale, mais accessible de l'institution carcérale, en déconstruisant ses fonctions présumées (punir, dissuader, réhabiliter, neutraliser), tout en montrant qu'elle produit plus de souffrance et d'injustices qu'elle n'en répare. À travers une analyse claire et rigoureuse, ainsi que des exemples concrets, l'autrice y expose les effets destructeurs de la prison sur les personnes incarcérées, leurs proches et la société dans son ensemble, et montre comment cette institution sert les intérêts d'un ordre capitaliste, raciste et patriarcal.

19.01.2026 à 08:00
La mobilisation populaire est déclarée face aux attaques du nouveau régime syrien et de ses alliés turcs et groupes affiliés à l'État Islamique !
La mobilisation populaire est déclarée face aux attaques du nouveau régime syrien et de ses alliés turcs et groupes affiliés à l'État Islamique !
Tout va très vite ces derniers jours avec la chute le 11 janvier dernier de deux quartiers majoritairement kurdes d'Alep, alors administrés par l'Administration Autonome du nord-est de la Syrie, aux mains du gouvernement d'intérim syrien avec à sa tête Ahmed al-Sharaa (ancien chef du Front Al-Nusra, une branche d'Al-Qaeda en Syrie).
Hier, ce dernier a rompu les cessez-le-feu et a attaqué l'Administration Autonome sur toute la frontière naturelle qui les sépare.
Cette nuit la ville de Der-ez-Zor, le long de l'Euphrate est tombée et les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) qui sont les forces armées de défense du Nord-Est de la Syrie ont battu en retraite. Elles ont également détruit le pont de Raqqa pour ralentir la progression des forces armées de Damas (appuyées par la Turquie). Les combats continuent actuellement à Tabqa.

Ce matin (18-01-25) le porte-parole des Forces Démocratiques Syrienne (FDS) Ferhad Şami, sur Ronahî TV (télévision kurde et arabe) a déclaré :
🗣️ Les forces djihadistes venues de toute la Syrie sont mobilisées et attaquent sur toute la longueur de la ligne de front.
🗣️ 100 000 combattants, dont des forces de la nouvelle armée syrienne, de l'État islamique, d'Al-Nosra et des milices directement liées au gouvernement turc, attaquent la région.
🗣️ Ces attaques sont coordonnées avec la guerre des drones par le gouvernement turc et orchestrées par les renseignements et l'armée turques.
🗣️ Les prisonniers de l'État islamique dans la ville de Tabqa ont été transférés vers d'autres régions avant le début de cette attaque.
🗣️ Nous nous souvenons tous de l'époque des attaques de l'État islamique contre Kobani en 2014 ; les attaques actuelles et le danger sont deux fois plus grands qu'à l'époque. Nous devons tous en être conscients et agir en conséquence.
🗣️ Tous les jeunes doivent se préparer à prendre position aux côtés des combattants du QSD ; nous devons tous assumer notre responsabilité dans cette défense.
Ajout du présentateur Ronahî TV :
🗣️ Les familles qui ont fui Sheba et trouvé refuge à Tabqa il y a un an ont dû fuir davantage vers la région de Cizire en raison des évolutions actuelles. Cela concerne environ 3 000 familles.
Pour répondre à cela, l'administration autonome du nord et de l'est de la Syrie déclare que :
📌Le gouvernement de Damas est déterminé à continuer à se battre et à poursuivre l'option militaire.
📌Nous appelons notre peuple à répondre à l'ordre général de mobilisation.
📌Nous appelons notre peuple à être pleinement préparé et à adopter le principe de l'autodéfense comme fondement.
📌Nous appelons notre peuple à se tenir aux côtés de leurs forces militaires et à protéger leurs villes.
📌Nous appelons tous les segments de notre peuple à s'armer et à se préparer à affronter toute attaque potentielle dans les régions de Jazira et Kobané.
📌Nous sommes à un tournant critique : Soit nous résistons, soit nous serons soumis à toutes les formes d'injustice et d'humiliation.
📌Nous faisons face à une guerre existentielle, et il n'y a qu'une seule option : la résistance populaire.

Trois mille familles déplacées d'Afrin et des communautés arabes dans le canton de Tabqa se sont dirigées vers le canton de Jazira plus au nord en raison des attaques de groupes armés du gouvernement intérimaire syrien affiliés à l'État turc. Le déplacement de la région de Tabqa se poursuit.
Face aux campagnes efficaces du gouvernement de Damas de désinformer sur la situation réelle, il convient plus que jamais de vérifier les sources et les intérêts des médias que l'on suit.

Autres articles :
19.01.2026 à 08:00
Samedi 24 janvier à 16h, la Librairie Publico reçoit Philippe Cuisset et Evin Isik de l'équipe de traduction de l'ouvrage « Mourir le sourire aux lèvres » de Mehmet Dağ
Le livre relate les atrocités commises durant des années, après le coup d'État militaire du 12 septembre 1980, lorsque l'État turc arrêtait des jeunes Kurdes et des militants du PKK pour les enfermer dans la prison n°5 de Diyarbakır.
Samedi 24 janvier à 16h, la Librairie Publico reçoit Philippe Cuisset et Evin Isik de l'équipe de traduction de l'ouvrage « Mourir le sourire aux lèvres » de Mehmet Dağ
Le livre relate les atrocités commises durant des années, après le coup d'État militaire du 12 septembre 1980, lorsque l'État turc arrêtait des jeunes Kurdes et des militants du PKK pour les enfermer dans la prison n°5 de Diyarbakır.
Lieu de détention et de torture de milliers d'opposants, kurdes pour la plupart, cette prison a été fermée en 2022. Nuri Sinir, qui a pris la tête d'un collectif d'anciens prisonniers voulant faire de ce lieu un « musée de la honte », rapporte que les gardiens de cette prison disaient : Ici Dieu n'existe pas et ses prophètes sont en congé. »
L'auteur a écrit ce livre en 2010, à l'époque où il se trouvait dans la prison de haute sécurité de Kandıra, construite sur le modèle des établissements pénitentiaires des États-Unis et d'Allemagne. Pendant cette période, il a été condamné à l'isolement à plusieurs reprises en raison de sa participation à la campagne pour protester contre l'isolement imposé au leader kurde Abdullah Öcalan.
Ce livre a été écrit en quarante-cinq jours à l'isolement, mais risquait être détruit s'il était retrouvé lors des perquisitions. Il a donc dû être caché dans différents endroits. Le manuscrit a été copié en trois exemplaires, chacun étant donné à des camarades dans différentes cellules. Il a été sorti de la prison feuillet par feuillet.
L'arrestation, les interrogatoires, la torture, les humiliations, l'incarcération, la mise à l'isolement, les parodies de procès, la solidarité entre prisonniers, les trahisons, voici ce que relate ce livre écrit dans des conditions inhumaines, par un rescapé. Si pour des raisons tenant aux conditions particulières d'écriture, le récit met en scène un certain « Cemil », c'est bien le récit de ce qu'a vécu l'auteur durant ces années terribles.

18.01.2026 à 00:31
Face aux massacres en Iran et au couvercle mis par le régime (coupure Internet et téléphonie), tribune libre et apartisane avec des témoignages directs d'Iran.
Face aux massacres en Iran et au couvercle mis par le régime (coupure Internet et téléphonie), tribune libre et apartisane avec des témoignages directs d'Iran.
Le gouvernement de Téhéran vient de faire un nouveau carnage (qui se poursuit), sans précédent par l'ampleur de la violence employée et par le nombre de victimes (et on ne connait pas encore le nombre de personnes blessé•es et emprisonné·es).
Le blocage d'Internet et l'enclos médiatique créé de ce fait, empêchent de connaître le véritable visage de cette répression.
Nous invitons les Iranien·ne·s de venir partager les témoignages directs reçus de leurs proches en Iran.
Et nous invitons toutes les personnes qui veulent apporter leur soutien au peuple iranien dans sa lutte pour la liberté et la démocratie à venir entendre ces voix.
La tribune sera libre et apartisane. Crions notre colère et veillons nos mort·es.
Dimanche 18 janvier – 14 h
Fontaine des Innocents – Paris
Métro Châtelet - Les Halles

17.01.2026 à 18:30
Au cœur de cet hiver glacial, venez vous réchauffer vendredi 23/01 à la Kunda ! Cette soirée sera en soutien à la Mutuelle de la Kunda, autrement dit : à l'outil de solidarité du dernier squat d'habitation, d'accueil et d'organisation politique d'lle-de-France... ikonik non ?
Au cœur de cet hiver glacial, venez vous réchauffer vendredi 23/01 à la Kunda ! Cette soirée sera en soutien à la Mutuelle de la Kunda, autrement dit : à l'outil de solidarité du dernier squat d'habitation, d'accueil et d'organisation politique d'lle-de-France... ikonik non ?

On se retrouve le vendredi 23 janvier de 20h à 01h à la Kunda avec une line up sans commune mesure : 2L, Haze Musazi, MLS, Djinn Arezki (collectif Barbarry), A.N.S.O et Elvieto... Le programme est à retrouver sur notre instagram @les.digitales !
TARIFS : entrée à prix libre (tarif de soutien à la mutuelle), cantine prix libre, bar prix fixe (2/4€)
Adresse : 46 rue Jules Lagaisse, Vitry-sur-Seine (Tram T9 et Métro M7)
LA KUNDA C'EST QUOI ?
La Kunda est un squat ouvert en février 2020, qui regroupe aujourd'hui environ 70 personnes – précaires, militant·es, sans-papiers, étudiant·es, familles – sur une parcelle de trois bâtiments, à Vitry-sur-Seine. Cette propriété du département (Val-de-Marne) et ancien foyer de l'aide sociale à l'enfance était abandonné depuis plus d'un an. Nous avons choisi de l'appeler la Kunda (« communauté » en Soninké). Il s'agit à ce jour du dernier squat d'habitation, accueil et organisation politique d'Île-de-France !
ET NOTRE MUTUELLE ?
La Mutuelle de la Kunda est une caisse de solidarité autogérée et à prix libre créée dès l'ouverture de la Kunda. Face aux grandes inégalités de ressources entre les habitant·es, un système de mutualisation a été mis en place afin d'organiser la redistribution mensuelle de ces ressources. On mutualise notre logement par le squat et notre bouffe par la récup alors pourquoi pas notre argent ?
Notre objectif principal est d'assurer un minimum de subsistance et d'autonomie financière pour toustes les habitant·es de la Kunda. L'expulsion imminente de la Kunda risque de faire disparaître cet espace de solidarité, nous nous organisons pour que cette mutuelle perdure même si nous perdons notre maison ! Nous appelons donc à votre soutien : soutenir la Mutuelle de la Kunda via notre cagnotte, c'est défendre l'espace de solidarité inconditionnelle qu'est la Kunda !
Cette soirée sera à prix libre pour que chacun·e puisse venir faire la fête avec nous peu importe ses moyens ! Mais ce modèle de solidarité ne peut tenir que si celleux qui le peuvent nous soutiennent à la hauteur de leurs ressources ! La Kunda est un lieu de vie : les espaces ouverts sont délimités, et l'horaire de fin est fixé pour respecter le quotidien des habitant·es, merci de le respecter :)
Papiers et logements pour toustes !
LA KUNDA
17.01.2026 à 11:06
Rendez-vous dimanche 18 janvier à 14h devant le foyer des Mûriers (16 rue Fernand Léger, Paris 20e) en hommage à El Hacen Diara, tué par la police du 20e dans la nuit de mercredi à jeudi.
Rendez-vous dimanche 18 janvier à 14h devant le foyer des Mûriers (16 rue Fernand Léger, Paris 20e) en hommage à El Hacen Diara, tué par la police du 20e dans la nuit de mercredi à jeudi.
Soyons nombreuses en nombreux en hommage à notre frère tué par la police mercredi 14 janvier. Exigeons Vérité et Justice et organisons la solidarité contre les violences policières et le racisme.

El Hacen Diarra, 35 ans, originaire de Baydiom, en Mauritanie, a été retrouvé mort au commissariat du 20e arrondissement de Paris.
Des proches, présents au moment des faits, témoignent :
Aux alentours de 22h, El Hacen se trouvait en bas de son domicile, au foyer Les Mûriers, Père-Lachaise (20ᵉ).
Il buvait simplement un café, assis tranquillement, lorsque la police est venue vers lui.
Il a été interpellé, puis frappé, et embarqué par la police. Il est mort dans les locaux de police peu de temps après.
El Hacen DIARRA était un jeune homme mauritanien hébergé par son cousin au foyer 16 rue Fernand Léger, Paris 20e, métro Père Lachaise.
Le mercredi soir 14 janvier, à la suite du match entre le Sénégal et l'Égypte, il est descendu déposer un sac d'ordures à la poubelle. Ensuite il est sorti du foyer en shorts et tongs pour boire un café et fumer une cigarette sur le côté rue des Pruniers.
Une voiture de police est passée par là, s'est arrêtée. Une conversation avec les policiers s'est enclenchée. Les policiers ont voulu palper le jeune homme. Celui-ci a protesté et ne voulait pas que les policiers le touchent. Une bagarre a éclaté, un coup de taser est parti, des voitures de renfort sont arrivées. Le jeune homme en sang a été embarqué dans une des fourgonnettes, direction le commissariat.
Le lendemain matin, inquiète, sa famille s'est présentée au commissariat du 20e pour prendre des nouvelles. Au début les agents du commissariat ont refusé de donner des informations. Ensuite une policière les a amenés dans un autre commissariat du côté de République et on leur a dit que El Hacen était mort.
Suite à Lamine Dieng (2007), suite à Adama Traoré (2016), Liu Shaoyao (2017), Gaye Camara (2018), Aboubacar Fofana (2018), et de nombreux autres, El Hacen prend sa place dans la longue liste de victimes de l'usage disproportionné de la force mortelle par la police française et de la culture d'impunité cultivée en son sein.
Un hommage et un moment de recueillement lui sera rendu par sa famille au lieu même de l'interpellation dimanche 18 janvier à 14h.
