Cinq explosions ont été entendues mardi soir dans le centre de Bagdad, où est située l'ambassade des Etats-Unis, selon des journalistes de l'AFP.
Depuis le début de la guerre entre les Etats-Unis et Israël d'une part et l'Iran d'autre part, l’ambassade des Etats-Unis dans le centre de Bagdad ainsi qu'un centre diplomatique et logistique américain à l'aéroport ont été à plusieurs reprises la cible d’attaques à la roquette ou au drone lancées par des groupes pro-iraniens, la plupart ayant été interceptées par les défenses anti-aériennes.
Le Premier ministre pakistanais, qui joue un rôle clé de médiateur dans la guerre au Moyen-Orient, a exhorté mercredi le président américain Donald Trump à prolonger de deux semaines son ultimatum menaçant d'éradiquer « une civilisation entière » si l'Iran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz.
« Les efforts diplomatiques en vue d'un règlement pacifique de la guerre en cours au Moyen-Orient progressent de manière constante, vigoureuse et déterminée, avec la possibilité de déboucher sur des résultats substantiels dans un avenir proche », a déclaré Shehbaz Sharif dans un message publié sur la plateforme X.
« Pour laisser la diplomatie suivre son cours, je demande instamment au président Trump de prolonger le délai de deux semaines », a-t-il ajouté.
Cet appel intervient quelques heures avant l'ultimatum expirant à minuit GMT et lancé à l'Iran par M. Trump, qui a encore durci le ton mardi en menaçant d'éradiquer « une civilisation entière » si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz.
Dans sa déclaration, M. Sharif a exhorté l'Iran à ouvrir le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour l'approvisionnement mondial en pétrole et en gaz, « pour une période de deux semaines à titre de geste de bonne volonté ».
Le dirigeant pakistanais a en outre appelé « toutes les parties belligérantes à observer un cessez-le-feu partout pendant deux semaines, afin de permettre à la diplomatie d’aboutir à une cessation définitive de la guerre, dans l'intérêt de la paix et de la stabilité à long terme dans la région ».
Le Pakistan s'est imposé comme un canal de transmission de messages entre Téhéran et Washington, cherchant à jouer les médiateurs pour empêcher une nouvelle escalade du conflit au Moyen-Orient, au 39e jour de la guerre déclenchée par une attaque conjointe israélo-américaine contre l'Iran.
Un haut responsable iranien a déclaré mardi à Reuters que Téhéran étudiait la demande du Pakistan d’un cessez-le-feu de deux semaines, quelques heures avant l’expiration de l’ultimatum du président américain Donald Trump pour la réouverture du détroit d’Ormuz.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif avait demandé à Trump de prolonger son délai pour l’Iran de deux semaines.
Un responsable de la Maison Blanche, David Leavitt, a déclaré à Axios que Trump avait été informé de la proposition et qu’une réponse serait prochainement communiquée.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDes Iraniens ont formé mardi des chaînes humaines pour protéger des centrales électriques, après les menaces du président américain, Donald Trump, de frapper les infrastructures énergétiques, selon des images publiées par les médias d’Etat.
Au 39e jour de la guerre au Moyen-orient, déclenchée par une attaque conjointe israélo-américaine contre l'Iran, de hauts responsables iraniens ont en outre affirmé qu'ils étaient également prêts à sacrifier leur vie.
Après une campagne en ligne et par SMS, les autorités ont affirmé que plus de 14 millions de personnes s'étaient inscrites pour participer aux chaînes humaines.
Il n'a pas été possible de vérifier immédiatement cette information ni le nombre exact de participants, alors que de premières images montrent des dizaines de personnes sur plusieurs sites.
L'agence de presse officielle Irna a montré des personnes formant une chaîne humaine « pour soutenir les centrales électriques » dans la ville de Bouchehr (sud), où se trouve la seule centrale nucléaire d'Iran.
La télévision d’Etat et l'agence Mehr ont montré des dizaines de personnes devant la principale centrale électrique de la ville de Tabriz (nord), ainsi qu’à une autre de Mashhad (nord-est).
Alors que les frappes américano-israéliennes visent également des ponts, des habitants se sont rassemblés sur le pont principal au-dessus d'une rivière à Ahvaz (sud-ouest), a rapporté Mehr.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, considéré par certains comme le leader de facto du pays après la mort du guide suprême, Ali Khamenei, au début de la guerre, a publié une capture d'écran de ce qui serait le système d'inscription pour les chaînes humaines.
En disant qu'il avait inscrit son propre nom, il a ajouté : « Mohammad Bagher Ghalibaf est prêt à sacrifier sa vie pour l’Iran ».
« Plus de 14 millions d’Iraniens fiers se sont jusqu'à présent inscrits pour sacrifier leur vie pour défendre l'Iran. Moi aussi j'ai été, je suis et resterai prêt à donner ma vie pour l’Iran », a aussi écrit le président Massoud Pezehskian sur le plateforme X.
Le président américain, Donald Trump, a menacé mardi d'éradiquer « une civilisation entière » après avoir donné jusqu'à 20H00 de Washington (minuit GMT) à l'Iran pour débloquer la navigation dans le détroit d'Ormuz, crucial pour l'approvisionnement pétrolier de la planète.
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