Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a pris le chef du Courant patriotique libre (CPL), le député Gebran Bassil, à partie dans l’un de ses messages sur X.
« Cher M. Bassil, Israël n’est pas l’agresseur, il vous suffit de revenir un peu en arrière pour vous assurer que c’est ce parti démoniaque (le Hezbollah, ndlr) que vous défendez qui est l’agresseur, vous êtes trop jeune pour être atteint d’Alzheimer », a-t-il écrit.
M. Bassil avait déclaré, dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion du CPL, « faire assumer à Israël la responsabilité de la guerre au Liban parce que c’est un État agresseur et occupant, comme nous faisons assumer au Hezbollah la responsabilité de cette guerre parce qu’il a lié son sort à celui de Gaza puis d’Iran, liant par le fait même le Liban à eux ». Il a également accusé les autorités libanaises de négligence et de ne pas avoir su protéger le pays par une stratégie de défense digne de ce nom. Ancien allié du Hezbollah sur le plan politique, le CPL est actuellement dans l’opposition et n’a pas de ministres dans le gouvernement de Nawaf Salam.
En réponse à Avichay Adraee, la députée du CPL Nada Boustani a écrit sur son compte X que celui-ci « n’a pas compris que Gebran Bassil ne prend pas la défense du Hezbollah, mais celle du Liban, et qu’il s’était opposé depuis le début à l’ouverture d’un front de soutien avec Gaza puis avec l’Iran ».
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLa mission iranienne à l'ONU a accusé mardi Israël d'avoir « assassiné » quatre de ses diplomates en poste au Liban lors d'une frappe dimanche contre un hôtel à Beyrouth.
L'armée israélienne a revendiqué cette attaque qui avait visé de nuit un établissement hôtelier, le Ramada, situé dans un quartier touristique de Beyrouth, sur le front de mer.
« L'assassinat ciblé de quatre diplomates iraniens alors qu'ils exerçaient les fonctions de représentants officiels d'un Etat membre souverain sur le territoire d'un autre Etat souverain constitue un acte terroriste grave et une sérieuse violation du droit international », a écrit la mission iranienne dans une lettre au chef de l'ONU, Antonio Guterres.
La lettre précise les noms et fonctions des diplomates en question : Majid Hassani Kondsar (deuxième secrétaire de l'ambassade d'Iran au Liban), Alireza Bi-Azar (troisième secrétaire), Hossein Ahmadlou (attaché) et Ahmad Rasouli (détaché).
Lors d'un point de presse au siège de l'ONU à New York, le représentant iranien Amir Saeid Iravani a accusé le Conseil de sécurité de « fermer les yeux » sur ce qu'il a qualifié de « crime de guerre ».
Israël dit de son côté avoir tué quatre membres des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ainsi qu'une cinquième personne, membre du Hezbollah libanais pro-iranien.
L'armée israélienne nomme les mêmes personnes.
La semaine dernière, l'Iran avait menacé de frapper les ambassades israéliennes « partout dans le monde » en cas d'attaque contre sa propre représentation à Beyrouth.
L'armée israélienne avait auparavant donné 24 heures aux diplomates iraniens présents au Liban pour quitter le pays, « sous peine d'être pris pour cibles ».
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL’organisation Reporters sans frontières a dénoncé mardi une attaque qui a blessé un journaliste libanais, alors qu'il effectuait lundi un reportage dans la banlieue sud de Beyrouth, quotidiennement pilonnée par l’aviation israélienne.
Haïtham Moussaoui est un photojournaliste collaborant avec le journal al-Akhbar, un quotidien proche du Hezbollah. Il a été blessé dans une frappe qui a détruit un bâtiment dans la banlieue sud, selon RSF. Le journaliste a été blessé aux jambes puis hospitalisé. Il est sorti de l’hôpital mardi et se trouve en rétablissement, bien qu’il doive encore subir des examens.
« Les journalistes doivent être protégés », écrit RSF dans son communiqué.
Cette nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah est en cours depuis la nuit du 1er au 2 mars. Elle a déjà fait près de 500 tués. Lors du précédent conflit en 2024, plusieurs journalistes avaient été tués par des tirs ou des bombardements israéliens, alors qu’ils étaient en mission et portaient des signes distinctifs permettant de les identifier.
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