31.03.2025 à 11:26
Contre la guerre de Poutine et la complicité de Trump ! Grande manifestation Paris samedi 5 avril 2025 à 14H, de République à Bastille.
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L’appel de l’intersyndicale sans FO :
31.03.2025 à 10:31
Interventions Syndicales Numéro 9 (Mars 2025) est arrivé !
aplutsoc
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Le numéro 9 daté de Mars 2025 du bulletin Interventions Syndicales est paru. Nous invitons nos lecteurs et lectrices à le découvrir et à le faire circuler. Et rien n’interdit de débattre de son contenu, bien au contraire.
Sommaire :
- Conclave : fumée blanche? Non, noire! : pages 1 et 2
- Droit du travail – pages 2 / 3 /4
- Retraites : une autre loi est possible – page 4
28.03.2025 à 22:18
Éditorial du 28 mars 2025 – Pour les salaires, pour les retraites, pour les services publics, pour l’Ukraine : unité !
aplutsoc
Texte intégral (2343 mots)
Selon un vieil adage, la lutte des classes est « internationale dans son contenu et nationale dans sa forme ». A certains moments, de plus en plus, la situation internationale interfère directement sur la forme nationale de la lutte des classes. C’est le cas actuellement en France, et certainement pas qu’en France.
Les larges masses perçoivent le danger de l’axe Trump/Poutine, de ce que la dirigeante de la CGT en France, Sophie Binet, quoi que l’on puisse dire de l’ensemble de ses positions, a été conduite à appeler, lors du congrès de la FSU à Rennes et à plusieurs reprises depuis, « l’Internationale fasciste de Trump/Musk/Poutine/Netanyahou ». A la base, on sent la menace et on se dit qu’il va falloir l’affronter, sans aucune confusion avec les discours guerriers – le plus souvent, faussement guerriers – de Macron, Starmer et Merz.
La confusion est généralement beaucoup plus grande dans les couches militantes, plus sujettes aux pressions idéologiques tout en s’imaginant en être mieux préservées. Beaucoup de cadres syndicaux, par les temps qui courent, se plaignent qu’il existe une certaine « sidération » ou une « inquiétude » parmi les travailleurs, qui gênerait les mobilisations. Ils parlent ainsi, sans bien s’en rendre compte, surtout d’eux-mêmes.
Dans la mesure où les directions syndicales nationales n’ont pas cherché à affronter l’exécutif Macron/Bayrou, mais sont allées participer à son conclave (ou ont demandé à y être admises), tout en ne centralisant pas les mouvements pour les salaires, les services publics et l’abrogation de la réforme des retraites, cet exécutif a franchi un premier petit bail, et, à présent, la situation internationale sert à un redressement relatif de Macron. En tant que président de la V° République, il utilise à fond ses « prérogatives » en matière de politique étrangère et de défense, la maîtrise du feu nucléaire comprise alors que celle-ci n’a aucun sens s’il s’agissait réellement d’aider immédiatement et efficacement le peuple ukrainien.
Les forces que Macron a, dans une certaine mesure, reprises, semblent au contraire en train d’abandonner Bayrou. Attaqué par Édouard Philippe qui parlait au nom du capital pour signifier qu’aucune concession sérieuse n’est admissible sur les retraites comme sur les autres sujets, Bayrou s’est tiré une balle dans le pied en fusillant son propre conclave, que la CFDT et le MEDEF cherchent à prolonger pour prolonger son gouvernement.
Cependant, l’éventualité d’un renversement de Bayrou par une motion de censure votée à la fois par la gauche et le RN ne comporte plus, au moment présent immédiat, l’évidence qu’avait celle du renversement de Barnier, à savoir que ceci serait une victoire sociale. Le renversement de Barnier a été accéléré par le RN s’inquiétant de sa base électorale alors que la grève dans l’enseignement le 5 décembre fut massive et politique et que d’autres mouvements se dessinaient. Le renversement de Bayrou surviendrait dans une situation où l’évidence démocratique de l’exigence d’un gouvernement du NFP n’existe plus.
Rappelons qu’après la défaite de Macron et la limitation apportée au RN lors des législatives de juillet 2024, le seul gouvernement démocratique possible était un gouvernement du NFP, avec Lucie Castet, car c’était le seul gouvernement susceptible de hausser les salaires, défendre les services publics et abroger la réforme des retraites. Le combat contre Macron pour imposer un tel gouvernement posait naturellement la question d’en finir avec le régime de la V° République en imposant une Assemblée constituante.
Les obstacles politiques à l’unité provenaient alors (et proviennent toujours) du fait que LFI, principalement, veut des présidentielles, si possibles anticipées, et pas l’affrontement social imposant une constituante, alors que ce serait là sauver le régime de la V° République au risque de l’élection de Le Pen. Et, d’autre part, le PS ne voulant pas de présidentielles anticipées, mais n’ayant aucune perspective révolutionnaire-démocratique de renversement du régime, a cherché des combinaisons parlementaires pour gagner du temps. C’est pourquoi, il n’a pas voté la censure contre Bayrou en échange de reculs partiels qui résultaient en fait de la grève politique du 5 décembre, et de l’ouverture du conclave, vitrifié depuis.
Les obstacles politiques à l’unité, unité dont les larges masses ont besoin, sont ceux signalés ci-dessus mais c’est la situation internationale qui les sur-détermine maintenant et qui, seule, les rend pour l’heure prédominants, écartant dans l’immédiat la possibilité démocratique de l’exigence d’un gouvernement du NFP.
Le moment révélateur à cet égard a été le vote à l’Assemblée nationale sur le soutien à l’Ukraine, le 12 mars, sur une résolution reflétant la réaction en urgence des exécutifs européens eux-mêmes confrontés à l’alliance Trump/Poutine, qui préconisait le renforcement de l’aide militaire pour que l’Ukraine soit « en position de négocier une paix solide », appelait l’accélération des procédures d’admission de l’Ukraine (sur sa demande, demande que soutiennent les syndicats ukrainiens) à l’UE, et préconisait la saisie des avoirs russes gelés pour les affecter au soutien militaire et à la reconstruction de l’Ukraine. Les partis gouvernementaux et LR ont voté pour sans ferme intention de suite, la résolution étant pour eux une réaction d’urgence au « tournant » américain. Le RN et les « ciottistes », qui sont en réalité contre, se sont abstenus. Le vote contre explicite est venu de LFI et du PCF : contre, notamment, l’expropriation des avoirs oligarchiques russes, un point de la résolution non souhaité par Macron qui ne la préconise pas !
Remarquons que le débat traverse l’APRÈS, situé au centre du NFP et souhaitant son unité, puisque ses députés, siégeant dans le groupe écologiste, ont voté pour, comme celui-ci et le groupe PS, sauf Alexis Corbière s’abstenant, ainsi que François Ruffin.
LFI et le PCF sont entraînés dans une sorte de course à l’échalote prétendument « pacifiste ». Prétendument, car la vérité est que la voie de la paix passe par l’affrontement avec Trump et Poutine alors que « la paix » avec eux est le plus sûr chemin vers la guerre. Ces faux pacifistes préparent donc, de facto, la guerre en nous y exposant désarmés, en y exposant les peuples. La dynamique dangereuse de cette orientation se manifeste honteusement dans la Une du journal l’Humanité du jeudi 27 mars. Sous le titre « les VRP de la III° guerre mondiale », n’importe quel travailleur s’attend à trouver les portraits de Trump et Poutine !
Que nenni : ce sont les ministres français (Lecornu) et allemand (Pistorius) de la Défense, le premier ministre polonais (Tusk) et la représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, l’estonienne Kaja Kallas, qui sont représentés comme les figures d’un complot mondial pour la guerre. Tous sont des politiciens bourgeois plus ou moins libéraux, social-démocrate dans le cas de Pistorius. A ce titre, nous les combattons, sans les confondre avec les fascistes Trump et Poutine. L’Humanité les désigne comme ennemis principaux, en fait exclusifs, en accréditant leurs propres prétentions à se donner sérieusement les moyens de la guerre avec la Russie, ainsi que le mensonge selon lequel les « canons » ne peuvent être financés qu’au détriment du « beurre ».

Cette Une de l’Humanité restera l’une des Unes de honte historique de la longue histoire faite de hauts et de bas de ce journal, aux côtés des Unes célébrant le pacte Hitler-Staline ou appelant à fusiller les victimes des purges de Staline. La honte est du même niveau : car, en diffusant le mensonge d’une Europe qui veut la guerre, alors que les puissances impérialistes européennes sont prises à la gorge et ne demanderaient qu’à s’entendre avec Trump et Poutine, l’Humanité, le PCF et LFI roulent pour les impérialistes les plus puissants, et les plus dangereux.
Voilà pourquoi, malheureusement, la perspective démocratique d’un gouvernement du NFP, comme perspective immédiate, s’est éloignée : la situation internationale a verrouillé la division.
Ajoutons que dans le PS, cette situation fait le jeu des courants issus du « hollandisme » qui ne veulent pas d’une unité à gauche appuyée sur la volonté populaire de hausser les salaires, sauver les services publics et abroger la réforme des retraites. S’ils peuvent le faire, c’est principalement en raison de la division. Ils vont chercher à déstabiliser la direction de ce parti pour pouvoir aller le moins lentement possible vers des combinaisons gouvernementales avec les ci-devant macroniens qui, sans aider massivement, immédiatement et réellement l’Ukraine, nous racontent déjà que l’effort de guerre imposerait la retraite à 67 ans !
Répétons-le : la voie de la paix, c’est celle de l’affrontement avec Trump et Poutine ! Les larges masses et nous avec elles veulent la paix, et c’est pour cela qu’elles haïssent les tyrans, et plus que tout, les tyrans victorieux. Les faux pacifistes en suscitant la division qui nous affaiblit dans les combats sociaux, car ceux-ci ont besoin d’une perspective contre Macron et la V° République, nous exposent à la guerre, car la guerre viendra si les tyrans fascistes ne sont pas renversés.
La meilleure façon de les renverser n’est pas la guerre, mais la révolution. Et c’est la contre-attaque des peuples, le peuple ukrainien avec les Géorgiens et les nations d’Europe centrale contre Poutine, et dès maintenant les peuples canadien, groenlandais, mexicain et centro-américains contre Trump, qui est la meilleure aide aux Russes et aux Américains eux-mêmes contre Poutine et Trump.
Donc, l’aide militaire immédiate à l’Ukraine, des drones en quantité illimitée, des moyens anti-aériens en quantité illimitée, des avions non verrouillés par l’électronique impérialiste de Trump, cette aide là ne prépare pas la guerre, mais la défaite de Poutine et donc le soulèvement des peuples : c’est comme cela que l’on peut éviter la guerre ! – l’éviter, tout en la préparant.
Et faire cela n’aurait pas le coût de la loi de programmation militaire française ou du plan ReArm Europ de la Commission européenne. Ce serait en fait beaucoup mois cher. Cela dit, qui doit payer ? Les riches, évidemment !
La vérité, c’est que les « canons » – juste le nécessaire mais tout de suite, le « beurre » et l’écologie, ne sont pas incompatibles et qu’il n’y a pas à choisir. Les trois sont possibles et nécessaires, ensemble, si l’on fait payer les riches, si l’on prend le contrôle des industries militaires, si l’on n’obtempère pas aux diktats du capital.
Les diviseurs faussement « pacifistes » cherchent actuellement, dans les syndicats – CGT, FO, FSU, particulièrement – à empêcher toute dénonciation de l’axe Trump-Poutine. Ils combattent pour qu’on ne les associe pas dans la lutte alors que tel est le réflexe élémentaire de quiconque pense par lui-même. Ils n’ont pas digéré le pas en avant de la CGT sur cette question.
Mais ce faisant, que font-ils dans l’arène nationale de la lutte des classes en France ? Ils dressent l’obstacle de la division en cherchant à la rendre définitive. Ils sèment confusion et perturbation dans les luttes sociales qui se cherchent car les travailleurs ont besoin d’une perspective visant à battre les tyrans fascistes de la planète. Ils en ont besoin ici et maintenant pour combattre Macron, Bayrou, Retailleau, Borne et compagnie !
La reprise de la montée vers l’affrontement social en France a besoin d’un combat conscient et organisé pour l’unité sur :
- Des armes tout de suite pour que l’Ukraine repousse les troupes russes !
- Hausse des salaires ! Suspension de toutes les mesures contre la carte scolaire ! Abrogation de la réforme des retraites !
- Imposons l’unité pour ces objectifs, et nous vaincrons contre Macron et Le Pen, et nous préparerons la défaite de Trump et de Poutine, pour rouvrir un avenir au genre humain, à nos enfants !
Le 28 mars 2025.
27.03.2025 à 17:38
Le peuple du Groenland se mobilise contre les impérialistes.
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Lire la suite (284 mots)
Prés de 20 000 manifestants à Nuuk, capitale du Groenland, contre la venue de J.D. Vance et de ses hommes de main, ce 27 mars 2025. Oui, c’est le début de quelque chose, de quelque chose qui concerne l’Amérique du Nord et l’Europe reliés par l’Arctique et l’Atlantique.
Initialement, Mme Vance (et un escadron de gardes armés) devait venir « s’amuser » pour regarder une course de chiens de traineaux. Puis, c’est J.D. Vance qui rapplique, pas invité, pour visiter une base de l’OTAN.
20 000 manifestants sur un peu moins de 57 000 habitants : c’est un peuple, une nation, qui se lève et s’affirme, formé d’Inuits et de Danois, unis contre toute domination impériale, refusant l’ordre mondial de Trump/Poutine/Xi, l’ordre des empires que l’Internationale fasciste veut imposer.
L’annexion du Groenland par la force est à l’agenda trumpiste, qui s’inscrit dans la fin du droit inaugurée par Poutine en Crimée en 2014. La levée en masse du peuple groenlandais, comme l’irruption des masses sur la scène ces dernières semaines en Serbie, en Macédoine, en Turquie, en Grèce, en Géorgie, et bien entendu en Syrie, sans oublier la mobilisation des israéliens contre les assassins au pouvoir et l’irruption d’un mouvement anti-Hamas à Gaza, tout indique que les peuples vont, contraints et forcés, résister à la destruction du monde humain par l’internationale des assassins.
Honneur aux manifestantes et aux manifestants de Nuuk ! Ils sont les nôtres, nous sommes les leurs, de Nuuk à Kharkiv : ILS NE PASSERONT PAS.
24.03.2025 à 18:05
Conclave : fumée blanche ? Non, noire ! Par Laurent Degousée.
aplutsoc
Texte intégral (1343 mots)
Le conclave sur les retraites est mort mais il bouge encore : après la sortie le 16 mars dernier de son initiateur, François Bayrou, qui a sonné le glas, au motif du contexte international, du retour ne serait ce qu’à l’âge légal de la retraite à 62 ans par la voie de la concertation, censée être sans tabou, et s’achever en mai prochain par la transposition législative du compromis qui en sortirait, rien ne va plus.
Pourquoi il ne fallait pas y aller.
Le conclave apparaît pour ce qu’il est : une tractation politicienne destinée à acheter la non-censure du budget – sur lequel son prédécesseur Michel Barnier s’était fracassé – des député-es socialistes qui n’ont cessé, par » seul esprit de responsabilité et dans l’intérêt du pays et des Françaises et Français « , de reculer leurs lignes rouges sur le sujet quitte à renier l’engagement commun du programme du Nouveau Front Populaire, à savoir » abroger immédiatement les décrets d’application de la réforme d’Emmanuel Macron passant l’âge de départ à la retraite à 64 ans. «
Ce jeux de dupes, FO a fait le choix de s’en démarquer dès l’ouverture de cette grande messe sociale le 27 février dernier en la quittant derechef, refusant de permettre » au gouvernement de gagner du temps, en maintenant ou aggravant la contre-réforme des retraites. «
Pourquoi il fallait en sortir.
Le 19 mars dernier, c’était, après le patronat de l’artisanat un jour plus tôt, au tour de la CGT, échaudée par la sortie du Premier Ministre, de lui emboîter le pas en quittant à son tour cette concertation au grand soulagement de sa base qui se demandait ce que la centrale de Montreuil allait faire dans cette galère, elle qui revendiquait mettre ainsi un pied dans la porte pour, y compris, arracher le retour aux 60 ans.
L’UNSA, qui s’est vu invitée à la première réunion bien que non-représentative au plan national, reste elle à l’affût d’un compromis sur le sujet. Là où Solidaires, qui s’offusquait dans un premier temps d’avoir été écarté comme s’il s’agissait d’un insigne honneur, a finalement boycotté, contrairement à la FSU, la réunion de déclinaison dans la Fonction Publique qui s’est tenue le 19 mars dernier en parlant de mascarade : comprenne qui pourra.
Pourquoi il continue quand même.
Pour faire bonne bonne figure, la CFDT, flanquée de la CGC et de la CFTC, poursuit les échanges avec le MEDEF et la CPME au sein de ce qu’il convient désormais d’appeler la délégation paritaire permanente sur les retraites.
Ils partagent une ambition commune à moyen terme : que le pilotage du régime général de retraite du secteur privé leur soit confié, au même titre que celui des complémentaires AGIRC-ARRCO des cadres et des non-cadres qui représentent jusqu’à 25 % du montant des pensions, eux qui en partenaires sociaux zélés ont toujours su trouver des accords en dépit de l’augmentation de l’âge légal de départ de 60 à 62 ans sous Sarkozy, puis de 62 à 64 ans sous Macron.
Exit ainsi la décision politique et les mobilisations sociales qu’elle entraîne immanquablement, de 1995 à 2023, dès lors qu’on touche à celles-ci. Et, là où notre modèle de protection sociale, issu du programme pour l’après-guerre du Conseil National de la Résistance (CNR), résulte d’un choix de société, il serait remplacé par le règne des actuaires avec, au passage, des fruits encore plus conséquents du paritarisme à se partager. Quitte à froisser le pouvoir en place, dont cet électorat est le fond de commerce, en taxant les retraité-es les plus fortunés, les mêmes qui ont profité à plein du passage de 65 ans à 60 ans en 1982 avec l’arrivée au pouvoir de Mitterrand, pour financer les pensions de celles et ceux à venir.
Que faire ?
L’intersyndicale nationale, un des rares acquis de la mobilisation monstre de 2023 avec le ressac en terme d’adhésions tous syndicats confondus, n’en finit donc pas de se déliter (on peut cependant signaler le lancement, la veille de la journée anti-raciste du 22 mars, d’une campagne commune des huit organisations contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie au travail, le minimum syndical face à la montée de l’influence de l’extrême-droite dans le monde du travail).
C’est le bon moment de relire le dernier article de la plume de Trotsky, avant son assassinat en 1940, consacré aux syndicats et à leur décadence dans un monde qui l’est tout aussi pour mieux comprendre les tendances lourdes ainsi à l’œuvre :
» Aux yeux de la bureaucratie du mouvement syndical, la tâche essentielle consiste à » libérer » l’État de l’emprise capitaliste en affaiblissant sa dépendance envers les trusts et en l’attirant à lui. Cette attitude est en complète harmonie avec la position sociale de l’aristocratie et de la bureaucratie ouvrière qui combattent pour obtenir quelques miettes dans le partage des sur-profits du capitalisme impérialiste. Dans leurs discours, les bureaucrates travaillistes font tout leur possible pour essayer de prouver à l’État – démocratique – combien ils sont dignes de confiance et indispensables en temps de paix, et plus spécialement en temps de guerre. Le mot d’ordre essentiel dans cette lutte est : indépendance complète et inconditionnelle des syndicats vis-à-vis de l’État capitaliste. Cela signifie : lutte pour transformer les syndicats en organes des masses exploitées et non en organes d’une aristocratie ouvrière. Le second mot d’ordre est : démocratie dans les syndicats. «
Face à ce défi et à un exécutif arrogant mais plus faible et divisé que jamais, les militant-es ouvriers ne doivent pas se couvrir la tête de cendres mais au contraire :
– Populariser la proposition du bureau confédéral de la CGT du 3 mars dernier d’organiser unitairement (enfin !) » une manifestation nationale fin mai/début juin pour donner une perspective de mobilisation forte et appuyer notre stratégie pour gagner une loi d’abrogation, qui sera mise en débat le 5 juin à l’Assemblée nationale » qui pourrait être le réceptacle de toutes les colères qui montent vis-à-vis de l’austérité dans la culture et les universités ou les discours de divisons racistes démenties par le succès des manifestations de samedi dernier.
– Relayer la pétition initiée par L’APRÈS qui met y compris en avant la nécessité de développer les financements de ce bien commun qu’est la Sécurité sociale.
– S’appuyer sur l’opiniâtreté de notre classe sociale là où le rapport de la DARES sur les grèves en 2023 montre que le nombre de journées non travaillées a bondi de 73 % à cette occasion.
L’abrogation de la retraite à 64 ans passera non seulement par la fin des atermoiements qui n’ont pour finalité que de protéger Macron et comme conséquence de faire prospérer l’extrême droite, mais par une telle politique, offensive au plan social comme politique !
Laurent Degousée, le 24 mars 2025.
24.03.2025 à 14:32
Ukraine – Un ex-déserteur contre-attaque.
aplutsoc
Lire la suite (318 mots)
Serhiy Gnezdilov, qui a publiquement déserté d’une unité militaire puis est retourné dans l’armée, a déposé des plaintes auprès de la Cour constitutionnelle d’Ukraine. La raison en est les dispositions discriminatoires du Code de procédure pénale concernant l’absence de mesures alternatives de contrainte pour le personnel militaire.
Il a déclaré que c’est en vertu de ces dispositions légales qu’il a été placé en détention, alors que des milliers d’autres militaires continuent d’être derrière les barreaux en vertu de divers articles pendant que l’enquête sur leur éventuel crime ou l’enquête préliminaire est en cours.
Il a également annoncé qu’une organisation d’anciens combattants sera enregistrée d’ici un mois, qui poursuivra le travail de protection des droits des militaires.
En septembre 2024, Serhiy Gnezdilov a annoncé qu’il avait volontairement quitté son unité afin d’attirer l’attention sur l’absence de conditions de service établies dans l’armée et bien que, selon la Constitution, les citoyens ukrainiens ont le devoir de défendre l’État.
Il avait déclaré qu’il n’y a pas de politique d’État sur la question de la démobilisation. Serhiy était et reste convaincu que la question du repos dans l’infanterie et l’établissement de conditions de service claires au front sont une « question de sécurité nationale ». Par son action, il voulait transmettre aux autorités et à la société la « nécessité de parler » et de résoudre ce problème.
Serhiy Gnezdilov s’était porté volontaire pour les forces armées ukrainiennes dans le cadre d’un contrat en 2019 et avait participé aux combats dans l’est de l’Ukraine.
24 mars 2025
Source : RESU / PLT
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