Le film d’Olivier Assayas, comme le livre de Giuliano da Empoli dont il est tiré, rencontre un large succès public et critique. Si le format « biopic » est toujours porteur commercialement, ce succès interroge néanmoins, alors que le Kremlin est perçu comme dangereux par une majorité des Français. Comment l’expliquer ? Michel Eltchaninoff - Je comprends le succès du film après celui du livre. Que de secrets il nous promet de percer ! Il projette sur grand écran un leader dont nous sommes presque
Ancienne cheffe du service cinéma de Télérama (jusqu’en 1995), grande critique de cinéma, Claude-Marie Trémois est décédée le 9 janvier 2026. Elle a donné à la revue Esprit de nombreux textes critiques entre 1998 et 2015, y célébrant le cinéma qu’elle aimait. Celle qui débuta à Radio-Télévision-Cinéma en 1955 avait un amour de la Nouvelle vague chevillé au corps. Elle défendit ceux qui grandirent dans son sillage (comme Doillon et Garrel) et repéra avant tout le monde la jeune génération des cinéastes
« Je sais, /Une fois qu’on tombe dans cette passion/Et qu’on a un cœur d’un poids respectable/Il n’y a rien à faire, Mon Don Quichotte, rien à faire/Il faut se battre avec les moulins à vent1 ». Au MuCEM, l’exposition pourrait être le récit de cette passion, dans ce qu’elle peut garantir d’amour et de déraison. Dans la continuité des expositions littéraires du musée (Salammbô, 2021 ; Jean Giono, 2019 ; Jean Genet, 2016), « Don Quichotte Histoire de Fou, Histoire d’en rire » fait davantage œuvre de