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03.02.2026 à 08:42

Sortir de la matrice : Le combat pour un numérique libre et humain

Magali Garnero

Il est impossible de vivre dans une société orchestrée par les GAFAM ! Les multinationales comme Alphabet (Google), Amazon, Méta (Facebook), Apple et Microsoft sont des entreprises qui s’imposent de plus en plus par leurs pouvoirs économique, politique et technologique. Elles … Lire la suite­­
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Il est impossible de vivre dans une société orchestrée par les GAFAM !

Les multinationales comme Alphabet (Google), Amazon, Méta (Facebook), Apple et Microsoft sont des entreprises qui s’imposent de plus en plus par leurs pouvoirs économique, politique et technologique.

  • Elles font partie des plus grandes capitalisations boursières. Leurs chiffres d’affaires comme leurs bénéfices se comptent en milliards. En milliards, arrivez-vous à concevoir ce genre de fortune ? Tout cet argent, c’est indécent !
  • Et elles n’hésitent d’ailleurs pas à l’utiliser pour faire du lobbying que ce soit à Bruxelles, en France et ailleurs, pour lutter contre les tentatives de régulations européennes, comme le DMA, le DSA ou le RGPD. Sans parler de ce qu’il se passe aux États-Unis, où c’est pire. Les droits humains sont beaucoup moins protégés et respectés là-bas.
  • Leurs intérêts passent forcément avant le bien commun, avant l’intérêt général des personnes qui peuplent cette terre, avant même la protection de notre environnement, avant la planète.
  • Et bien sûr, elles imposent leurs technologies numériques, leurs standards, rendant difficile l’utilisation d’alternatives.

Cela a de très nombreuses conséquences sur le commun des mortel·les comme vous et moi, quasiment invisibles, mais très bien décrites dans de nombreux articles : surveillance massive grâce à l’extraction de données des utilisateurices sans leur consentement « éclairé », dépendance et enfermement dans des services soi-disant gratuits, obsolescence logicielle programmée, perte de contrôle du matériel informatique, monopole par l’achat systématique d’autres entreprises pour éliminer la concurrence, menace pour les libertés par la censure, la captation et la monétisation de l’attention, perte de la souveraineté numérique (influence et dépendance institutionnelles).

Je ne sais pas vous, mais moi, je ne peux vivre dans cette société où je me sens continuellement épiée, manipulée, en colère, esseulée, paranoïaque, désespérée et, pour finir, résignée. Je ne suis pas Winston Smith, le héros de 1984 de Georges Orwell et pourtant notre société ressemble chaque jour de plus en plus à celle d’Océania…

Heureusement, il est encore possible, pour nous, de partager nos doutes, nos pensées, nos tentatives et nos solutions pour s’en sortir avec d’autres personnes.

Une communauté à la rescousse

Depuis plus de trente ans, une irréductible communauté de libristes se bat pour proposer des logiciels libres et respectueux des utilisateurices. Cette communauté suit 4 libertés. Ces libertés ne sont pas de simples recommandations, mais des critères obligatoires qui forment le socle éthique et pratique du mouvement du logiciel libre

    • la liberté 0 (en informatique, tout commence par 0, faut pas s’étonner) : la liberté d’utiliser les logiciels, qui qu’on soit, où qu’on soit, quel que soit le matériel utilisé. Aucune restriction ;
    • la liberté 1 : la liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à ses besoins. Bon ok, tout le monde n’a pas forcément cette compétence technique d’accéder au code source. Mais beaucoup l’ont, et peuvent donc aller y jeter un œil et améliorer le dit logiciel. Ensemble on est plus fort ;
    • la liberté 2 : la liberté de redistribuer des copies de ce logiciel (ce qui implique la possibilité aussi bien de donner que de vendre ces copies) ;
    • la liberté 3 : la liberté d’améliorer le logiciel et de distribuer ces améliorations à d’autres, pour en faire profiter toute la communauté.

Quand j’ai rencontré les libristes, les logiciels libres (dits aussi open source dans le monde entrepreneurial) s’opposaient aux logiciels « propriétaires », maintenant ces derniers sont nommés « privateurs » pour bien montrer qu’ils privent les utilisateurices des libertés qui leur sont offertes par les logiciels libres.

Les valeurs qui en découlent : Transparence, Accessibilité, Coût, Coopération, Indépendance, Sécurité, Innovation et Protection de la vie privée.

J’utilise plusieurs logiciels libres que vous connaissez sans doute déjà :

    • Firefox qui remplace les navigateurs web comme Chrome, Edge ou Safari.
    • Signal ou Matrix/Element pour discuter instantanément. Adieu WhatsApp et Messenger.
    • Nextcloud qui offre le partage de fichiers, documents, le calendrier, le traitement de texte collaboratif. Bye bye Google Workplace et AWS.
    • LibreOffice la suite bureautique avec tableur, texte, pdf, diaporama. Non à Excel, Word et compagnie !
    • Évolution ou Thunderbird, pour gérer ses mails. Ciao Apple mail et Outlook.
    • VideoLAN, pour voir et écouter des films et de la musique.
    • Inkscape et Gimp, pour dessiner ou retoucher des photos.

Et ce ne sont pas les seuls.

Alors certains détracteurs me diront qu’il sont moins bien, moins beaux, moins connus, moins fonctionnels… Rappelons juste une chose, la communauté libriste s’appuie sur les contributions d’informaticien·nes qui le font sur leur temps libres (bénévolat), il y a également de plus en plus d’entreprises qui paient des salarié·es pour l’amélioration et le maintien de ces logiciels et services libres, sans oublier des fondations à but non lucratif ou encore des universitaires. Merci à toustes. Mais on est très loin, très très très loin des milliards cités plus haut. Bref on fait ce qu’on peut et c’est déjà fabuleux pour moi tout ce qui est produit chaque jour.

Un boycott inconfortable mais indispensable

L’émancipation passe par la reprise de contrôle sur nos outils et nos données et il n’est pas aisé de changer ses habitudes, de sortir de son confort d’utilisation.

Pourquoi arrêter d’utiliser des logiciels et services en ligne qui fonctionnent bien et que l’on maitrise depuis des années ?

Si vous vous posez encore cette question, je vous laisse aller relire la première partie de mon texte.

Si au contraire, vous êtes entré·es dans une démarche d’actions individuelles et que vous voulez réduire votre dépendance au quotidien alors j’ai de bonnes nouvelles.

Il existe une multitude de logiciels libres qui remplacent tous les logiciels privateurs utilisés, voire imposés ces dernières années par les GAFAM et autres entreprises privatrices. Et il y a même un annuaire, Framalibre proposé par Framasoft. Vous pourrez découvrir de nombreux logiciels libres, suivant vos besoins, vos envies ou votre curiosité ! Et derrière chaque logiciel libre, il y a une communauté qui maintient, qui améliore, qui promeut. Et, en France, l’April, dont je suis la présidente, les défend au niveau institutionnel et politique.

Voilà de quoi remplacer tous vos logiciels privateurs installés par un voire plusieurs logiciels libres ! Votre ordinateur se sentira libéré et vous remercie !

Mais il n’y a pas que les logiciels que l’on peut changer. Il y a aussi les mauvaises habitudes en ligne. Tous ces services soi-disant gratuits qui vous espionnent, accèdent à vos données et vous envoient des informations ciblées pour vous manipuler. Rappel : Les GAFAM ne sont pas neutres, ils façonnent nos sociétés, nos lois, nos comportements.

Allez, je continue de vous offrir des informations en cadeau, alors que Noël est déjà passé depuis quelques semaines. C’est toujours grâce à la communauté libriste et à ses nombreuses initiatives pour se libérer.

Vous aimez les images de chats ? Et bien les chatons vont sauver internet ! Si si, absolument ! Initiative lancée d’abord par Framasoft, qui voulait se dégoogliser, le Collectif d’Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres, et Solidaires – ça fait CHATONS en acronyme :-D a vu le jour en  février 2016 (bon anniversaire des 10 ans ! !), soit il y a plus de huit ans, et est composé de nombreuses organisations (associations, particuliers et entreprises – il y a deux « portées » par an qui en fait augmenter le nombre total). Toutes proposent des services en ligne que vous pouvez utiliser sans rien avoir à installer sur votre ordinateur, juste en lançant votre navigateur web. Est-ce que l’on peut avoir confiance dans ces chatons ? Alors il faut savoir que pour devenir chatons, il faut s’engager à respecter la charte des chatons. Et si votre chatons ne vous plaît plus, comme tout est transparent, ouvert, neutre et solidaire, il est possible d’en adopter un autre. Aucun emprisonnement, ni surveillance, ni manipulation. Ce n’est pas non plus un monde de bisounours, alors n’hésitez pas à soutenir les organisations qui vous offrent ces services, litières, croquettes et sous-sous sont toujours les bienvenus !

Autre initiative fort sympathique : DéMAILnagement. Vous avez capté le jeu de mots ? Comme son nom l’indique, cette initiative vous permet de quitter Gmail, mais aussi d’autres fournisseurs qui ont accès à toutes les données qui circulent dans vos mails (et ne se privent pas pour y accéder) et de découvrir le mail libre ! Ok, ça veut dire avoir une nouvelle adresse mail et cela fait toujours peur, cela peut également prendre du temps à mettre en place, prévenir tous vos contacts, vos banques, employeurs, administrations et autres… mais après, on est un peu plus en sécurité. La transition se fait en douceur, les données sont protégées, et c’est vous qui choisissez ce que vous voulez suivant vos besoins, vos valeurs, vos envies, vos moyens.

Est-ce que vous connaissez PeerTube ? Comme son nom l’indique, c’est une plateforme de vidéos décentralisée qui commence à faire de l’ombre à YouTube. Développée par Framasoft, encore elle, elle donne accès à de nombreuses vidéos et permet de monter sa propre instance pour héberger les siennes et les partager avec d’autres. Et OpenstreetMap ? pour sortir de GoogleMap, Mappy ou autre service de cartographie ? Et Wikipedia ? Cette encyclopédie en ligne qui met en exergue les 4 libertés du logiciel libre ? FFDN, qui regroupe de nombreux fournisseurs d’accès à Internet. Vous n’avez qu’à choisir un près de chez vous. On a parlé des GAFAM, mais il y a aussi d’autres entreprises dont il faut se méfier… genre au hasard X et toutes les possession d’Elon Musc, dernier cadeau de l’article : le Fediverse. C’est un ensemble de plusieurs réseaux sociaux où diverses applications sont compatibles et permettent de discuter ensemble.

Et si on parlait du matériel ? Et de son coût écologique ? Mieux vaut choisir des appareils respectueux, ou du reconditionné. Le ré-emploi c’est la vie qui continue

Tout cela est un bon début mais c’est fragile, comme tous les biens communs. Financièrement déjà. C’est pourquoi les associations qui proposent ces logiciels et services sont souvent en recherche de soutien financier et de contributions, techniques ou pas. C’est valable également pour les entreprises qui codent, développent et maintiennent des logiciels libres. Il faut les favoriser, leur donner la priorité. Mais en plus ils sont régulièrement menacés par différentes lois.

Collectivement : on est plus puissant qu’on ne le croit !

Si les politiques avaient pour but l’intérêt du plus grand nombre et le respect de la vie privée cela se saurait. En tout cas depuis plusieurs année, les questions se posent, soient sur leurs compétences soit sur leur absence de compréhension des conséquences de certains projets de lois.

Il est possible d’agir collectivement et de plein de manières différentes. À vous de choisir comment et combien de temps vous êtes prêt à consacrer. Ensemble, on est plus puissant qu’on ne le croit !

  • adhérer à des associations militantes, des syndicats ou des partis politiques. Faîtes entendre votre voix, vos idéaux, mais également vos peurs et coups de gueules ! (c’est plus utile dehors que dedans, ça diminue aussi le nombre de cheveux blancs)
  • rejoindredes dynamiques locales : l’Agenda du Libre recense de nombreuses organisations et présentent les évènements autour du numérique organisés partout en France et aussi un peu en Belgique et en Suisse. Allez à leur rencontre ! Iels sont sympa.
  • informer le grand public par des campagnes, des ateliers, des conférences ou des stands. Participer aux émissions Libre à vous ! sur Cause commune. C’est une occasion extraordinaire de partager nos idées, nos valeurs, d’échanger sur les dernières nouveautés, d’alerter sur les derniers méfaits des GAFAM et de se sensibiliser sur les sujets du moment.
  • s’organiser à plusieurs, mettre en place différents partenariats entre associations et entreprises (je ne vous ai pas encore parlé du CNLL, il n’y a pas que des personnes et des associations dans la communauté libriste, il y a aussi de nombreuses entreprises !).

– profiter de chaque occasion pour lancer des campagnes de sensibilisation. Comme l’opération Adieu Windows, bonjour le Libre ! qui a débuté en octobre 2025, à la date choisie par Microsoft pour arrêter son support gratuit à Windows 10 alors qu’une loi européenne l’obligeait à le maintenir une année supplémentaire. L’opération a pour but de visibiliser au maximum les actions des GULL (Groupe d’Utilisateurices de Logiciels Libres), qui régulièrement organisent des rencontres accessibles à toustes pour libérer les ordinateurs et téléphones des personnes qui le souhaitent des produits des GAFAM. On appelle cela des install’s parties.

mobiliser l’opinion publique par la mise en place de pétitions ou de plaidoyers destinés aux politiques, sur des sujets importants comme l’éducation au numérique, l’interopérabilité ou la souveraineté technologique. Cela n’est pas toujours évident d’atteindre des chiffres suffisants pour influencer les lois, mais c’est toujours une occasion de voir nos sujets abordés dans la presse. Si vous aimez ce genre de mobilisations, allez sur les sites de la quadrature du net ou d’HOP  (Halte à l’Obsolescence Programmée)

convaincre les candidat·es aux élections de s’engager pour le Libre et les libertés numériques. Par exemple en leur faisant signer un pacte, comme le Pacte du Logiciel Libre. Une occasion de passer à l’action, une chance pour ces personnes de s’engager à donner la priorité aux logiciels libres, à faire respecter la vie privée et aussi à sortir des griffes des GAFAM.

essayer de faire évoluer la législation, prendre contact avec les député·es, les sénateurices, les membres du gouvernement. Constamment. C’est chronophages et rarement épanouissant mais c’est indispensable. C’est aussi très intimidant. Mais ces personnes sont sensées nous représenter, et comme leurs votes ne correspondent pas toujours à l’intérêt général, il faut leur rappeler qu’on existe ! !

Les actions collectives et les mobilisations créent un rapport de force, tandis que les politiques publiques permettent d’ancrer durablement le logiciel libre dans la société. Les deux sont indispensables pour une transition numérique éthique et durable.

Et parfois, ok trop rarement, il y a de bonnes surprises qui en ressortent comme la loi pour une République numérique, comme l’utilisation des logiciels libres au sein du ministère de l’éducation, l’utilisation par la gendarmerie d’une distribution libre améliorée et adaptée à ses besoins.

Au niveau européen le RGDP (Règlement Général pour la Protection des Données) ou le DMA (Digital Market Act) et le DSA (Digital Service Act). En Europe, on est quand même mieux protégé·es qu’aux États-Unis.

Et pour conclure ?

Chaque geste compte, comme ce conte où un feu de forêt se déclenche, tous les animaux fuient, sauf un petit colibri qui essaie de l’éteindre, goutte d’eau par goutte d’eau. Quand les autres animaux s’en rendent compte, ils décident d’en faire de même et d’essayer de mettre fin à l’incendie ensemble.

Et bien, nous aussi, notre monde brule et il est temps de se rassembler pour changer le système, sortir de nos prisons un peu trop confortables et s’émanciper numériquement.

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02.02.2026 à 07:42

Khrys’presso du lundi 2 février 2026

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26.01.2026 à 07:42

Khrys’presso du lundi 26 janvier 2026

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  • Venezuela : quand l’éditocratie légitime l’impérialisme (acrimed.org)

    Défendre le droit international ou appuyer l’impérialisme étatsunien ? Les éditorialistes ont tranché.

  • Praud et Morandini : sur CNews, une semaine absolument normale (politis.fr)

    Des propos racistes le mardi par l’un, une condamnation définitive envers l’autre le mercredi, un maintien dudit condamné à l’antenne le jeudi : rien à signaler sur la chaîne d’info d’extrême droite de Vincent Bolloré.

  • Procès des droites contre les indés : un hiver bien rempli (portail.basta.media)

    Les mois de décembre 2025 et janvier 2026 ont été chargés en procédures judiciaires pour les médias indépendants. Tandis qu’une rédaction du pays d’Arles est confrontée à un « procès-bâillon » intenté par l’extrême droite, trois autres médias locaux ont récemment célébré une victoire. Leur point commun : des plaignants identifiés comme de droite ou d’extrême droite.

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19.01.2026 à 07:42

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  • Généalogies féministes et fractures politiques : à la mémoire d’Eleni Varikas (blogs.mediapart.fr)

    Le vendredi 9 janvier 2026, Eleni Varikas s’est éteinte à Paris. Son travail s’est concentré sur la théorie féministe, le colonialisme, les origines du racisme et les problématiques de l’exclusion. À travers une lecture exigeante de l’universalisme moderne, Eleni Varikas n’a cessé d’en interroger les angles morts, les exclusions constitutives et les hiérarchies qu’il prétend pourtant abolir.

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07.01.2026 à 10:00

Les Accords du Lion d’Or, un tiers-lieu à dimension culturelle en cours de dégafamisation

Framasoft

Parce qu’il nous semble toujours aussi important de promouvoir les démarches de transition vers les outils numériques éthiques opérées par les organisations, voici un nouvel opus pour notre série de témoignages de Dégooglisation. Un grand merci à Étienne d’avoir pris … Lire la suite­­
Texte intégral (3914 mots)

Parce qu’il nous semble toujours aussi important de promouvoir les démarches de transition vers les outils numériques éthiques opérées par les organisations, voici un nouvel opus pour notre série de témoignages de Dégooglisation. Un grand merci à Étienne d’avoir pris le temps de nous raconter comment le tiers-lieu Les Accords du Lion d’Or dans lequel il est investi, a changé de vie numérique..

Bonjour, peux-tu te présenter brièvement pour le Framablog ?

Bonjour, je suis Étienne régisseur et technicien du spectacle en transition, passionné d’informatique depuis fort longtemps, je quitte le milieu du spectacle pour me consacrer désormais à ma première passion. J’ai rencontré l’association Les Accords du Lion d’Or en 2016, un tiers-lieu à vocation culturelle fraîchement installé dans mon village natal, juste à côté de la ville dans laquelle je suis revenu m’installer après ma formation et quelques années de travail à Bruxelles.
C’est un projet aux multiples facettes, spectacles vivant, lieu de mémoire du village, projet de forêt nourricière, recherche sur le numérique, en lien avec les habitant⋅e⋅s… J’avais été invité à coanimer une rencontre avec des écoliers au sujet des photos et vieilles cartes postales du village, comment faire un travail de mémoire. C’est un projet qui ressemblait beaucoup à ce que j’avais moi-même vécu à l’école de Simandre en 2003 : numériser et classer dans une base de données sommaire, une partie de ces photos. C’est ainsi que j’ai rencontré l’association.
Située dans un lieu emblématique au cœur du village et de part la volonté d’être à la rencontre des habitants, de nombreuses histoires et matières, cartes postales, images, menus, récits et autres sont arrivées au Lion d’Or ; le besoin d’enregistrer et préserver les souvenirs s’est accentué.

Entête du site Les accords du Lion d'or

Entête du site Les Accords du Lion d’Or

Nous avons alors choisi de démarrer une base de données avec comme objet les images. Fort de mes convictions elle serait sur GNU/Linux, ce choix était entre mes mains et la confiance de l’équipe était là.
À ce jour, nous sommes un collectif multiforme, un conseil collégial d’administration, 1 salariée à 80 % chargée de missions, 1 salariée à 70 % animatrice nature, 1 salarié à 25 % agent en charge du développement des usages numériques en 2023 : c’est moi, une artiste plasticienne et trois artistes du spectacle pleinement impliqués dans la vie de l’association.
Au fil des projets il s’est avéré que plusieurs personnes au sein de l’équipe étaient sensibles aux questions de souveraineté numérique. Rapidement, nous nous sommes rendu compte des compétences que j’avais accumulées au fil des années et de l’intérêt pour l’association d’en faire un sujet commun.

 

Quel a été le déclencheur de votre dégafamisation ?

En fait on a pas vraiment eu un déclic, ça s’est fait au fur et à mesure en fonction des besoins des salariés de l’association. Pas à pas nous avons fait des choix de plus en plus importants toujours dans une démarche de recherche et d’expérimentation qui sont des valeurs importantes au Lion d’Or. Par exemple, le site de l’association est éco-conçu : sobriété et inclusion. Ce premier acte avait été posé avant même mon arrivée.
Ma rencontre avec l’association a probablement été un des déclencheurs tout de même, car j’arrivais avec une démarche engagée personnellement depuis longtemps : explorer l’auto-hébergement. J’ai apporté mon expérience du numérique dans plusieurs projets, lors de la création d’un escape-game en assistant l’équipe, dont le duo artistique « Scénocosme », la création de la base de données d’images, la création de documents pour les expositions en coopération avec les habitants… Et de fil en aiguille on a tissé ce lien de confiance avec un numérique différent.

Bannière du couple d’artistes Scénocosme

Comme nous sommes une petite équipe de salariés (en lien avec un conseil d’administration qui a confiance lui aussi !), la question de la dégafamisation nous concernait directement. Être peu nombreux a été clairement un atout pour la rapidité, la simplicité dans toutes les étapes de cette transition, on en reparlera souvent.
Tout le monde était éveillé d’une manière ou d’une autre sur le sujet, certains ayant déjà fait des choix pour leur vie numérique personnelle (il faut dire que dans les livres qui sont posés ici et là dans le tiers-lieu il y a Yggdrasil, Pablo Servigne, Cyril Dion, Socialter ;-)). Quand j’ai proposé de passer une première étape décisive, passer de GDrive à Nextcloud sur un petit NAS, le choix a été rapidement fait. Les quelques craintes soulevées ont été discutées directement and voilà ! Elles concernaient principalement le maintien des données, ne pas perdre le travail en cours. Nous n’avons rien perdu et ça a même été l’occasion de donner une nouvelle arborescence au dossier de travail qui avait déjà 3 ans de données.
Nous avons par la suite organisé une rencontre avec les membres du CA pour leur présenter les outils et les fonctionnements qui ont été reçus avec des avis mitigés mais confiants sur le moment car l’intérêt pour eux n’était pas direct.

 

Comment avez-vous organisé votre dégafamisation ?

Pour nous, ça s’est vraiment fait au fur et à mesure, à petit pas. L’association est toujours en recherche, en expérimentation sur tous les sujets qui la concerne, donc à chaque fois que nous nous posions la question nous pouvions faire un choix dans cette direction.
J’avais connaissance du réseau des C.H.A.T.O.N.S. et nous avons contacté Hadoly pour avoir un avis, c’est grâce à eux que nous utilisons Yunohost qui est un élément technique important de cette expérience.

Le logo d’HADOLY, un CHATON lyonnais qui vient de fêter ses 10 ans.

On peut résumer les grandes étapes qu’on détaillera plus bas :

  • 2018 – réalisation du site internet en éco-conception
  • 2019 – démarrage de la base de données d’images : GNU/Linux et DigiKam
  • 2019 – N.A.S. pour les sauvegardes et première bascule pour le partage de fichiers et les agendas
  • 2022 – installation d’un serveur dédié pour rapatrier plus de services.
  • 2023 – changement de système d’exploitation pour 2 salariées de MacOS vers GNU/Linux
  •  2024 – changement d’outil de comptabilité

 

Est-ce que vous avez rencontré des résistances que vous n’aviez pas anticipées, qui vous ont pris par surprise ? Au contraire, y a-t-il eu des changements dont vous aviez peur et qui se sont passés comme sur des roulettes ?

Ça a franchement roulé. Je crois que pour tous dans l’équipe la transition a été fluide même si elle a demandé des temps d’adaptation et lorsqu’il y avait à faire un ajustement, on a pu réagir tout de suite. Par exemple la migration des agendas, nous étions tous dans la même pièce et je guidais chacun·e dans la marche à suivre.
Une nouvelle fois, être en petit nombre a été un atout. Un autre point non négligeable est d’avoir quelqu’un « dédié » à la question, régulièrement présent pour répondre aux questions ou difficultés techniques. C’est presque de la formation continue. Les choses se sont faites au fur et à mesure et ça a permis à chacun et chacune de s’approprier chaque outil petit à petit. Un gros passage a quand même été le changement de système d’exploitation pour la chargée de mission, Véro, lors de notre première install’party, après 30 années avec MacOS, passer à Kubuntu a demandé beaucoup d’énergie et d’adaptabilité. Elle a fait preuve de beaucoup de souplesse et détermination pour changer d’un seul coup tout un environnement de travail (contact, e-mail, suite bureautique, classification…).

Kubuntu

On pourrait parler des problématiques techniques mais ça a quand même bien fonctionné de ce côté là, c’est aussi grâce à l’arrivée de la fibre optique dans le village qui nous a permis de franchir l’étape de l’auto-hébergement.

 

Parlons maintenant outils ! Quels outils ou services avez-vous remplacé, et par quoi, sur quels critères ?

Voici un tableau récapitulatif que je vais vous détailler ci-dessous :

Phase Service Outil d’avant Remplacé par
NAS 2019 Agenda partagé Google Agenda Nextcloud calendar
Partage de fichiers Google Drive Nextcloud files
Serveur auto-hébergé 2022 E-mails Gmail Yunohost
Sondages Doodle Nextcloud poll
Formulaires Google forms Nextcloud forms
2024 Suivi des adhésions Excel Paheko
Comptabilité Numbers Paheko

 

Les critères étaient simples :

  • nous ne voulions pas donner d’argent à une entreprise comme Alphabet (maison mère de Google) ;
  • nous avions besoin que ce soit ouvert, interopérable et que ça puisse durer dans le temps ;
  • nous voulions de la collaboration.

C’est quand le compte Google à commencer à afficher « votre espace de stockage est faible » que les choses ont réellement commencé à bouger. On avait deux choix, payer pour agrandir le cloud ou trouver une autre solution. On venait tout juste d’acheter un NAS pour pouvoir sauvegarder notre base de donnée d’images, du stockage on en avait ! Ça a donc répondu à notre premier besoin, la ressource on l’avait, pas besoin de payer.
J’avais commencé à tester pour moi des systèmes avec Owncloud, avant même le fork qui a donné naissance à Nextcloud, et je trouvais ça « fou » ces outils, vraiment puissants. Nextcloud était apparu en 2016 avec des valeurs clairement posées, une communauté hyper active. J’ai donc proposé de l’installer sur notre NAS. Tout le monde est toujours partant pour les expériences ici. Ça répondait clairement à notre deuxième critère qu’on retrouve dans tous les logiciels libres, on pouvait y importer nos données existantes et on savait qu’on pourrait les récupérer à tout moment, pour les mettre ailleurs si notre expérience à domicile ne marchait pas.
Le choix de Nextcloud a été fait pour la simplicité de mise en œuvre. Une fois installé, nombres d’applications sont disponibles en un clic. On avait besoin du partage de fichier, l’agenda était là en même temps.
La suite découle un peu de ça, on avait Nextcloud, il était facile de rapatrier nos sondages et formulaires.
Rapatrier nos e-mails n’a pas été un choix facile, mais la volonté de le faire était vraiment très présente. Techniquement, j’avais mis le nez dans le système des e-mails mais c’est vraiment complexe et fragile. Quand Hadoly nous a parlé de Yunohost j’ai fait quelques mois de test et puis j’ai proposé à l’association une nouvelle expérience : depuis nous avons nos e-mails sur notre serveur.
Suite au passage en conseil collégial en 2023 et de changements qui en ont découlé, j’ai fait le constat suivant : Denis enregistrait les adhérents dans Paheko, Marie-Line faisait les dépôts en banque puis notait son travail dans un tableur, Gilles pointait les relevés de banque au fluo, Bénédicte triait les factures dans un classeur, Véro suivait un peu tout ça à la fois avec ses propres tableurs, Pierre faisait le suivi de trésorerie sur un autre tableur ; tout ceci coûtait beaucoup d’énergie à chacun et chacune et la mise en commun était laborieuse. J’avais mis à l’essai Paheko dans une association plus petite et je me suis vite rendu compte que ce pourrait être l’outil idéal pour que chacun puisse continuer à faire ce qu’il fait, en réduisant la lourde charge de la mise en commun. C’est donc le critère de la collaboration qui nous a permis cette dernière bascule.

Logo de Paheko, logiciel libre de gestion d’association.

 

Est-ce qu’il reste des outils auxquels vous n’avez pas encore pu trouver une alternative libre et pourquoi ?

Oui il en reste deux qui sont liés : les e-mails de notre lettre d’information (newsletter) et un moyen de communiquer sur nos évènements (Facebook).
La raison principale du non changement est le temps nécessaire à la transition et à l’apprentissage d’un nouvel outil. Nous avons regardé pour une alternative sur notre serveur (listmonk) mais il y a un gros travail à faire pour migrer depuis MailChimp et appréhender ce nouveau programme. Nous venons de toucher la limite des 2000 inscriptions d’un compte gratuit chez ce fournisseur, donc nous nous pencherons sur la question en 2025, une fois que nous aurons mené à bien la transition comptable vers Paheko.
Nous avons fait le choix fort de quitter Facebook, après avoir constaté que nous ne faisions que fournir de la matière première à cette entreprise afin qu’elle puisse placer ses annonces, les fils d’actu ne ressemblent plus à rien de nos jours, l’information n’arrive même plus jusqu’au destinataire. Nous avons regardé du côté de Mastodon mais ce n’est pas vraiment d’un réseau social virtuel dont nous avons besoin mais d’un espace ou pouvoir partager nos évènements et convier les publics. On pose tout de même nos évènements autour du numérique sur l’Agenda Du Libre.
Questionner notre communication nous pose grandement la question de l’attention disponible de manière générale.
Il y a aussi des considérations techniques plus ou moins abstraites. Dans l’univers des e-mails la chasse est vraiment faite aux indépendants par les entreprises qui monopolisent le domaine, les e-mails peuvent ne pas arriver à destination sans raison valable, une exclusion arbitraire peut tomber à tout moment et empêcher tous les e-mails d’arriver à destination. Je crois que les e-mails ne sont plus utilisés à bon escient de nos jours, cela en fait un système sur-sollicités, sous pression. Malheureusement c’est encore un canal précieux pour la communication.
Jusqu’à il n’y a pas si longtemps on ne trouvait aucun C.H.A.T.O.N.S. dans la catégorie des campagnes d’e-mailing et ceux qui le proposent maintenant, n’assurent pas livraison des e-mails, seulement leur création.

Quels étaient vos moyens humains et financiers pour effectuer cette transition vers un numérique éthique ?

Alors concernant le matériel nous avions obtenu une subvention de la région Bourgogne-Franche-Comté pour l’achat du NAS et du PC qui accueillerait la base de données d’images.
Nous avons aussi été soutenus par la CAF, une de nos partenaires pour le faible investissement qu’a représenté l’achat du serveur d’occasion de la phase 2.

Pour le travail humain la première phase de mise en route s’est faite bénévolement, la place pour l’expérimentation est grande ici au Lion d’Or, cela correspond aussi à la période COVID ou j’avais pas mal de temps disponible. Pour la deuxième phase nous avons obtenu un financement du FNADT (Fonds National d’Aménagement et de Développement du Territoire) pour mon poste à 1/4 de temps (35h/mois) pour le « développement des usages du numérique » qui comprenait un temps dédié à la mise en place de ces nouveaux outils entre-autres.

 

Étienne lors d’un accompagnement individualisé. (source : site Les Accords du Lion d’Or)

 

Est-ce que votre dégafamisation a un impact direct sur votre public ou utilisez-vous des services libres uniquement en interne ? Si le public est en contact avec des solutions libres, comment y réagit-il ? Est-il informé du fait que ça soit libre ?

Comme je le disais plus haut, c’est vraiment ce qui a fait notre force pour cette transition, le fait que je sois présent sur plusieurs projets ici a permis un accompagnement régulier des salariés et des autres utilisateurices.
Je mène aussi un atelier mensuel que nous avons appelé Causeries, ou nous traversons de nombreux sujets autour du numérique et où j’ai régulièrement l’occasion de présenter nos outils et détailler leur fonctionnement.

La causerie informalion (Source : site Les Accords du lion d’Or)

Quels conseils donneriez-vous à des structures comparables à la vôtre qui voudraient se dégafamiser aussi ?

Cette dégafamisation a principalement un impact interne à l’association. Nous avons un peu communiqué sur le sujet mais notre public est peu confronté à ce changement, quelques dossiers partagés, quelques sondages, surtout à l’adresse des adhérents. Les retours sont neutres.
C’est quelque-chose que l’on pourrait voir changer, nous n’avons eu absolument aucuns soucis jusqu’à présent et nous débattons de la possibilité d’ouvrir des accès à d’autres structures proches ou aux adhérents. Faire comprendre la nature expérimentale du projet et ramener sur le devant le fait que les services proposés sont à échelle modeste et donc faillibles, est une question à ne pas prendre à la légère mais correspond intégralement aux valeurs de l’association, « parfaitement imparfait » disons-nous souvent ici. Ramener cette faillibilité c’est remettre en question nos usages, la dépendance que nous avons à nos outils et trouver des solutions de repli, retrouver une échelle de temps plus souple sont des valeurs que nous portons pour l’avenir.

Un mot de la fin, pour donner envie de migrer vers les outils libres ?

En ce tournant vers le monde du libre et en acceptant les remises en questions liées, on gagne en liberté, de moyens, de mouvements et en humanité.
Et n’hésitez pas à venir faire un tour au Lion d’Or pour en discuter !

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