Le « wrapped 2025 » de la plateforme suédoise de musique en ligne Spotify (donnant la liste des morceaux, albums et auteurs les plus écoutés par ses utilisateurs) consacre, à la première place pour la France, le rappeur marseillais Jul, à qui l’on doit notamment les mots suivants : « J’ai rien à leur envier. C’est eux qu’ont pas géré. […] J’suis un peu rancunier, j’ai du mal à pardonner1 ». Voilà qui pourrait assez bien résumer 2025 en matière géopolitique : la rancune narcissique comme vecteur stratégique.
« Exploratrice, aventurière, motarde, féministe, bordélique, organisée, rêveuse, curieuse… » C’est ainsi que se décrit Mélusine Mallender sur son site internet. En juin 2010, elle décide de partir seule avec sa vieille moto 125 cm3 pour « aller le plus loin possible » en direction de l’Est. On lui prédit qu’elle ne dépassera pas le périphérique parisien. Quatre mois plus tard, elle arrive pourtant à Vladivostok, où la mer du Japon l’arrête. À sa manière, elle a trouvé dans ce voyage initiatique ce
Le film Babygirl (2024) de Halina Reijn, présenté à la Mostra de Venise 2024 et récompensé par la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine pour Nicole Kidman, se situe à l’épicentre d’un point aveugle du débat occidental contemporain sur les relations entre hommes et femmes, celui de l’existence d’un apparent attrait féminin pour la soumission dans la société post-#MeToo. Un phénomène excellement saisi par Manon Garcia dans On ne naît pas soumise, on le devient (Flammarion, 2018). Précisant