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Publication épinglée 15:40 15:40 Podcast   « Rire à en pleurer » : « L'Orient-La Nuit » avec John Achkar et Coffee Break

Rire. Au Liban, c’est souvent une seconde langue — une manière de dire sans dire, de tenir sans céder, de donner du sens à ce qui n’en a plus.

Car ici, rire est une affaire sérieuse. On s’en sert pour se défouler, pour tenir au milieu du chaos, pour respirer dans une société parfois étouffante. Mais aussi pour contourner, attaquer, briser des tabous — faire du rire un outil politique, une manière de dire autrement ce qui ne peut pas toujours être dit frontalement.

Il n’est jamais anodin. Et il traverse tout : notre manière de parler, de chanter, de commenter l’actualité, de survivre au quotidien. À la fois refuge et arme, instinct et stratégie, il peut soulager autant qu’il dérange.

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent trois poids lourds de la scène libanaise contemporaine : le comédien John Achkar, et le duo Coffee Break, formé par Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri.

Trois regards, trois praticiens de l’humour, pour interroger ce drôle de pays qui sombre le sourire aux lèvres.

Une nuit pour se demander pourquoi nous rions, comment nous rions — et jusqu’où nous sommes prêts à aller pour continuer à rire de tout.

Vous pouvez aussi écouter nos épisodes précédents :

14:42 Diplomatie   Haykal conclut une visite de deux jours au Royaume-Uni

Le commandant en chef de l'armée Rodolphe Haykal s'entretenant avec le chef d'état-major britannique Richard Knighton, le 26 juin 2026, au Royaume-Uni. Photo ANI

Le commandant en chef de l'armée, le général Rodolphe Haykal, a conclu samedi une visite de deux jours au Royaume-Uni visant à renforcer la coopération entre les armées des deux pays et le soutien aux forces armées libanaises.

Le chef de l'armée s'est notamment entretenu avec son homologue britannique, le chef d'état-major Richard Knighton, et a visité l'Académie royale militaire de Sandhurst. Il a également rencontré le ministre britannique chargé du Moyen-Orient, Hamish Falconer, et le conseiller à la sécurité nationale, Jonathan Powell.

Selon un communiqué de l'ambassade du Royaume-Uni à Beyrouth, les discussions ont porté sur le soutien britannique à l'armée libanaise et aux forces de sécurité, ainsi qu'à leur déploiement dans le sud du Liban pour permettre un cessez-le-feu durable.

Depuis 2009, le Royaume-Uni a alloué plus de 180 millions de livres sterling (environ 237 millions de dollars) aux forces armées libanaises par le biais de programmes de formation, d'équipement et de renforcement des capacités militaires.

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Le commandant en chef de l'armée, le général Rodolphe Haykal, a conclu samedi une visite de deux jours au Royaume-Uni visant à renforcer la coopération entre les armées des deux pays et le soutien aux forces armées libanaises.Le chef de l'armée s'est notamment entretenu avec son homologue britannique, le chef d'état-major Richard Knighton, et a visité l'Académie royale militaire de Sandhurst. Il a également rencontré le ministre britannique chargé du Moyen-Orient, Hamish Falconer, et le conseiller à la sécurité nationale, Jonathan Powell. Selon un communiqué de l'ambassade du Royaume-Uni à Beyrouth, les discussions ont porté sur le soutien britannique à l'armée libanaise et aux forces de sécurité, ainsi qu'à leur déploiement dans le sud du Liban pour permettre un cessez-le-feu...

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14:14    Gemayel salue l'accord-cadre Liban-Israël, Bassil émet des réserves

L'accord-cadre conclu vendredi entre le Liban et Israël au terme du cinquième cycle de négociations à Washington suscite de nombreuses réactions d'un bout à l'autre de l'échiquier politique, notamment dans le camp chrétien où le chef des Kataëb Samy Gemayel s'en félicite alors que le leader aouniste Gebrane Bassil émet certaines réserves.

Dans une déclarati0n, M. Gemayel a estimé que le Liban « sort gagnant » de cet accord car il consacre, selon lui, « la fin de la guerre, le retrait israélien complet du territoire libanais, la reconnaissance officielle par Israël de l’absence de toute revendication ou ambition à l’égard du Liban, le rétablissement de la souveraineté, l’extension de l’autorité de l’État et l’exclusivité des armes ainsi que de la décision de guerre et de paix entre les seules mains des institutions légitimes ».

« L’État libanais a démontré que, lorsqu’il négocie au nom du Liban et à partir de sa légitimité, il est capable de défendre les intérêts des Libanais », a souligné le député du Metn, qui estime toutefois que le grand défi à venir sera celui de sa « mise en œuvre ». « Ce qui est requis aujourd’hui, c’est une volonté politique ferme, un attachement à l’État, ainsi qu’un refus de céder à toute intimidation, tout chantage ou toute tentative d’entraver ce processus », a-t-il dit.

Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, a quant à lui émis quelques réserves sur cet accord, tout en appelant à « ne pas le rejeter catégoriquement », comme le fait le Hezbollah. Il a estimé à cet égard que « l'accord-cadre, malgré ses lacunes, impose d'être abordé avec responsabilité. Il est bénéfique si nous récupérons l'intégralité de nos droits, et dangereux s'il constitue une source de discorde. Chacun doit veiller à ne pas tomber dans ce piège et à ne pas rejeter catégoriquement toute voie susceptible de libérer le territoire, de renforcer l'État et d'instaurer la paix ».

M. Bassil, député de Batroun, a également insisté sur son rejet de la formule de « redéploiement » des troupes israéliennes occupant le Liban-Sud telle qu'elle est employée dans le texte de l'accord, qui parle de « redéploiement progressif hors du territoire libanais », et s'est dit pour « la garantie du retrait et de la non-agression ».

« Où sont les réfugiés et les ressources ? », a-t-il conclu, en référence à la question des réfugiés palestiniens au Liban et des ressources aquatiques et gazières longtemps disputées entre les deux pays, comme les eaux du fleuve Wazzani ou les champs gaziers au large du littoral.

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