Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal sont intervenus sur les plateaux télévisés ou radiophoniques pour annoncer chacun la sortie d’un livre, et pour le second sa candidature à l’élection présidentielle qui aura lieu dans moins d’un an. En individualisant à l’extrême la confrontation d’un « homme libre1 » à l’action, l’ambition personnelle pour « prendre des décisions radicales » et « changer radicalement notre système2 », Gabriel Attal rappelle beaucoup le Emmanuel Macron de 2016, dont il poursuit
Impossible, depuis quelques jours, de passer à côté de cette actualité à mi-chemin entre l’esclandre et la bouffonnerie, sur fonds de réels Instagram interposés, de plateaux télés gênants, et de poulet frit. Brièvement, les faits : Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen – qui a notamment brillé pendant les Jeux Olympiques en 2024 – cible une enseigne de fast-food au nom de la lutte contre la malbouffe et d’une apparente inquiétude pour les riverain∙es dérangé∙es par « l’odeur » (ainsi que le mentionne
« Les parents ont mangé des raisins verts, mais ce sont les enfants qui ont mal aux dents ». La Bible (Jérémie 31 : 29-34) Ma mère m’a toujours dit que si quelqu’un te traite de « sale noir », ce n’est pas toi mais sa bouche et sa langue qui sont sales. Autrement dit, elle m’a incité à décaler mon regard1 et à écouter au-delà de ces mots et des maux qu’ils véhiculent ; à interroger d’abord leur source pour mieux comprendre à qui ils sont véritablement adressés. L’actualité de l’injure raciste Dans