L’association Amis de Freinet gère à Mayenne un centre de ressources international rassemblant une importante collection d’archives autour de la pédagogie développée par les époux Freinet à partir des années 1920. Le maire nouvellement élu de la commune demande à l’association de quitter les lieux le 24 août prochain au plus tard. La disparition de ce fonds serait une perte considérable pour le monde éducatif.
À rebours d’une démocratie réduite aux élections, une pratique quotidienne et autonome de l’engagement politique existe dans les quartiers populaires. Entre solidarités et résistances de l’ordinaire, culture de la street et parole critique, une ouverture qui tranche avec un ordre établi.
Dans la vallée de la Roya, à la frontière franco-italienne, des habitants ont choisi d’aider des personnes migrantes traquées par l’État français. La solidarité y est devenue un combat politique. De cette lutte est née Emmaüs Roya, une communauté agricole et sociale que raconte Cédric Herrou.
Le dernier rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites a fait souffler un vent violent appelant à chambouler encore une fois les conditions de départ et de vie à la retraite, et remettant dans le débat public la question de la capitalisation.
Sanaa Saitouli (Banlieues Climat) revient sur l’émergence de nouvelles personnalités politiques issues des quartiers populaires, héritières de décennies de luttes souvent ignorées. À l’approche de 2027, ces voix sont indispensables. Elles reflètent celles d’habitants concernés et conscients des enjeux sociaux, écologiques et démocratiques qui traversent aujourd’hui le pays.
Nabil était présent à l’une des premières marches organisées par le Comité Adama en hommage à Adama Traoré, tué par les gendarmes le 19 juillet 2016. Il raconte son expérience et la manière dont il perçoit la récurrence systémique des violences policières.
Depuis des millénaires nous dansons pour nous exprimer et célébrer collectivement. Pour les communautés minorisées c’est un outil de revendication, dont l’histoire s’oublie dans le mainstream. Mise en jambe avec Habibitch, autrice de Décoloniser le dancefloor.
En réduisant le Comité Adama à la figure d’Assa Traoré, le débat public opère une personnalisation qui révèle moins la réalité du mouvement qu’une manière française de neutraliser les mobilisations antiracistes en substituant une « persona » à un contexte
Le Festival d’Avignon a mis en avant un riche paysage théâtral méconnu en France, travaillé par l’isolement contemporain et la mémoire des traumatismes passés.
À l’ample et profond Maldoror de Julien Gosselin, qui a ouvert la 80e édition du festival dans la cour d’honneur du palais des Papes, s’ajoutent plusieurs spectacles qui prennent à bras-le-corps la question de la violence et de la souffrance.
Mathématicienne, historienne et écrivaine, Michèle Audin, fille de Maurice Audin, militant communiste et anticolonialiste algérien, mort sous la torture des paras français en 1957, revient, dans ce livre achevé peu avant son décès, sur son histoire familiale.