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20:10 Justice   Venezuela : le gouvernement salue une loi d'amnistie « décisive » pour la « stabilité de la nation »

Le gouvernement vénézuélien a affirmé vendredi que la loi d'amnistie promulguée la veille et susceptible de conduire à la libération de centaines de prisonniers politiques était la clé de « la stabilité de la nation », alors que des experts avertissent qu'elle exclut de nombreux détenus. Cette loi a été promise, sous la pression des États-Unis, par la présidente par intérim Delcy Rodriguez qui a pris les rênes du pouvoir après la capture du président Nicolas Maduro au cours d'une opération militaire américaine le 3 janvier.

D'après l'ONG Foro Penal, depuis l'annonce de libérations conditionnelles par le gouvernement intérimaire le 8 janvier, 448 prisonniers politiques sont sortis de cellule mais près de 650 autres croupissent toujours en prison. Plusieurs experts doutent de la portée de la loi d'amnistie votée jeudi à l'Assemblée : des centaines de détenus, tels que des policiers et des militaires impliqués dans des activités qualifiées de « terroristes », pourraient en être exclus.

« Il nous faut des actes »

Cette loi est « un signal de maturité et de force politique, qui constitue une étape décisive pour la stabilité de la nation », a quant à lui salué vendredi le ministre de la Défense, Vladimir Padrino, dans un communiqué. L'approbation de l'amnistie « a été un acte de grandeur », avait dit quelques heures plus tôt Delcy Rodriguez.

Mais Narwin Gil, proche d'un homme détenu par la police nationale à Caracas dans la « Zone 7« , ne cache pas son impatience. « Il nous faut des actes, pas des paroles », réclame-t-elle, allongée sur un lit improvisé devant cette prison. Narwin Gil fait partie de la dizaine de femmes qui avaient entamé à cet endroit une grève de la faim le 14 février, une action qu'elle a arrêtée juste après l'adoption de l'amnistie jeudi soir. « Nous attendons des actes, et ce dans les plus brefs délais, parce que nous avons besoin de rentrer chez nous », dit-elle.

Des familles se sont installées devant les prisons vénézuéliennes à partir du 8 janvier, lorsque le gouvernement intérimaire a annoncé un processus de libérations qui interviennent depuis lors au compte-gouttes.

« Liberté pleine et entière »

L'opposant Juan Pablo Guanipa, libéré le 8 février après neuf mois de détention pour « conspiration » puis à nouveau arrêté quelques heures plus tard, a annoncé vendredi être libre pour de bon. Allié de la cheffe de l'opposition et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, il se trouvait depuis en résidence surveillée.

Il a obtenu sa « liberté pleine et entière » après la promulgation de la loi. Sur X, il a diffusé une vidéo le montrant accueilli par des dizaines de sympathisants, sous les applaudissements, à Maracaibo, la deuxième ville du Venezuela.

Un autre opposant, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, a pour sa part estimé, qu'il n'y avait « pas de réconciliation durable sans mémoire et sans responsabilité », après la promulgation de la loi d'amnistie. Il a appelé de ses vœux une « amnistie adaptée aux besoins de tout un pays ». « Pour que cette décision soit légitime, elle doit s'accompagner de vérité, de reconnaissance et de réparation », a écrit sur X celui qui revendique la victoire à l'élection présidentielle de 2024 face à Nicolas Maduro.

Le projet de loi a fait l'objet d'une consultation publique, qui a inclus des juristes et des familles de prisonniers politiques, et de négociations avec le petit groupe parlementaire d'opposition à l'Assemblée. L'amnistie ne couvre pas entièrement la période 1999-2026, celle des présidences de feu Hugo Chavez (1999-2013) et de son successeur Nicolas Maduro.

La loi exclut en outre les personnes ayant « promu, instigué, sollicité, invoqué, favorisé, facilité, financé ou participé » à des « actions armées » contre le Venezuela, ce qui pourrait priver de la mesure de nombreux membres de l'opposition dont Maria Corina Machado, qui ont soutenu l'intervention américaine du 3 janvier.

« Le bilan de la loi est négatif » parce qu'elle laisse beaucoup de gens de côté, juge Ali Daniels, le directeur de l'ONG Acceso a la Justicia, qui met en exergue de « graves déficiences structurelles ». L'amnistie fait partie de l'ordre du jour de Delcy Rodriguez, qui gouverne sous pression américaine depuis son arrivée au pouvoir, tout comme une plus grande ouverture pétrolière et un revirement dans les relations avec les États-Unis, rompues depuis 2019.

Après cette amnistie qui « va dans le bon sens », Madrid demandera à l'Union européenne de lever les sanctions pesant sur la présidente vénézuélienne par intérim, a annoncé vendredi le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, qualifiant la loi de « très bonne nouvelle ».

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19:44 Justice   La Cour suprême américaine abat les droits de douane de Trump

Coup de tonnerre pour Donald Trump : la Cour suprême a jugé illégale vendredi une bonne partie des droits de douane du président américain, qui bouleversent le commerce mondial depuis son retour au pouvoir.

Véritable pierre angulaire du programme économique de Trump, ces droits à l'importation sur un très large éventail de produits sont maintenant remis en cause. Au risque d'entraîner de nouvelles incertitudes, complications administratives et imbroglio diplomatiques. Selon la décision rendue par une majorité de six juges sur neuf, le président américain ne peut pas justifier ces droits de douane par une nécessité d'urgence économique.

Un avis tranché d'autant plus remarquable que la Cour suprême est composée en majorité de juges conservateurs et qu'elle est plusieurs fois allée dans le sens de Donald Trump depuis un an. Cette décision concerne les droits de douane présentés comme « réciproques » par le gouvernement américain mais pas ceux appliqués à des secteurs d'activités particuliers, comme l'automobile ou l'acier et l'aluminium.

Donald Trump avait choisi d'imposer ces surtaxes douanières en s'appuyant sur un texte de 1977 autorisant théoriquement l'exécutif à agir dans le domaine économique sans aval préalable du Congrès dès lors qu'une « urgence économique » était identifiée. Mais selon le président de la Cour suprême John Roberts, le président doit « justifier d'une autorisation du Congrès claire » pour mettre en place des droits de douane.

Le fait que le texte de loi sur lequel se repose la Maison Blanche « lui donne l'autorité pour +réglementer les importations+ est insuffisant » dans la mesure où « il ne contient aucune référence aux droits de douane ». Cette loi « n'autorise pas le président à imposer des droits de douane », a donc insisté le juge Roberts dans le texte de la décision.

« Chaos »

« C'est une victoire pour les consommateurs américains », s'est félicité le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer. Son homologue à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, a appelé Donald Trump à « s'abstenir de toute nouvelle action unilatérale sur les droits de douane ». Le président de la Chambre, le républicain Mike Johnson, a lui assuré que « le Congrès et le gouvernement allaient déterminer dans les prochaines semaines la meilleure marche à suivre ». Les marchés financiers ont réagi positivement, avec un rebond des indices tant en Europe qu'aux États-Unis.

Cette décision ouvre la voie à de possibles remboursements des surtaxes déjà payées par les entreprises. Plusieurs entreprises comme la chaîne de supermarchés Costco ou la filiale américaine du constructeur automobile japonais Toyota ont déjà porté plainte ces derniers mois auprès du Tribunal du commerce international afin de demander le remboursement des surtaxes perçues.

Un des juges dissidents, Brett Kavanaugh a notamment justifié sa position d'opposition par le fait que la décision « ne dit rien sur la manière dont le gouvernement devrait procéder pour rembourser les milliards collectés ». Cela va être un « chaos », a-t-il prévenu. Mi-janvier, le président américain avait estimé qu'en cas de décision défavorable de la Cour suprême, le gouvernement serait dans l'obligation de rembourser « des centaines de milliards de dollars » aux entreprises américaines. « Nous sommes fichus », avait-il alors assuré.

Accords commerciaux

Ces droits de douane, annoncés en avril, visaient théoriquement les pays avec lesquels les États-Unis étaient confrontés à un déficit commercial dans les échanges de biens, le président américain les voyant comme un outil pour les rééquilibrer. L'objectif de Donald Trump était aussi de fournir des ressources supplémentaires à l'État fédéral pour compenser des baisses d'impôts.

Le président républicain est cependant en partie revenu en arrière en ajoutant des exceptions pour un certain nombre de produits, en particulier ceux qui ne peuvent pas être fabriqués ou cultivés aux États-Unis. Ces surtaxes avaient également servi de base de négociations pour la signature d'une série d'accords commerciaux avec les principaux partenaires des États-Unis, à commencer par l'Union européenne (UE), le Japon ou le Royaume-Uni.

Ces accords prévoient désormais, selon les cas, des droits de douane compris entre 10% et 15% maximum sur les produits provenant des pays qui les ont signés. Le gouvernement américain a annoncé ces derniers jours de nouveaux accords avec plusieurs pays d'Asie du sud-est, tels que le Vietnam et l'Indonésie.

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19:20 US/Iran   Un porte-avions américain entre en Méditerranée, sur fond de menace de frappes en Iran

Dernières Infos - US/Iran

Un porte-avions américain entre en Méditerranée, sur fond de menace de frappes en Iran

AFP / le 20 février 2026 à 19h20

Cette image diffusée et prise par David Parody le 20 février 2026 montre le porte-avions américain USS Gerald Ford traversant le détroit de Gibraltar, vu depuis Gibraltar. Photo AFP/ DM PARODY/ DAVID PARODY

Le porte-avions américain Gerald Ford, le plus grand au monde, a été vu en train d'entrer en mer Méditerranée vendredi, en pleine intensification du déploiement militaire décidé par Donald Trump qui fait planer la menace d'une intervention en Iran. Le bâtiment a été saisi en train de traverser le détroit de Gibraltar - qui sépare l'océan Atlantique de la Méditerranée - sur une photo publiée par l'AFP, prise depuis Gibraltar.

Donald Trump a dit vendredi « envisager » une frappe limitée contre l'Iran si les discussions entre Téhéran et Washington n'aboutissent pas à un accord sur le programme nucléaire iranien. Il avait évoqué la veille un délai de dix à quinze jours pour prendre une décision. Un premier porte-avions américain, le Abraham Lincoln, est déjà positionné au Moyen-Orient depuis fin janvier.

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Le porte-avions américain Gerald Ford, le plus grand au monde, a été vu en train d'entrer en mer Méditerranée vendredi, en pleine intensification du déploiement militaire décidé par Donald Trump qui fait planer la menace d'une intervention en Iran. Le bâtiment a été saisi en train de traverser le détroit de Gibraltar - qui sépare l'océan Atlantique de la Méditerranée - sur une photo publiée par l'AFP, prise depuis Gibraltar.Donald Trump a dit vendredi « envisager » une frappe limitée contre l'Iran si les discussions entre Téhéran et Washington n'aboutissent pas à un accord sur le programme nucléaire iranien. Il avait évoqué la veille un délai de dix à quinze jours pour prendre une décision. Un premier porte-avions américain, le Abraham Lincoln, est déjà positionné au Moyen-Orient...

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