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SOS Forêt France défend une autre vision de la gestion forestière et de la filière Bois qui optimise les apports sociaux, écologiques et économiques des forêts à court et long terme.

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15.03.2025 à 13:56
SOS Foret France
Texte intégral (1212 mots)

L’usine Nestlé Purina de Veauche (Loire), qui voulait installer une centrale biomasse pour sécher les aliments pour animaux qu’elle produit, a renoncé à ce projet à l’issue d’un long combat mené par les salarié·es qui dénonçaient ce système « destructeur de la biodiversité et des écosystèmes ». Une solution bien plus écologique, basée sur les économies d’énergie et une pompe à chaleur, devrait être mise en place.

Il y a des courriers qui font plaisir. Par exemple celui que Jean-Luc Debard, président de l’association Convergence Écologique du Pays de Gardanne (CEPG), a reçu des salarié·es de Nestlé Purina de Veauche, lui annonçant l’abandon d’un projet de centrale biomasse. Avertis de la victoire remportée contre l’usine de Gardanne1, ces salarié·es lui avaient demandé conseil.

Pour sécher sa production d’aliments pour animaux de compagnie, la direction de l’usine Purina Nestlé de Veauche avait en effet prévu de remplacer sa centrale à gaz par une centrale à biomasse. Ce projet s’inscrivait dans la « feuille de route Net 0 » du groupe pour zéro émissions nettes de gaz à effet de serre d’ici 2050.

S’il permettait de cesser l’utilisation d’énergie fossile, ce projet n’était évidemment pas neutre en carbone (le bois, c’est du carbone) et il était, selon Frédéric Madelon, qui a mené la lutte, « destructeur de la biodiversité et des écosystèmes, uniquement basé sur le postulat de cycle de vie de la forêt à 50 ans qui ne peut pas répondre à l’enjeu immédiat de stopper nos émissions CO2 ».

Action militante

Une première action sous la forme d’une pétition contre ce projet a recueilli 90 % des signatures au sein des salarié·es. « Nous voulions faire entendre notre voix de manière légitime et avons décidé de monter une antenne syndicale portée sur le combat écologique. Le calendrier électoral favorable nous a permis de constituer une liste Printemps écologique et aussi de recueillir une excellente représentativité à l’issue des élections pour continuer notre travail ».

Grace à l’action continue de ces élus et d’autres organisations syndicales du site, les salarié·es ont pu mener une série de discussion et d’actions, « toujours dans le dialogue », vis-à-vis des décideurs du groupe Nestlé.

Travail d’investigation

Une information consultation, confiée au cabinet Carbone 4, a permis de mettre en évidence les faiblesses du projet. La présentation du rapport a conduit les dirigeants nationaux de Nestlé à amorcer le virage de la réflexion.

Élaboration d’un plan de substitution

L’exemplarité de l’action des salarié·es réside aussi dans leur démarche pour trouver des solutions alternatives. Une semaine complète de réflexion sur le site a été consacrée à la recherche de solutions de réduction des consommations d’énergies et d’optimisation des process de production.

À l’issue de cette semaine, les salarié·es ont pu présenter plusieurs avant-projets basés sur des optimisations énergétiques et l’utilisation de pompes à chaleur pour générer la vapeur de manière décarbonée. Ils espèrent ainsi réduire significativement les besoins, ce qui rend encore plus caduque la solution bois énergie.

Le plus difficile, explique Frédéric Madelon, reste à venir : « concrétiser nos projets avec un financement responsable pour prouver que nous avions raison de nous mobiliser ».

Les salarié·es sont confiant·es : « On devrait ainsi diviser par trois notre besoin d’énergie et vraiment arriver grâce à une électricité décarbonée à faire tourner notre usine sans brûler de combustible (fossile ou bois) » et, comme le résume Frédéric Madelon : « Le chant des oiseaux que j’entends en ce moment depuis mon poste de travail suffit à lui seul à me convaincre de l’utilité de cette action ».

1    L’association Convergence Écologique du Pays de Gardanne (CEPG), membre de SOS Forêt France, lutte depuis l’annonce du projet de Gardanne contre cette centrale écocidaire et, avec une dizaine d’autres association, avait contesté devant la justice les autorisations accordées à l’exploitant. Le 27 mars 2023, le Conseil d’État a validé l’annulation de l’autorisation d’exploiter de la centrale biomasse de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, qui avait été prononcée par le tribunal administratif de Marseille le 8 juin 2017. Pour annuler cette autorisation d’exploiter, le Conseil d’État a relevé que l’étude d’impact n’avait pas analysé les effets sur l’environnement de son plan d’approvisionnement en bois.

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25.02.2025 à 13:51
Marie-Anne Guillemain
Texte intégral (627 mots)

Pollution de l’eau, risque d’incendie, atteintes à la biodiversité… SOS Forêt a contribué à l’enquête publique sur l’installation d’une centrale photovoltaïque à Cressia (Jura), avec un avis évidemment défavorable.

Bétonner. Voilà la « solution » apportée par le porteur du projet pour installer des panneaux photovoltaïques sur le sol très poreux de Cressia (Jura), où s’infiltre l’eau qui alimente la région. Pollution garantie. Et ce n’est que l’une des aberrations écocidaires de ce projet de centrale soutenu par la mairie sans aucune consultation de la population avant l’enquête publique.

Un collectif s’est formé contre ce projet à Cressia, comme dans les trois autres communes proches où d’autres centrales sont annoncées (Pimorin, Saint Amour et Gizia).

SOS Forêt apporte son plein soutien aux habitant·es qui défendent les milieux naturels contre et a envoyé sa contribution que vous pouvez retrouver ici. La lutte peut payer : à moins de 50km, un autre projet de centrale a fini par être abandonné (voir notre article ici) à la suite de la mobilisation citoyenne.

L’article Jura : encore un projet de centrale photovoltaïque en forêt est apparu en premier sur SOS forêt France.

21.02.2025 à 20:44
SOS Foret France
Texte intégral (2142 mots)

La loi dite de « Souveraineté en matière agricole et renouvellement des générations en agriculture » adoptée le 19 février 2025 opère un très inquiétant recul écologique en proclamant l’exploitation des forêts comme « d’intérêt général », sans distinction ni des méthodes utilisées, ni de la destination du bois, ni même des nécessités saisonnières de tout milieu naturel : les activités d’exploitation forestières sont « sécurisées juridiquement tout au long de l’année ».

C’est par un amendement déposé le 4 février par la sénatrice de Côte d’Or Anne-Catherine Loisier qu’un article L. 121‑6‑1 a été ajouté au Code forestier, dans une loi censée concerner l’Agriculture et alors que, depuis décembre, la Forêt est placée sous la tutelle du ministère de la Transition écologique.

Aux termes du nouvel article, « les travaux forestiers réalisés dans le cadre de la gestion durable des forêts et de leur exploitation » sont considérés comme « indispensables à la préservation des écosystèmes, à l’adaptation des milieux naturels au changement climatique et à la fourniture de produits en bois destinés à tous les usages. »

Or, tous les documents établissant les programmes de travaux en forêt privée comme en forêt publique sont qualifiés de « durables » !

Dans le Morvan, une coupe rase sur un site Natura 2000, dans le périmètre d’un grand site de France, prévue par un document de gestion dit « durable ». Photo @La Bresseille

Il est tout à fait possible avec de tels documents de détruire une forêt de feuillus diversifiée et riche en biodiversité, en la coupant à ras, de la réduire avec des tractopelles à des couloirs de terre nue pour y planter plus facilement des monocultures de résineux à croissance rapide. Le tout après avoir terrassé une piste de 4 mètres de large pour faire passer les engins.

Au prétexte de supprimer des « contraintes réglementaires », cet article ajouté à la suite du déjà très problématique article 13 de la loi révèle la volonté du gouvernement d’accélérer la prédation sur la forêt. Il s’agit d’assurer l’approvisionnement d’usines ni écologiques, ni indispensables, mais particulièrement rentables grâce à l’argent public investi et maintenant la garantie de la loi. Par exemple produire du kérosène pour des avions qui concurrencent des trains (la loi mentionne explicitement les récoltes de bois destinées à la filière énergétique dans la liste des travaux forestiers « d’intérêt général »).

Au moment où nous vivons la 6e extinction des espèces, cet article tourne le dos à la nécessité de protéger les écosystèmes forestiers, qui abritent 80 % de la biodiversité terrestre.

Cette loi contraire à la Charte de l’Environnement doit être portée devant le Conseil Constitutionnel. Nous invitons nos concitoyennes et nos concitoyens à interpeller leurs parlementaires pour qu’elles et ils déposent un recours.

S’il faut accélérer quelque chose, c’est la réévaluation du bois qu’il est possible de couper, en tenant compte des crises subies par la forêt depuis le programme national de la forêt et du bois… qui date de 2017 !

Il y a plus de dix ans, SOS Forêt alertait déjà sur l’impossibilité pour les forêts françaises de fournir les volumes de bois que réclamaient des industriels. Ce constat est établi dès la première phrase de nos 16 propositions :

« Sur la base d’estimations erronées de l’Inventaire Forestier National, partiellement corrigées depuis, l’État français a engagé en 2007 une politique forestière fondée sur une augmentation irréaliste et dangereuse des volumes de bois coupés en forêt. Cette politique productiviste a été confirmée par le programme national de la forêt et du bois (décret du 10 février 2017), qui vise essentiellement à augmenter la récolte de 30% d’ici 2026, puis davantage encore d’ici 2035. »

Article 13 bis AAA (nouveau)

La section 1 du chapitre II du titre II du livre Ier du code forestier est complétée par un article L. 121‑6‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 121‑6‑1. – Les travaux forestiers réalisés dans le cadre de la gestion durable des forêts et de leur exploitation sont considérés comme indispensables à la préservation des écosystèmes, à l’adaptation des milieux naturels au changement climatique et à la fourniture de produits en bois destinés à tous les usages. À ce titre, les activités suivantes sont reconnues d’intérêt général et sécurisées juridiquement tout au long de l’année, dès lors qu’elles s’inscrivent dans le respect du présent code et des instructions figurant dans les documents de gestion ou les autorisations légales de coupe ou les demandes de boisement :

« 1° Les travaux de préparation au boisement ou reboisement ;

« 2° Les travaux de plantation et d’entretien sylvicole ;

« 3° Les travaux d’exploitation forestière, incluant la récolte des bois destinés aux filières industrielles et énergétiques ;

« 4° Les travaux de prévention des risques ;

« 5° Les débroussaillements et obligations légales de débroussaillement ;

« 6° Les interventions visant à prévenir les incendies de forêt ;

« 7° La stabilisation et la restauration des sols de pentes ;

« 8° La mobilisation des bois présentant des dépérissements sanitaires ;

« 9° Les entretiens des abords des réseaux routiers, ferrés, électriques ou gaziers ;

« 10° Les travaux de prévention des aléas climatiques.

« Ces travaux contribuent directement à :

« a) La résilience des forêts françaises face aux risques climatiques et biologiques et au renouvellement forestier ;

« b) La prévention des risques pour les personnes, les biens et les infrastructures ;

« c) La transition écologique de l’économie française en favorisant l’utilisation de matériaux renouvelables et bas carbone ;

« d) L’amélioration de la balance commerciale en réduisant les importations de bois et en renforçant la souveraineté forestière. »

« La filière forêt-bois est un acteur clé de la transition écologique et de la gestion durable des forêts françaises. Composée de plus de 400.000 emplois non délocalisables, cette filière contribue à la préservation d‘écosystèmes dynamiques et diversifiés, à la séquestration du carbone et au développement d’une économie bas carbone non délocalisable.   Cependant, les travaux forestiers font face à des contraintes réglementaires croissantes, souvent incohérentes selon les territoires, qui compromettent la réalisation de missions essentielles : L’entretien sylvicole pour favoriser la résilience des forêts. La mobilisation des bois présentant des risques sanitaires Les actions de prévention des incendies, des tempêtes et de l’érosion des sols. L’approvisionnement des filières industrielles avec du bois local.  Dans un contexte où la balance commerciale française dans le secteur bois reste déficitaire (avec une importation massive de bois étranger), où les dépérissements sanitaires nécessitent des interventions fréquentes, cet amendement vise à sécuriser juridiquement les travaux forestiers afin de garantir la compétitivité des acteurs nationaux et renforcer notre souveraineté économique.  Enfin, ce texte prévoit une harmonisation des pratiques régionales, tout en rappelant l’importance de respecter les engagements environnementaux en cohérence avec les contraintes sanitaires autant que les contraintes et moyens économiques et humains du secteur. »

L’article La loi d’orientation agricole déroule le tapis rouge aux industriels de la forêt aussi est apparu en premier sur SOS forêt France.

13.02.2025 à 17:29
Marie-Anne Guillemain
Texte intégral (540 mots)

Granulés, pellets, production d’électricité ou de carburants… Le bois est promu comme alternative aux énergies fossiles avec des subventions aux particuliers comme aux industriels, qui veulent implanter des usines de transformation sur tout le territoire. Est-ce vraiment une énergie décarbonée ? Nos forêts pourront-elles vraiment fournir la ressource tout en jouant leur rôle de puits de carbone et en préservant la biodiversité ?

Éléments de réponse le 22 mars à partir de 15h30 au Salon Primevère, avec cette conférence animée par SOS Forêt France, avec la participation de Forêts Vivantes Pyrénées.

Intervenants : Frédéric Bedel, coprésident de SOS Forêt France ; Jacques Descargues, ancien secrétaire général de l’ONF, membre de Forêts Vivantes Pyrénées

SOS Forêt France sera présente avec un stand pendant toute la durée du 39e Salon Primevère, les 21, 22 et 23 mars 2025.

Le programme complet du salon et les infos pratiques ici.

L’article [conférence] Le bois, une énergie écologique ? est apparu en premier sur SOS forêt France.

06.02.2025 à 19:30
SOS Foret France
Texte intégral (2200 mots)

Forêt Vivante Pyrénées, qui rassemble 67 associations nationales et régionales de défense de l’environnement, dont plusieurs membres de SOS Forêt France, a rendu publique ce 5 février 2025 son expertise du projet E-CHO de production de biocarburants sur le bassin de Lacq (Pyrénées-Atlantiques), avec trois usines : eM-Lacq (6 ha) à Lacq et Mont, HyLacq (14 ha) à Mourenx, Pardies et Noguères et BiotJet (45 ha) à Pardies et Bésingrand. Conclusion : en tenant compte de l’impact de la récolte forestière, le bilan carbone de ce projet est négatif, puisque les nouveaux arbres auront besoin de plus de 20 ans pour commencer à séquestrer la même quantité de carbone que celle prélevée.

« Elyse s’approprie la croissance de la forêt pour les seuls besoins d’E-CHO, alors qu’il faut raisonner sur l’ensemble de la forêt française et du puits de carbone correspondant », explique Pierre Biscay, l’un des ingénieurs du Shift Project, qui a aussi mené une étude aboutissant aux mêmes conclusions que Forêt Vivante Pyrénées.

La veille, l’expert mandaté par la Commission nationale du débat public (CNDP), le cabinet Carbone 41, avait présenté ses conclusions, basées sur la méthode de calcul préconisée par l’UE qui considère l’impact de la récolte forestière comme sans effet sur le bilan carbone du projet. Une approche biaisée, que nous dénonçons tout comme Forêt Vivantes Pyrénées dans son analyse.

Le projet E-cho : trois usines sur le bassin de Lacq. Image : capture d’écran Elyse Energie

L’expert CNDP a d’ailleurs tenu, ajoute le communiqué, à préciser les recommandations du GIEC, selon lesquelles il faut tenir compte des « variations estimées des stocks de carbone résultant de la récolte de la biomasse et de l’impact de ces variations sur le bilan carbone national ». Dans sa conclusion, il avertit, en outre, que le prélèvement de la biomasse « ne doit pas induire de réduction du stock de carbone sur le long terme pour que le projet ne contribue pas à l’augmentation des émissions nettes du secteur AFOLU.»

En effet, pour obtenir le CO2 nécessaire, ajoutent justement les Pyrénéens, « la production de ce « bio »-carburant nécessitera de couper des arbres, ce qui provoquera un déstockage du carbone qu’ils contiennent. Les nouvelles plantations et régénérations d’arbres auront besoin de plus de 20 ans pour commencer à séquestrer la même quantité de carbone ».

Elyse a déjà bénéficié de 8 millions d’euros de subventions. L’entreprise demande 2 milliards d’euros suppémentaires aux investisseurs, dont la Banque publique d’investissement, alors que ce projet ne réduirait en rien les émissions de gaz à effet de serre de la France. E-CHO doit être abandonné !

SOS Forêt s’oppose à « une politique énergétique européenne misant sur le tout bois énergie, facteur d’aggravation des crises écologiques, et qui condamne par avance toute possibilité de gestion forestière durable ». (Préambule)
« La politique de séparation des fonctions dans l’espace, l’intensification de la production partout avec surexploitation locale (décapitalisation, prélèvement supérieur à l’accroissement) et l’extraction des souches et rémanents de coupes doivent être suspendus d’urgence, et évalués sur les plans écologique, économique, social, mais aussi juridique, vis-à-vis du Code forestier et du Code de l’Environnement (dont les Directives Oiseaux et Habitats définissant le réseau européen Natura 2000). » (Proposition 2)
« L’isolation des bâtiments et les économies d’énergie dans tous les domaines doivent être la priorité de la politique énergétique. Les politiques publiques doivent conditionner leurs aides financières dans le domaine énergétique à la maîtrise préalable de la consommation d’énergie. Tout projet industriel, en particulier bois-énergie, doit être disqualifié s’il est sans rapport avec la ressource forestière d’un territoire et n’assure pas un bilan écologique et énergétique optimal, et n’est pas alimenté préférentiellement en produits connexes de scieries. Une relocalisation dans les territoires et le développement de petites unités de production d’énergie en co-génération proches de la ressource est l’alternative principale à promouvoir. » (proposition 10).

NB : SOS Forêt France sera présente pendant tout le salon Primevère 2025, du 21 au 23 mars à Lyon avec un stand et y organise une conférence sur le thème : « Le Bois : une énergie écologique ? », avec Fédéric Bédel, coprésident de SOS Forêt France au titre du Snupfen-Solidaires et Jacques Descargues, ancien secrétaire général de l’ONF, porte parole de Forêt Vivantes Pyrénées.

L’article Produire du kérosène à partir de la biomasse forestière ne décarbonera pas le transport aérien est apparu en premier sur SOS forêt France.

30.01.2025 à 11:18
SOS Foret France
Texte intégral (1229 mots)

Planter des arbres n’est pas forcément bon pour la biodiversité…

Pour absorber du CO2, de nombreux pays, dont la France, veulent planter des arbres par milliers.

Mais restaurer une forêt et en créer une, par exemple en remplacement d’espaces ouverts, par exemple agricoles, c’est tout à fait différent. Quand on bouleverse un habitat ou qu’on « reforeste » en monoculture, la biodiversité en pâtit, expliquent des scientifiques. Un article de Reporterre à lire ici.

…et planter 16 000 arbres à côté d’une usine chimique, c’est une bonne idée ?

Une illustration de l’article de Reporterre plus haut à lire ici : France 3 nous annonce qu’à Chalampé (Haut-Rhin), 16 000 arbres vont être plantés pour par Alsachimie, fabricant de produits chimiques pour les secteurs de l’automobile, du textile et de l’électricité. Une « compensation » du défrichement d’un terrain pour agrandir son usine. « L’aventure » se termine : « une grande pelleteuse réalise les derniers travaux de terrassement », s’enthousiasme l’article. Sauf que ces dix d’hectares étaient loués jusque-là à des agriculteurs…

Pour compenser leur coût écologique, les logiciels d’IA généreront automatiquement une image d’arbres

« Les développeurs de ces logiciels promettent même de générer des images de forêts entières si cela s’avère nécessaire », ajoute… le Gorafi. C’est évidemment une blague (à retrouver ici), mais est-ce plus absurde que couper des arbres pour en replanter ?

Morvan : un forestier condamné pour la destruction de deux ruisseaux

Le patron de Séquoia Exploitation Forestière avait envoyé, en avril 2023, un sous-traitant couper une parcelle de résineux sur la commune d’Ouroux-en-Morvan. Il a déjà été condamné, en mars 2024, devant la même juridiction, pour la destruction d’un autre ruisseau deux kilomètres plus haut, sur la même route. Un article à lire dans le Journal du Centre.

Mayotte : un mois après le passage du cyclone Chido, des feux de forêt ont déjà brûlé 100 hectares

Un mois et demi après le passage dévastateur du cyclone Chido, trois incendies ont détruit près de 100 hectares de l’île. « Un des effets post-cyclone est que les forêts sont couchées au sol, les arbres se dessèchent très rapidement, et cela devient de véritables poudrières. Les feux sont plus rapides et plus difficiles à éteindre et le vent de ces derniers jours n’arrange rien », selon le colonel des pompiers de Mayotte. Un article de 20 minutes à lire ici.

L’article Revue de presse forestière – janvier 2025 est apparu en premier sur SOS forêt France.

01.01.2025 à 23:07
SOS Foret France
Texte intégral (965 mots)

La forêt est incroyable, de jour comme de nuit, mais à force de ne la comptabiliser qu’en hectares, en mètres cubes de bois, en carbone capté, on peut en oublier la poésie. Pas nous. À SOS Forêt c’est pour cette chenille de nepticule doré, qui nous a confectionné une guirlande avec la trace biofluorescente de son passage sur les feuilles de ronce, que nous nous battons. Pour elle et pour les milliers d’espèces qui peuplent la forêt, humaine comprise.

SOS Forêt vous souhaite une excellente année 2025 et vous propose de la commencer par une action qui vous prendra moins de 5 minutes et peut faire beaucoup : envoyez vos vœux forestiers à vos élues et à vos élus avec la carte que nous avons préparée et proposez à vos proches d’en faire autant !

décident de l’aménagement des forêts communales
participent à des instances qui interviennent dans d’autres forêts
élisent les sénatrices et sénateurs qui votent les lois forestières.
disposent de quelques pouvoirs pour protéger la forêt privée…

L’article 2025 : envoyez vos vœux citoyens pour la forêt ! est apparu en premier sur SOS forêt France.

31.12.2024 à 17:40
SOS Foret France
Texte intégral (2466 mots)

Un parcours (non exhaustif) dans l’actualité des organisations adhérentes de SOS Forêt France.

Demandez le programme !

logo Réseau pour les Alternatives Forestières

Le Réseau pour les Alternatives Forestières a reçu un prix dans le cadre du Trophée de La Fondation AG2R LA MONDIALE en décembre pour ses formations aux pratiques forestières alternatives, en suivant une démarche de la forêt à l’ouvrage, ainsi que sa créativité pour l’accompagnement d’acteurs et d’actrices sur les territoires dans leurs projets d’autonomie et d’insertion au sein de filières forêts-bois courtes et solidaires.

Sylviculture, bûcheronnage, équarrissage, charpente… les prochaines formations 2025 sont en ligne ! Elles se dérouleront fin février, fin mars et fin avril dans l’Allier et en Ariège. Pour tout savoir et vous inscrire, c’est ici !

Adaptation au changement climatique : un postulat insupportable

SOS Forêt Dordogne a participé à la consultation nationale sur l’adaptation au changement climatique et mené campagne en invitant les citoyen·nes à en faire autant : « le précédent gouvernement a décidé de ne pas lutter contre le dérèglement climatique, malgré les condamnations dont il fait l’objet pour inaction climatique, mais de prévoir un plan d’adaptation. Le gouvernement baisse les bras et les bras nous en tombent ! »

L’ensemble de la consultation est toujours consultable ici et l’association a produit un « cahier d’acteur » toujours utile à consulter. Comme toujours, il est libre de droits.

« Toujours pas de renouveau écologique et social en vue »

C’est la réaction, dans un communiqué publié le 13 décembre 2024 sur son site, de Greenpeace France à la désignation de François Bayrou comme Premier ministre après la chute du gouvernement Michel Barnier, censuré le 4 décembre dernier.

Greenpeace France « s’interroge sur la pertinence de cette nomination, qui semble davantage répondre à des considérations politiciennes qu’aux besoins réels du pays », « sans proposer de vision ni de rupture pour répondre aux urgences écologiques et sociales ». « Les enjeux écologiques et de justice sociale risquent d’être à nouveau les grands oubliés de la politique gouvernementale » et « la mobilisation de la société civile dans les territoires reste cruciale », alerte le directeur général de l’association, Jean-François Julliard.

Connaître les plantes de la forêt

L’ACCOB présente le prototype des panneaux que les militant·es pour la forêt vont placer dans la région d’Oloron-Sainte-Marie, en forêt du Bager (et ailleurs si possible).

Ils ont été confectionnés par les services techniques de la ville avec la participation de l’ACCOB qui les placera au pied des diverses plantes qu’elle a répertoriées sur les talus.

L’Allemagne mise sur la résilience des écosystèmes

Canopée est allée en Allemagne pour voir quels efforts sont déployés pour l’adaptation des forêts au changement climatique. Constat au terme de l’analyse que vous pouvez lire ici : la France et l’Allemagne sont engagés dans deux stratégies diamétralement opposées.

Tandis que la France mise sur la plantation d’un milliard d’arbres, en rasant les forêts existantes pour les remplacer par de nouveaux arbres, l’Allemagne propose une aide à tous les propriétaires engagés dans une sylviculture plus écologique, misant sur la résilience des écosystèmes forestiers, interdisant les coupes rases, s’appuyant sur la régénération naturelle et la biodiversité. Le dispositif allemand connaît un large succès : 1,6 millions d’hectares de forêts sont déjà couverts par ce programme.

Ras la coupe en Morvan !

Au nord du massif, Adret Morvan a choisi de montrer la surface de couvert forestier perdue en quelques années seulement dans le parc « naturel » régional.
Une carte que les militant·es souhaiteraient ne pas avoir à réactualiser.

Dans le Sud Morvan, la Bresseille lutte aussi sans relâche contre la pratique des coupes rases qui mitent le massif, avec une nouvelle affiche coproduite avec SOS Forêt Bourgogne et l’association dénonce, photos à l’appui, une nouvelle coupe rase de feuillus au pied du site classé du Mont Beuvray, dans le périmètre du grand site de France.

Une forêt bientôt en libre évolution en Île-de-France

logo États sauvages

L’association États sauvages n’est pas loin de pouvoir acheter une nouvelle forêt en région Île-de-France, avec la campagne qu’elle a lancée en 2024.

Cette forêt est située dans une zone à fort enjeu où les forêts sont progressivement grignotées par l’étalement urbain au cœur du Parc Naturel Régional du Gâtinais Français. Elle constitue un corridor écologique essentiel au sein de la trame verte mais aussi de la trame vieux bois, permettant aux espèces de se déplacer, de se reproduire et de résister aux transformations liées à l’urbanisation

L’article La revue des adhérents – décembre 2024 est apparu en premier sur SOS forêt France.

31.12.2024 à 16:28
SOS Foret France
Texte intégral (2389 mots)

Nouvelle victoire des opposants au projet d’extension de la scierie Farges Bois devant le tribunal administratif

Photo : association Faîte et racines

Un espoir pour les forêts hexagonales en cette fin d’année 2024 : des projets industriels dangereux sont stoppés. C’est le cas dans le Jura pour une centrale photovoltaïque (voir notre article) comme pour l’extension d’une scierie dans la Creuse : la déclaration d’utilité publique du projet d’extension de la zone d’activités de Tra-le-Bos au profit de la scierie Farges Bois à Égletons a été annulée par le tribunal administratif de Limoges, tout comme la vente de la maison d’une riveraine qui a attaqué une délibération de la communauté de communes. Un article à lire dans La Montagne.

« Mon pays, ce n’est pas mon pays, c’est une ressource »

Photo : Peupleloup Creative Commons

« Ce que je vois, c’est un pays qui appartient d’abord à l’industrie minière et forestière ». Cette tribune n’a pas été publiée en France, mais là où il y a encore de la neige à noël, au Québec, par Le Devoir. Mêmes causes, mêmes effets et mêmes résistances…

Et puisqu’on est au Canada, le même journal signale la sortie de Boréaliser, un recueil de textes de fiction (ou pas) issu d’un projet interdisciplinaire réunissant des littéraires et des écologistes. La forêt, c’est aussi « là où habite la littérature ».

Transition écologique : la France est-elle en train de dévier de sa trajectoire ?

…se demande pudiquement le titre d’un article du Monde publié le 27 décembre, suite à la publication de l’avis de l’Autorité environnementale sur la 3e programmation pluriannuelle de l’énergie.

En période de fêtes, qui a envie de connaître la réponse à pareille question ? Pourtant, dit l’article, « les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse au troisième trimestre 2024 » et du coup, « le respect des objectifs climatiques de la France implique un rythme deux fois supérieur, puisqu’il s’agit de réduire les émissions de 4,7 % par an en moyenne entre 2022 et 2030 ».
L’Humanité annonce plus franchement en titre que « la France s’éloigne de ses objectifs » et ajoute : « Si la ministre Agnès Pannier-Runacher assure (par exemple sur RTL) que la dynamique reste bonne, la baisse des émissions de gaz à effet de serre accuse un ralentissement en 2024. Et la politique de réduction de la consommation énergétique du gouvernement a été jugée trop peu ambitieuse ».

Le chauffage au bois, une solution moins écolo et plus nocive pour la santé qu’il n’y paraît ?

Bien qu’il s’agisse d’une ressource locale et renouvelable, le bois, quand il est utilisé pour se chauffer, n’est pas sans conséquence sur la santé et l’environnement. De plus en plus d’études montrent que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), émis en grandes quantités lors de la combustion du bois, sont extrêmement cancérigènes, en plus d’être polluantes. Un article à lire dans Capital et notre article relayant l’appel de médecins à cesser de subventionner le chauffage au bois.

Bayrou Premier ministre, un macroniste pur jus peu porté sur l’écologie

L’humeur n’est pas à la fête du côté des écologistes, politiques comme associatifs. Macroniste de la première heure, François Bayrou a été nommé Premier ministre. La défense de l’environnement n’est pas sa priorité politique. Un article à lire dans Reporterre, ainsi que notre communiqué ici.

Report du procès pour du travail dissimulé chez des forestiers du Morvan : ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour eux

Une audience correctionnelle spéciale devait se tenir, mercredi 11 décembre, à Nevers. Elle a fait long feu. Pour des poursuites plus dures encore ? Cinq dirigeants et une dirigeante de sociétés de travaux forestiers sont prévenus de travail dissimulé lors des trois années — 2019, 2020 et 2021 — ayant précédé un contrôle massif (!) diligenté par la MSA dans le Morvan. Selon la Mutualité sociale agricole, les employés de ces entreprises étaient déclarés, mais leurs horaires étaient grandement minimisés, afin de payer moins de charges (et, donc, de faire davantage de profits ?). Un article à lire dans le Journal du Centre.

Face aux difficultés et à la réglementation la filière bois doit se réinventer, exemple en Normandie

Les entreprises de travaux forestiers ont vécu une année difficile, entre la météo et une réglementation durcie. Une entreprise d’insertion à Vire Normandie va devoir s’adapter, comme toute la filière bois. C’est vrai : qui aurait pu prévoir le réchauffement climatique et la chute de la biodiversité ? Ce n’est pas comme si la communauté scientifique alertait depuis des années et que des milliers d’associations, comme SOS Forêt, réclamaient des mesures… Un article à lire dans La Voix Le Bocage.

Dans le Jura, un projet de méga-usine de pellets « échauffe les esprits »

Capture d’écran TF1

Si des forêts jurassiennes sont sauvées de l’industrie photovoltaïque, pas de repos pour les militant·es, qui ne sont pas vraiment aidés par cet article de TF1 qui commence mal : la chaîne présente le chauffage bois comme « vertueux écologiquement » et pas cher… Pas cher ? qui va payer la facture de la destruction des forêts ? Et les conséquences sanitaires d’un retour massif au bois-énergie chez les particuliers ? La chaîne du groupe Bouygues concède cependant que cela « implique de construire des usines à un rythme effréné » pour répondre à la demande et la suite donne une idée de l’horreur forestière que prépare la 7e unité de fabrication de granulés de bois sur 30 kilomètres carrés autour de Sains-Les-Bains. SOS Forêt a transmis à la préfecture du Jura son avis négatif dans le cadre de la consultation du public sur ce projet.

Dans le Périgord, une scierie solidaire et durable réinvente l’exploitation forestière

capture d’écran France Télévision.

Située à Tursac, en Dordogne, la scierie « Au coin des scieurs » exploite le bois local de manière durable. Respectueuse de l’environnement, l’association crée du lien entre les professionnels de la forêt et pratique de petits prix pour des ouvrages variés. Il y a trois ans, Philippe Petrau a relancé cette scierie à l’abandon avec des amis et fait de tout, en fonction des commandes. Une exemple à suivre bien plus que les mégascieries industrielles dévastatrices des écosystèmes forestiers. Un article à lire et une vidéo sur France Télévision.

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23.12.2024 à 18:34
SOS Foret France
Texte intégral (1307 mots)

Les forêts de Loulle et Mont-sur-Monnet (39) ne seront pas coupées pour laisser à place à des panneaux solaires. Après trois années de lutte, le Préfet du Jura, Serge Castel, a pris un arrêté refusant l’autorisation de défrichement qui aurait permis le lancement des travaux du parc photovoltaïque de 51 ha prévu par Cévennes Énergies.

Aux côtés de divers collectifs (collectifs citoyens, associations de protection de l’environnement mais aussi associations de chasse), SOS Forêt a participé à la lutte contre ce projet aberrant en informant, en contribuant à l’enquête publique (voir notre article) et en étant représentée à la manifestation qui illustre cet article. Comme les Soulèvement de la Terre du Haut-Jura, qui a annoncé cette décision dans un communiqué, nous pensons que ce refus d’autorisation de défrichement est une belle victoire et un soulagement.

Voici la suite du communiqué :

« C’est un soulagement, pour les non-humain⋅es qui habitent ces précieux hectares de forêts. C’est un soulagement pour les habitants et paysans locaux inquiets de voir la ressource en eau gravement impactée. Et c’est un soulagement aussi pour les usagers de cette forêt, amoureux de la nature, chasseurs, randonneurs, spéléologues…  tous·tes attaché⋅es aux forêts et lapiaz sur ces sols karstiques, à la beauté et la richesse de ces milieux et à toute l’histoire qu’ils contiennent.

Une victoire ici, au milieu de tant de luttes et de défaites

L’avis du Préfet, suivant tous ceux de ses services ayant eu à se prononcer sur le dossier et celui des commissaires enquêteurs, ne devrait pas nous surprendre. Et pourtant…

Aujourd’hui, de trop nombreux projets écocides voient le jour, validés par les autorités au mépris des impacts environnementaux, sociaux et démocratiques. Très souvent les études d’impacts sont incomplètes, bâclées ou conduites à la va-vite (rappelons qu’elles sont à la charge du porteur de projet). La désinformation des citoyen⋅ne⋅s est la norme, entre publi-rédactionnels ou plaquettes commerciales  et centaines de pages de dossier exposant les dessous d’un greenwashing éhonté.

À Loulle et Mont-sur-Monnet, une partie de ces manquements ont été comblés par un travail bénévole de longue haleine produit par les collectifs locaux. Ils n’ont eu de cesse d’informer la population locale sur les enjeux du projet. Ils ont fait un travail objectif et sérieux de communication, mettant au jour les erreurs, faiblesses, lacunes, mensonges du porteur de projet. Ils ont révélé, étayé et développé les connaissances naturalistes sur les sites concernés. Ils ont fédéré, expliqué, dénoncé, tout en complétant le travail des services de l’État (DREAL, ONF, MRAE) qui avaient eux-même déposés des avis défavorables et étayés sur le sujet.

Un travail de Sisyphe bénévole, trop loin des enjeux démocratiques

Chaque dossier est examiné individuellement, sur des critères éclatés par les différentes législations, sans jamais devoir prouver sa pertinence énergétique. L’État a refermé le débat public sur la transition énergétique, dont on sait qu’elle doit être pensée et planifiée à l’échelle d’un territoire pour se réaliser et avoir les effets escomptés. Notre avenir énergétique est abandonné au marché et aux promoteurs privés, charge aux habitant⋅e⋅s de se mobiliser pour limiter la casse sur la biodiversité, dont la situation n’est pas moins critique que celle du climat.

Comment multiplier ces victoires nécessitant la mobilisation d’un grand nombre de personnes sur leur temps libre pendant que celles et ceux qui sont payés à déployer et signer ces projets ne prennent que trop rarement en considération les réels enjeux écologiques, démocratiques et sociaux ?

Vers un maillage des luttes forestières locales contre l’artificialisation des sols

Les collectifs sont plus déterminés que jamais et ils ne s’arrêteront pas à cette victoire, à cet îlot sauvé au milieu d’un territoire criblé de projets absurdes. La Communauté de commune, après avoir écarté le débat pour soutenir ce projet, s’est inquiétée du fait que la législation ayant évolué, un nouveau projet de 40 hectares serait désormais compté comme de l’artificialisation des sols. On sait qu’il est désormais illégal de défricher plus de 25 hectares pour installer un parc photovoltaïque, mais on peut s’attendre à de nouveaux bricolages et coups tordus en saucissonnant le projet. 

À Cressia, à Pimorin, mais aussi ailleurs dans la région, par exemple dans la Nièvre, les milieux naturels et agricoles extensifs continuent d’être la cible des promoteurs industriels de projets d’énergies renouvelables : plus faciles à mener, moins cher car personne ne leur fait payer le coût incommensurable des destructions de nos communs. Tant que cela ne changera pas, que les zones déjà artificialisées ne seront pas privilégiées, nous continuerons à défendre ces espaces de vie dont notre espèce dépend.

Nous mettrons en lien nos expériences, nos compétences, et nos énergies, pour que nulle part de tels projets ne soient imposés à un territoire. C’est le seul moyen de tenter de s’extraire du destin mortifère qui est promis au vivant. »

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