05.06.2026 à 12:05
Léa Deseille

"Zelensky lance un défi à Poutine", titre The Kyiv Independent. Le président ukrainien "a proposé, jeudi 4 juin dans une lettre ouverte inhabituelle adressée à Vladimir Poutine, une rencontre en face-à-face avec son homologue russe", détaille France 24. "Je propose de fixer une date claire pour une telle rencontre", a affirmé le chef d'État, cité […]
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"Zelensky lance un défi à Poutine", titre The Kyiv Independent. Le président ukrainien "a proposé, jeudi 4 juin dans une lettre ouverte inhabituelle adressée à Vladimir Poutine, une rencontre en face-à-face avec son homologue russe", détaille France 24.
"Je propose de fixer une date claire pour une telle rencontre", a affirmé le chef d'État, cité par le Huffington Post. "L'Ukraine propose de mettre fin à cette guerre via un contact direct entre vous et nous. Je propose une rencontre", a-t-il écrit, suggérant "la Suisse, la Turquie et les pays du monde arabe" comme lieux possibles de discussion, cite RFI. Le président ukrainien écarte en revanche Moscou et Kiev pour cette entrevue.
Volodymyr Zelensky "a également appelé à un cessez-le-feu total pour toute la durée des négociations proposées – une option que Poutine avait exclue plus tôt dans la journée de jeudi", pointe la BBC. Le président ukrainien souhaite également un "échange total de prisonniers de guerre", note le Huffington Post.
"La lettre se conclut sur un avertissement adressé au président russe", poursuit le journal en ligne. "Si vous ne parvenez pas personnellement à la conclusion qu’il est temps de mettre fin à cette guerre, l’Ukraine continuera à se battre pour son existence", peut-on y lire.
"La lettre expose le point de vue de Zelensky sur le conflit qui dure depuis quatre ans et indique que, si la résilience des Ukrainiens reste intacte, la plupart des Russes sont las de ses effets et sont prêts pour la paix", développe The Guardian. "Kiev a fait à plusieurs reprises la proposition d'un cessez-le-feu prolongé pour favoriser des négociations. Mais Moscou rejette cette idée, arguant que cela permettrait à l'armée ukrainienne de se renforcer", rappelle France 24. "Poutine a par le passé exclu toute discussion directe, qualifiant à tort Zelensky de dirigeant 'illégitime' et déclarant qu'il ne le rencontrerait que pour finaliser un accord préalablement conclu", ajoute The Guardian.
"Mais au-delà d’une proposition diplomatique, cette longue lettre est surtout l’occasion pour Zelensky de dresser un réquisitoire contre Poutine, qu’il tient pour personnellement responsable du conflit", relève le Huffington Post. "Quoi que vous disiez de l’Otan, de la géopolitique et de la langue russe, cette guerre est votre choix personnel — une guerre sans véritable raison. C’est ainsi que l’histoire s’en souviendra", accuse le président ukrainien [The Kyiv Independent]. "Le ton de la lettre était provocateur, voire moqueur, attirant l'attention sur les récentes frappes ukrainiennes en territoire russe", juge la BBC. "Après 26 ans au pouvoir, l'âge commence à se faire sentir" chez Vladimir Poutine, tacle par exemple le président ukrainien.
Quelques heures après la publication de cette lettre, le Kremlin a réagi par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov. "Zelensky peut venir à tout moment à Moscou", a-t-il déclaré selon La Libre, qui rapporte des propos cités par les médias d'État russes, "ajoutant que le président russe n'avait pas encore vu la lettre en question".
La proposition a été saluée par Donald Trump, qui a mis en avant le rôle des États-Unis dans les efforts de médiation. "Je suis content qu’ils envisagent peut‑être de se rencontrer", a-t-il confié aux journalistes dans le Bureau ovale [France 24]. "J’ai suggéré ces compromis et, vous savez, nous y avons beaucoup contribué", a-t-il ajouté.
RFI rappelle toutefois que "les efforts de négociation sous médiation américaine sont au point mort depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Moscou exige de Kiev des concessions politiques et territoriales, notamment un retrait complet de la région de Donetsk, partiellement contrôlée par Moscou, que rejette l'Ukraine, les assimilant à une capitulation".
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04.06.2026 à 13:02
Amélie Philotas

"Une étape importante sur leur chemin d'intégration européenne" [Le Parisien]. C'est ainsi qu'un responsable de la présidence chypriote du Conseil de l'UE a qualifié le feu vert donné, mercredi 3 juin, à l'ouverture du premier cluster de négociation avec l'Ukraine et la Moldavie. Ce déblocage intervient après la levée du veto hongrois, qui empêchait jusqu'ici […]
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"Une étape importante sur leur chemin d'intégration européenne" [Le Parisien]. C'est ainsi qu'un responsable de la présidence chypriote du Conseil de l'UE a qualifié le feu vert donné, mercredi 3 juin, à l'ouverture du premier cluster de négociation avec l'Ukraine et la Moldavie.
Ce déblocage intervient après la levée du veto hongrois, qui empêchait jusqu'ici l'ouverture formelle de ce premier groupe de chapitres. Budapest a accepté de mettre fin au blocage après un accord avec Kiev sur les droits de la minorité hongroise en Ukraine. "La conférence intergouvernementale, qui marque le lancement formel de la procédure, devrait [donc] se tenir le 15 ou 16 juin à Luxembourg" [Euronews].
"C'est une étape hautement symbolique, que Volodymyr Zelensky attendait depuis des mois, en fait depuis décembre 2023", résument Les Échos. À cette date, les dirigeants de l'UE avaient décidé d'ouvrir les négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie. Celles-ci avaient ensuite été formellement lancées en juin 2024, mais l'ouverture des différents groupes de chapitres restait soumise à l'accord unanime des États membres.
Le processus était notamment bloqué par la Hongrie, alors dirigée par Viktor Orbán, régulièrement critiqué pour sa proximité avec Moscou. Avec l'arrivée au pouvoir de Péter Magyar au printemps 2026, Budapest a levé son veto "après accord avec Kiev sur les minorités hongroises", rapportent Les Échos.
Si le différend concernait surtout l'Ukraine, la Moldavie a elle aussi été affectée par le couplage de son dossier avec celui de Kiev. Les deux pays avancent en effet dans un calendrier politique étroitement lié depuis le lancement de leur processus d'adhésion.
La levée du veto hongrois a donc permis aux représentants des Vingt-Sept de donner "un feu vert préliminaire à l'ouverture officielle d'un premier groupe de sujets de négociation avec l'Ukraine et la Moldavie" [La Libre]. Dans le processus d'élargissement, chaque étape majeure requiert l'accord des États membres.
Ce feu vert est une "bonne nouvelle" [RTS], s'est réjouie la Première ministre ukrainienne, Ioulia Svyrydenko, car "nous [les Ukrainiens] nous rapprochons d'une adhésion à l'UE".
Mais le processus reste long. "Pour adhérer à l'UE, un candidat doit ouvrir et refermer avec succès six clusters comprenant au total 33 chapitres", rappellent Les Échos. La prochaine étape, attendue le 15 ou 16 juin à Luxembourg, doit porter sur l'officialisation de l'ouverture du "cluster 1", consacré aux "fondamentaux" : le système judiciaire, l'état de droit, les libertés publiques et le fonctionnement des institutions démocratiques.
D'autres volets s'annoncent plus sensibles encore. Le chapitre agricole, qui sera abordé dans les négociations à venir, devrait donner lieu à des négociations "longues et ardues", avertit Le Parisien. "L'Ukraine est un important producteur agroalimentaire et son poids inquiète certains pays, dont la France", poursuit le média.
Au-delà des discussions techniques, plusieurs États membres entendent éviter toute précipitation. Réunis à Chypre fin avril, les dirigeants européens avaient déjà rappelé que l'adhésion de l'Ukraine ne pourrait pas être immédiate, malgré les demandes répétées de Volodymyr Zelensky.
Le chancelier allemand Friedrich Merz avait notamment déclaré qu'il était "clair pour tout le monde qu'une adhésion immédiate de l'Ukraine à l'UE n'est bien sûr pas possible" [France Info]. Il avait toutefois suggéré "une intégration plus étroite au sein des institutions européennes, par exemple par la participation aux sommets européens […] sans droit de vote".
La levée du veto hongrois marque donc une avancée notable pour l'Ukraine et la Moldavie. Mais elle ne règle pas les nombreuses questions politiques, économiques et institutionnelles que poserait leur adhésion. Elle intervient aussi dans un contexte de regain d'attention pour l'élargissement, à la veille d'un sommet UE-Balkans occidentaux prévu le 5 juin au Monténégro.
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03.06.2026 à 12:10
Valentin Ledroit

"L'homme qui a fait tomber Viktor Orbán fait une escale à Paris, à l'occasion de sa première tournée européenne" [TF1 info]. Après Varsovie, Bruxelles et Berlin, le nouveau Premier ministre hongrois, Péter Magyar, est à Paris pour rencontrer le président Emmanuel Macron, mercredi 3 juin. Les deux dirigeants évoqueront "le soutien à l’Ukraine et la […]
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"L'homme qui a fait tomber Viktor Orbán fait une escale à Paris, à l'occasion de sa première tournée européenne" [TF1 info]. Après Varsovie, Bruxelles et Berlin, le nouveau Premier ministre hongrois, Péter Magyar, est à Paris pour rencontrer le président Emmanuel Macron, mercredi 3 juin.
Les deux dirigeants évoqueront "le soutien à l’Ukraine et la poursuite des sanctions contre la Russie, la sécurité et la défense européenne, le renforcement de la compétitivité européenne ainsi que la préparation du prochain cadre financier pluriannuel", relaie la chaîne d'info, citant la présidence française. "Cette visite permettra aussi d’approfondir la relation bilatérale entre la France et la Hongrie, à travers le développement de coopérations dans plusieurs domaines stratégiques, tels que le nucléaire, la défense et les infrastructures", ajoute cette dernière.
"Après avoir mis fin au règne de Viktor Orbán, le nouveau Premier ministre hongrois cherche à convaincre ses partenaires que la Hongrie a changé de cap", analyse France info. Un message semble-t-il bien reçu par le chancelier allemand, Friedrich Merz. Mardi 2 juin, lors d'une conférence de presse avec son homologue hongrois à Berlin, le chef du gouvernement a salué "un nouveau départ" pour la Hongrie et l'Union européenne, rapporte l'hebdomadaire hongrois HVG. "Pour de nombreux Hongrois, Péter Magyar incarne une lueur d'espoir. […] Il peut compter sur nous, et je me tiens personnellement à sa disposition s’il cherche un partenaire pour son travail au sein de l’Union européenne", a également ajouté Friedrich Merz.
De son côté, le Premier ministre hongrois s'est dit "optimiste quant à la conclusion d'un accord avec l'Ukraine" pour permettre à Kiev d'avancer sur la voie de l'adhésion à l'UE [Politico]. "Je suis prêt à rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky au début de la semaine prochaine, à condition qu'un accord soit effectivement trouvé sur la question des droits fondamentaux de la minorité hongroise [sur le territoire ukrainien]", a déclaré Péter Magyar [HVG]. Politico rappelle que "l'Ukraine espère rejoindre l'UE dès l'année prochaine. Mais Budapest a jusqu’à présent empêché Kiev d’ouvrir des 'clusters' de négociation – des groupes de chapitres politiques au cœur des négociations d’adhésion", notamment à cause de la question de la minorité hongroise.
Moins d'un mois après son installation à la tête du gouvernement, de nombreux signes attestent également du dégel des relations entre Budapest et Bruxelles. "Cette volonté se traduit notamment par le déblocage [sous conditions] de 16,4 milliards d’euros de fonds européens qui avaient été gelés par la Commission européenne pour sanctionner la dérive autoritaire du pouvoir hongrois sous Viktor Orbán", relève France info.
"Ces fonds, qui ont cruellement fait défaut à son prédécesseur, vont permettre de moderniser le réseau électrique, remplacer les vieux trains de la MÁV (la SNCF hongroise), atténuer la crise du logement ou encore donner de l’air aux entreprises et à l’enseignement supérieur", ajoute Le Figaro. "Autre bonne nouvelle pour la jeunesse, qui l’a plébiscité aux élections : les universités hongroises vont pouvoir faire leur retour dans le système d’échanges Erasmus".
Pour s'offrir ce retour en grâce aux yeux de ses partenaires européens et "clore le chapitre Orbán", Péter Magyar "applique la méthode forte" [Le Figaro]. "Concrètement, la Hongrie va rejoindre le Parquet européen anticorruption, son gouvernement va légiférer pour renforcer les règles de transparence sur les appels d’offres et ramener dans le giron de l’État les activités et les actifs de nombreuses fondations controversées [proches de Viktor Orbán], dont celles qui détiennent les universités", détaille le quotidien français.
Dès sa victoire en avril dernier, Péter Magyar a également engagé un bras de fer avec le président hongrois, Tamás Sulyok, qu'il accuse d'être la "marionnette" de Viktor Orbán, souligne Telex. "La Hongrie n’appartient ni à Tamás Sulyok ni à Viktor Orbán. Elle n’appartient pas à un seul parti ou à un seul système politique […]. La Constitution stipule très clairement que le président incarne l’unité du pays et veille au fonctionnement démocratique de l’État", a affirmé Péter Magyar, relayé par RFI.
Pour mettre fin au système Orbán, le nouveau chef du gouvernement veut destituer les personnalités placées aux plus hautes instances du pays par l'ancien leader d'extrême droite : "les présidents de la [Cour suprême], de la Cour constitutionnelle et du Conseil national de la magistrature, le procureur général, les présidents de la Cour des comptes, de l’Autorité de la concurrence et de l’Autorité des médias" [Le Figaro].
"Autre symbole fort", relevé par France info : "le retour de la Gay Pride à Budapest. La marche des fiertés avait été interdite l’an dernier par Viktor Orbán, provoquant une vague d’indignation à travers l’Europe". La chaîne tempère en précisant que Péter Magyar "demeure un conservateur assumé. La différence est qu’il se veut désormais profondément pro-européen".
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02.06.2026 à 13:11
Manon Mazuir

"L’Arménie n’a pas encore demandé à rejoindre l’Union européenne, mais, à Moscou, les aspirations européennes d’Erevan suffisent à raviver un avertissement lourd de menaces : celui du 'scénario ukrainien'", attaque Courrier international. Lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet de l'Union économique eurasienne à Astana, au Kazakhstan, le 29 mai, "Vladimir Poutine a de […]
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"L’Arménie n’a pas encore demandé à rejoindre l’Union européenne, mais, à Moscou, les aspirations européennes d’Erevan suffisent à raviver un avertissement lourd de menaces : celui du 'scénario ukrainien'", attaque Courrier international.
Lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet de l'Union économique eurasienne à Astana, au Kazakhstan, le 29 mai, "Vladimir Poutine a de nouveau menacé l'Arménie […] en établissant des parallèles avec les événements en Ukraine : […] 'la crise en Ukraine a commencé à l’époque avec les tentatives d’adhésion de l’Ukraine à l’UE', a-t-il déclaré", informe le média indépendant The Moscow Times.
Cette mise en garde intervient "à une semaine des élections législatives du 7 juin, alors que le Premier ministre Nikol Pachinian, opposé à l’homme d’affaires russo-arménien Samvel Karapetyan, entend se maintenir au pouvoir" [20 Minutes]..
"Dans une déclaration commune [vendredi dernier], les présidents russe, biélorusse, kazakh et kirghiz ont appelé l’Arménie à 'organiser au plus vite un référendum national'" [20 Minutes]. Son objet : "choisir entre adhérer à l'Union européenne ou rester dans l'Union économique eurasiatique (UEE), une organisation dirigée par Moscou" [TV5 Monde]. Le chef du Kremlin estime "impossible pour l'Arménie de concilier une adhésion à [l'UE] et son maintien dans l'UEE", relate RFI.
Témoin des tensions actuelles, "le Premier ministre arménien a rejeté lundi l’appel du président russe", observe Sud Ouest. "Dans une allocution vidéo diffusée sur Facebook, Nikol Pachinian a indiqué qu''il serait illogique d’organiser un référendum'", relaie le quotidien régional, car cette question "ne peut devenir pertinente que dans le cas d'un appel officiel de l'Arménie à rejoindre l'UE" [Armenia Today].
Le 30 mai, la Russie a également annoncé "le rappel de son ambassadeur en Arménie pour 'consultations', au sujet des liens d'Erevan avec l'UE", Moscou accusant "le rapprochement avec l'Union européenne [de saper] la coopération au sein de l'Union économique eurasiatique" [Le Figaro].
"Sur le plan économique, Moscou a annoncé des restrictions à l’importation de produits agricoles, notamment maraîchers, arméniens [au] 30 mai, invoquant des violations phytosanitaires", souligne 20 Minutes. Lundi 1er juin "s’est ajoutée l’interdiction des produits de la pêche, un secteur dont 30 % des exportations sont destinées au marché russe", ajoute le quotidien. Des mesures dénoncées par la Commission européenne.
Ces derniers mois, la Russie a déjà restreint "l'importation de certains produits arméniens, notamment [des] fleurs et [de] l'eau minérale". "La commercialisation de certains lots de boissons alcoolisées a été suspendue, et les fraises arméniennes expédiées en Russie ont été renvoyées", recense Armenia Today.
"Le vice-Premier ministre russe, Alexeï Overtchouk, prévient qu’une adhésion à l’UE pourrait priver Erevan de ses avantages douaniers" liés à son appartenance à l'Union économique eurasienne, "et faire flamber les prix du gaz et de l’électricité" [Courrier international].
"Depuis octobre 2025, au moins 435 opérations d'ingérence russes dans les élections législatives en Arménie ont été repérées par le collectif Antibot4Navalny, qui traque ce type d'opérations en ligne", rapporte France info. "Ces opérations de désinformation prennent la forme de faux reportages, de fausses couvertures de journaux ou encore de montages photo diffusés sur les réseaux sociaux", détaille France info.
"La Russie cherche à paralyser l'économie arménienne et à influencer le résultat des élections", a affirmé 1er juin Anouar El Anouni, porte-parole de la Commission européenne, cité par RFI. "Nous soutenons l'Arménie dans sa volonté de faire face à ces tentatives de coercitions", a-t-il assuré [BFM TV].
"L'UE s'apprête à annoncer une série de mesures à court et à long terme destinées à soutenir l'Arménie face à l'agression russe", selon Politico, qui informe que Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie de l'UE et Marta Kos, commissaire européenne en charge de l'Élargissement, "devraient faire des déclarations aujourd'hui".
Les 4 et 5 mai dernier, l'Arménie a "accueilli pour la première fois un sommet européen, l’UE saluant un 'bond en avant' dans leurs relations", rappelle 20 Minutes. Si l'Arménie et la Russie sont des partenaires historiques, "Erevan reproche à Moscou de ne pas l’avoir aidée lors de la guerre avec l’Azerbaïdjan en 2023 et sollicite les faveurs de l’UE et des États-Unis", contextualise Sud Ouest.
Les élections législatives du 7 juin "valent référendum sur la ligne géopolitique de Pachinian", estime 20 Minutes. "Son parti est donné en tête, mais loin d’être dominant". La Russie reste un "partenaire structurellement incontournable : premier partenaire commercial, fournisseur d’énergie et d’armements". Moscou a d’ailleurs prévenu : elle envisage de "'suspendre' un accord sur la livraison de gaz et de produits pétroliers si Erevan poursuivait son processus d’adhésion à l’UE".
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01.06.2026 à 12:05
Florian Chaaban

"Les dirigeants européens condamnent l'intensification de l'incursion israélienne au Liban", titre The Guardian. Alors que "les troupes israéliennes ont saisi une forteresse en ruine du XIIe siècle dans le sud du Liban, marquant leur plus profonde avancée dans le pays en 25 ans" [Politico], les réactions diplomatiques se multiplient. À la demande de la France, […]
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"Les dirigeants européens condamnent l'intensification de l'incursion israélienne au Liban", titre The Guardian. Alors que "les troupes israéliennes ont saisi une forteresse en ruine du XIIe siècle dans le sud du Liban, marquant leur plus profonde avancée dans le pays en 25 ans" [Politico], les réactions diplomatiques se multiplient.
À la demande de la France, "le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra [ce] lundi après-midi une réunion d'urgence" [Dernières Nouvelles d'Alsace]. "J'ai demandé [cette réunion] parce que si nous reconnaissons le droit d'Israël, comme de tous pays, à la légitime défense, à se défendre contre les attaques du Hezbollah […], rien ne peut justifier la prolongation des opérations militaires israéliennes au Liban et son occupation de plus en plus profonde dans le territoire libanais", a déclaré hier le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot [Ici Beyrouth].
"Les forces terrestres de l'armée israélienne ont marqué un tournant stratégique en franchissant [le 29 mai] le fleuve Litani et en s'emparant de la forteresse médiévale historique de Beaufort", observe la Rai. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, "a évoqué un 'changement radical', annonçant son intention d'étendre les opérations aériennes au-delà du sud du pays, en visant également Beyrouth".
Protégée par l'Unesco, la forteresse de Beaufort, "site stratégique surplombant le sud du Liban et une partie du nord d'Israël, ouvre la voie à une progression de l'armée israélienne vers la région de Nabatiyé" [Le Parisien]. Elle "avait servi de base aux forces israéliennes durant les deux décennies d'occupation du sud du Liban, qui ont pris fin en 2000".
"Après l'annonce [par] l'armée israélienne d'une nouvelle extension de son offensive terrestre" [France info], "Emmanuel Macron [a tapé] du poing sur la table". "Rien ne justifie l'escalade majeure en cours au Sud Liban", a déclaré le président français, pour qui la stabilité régionale au Moyen-Orient "doit commencer avec le Liban, où il est urgent que les armes se taisent, toutes, et pour de bon", relaie le média. Et d'ajouter que "la France poursuivra son soutien aux autorités libanaises dans leurs efforts pour rétablir la souveraineté de l'État et l'intégrité territoriale du pays".
Selon Jean-Noël Barrot, l'État hébreu a commis "une faute majeure". Pour le ministre français, cette avancée sur le territoire libanais est "contraire aux engagements d'Israël, puisque depuis le 17 avril, [il y a] un cessez-le-feu au Liban, et contraire au droit international" [Dernières Nouvelles d'Alsace]. "Les ministres des Affaires étrangères du Royaume-Uni et de l'Allemagne se sont joints à la France pour condamner cette nouvelle opération", note The Guardian.
Israël se défend en affirmant "viser le Hezbollah, qui dispose d'une forte présence politique dans le sud du Liban et a lancé des milliers de missiles et de drones sur le nord d’Israël", complète le quotidien britannique. Cette campagne n'est pas sans conséquences sur le plan humain. "Depuis le début de la guerre le 2 mars, plus de 3 412 personnes ont été tuées au Liban et plus d'un million ont été déplacées, selon Beyrouth. Le bilan est de 25 morts dans les rangs de l'armée israélienne", souligne RTL.
Politico rappelle que la trêve en vigueur depuis le mois d'avril entre Israël et le Liban "n'a jamais été respectée". Le 30 mai, "le Premier ministre libanais a accusé Israël de mener une 'politique de la terre brûlée' et d'infliger des 'punitions collectives' aux habitants du sud du Liban, où des dizaines de villages et de villes ont été évacués".
"Une nouvelle rencontre entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, est programmée les 2 et 3 juin à Washington. Une réunion s’est tenue au niveau militaire vendredi au Pentagone, sans que Beyrouth ne puisse obtenir un cessez-le-feu effectif", écrit Le Parisien.
"Selon certains observateurs, les responsables israéliens et les commandants militaires souhaiteraient infliger le plus de dégâts possibles au Hezbollah avant qu'un éventuel accord n'impose de nouvelles restrictions ou ne mette fin à l'offensive en cours" [The Guardian].
Dans le même temps, le conflit se poursuit à l'échelle régionale. "Les États-Unis sont toujours en pleine négociation avec l'Iran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient, Téhéran conditionnant tout accord à l'arrêt des hostilités au Liban" [RTL]. Au cours du week-end, de "nouveaux tirs de missiles" ont été échangés entre les deux belligérants [Le Monde], tandis que "les informations de médias américains […] faisant état de nouvelles exigences américaines envers Téhéran ont refroidi les espoirs d'accord imminent, alimentés par Donald Trump lui-même", conclut TF1 info.
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29.05.2026 à 12:54
Amélie Philotas

"C’est la dernière ligne droite du marathon hongrois pour récupérer les fonds européens gelés, un enjeu crucial pour Budapest" [Libération]. Ce vendredi 29 mai, le Premier ministre hongrois, Péter Magyar, va échanger avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans la capitale belge. Il "doit [lui] présenter un plan sur l'utilisation […]
L’article Le Premier ministre hongrois Péter Magyar attendu à Bruxelles pour obtenir le dégel de 17 milliards d'euros destinés à son pays est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"C’est la dernière ligne droite du marathon hongrois pour récupérer les fonds européens gelés, un enjeu crucial pour Budapest" [Libération]. Ce vendredi 29 mai, le Premier ministre hongrois, Péter Magyar, va échanger avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans la capitale belge.
Il "doit [lui] présenter un plan sur l'utilisation des 17,4 milliards gelés par l'institution [en raison de la politique de l'ancien Premier ministre, Viktor Orbán, ndlr.], dont il attend le déblocage. Les délégations travaillent actuellement d'arrache-pied pour en finaliser les derniers points techniques", poursuit le quotidien national.
Une tâche qui s'annonce comme "une course contre la montre pour Péter Magyar" [RFI], d'autant qu'une grande partie de cette somme - 10,4 milliards d'euros provenant du fonds de relance - risque d'être perdue faute de décision d'ici le 31 août prochain.
Celui qui avait bâti sa campagne autour de la rupture avec son prédécesseur sait qu'il doit "plaider sa cause à Bruxelles" [La Libre]. "Cet argent a été bloqué dans le cadre de différentes procédures intentées contre les politiques de Viktor Orbán, concernant notamment les droits des personnes LGBT+ et des demandeurs d'asile, ainsi que des situations de conflits d'intérêts", rappelle France 24.
Et Péter Magyar se montre déterminé à le récupérer. "Ce seront les négociations les plus importantes des dernières années", a prédit le Premier ministre hongrois dans une publication sur les réseaux sociaux jeudi, ajoute le média.
"La Commission a précisé que le déblocage des fonds [de relance post-pandémie] dépendait du respect par la Hongrie de critères de réforme spécifiques" [Politico]. "Quelles mesures exactes seront exigées de Péter Magyar, et à quelle échéance ? C'est tout l'objet des discussions de [ce] vendredi", s'interroge Le Figaro.
Une chose est néanmoins certaine : l'Union européenne "souhaite des gages concrets de Budapest avant tout déblocage de fonds" [France 24]. "À Bruxelles, Péter Magyar va présenter un plan d’utilisation de ces fonds. Il va également présenter un projet de réformes pour restaurer l’État de droit. Une condition sine qua non pour obtenir le versement de l’argent européen", note RFI.
Le dirigeant de 45 ans, dont le parti dispose d'une large majorité au Parlement hongrois, a déjà amorcé de premières réformes, souligne Le Figaro : "son camp a voté mercredi pour l'abandon du projet de l'ancien Premier ministre Viktor Orbán de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI)".
Face à cet empressement, la Commission européenne opte plutôt pour la prudence : "les négociations pour débloquer cet argent, gelé sous Orbán, 'viennent à peine de commencer', a souligné la porte-parole de l’exécutif européen, Paula Pinho" [Le Figaro].
Selon Politico, se faisant l'écho d'un fonctionnaire de la Commission, il n'existe pas "de solution miracle après 16 ans d'Orbán. […] On ne peut pas demander de réformer un pays du jour au lendemain".
La posture de l'exécutif européen "reflète trois préoccupations", ajoute le média européen : "une décision imminente de la CJUE concernant la décision prise en 2023 par la Commission de débloquer 10 milliards d’euros en faveur de l’ancien gouvernement hongrois dirigé par Viktor Orbán ; la crainte que Magyar ne déclenche une crise constitutionnelle s’il s’en prend trop agressivement aux fidèles de l’ère Orbán ancrés dans les institutions hongroises ; et les leçons tirées de la Pologne, où Bruxelles a débloqué des fonds après l’élection de Donald Tusk, pour voir ensuite les réformes judiciaires clés s’enliser".
Avant son échange avec la présidente de la Commission européenne, Péter Magyar se montre en tout cas optimiste : "je ne veux pas le dire trop fort, mais nous sommes maintenant très proches d'un accord", a-t-il déclaré, jeudi, sur ses réseaux sociaux [Euronews].
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28.05.2026 à 12:37
Manon Mazuir

Une nouvelle étape franchie. "La Norvège a décidé de rejoindre la 'dissuasion nucléaire avancée' proposée par la France à ses alliés européens, a annoncé mercredi [27 mai] Emmanuel Macron en recevant le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre à Paris" [20 Minutes]. Depuis le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne en 2020, la France est […]
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Une nouvelle étape franchie. "La Norvège a décidé de rejoindre la 'dissuasion nucléaire avancée' proposée par la France à ses alliés européens, a annoncé mercredi [27 mai] Emmanuel Macron en recevant le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre à Paris" [20 Minutes]. Depuis le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne en 2020, la France est le seul pays de l'UE doté de l’arme atomique.
"C’est une étape très importante de notre partenariat et ce sera le moteur d’une coopération très ambitieuse", a déclaré le président français devant la presse à l’Élysée [La Croix]. Cité par Le Parisien, Emmanuel Macron a ajouté que "la Norvège [membre de l'Otan mais pas de l'UE], partenaire géographique et stratégique clé avec laquelle nous avions déjà des coopérations importantes pour assurer la protection du territoire allié face aux menaces extérieures, représentera une forte valeur ajoutée pour cette dissuasion avancée".
De son côté, Jonas Gahr Støre a rappelé que "la France ouvre maintenant un dialogue avec ses proches alliés sur la manière dont ses armes nucléaires peuvent également contribuer à la sécurité et à la dissuasion européennes contre les menaces militaires", rapporte Sud Ouest. Le Premier ministre norvégien a confirmé qu’Oslo souhaitait être associé à cette démarche avec "des partenaires comme la Pologne, le Royaume-Uni, l’Allemagne et des partenaires nordiques".
Le 2 mars dernier, depuis l'île Longue, dans la rade de Brest, où sont stationnés les quatre sous-marins nucléaires français lanceurs d'engins, Emmanuel Macron avait "actualisé dans un discours majeur […] la doctrine de dissuasion nucléaire française", rappelle Le Figaro. La nouvelle "dissuasion avancée" doit associer d’autres États européens volontaires, mais "sans aucun partage de la décision ultime", précise France 24.
"Huit pays avaient alors été intégrés à cette nouvelle approche : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark", énumère RTL, qui relève que "dans un premier temps, la Norvège s’était dite disposée à échanger avec Paris sur le sujet". Elle devient donc le neuvième pays associé à cette initiative française.
Selon Politico, "des discussions hautement classifiées sur ce que la coopération impliquera ont déjà commencé avec certains pays". Cette dissuasion avancée doit notamment passer par "une coopération stratégique renforcée, la mise en place d’un groupe de pilotage nucléaire, la participation à des exercices nucléaires français ou encore du partage de renseignement", décrypte sur X la chercheuse spécialisée sur les questions de dissuasion à l’Institut français des relations internationales, Héloïse Fayet [Le Parisien]. L'experte précise toutefois qu'"il ne s’agit pas d’un parapluie nucléaire mais bien d’une coordination".
Héloïse Fayet relève aussi que la Finlande et les pays baltes ont "également montré un intérêt" tout en restant "prudents", et que "la Roumanie pourrait aussi être candidate" [Le Monde].
"Au-delà de cette annonce, la France et la Norvège ont conclu mercredi un accord de défense avec une clause de défense mutuelle en cas d’agression" [20 Minutes]. Celui-ci "prévoit désormais un principe d'assistance mutuelle entre nos deux pays, institue des dialogues réguliers à tous les niveaux entre nos armées, prévoit un renforcement de la coopération dans plusieurs grands domaines clés - défense anti-aérienne, Arctique, Grand Nord, spatial", a déclaré le président français, cité par L'Indépendant.
Jonas Gahr Støre a toutefois tenu à rappeler que "la garantie de sécurité primaire de la Norvège resterait l'alliance de l'Otan et les États-Unis, mais a ajouté que les capacités nucléaires de la France contribuent à la posture de dissuasion plus large de l'alliance" [The Kyiv Independent]. Le Premier ministre norvégien a également précisé "qu'aucune arme nucléaire ne serait déployée sur le sol norvégien en temps de paix", note Politico.
Ce partenariat se fait "au vu de la situation de la politique de sécurité en Europe, notamment du réarmement massif de la Russie, y compris dans le domaine nucléaire, et du fait qu'elle mène une guerre totale contre un autre pays européen", a justifié le Premier ministre norvégien, cité par Politico.
"La rhétorique de plus en plus agressive de la Russie, en cette cinquième année de guerre aux portes de l'Europe et l'absence d'avancées dans les négociations de paix chapeautées par les États-Unis, [alimentent] les inquiétudes européennes", confirme L'Express. "Le plus grand arsenal nucléaire de la Russie est situé dans le Haut Nord, à quelques kilomètres seulement de la Norvège", a notamment alerté le dirigeant norvégien [Politico].
Qui plus est, "le virage radical opéré par Donald Trump, revenu au pouvoir en janvier 2025, a ébranlé les gouvernements européens", analyse L'Express : "le président américain s'est rapproché de la Russie, en dépit de son invasion de l'Ukraine, et a adopté une attitude plus agressive envers les alliés traditionnels de Washington, menaçant par exemple de s'emparer du Groenland par la force".
Pour Politico, l'association de la Norvège à cette initiative est d'autant plus significative qu'Oslo "est traditionnellement très proche des États-Unis". Elle illustre la manière dont plusieurs pays européens "repensent leurs stratégies de sécurité", en renforçant leurs coopérations de défense sur le continent.
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27.05.2026 à 12:18
Valentin Ledroit

"Ces [derniers] jours, les incursions de drones dans l’espace aérien des pays baltes se multiplient. Deux drones ukrainiens, détournés par la Russie, ont même indirectement réussi à faire tomber le gouvernement letton", retrace Le Temps. C'est dans ce contexte que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le commissaire à la […]
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"Ces [derniers] jours, les incursions de drones dans l’espace aérien des pays baltes se multiplient. Deux drones ukrainiens, détournés par la Russie, ont même indirectement réussi à faire tomber le gouvernement letton", retrace Le Temps. C'est dans ce contexte que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le commissaire à la Défense, Andrius Kubilius, se sont rendus en Lituanie, mardi 26 mai, pour rencontrer les dirigeants des trois États baltes.
"Ce ne sont pas des incidents isolés, c’est une stratégie délibérée de la Russie qui cherche à déstabiliser nos sociétés démocratiques. Mais tout comme sur les champs de bataille en Ukraine, la Russie y échoue", a indiqué la cheffe de l'exécutif européen lors d'une conférence de presse à Vilnius [20 Minutes]. Après avoir souligné que ces incidents constituaient "un rappel supplémentaire de la proximité de la guerre", le président lituanien, Gitanas Nausėda, a de son côté averti que "l'espace aérien au-dessus des États baltes n'était pas suffisamment sécurisé à l'heure actuelle", rapporte The Guardian.
Pour Le Temps, les Européens veulent afficher "un message clair : condamner, une nouvelle fois, les attaques hybrides et menaces russes 'inacceptables', et démontrer que l’UE est déterminée à renforcer ses capacités de défense sur son flanc est".
Les incursions de drones dans les pays baltes sont loin d'être l'unique intimidation brandie par la Russie. "En parallèle, […] l’UE annonçait avoir convoqué le chargé d’affaires russe basé à Bruxelles, en réaction à la 'menace' de Moscou enjoignant les diplomates étrangers à quitter Kiev", poursuit le quotidien suisse. Le Service européen pour l’action extérieure veut s'entretenir avec l'émissaire russe auprès de l’Union, Karen Malayan, pour exiger du Kremlin qu’il "cesse de frapper des civils" et "s’engage dans de véritables pourparlers de paix, en commençant par un cessez-le-feu total et inconditionnel" [Politico]. D'autres pays comme l'Allemagne et la Norvège ont également convoqué les ambassadeurs russes sur leur territoire "pour protester contre ces menaces" [France 24].
Lundi 25 mai, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait en effet "appelé […] les ressortissants étrangers vivant à Kiev, dont les personnels diplomatiques, à quitter la capitale ukrainienne avant de nouveaux bombardements", rapporte France 24. "Une nouvelle escalade de Poutine", souligne France Inter, qui note que "la veille, la Russie avait lancé l’une de ses plus violentes attaques de drones et de missiles contre Kiev et sa région, utilisant, pour la troisième fois seulement depuis le début de la guerre, son missile hypersonique Orechnik [capable de porter des charges nucléaires]".
"La France a de son côté balayé l'avertissement russe", constatent Les Échos. "On a l'habitude des menaces de Poutine. Hors de question d'évacuer [nos diplomates]", a affirmé le ministère des Affaires étrangères français, selon le journal économique. "L'Allemagne, l'un des principaux alliés de Kiev, a également […] assuré qu'elle 'ne se laisserait pas intimider'", ajoute France 24. Tout comme l'Ukraine qui appelle à "ne pas céder au chantage russe" [Les Échos].
Ces menaces interviennent dans un contexte particulier. "L'Ukraine exhorte l'UE à contribuer aux négociations visant à mettre fin à la guerre avec la Russie, un sujet qui sera abordé en détail lors d'une réunion informelle des ministres européens des Affaires étrangères à Chypre [qui débute ce mercredi]", explique la BBC. "Nous devons passer à un nouveau format de négociations avec la partie russe", a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, suggérant "une participation plus active de la part de l'Europe".
"Depuis l'invasion à grande échelle de la Russie en 2022, la plupart des pays [européens] ont mené une politique d'isolement et de sanctions, et tous ne s'accordent pas sur l'opportunité d'établir des contacts, même limités", relève la BBC. "La Russie a montré qu'elle n'était pas disposée à s'engager dans des négociations de paix en rejetant à plusieurs reprises les occasions qui s'étaient présentées", explique un représentant du ministère letton des Affaires étrangères cité par The Kyiv Independent.
À l'image de la Lettonie, d'autres États membres "comme la Suède et la Lituanie, considèrent que la Russie est actuellement acculée et souhaitent que la pression soit renforcée plutôt qu'allégée. D'autres, comme l'Italie, estiment qu'il n'est pas judicieux de rester plus longtemps en retrait", résume la BBC.
Pour la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, l'UE "doit d'abord s'accorder sur les conditions qu'elle fixerait pour les pourparlers de paix" [The Kyiv Independent]. En mars dernier, l'Estonienne avait "diffusé quelques pistes, qualifiées par un responsable européen de 'matière à réflexion'" [BBC]. Le média britannique rappelle que "si l’idée de nommer un envoyé, voire un groupe d’envoyés, sera évoquée à Chypre, les discussions sérieuses n’auront lieu qu’au niveau des dirigeants de l’UE, éventuellement lors de leur sommet le mois prochain".
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26.05.2026 à 12:05
Léa Deseille

"L'Europe suffoque", titre Politico. "Une partie de l'Europe est traversée cette semaine par une vague de chaleur exceptionnelle pour un mois de mai", écrit Ouest-France. Un phénomène "dû à l'afflux d'air chaud en provenance d'Afrique du Nord qui se retrouve piégé sous les hautes pressions d'un puissant anticyclone", développe Le Temps. "Il s’agit d’un événement […]
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"L'Europe suffoque", titre Politico. "Une partie de l'Europe est traversée cette semaine par une vague de chaleur exceptionnelle pour un mois de mai", écrit Ouest-France. Un phénomène "dû à l'afflux d'air chaud en provenance d'Afrique du Nord qui se retrouve piégé sous les hautes pressions d'un puissant anticyclone", développe Le Temps. "Il s’agit d’un événement sans précédent, millénaire, avec de l'ordre d'une chance sur 1 000 de survenir à cette période de l’année par rapport au climat de 1979-2025", analyse Christophe Cassou, climatologue [Le Monde].
"L'Espagne et le Portugal devraient connaître les températures les plus extrêmes cette semaine, certaines régions du Portugal enregistrant des températures proches de 40 degrés Celsius et certaines zones du sud de l'Espagne prévoyant d'atteindre 38°C", pointe Politico. Selon le service météorologique britannique, "le record absolu de température pour le mois de mai [a] été battu avec une température de 34,8 °C enregistrée aux jardins botaniques royaux de Kew, à Londres", note The Guardian. "Un feu de végétation s'est même déclaré sur le célèbre mont Arthur's Seat à Édimbourg, alors que la température a grimpé jusqu'à 25°C, a indiqué lundi [25 mai] soir le service national d'incendie et de secours d'Écosse, sur X" [Le Temps].
En France, la hausse des températures a eu des conséquences humaines. "Sept personnes ont trouvé la mort en France lors de l’épisode caniculaire, a annoncé mardi 26 mai le gouvernement", écrit La Croix, citant une interview de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement sur TF1. "Cinq noyades ont été recensées dans quatre départements et deux décès liés au sport à Paris et Lyon", poursuit le quotidien. "Tout ça méritera d’être précisé à la fin de l’épisode que l’on connaît aujourd’hui", a précisé la porte-parole.
Au total, "huit départements de l’ouest du pays - le Finistère, le Morbihan, la Manche, l’Ille-et-Vilaine, le Maine-et-Loire, la Mayenne, la Vendée et la Loire-Atlantique - ont été placés en vigilance orange canicule par Météo-France à [minuit] dans la nuit de lundi à mardi", souligne Ouest-France. "Une première pour un mois de mai", relève La Croix.
"Le dôme de chaleur qui affecte actuellement l'Europe centrale agit comme un couvercle sur une casserole : il emprisonne l'air chaud à tous les niveaux inférieurs, formant des couches descendantes vers le sol", explique La Repubblica. Ce phénomène est la "traduction du changement climatique sur un continent qui se réchauffe plus vite qu’ailleurs", poursuit Ouest-France. Un rapport publié fin avril par le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) et l'Organisation météorologique mondiale (OMM) rappelait que depuis les années 1980, "l'Europe s'est réchauffée deux fois plus vite que la moyenne mondiale" et que les "vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes et graves" sur au moins 95 % du territoire européen [Le Temps].
"Selon le consensus scientifique, le changement climatique d’origine humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations plus intenses", rappelle Ouest-France.
Ces prochains jours, "de nouveaux records devraient être enregistrés en France, en Espagne et au Royaume-Uni, avec des températures dépassant les moyennes saisonnières de 12 à 13 °C", relaie The Guardian. "Un scénario qui, avertissent les experts, risque de poser de graves problèmes pour les ressources essentielles comme l'eau et l'alimentation", déplore La Repubblica.
"Ces vagues de chaleur anormales ont en effet un coût, certains spécialistes n'hésitant pas à parler de 'choc macroéconomique'", s'inquiète La Tribune. "Les vagues de chaleur, les sécheresses et inondations de l’été 2025 auraient coûté 43 milliards d’euros à l’économie européenne", selon une étude de 2025 menée par des chercheurs de l’université de Mannheim et de la Banque centrale européenne. "L'impact économique pourrait persister, avec une facture qui pourrait monter à 126 milliards d’euros d’ici 2029", conclut La Tribune.
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22.05.2026 à 12:05
Florian Chaaban

"Les images des membres de la flottille humiliés en Israël déclenchent un incident diplomatique", titre Courrier international. "Le ministre de la sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger en publiant [le 20 mai] une vidéo de militants de la dernière flottille pour Gaza […]
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"Les images des membres de la flottille humiliés en Israël déclenchent un incident diplomatique", titre Courrier international. "Le ministre de la sécurité nationale israélien, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger en publiant [le 20 mai] une vidéo de militants de la dernière flottille pour Gaza agenouillés et les mains liées, après leur interception en pleine mer [lundi près de Chypre]" [Le Monde]. Des mauvais traitements perpétrés "à l'encontre de 430 militants (dont 37 Français)" [Libération].
Les premières réactions ne se sont pas fait attendre. Mercredi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, "a annoncé une première décision" [Libération]. "Les agissements de M. Ben Gvir à l'égard des passagers de la flottille Global Sumud, dénoncés par ses propres collègues au gouvernement israélien, sont inadmissibles", a-t-il fait savoir sur X, réclamant dans le même message "que l'ambassadeur d'Israël en France soit convoqué pour obtenir des explications". "La Belgique, l'Espagne, les Pays-Bas et l'Italie" ont pris la même décision [Le Monde], cette dernière ayant demandé à l'UE, par la voix de son ministre des Affaires étrangères le 21 mai, "d'imposer des sanctions au ministre israélien d'extrême droite" [Le Figaro]. "L'Irlande et l'Espagne font également pression" dans ce sens, selon Euronews.
La colère ne se limite pas aux États de l'UE. "La Turquie, d'où était partie la flottille, s'est montrée la plus virulente en dénonçant la 'mentalité barbare' du gouvernement israélien", observe Le Monde, qui se fait également l'écho de l'indignation exprimée par "Berlin [et] Dublin". "'Nul ne devrait être sanctionné' pour sa défense des droits humains, a écrit, de son côté, sur X la commissaire européenne Hadja Lahbib, responsable de l'UE pour les situations de crise humanitaire, en relayant les images".
Si des militants "de plus de 40 pays se trouvaient à bord" du navire [BBC], les ressortissants européens y étaient nombreux. La radio britannique mentionne, outre les 37 Français et sur la base des chiffres communiqués par les pays concernés, "quelque 44 membres espagnols et 15 citoyens irlandais", tandis que Le Monde indique un total de "19 Grecs détenus lors de l'opération". Le chef de la diplomatie grecque, Giorgos Gerapetritis, a d'ailleurs annoncé dans un communiqué avoir déposé "une protestation officielle".
Une situation qui a provoqué des remous "jusqu'au gouvernement israélien" [Le Monde]. "Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, a ainsi jugé que de telles images n'étaient 'pas conformes avec les valeurs d'Israël'", appelant toutefois "à expulser les militants dès que possible". Hier, "le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré que les militants étrangers de la flottille arrêtés par les forces israéliennes avaient été expulsés [vers la Turquie], alors que la communauté internationale continue de dénoncer leur traitement par les autorités", note Euronews. "Les 37 ressortissants français ont aussi été expulsés par ces vols, mis à disposition par les autorités turques, et pris en charge à leur arrivée à Istanbul par l'ambassade de France pour un rapatriement dès que possible" [Le Monde].
Les Européens n'étaient pas parvenus, lors du Conseil Affaires étrangères du 21 avril, à se rallier à une suspension de l'accord d'association entre l'UE et Israël. Depuis, ils ont débloqué des sanctions visant des colons et organisations de colons israéliens en Cisjordanie. Reste à savoir s'ils iront plus loin.
"Dans une lettre adressée au président du Conseil européen, António Costa, et divulguée jeudi à l'AFP par une source gouvernementale anonyme, [le Premier ministre irlandais] Micheál Martin [l'exhorte] à prendre de 'nouvelles mesures' contre Israël concernant le traitement réservé aux militants" [France 24]. Il y appelle notamment "à un débat sur cette question lors de la prochaine réunion du Conseil européen en juin".
Avec une ligne claire : ces sanctions doivent selon lui "au minimum inclure l'interdiction des produits provenant des colonies israéliennes et la suspension d'une partie, voire de la totalité, de l'accord d'association entre l'UE et Israël […] qui comprend une clause exigeant le respect des droits de l'homme".
Bien qu'elle continue comme l'Allemagne à "s'opposer à la suspension de l'accord d'association entre l'UE et Israël" [Euractiv], l'Italie a comme l'Irlande "officiellement demandé à l'UE d'envisager des sanctions à l'encontre d'Itamar Ben-Gvir". L'Espagne, la Suède et la Belgique poussent aussi dans ce sens.
Or comme l'explique Politico, cette "campagne de plus en plus soutenue en faveur de nouvelles sanctions contre Israël […] se heurte à deux obstacles : le gouvernement tchèque et la crainte que de telles mesures ne renforcent la position des partisans de la ligne dure lors des prochaines élections en Israël". Selon un diplomate de l'UE souhaitant rester anonyme, "la vidéo [publiée par M. Ben Gvir] était un coup médiatique honteux, mais un coup médiatique électoral".
Le média européen résume les choses ainsi : si "la Hongrie n'est plus le défenseur indéfectible d'Israël sur la scène européenne, d'autres pays continuent de le soutenir fermement - et la confiance dans la capacité des électeurs israéliens à sanctionner les ministres extrémistes aux urnes apparaît comme un sujet de discussion récurrent en coulisses à Bruxelles".
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21.05.2026 à 13:15
Amélie Philotas

"Les tensions autour du Groenland sur le point de revenir sur le devant de la scène ?", s'interroge France Info. "Après sa première visite au Groenland depuis sa nomination en décembre 2025", l'envoyé spécial de Donald Trump pour le territoire arctique, Jeff Landry, a déclaré qu'il était "temps que les États-Unis remettent leur empreinte sur le […]
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"Les tensions autour du Groenland sur le point de revenir sur le devant de la scène ?", s'interroge France Info. "Après sa première visite au Groenland depuis sa nomination en décembre 2025", l'envoyé spécial de Donald Trump pour le territoire arctique, Jeff Landry, a déclaré qu'il était "temps que les États-Unis remettent leur empreinte sur le Groenland" [La Croix]. Et d'ajouter : "je pense que vous voyez le président parler de renforcer les opérations de sécurité nationale et de réaffecter du personnel dans certaines bases [sur l'île]", relaie le quotidien national.
"À Nuuk, les États-Unis gardent leur ligne", résume France Inter. Un discours qui, malgré la désapprobation qu'il suscite, oblige les dirigeants groenlandais à "trouver une solution" [The Guardian].
"Au plus fort de la guerre froide, les États-Unis disposaient de 17 installations militaires au Groenland, mais ils les ont fermées au fil des années et n'en possèdent plus qu'une seule aujourd'hui : la base de Pituffik, située au nord de l'île" [The Guardian]. Une perte de contrôle qui inquiète Washington. "Donald Trump a fait valoir à plusieurs reprises que les États-Unis devaient contrôler le Groenland […] en raison de préoccupations de sécurité nationale, affirmant que si ce n’est pas le cas, l’île risque de tomber entre les mains de la Chine ou de la Russie", complète le média britannique.
Le territoire autonome danois représente des avantages stratégiques majeurs : "le Groenland se trouve sur la route la plus courte pour les missiles entre la Russie et les États-Unis. Il recèle des gisements inexploités de terres rares et pourrait jouer un rôle essentiel à mesure que la glace polaire fond et que de nouvelles voies maritimes apparaissent", rappelle La Croix.
"Un pacte de défense de 1951, mis à jour en 2004, permet d’ores et déjà aux États-Unis de déployer davantage de troupes et de renforcer leurs installations militaires au Groenland, à condition d’en informer au préalable le Danemark et [son territoire autonome]"[20 Minutes]. Aussi, "depuis plusieurs mois, Washington souhaite renforcer sa présence militaire dans l'Arctique en obtenant un aval pour ouvrir de nouvelles bases militaires dans le sud du Groenland […]. Les États-Unis espèrent pouvoir y ouvrir trois nouvelles bases", rapportent Les Échos.
Lundi, Jeff Landry a rencontré le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, et le ministre des Affaires étrangères, Múte Egede. Une rencontre qui s'est, selon le chef du gouvernement groenlandais, avérée "constructive", soulignant toutefois qu'il n'y avait "aucun signe […] que quoi que ce soit ait changé" dans la position des États-Unis. [France 24]
Bien que Donald Trump se soit récemment moins exprimé sur sa volonté de s’emparer du Groenland, la déclaration de Jeff Landry relative à la nécessité américaine de "remettre [son] empreinte sur le Groenland" [La Croix] démontre que Washington n'a pas renoncé à ses ambitions.
Cette attitude oblige les Groenlandais à adapter leur ligne de conduite face aux Américains : "même si le désir du 'maître' de 'sécuriser le contrôle du Groenland […] est totalement irrespectueux, […] nous sommes obligés de trouver une solution', a lancé mardi […] le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen" [20 Minutes].
Si les déclarations américaines sur le Groenland inquiètent les dirigeants européens, elles nourrissent aussi les désirs d'indépendance de la population groenlandaise, à laquelle une majorité semble favorable. "Les autorités groenlandaises et danoises ont martelé à plusieurs reprises que seul le Groenland pouvait décider de son avenir", retrace France 24. Et de rappeler que "dans un entretien publié mercredi par le quotidien groenlandais Sermitsiaq, Jeff Landry a [lui-même] tenté de raviver les espoirs d'indépendance de ce territoire".
Le gouvernement danois, lui, "n'a pas de projet immédiat en ce sens, car de nombreuses questions restent en suspens, notamment concernant l'économie de cette île, fortement dépendante du Danemark", poursuit la chaîne d'information internationale.
Face à cette énième démonstration de l'impérialisme américain, l'Union européenne cherche aussi à faire entendre sa voix. En visite à Nuuk le même jour que Jeff Landry, le commissaire européen chargé des partenariats internationaux, Jozef Síkela, a déclaré être persuadé que "l’avenir du Groenland appartient aux Groenlandais, et le rôle de l’Europe est de les soutenir" [Eunews].
Le dirigeant européen a par ailleurs rappelé que la Commission européenne "avait proposé de presque doubler le financement de l'UE en faveur du Groenland lors du prochain cycle budgétaire, le faisant passer de 225 millions d'euros à 530 millions d'euros, et que l'Union disposait d'un bureau permanent à Nuuk, ouvert en 2024", conclut The Brussels Times.
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20.05.2026 à 12:04
Valentin Ledroit

"Le Brexit revient au cœur de la vie politique britannique, sur fond de crise interne au sein du Parti travailliste et de recomposition du paysage électoral face à la montée de [la formation d'extrême droite] Reform UK", souligne La Tribune. Dix ans après le vote des Britanniques en faveur d'un départ du Royaume-Uni de l'Union […]
L’article "Un vrai tabou" : dix ans après le référendum, le retour du Brexit au cœur des débats au Royaume-Uni est apparu en premier sur Touteleurope.eu.

"Le Brexit revient au cœur de la vie politique britannique, sur fond de crise interne au sein du Parti travailliste et de recomposition du paysage électoral face à la montée de [la formation d'extrême droite] Reform UK", souligne La Tribune. Dix ans après le vote des Britanniques en faveur d'un départ du Royaume-Uni de l'Union européenne, le sujet "a repris le centre du débat" mais reste "un vrai tabou" [RFI].
"La séquence a été déclenchée par la sortie de l’ex-ministre de la Santé Wes Streeting, désormais candidat potentiel à la succession [du Premier ministre Keir] Starmer", rapporte La Tribune. Après avoir qualifié le Brexit d'"erreur catastrophique", Wes Streeting "a fait valoir ce week-end que le Royaume-Uni devrait réintégrer l'Union européenne à l'avenir", complète The Guardian.
L'ancien ministre de la Santé ne cache pas son envie de remplacer Keir Starmer à la tête du pays, d'autant que celui-ci est particulièrement fragilisé après un revers subi lors des dernières élections locales. "La crise est d’autant plus visible au Royaume-Uni post-Brexit, qui avec cinq chefs de gouvernement en six ans change aussi souvent de Premier ministre que Chelsea d’entraîneur. Il ne reste que Larry, le chat de Downing Street, pour assurer un semblant de stabilité", ironise The Economist, relayé par Courrier international.
"Pour certains observateurs, cette offensive vise aussi à compliquer la trajectoire d’autres prétendants", explique La Tribune. Les propos de Wes Streeting "ont ravivé des dissensions sur l'Europe, restées longtemps en sommeil, au sein de la direction du Parti travailliste au pouvoir" [The Guardian].
Le quotidien britannique rappelle qu'"Andy Burnham, maire du Grand Manchester, qui brigue un retour à Westminster pour défier le Premier ministre, a déjà déclaré qu'il souhaitait que la Grande-Bretagne réintègre l'Union européenne de son vivant. Il a toutefois précisé lundi qu'il ne tenterait pas de concrétiser ce projet s'il devenait Premier ministre à court terme".
Quant à Keir Starmer, sa position sur l'UE "a déjà évolué à plusieurs reprises", note Politico. Le média rappelle que l'actuel Premier ministre avait défendu, en 2019, "la libre circulation des personnes", avant d'en faire "une ligne rouge, au même titre que le refus de rester dans l'union douanière et le marché unique de l'UE". "Une fois au pouvoir, il a incontestablement encore changé de cap, faisant d'un rapprochement avec l'Europe l'un des traits marquants de son mandat de Premier ministre".
Pour le Financial Times, "l'attitude du Parti travailliste vis-à-vis du Brexit est comparable à celle du pays envers l'Église". "Oui, la plupart des gens marmonneront qu’ils essaient de mener une vie vaguement chrétienne, mais très peu sont suffisamment engagés pour aller à l’église le dimanche. Il en va de même pour le Parti travailliste et l'UE".
La presse française s'amuse à penser que ce trait de caractère est propre aux Britanniques dans leur ensemble. "Les Anglais ont toujours eu un rapport compliqué avec l’Union européenne. Ils ont toujours voulu en faire partie, et en même temps, ils ont passé tout leur temps à s’en plaindre. Un 'je t’aime moi non plus' perpétuel", résume RMC.
Interrogé par The Guardian, Georg Riekeles estime que la situation a bien changé depuis le référendum de 2016 lors duquel les Britanniques ont voté en faveur du "leave". "Le monde du Brexit n’existe plus", explique-il, faisant allusion "au militarisme russe, à la coercition économique chinoise et à la politique 'America first' de Donald Trump". "Je pense que toute personne sensée devrait comprendre que le Royaume-Uni et l’UE font partie du même espace stratégique", ajoute-t-il.
Mais "pour beaucoup à Bruxelles, pour véritablement progresser dans ce rapprochement avec l’UE, le Royaume-Uni devra abandonner ses lignes rouges actuelles – sur les relations économiques et commerciales ou sur les normes agricoles par exemple", avance RFI. L'ancien commissaire européen britannique entre 2016 et 2019, Julian King, estime également que "la porte est ouverte, mais [qu'il] ne faut pas s'attendre à une offre spéciale" similaire aux exceptions dont bénéficiait le pays avant son départ [The Telegraph].
Symbole de cette perte de privilèges, le Royaume-Uni devrait renoncer définitivement au fameux rabais budgétaire obtenu autrefois par Margaret Thatcher. Par conséquent, le Royaume-Uni "devrait payer au moins 5 milliards de livres sterling de plus par an pour son adhésion qu'avant le Brexit", selon Julian King [The Telegraph]. Et ce n'est pas tout. En plus de cette ristourne budgétaire, "le Royaume-Uni bénéficiait [durant ses 47 ans d'appartenance à l'UE] de dérogations concernant l'adhésion à l'euro, à l'espace Schengen à la politique d'asile", poursuit le journal britannique.
Georg Riekeles estime que les États membres pourraient donc accueillir une nouvelle demande d'adhésion du Royaume-Uni de manière "très chaleureuse", mais aussi "très ferme". En d'autres termes : "le prix à payer pour une réintégration serait une adhésion à des conditions normales".
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