De prime abord, il y a là comme l’expression d’un bonheur sans nuages : cadre dans une entreprise de papier, Man-su (Lee Byung-hun) s’affaire, dans le jardin de leur villa cossue, aux préparatifs du barbecue qu’il va partager avec sa femme Miri (Son Ye-jin) et leurs deux enfants, Si-one (Kim Woo Seung), un ado qu’elle a eu d’un premier mariage, et Ri-one (So Yul-choi), leur fillette, violoncelliste virtuose. L’atmosphère est enjouée – c’est l’anniversaire de Madame, à qui il offre une paire d’escarpins
Le film d’Olivier Assayas, comme le livre de Giuliano da Empoli dont il est tiré, rencontre un large succès public et critique. Si le format « biopic » est toujours porteur commercialement, ce succès interroge néanmoins, alors que le Kremlin est perçu comme dangereux par une majorité des Français. Comment l’expliquer ? Michel Eltchaninoff - Je comprends le succès du film après celui du livre. Que de secrets il nous promet de percer ! Il projette sur grand écran un leader dont nous sommes presque
« Je sais, /Une fois qu’on tombe dans cette passion/Et qu’on a un cœur d’un poids respectable/Il n’y a rien à faire, Mon Don Quichotte, rien à faire/Il faut se battre avec les moulins à vent1 ». Au MuCEM, l’exposition pourrait être le récit de cette passion, dans ce qu’elle peut garantir d’amour et de déraison. Dans la continuité des expositions littéraires du musée (Salammbô, 2021 ; Jean Giono, 2019 ; Jean Genet, 2016), « Don Quichotte Histoire de Fou, Histoire d’en rire » fait davantage œuvre de