Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a mis en garde vendredi contre un « effondrement financier imminent » de l'ONU, dans un courrier à tous les Etats membres consulté par l'AFP.
Il appelle notamment tous les pays à « honorer pleinement et dans les délais leurs obligations de payement » ou à « revoir en profondeur (les) règles financières » de l'organisation.
L'armée israélienne a nié vendredi avoir repris à son compte le bilan avancé par les autorités de Gaza de plus de 71.000 Palestiniens tués dans le territoire depuis le 7 octobre 2023, comme l'avait affirmé la presse nationale. « Tsahal (l'armée israélienne, NDLR) précise que les informations publiées ne reflètent pas (ses) données officielles », écrit sur X le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole de l'armée israélienne. « Toute publication ou information à ce sujet sera diffusée par des canaux officiels et appropriés », ajoute-t-il.
Cette déclaration intervient après la parution jeudi d'un article du quotidien Haaretz, sans source, selon lequel « Tsahal a accepté l'estimation du ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas ». D'autres journaux israéliens ont ensuite publié la même information sans plus de sources. Dans son article, Haaretz ajoutait que l'armée examinait « les données concernant les morts (palestiniens) afin de déterminer combien d'entre eux étaient des combattants et combien étaient des civils ».
Le Hamas a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007 après en avoir chassé l'Autorité palestinienne qui administrait ce territoire depuis qu'Israël s'en était retiré unilatéralement en 2005, après plus de 38 ans d'occupation militaire. Menée à partir de Gaza, l'attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.221 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles. Depuis cette date, au moins 71.667 Palestiniens ont été tués dans le petit territoire côtier par la campagne militaire israélienne de représailles, d'après le ministère de la Santé de Gaza.
Les autorités israéliennes ne cessent de mettre en doute la crédibilité de ces chiffres ou de les discréditer en affirmant qu'on ne peut pas faire confiance à une administration placée sous l'autorité du Hamas, mouvement qu'Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne qualifient d' »organisation terroriste ». Les chiffres du ministère sont néanmoins jugés fiables par l'ONU. S'il ne précise pas la part des combattants dans le total, le ministère indique que plus de la moitié des morts sont des mineurs et des femmes.
Ces statistiques ne recensent que les personnes tuées dans les bombardements israéliens ou les combats. Ils ne tiennent pas compte des morts dont les corps n'ont pas encore été extraits des décombres d'un territoire dévasté par les bombardements israéliens ni des décès indirects causés par la guerre. Selon le ministère, 492 personnes ont été tuées par des tirs ou des bombardements israéliens depuis le 10 octobre et l'entrée en vigueur de la trêve que les deux parties s'accusent mutuellement de violer au quotidien.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLes Etats-Unis ont annoncé vendredi des sanctions contre plusieurs responsables iraniens dont le ministre de l'Intérieur après la répression meurtrière des manifestations en Iran ces dernières semaines. Parmi les responsables sanctionnés figure Eskandar Momeni, ministre iranien de l'Intérieur, « qui supervise les forces répressives meurtrières de la République islamique d'Iran, une entité clé responsable de la mort de milliers de manifestants pacifiques », a dit le département du Trésor américain dans un communiqué. L'Union européenne avait fait de même la veille.
Washington sanctionne également plusieurs hauts gradés des gardiens de la révolution, organisation considérée comme le bras armé de la répression, ainsi qu'un investisseur iranien, Babak Morteza Zanjani, accusé d'avoir « détourné des milliards de dollars » au profit des Gardiens de la révolution. Le département du Trésor a enfin annoncé pour la première fois des sanctions contre des bourses d'échange numériques « liées à M. Zanjani qui ont traité d'importants volumes de fonds associés à des contreparties liées aux Gardiens de la révolution ».
Les Etats-Unis, qui imposent déjà des sanctions drastiques contre l'Iran, « soutiennent le peuple iranien dans ses manifestations contre le régime corrompu et répressif de Téhéran », a indiqué de son côté le département d'Etat dans un autre communiqué. Les sanctions américaines entraînent le gel de l'ensemble des avoirs éventuels détenus aux Etats-Unis par les personnes et entités visées. Elles interdisent aussi à toute entreprise ou citoyen américain de faire des affaires avec elles, au risque d'être à leur tour frappés par des sanctions. Les autorités iraniennes ont reconnu que des milliers de personnes ont été tuées lors des manifestations, mais ont affirmé que la grande majorité étaient des forces de sécurité ou passants tués par des « émeutiers ». Des ONG parlent de dizaines de milliers de morts potentiels.
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