Le 2 juillet 2016, vers dix-huit heures, Michel Rocard s’éteignait à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à l’âge de 85 ans. Gravement malade depuis plusieurs années, il était demeuré en activité jusqu’à la fin, poursuivant notamment sa mission d’ambassadeur des pôles. Le 14 juin 2016, il présentait encore une ambitieuse « feuille de route nationale pour l’Arctique ». Était-ce pour conjurer le caractère définitif d’un destin politique, d’abord national puis européen, qui s’était dérobé à lui ? Ou plutôt
La mort de la petite Lyhanna, dont le corps a été retrouvé le 4 juin dans le Gers, a ravivé avec une intensité particulière les critiques adressées à l’institution judiciaire. Avant même les conclusions des enquêtes confiées à l’Inspection générale de la Justice et à l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a publiquement évoqué l’existence de « responsabilités individuelles », contribuant à alimenter le débat sur le fonctionnement de la justice pénale.
Les hommages rendus cette semaine à Yves Lacoste, père de l’école de géopolitique française, auront coïncidé avec les débats engagés autour de la création d’un département de sécurité et de défense à Sciences-Po Paris, ou encore l’attention médiatique portée au succès du Grand Continent. Soulignant le retour des logiques géopolitiques comme cadre privilégié de compréhension du monde, ils révèlent également l’affaiblissement progressif de l’horizon intellectuel qui avait structuré l’Europe depuis