Neuf prisonniers palestiniens libérés par Israël sont rentrés à Gaza lundi soir, a annoncé un hôpital après l'annonce par les autorités israéliennes du retour au pays des restes du dernier otage israélien de la bande de Gaza.
« Neuf prisonniers palestiniens de Gaza sont arrivés il y a peu à l'hôpital avec les équipes de la Croix-Rouge après avoir été libérés par l'occupation » (Israël, NDLR), indique sans plus de détails un communiqué de l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa, à Deir el-Balah, dans le centre de la bande de Gaza.
Les autorités turques ont interdit jusqu'à samedi soir tout rassemblement dans la province de Mardin (sud-est), frontalière de la Syrie, où l'offensive de Damas contre les combattants kurdes du nord-est syrien suscite la colère, a annoncé lundi le gouvernorat provincial.
Un appel à manifester mardi à Nusaybin, localité de la province de Mardin située face à la ville syrienne de Qamichli, avait été lancé par le parti prokurde turc DEM, en dépit du cessez-le-feu en vigueur dans le nord de la Syrie.
Lors d'une précédente marche la semaine passée pour dénoncer l'offensive de Damas sur la région semi-autonome du nord-est syrien tenue par des combattants kurdes, plus d'un millier de manifestants prokurdes avaient tenté de forcer le poste-frontière de Nusaybin pour entrer en Syrie.
« À l'exception des événements jugés appropriés (...), toute action destinée à être menée dans des espaces ouverts (rassemblements, marches, conférences de presse, grèves de la faim, sit-in, installation de stands, montage de tentes, distribution de tracts/brochures, accrochage d'affiches/bannières, etc.) est interdite », écrit le gouvernorat de Mardin dans un communiqué.
Les autorités turques, engagées dans un processus de paix avec les combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdisent déjà depuis vendredi - et jusqu'à lundi soir - les rassemblements en extérieur à Diyarbakir, la principale ville du sud-est à majorité kurde.
Les affrontements dans le nord de la Syrie font craindre un déraillement du processus de paix entre Ankara et le PKK. Les combattants kurdes de Syrie ont accusé lundi les forces gouvernementales d'avoir tué cinq civils dans des bombardements sur la région de Kobané (nord), malgré le cessez-le-feu en cours. En octobre 2014, de violentes manifestations avaient éclaté en Turquie pour protester contre le siège de la ville de Kobané, à majorité kurde, par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), faisant près de 40 morts.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLa Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) a annoncé avoir découvert puis signalé à l’armée libanaise « plus de 400 caches d’armes et infrastructures » depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, fin novembre 2024, selon un communiqué de la force onusienne sur son compte Telegram. En mai 2025, elle avait annoncé avoir découvert plus de 225 caches d'armes dans le sud du pays.
La Finul a, par ailleurs, « aidé l’armée libanaise à se déployer sur environ 130 positions permanentes au Liban-Sud. », indique le texte.
Cette annonce intervient alors que le gouvernement libanais affirme depuis début janvier avoir achevé le démantèlement des infrastructures du Hezbollah au Liban-Sud, et s’être étendu sur cette zone, à l’exception des cinq points encore occupés par Israël près de la frontière.
Quelque 10 800 Casques bleus font tampon entre Israël et le Liban depuis mars 1978. Ils opèrent au Liban-Sud en coopération avec l'armée libanaise dans le cadre du cessez-le-feu. L'État hébreu aurait dû retirer ses forces de la région, mais les a maintenues dans cinq secteurs qu'il juge stratégiques et mène régulièrement des frappes dans le pays, affirmant viser des sites et des affiliés au Hezbollah, qu'il accuse de se réarmer. La Finul avait signalé à plusieurs reprises ces derniers mois des tirs israéliens à proximité de son personnel ou dans sa direction. « Des incidents de ce type se produisent à une fréquence excessive et constituent une tendance préoccupante », avait-elle dénoncé le 2 janvier.
Le mandat de la Finul prend fin au terme de 2026, et ses troupes doivent avoir évacué complètement le Liban-Sud d’ici à la fin de 2027.
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