Simon Leys affirmait que « la Chine est la religion des Chinois1 ». L’observation prend un relief particulier à partir de 1949 : avec la fondation de la République populaire de Chine, un nouveau régime, adossé au maoïsme, s’installe et exige que la foi dans le Parti communiste se substitue à toute croyance jugée « étrangère ». Mais l’on pourrait aller plus loin : la Chine ne serait pas seulement une religion civile, elle serait aussi un mythe – mythe que les « Occidentaux », des missionnaires jésuites
André Burguière, né le 10 octobre 1938 et mort le 22 janvier 2026 à Paris est un des grands historiens français de sa génération : directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, il a contribué à renouveler l’anthropologie historique au sein de l’École des Annales et dans le prolongement de l’histoire des mentalités de Marc Bloch et Lucien Febvre. Spécialiste de l’histoire de la famille et de la population à l’époque moderne, il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles,
En écho au dossier sur les nouveaux territoires des drogues publié dans le numéro de mars de la revue, nous voulions vous interroger sur votre expérience du narcotrafic, en tant qu’ancien élu à la ville de Nantes. Comment abordez-vous cette question au niveau de la municipalité ? Le narcotrafic est un sujet d’actualité, non pas uniquement du fait des élections municipales, mais parce qu’il est présent au sein des villes depuis des années. Avec la couverture médiatique actuelle, le narcotrafic prend