Le pape Léon XIV a affirmé dimanche suivre avec « consternation » la guerre au Moyen-Orient et dans d'autres régions et a une fois de plus appelé à un dialogue pour résoudre ces situations de crise.
« Je continue à suivre avec consternation la situation au Moyen-Orient ainsi que dans d’autres régions du monde déchirées par la guerre et la violence », a-t-il dit après la prière de l'Angélus. « Nous ne pouvons rester silencieux face à la souffrance de tant de personnes, victimes innocentes de ces conflits. Ce qui les blesse blesse l’humanité tout entière. La mort et la douleur provoquées par ces guerres sont un scandale pour toute la famille humaine et un cri devant Dieu », a poursuivi le pape. « Je renouvelle avec force mon appel à persévérer dans la prière afin que cessent les hostilités et que s'ouvrent enfin des voies de paix fondées sur un dialogue sincère et sur le respect de la dignité de chaque personne humaine », a conclu Léon XIV.
Le pape de 70 ans s'est montré particulièrement prudent depuis le début des bombardements menés par les Etats-Unis, son pays natal, et Israël, qui ont provoqué une guerre au Moyen-Orient, appelant à plusieurs reprises à la paix sans citer de partie impliquée.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLa guerre au Moyen-Orient est entrée dans une « phase périlleuse » avec des frappes près de sites nucléaires en Iran et en Israël, a averti dimanche l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
« Les attaques visant des sites nucléaires constituent une menace croissante pour la santé publique et la sécurité environnementale », a affirmé sur la plateforme X le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui a appelé « urgemment toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue militaire et à éviter toute action susceptible de déclencher des incidents nucléaires ».
Les infrastructures iraniennes en matière d'eau et d'énergie ont subi d'importants dégâts à la suite des frappes américano-israéliennes, a affirmé dimanche le ministre de l'Energie à Téhéran.
Israël et les Etats-Unis ont lancé une offensive d'envergure contre l'Iran le 28 février, tuant le guide suprême de la République islamique et déclenchant une guerre qui s'est depuis étendue à l'ensemble du Moyen-Orient.
« Les infrastructures vitales du pays en matière d'eau et d'électricité ont subi de lourds dommages à la suite d'attaques terroristes et cybernétiques menées par les Etats-Unis et le régime sioniste », a déclaré Abbas Aliabadi, cité par l'agence de presse Isna. « Les attaques ont visé des dizaines d'installations de transmission et de traitement de l'eau et détruit des parties des réseaux d'approvisionnement critiques », a-t-il précisé, ajoutant que des efforts étaient en cours pour réparer les dégâts.
Samedi soir, le président américain Donald Trump a menacé de frapper les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvrait pas le détroit stratégique d'Ormuz dans un délai de 48 heures. Le trafic dans ce détroit vital, par lequel transite 20% du pétrole mondial, est quasiment à l'arrêt depuis le début de la guerre. Les forces iraniennes ont attaqué plusieurs navires, affirmant qu'ils n'avaient pas respecté les « avertissements » les dissuadant d'emprunter cette voie maritime. Ces derniers jours, Téhéran a toutefois autorisé le passage de certains bateaux en provenance de pays qu'il considère comme amis, tout en avertissant qu'il bloquerait ceux issus de pays qu'il accuse d'avoir pris part à « l'agression » contre lui.
En réponse aux déclarations de Donald Trump, l'Iran a menacé de viser des infrastructures énergétiques et des installations de dessalement dans l'ensemble de la région.
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