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Publication épinglée 15:40 15:40 Podcast   « Rire à en pleurer » : « L'Orient-La Nuit » avec John Achkar et Coffee Break

Rire. Au Liban, c’est souvent une seconde langue — une manière de dire sans dire, de tenir sans céder, de donner du sens à ce qui n’en a plus.

Car ici, rire est une affaire sérieuse. On s’en sert pour se défouler, pour tenir au milieu du chaos, pour respirer dans une société parfois étouffante. Mais aussi pour contourner, attaquer, briser des tabous — faire du rire un outil politique, une manière de dire autrement ce qui ne peut pas toujours être dit frontalement.

Il n’est jamais anodin. Et il traverse tout : notre manière de parler, de chanter, de commenter l’actualité, de survivre au quotidien. À la fois refuge et arme, instinct et stratégie, il peut soulager autant qu’il dérange.

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent trois poids lourds de la scène libanaise contemporaine : le comédien John Achkar, et le duo Coffee Break, formé par Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri.

Trois regards, trois praticiens de l’humour, pour interroger ce drôle de pays qui sombre le sourire aux lèvres.

Une nuit pour se demander pourquoi nous rions, comment nous rions — et jusqu’où nous sommes prêts à aller pour continuer à rire de tout.

Vous pouvez aussi écouter nos épisodes précédents :

20:02 Liban   Salam : il est « de notre devoir d’accompagner » les habitants du Sud « dans leur retour digne »

Le Premier ministre Nawaf Salam a déclaré jeudi que les habitants du Liban-Sud « n'ont pas quitté leurs terres de leur plein gré et il est de notre devoir de les accompagner dans leur retour digne », à l'issue d'une réunion préparatoire consacrée aux étapes du retour des déplacés et du redressement de cette partie du Liban.

« Les habitants du Sud n'ont pas quitté leurs terres de leur plein gré, et il est de notre devoir de les accompagner dans leur retour digne. Nous ne laisserons pas nos concitoyens du Sud seuls face aux conséquences de la guerre, et nous mettrons tous les moyens disponibles au service de leur retour et du relèvement du Sud », a affirmé le chef du gouvernement à la suite d'une rencontre avec plusieurs ministres ainsi qu'avec les présidents du Conseil du développement et de la reconstruction (CDR), du Conseil du Sud, de la Haute Commission de secours, et le chef de la cellule centrale de gestion des opérations au Grand Sérail.

M. Salam a indiqué avoir demandé à l'ensemble des ministères, administrations et organismes concernés d'accompagner le retour des habitants du Sud dans leurs villages, indique un communiqué du Grand Sérail. Plus d’un million de personnes ont été victimes de déplacement forcé depuis la reprise du conflit armé entre le Hezbollah et Israël le 2 mars dernier, alors que plus d’une soixantaine de villages sont totalement ou partiellement détruits, compromettant le retour des habitants.

Le chef du gouvernement a également appelé à achever le recensement des dégâts, à accélérer l'enlèvement des décombres et la réouverture des routes, ainsi qu'à rétablir les réseaux d'électricité, d'eau et de télécommunications, parallèlement à l'évaluation des dommages subis par les infrastructures et les installations publiques. Selon une étude menée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), le Liban - ravagé depuis début mars par une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah - a subi au 29 avril 2026 des dégâts estimés à plus d'un milliard de dollars, avec plus de 11 000 bâtiments totalement détruits dans le Sud.

Le gouvernement entend « tirer parti » des fonds déjà alloués dans le cadre du Projet d’aide d’urgence au Liban (LEAP) - un programme de 250 millions de dollars soutenu par la Banque mondiale et approuvé par le Parlement en juin 2025 - ainsi que des crédits disponibles auprès de la Haute Commission de secours et du Conseil du Sud, afin de « lancer des initiatives urgentes en faveur du retour des habitants et du rétablissement », a souligné par ailleurs le Premier ministre.

19:07 Pétrole   Affecté par la guerre, l'Irak exhorte l'Opep à augmenter ses quotas

L'Irak a demandé à l'Opep de relever ses quotas de production de pétrole pour rattraper le manque à gagner pendant la guerre au Moyen-Orient, a indiqué jeudi le ministère de Pétrole, tout en écartant à ce stade un départ du cartel.

Bagdad, qui fait partie des membres fondateurs de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, est largement dépendant de ses exportations de brut (90% de ses revenus en temps normal). Le pays a été fortement affecté par des frappes de groupes pro-iraniens contre ses champs pétrolifères pendant le conflit ainsi que par le verrouillage du stratégique détroit d'Ormuz, comme plusieurs de ses voisins. En avril, le départ surprise de l'Opep des Emirats arabes unis - qui ne voulaient pas être contraints par des quotas une fois la crise terminée -, avait provoqué un séisme au sein de l'organisation.

Dans un communiqué, le ministère du Pétrole « souligne l'importance de réévaluer » les quotas « afin de s'assurer qu'ils correspondent aux capacités des production des pays », notamment au vu « de la situation sécuritaire et économique particulière de l'Irak ». L'Opep a « réagi en lançant un processus » pour revoir les capacités de ses Etats membres, précise Bagdad.

L'organisation « doit augmenter le quota de production de l'Irak, ou une décision devra être prise pour décider de rester ou non dans l'organisation », a déclaré de son côté à l'AFP le porte-parole du ministère irakien, Salim al-Rikabi. Mais pour l'heure, l'Irak « n'a pas l'intention de se retirer de l'organisation et reste attachée à ses mécanismes », a-t-il tempéré.

Le ministère a lui aussi relativisé les informations de presse sur un possible départ de l'Opep. « Elles ne reflètent pas la position officielle » du gouvernement, selon le communiqué. « Je ne crois pas qu'il y ait un risque que l'Irak quitte l'Opep », a estimé auprès de l'AFP Jorge Leon, analyste à Rystad Energy, voyant les propos du porte-parole comme une moyen de « mettre un peu de pression » en vue des quotas pour 2027. Avant le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, l'Irak produisait environ quatre millions de barils par jour, et exportait en moyenne 3,5 millions de barils par jour, principalement via le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième du pétrole mondial.

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