LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Dernières Infos - L'Orient-Le Jour
 
Premier quotidien francophone au Liban.
(GMT +3) Décalage horaire avec Paris: +1h

DERNIÈRES ACTUS EN CLAIR

▸ Les 5 dernières parutions

21:22 Grèce   Incendie près de Thessalonique, des centaines de touristes évacués

Un nouvel incendie de forêt s'est déclaré jeudi après-midi dans le nord de la Grèce, dans la région touristique de Chalcidique, où d'importants moyens aériens sont mobilisés pour lutter contre les flammes et des centaines de touristes ont été évacués. Cent quarante-deux pompiers et 51 véhicules, appuyés par neuf avions et sept hélicoptères, sont sur le terrain, ont indiqué les pompiers sur X.

Le feu, qui a commencé jeudi après-midi, se situe dans une zone boisée à environ 90 km au sud-est de Thessalonique, deuxième ville de Grèce. « Incendie hors de contrôle en Chalcidique – Opération de sauvetage en mer », titrait en début de soirée la chaine de télévision publique ERT, faisant état de « centaines de personnes évacuées par la mer ».

Jeudi soir, « le front s'était légèrement amélioré mais l'incendie reste en cours » confirmait à l'AFP un porte-parole des pompiers.

Dans l'après-midi, trois messages d'évacuation de la protection civile, concernant les zones de Siviri et Fourka, ont été envoyés aux habitants et aux visiteurs de cette région balnéaire, fréquentée par de nombreux vacanciers.

Selon les images d'ERT, les flammes se rapprochaient dangereusement d'habitations dans cette zone couverte de pins, des arbres très inflammables.

Deux pompiers ont été blessés et transportés à l'hôpital, selon les services de secours grecs qui ont déployé quatre ambulances sur les lieux de l'incendie.

« Les personnes qui se trouvent sur les plages de Siviri et Fourka doivent être évacués prioritairement par la mer, car le feu se rapproche dangereusement de la côte », a déclaré sur ERT un porte-parole des pompiers Yannis Artopios.

Sur la plage de Fourka, des touristes encore en maillot de bain, leurs enfants dans les bras, ont été évacués dans le calme, alors que la fumée recouvrait tout le ciel de la station balnéaire, selon les images diffusées en direct par ERT.

« La situation est très difficile, elle n'est pas bonne du tout. Pour l'instant, la priorité est de protéger les vies humaines. Une partie de Sibiri a été entièrement évacuée et l'opération se poursuit également par la mer », a déclaré à l'AFP le maire de Kassandra, Heraklis Leivadiotis.

« Nous sommes sur la plage »

« Nous sommes sur la plage et nous cherchons un moyen de partir. D'où nous sommes, on voit les flammes qui ont atteint une agglomération et des maisons qui brûlent », a déclaré au téléphone à l'AFP Sophia, 52 ans, qui possède une résidence secondaire dans la région.

Quinze petits bateaux ont transféré plus de 250 personnes à l'abri, précise ERT. L'opération s'est déroulée dans le calme et sans aucun mouvement de foule ou de panique.

De nombreux véhicules ont également tenté de quitter la zone, provoquant d'importants embouteillages, d'après la chaîne.

Selon ERT, le front s'étend sur 3 km et les flammes, dans la dense pinède, atteignent une hauteur de 20 à 30 mètres.

« L'incendie s'est déclaré dans une végétation basse et continue de faire rage, hors de contrôle. Les flammes s'approchent des habitations », a commenté ERT sur son live internet.

« Le front avance vers la mer et environ 70% des personnes ont évacué les lieux », rapportait Themis Ierissiotis, un pompier volontaire interrogé par ERT.

« Le vent est très fort, ce qui contribue à la propagation rapide de l'incendie, situé à proximité de zones résidentielles à Siviri et Fourka. Les conditions sont extrêmes et nous laissent très peu de temps pour réagir », a constaté sur ERT le président de l'Association panhellénique des pompiers forestiers, Stratos Gitsoudis.

Jeudi, le dispositif étatique était en état d'alerte maximale en raison d'un risque d'incendie extrême (niveau 5, le plus élevé) annoncé notamment pour l'Attique, la Grèce centrale ainsi que pour la Chalcidique.

En Chalcidique, les autorités avaient interdit tout déplacement dans les zones boisées.

Au sud-est de Thessalonique, la grande ville du nord de la Grèce, la Chalcidique se dessine comme trois langues de territoires, comme trois doigts, cernées par la Méditerranée. C'est la partie de territoire la plus à l'ouest qui est touchée par le feu.

La région abrite de nombreuses installations touristiques et hôtelières, les plages y sont habituellement bondés en été, en particulier le weekend du 15 août.

Durant les dernières 24 heures, 40 feux de forêt ont éclaté dans toute la Grèce et neuf restent encore en cours, selon les pompiers.

Le risque d'incendie demeure extrêmement élevé pour vendredi avec des vents prévus jusqu'à 100 km/h, selon la protection civile.

Il y a dix jours, au nord-ouest de la capitale grecque, près d'une station balnéaire, un incendie avait détruit plus de 11.000 hectares de pinède, maquis et terres agricoles.

En raison de rafales de vent allant jusqu'à 130 km/h, ce feu n'avait été circonscrit qu'au bout de cinq jours. Deux membres d'équipage d'un hélicoptère ont péri lors d'une collision avec un autre appareil, en luttant contre les flammes.

20:40 Liban-Israël   Washington fustige le refus de Katz d'un retrait israélien du Liban-Sud, où l'armée poursuit ses destructions

La dernière sortie d’un ministre israélien sur la volonté de son gouvernement de continuer à occuper les territoires de ses voisins envahis pendant les différentes guerres depuis octobre 2023 n’a pas été, semble-t-il cette fois, du goût de l’administration Trump, qui parraine les négociations directes entre le Liban et Israël.

Le département d’État américain a ainsi fustigé tard dans la soirée de mercredi à jeudi les propos du ministre israélien de la Défense, Israel Katz, qui a affirmé qu’Israël ne « se retirerait pas » des territoires occupés au Liban-Sud, estimant que de telles déclarations n’étaient « pas conformes aux engagements pris dans le cadre de l’accord-cadre » conclu en juin entre le Liban et Israël.

Ce recadrage n'a cependant pas empêché l'armée israélienne de poursuivre jeudi ses opérations de démolition, ses tirs ainsi que ses mouvements de troupes au Liban-Sud, pendant que le gouvernement libanais se réunissait à Beyrouth. Les actions israéliennes ont été dénoncées, lors du Conseil des ministres réuni au grand Sérail, par le chef du gouvernement Nawaf Salam, qui a abordé les « destructions systématiques des villages libanais » tout en rejetant les propos de M. Katz.

Du côté de la diplomatie américaine, un responsable du département d’État a affirmé que

Les États-Unis devraient organiser un nouveau cycle de négociations entre Israël et le Liban début septembre à Rome. Beyrouth maintient son exigence de mettre en place de nouvelles « zones pilotes », ce que Tel-Aviv refuse. Mercredi, Israel Katz, en tournée dans des villages occupés libanais, avait ordonné à l'armée israélienne de se préparer sur les plans administratif et opérationnel, à une présence de longue durée au Liban, ainsi que de poursuivre la destruction de « toutes les maisons », et ce qu’il présente comme des « infrastructures terroristes ».

Le président de la République, Joseph Aoun, s'est rendu à Washington fin juillet pour s'entretenir avec son homologue américain, Donald Trump, afin de demander notamment davantage de pressions sur Israël pour le retrait des territoires occupés au Liban-Sud.

60 appartements détruits à Kfar Tebnit

À rebours d'un éventuel retrait, des mouvements de l'armée israélienne ont été observés en profondeur dans le caza de Bint Jbeil jeudi, dans une zone située entre les villages de Aïta el-Jabal et Beit Yahoun, près du séminaire religieux d’al-Chahid al-Thaleth, rapporte notre correspondant au Liban-Sud Mountasser Abdallah. Cette zone est de fait sous contrôle de l’armée israélienne au Liban-Sud, selon lui. Une importante explosion a par ailleurs été menée par l'armée israélienne dans les bois près de Aïta el-Jabal. Parallèlement, l’artillerie israélienne a visé les abords des localités de Beit Yahoun et Baraachit, dans la même région. Toujours dans le caza de Bint Jbeil, des drones israéliens ont lancé des grenades assourdissantes sur Yater, ainsi qu'aux abords de Kfar Kila.

Les abords du village frontalier de Kfarchouba (caza de Hasbaya) ont été également visés par l’artillerie israélienne, ainsi que par des tirs de ratissage à la mitrailleuse depuis la position de Roueissat al-Aalam. Des mouvements de chars Merkava israéliens ont aussi été observés près de la périphérie est de cette localité, a rapporté notre correspondant dans le Sud.

Dans le caza de Marjeyoun, l'armée israélienne a provoqué une détonation à Taybé (Marjeyoun). À Bani Hayyan, elle a mené des tirs de ratissage à la mitrailleuse ainsi que des tirs d’artillerie, et incendié plusieurs maisons aux abords de la localité.

L’armée israélienne a par ailleurs procédé à une importante explosion à Majdel Zoun (caza de Tyr).

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’armée israélienne avait poursuivi ses tirs, parallèlement à ses opérations de dynamitage. Haddatha (caza de Bint Jbeil) notamment a été attaqué par des tirs d’artillerie, suivis de deux opérations de dynamitage de plusieurs maisons. Des tirs de ratissage similaires ont également visé Mansouri (Tyr), localité victime d’une opération de dynamitage de maisons dans les terrains communaux, suivie de tirs de ratissage à la mitrailleuse de moyen calibre en direction de la localité. L’armée israélienne a de plus procédé à une explosion à Khiam (caza de Marjeyoun), tandis que son aviation de guerre a mené dans la nuit deux frappes successives sur Mansouri, parallèlement à une autre frappe sur Deir Seriane, dans le caza de Marjeyoun.

Signe des destructions d'ampleur au Liban-Sud, les forces israéliennes ont détruit « il y a une dizaine de jours » à Kfar Tebnit (caza de Nabatiyé) le complexe résidentiel « Ward », composé de 14 bâtiments abritant environ 60 appartements, selon Abou Moustapha Yassine, le mokhtar (élu local) du village situé au sud de Nabatiyé, dans des propos rapportés jeudi à notre correspondant. « Le complexe a été entièrement détruit », a déclaré M. Yassine. Plusieurs autres maisons de Kfar Tebnit ont également été visées par des opérations de dynamitage similaires « ces derniers jours », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, dans un objectif affiché de « rétablir les liaisons entre les régions du Sud » et « faciliter la circulation des habitants », le ministère libanais des Travaux publics et des Transports a indiqué avoir entamé la construction d’un passage provisoire sur le fleuve Litani à Qaaqaiyet el-Jisr (caza de Nabatiyé), après la destruction de ponts et d’autres infrastructures essentielles au Liban-Sud lors d’attaques israéliennes.

La question des attaques continues dans le Sud a été discutée à Baabda lors d'une réunion entre le président Joseph Aoun et le Premier ministre. Les deux responsables ont également évoqué la visite du chef du Groupe de coordination militaire pour le Liban (MCG4L), le lieutenant-général Joseph Clearfield.

Pour sa part, le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade de France au Liban, Bruno Pereira da Silva, s’est rendu mardi dans les villages chrétiens isolés au Liban-Sud, de Rmeich et Aïn Ebel (caza de Bint Jbeil), en vue de soutenir les « élus locaux et la population », selon un communiqué de l’ambassade publié jeudi sur X. La visite était effectuée « sous le signe de l’action de la France dans les domaines l’éducation et de la nutrition », indique le message. Des réunions ont été organisées avec les conseils municipaux afin de témoigner de « l’engagement de la France auprès des communautés du Liban-Sud », selon la chancellerie. À Rmeich, des échanges ont eu lieu avec les bénéficiaires du projet « Sécurité alimentaire et nutrition », financé par la France et mis en œuvre par le groupe « Action contre la faim ».

20:16 Météo   Canicule en Europe : les températures devraient dépasser 35°C pour plus de 135 millions de personnes jeudi

Des zones en Europe habitées par plus de 135 millions de personnes, essentiellement en France, Italie, Espagne et au Royaume-Uni, devraient connaître des températures supérieures à 35°C à un moment de la journée jeudi, selon les calculs de l'AFP, un chiffre en hausse par rapport à mercredi.

Au total, jeudi, les températures maximales devraient dépasser 30°C pour près de trois habitants d'Europe sur cinq (hors Turquie), soit quelque 340 millions de personnes. Cette analyse à partir des prévisions du service météorologique allemand et des projections de population en 2025 du Joint Research Center rejoint les chiffres de l'ONG autrichienne Klimadashboard.

Continent qui se réchauffe le plus vite à l'échelle de la planète, l'Europe affronte en ce mois d'août une nouvelle vague de chaleur. Mercredi déjà, des températures supérieures à 35°C étaient anticipées pour au moins 92 millions de personnes (modèle météorologique à 3H00 GMT).

Jeudi, les plus fortes chaleurs sont à nouveau prévues dans l'ouest et le sud de l'Europe. Les températures devraient grimper au-delà des 35°C dans des régions habitées par 50 millions de personnes en France. Elles devraient épargner les zones montagneuses, mais s'étendre dans le nord-est, plus préservé mercredi.

En Italie, ces niveaux de chaleurs sont attendus pour 29 millions d'habitants, notamment sur la côte ouest, dans la plaine du Pô, le talon de la botte et les îles. Cela devrait aussi affecter de larges pans de la péninsule ibérique, avec 25 millions d'habitants concernés en Espagne.

Le thermomètre doit également dépasser 35°C pour 23 millions d'habitants au Royaume-Uni, dans le centre densément peuplé de l'Angleterre et notamment à Londres. Le pays est en passe d'enregistrer son été le plus chaud, a indiqué mardi l'agence météorologique nationale, le Met Office.

« C'est flippant »

« Franchement, la chaleur est insupportable ici. Je n’arrive pas à croire la canicule qu'on subit à Londres. Il n'y a pas vraiment de mesures de soutien à Londres pour faire face à cette chaleur, parce qu’on n'y est tout simplement pas habitués non plus », se plaint Bailey Williamson, 20 ans, qui travaille dans une pharmacie.

Et d'ajouter: « C'est flippant, c'est effrayant. Je pense que c'est un vrai, vrai signe de la gravité du changement climatique et de l'absence totale de frein pour ces entreprises qui détruisent notre planète ».

Michiko Matsuura, 33 ans et originaire du Japon, est étudiante en master: « C'est la première fois que je passe l'été à Londres. Et j'ai remarqué que tous les bâtiments sont très vieux et que, en général, il n'y a pas de climatisation dans les maisons, donc c'est vraiment difficile de rester à la maison ».

« Il fait vraiment, vraiment chaud. On n'a jamais vu ça auparavant, parce qu'avant, ce n'était jamais aussi chaud. C'était juste pour une courte période. Mais cette fois, ça dure, ça s'éternise », se lamente Azhur Hussein, 64 ans, originaire du Pakistan et qui vit au Royaume-Uni depuis 40 ans.

Pour établir ces chiffres, l'AFP a utilisé une méthode proche de celle de Klimadashboard en croisant le modèle de prévisions météorologiques du Deutscher Wetterdienst (DWD), le service météorologique allemand, calculé à 03H00 GMT, avec la densité de population. Les habitants d'une zone sont comptabilisés si le modèle prévoit, à un moment de la journée jeudi, des températures supérieures à 30 ou 35°C à cet endroit.

Le modèle ayant une précision d'environ 6,5 km, il ne peut complètement refléter les îlots de chaleur urbains, a indiqué David Jablonski de Klimadashboard à l'AFP. Ainsi, l'analyse « sous-estime probablement le nombre de personnes touchées dans les zones urbaines denses », précise l'ONG sur son site « European Heat Tracker ».

3 / 5
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓