Les responsables russes devant participer mardi aux pourparlers en Suisse entre Moscou, Kiev et Washington pour trouver une issue à quatre ans de combats en Ukraine, sont arrivés à Genève, a indiqué à la presse une source au sein de la délégation russe.
L'avion, avec à son bord la délégation russe dirigée par l'historien nationaliste et ex-ministre de la Culture Vladimir Medinski, a atterri à Genève vers 06H00 GMT (07h00 locales), selon cette source.
Les forces russes ont détruit plus de 150 drones ukrainiens, visant essentiellement la région de la mer Noire pendant la nuit, a annoncé mardi matin le ministère russe de la Défense peu avant la reprise de pourparlers à Genève entre Moscou, Kiev et Washington.
« Pendant la nuit du 17 février, les systèmes de défense aérienne ont détruit et intercepté 151 drones aériens », dont 38 sur la Crimée, 50 au-dessus de la mer Noire et 29 au-dessus de la mer d'Azov attenante, a indiqué le ministère dans un communiqué sur Telegram.
« C'était l’une des attaques les plus longues récemment », a indiqué Mikhaïl Razvojaïev, le gouverneur de Sébastopol, important port de Crimée, annexée en 2014.
« Au total, plus de 24 drones ont été abattus » autour de Sébastopol, a-t-il précisé faisant état de plusieurs blessés, dont un enfant.
Dans la région de Krasnodar (sud) où 18 drones ont été neutralisés selon le ministère de la Défense, l'attaque a visé notamment une raffinerie de pétrole et endommagé un réservoir pétrolier, ont indiqué les services de secours locaux dans un communiqué.
Un incendie s'est déclaré dans cette raffinerie sur une surface d'environ 700 mètres carrés à la suite de l'attaque de drones, et 72 pompiers ont été dépêchés sur les lieux pour lutter contre le feu, selon la même source.
À Genève, les délégations russes, ukrainiennes et américaines doivent entamer mardi une nouvelle session de pourparlers pour trouver une issue à quatre ans de combats en Ukraine.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL'ancienne secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a accusé lundi le président Donald Trump d'avoir orchestré une opération de « dissimulation » au sujet des dossiers liés au criminel sexuel Jeffrey Epstein, dans une interview accordée à la chaîne britannique BBC.
« Publiez ces dossiers. Ils traînent », a asséné à l'adresse du gouvernement Mme Clinton, qui doit être entendue par une commission du Congrès sur le sujet à la fin du mois.
En janvier, le ministère américain de la Justice a publié une nouvelle série de pièces du dossier dit « Epstein », comprenant plus de trois millions de documents, photos et vidéos liés au criminel sexuel, mort en prison en 2019, un décès conclu comme un suicide.
Le mari d'Hillary Clinton, l'ancien président démocrate Bill Clinton (1993-2001), apparaît régulièrement dans ces fichiers, sans preuve que le couple ait été impliqué dans des activités illégales.
Ils doivent être interrogés à huis clos devant une commission du Congrès américain. La commission souhaite entendre l'ancien président en raison de ses liens d'amitié avec le criminel sexuel, et l'ancienne cheffe de la diplomatie américaine pour ce qu'elle sait de ces liens entre son époux et le financier.
« Nous nous y rendrons, mais nous pensons qu'il serait mieux de le faire en public », a déclaré Hillary Clinton à la BBC. « Je veux que tout le monde soit traité de la même manière », a-t-elle ajouté. Elle sera entendue le 26 février, tandis que son mari témoignera le 27.
L'ancienne secrétaire d'État a assuré qu'elle et son mari n'avaient « rien à cacher ». « Nous avons demandé plusieurs fois la publication complète de ces dossiers », a-t-elle rappelé.
Le ministère de la Justice a affirmé qu'il ne restait plus de documents à publier. Mais des parlementaires estiment que l'institution a choisi de ne pas divulguer certaines notes internes du gouvernement et des emails.
Pour Mme Clinton, l'enquête des républicains à son sujet vise à détourner l'attention de Donald Trump, dont le nom apparaît lui aussi à plusieurs reprises dans les dossiers.
« Regardez cette chose qui brille. Nous aurons les Clinton, même Hillary Clinton, qui n'a jamais rencontré cet homme », a-t-elle déclaré.
Le président américain nie toute implication dans cette affaire et a affirmé lundi soir qu'il avait été « totalement innocenté ».
La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein n'implique aucun acte répréhensible a priori de cette personne. Mais les documents rendus publics montrent les liens entre Jeffrey Epstein ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l'existence de tels rapports.
Bill Clinton, qui a voyagé à plusieurs reprises à bord du jet privé de Jeffrey Epstein et a été photographié de nombreuses fois en sa compagnie, avait affirmé en 2019 ne pas lui avoir parlé depuis plus d'une décennie.
L'ex-président a également toujours démenti avoir eu connaissance des crimes de Jeffrey Epstein et n'est pas inquiété par la justice en ce qui concerne sa relation avec lui.
Hillary Clinton a déclaré n'avoir eu aucune interaction significative avec Jeffrey Epstein, n'avoir jamais pris son avion et jamais visité son île.
Elle a reconnu au micro de la BBC avoir rencontré « à quelques reprises » Ghislaine Maxwell, une complice d'Epstein condamnée pour exploitation sexuelle.
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