Rire. Au Liban, c’est souvent une seconde langue — une manière de dire sans dire, de tenir sans céder, de donner du sens à ce qui n’en a plus.
Car ici, rire est une affaire sérieuse. On s’en sert pour se défouler, pour tenir au milieu du chaos, pour respirer dans une société parfois étouffante. Mais aussi pour contourner, attaquer, briser des tabous — faire du rire un outil politique, une manière de dire autrement ce qui ne peut pas toujours être dit frontalement.
Il n’est jamais anodin. Et il traverse tout : notre manière de parler, de chanter, de commenter l’actualité, de survivre au quotidien. À la fois refuge et arme, instinct et stratégie, il peut soulager autant qu’il dérange.
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Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent trois poids lourds de la scène libanaise contemporaine : le comédien John Achkar, et le duo Coffee Break, formé par Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri.
Trois regards, trois praticiens de l’humour, pour interroger ce drôle de pays qui sombre le sourire aux lèvres.
Une nuit pour se demander pourquoi nous rions, comment nous rions — et jusqu’où nous sommes prêts à aller pour continuer à rire de tout.
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