Et si la vitalité d'une démocratie se mesurait aussi à la place qu'elle accorde aux citoyens dans la fabrique des idées et des décisions ? C'est la question qu'a soulevée la table ronde consacrée aux think tanks, à laquelle l'Institut Rousseau a participé le 3 juin, au Salon des Affaires Publiques et de l'Influence. Derrière un sujet en apparence réservé aux spécialistes se dessinait une interrogation bien plus structurante : qui façonne notre avenir commun ?
L’Espagne s’est imposée comme une référence européenne dans la lutte contre les violences faites aux femmes grâce à une politique globale, des moyens pérennes et une forte volonté politique. Malgré certaines limites, ses résultats sont nettement supérieurs à ceux de la France, notamment en matière de féminicides. La France gagnerait à s’inspirer de ce modèle en adoptant une loi-cadre, en renforçant les dispositifs de protection et en investissant davantage dans la prévention et l’accompagnement des victimes.
Dans son ouvrage, L’éthique des affaires, Matthieu Caron met en lumière la nécessité de repenser le rôle des entreprises au-delà de la seule recherche du profit, en conciliant performance économique, responsabilité sociale et intérêt général. L’auteur distingue trois niveaux d’engagement éthique - compliance, RSE et refondation de la gouvernance des entreprises (RGE) - et plaide pour une gouvernance plus démocratique intégrant pleinement les parties prenantes. Il souligne également les limites des engagements volontaires face aux enjeux écologiques et sociaux, défendant une transformation plus contraignante des pratiques économiques. Cette analyse entre en forte résonance avec nos propositions développées en matière de gouvernance environnementale et de régulation des entreprises.
Matthieu Constans propose, dans la lignée des travaux de l'Institut Rousseau (Pour un nouveau mode de création monétaire libre et ciblé sous contrôle démocratique - Institut Rousseau), une réforme audacieuse. La monnaie, loin d'être une ressource préexistante, est créée ex nihilo par les banques centrales et commerciales via le mécanisme du crédit. Ce système porte en lui une contradiction fondamentale : structurellement déflationniste, il condamne nos économies à une croissance perpétuelle pour éviter l'effondrement monétaire, tout en concentrant les richesses et en excluant les plus faibles. Face à l'impuissance croissante des États et des banques centrales à enrayer ces déséquilibres, Matthieu Constans propose une réforme audacieuse : permettre à la Banque centrale de créer de la monnaie proportionnellement à la croissance réelle du PIB, sans dette publique, pour financer de grands projets d'intérêt collectif : transition énergétique, infrastructures, réindustrialisation. Ce mécanisme, rigoureusement encadré, ne serait pas inflationniste car adossé à la capacité productive réelle de l'économie. Il ne s'agit pas de rejeter l'initiative privée, mais de lui adjoindre un second moteur public, stable et souverain, capable de relancer l'économie quand le crédit privé se grippe, et de reprendre collectivement en main notre destin commun.
« Ça paraît tellement insensé, au regard de ce sur quoi il a fait campagne. C’est pourquoi beaucoup de gens se sentent trahis, il a prôné la fin des guerres, de ces guerres idiotes et sans raison, et...
Par Pierre Micheletti, médecin, administrateur de SOS Méditerranée-France, président d’honneur d’Action Contre la Faim, membre associé de l’Observatoire Canadien sur les Crises et l’Action Humanitaire...
Note analysant pourquoi les cinq majors pétrolières (ExxonMobil, Chevron, TotalEnergies, BP, Shell), contrôlées par les mêmes grands fonds d'investissement institutionnels, ne réinvestiront massivement ni dans le pétrole vénézuélien ni dans les énergies renouvelables.
Propositions pour une représentation des intérêts de la nature dans la gouvernance des entreprises Ces propositions sont portées par Vivøices et par les associations Notre Affaire à Tous, B Lab...
Dans le cadre des discussions budgétaires, l’Assemblée nationale a rejeté l’obligation d’afficher le Nutri-Score sur les emballages alimentaires. La mesure avait pourtant été adoptée en première lectu...
La plupart des médias dressent un bilan catastrophique de la trentième édition de la COP, qui eut lieu, cette année, à Belém, au Brésil, située à la fois aux portes de la forêt amazonienne et au bord ...
Bilan nuancé de la COP30 de Belém : premières références commerciales (CBAM), Plan d'action Genre 2025-2034, confirmation de l'objectif de 1 300 Mds$/an de finance climat d'ici 2035.