27.10.2026 à 12:09
Valentin Ledroit

"Vous avez bien lu. Des sources de trois pays confirment que l'administration Trump a défendu la candidature de Viktor Orbán au poste de secrétaire général des Nations unies", écrit le Wall Street Journal. Dimanche 25 octobre, le quotidien économique a révélé que le président américain poussait pour une candidature de l'ancien Premier ministre hongrois pour […]
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"Vous avez bien lu. Des sources de trois pays confirment que l'administration Trump a défendu la candidature de Viktor Orbán au poste de secrétaire général des Nations unies", écrit le Wall Street Journal. Dimanche 25 octobre, le quotidien économique a révélé que le président américain poussait pour une candidature de l'ancien Premier ministre hongrois pour succéder à António Guterres, "qui achève le 31 décembre prochain son deuxième mandat à la tête d’une institution minée par les crises et les divisions" [La Croix].
L'idée "peut paraître folle à première vue", mais Viktor Orbán constitue "le candidat Maga conservateur idéal", résume un officiel américain interrogé par le Wall Street Journal. "Ses positions anti-immigration, ses affrontements avec Bruxelles ou encore ses atteintes à l'état de droit rendent en effet l'ex-chef du gouvernement nationaliste très Trump-compatible", complètent Les Échos. Autre argument dans le sens de cette candidature : "la Russie et la Chine seraient favorables à cette idée" et Viktor Orbán "pourrait faire office de candidat commun" [Wall Street Journal].
De son côté, l'ancien chef du gouvernement hongrois, battu lors des élections législatives en avril dernier, "serait favorable à cette idée, mais ne veut pas se porter candidat tant qu'il n'est pas certain de l'emporter", affirme le quotidien tchèque iDnes.
Pour être désigné à ce poste, un candidat doit obtenir au moins neuf voix sur quinze au Conseil de sécurité. "À cela s'ajoute néanmoins la nécessité d'éviter un veto que peuvent émettre les membres permanents. À savoir : la Russie, la Chine, les États-Unis, mais surtout la France et le Royaume-Uni", explique L'Express. "Ces deux derniers pays disposeraient alors d'un pouvoir considérable qu'ils n'ont pas l'habitude de faire valoir à l'ONU, cherchant habituellement à ne pas froisser les autres puissances".
Le processus de nomination d'un nouveau secrétaire général semble pour l'instant dans l'impasse. "Aucun nom n'a pour l'instant bénéficié du nombre de voix nécessaires pour envisager une succession crédible à António Guterres. Lana Nusseibeh, ancienne ambassadrice des Émirats arabes unis auprès de l'ONU, s'est lancée mais sa candidature est critiquée", constate Libération. "Reste à savoir si le nouveau vote indicatif prévu le 28 octobre permettra de dégager un favori clair" parmi les cinq prétendants [Les Échos].
Dans ce contexte, certains pays n'excluent donc pas une nouvelle candidature. "Il n'y a pas de restrictions, nous n'excluons pas l'apparition d'autres candidats", indique Aleksandr Alimov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, cité par HVG. Le média hongrois rappelle toutefois que la direction de l'institution internationale obéit généralement à un principe informel de rotation géographique : "selon ce principe, c'est cette fois à un représentant de l'Amérique latine et des Caraïbes d'occuper le poste de secrétaire général".
La rumeur a pour le moment suscité peu de réactions officielles, à l'exception de celle de Donald Tusk. "Il y a peu, il était candidat à la présidence de la Commission européenne. Cela me semble tout aussi drôle que cette première rumeur", a ironisé le Premier ministre polonais, en référence à une fausse information diffusée précédemment [Politico].
"Plutôt habituée à avoir à sa tête des profils de diplomates chevronnés, la nomination de Viktor Orbán chamboulerait l'institution internationale", note Libération. Le quotidien rappelle que "depuis plusieurs années, l'ONU est déjà profondément fragilisée par la réduction considérable de son budget, la multiplication de conflits auxquels elle semble ne plus savoir faire face et le manque d'efficacité de son Conseil de sécurité".
Dans ce contexte difficile pour l'organisation, une potentielle candidature de Viktor Orbán interroge. Le média hongrois 24.hu résume ainsi le problème : "un homme politique national aussi clivant peut-il devenir le plus important diplomate du monde ?".
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26.10.2026 à 12:36
Ugo Bertet

L’annonce des résultats des élections législatives serbes, dimanche 25 octobre, a provoqué "une explosion de joie dans le centre de Belgrade", annonce Libération. "Il est clair que nous avons perdu les élections. Le Mouvement des étudiants aura entre 135 et 140 sièges [sur 250] et nous en aurons 105", a réagi l'ancien président serbe, Aleksandar […]
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L’annonce des résultats des élections législatives serbes, dimanche 25 octobre, a provoqué "une explosion de joie dans le centre de Belgrade", annonce Libération.
"Il est clair que nous avons perdu les élections. Le Mouvement des étudiants aura entre 135 et 140 sièges [sur 250] et nous en aurons 105", a réagi l'ancien président serbe, Aleksandar Vučić [Les Échos]. Selon des résultats partiels publiés lundi 26 octobre, sa liste 'Serbie Unie' "aurait obtenu 39 % des suffrages, contre 53 % pour la liste des étudiants", précise le journal économique.
Cette victoire est l’aboutissement de près de "deux années de manifestations en Serbie" déclenchées par l’effondrement en 2024 d’un auvent de la gare de Novi Sad, indique Politico. "Seize personnes sont mortes et les protestataires ont estimé que l’accident était une conséquence de la corruption endémique" du pays [Libération]. Fragilisant progressivement Aleksandar Vučić.
"Les citoyens ont exprimé lors des élections leur volonté de changement", a déclaré le candidat de la Liste étudiante, Radomir Saičić, en précisant "qu'aucune force ne peut l'emporter sur un peuple qui a décidé de prendre son destin en main" [Politika]. Aleksandar Vučić a rétorqué qu’il "s’opposerait férocement au nouveau gouvernement", précise le média serbe.
Le scrutin a massivement mobilisé les électeurs. "De longues files d’attente se sont formées devant les bureaux de vote dans tout le pays", relèvent Les Échos, qui chiffrent la participation à 69 %, "très proche du score le plus élevé depuis l'éclatement de la Yougoslavie en 1992". Aleksandar Vučić lui-même "a dû patienter deux heures" avant de voter, observe le journal économique. Une élection aux allures de "référendum sur Vučić", selon le politologue Nikola Burazer [Les Échos].
Aleksandar Vučić a été "Premier ministre de 2014 à 2017, puis a occupé la présidence jusqu’à sa démission en septembre" [Politico], afin de mener sa liste 'Serbie unie' aux élections législatives, dans l'espoir de retrouver le poste de Premier ministre. "Sous son règne, la Serbie a été classée comme une autocratie électorale par l’institut de recherche V-Dem" tandis que Reporters sans frontières a qualifié Vučić de "prédateur de la presse", décrit Politico.
Le mouvement étudiant s’est constitué en "une force politique disparate", avec des candidats "dont le seul point commun était de vouloir battre le Parti progressiste serbe", décrivent Les Échos. Les candidats de la Liste étudiante étaient "pour la plupart issus de la société civile, sans tête d’affiche", souligne Libération. Cette dernière comprenait notamment "l'ex-star du basket Dejan Bodiroga [ou encore] l'acteur renommé Tihomir Stanić", liste la BBC.
Concernant la formation d'un nouveau gouvernement, Ilija Srdanovic, tête de liste, "n’est pas automatiquement considéré comme un prétendant au poste de Premier ministre", indique Die Zeit, pour qui "le mouvement n’a pas tranché la composition d'un futur gouvernement".
Absents parmi les candidats alignés, les étudiants cherchaient des personnes qui pouvaient entrer dans les institutions afin de "faire leur travail de manière responsable", précise la BBC. Dans le cadre d'un programme en onze points, le mouvement étudiant souhaitait notamment "éradiquer la corruption" et "réformer la scène médiatique" serbe [BBC].
La Serbie, candidate l'UE depuis 2012, "a récemment laissé le processus d'adhésion stagner largement", observe Die Zeit. Sa candidature "reste gelée sur les préoccupations en matière d’état de droit et de démocratie et le refus de Belgrade de rejoindre les sanctions de l’UE contre la Russie", ajoute Politico. La Serbie est "le seul pays européen en dehors du Bélarus à ne pas avoir adopté de sanctions contre la Russie" après le début de la guerre en Ukraine en 2022 [Die Zeit].
À Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est dite prête à "soutenir des réformes en matière d’état de droit, de liberté des médias […] et à travailler ensemble pour faire avancer l’avenir de la Serbie au sein de l’Union européenne" [Libération]. La commissaire à l’élargissement, Marta Kos, a de son côté déclaré que "la porte de l’UE est ouverte, et [que] nous sommes prêts à continuer sur cette voie ensemble", conclut Die Zeit.
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23.10.2026 à 12:07
Léa Deseille

"Bruxelles se rend à Budapest", titre Politico. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, participent aujourd'hui à une commémoration du soixante-dixième anniversaire du soulèvement antisoviétique de 1956 en Hongrie, à Budapest" [Euronews]. "L’événement sera notamment marqué par une cérémonie spéciale au Parlement, un discours […]
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"Bruxelles se rend à Budapest", titre Politico. "La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, participent aujourd'hui à une commémoration du soixante-dixième anniversaire du soulèvement antisoviétique de 1956 en Hongrie, à Budapest" [Euronews].
"L’événement sera notamment marqué par une cérémonie spéciale au Parlement, un discours du Premier ministre, Péter Magyar, et une allocution de la présidente de la Commission européenne, symbole du rapprochement entre Budapest et l’UE depuis la chute de Viktor Orbán", note Courrier international. "Les commémorations de l’insurrection antisoviétique du 23 octobre 1956, organisées ce vendredi, doivent marquer une rupture avec l’héritage de Viktor Orbán", relève Le Figaro.
"Cette commémoration est le premier grand événement international pour Magyar depuis son arrivée au pouvoir en mai" [Euronews]. "Péter Magyar 'avait prévu d’accueillir les dirigeants du monde entier à Budapest' mais 'la liste des invités du 23 octobre [n'a pas pris] la tournure espérée', note HVG", cité par Courrier international.
"Le président français, Emmanuel Macron - le seul dont Péter Magyar avait mentionné le nom-, ne fera finalement pas le déplacement. Cela malgré une visite appuyée de 48 heures à Budapest au début du mois, de son ministre des Affaires européennes, Benjamin Haddad, dans le but de rapprocher les deux pays", pointe Le Figaro. "Il a annulé son déplacement à la suite des émeutes en France. La présidente moldave Maia Sandu et le Premier ministre géorgien Irakli Kobakhidze sont, eux, attendus", souligne Euronews.
Côté institutions européennes, "la présidente de la Commission et le président du Conseil européen seront bien présents", ajoute Le Figaro. Si "le dirigeant hongrois ne compte pas sur la présence de [Volodymyr] Zelensky également invité" [Courrier international], Euronews voit toutefois dans cette invitation une "course pour relancer les pourparlers de paix sur l'Ukraine", "la Hongrie ne [fournissant] toujours pas d'armes [au pays en guerre] mais [affichant] clairement sa solidarité avec Kiev" [RTBF].
Euronews voit par ailleurs dans cet événement "un tournant majeur : le dégel entre Bruxelles et Budapest [qui] intervient après des années de tensions sous le prédécesseur du Premier ministre hongrois Péter Magyar, Viktor Orbán". Politico nuance en écrivant que Costa et Von der Leyen "n'ont pas l'intention de promettre le déblocage de fonds supplémentaires" en Hongrie. Pour rappel, "Bruxelles a débloqué plus de 4 milliards d'euros le mois dernier, gelés sous le gouvernement Orbán en raison des inquiétudes liées au recul démocratique. Cependant, des milliards d'euros restent immobilisés" [Politico].
“Les commémorations se dérouleront dans un climat d'une tension exceptionnelle, inédite depuis la chute du rideau de fer”, estime Hungary Today. "Les députés du Fidesz, le parti de l’ex-Premier ministre Viktor Orbán, boycotteront la session commémorative au Parlement et se réuniront sur la place Bem, l’endroit où avait débuté le soulèvement" en 1956, poursuit Courrier international.
"Ce jour-là, des milliers d'étudiants [s'étaient rassemblés] à Budapest [pour réclamer] des élections libres, la liberté de la presse, mais aussi et surtout, le départ des troupes soviétiques qui occupaient le pays depuis 1945", relate la RTBF.
"Rapidement, les générations plus âgées se sont joint à la jeunesse : étudiants, ouvriers, fonctionnaires et intellectuels se sont mêlés à la foule", retrace le Sarajevo Times. "En quelques heures, la statue géante de Staline avait été renversée et les symboles communistes [sur les drapeaux] découpés", écrit la RTBF. Avant que "le soulèvement [ne soit] réprimé par les Soviétiques" [Sarajevo Times].
"Ce 23 octobre, la symbolique sera donc particulièrement forte. Péter Magyar a invité tous les dirigeants européens. Tous… sauf Vladimir Poutine", souligne la RTBF. "En les accueillant à Budapest, là où les insurgés sont morts, la Hongrie acte donc sa rupture avec le Kremlin. Et 1956 retrouve tout son sens : le souvenir d'un peuple qui s'est soulevé pour sa liberté". "À l'heure où la révolte des étudiants embrase la France et secoue plusieurs capitales européennes, la Hongrie se souvient que chez elle aussi, tout a commencé par des jeunes dans la rue… le 23 octobre 1956", conclut le quotidien belge.
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