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Publication épinglée 15:40 15:40 Podcast   « Rire à en pleurer » : « L'Orient-La Nuit » avec John Achkar et Coffee Break

Rire. Au Liban, c’est souvent une seconde langue — une manière de dire sans dire, de tenir sans céder, de donner du sens à ce qui n’en a plus.

Car ici, rire est une affaire sérieuse. On s’en sert pour se défouler, pour tenir au milieu du chaos, pour respirer dans une société parfois étouffante. Mais aussi pour contourner, attaquer, briser des tabous — faire du rire un outil politique, une manière de dire autrement ce qui ne peut pas toujours être dit frontalement.

Il n’est jamais anodin. Et il traverse tout : notre manière de parler, de chanter, de commenter l’actualité, de survivre au quotidien. À la fois refuge et arme, instinct et stratégie, il peut soulager autant qu’il dérange.

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent trois poids lourds de la scène libanaise contemporaine : le comédien John Achkar, et le duo Coffee Break, formé par Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri.

Trois regards, trois praticiens de l’humour, pour interroger ce drôle de pays qui sombre le sourire aux lèvres.

Une nuit pour se demander pourquoi nous rions, comment nous rions — et jusqu’où nous sommes prêts à aller pour continuer à rire de tout.

Vous pouvez aussi écouter nos épisodes précédents :

22:17    Les familles de quatre disparus après le cessez-le-feu organisent un sit-in devant le Grand Sérail

Les familles de quatre hommes portés disparus depuis leur retour au Liban-Sud ont organisé mercredi un sit-in devant le Grand Sérail à Beyrouth, pour réclamer des informations sur leur sort, craignant que ceux-ci aient été capturés par des soldats israéliens.

Les proches de Mohammad Hassan (34 ans), Ali Qachmar (39 ans), Hadi Reqqa (19 ans) et Jawad Bazzi (19 ans), restent sans nouvelles des quatre hommes depuis le 15 juin, date à laquelle ils étaient retournés au Liban-Sud depuis Beyrouth dans la foulée de l’annonce d'un cessez-le-feu.

Selon des informations rapportées par notre correspondant au Liban-Sud au lendemain de leur disparition, les deux premiers ont disparu au niveau du village de Safad el-Batikh (caza de Bint Jbeil), tandis que la dernière position connue des deux autres était le village de Chehabiyé (Tyr). Ces localités sont situées à proximité des zones occupées par l'armée israélienne, mais en dehors du périmètre de la « zone tampon » imposée par Israël au Liban-Sud.

Les familles des disparus ont ainsi appelé les autorités libanaises à faire de leur dossier « une priorité » et à « mobiliser tous les moyens possibles » pour déterminer leur sort, dénonçant l’angoisse provoquée par l’absence d’informations.

Présente au rassemblement, l'association « Appel à la liberté » pour les Libanais enlevés et détenus dans les prisons israéliennes a exhorté le gouvernement à « endosser sa responsabilité » et à agir sans délai, notamment par les voies diplomatiques, juridiques et humanitaires.

Selon la campagne, « le cas de Ali Qachmar, Mohammad Hassan, Hadi Reqqa et Jawad Bazzi est indissociable de celui des prisonniers, personnes enlevées et disparus libanais détenus dans les prisons israéliennes, ainsi que du devoir de l’État libanais de protéger ses citoyens, de garantir aux familles leur droit à la vérité et à chaque prisonnier, personne enlevée ou disparue, son droit à la protection, à la vie, à la liberté et au retour ».

Plusieurs dizaines de Libanais sont détenus dans les prisons israéliennes après avoir été enlevés sur le territoire libanais, notamment depuis le début de la guerre en octobre 2023 au Liban-Sud.

20:35 Guerre   Israël ne se retirera pas du Liban-Sud « tant que je serai Premier ministre », assure Netanyahu

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi que l'armée israélienne ne se retirerait pas de la « zone de sécurité » qu'elle a instaurée et occupée au Liban-Sud tant qu'il restera au pouvoir, renforçant ainsi les déclarations de son ministre de la Défense, Israel Katz, qui avait déjà exclu tout retrait, même en cas de demande américaine.

« Tant que je serai Premier ministre, nous maintiendrons la zone de sécurité dans le sud du Liban », a déclaré M. Netanyahu, cité par le quotidien israélien Haaretz. Le chef du gouvernement a estimé que « la plus grande réussite d'Israël pendant cette guerre est d'avoir surmonté la peur », avant d'affirmer que son pays serait « le premier au monde à résoudre le problème des drones explosifs », en référence aux drones suicides utilisés par le Hezbollah contre les troupes israéliennes.

Évoquant la guerre à Gaza, Benjamin Netanyahu a également défendu la stratégie militaire israélienne depuis l'attaque du 7 octobre 2023. « Lorsque nous avons lancé la campagne contre le Hamas, les gens m'ont dit : « Monsieur le Premier ministre, arrêtez, n'entrez pas à Rafah ». Aujourd'hui, nous contrôlons près de 70 % de la bande de Gaza et nous étouffons le Hamas », a-t-il affirmé.

Katz exclut tout retrait du Liban-Sud

Un peu plus tôt, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, avait lui aussi assuré qu'Israël ne se retirerait pas du Liban-Sud, « même s'il y avait une demande américaine en ce sens » et que les 200 000 habitants libanais déplacés « ne retourneront pas » chez eux, selon des propos rapportés par Haaretz.

« Nous avons annoncé que, dans tous les cas, nous ne nous retirerons pas et, à l'heure actuelle - et c'est un succès diplomatique - il n'y a aucune exigence américaine pour qu'Israël se retire du Liban, a-t-il aussi déclaré selon des propos rapportés par l'AFP. Nous l'avons clairement indiqué - le Premier ministre au président (Donald Trump), et moi à (Pete) Hegseth, le secrétaire à la guerre (...) nous sommes là pour protéger les habitants du nord » d'Israël.

« Il n'y aura ni civils ni terroristes », a déclaré M. Katz. « Pourquoi ? Parce que ce qui s'est produit par le passé dans les zones de sécurité où il y avait également une population civile, ce sont des engins explosifs et des attaques contre les soldats. Par conséquent, nous ne permettons pas cela. Les soldats à l'intérieur, les habitants à l'extérieur. Les infrastructures sont détruites, les maisons sont dangereuses et en ruines. Nous ne nous retirons pas. »

« Nous avons obtenu des résultats importants qui ont commencé par le coup terrible du 7 octobre », a poursuivi le ministre de la Défense. « Depuis lors, tout le peuple, les dirigeants et l'armée ont agi avec une grande détermination. Je ne connais aucune situation dans laquelle, sans ce coup terrible, quelqu'un serait allé s'occuper des tunnels à Gaza. »

Israel Katz a également déclaré qu'Israël ne se retirerait pas non plus des territoires conquis en Syrie. « C'est notre doctrine de sécurité. L'armée israélienne doit se trouver du côté de l'ennemi et protéger les communautés depuis l'intérieur même du territoire. »

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