Les drones de fabrication iranienne ayant pris pour cible une base militaire britannique à Chypre ont été envoyés du Liban voisin, probablement par le Hezbollah, a indiqué à l'AFP une source gouvernementale chypriote.
« Il a été confirmé » que les drones, dont un a touché une piste d’atterrissage, étaient partis du Liban, selon cette même source. Interrogée pour savoir si le groupe armé soutenu par l’Iran les avait lancés, elle a répondu « très probablement ». Il avait été rapporté initialement que les drones ayant visé les bases britanniques à Chypre avaient été lancés par l'Iran. L'agence Reuters avait indiqué plus tôt, citant une source chypriote, que « tous les éléments indiquent » que les drones ont été lancés par le Hezbollah.
Le président Joseph Aoun a contacté lundi son homologue chypriote, Nikos Christodoulides, « pour condamner l'attaque visant Chypre et réaffirmer la solidarité du Liban avec le peuple chypriote ami », a rapporté la présidence libanaise sur X.
Deux drones, tirés en direction de la base aérienne britannique d’Akrotiri à Chypre, ont été « neutralisés », avait déclaré lundi après-midi le porte-parole du gouvernement, Konstantinos Letymbiotis, quelques heures après que la base ait été touchée. La base a été évacuée après le déclenchement des sirènes, alors quelque 70 véhicules quitter la zone de la base, située sur la côte sud de l'île méditerranéenne, ajoute l'AFP.
En juin 2024, l’ancien secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait menacé pour la première fois Chypre. « Nous avertissons Nicosie : l'ouverture des aéroports et des bases chypriotes à l'ennemi israélien pour cibler le Liban signifierait que le gouvernement chypriote est partie prenante dans la guerre », avait tonné le numéro un du Hezbollah dans un discours. Il avait auparavant fait état d’« informations certaines » selon lesquelles des soldats israéliens s’entraînaient sur l’île, « dont la géographie est similaire à celle du Liban-Sud ».
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDeux frères palestiniens ont été tués lundi dans une attaque perpétrée par des colons israéliens dans un village du nord de la Cisjordanie occupée, a annoncé le ministère palestinien de la Santé basé à Ramallah.
L'armée israélienne a indiqué à l'AFP qu'elle « examinait » ces allégations.
« Deux citoyens de Qaryut, au sud de Naplouse, ont été tués par des tirs de colons », a affirmé le ministère, identifiant les victimes comme Mohammed et Fahim Mouammar, âgés de 48 et 52 ans.
Une source du ministère a déclaré à l'AFP que les deux hommes, touchés respectivement à la tête et au bassin, étaient frères.
Le Croissant-Rouge palestinien, dont les équipes sont intervenues sur place, a aussi fait état d'au moins trois blessés par balles, dont un adolescent de 15 ans touché à l'épaule.
Des photos prises par un journaliste de l'AFP montrent les corps de deux hommes ainsi que plusieurs blessés admis à l'hôpital Rafidia de Naplouse.
Les violences en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, ont fortement augmenté depuis le début de la guerre génocidaire menée par Israël dans la bande de Gaza.
D'après un décompte de l'AFP fondé sur les chiffres du ministère palestinien de la Santé, au moins 1.040 Palestiniens, dont de nombreux combattants mais aussi des civils, ont été tués par des soldats ou des colons israéliens en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza.
Au moins 44 Israéliens, civils et soldats, ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors d'opérations militaires israéliennes, selon les données officielles israéliennes.
Plus de 500.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie - hors Jérusalem-Est - parmi environ trois millions de Palestiniens. Les Nations unies considèrent ces colonies comme illégales au regard du droit international.
La plupart des colons ne sont pas impliqués dans des violences mais des groupes minoritaires se livrent parfois à des attaques contre des Palestiniens.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLes perturbations aériennes causées par la guerre au Moyen-Orient vont d'ores et déjà durer "plusieurs jours, plusieurs semaines", a affirmé lundi le PDG d'Aéroports de Paris (ADP) Philippe Pascal, après des annulations de vols en chaîne depuis samedi.
"Même si ça devait revenir du jour au lendemain, les répercussions dureront plusieurs jours, plusieurs semaines, pour rétablir l'ensemble du trafic et les couloirs aériens nécessaires, pour ne serait-ce que coopérer entre deux aéroports", a affirmé Philippe Pascal, interrogé lundi sur BFM Business.
Le groupe, détenu à 50,6% par l'Etat français, gère 24 autres plateformes dans le monde, d'Antalya (Turquie) à Santiago du Chili en passant par Amman en Jordanie, Hyderabad et Delhi (Inde), Médine (Arabie saoudite) en direct ou via des partenaires.
"Les aéroports les plus concernés: Jordanie, c'est 50% du trafic en moins. À Médine, c'est 25% du trafic ces deux derniers jours qui ont été impactés. Par répercussion, notre aéroport à Delhi, qui est aujourd'hui notre aéroport le plus important en terme de nombre de passagers, l'impact est de l'ordre de 5 à 7%", a égrené M. Pascal.
À Paris, "on voit bien que le trafic a été impacté à hauteur de 7% en nombre de passagers à CDG (Charles de Gaulle), 1% à Orly. En gros, ça fait 300 vols qui vont être annulés entre maintenant et la fin de la semaine si les événements se poursuivent. Ce week-end, ça a été 130 vols annulés pour 35.000 passagers", a ajouté le dirigeant.
Le déclenchement de cette guerre majeure au Moyen-Orient a illustré une nouvelle fois l'exposition du secteur aérien mondial aux convulsions géopolitiques.
La puissante Association internationale du transport aérien (Iata), qui fédère plus de 360 compagnies aériennes représentant 85% du trafic commercial mondial, a appelé lundi les belligérants à ne s'en prendre ni aux avions ni aux aéroports.
Selon le fournisseur de données aéronautiques Cirium, au moins 1.560 vols à l'arrivée au Moyen-Orient sur 3.779 ont été annulés lundi, après 2.000 dimanche sur 4.000. Ce dernier chiffre représente environ 900.000 sièges d'avion. Air France a prolongé lundi la suspension de sa desserte du Moyen-Orient au moins jusqu'à jeudi inclus.
alb/alh/vmt
© Agence France-Presse
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