24.03.2026 à 13:23
Luc Potvin
Au fond, je veux simplement dire que je partage l'avis ou plus précisément l'inquiétude de maints commentateurs, dont les excellents confrères de L'aut'journal Mohamed Lotfi et Pierre Sormany, sur une certaine dérive droitière apparemment en cours au Parti québécois.
16 mars 2026 | tiré de l'Aut'Journal
Le chef, Paul St-Pierre Plamondon, semble être plus ou moins tombé sous l'influence de Mathieu Bock-Côté. Pour sa défense, on dira qu'il a rappelé que le PQ ne se livre aucunement au dénigrement des immigrés, ce qui est vrai et tant mieux (il ne manquerait plus que ça !). Il a même annoncé que le PQ allait avoir plusieurs candidats issus de l'immigration. Ça aussi, c'est tant mieux, mais on verra.
Or, le problème, à mon sens, c'est que, quand il parle d'immigration, c'est toujours de façon plutôt négative et, surtout, un peu ou même pas mal comme le ferait un politicien européen, auquel cas forcément de droite. Il donne ainsi l'impression que, pour lui, l'immigration est un problème en soi. Par exemple, il hésite à peine à y voir la cause principale de la crise du logement. Ce n'est pourtant pas la faute des immigrants si, depuis bon nombre d'années, on construit de moins en moins d'habitations à loyer modique (HLM) et de plus en plus de luxueuses tours à condos.
Jamais (ou alors très rarement) PSPP ne rappelle que c'est plutôt le contexte dans lequel le Québec reçoit des immigrants qui, aujourd'hui comme depuis 1760, constitue un problème. On aura beau se gargariser en parlant du Québec comme d'un « presque-pays », il n'en reste pas moins que, tant que l'indépendance n'est pas faite, les immigrants arrivent dans un pays majoritairement anglophone et dans une ville, Montréal, où les opulentes institutions de langue anglaise, à commencer par McGill, exercent toujours une attraction disproportionnée. Difficile, et même impossible, dans les circonstances, d'en vouloir à ceux d'entre eux qui, malgré certains progrès, continuent de succomber davantage à la culture anglo-américaine qu'à la nôtre.
Il ne convient donc pas de parler d'immigration au Québec sans constamment évoquer notre situation toute particulière, celle d'un peuple colonisé qui, pour ce qui est de l'intégration des nouveaux venus sur son territoire, subit une concurrence comme peu d'autres peuples en connaissent encore.
Un couple d'immigrants péruviens s'installe à Paris. Personne là-bas (pas même les cons d'extrême droite) ne craint ou même n'imagine que, sous l'influence du principal voisin de la France, les enfants ou petits-enfants de ce couple n'y deviennent Allemands de langue et de culture. En revanche, à Montréal, l'anglo-américanisation de ces mêmes enfants et petits-enfants, d'origine péruvienne ou autre, n'a rien d'une hypothèse farfelue, ça demeure au contraire une éventualité des plus sérieuses, hélas conforme à notre expérience historique.
En gardant le silence là-dessus, PSPP donne donc l'impression que, pour lui, ce sont les cultures des pays d'où viennent les immigrants qui menaceraient la nôtre. Un peu comme MBC, qui craint la « désoccidentalisation » du Canada, Québec inclus. Là, non seulement on contribue à alimenter des préjugés, mais, pire encore, on frôle le crétinisme, voire on y sombre corps et biens ! Venant du Parti conservateur d'Éric Duhaime, on en rirait presque, tant ce serait prévisible. Mais venant du PQ, il y a plutôt de quoi en pleurer de rage, tant c'est indigne de lui et de son histoire.
En plus de s'éloigner de MBC, PSPP (qui n'a pas toujours eu une réputation de réactionnaire, il me semble) devrait donc, dans les plus brefs délais, y aller de quelques déclarations qui clarifieraient les choses et montreraient que le PQ ne s'enfonce dans aucune ornière :
1) L'immigration n'est pas et n'a jamais été un problème pour le Québec. Ce qui est un problème, c'est le contexte dans lequel nous recevons les immigrants. Contexte politique surtout, mais aussi socio-économique (des entreprises québécoises qui deviennent ontariennes ou américaines, ça n'aide pas).
2) Les cultures des pays d'où viennent les immigrants ne sont en rien une menace à la culture québécoise. L'attachement qu'ont pour elles les immigrés et leur progéniture est naturel, normal, humain, légitime, en plus d'être susceptible de contribuer à l'élévation du niveau de notre culture générale. Dans un contexte normal, tous les citoyens d'un pays, graduellement, au bout de quelques générations, finissent par partager une même culture, la culture nationale, sans pour autant que celle-ci soit leur seule et unique référence. Ce ne serait certes pas promouvoir notre culture nationale que d'en faire une sorte de prison mentale pour qui que ce soit. Bien au contraire, ça risquerait même de l'achever.
3) Les migrants souvent sans-papiers qui, aujourd'hui, partent en nombre accru des pays du sud et montent au nord, rappellent les nombreux Québécois du XIXe siècle (ou Canadiens français à l'époque) qui, en sens inverse, ont dû quitter le Québec pour, surtout, la Nouvelle-Angleterre. Ils réagissent de la même manière aux mêmes causes, principalement l'exploitation des ressources naturelles de leur pays natal par des puissances capitalistes étrangères, souvent les mêmes. Nous ne saurions donc parler d'eux froidement, sans sympathie ni solidarité. C'est à l'exploitation impérialiste dont ils sont victimes qu'il faut mettre fin et un Québec enfin indépendant ajouterait sa voix à celles des peuples qui déjà plaident en ce sens.
Voilà, à mon sens, les trois principaux ajustements que le PQ, sous la houlette de PSPP, aurait intérêt à apporter, le plus tôt possible, à son discours. Cela rassurerait les indépendantistes qui tiennent à ce que leur mouvement garde la noblesse qui l'anime et le caractérise depuis toujours. De plus, cela éviterait la perte de tout espoir d'un progrès substantiel de l'appui à l'indépendance au sein des minorités issues de l'immigration. Un tel progrès n'a jamais été certain, non. Mais, plus le temps passe, plus il devient nécessaire. Du reste, à l'heure où l'Anglo-Amérique, à l'ouest comme au sud du Québec, montre plus que jamais qu'elle n'a guère de leçons d'ouverture à donner, il y a peut-être bien une chance que l'attraction qu'elle a toujours exercée à nos dépens commence à s'effriter, au moins quelque peu. Cette chance, ne soyons pas assez bêtes pour la négliger, la bouder, la louper.
Fier de sa culture et de son histoire quadri-séculaire, même si celle-ci, comme n'importe quelle autre, ne fut pas toujours épique et peut avoir des zones d'ombre, le Québec souhaite être aimé de tous les humains qu'il accueille. C'est dire qu'il espère trouver une place dans leur cœur. Une place, dis-je. Pas toute la place, non. Une place, une place de choix, une place de qualité, une place, surtout, dont la valeur ne se mesure pas à l'étendue, mais à la solidité.
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24.03.2026 à 13:22
31 mars, 19 h Salle Pierre-Mercure, 300 Boul. de Maisonneuve E., Montréal
Partout sur la planète, avec une ferveur renouvelée, l'extrême droite avance, piétine les droits les plus fondamentaux en introduisant des politiques qui marginalisent, excluent et nourrissent la peur et le mépris des minorités et des personnes migrantes et immigrantes. Comme les dernières convulsions d'un monde en perdition, les crises se multiplient et se conjuguent, les tensions impérialistes s'intensifient et le droit international continue de s'effriter.
Depuis le début du génocide à Gaza en 2023, les mouvements pour les droits du peuple palestinien ont été au cœur de la mobilisation citoyenne internationale contre le fascisme, donnant lieu à de nouvelles formes de résistances qui s'inscrivent dans une histoire plus large d'inégalités, de colonialisme et d'impérialisme.
Lors de cette conférence animée par Nimâ Machouf, Rima Hassan, eurodéputée de la France insoumise, discutera de l'importance de la convergence des luttes et de la solidarité internationale pour contrecarrer le fascisme, en insistant sur le rôle central que jouent les mouvements pour la libération de la Palestine.
Femme politique et juriste française née dans le camp de réfugié·es palestiniens de Neirab en Syrie, Rima Hassan a fondé, en 2019, l'Observatoire des camps de réfugiés, une organisation non gouvernementale consacrée à la protection des camps de réfugiés dans le monde. En août dernier, elle participait à la flottille chargée d'aide humanitaire partie de Barcelone en direction de Gaza (Global Sumud Flotilla) qui a été interceptée par les forces israéliennes d'occupation.
24.03.2026 à 13:21
Fareed Khan
Les paroles percutantes de Mark Carney à Davos sonnent désormais creux alors qu'il ne parvient pas à tenir tête aux États-Unis et à Israël après leur attaque illégale contre l'Iran.
16 mars 2026 | Photo : À Minab (Iran), le 5 mars. L'école primaire de filles a été touchée le 28 février par des frappes aériennes. Stringer / Anadolu via AFP https://rabble.ca/politics/canadian-politics/refusal-to-condemn-us-israeli-illegal-war-on-iran-shows-the-hypocrisy-of-canadas-rules-based-pm/
Dans le jugement final du Tribunal militaire international de Nuremberg en 1946, les puissances alliées ont rendu un verdict qui résonne encore comme le socle du droit international moderne : « Déclencher une guerre d'agression… n'est pas seulement un crime international ; c'est le crime international suprême, qui ne diffère des autres crimes de guerre qu'en ce qu'il contient en lui-même le mal accumulé de l'ensemble. »
Ce crime international suprême est commis en ce moment même, en temps réel, par les États-Unis et Israël. Le 28 février, ces deux puissances hors-la-loi ont lancé une attaque non provoquée et injustifiée contre le territoire souverain de l'Iran. Alors que les missiles et les bombes s'abattaient, l'une des cibles touchées dès le premier jour fut une école primaire de filles à Minab, massacrant au moins 165 écolières innocentes. Le Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a également été assassiné, ainsi que plusieurs hauts responsables du régime. Les infrastructures civiles, notamment les dépôts pétroliers, ont été réduites en cendres ; plus de 1 300 personnes ont été tuées à ce jour et plus de 17 000 ont été blessées. Il ne s'agissait pas d'un acte de légitime défense, mais bien d'une agression caractérisée — le crime même que le Tribunal de Nuremberg avait qualifié de mal suprême.
L'histoire du régime iranien actuel n'est pas reluisante. Oui, il a été brutal : il écrase les manifestants, opprime les femmes, emprisonne et torture les dissidents. Cela mérite une condamnation sans équivoque. Mais la brutalité intérieure de l'Iran n'autorise pas d'autres nations à bombarder un État souverain pour le soumettre. L'État de droit n'est pas un buffet. On ne peut pas choisir à la carte quand il s'applique selon le régime que l'on n'aime pas.
C'est pourtant exactement ce que fait Mark Carney. Le premier ministre du Canada a refusé — catégoriquement — d'appeler cette agression par son nom. Il a lancé de tièdes appels à la « retenue » tout en se gardant soigneusement de condamner les deux nations qui ont allumé cet incendie. Il a même exprimé son soutien aux frappes, les présentant comme nécessaires pour empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires. La réalité, confirmée par des sources anonymes du renseignement américain, l'Agence internationale de l'énergie atomique et des experts indépendants, est que l'Iran n'était nullement proche d'une arme nucléaire opérationnelle. Aucune menace imminente n'existait. La diplomatie progressait. Les négociations étaient constructives. Puis vinrent les missiles.
Quelques semaines seulement avant l'attaque, Carney s'était rendu au Forum économique mondialde Davos pour y prononcer un discours grandiloquent sur la nécessité pour les « petites nations » de s'unir afin de défendre le droit international, la souveraineté et l'ordre fondé sur des règles. Il avait plaidé avec passion pour que les puissances moyennes défendent l'intégrité territoriale et rejettent la loi de la jungle. À quoi servait donc ce discours s'il cautionner aujourd'hui la chose même qu'il dénonçait ? N'était-ce que de la rhétorique creuse destinée à épater les élites de Davos, tandis qu'il soutenait discrètement les violations mêmes qu'il prétendait combattre en janvier ?
Si le Canada croit véritablement au droit international, pourquoi ce silence lâche quand les acteurs les plus puissants du monde le mettent à feu et à sang ? La question exige une réponse. Carney n'est-il intéressé à défendre le droit international que lorsque cela sert le Canada et ses alliés ? Ou est-il attaché à la souveraineté territoriale de toutes les nations — alliées comme adversaires ?
La réaction initiale de Carney à cette nouvelle guerre crie à l'application sélective. Le Canada était parmi les voix les plus fortes pour condamner l'invasion russe de l'Ukraine comme une violation flagrante de la Charte des Nations Unies. Des sanctions furent imposées au milieu de discours empreints d'indignation. L'« ordre fondé sur des règles » devint un mantra. Pourtant, lorsque les États-Unis et Israël lancent une guerre d'agression illégale contre l'Iran — bombardant des sites civils, assassinant des dirigeants et embrasant une région entière — le Canada offre, au mieux, un soutien « avec regrets », et au pire, une volte-face. Aucune exigence de responsabilité, seulement des platitudes sur la diplomatie pendant que des innocents meurent.
Des experts internationaux dénoncent ce double standard grotesque. Le Rapporteur spécial de l'ONU, Ben Saul, a déclaré sans ambages que les frappes américano-israéliennes « semblent enfreindre l'interdiction d'agression prévue par la Charte des Nations Unies » et sont dépourvues de toute justification juridique valable.
Yusra Suedi, professeure adjointe de droit international à l'Université de Manchester, avertit que les attaques constituent un crime d'agression et exposent la « fragilité qui se désagrège » du droit international — précisément la même fragilité que l'Occident avait soulignée lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, mais qu'il ignore commodément lorsqu'il s'agit de ses propres alliés.
Un article d'Al Jazeera a caractérisé les attaques en ces termes : « Le recours à la force militaire aveugle a contribué à un sentiment d'impunité pour les États puissants et a dégradé le système du droit international. »
Le Centre mondial pour la responsabilité de protéger a documenté la tendance — une condamnation rapide et unanime des actions de la Russie en Ukraine, contrastant avec des excuses, un silence ou un soutien ouvert à l'agression américano-israélienne contre l'Iran, Gaza, le Liban et au-delà.
Les principaux bénéficiaires du mépris de Washington pour la Charte des Nations Unies sont précisément les acteurs que l'Occident prétend combattre — la Russie, désormais enhardi en Ukraine, et la Chine, qui attend son heure à propos de Taïwan. Le message adressé au monde est clair : le droit international est une arme à brandir contre les adversaires, jamais contre nous-mêmes.
Au lieu de faire preuve d'un leadership de principe, Carney a affiché une hypocrisie éhontée qui déshonore la réputation internationale du Canada. Cela n'est pas surprenant compte tenu du refus de son gouvernement de reconnaître les actions d'Israël à Gaza comme un génocide, malgré les preuves accablantes et les conclusions explicites d'Amnesty International, Human Rights Watch, B'Tselem, Médecins Sans Frontières, l'Association internationale des chercheurs sur le génocide, l'ONU et de nombreuses autres organisations internationales respectées. Au lieu de cela, le Canada continue de s'allier à des nations commettant les crimes internationaux les plus graves et de les protéger politiquement, tandis que l'Iran brûle et que son peuple souffre.
En soutenant — ou au moins en refusant de condamner — cette guerre d'agression, Carney a aligné le Canada sur les forces mêmes qu'il critiquait à Davos, celles qui ignorent l'État de droit, sèment le chaos et la souffrance, pendant que leurs victimes enterrent leurs morts. Nous étions censés avoir laissé cette ère derrière nous après 1945. Et pourtant, nous voici de retour à la loi de la jungle.
Les frappes ont été lancées alors que les négociations sur le programme nucléaire iranien progressaient, selon des informations concordantes. L'accord nucléaire de 2015 avec l'Iran— négocié sous Barack Obama — fonctionnait jusqu'à ce que Trump le déchire à la demande de Netanyahu. Carney le sait, et pourtant il appelle à la « retenue » maintenant que le génie est sorti de la bouteille. Il condamne les représailles iraniennes mais refuse de nommer les agresseurs originels. Pourquoi ?
Parce que la cohérence exigerait que le Canada prenne position par principe contre de puissants alliés. Parce qu'admettre que l'attaque contre l'Iran viole la Charte des Nations Unies exposerait l'hypocrisie. Parce que la vision tant vantée de Carney à Davos est un théâtre de pose, non destiné à s'appliquer aux crimes des alliés.
Le Canada ne peut prétendre à une autorité morale quand notre premier ministre se dérobe à l'évidence — l'assaut américano-israélien contre l'Iran est illégal, dangereux et constitue une violation directe de la Charte des Nations Unies et de la souveraineté territoriale d'un État membre. Le refus de Carney de le condamner révèle exactement où se situent ses véritables engagements — du côté du pouvoir et des alliances, plutôt que des principes.
Le monde observe. Les petites nations — celles-là mêmes que Carney prétendait défendre à Davos — en prennent note. Si le Canada ne défend pas les règles quand cela compte le plus, face aux violations des plus puissants, alors les paroles de Carney ne valaient rien. Le droit international s'applique à tous, ou il ne s'applique à personne. La honte lui appartient — et à chaque Canadien qui croit encore que son gouvernement représente quelque chose de plus que de l'hypocrisie sélective.
La voie vers l'avenir est l'anarchie à moins que des dirigeants comme Carney ne trouvent le courage de dire la vérité aux puissants — en commençant par nommer le crime suprême pour ce qu'il est. D'ici là, son discours de Davos restera comme un monument à la rhétorique creuse et à la faillite morale.
Note de la rédaction, 17 mars 2026 : Cet article a été corrigé pour indiquer qu'une citation attribuée à Rebecca Inger était en réalité tirée d'un article d'Al Jazeera.
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