23.07.2026 à 06:00
Mr Mondialisation
Libre Forêt ne fait pas dans la demi-mesure : l’association achète des forêts et les laisse évoluer sans intervention humaine. Un défi de taille dans notre pays où l’exploitation forestière fait des ravages. Interview. [Temps de lecture estimé : ~ 11 min] Face à l’effondrement de la biodiversité, à l’intensification de l’exploitation forestière et aux […]
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[Temps de lecture estimé : ~ 11 min]
Face à l’effondrement de la biodiversité, à l’intensification de l’exploitation forestière et aux effets grandissants du changement climatique, une autre vision de la forêt émerge. Loin des logiques de production, l’association Libre Forêt défend un principe simple mais radical : laisser la nature évoluer sans intervention humaine.
Pour ses membres, la meilleure façon de protéger les écosystèmes forestiers n’est pas de planter davantage d’arbres ou de gérer les parcelles, mais de préserver des forêts existantes en les soustrayant durablement à toute exploitation.
En acquérant des parcelles forestières destinées à la libre évolution, l’association souhaite recréer de véritables réservoirs de biodiversité, capables d’accueillir une faune et une flore aujourd’hui fragilisées. Une démarche qui interroge notre rapport à la nature, à la sylviculture et à la place de l’Homme dans les écosystèmes.
Dans cet entretien, Mr Mondialisation revient avec Libre Forêt sur les origines du projet, les fondements scientifiques et philosophiques de la libre évolution, les défis financiers de l’association, mais aussi les critiques auxquelles elle fait face. Une conversation qui invite à repenser notre manière d’habiter et de protéger les forêts.
Jean-François Petit : « D’abord, il y a eu la lecture de deux ouvrages : celui de Rachel Carson Un printemps silencieux, paru en 1962, et celui de de Jean Dorst, Avant que nature meure, publié en 1965, alors que je ne suis qu’un jeune adolescent.
« Peu à peu, j’ai réalisé que l’Homme avait progressivement perdu le sens de l’équilibre avec le vivant. »
Il est devenu indispensable de repenser notre rapport à la nature et de réorienter nos actions. Face à l’effondrement des populations d’insectes, d’oiseaux et de mammifères, ainsi qu’aux difficultés rencontrées par certaines espèces emblématiques, comme le loup, pour se réimplanter durablement sur nos territoires, l’une des solutions consiste à laisser la nature évoluer librement, sans intervention humaine. C’est, à mes yeux, une condition essentielle pour permettre à la biodiversité de se reconstituer à l’échelle des territoires.
C’est ainsi qu’après 19 ans dans les métiers de l’exploitation forestière et de l’industrie lourde du bois, entre autres, j’en suis arrivé naturellement à la conclusion suivante : l’Homme est un grand extractiviste de nos forêts. La seule façon de lutter contre cette tendance sera de laisser la forêt évoluer comme bon lui semble. »
Jean-François Petit : « À mes yeux, la plantation d’arbres n’est pas une solution pour préserver la biodiversité, bien au contraire. Dans nos forêts, les espèces locales vivent en équilibre avec les essences qui y sont naturellement présentes. Introduire des espèces exotiques, c’est risquer de rompre cet équilibre.
Ce qui est frappant, c’est qu’à partir du moment où l’on cesse d’intervenir, la nature reprend progressivement ses droits : des espèces recolonisent les milieux et les écosystèmes retrouvent peu à peu leur dynamique naturelle.
Notre action ne se limite d’ailleurs pas au rachat de forêts. Nous menons également un travail de sensibilisation et de plaidoyer, et nous constatons que de plus en plus de communes et de particuliers s’intéressent à cette approche.
Au-delà de la biodiversité, il y a aussi la question du carbone. Une forêt ancienne, composée de gros arbres, stocke davantage de carbone qu’une plantation récente. Une plantation repart de zéro : il faut des décennies avant qu’elle n’offre de réels bénéfices écologiques. À l’inverse, une forêt mature possède déjà toutes les caractéristiques d’un écosystème riche.
« Un vieux chêne peut abriter jusqu’à 2 500 espèces. Un jeune plant d’un an, lui, n’offre pratiquement aucun habitat à la biodiversité »
Jean-François Petit : « La libre évolution consiste à ne plus intervenir sur la forêt. Cela signifie aucune gestion sylvicole, aucune exploitation et, dans l’idéal, aucune intervention humaine dans les parcelles.
« Pas de cueillette, pas de récolte, pas de chasse : en un mot, aucun extractivisme.»
À mes yeux, la libre évolution et la reforestation ne sont pas forcément incompatibles. Mais la reforestation suppose de disposer de terres à planter. Or, aujourd’hui, l’agriculture occupe une telle place dans l’occupation des sols qu’il est difficile de parler de véritable reforestation en France.
L’exemple de la reforestation des Landes, et des problèmes qu’elle a engendrés, illustre bien les limites de cette approche. »
Jean-François Petit : « À ce jour, nous avons acquis 36 hectares placés en libre évolution. Notre ambition, sans doute un peu idéaliste, serait de posséder un maximum d’hectares dans chaque département. Malheureusement, nos moyens financiers restent limités.
Notre objectif ultime serait de créer des îlots de libre évolution au sein de chaque grand massif forestier. Ces espaces pourraient devenir de véritables réservoirs de biodiversité qui, grâce aux trames vertes et bleues, favoriseraient la diffusion des espèces et enrichiraient progressivement l’ensemble des forêts environnantes.
Est-ce un rêve ou une utopie ? Entre les deux peut-être. Mais c’est dans cette direction que nous avons choisi d’œuvrer. »
Jean-François Petit : « Essentiellement grâce aux dons de particuliers, qui sont le plus souvent des adhérents de l’association. Ce sont eux qui rendent nos acquisitions possibles. Nous recevons également le soutien de quelques entreprises, mais notre financement repose avant tout sur cette mobilisation citoyenne.
Pour donner un ordre d’idée, un hectare de forêt coûte en moyenne autour de 6 000 euros, même si les prix peuvent varier selon les régions et les caractéristiques des parcelles. Chaque don, quel que soit son montant, contribue donc concrètement à protéger des espaces forestiers en les plaçant durablement en libre évolution. »

Jean-François Petit : « Il s’agit principalement de particuliers qui délaissent leur bien, soit par méconnaissance du fonctionnement d’un écosystème forestier et des pratiques de gestion adaptées, soit parce qu’ils sont profondément découragés par l’évolution de leur forêt sous l’effet du changement climatique.
Face aux sécheresses répétées, aux dépérissements, aux maladies ou aux attaques de ravageurs, certains finissent par ne plus se sentir capables de l’entretenir ou de lui redonner un avenir, et préfèrent la céder à des personnes qui pourront en prendre soin sur le long terme. »
Jean-François Petit : « Nos principaux critères sont d’abord la superficie de la parcelle, qui doit être supérieure à 4 hectares, notamment en raison du droit de préférence.
Nous accordons également une grande importance au diamètre des arbres qui composent la forêt : plus ils sont âgés et de gros diamètre, plus leur intérêt écologique est élevé. La quantité de bois mort est aussi un critère essentiel, car c’est dans ce bois que se développe une grande partie de la biodiversité. Comme on le dit souvent, un arbre mort peut être plus vivant qu’un arbre vivant.
La présence de dendromicrohabitats (ndlr : petites structures présentes sur un arbre vivant ou mort qui servent d’habitat à de nombreuses espèces) est également prise en compte, mais ces éléments ne peuvent être évalués qu’à l’occasion d’une visite sur le terrain.
Enfin, nous disposons des connaissances nécessaires pour réaliser ces évaluations nous-mêmes, sans avoir besoin de faire appel à des associations comme la LPO. »
Jean-François Petit : « Une fois intégrée à notre réseau, la forêt est laissée en libre évolution. Contrairement à une forêt exploitée, où les arbres sont souvent récoltés alors qu’ils sont encore relativement jeunes, nous leur permettons d’accomplir l’ensemble de leur cycle de vie, jusqu’à leur mort naturelle.
En théorie, ces espaces ne devraient faire l’objet d’aucune intervention humaine. En pratique, une surveillance reste nécessaire, notamment pour vérifier les accès depuis les sentiers fréquentés, suivre d’éventuels dégâts causés par le gibier ou prévenir les intrusions, ces forêts pouvant susciter l’intérêt de photographes animaliers ou d’autres visiteurs. »
Jean-François Petit : « Très sincèrement et sans filtre, en sachant que nos observations sont des observations de naturalistes avertis mais avec des failles dans nos connaissances, on observe jusqu’ à maintenant la régression des EEE (Espèces Exotiques Envahissantes) quand on arrête toute intervention sylvicole.
Pour les plantes de nos régions qui deviennent rares, on observe leur développement lent mais sûr – seulement les canicules de cette année pourraient bien annihiler ces effets.

Quant à l’avifaune (ndlr : ensemble des espèces d’oiseaux présentes dans un milieu, une région ou un écosystème donné), on observe un accroissement subtil du nombre d’espèces de pics, comme le pic mar, le retour discret de la tourterelle des bois, on entend aussi le pigeon colombin, par exemple, qui sont des espèces inféodées aux gros arbres et loges de pic. »
Jean-François Petit : « Il existe des publications scientifiques sur le sujet, mais la recherche s’intéresse principalement aux méthodes d’exploitation forestière, à leurs impacts sur les sols, à l’introduction d’essences mieux adaptées au changement climatique, à la croissance des arbres ou encore au stockage du carbone. Ces travaux visent souvent à améliorer la production de bois et la productivité des forêts.
En revanche, il existe encore peu d’études démontrant directement les bénéfices de la libre évolution des forêts. C’est, du moins, mon analyse de la littérature disponible.
La Revue forestière française a consacré plusieurs articles sur le sujet. Dès l’introduction d’un numéro de 2021, les auteurs soulignent que « le terme de libre évolution reste néanmoins hautement discutable » et proposent plutôt d’interroger les « degrés de liberté » des systèmes écologiques forestiers, qui sont, par nature, des systèmes complexes. »
Jean-François Petit : « Les maladies sont souvent la conséquence de déséquilibres créés en amont par certaines pratiques de gestion forestière.
Prenons l’exemple des scolytes : si nos forêts abritaient davantage de vieux arbres, de cavités et de bois mort, elles offriraient un habitat à de nombreux prédateurs naturels, comme certains pics ou des coléoptères saproxyliques, qui contribuent à réguler ces populations.
« Le véritable enjeu est donc celui de l’équilibre entre les espèces végétales et animales. Une forêt diversifiée et fonctionnelle est naturellement plus résiliente.»
Concernant les incendies, il est important de distinguer les forêts en libre évolution âgées des peuplements plus jeunes ou fortement exploités.
Les gros arbres et le bois mort de gros diamètre qui conservent une humidité résiduelle importante et créent un microclimat plus frais, ce qui peut ralentir la propagation du feu.
Un exemple souvent cité est celui de l’incendie de l’île de La Gomera, qui se serait arrêté aux limites d’une forêt de laurisylve particulièrement ancienne et préservée. Pour nous, là encore, le maître mot est l’équilibre. »
Jean-François Petit : « La forêt du Hailbat, Qui est l’accomplissement d’un travail interassociatif entre le WWF qui finance, le CENL qui achète et Libre Forêt qui fait de la non gestion sur cet espace »
Jean-François Petit : « Le plus grand malentendu, selon moi, est de considérer que les cloisonnements sont un élément indispensable de la gestion forestière moderne.
Je conteste cette idée ! Ces couloirs de circulation, destinés au passage des engins d’exploitation, peuvent représenter jusqu’à 25 % de la surface d’une parcelle. Les sols y sont fortement compactés, ce qui limite durablement leur fonctionnement écologique et leur capacité à produire de la matière ligneuse (ndlr: matière première exploitable extraite de la forêt, qui comprend aussi bien le tronc que les branches, les racines ou le feuillage des arbres.)
Cette évolution est aussi le reflet d’une mécanisation toujours plus importante de la filière. Les engins, de plus en plus imposants, ont progressivement remplacé des pratiques plus respectueuses des sols et des équilibres forestiers. À mes yeux, c’est une dérive qui met en péril l’avenir de nos forêts. Les générations précédentes ont su façonner de très belles forêts; il serait regrettable que les choix actuels compromettent cet héritage. »
Jean-François Petit : « Je lui dirais qu’en laissant sa parcelle en libre évolution, il offre à sa forêt la possibilité de retrouver son fonctionnement naturel et de transmettre aux générations futures un patrimoine vivant. Une forêt riche en biomasse, en biodiversité, en carbone et en essences variées, où coexistent des arbres de tous âges et de tous diamètres.
Cette diversité crée un couvert forestier qui filtre naturellement la lumière, protège les jeunes pousses et favorise un microclimat plus stable. J’ajouterais qu’il est temps de sortir de l’idée qu’une forêt « propre » est forcément une forêt en bonne santé.
Bien au contraire, plus une forêt conserve son ambiance naturelle, avec ses vieux arbres, son bois mort et sa diversité, plus elle est belle, résiliente et accueillante pour le vivant.
Enfin, les forêts en libre évolution sont aussi une source d’émerveillement. Elles ont inspiré de nombreux artistes, notamment les peintres de l’école de Barbizon, preuve que leur valeur dépasse largement la seule production de bois. »
– Mauricette Baelen
Photo de couverture / Libre Forêt
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Mr Mondialisation
Chaque nouvel épisode de canicule ravive les mêmes questions : comment protéger les populations, préserver les récoltes ou maintenir les services publics malgré des températures toujours plus extrêmes ? Mais face à l’urgence climatique, il ne suffit pas de s’adapter aux canicules. Il faut aussi interroger la place de l’élevage dans notre modèle agricole et […]
The post Tribune : Canicule, le grand tabou de l’élevage first appeared on Mr Mondialisation.Céline Marfaing et Jean-Marc Gancille dénoncent : les canicules ne sont pas de simples catastrophes naturelles auxquelles il faudrait apprendre à survivre. Elles sont le symptôme d’un système économique qui dépasse les limites planétaires.
À partir des travaux du GIEC, de la FAO et d’autres données scientifiques, ils plaident pour ouvrir un débat encore largement tabou en France : celui d’une sortie progressive de l’élevage, accompagnée d’une reconversion juste pour les agriculteurs et d’une transformation profonde de notre système alimentaire.
Chaque été, les politiques se demandent comment survivre à la canicule. Très peu se questionnent sur les moyens d’empêcher la prochaine.
La France toute entière suffoque. Les records de chaleur tombent, les écoles ferment, on ne respire plus dans les hôpitaux, les travailleuses et travailleurs exposée·es sont mis·es en danger, les animaux non-humains des élevages meurent ou au mieux survivent dans des bâtiments surchauffés, partout les êtres vivants cherchent de l’eau.
À chaque épisode caniculaire, le débat public semble suivre le même scénario : il faut climatiser, ventiler, économiser l’eau. On modifie les horaires et on fait attention aux personnes et aux animaux domestiques plus vulnérables. Des mesurettes bien insuffisantes au regard des prévisions scientifiques. Une politique qui ne traite que les conséquences finit par organiser la survie dans un monde invivable.
La question centrale demeure toujours évitée. Quels sont les systèmes économiques qui rendent ces canicules plus fréquentes, plus longues et toujours plus intenses ?
Le GIEC est clair : le réchauffement climatique est causé par les activités humaines. Les scientifiques nous rappellent que les vagues de chaleur, telles que nous les subissons en ce moment, vont devenir plus nombreuses et plus sévères. La canicule n’est pas un accident isolé, elle est la conséquence d’un modèle de production qui dérègle les conditions mêmes de la vie. Et parmi les causes structurelles de ce dérèglement, l’élevage reste l’un des grands tabous du débat écologique français.
On parle parfois des conséquences de la canicule sur les élevages et il faut le faire. Les animaux exploités subissent eux aussi le stress thermique, l’enfermement, la déshydratation, les maladies et en meurent parfois. Mais il faut aller plus loin. L’élevage n’est pas seulement une victime du dérèglement climatique. Il en est aussi l’une des causes principales.
« L’élevage n’est pas seulement une victime du dérèglement climatique. Il en est aussi l’une des causes principales. »
Les études estiment que les aliments d’origine animale représentent environ 57 % des émissions du système alimentaire mondial et génèrent à eux seuls environ 16,5 Gt CO₂e par an à l’échelle mondiale. Pris isolément, l’élevage émet donc davantage que l’ensemble du secteur mondial des bâtiments (6%) et représente un volume comparable aux émissions du transport routier mondial et environ quatre à cinq fois plus que l’ensemble de l’aviation mondiale (2,5%).
En France, l’agriculture représente encore un poste majeur d’émissions. Derrière chaque élevage de vaches se trouve l’une des principales sources d’émission de méthane, un gaz dont le pouvoir de réchauffement est bien supérieur à celui du dioxyde de carbone. Sur vingt ans, il réchauffe environ 81 fois plus que le CO₂. Les ordres de grandeur alimentaires sont tout aussi parlants. Selon les données Agribalyse de l’ADEME, un kilogramme de « viande » de vache représente environ 28 kg CO₂e. En comparaison, un kilogramme de lentilles représente environ 0,582 kg CO₂e, soit 48 fois moins. Ce n’est pas une différence marginale. C’est un gouffre climatique.
Face à cela, la réponse ne peut pas être de demander aux individus de « faire des efforts » pendant que l’État continue de soutenir un modèle destructeur. La transition écologique doit être collective, planifiée, radicale et juste.
La REV défend une écologie radicale qui ne se contente pas d’adapter les populations aux conséquences du dérèglement climatique. Face à l’urgence, nous assumons la nécessité de transformer les causes structurelles de la catastrophe en cours. Cela implique de reconsidérer le principe même de l’élevage et d’engager une sortie progressive de toutes les formes d’exploitation des animaux. D’un point de vue scientifique et écologique, contrairement aux idées reçues, ni l’élevage industriel ni l’élevage paysan ne peuvent revendiquer de quelconques vertus. Bien au contraire, les deux se combinent pour maximiser les dégâts environnementaux d’une activité qui compte d’ores et déjà de nombreuses alternatives.
Mais cette transition ne peut se faire contre les agriculteur·ices. Nous proposons la création d’un véritable service public de l’agriculture, garantissant accompagnement, formation, sécurisation des revenus et reconversion vers des productions végétales, l’agroécologie et des activités compatibles avec les limites planétaires. Nous défendons également une sécurité sociale de l’alimentation permettant à toutes et tous d’accéder à une alimentation végétale saine, durable et choisie. Loin d’opposer justice sociale, justice climatique et condition animale, nous considérons qu’elles sont indissociables.
Enfin, nous refusons de séparer la question climatique de la condition animale. Les animaux non-humains ne sont pas seulement des unités de production. Ils sont des êtres sensibles, exposés à la chaleur, à la soif, à l’enfermement et à la violence d’un système qui les rend invisibles jusque dans les catastrophes qu’il contribue à produire.
Enfin, nous refusons de considérer les animaux comme de simples ressources économiques. Les connaissances scientifiques sont aujourd’hui largement établies sur leur sensibilité, tandis que les travaux du GIEC et de la FAO identifient la réduction des productions et consommations animales comme un levier important de lutte contre le changement climatique.
Pourtant, les propositions visant à ouvrir ce débat continuent d’être caricaturées ou disqualifiées dans l’espace politique, comme l’ont montré les réactions suscitées récemment à l’Assemblée nationale. Alors que, dans le cadre des discussions autour de la loi d’urgence agricole, Aymeric Caron défendait un amendement visant à intégrer un objectif de réduction de la viande pour des raisons climatiques, de nombreux députés ont préféré moquer cette proposition plutôt que d’admettre la réalité scientifique de ce texte.
Pour nous, la REV, reconnaître les animaux comme des êtres sensibles et transformer notre rapport à leur exploitation ne relèvent pas de l’utopie, mais d’une exigence écologique, démocratique et éthique. L’écologie radicale commence ici. Elle ne consiste pas à gérer les ruines du vivant, elle consiste à mettre fin aux systèmes qui les produisent.
– Par Céline Marfaing et Jean-Marc Gancille,
référents du pôle Antispécisme de la Révolution Écologique pour le Vivant (REV),
parti d’écologie radicale fondé par Aymeric Caron
Photo de couverture : cottonbro studio / Pexels
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Mr Mondialisation
Le jeu vidéo est à un tournant. Après plusieurs années de recul des ventes de jeux physiques, Sony a annoncé qu’à partir de 2028, les nouveaux jeux PlayStation seront distribués exclusivement au format numérique. À première vue, le changement paraît anodin. Plus besoin de disque. Plus de boîtier à ranger. Les jeux sont accessibles immédiatement, […]
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À première vue, le changement paraît anodin. Plus besoin de disque. Plus de boîtier à ranger. Les jeux sont accessibles immédiatement, sans déplacement. Le numérique promet davantage de simplicité. Mais cette évolution soulève une question bien plus large. Que devient la propriété lorsqu’une œuvre culturelle n’existe plus que sous la forme d’un fichier téléchargé depuis une boutique appartenant au fabricant de la console ?
Car derrière la disparition progressive du disque se cache une transformation profonde du marché. Avec le tout-numérique, Sony ne fabrique plus seulement une console, l’entreprise contrôle également le magasin, les prix, les promotions, les licences et l’accès aux œuvres. Pour les consommateurs, les conséquences sont loin d’être anodines.
Depuis des années, on peut acheter des jeux vidéo dans un marché relativement ouvert. Les grandes surfaces, les boutiques spécialisées, et les sites de vente en ligne proposent souvent des prix différents. Les promotions varient selon les distributeurs. Les joueurs peuvent comparer, attendre une réduction ou acheter un jeu d’occasion quelques mois après sa sortie.
Le support physique entretient une véritable concurrence. Avec une console entièrement numérique, cette concurrence disparaît. Sur PlayStation, chaque achat passera exclusivement par le PlayStation Store. Le constructeur devient donc également le distributeur exclusif des jeux disponibles sur sa plateforme. Cette situation lui confère un pouvoir inédit. Sony fixe les prix, décide des promotions et choisit les périodes de soldes. Le géant japonais peut retirer un jeu de la vente. Le consommateur, lui, n’a plus d’alternative. Contrairement au marché physique, il ne peut plus acheter ailleurs si le tarif lui paraît trop élevé. Il dépend entièrement de la politique commerciale d’une seule entreprise.
Les autres victimes de cette évolution seront, bien sûr, les commerces spécialisés. Depuis plusieurs années, ces enseignes voient déjà leurs ventes diminuer au profit du téléchargement. Nombre d’entre elles ont d’ailleurs disparu à l’aube des années 2010. Pourtant, elles continuent de jouer un rôle essentiel. Elles conseillent les joueurs. Elles rachètent les jeux terminés. Elles permettent d’acheter d’occasion. Elles prolongent la durée de vie des consoles. Elles font vivre des centres-villes déjà fragilisés. La disparition du support physique risque d’accélérer leur déclin. Et avec elles, c’est tout un écosystème qui disparaît.
Le marché de l’occasion, lui, permet à de nombreux foyers de continuer à jouer malgré l’augmentation constante du prix des nouveautés. Revendre un jeu terminé pour financer le suivant est une pratique aussi ancienne que le jeu vidéo lui-même. Le numérique met fin à cette possibilité. Une licence téléchargée est liée à un compte utilisateur. Elle ne peut généralement pas être revendue ni prêtée. Chaque joueur doit acheter sa propre copie. Pour les éditeurs et les constructeurs, le modèle est extrêmement rentable.
Pour les consommateurs, il réduit les libertés. Le disque n’est pas seulement un objet. Il garantit aussi un droit. Celui de disposer librement d’un bien culturel une fois acheté. C’est précisément ce droit qui tend aujourd’hui à disparaître.

Les défenseurs du tout-numérique mettent souvent en avant sa simplicité. Mais cette praticité cache une réalité moins connue : dans la plupart des cas, un jeu numérique n’est pas réellement acheté. Le joueur acquiert une licence d’utilisation.
Un disque peut être conservé toute une vie. Il peut être prêté, revendu, offert ou transmis. Une licence numérique, elle, reste soumise aux conditions fixées par la plateforme qui la distribue. Autrement dit, l’accès à une œuvre dépend désormais d’un compte utilisateur, d’une connexion à des serveurs et d’accords commerciaux conclus entre entreprises.
Sony l’a illustré en 2023. À la suite de l’expiration d’un contrat avec Discovery, plusieurs centaines de films et de séries achetés sur le PlayStation Store devaient disparaître des bibliothèques des utilisateurs. Face au tollé, un nouvel accord a finalement été trouvé et les contenus ont été conservés. L’épisode reste pourtant révélateur.
À terme, c’est aussi le rétrogaming qui pourrait en souffrir. Depuis plusieurs décennies, les collectionneurs participent à la conservation du patrimoine vidéoludique. Les cartouches, CD et Blu-ray permettent encore aujourd’hui de faire fonctionner des jeux parfois âgés de trente ou quarante ans. Le tout-numérique remet en cause cette transmission. Comment préserver une œuvre qui dépend d’une plateforme privée ? Comment rejouer à un titre lorsque les serveurs auront disparu ?
La question est également écologique. Les industriels présentent souvent le numérique comme une solution plus respectueuse de l’environnement. Il est vrai qu’il supprime une partie du plastique, des emballages et du transport. Mais cette comparaison est incomplète. Chaque téléchargement mobilise des centres de données, des infrastructures réseau et des équipements qui consomment eux aussi des ressources et de l’énergie. Un jeu physique peut vivre pendant plusieurs décennies. Il peut être revendu plusieurs fois, prêté ou transmis. Un seul exemplaire circule ainsi entre plusieurs joueurs. Une licence numérique, elle, est généralement achetée une seule fois… par une seule personne.
Le cas de Sony dépasse largement le monde des consoles. Depuis une quinzaine d’années, notre rapport à la culture change profondément. Les abonnements à Spotify, Prime et Netflix pour regarder des films et écouter de la musique sont devenus la norme. Les logiciels deviennent des abonnements mensuels. Le jeu vidéo semble suivre exactement la même trajectoire. On ne paie plus pour un produit, mais pour un service (GTA Online, Fortnite).
En 2026, près de 3,3 milliards de personnes jouent aux jeux vidéo dans le monde. Jamais un loisir culturel n’avait concerné autant d’individus. La question dépasse donc largement les utilisateurs PlayStation. À mesure que les supports physiques disparaissent, des centaines de millions de consommateurs deviennent toujours plus dépendants d’une poignée de multinationales. Ces entreprises contrôlent les catalogues. Les prix. Les promotions. Les licences. Et parfois même la disparition d’une œuvre.
Cette concentration du pouvoir soulève une question fondamentale. Que signifie encore « acheter » une œuvre culturelle lorsque son accès dépend entièrement d’une plateforme privée ? Alors que les appels à davantage de sobriété se multiplient, le modèle dominant continue de transformer toujours plus de biens culturels en services dépendants de plateformes privées.
Le discours est toujours le même. Plus rapide. Plus pratique. Plus moderne. Mais cette promesse s’accompagne d’une concentration sans précédent. Le débat ne porte donc pas seulement sur la disparition du disque. Il interroge notre rapport à la culture, et plus largement, le pouvoir croissant des grandes plateformes numériques.
– Florian Doare
Photo de couverture de Yunming Wang sur Unsplash
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Avec le dérèglement climatique, les feux de forêt semblent voués à se multiplier chaque année en France et dans le reste du monde. Pourtant, ce phénomène s’avère également être un symptôme de l’impréparation du néolibéralisme et de son incapacité à penser le temps long. Si les catastrophes existeront probablement toujours, la gestion des forêts françaises […]
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Si les catastrophes existeront probablement toujours, la gestion des forêts françaises suscite néanmoins des interrogations tant le sujet reste encore négligé aujourd’hui. Mais face à un danger de plus en plus grand, il devient plus que nécessaire d’aborder la question sous l’angle de la planification écologique.
Chaque année, la situation climatique empire et les records tombent les uns après les autres. Au mois de mai 2026, près de 400 records de chaleur ont d’ailleurs été battus en France, avec des températures atteignant les 37 degrés.
Dans ce contexte, les sécheresses vont inévitablement se multiplier. Et si elles présentent un danger évident pour les besoins en eau, l’agriculture et la biodiversité, elles sont aussi le terreau parfait pour la prolifération de mégafeux.
Les incendies ne sont plus l’apanage des régions du Sud. Les événements récents, tels ceux survenus dans la forêt de Fontainebleau, ont rappelé que l’ensemble de l’Hexagone est concerné par la menace.
Si les activités humaines engendrant le dérèglement climatique sont évidemment les responsables, la course en avant tels que le manque de préparation et la gestion des forêts, doit également être pointée du doigt.
La transformation progressive des forêts en monocultures d’arbres est déjà reconnue comme un risque supplémentaire. En effet, un groupe d’arbres d’âge et d’essence similaires est particulièrement sensible au feu. L’abondance de conifères, très prisés par l’industrie du bois pour leur pousse rapide, est aussi très propice aux flammes.
En outre, les coupes rases, fréquemment utilisées par l’industrie, saccagent les sols en détruisant toute vie en leur sein. De plus, les friches qui remplacent les terrains nus pendant les premières années sont particulièrement inflammables. À l’inverse, les grands arbres favorisent, la pénétration de l’eau dans la terre, ce qui les rend moins secs.
Il est vrai que les incendies peuvent être dus à un manque d’entretien des forêts. Si le débroussaillement constitue une mesure de prévention reconnue, notamment autour des habitations, des routes et des infrastructures, son objectif est de limiter la quantité de végétation combustible afin de ralentir la propagation des flammes, et non d’ouvrir les forêts au public, car 90 % des départs de feu sont dus à l’être humain.
Comme tous les domaines de la société, la gestion des forêts est soumise à la même logique financière. Ainsi, malgré la multiplication des incendies et les promesses accumulées au fil des ans, le budget public alloué à cette branche ne cesse de dégringoler. L’Office national des forêts (ONF) est lui aussi assujetti à une cure d’austérité avec une perte d’un tiers de ses effectifs sur les vingt dernières années.
Le secteur privé, qui voit la forêt comme une simple ressource financière à exploiter, détient également sa part de responsabilité. L’État n’a, par ailleurs, rien fait pour interdire des pratiques écocidaires, telles les coupes rases, ou pour imposer la pluralité des essences associée à une gestion durable.
Mais face aux flammes, si l’on a pu déjà pointer du doigt des coupes budgétaires sur l’achat de canadairs, il est également essentiel de rappeler le rôle crucial de la prévention. Disposer des moyens pour lutter contre les feux reste important, mais éviter qu’ils ne se produisent l’est davantage.
L’augmentation des moyens alloués à l’ONF, ainsi qu’à la recherche publique (INRAE, CNRS, universités) sur les écosystèmes forestiers, pourrait faire partie des solutions afin de mieux accompagner l’adaptation des forêts au dérèglement climatique et de réduire leur vulnérabilité aux incendies.
Pour autant, il ne s’agit pas tant de « comprendre comment favoriser des forêts plus résilientes » que de donner les moyens de mettre en œuvre des connaissances déjà largement établies : diversification des essences, limitation des monocultures, restauration des sols, adaptation des pratiques sylvicoles et gestion durable des peuplements forestiers.
La prévention passe aussi par la sensibilisation du public et l’éducation afin de limiter au maximum les départs de feu involontaires dus à des comportements irresponsables, que ce soit de touristes ou de riverains. Elle suppose également des moyens suffisants pour les services de prévention, l’accompagnement social et le repérage des situations à risque.
À l’image de la forêt, la lutte contre les incendies repose aussi sur le retour de politiques basées sur le temps long. Pour ce faire, il est nécessaire de rompre avec le culte de l’immédiateté et de la rentabilité propre au capitalisme néolibéral.
Dans cette optique, l’État doit remplir son rôle de gestionnaire, que ce soit dans l’urbanisme, les normes de constructions, la sensibilisation des populations et l’aménagement des territoires. Pour y parvenir, une coordination entre habitants, communes et services de secours demeure cruciale.
Néanmoins, cette gestion sur le temps long passe, en premier lieu, par la lutte contre le dérèglement climatique, mais aussi par des politiques sérieuses sur l’eau, la biodiversité, l’agriculture et les sols. En outre, il est inévitable de légiférer pour réguler l’appétit des entreprises privées les plus voraces.
Enfin, ce sujet pose également la question de la place des écosystèmes non-humain dans un monde où une part de l’humanité veut tout contrôler, posséder et cloisonner. Pendant des millions d’années, avant même l’apparition de notre espèce, la forêt s’est pourtant gérée seule, sans intervention.
Si ces considérations peuvent paraître utopiques dans une société telle qu’elle est aujourd’hui, il serait malgré tout légitime de réclamer plus de territoires vierges de toute présence humaine, comme c’est le cas dans la réserve du Lauvitel.
– Simon Verdière
Photo de couverture : Un canadair CL-415 dans les Alpes Maritime en mai 2014. Wikimedia.
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Mauricette Baelen
Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? Voici 10 bonnes nouvelles à ne surtout pas manquer cette semaine. 1. L’Arménie veut protéger 20 % de son territoire d’ici 2030 L’Arménie prévoit de porter la part de son territoire classée en aires naturelles protégées de 13 % à 20 % d’ici 2030, dans […]
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L’Arménie prévoit de porter la part de son territoire classée en aires naturelles protégées de 13 % à 20 % d’ici 2030, dans le cadre de ses engagements internationaux en faveur de la biodiversité. Une réforme de la législation introduit notamment une nouvelle catégorie de paysages protégés afin de renforcer la préservation des écosystèmes. (Hetq)
Le tribunal judiciaire de Nîmes a rejeté la plainte en référé de la mairie RN de Beaucaire contre L’Arlésienne et StreetPress, poursuivis après une enquête sur de possibles discriminations dans l’attribution de locaux commerciaux. Le juge a estimé que la bonne foi des journalistes constituait un élément sérieux, permettant aux deux médias de poursuivre leur travail. (Le Poing)
Longtemps considéré comme un « nuisible », le renard roux bénéficie d’une image plus favorable, portée par des agriculteurs qui soulignent son rôle dans la régulation des rongeurs et par une opinion publique plus sensible à la biodiversité. Malgré cette évolution, l’espèce reste massivement chassée et demeure classée comme susceptible d’occasionner des dégâts dans une grande partie du territoire. (Socialter)
À la Castellane, quatre amis d’enfance organisent des tournois de football et un festival de musique pour offrir des perspectives aux adolescents et les détourner des réseaux de stupéfiants. À travers ces initiatives, ils revendiquent une démarche de transmission et de solidarité entre générations au sein des quartiers populaires. (StreetPress)
La France déploie Impulsion, un programme pilote de dépistage du cancer du poumon destiné aux fumeurs et anciens fumeurs de 50 à 74 ans dans plusieurs régions. L’objectif est d’évaluer l’intérêt d’un dépistage organisé à l’échelle nationale, après des études ayant montré qu’un scanner régulier pouvait réduire d’au moins 20 % la mortalité liée à cette maladie. (Que Choisir)
Les institutions européennes poursuivent les négociations sur l’euro numérique, un projet porté par la Banque centrale européenne visant à créer un moyen de paiement public et à renforcer la souveraineté européenne face aux réseaux américains comme Visa et Mastercard. Les discussions portent notamment sur la protection des données, le plafond de détention et les frais appliqués aux transactions. (Alternatives Économiques)
Face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, Lyon déploie son plan « Objectif fraîcheur », avec plus de 700 lieux frais accessibles au public, des musées gratuits, des parcs ouverts en soirée et même des cours d’école transformées en refuges climatiques. La municipalité présente ces mesures comme une réponse d’urgence, tout en rappelant qu’elles ne remplaceront pas la lutte contre le réchauffement climatique. (Vert)
Huit adolescents du camp de réfugiés de Balata, en Cisjordanie, ont été accueillis en Bretagne dans le cadre d’un projet mêlant danse, rencontres scolaires et découvertes culturelles. Pour les organisateurs, cette initiative visait à offrir une parenthèse de sérénité aux jeunes Palestiniens tout en favorisant le dialogue et la sensibilisation autour de leur quotidien. (La Relève et la Peste)
À Montpellier, un immeuble bioclimatique conçu avec des patios, des loggias végétalisées et des appartements traversants cherche à limiter naturellement les effets des fortes chaleurs. Si ses habitants constatent un meilleur confort qu’un bâtiment classique, les architectes rappellent que l’architecture seule ne pourra pas compenser l’intensification du réchauffement climatique. (franceinfo)
Le NHS England lancera début 2027 un défi invitant les participants à marcher 30 minutes par jour, soit l’équivalent d’un marathon par mois. Les personnes qui relèveront le défi pourront bénéficier de récompenses ou de réductions, dans le but d’encourager l’activité physique et de prévenir les maladies liées à la sédentarité. (BBC News)
– Mauricette Baelen
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Mauricette Baelen
Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? Voici 10 infos à ne surtout pas manquer cette semaine. 1.Trump dément la fermeture du détroit d’Ormuz annoncée par l’Iran La trêve entre Washington et Téhéran est menacée après une nouvelle escalade militaire autour du détroit d’Ormuz. Les États-Unis affirment avoir frappé 140 cibles iraniennes, […]
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La trêve entre Washington et Téhéran est menacée après une nouvelle escalade militaire autour du détroit d’Ormuz. Les États-Unis affirment avoir frappé 140 cibles iraniennes, tandis que Trump assure que le trafic maritime reste ouvert, malgré les déclarations de l’Iran qui revendique le contrôle de cette voie stratégique. (The Guardian)
Après six mois d’enquête, une commission parlementaire dénonce les conséquences humanitaires des accords du Touquet et formule 33 recommandations pour améliorer la situation à la frontière franco-britannique. Les associations saluent une première reconnaissance institutionnelle de leurs constats, tout en craignant que le rapport ne reste sans effet politique. (Guiti News)
L’incendie qui a détruit plus de 1 900 hectares de la forêt de Fontainebleau illustre une nouvelle géographie des feux de forêt, favorisée par le changement climatique. Selon les experts interrogés, des territoires jusqu’ici peu exposés doivent désormais se préparer à des incendies plus précoces, plus fréquents et plus intenses. (Reporterre)
Le violent incendie qui a frappé la région de Los Gallardos (Almería) a fait au moins 12 morts, 23 disparus et plus de 6 000 hectares brûlés. Au-delà du bilan humain, le manque de moyens du dispositif Infoca et la non utilisation des crédits destinés à la prévention des incendies par la région sont vivement critiqués. (El Salto)
Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés dans le Pas-de-Calais pour dénoncer le projet de canal Seine-Nord Europe, qu’ils jugent destructeur pour la biodiversité et trop coûteux. Les opposants mettent en avant son impact environnemental, sa forte consommation d’eau et défendent des alternatives comme la modernisation du réseau fluvial existant ou le développement du fret ferroviaire. (Vert)
Après plus de deux ans de débats parlementaires, les députés ont définitivement adopté la loi créant un droit à l’aide à mourir, par 291 voix contre 241. Le texte instaure un dispositif strictement encadré pour les personnes gravement malades, tandis que le gouvernement a annoncé saisir le Conseil constitutionnel avant sa mise en œuvre. (L’Humanité)
Reconnu coupable au civil d’agression sexuelle et de diffamation, Donald Trump a versé 5,6 millions de dollars à l’autrice Elizabeth Jean Carroll, conformément à une décision de justice devenue définitive. Le président américain reste également visé par une autre condamnation à 83,3 millions de dollars dans une affaire distincte de diffamation. (L’Humanité)
L’État poursuit Greenpeace France après l’immersion de quinze « rochers anti-chalut » dans une aire marine protégée du golfe du Lion. L’ONG défend une action destinée à dénoncer le maintien du chalutage de fond dans des zones censées être protégées, tandis que la justice doit prochainement se prononcer sur la légalité de la procédure engagée. (La Relève et la Peste)
Le parti Renaissance a engagé une procédure judiciaire contre le Rassemblement national et Marine Le Pen, accusés d’avoir utilisé le terme « Renaissance » dans leur campagne pour la présidentielle de 2027. Le mouvement de Gabriel Attal dénonce une « appropriation indue » de son identité politique et une volonté de créer la confusion chez les électeurs. (franceinfo)
La ville d’Helsinki a adopté un plan visant à remplacer 50 % de la viande et des produits laitiers par des alternatives végétales dans les écoles, hôpitaux et autres établissements publics d’ici 2030. Présentée comme une mesure en faveur du climat, de la santé et du bien-être animal, cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de transition alimentaire. (European Livestock Voice)
* Image de couverture : Unsplash
– Mauricette Baelen
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