Un palmarès n’a jamais dicté les grands films d’une édition festivalière. Seul le temps, et la singulière empreinte des œuvres en chacun de nous permettent d’élire les films qui comptent. Sage propos tenu dans le théâtre Lumière de Cannes par Cristian Mungiu, en recevant sa deuxième palme d’or. Une sagesse qui vient sûrement avec le nombre des sélections (six, le concernant) et des prix cannois (quatrième film au palmarès, dont une palme d’or déjà en 2007 pour Quatre mois, trois semaines, deux jours).
Dans les années 1960, tout commence par une relation très étroite entre deux revues d’idées, l’une portugaise et l’autre française, O Tempo e o Modo et Esprit. Jean-Marie Domenach était directeur d’Esprit tandis qu’António Alçada Baptista animait la revue portugaise, fondée en 1963. L’époque était particulièrement difficile au Portugal, entre une guerre coloniale et le défi de la démocratisation et du développement. Le groupe d’intellectuels portugais qui gravitaient autour de la revue était constitué
Impossible, depuis quelques jours, de passer à côté de cette actualité à mi-chemin entre l’esclandre et la bouffonnerie, sur fonds de réels Instagram interposés, de plateaux télés gênants, et de poulet frit. Brièvement, les faits : Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen – qui a notamment brillé pendant les Jeux Olympiques en 2024 – cible une enseigne de fast-food au nom de la lutte contre la malbouffe et d’une apparente inquiétude pour les riverain∙es dérangé∙es par « l’odeur » (ainsi que le mentionne