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14:50 Législation   Un pas de plus vers l'abolition de la peine de mort au Liban : le texte approuvé par les commissions mixtes

Les commissions mixtes en réunion au Parlement libanais, place de l'Etoile, le 9 juillet 2026. On reconnaît sur la photo, de gauche a droite : le ministre de la Justice Adel Nassar, le vice-président de la Chambre Elias Bou Saab, le député Michel Moussa et le ministre de l'Information Paul Morcos.

Les commissions parlementaires mixtes, réunies jeudi au Parlement, ont entériné l'abolition de la peine de mort au Liban, dernière étape avant que les 128 députés n'adopte le texte lors d'une séance plénière. Le Bureau de la Chambre, qui fixe avec le chef du législatif, Nabih Berry, le calendrier et l'ordre du jour de ces séances, devrait se réunir lundi prochain.

La peine de mort est toujours en vigueur au Liban, bien qu’il n’y ait pas eu d’exécutions depuis le début des années 2000. En effet, l’Union européenne a imposé un moratoire sur l’exécution de la peine capitale au Liban et l’État libanais s’est conformé à cette décision. Depuis, les peines de mort prononcées par les tribunaux sont commuées en prison à vie. Jusqu’à l’adoption de cette loi, les tribunaux libanais peuvent toujours condamner à mort des personnes accusées de certains crimes, notamment le meurtre aggravé, certaines infractions terroristes ayant entraîné la mort, la trahison, l’espionnage, les crimes contre la sûreté de l’État, ainsi que certaines infractions militaires commises en temps de guerre. Au total, 41 dispositions légales réparties entre le Code pénal, le Code de justice militaire et plusieurs lois spéciales permettent encore aux tribunaux de prononcer des condamnations à mort.

En février, le gouvernement avait émis un avis favorable quant à l’abolition de la peine de mort. La proposition de loi, qui prévoit sa suppression et son remplacement par la prison à vie, avec des conditions de détention qualifiées de « très strictes », avait été initialement présentée par sept députés : Halima Kaakour, Fayçal Sayegh, Georges Okais, Paula Yacoubian, Elias Hankach, Oussama Saad et Michel Moussa.

Lors du 9e Congrès international contre la peine de mort, à Paris la semaine dernière, le ministre de la Justice, Adel Nassar, avait annoncé que le Liban était sur le point d'entériner l'abolition, une initiative qui avait été saluée à l'international.

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Les commissions parlementaires mixtes, réunies jeudi au Parlement, ont entériné l'abolition de la peine de mort au Liban, dernière étape avant que les 128 députés n'adopte le texte lors d'une séance plénière. Le Bureau de la Chambre, qui fixe avec le chef du législatif, Nabih Berry, le calendrier et l'ordre du jour de ces séances, devrait se réunir lundi prochain. Lire aussi Le Liban est-il sur le point d’abolir la peine de mort ? La peine de mort est toujours en vigueur au Liban, bien qu’il n’y ait pas eu d’exécutions depuis le début des années 2000. En effet, l’Union européenne a imposé un moratoire sur l’exécution de la peine capitale au Liban et l’État libanais s’est conformé à cette décision. Depuis, les peines de mort prononcées par les tribunaux sont commuées en...

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14:35 Négociations Liban-Israël    Aucun vide ne doit être créé lors du retrait de l'armée israélienne des « zones pilotes », met en garde l'ambassadeur américain

L'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, qui a été reçu jeudi matin au palais présidentiel de Baabda par le chef de l'Etat Joseph Aoun, a affirmé que le retrait israélien des « zones pilotes » identifiées lors des négociations entre Beyrouth et Tel-Aviv ne devait pas laisser de « vide ».

Selon l'accord-cadre conclu entre les deux pays lors de pourparlers ayant eu lieu en cinq étapes depuis avril entre les délégations libanaise et israélienne sous l'égide de Washington, l'armée libanaise doit se déployer dans ces zones, situées autour de Froun (Bint Jbeil, dans le secteur central) et des villages de Zaoutar (secteur est, au nord du Litani) parallèlement au retrait israélien, et y démanteler les infrastructures du Hezbollah. Le mouvement chiite reste résolument hostile à ces pourparlers directs, et leur préfère une discussion du dossier libanais dans le cadre des négociations en cours entre l'Iran et les Etats-Unis dans le cadre du processus d'Islamabad, aujourd'hui mis à l'épreuve par un regain de tensions entre les belligérants autour du détroit d'Ormuz.

S'exprimant depuis Baabda, M. Issa a affirmé que « les préparatifs sont en cours » en vue d’appliquer les dispositions de l'accord-cadre conclu le 20 juin (entre Israéliens et Libanais à Washington), et que, dans ce cadre, une délégation militaire américaine arriverait « dans les prochains jours à Beyrouth » afin de coordonner ces modalités d'application sur le terrain. « Il est essentiel qu'aucun vide ne soit créé lors du retrait des forces israéliennes des zones concernées », a-t-il souligné. Il a précisé que la date du début de l'application sur le terrain sera fixée à l'issue des réunions de coordination prévues avec les militaires américains.

Concernant le nouveau round de négociations, prévu à Rome cette fois, les 14 et 15 juillet, l'ambassadeur a indiqué que le choix de ce lieu était lié à des « raisons purement techniques, liées aux déplacements » des différentes délégations. Cette réunion revêtira « un caractère organisationnel et opérationnel », et devrait mener à la création de « groupes de travail spécialisés chargés d'appliquer les arrangements convenus, lesquels pourraient nécessiter l'intervention d'experts juridiques ou techniques selon les dossiers traités », a-t-il dit. Plusieurs autres sessions auront lieu par la suite « à Rome ou dans d'autres capitales » afin de poursuivre les discussions, selon lui.

L'intérêt de Trump pour le Liban

Par ailleurs, Michel Issa a estimé que la visite de Joseph Aoun, prévue à Washington à la fin du mois, « reflète l'intérêt que le président (américain Donald) Trump porte au Liban et sa volonté d'y promouvoir la sécurité et la stabilité, ainsi que de mettre fin aux souffrances du peuple libanais ». Au cours de sa réunion avec l'ambassadeur américain, le président Aoun a pour sa part souligné la nécessité de « consolider le cessez-le-feu dans le sud du Liban et de faire pression sur Israël afin qu'il mette fin à ses opérations militaires et respecte les dispositions » de l'accord-cadre. Il a également exhorté à ce qu'Israël « mette un terme aux bombardements et opérations de démolition » dans les villes et villages occupés du Sud.

Un fragile cessez-le-feu est entré en vigueur en juin, à la suite de la signature d'un accord entre l'Iran et les Etats-Unis, mais il est régulièrement violé par l'armée israélienne, qui poursuit ses actions de démolition et de dynamitage dans les villages occupés du sud, sans riposte du Hezbollah ces dernières semaines. L'actuel conflit avait éclaté le 2 mars lors de l'ouverture d'un front par le parti chiite, en réaction à l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei dans des frappes israélo-américaines le 28 février. Celui-ci est inhumé aujourd'hui même en Iran.

Par ailleurs, M. Issa a été reçu par le Premier ministre Nawaf Salam jeudi au Grand sérail, où les deux hommes ont discuté des premières étapes du retrait israélien des zones pilotes au sud, en prévision du déploiement de l’armée libanaise, ainsi qu'à Aïn el-Tiné, par le président du Parlement.

14:13 Sanctions   La Syrie salue l'annonce de son prochain retrait d'une liste noire américaine

Damas a salué l’annonce par les États-Unis de leur décision de retirer la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, qui ouvre la porte au redressement économique et aux investissements étrangers dans le pays ravagé par la guerre civile.

« C'est une page noire de l'histoire de la Syrie qui est tournée », a écrit sur X le ministre syrien des Affaires étrangères Assaad al-Chaibani.

Il s'agit d' « une avancée importante dans le cours des relations syro-américaines, fondées sur le dialogue (...) et les intérêts communs », a affirmé son ministère mercredi soir dans un communiqué.

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une mesure datant de 1979.

Cette décision « prépare le terrain (à) l’investissement, et accélère la reprise économique et la réintégration de la Syrie dans l’économie mondiale », a réagi de son côté le ministre syrien des Finances, Mohammad Barniyé.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les élus ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

L'annonce est survenue après la rencontre entre Donald Trump et le dirigeant islamiste syrien Ahmed al-Chareh, mercredi en marge du sommet de l'Otan en Turquie.

Cette décision constitue « un tournant économique majeur », affirme à l'AFP l'universitaire et conseiller économique Ziad Arbache, pour qui « la levée permanente des sanctions écarte le principal obstacle juridique à l’intégration de la Syrie dans le système financier et commercial mondial ».

Le président américain avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an.

Mais cette étape était insuffisante, estime M. Arbache. Il explique par exemple que « le transfert d’un montant modeste de l’Europe vers la Syrie prend encore près de trois semaines », la plupart des banques étrangères considérant le pays comme étant à haut risque.

Les Syriens subissaient aussi « l’interdiction non déclarée d’accès aux logiciels américains et aux outils d’intelligence artificielle, dont l’exportation était techniquement prohibée par les sanctions », ajoute l'expert.

Il était ainsi impossible d'accéder à des applications et plateformes numériques comme Netflix, Zoom et ChatGPT.

Les infrastructures de la Syrie ont été très gravement endommagées par plus d'une décennie de guerre civile, jusqu'à la chute de Bachar al-Assad fin 2024. Le coût de la reconstruction de la Syrie a été évalué à plus de 216 milliards de dollars par la Banque mondiale.

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