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00:18    Les tenants de la ligne dure en Iran multiplient les appels à obtenir l’arme atomique

Parmi les tenants d'une ligne dure à Téhéran, le débat sur la question de savoir si le régime islamique devrait chercher à acquérir la bombe nucléaire, dans une geste de défiance face à l'escalade des attaques américano-israéliennes, a pris de l'ampleur, devenant plus public et plus persistant, selon des sources dans le pays. Avec le renforcement de la mainmise des gardiens de la révolution suite à l’élimination de l’ayatollah Ali Khamenei, au premier jour de la guerre, le 28 février, les positions radicales sur la stratégie nucléaire de l’Iran gagnent du terrain, ont indiqué deux sources iraniennes de haut rang.

Si les pays occidentaux estiment depuis longtemps que l’Iran cherche à obtenir la bombe – ou du moins la capacité d’en fabriquer une très rapidement – Téhéran l’a toujours nié, en soulignant que le guide suprême avait interdit dans une fatwa les armes nucléaires comme étant prohibées en Islam et invoquant son adhésion au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Pour l’instant, il n'existe pas de plan visant à modifier la doctrine nucléaire et l'Iran n’a pas décidé d'acquérir la bombe, a déclaré l’une des sources, mais des voix sérieuses au sein de l’appareil d’État remettent désormais en cause la politique actuelle et exigent un changement.

Les attaques américano-israéliennes contre l’Iran, intervenues alors que des pourparlers étaient en cours sur le programme nucléaire de la République islamique, pourraient avoir changé la donne, ce qui a pu convaincre des stratèges iraniens qu’ils n’avaient rien à gagner à renoncer à la bombe ou à rester dans le TNP.

Retrait du TNP ?

L’idée de quitter le TNP – une menace déjà formulée par le passé par les tenants de la ligne dure – est de plus en plus relayée par les médias d’État, tout comme celle – autrefois taboue en public – selon laquelle l’Iran devrait aller clairement vers la bombe.

L’agence de presse Tasnim, affiliée aux gardiens de la révolution, a publié jeudi un article selon lequel Téhéran devait se retirer du TNP dès que possible, tout en maintenant un programme nucléaire civil.

Le politicien conservateur Mohammad Javad Larijani, frère du haut responsable Ali Larijani, tué lors d’une frappe en ce mois de mars, a été cité cette semaine par les médias d’État pour appeler l’Iran à suspendre son adhésion au traité. « Le TNP doit être suspendu. Nous devons former un comité pour évaluer si le TNP nous est vraiment utile. Si c’est le cas, nous y reviendrons. Sinon, qu’ils le gardent », a-t-il déclaré. Plus tôt en mars, la télévision d’État a diffusé une séquence avec le commentateur conservateur Nasser Torabi, qui se dit l'écho de l’opinion publique en vertu de laquelle on devrait « agir pour fabriquer une arme nucléaire. Soit nous la fabriquons, soit nous l’acquérons ».

Des discussions privées dans les cercles dirigeants ont également porté sur la politique nucléaire du régime islamique, ont rapporté les deux sources, ajoutant qu’il existait des divergences quant à la pertinence d’une telle démarche entre les éléments les plus durs – parmi lesquels les gardiens de la révolution – et ceux de la hiérarchie politique. Par le passé, les responsables iraniens ont surtout menacé de reconsidérer leur appartenance au TNP comme une tactique de négociation, au fil de plus de deux décennies de pourparlers avec l’Occident sur leur programme nucléaire, sans jamais mettre cette menace à exécution. La publicisation du débat pourrait n’être qu’une telle tactique. Rien ne dit non plus à quelle vitesse l’Iran serait en mesure de se doter d’une bombe atomique après avoir subi des semaines de frappes aériennes sur ses installations nucléaires, balistiques ou scientifiques, ayant suivi une campagne aérienne plus courte d’Israël et des États-Unis en juin 2025.

Israël a maintes fois affirmé, au fil des années, que l’Iran était à seulement quelques mois de pouvoir fabriquer une bombe nucléaire, évoquant des rapports de renseignement ou l’enrichissement d’uranium à un niveau proche du seuil nécessaire pour une bombe.

Franchir le seuil nucléaire ?

Selon les analystes, l’objectif de la République islamique était d’atteindre le statut d’« État du seuil » – capable de produire rapidement une bombe si nécessaire, mais sans encourir le statut de paria que conférerait la possession effective de l’arme. Des commandants des gardiens de la révolution et d’autres hauts responsables avaient néanmoins déjà averti que l’Iran serait obligé de se ruer vers la bombe si la survie du régime islamique était menacée – une condition que le conflit actuel pourrait représenter.

La fatwa d'Ali Khamenei selon laquelle les armes nucléaires ne sont pas autorisées en Islam, a été émise au début des années 2000, bien que jamais sous forme écrite, mais il l’avait réitérée en 2019. Selon l’une des deux sources iraniennes de haut rang, sa mort et celle d’Ali Larijani, qui, selon elle, s’opposait aussi aux tenants de la ligne dure, rendent plus difficile de contrer les arguments des faucons. Reste aussi à voir si l’obligation d’obéir à la fatwa orale de l'ayatollah Khamenei survit à sa mort, bien qu'il soit probable qu’elle reste valable sauf en cas de révocation par le nouveau guide suprême, son fils Mojtaba, qui n’a cependant pas été vu en public depuis la mort de son père.

Cet article est une traduction d'une information de l'agence Reuters.

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00:18    Le Pentagone envisage de réaffecter au Moyen-Orient l'aide militaire destinée à l'Ukraine, selon le Washington Post

Le Pentagone envisage de rediriger vers le Moyen-Orient des armes initialement destinées à l’Ukraine, alors que la guerre en Iran met à rude épreuve les stocks de certaines des munitions les plus essentielles de l’armée américaine, a rapporté jeudi le Washington Post, citant trois personnes proches du dossier.

Parmi les armes susceptibles d’être réaffectées figurent des missiles intercepteurs de défense aérienne achetées dans le cadre d’une initiative de l’OTAN lancée en 2025 et en vertu de laquelle des pays partenaires acquièrent des armes américaines pour le compte de Kiev, précise le quotidien.

Cette éventualité a fait surface alors que les opérations américaines s'intensifient au Moyen-Orient. L'amiral Brad Cooper, chef du Commandement central des forces américaines, a déclaré mercredi que les États-Unis avaient frappé plus de 10 000 cibles en Iran et étaient en bonne voie pour limiter la capacité de l'Iran à projeter sa puissance hors de ses frontières. Un porte-parole du Pentagone a affirmé au Post que le département de la Défense « veillerait à ce que les forces américaines et celles de nos alliés et partenaires disposent de ce dont elles ont besoin pour combattre et gagner ».

En réponse à une question sur ces révélations, la porte-parole de l'OTAN, Allison Hart, a indiqué que des armes continuaient à être livrées à Kiev. « Tout ce que les alliés et partenaires de l'OTAN ont payé via le PURL a été livré ou continue d'être acheminé vers l'Ukraine », a-t-elle déclaré, faisant référence à la liste des besoins prioritaires de l'Ukraine (Prioritised Ukraine Requirements List), un mécanisme qui permet aux pays européens de payer des armes américaines pour le compte de l'Ukraine. Le Pentagone et le département d'État américain n'ont pour leur part pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires de Reuters.

Cet article est une traduction d'une information de l'agence Reuters.

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00:18    Les États-Unis déploient des drones marins dans la guerre contre l'Iran

Les États-Unis ont déployé des drones marins pour effectuer des patrouilles dans le cadre de leurs opérations contre l’Iran, a déclaré le Pentagone, confirmant ainsi, pour la première fois, que Washington utilise de tels navires dans un conflit en cours.

Le déploiement de ces vedettes rapides, qui peuvent être utilisées à des fins de surveillance ou pour des attaques kamikazes, n’avait jamais été rapporté. Il intervient malgré une série de revers essuyés par la marine américaine dans ses efforts, menés depuis des années, pour mettre en service une flotte de navires de surface sans équipage, des informations que l'agence Reuters avaient rapportées en 2025.

Les navires sans équipage ont pris de l'importance ces dernières années après que l'Ukraine a utilisé des vedettes rapides chargées d'explosifs pour infliger des dommages importants à la flotte russe en mer Noire. L'Iran a pour sa part utilisé des drones maritimes pour attaquer des pétroliers dans le Golfe au moins par deux fois depuis que les États-Unis et Israël ont lancé leurs frappes sur ce pays il y a près d'un mois.

Rien n'indiquait jusque-là que les États-Unis avaient utilisé des navires sans équipage pour des frappes offensives. En réponse aux questions de Reuters, Tim Hawkins, porte-parole du Pentagone pour le Commandement central au Moyen-Orient, a déclaré que des navires sans équipage construits par la société BlackSea, basée dans le Maryland, connus sous le nom de Global Autonomous Reconnaissance Craft (GARC), avaient été utilisés pour des patrouilles dans le cadre de la campagne américaine contre l’Iran, baptisée « Opération Epic Fury ».

« Les forces américaines continuent d’utiliser des systèmes sans équipage dans la région du Moyen-Orient, y compris des drones de surface comme le GARC. Spécifiquement, cette plateforme a accumulé avec succès plus de 450 heures de navigation et parcouru plus de 2 200 milles marins lors de patrouilles maritimes en soutien à l’opération Epic Fury », a déclaré M. Hawkins dans un communiqué. Il n'a cependant pas souhaité citer les autres systèmes autonomes déployés. BlackSea n'a pas voulu faire de commentaires à ce sujet.

Difficultés des drones marins de l'armée américaine

Les États-Unis tentent depuis des années de constituer une flotte de navires de surface et de sous-marins autonomes et sans équipage, afin de disposer d'une alternative moins coûteuse et plus rapide aux navires et sous-marins avec équipages, notamment pour contrer la puissance navale croissante de la Chine dans le Pacifique. Ces efforts ont toutefois pris du retard et ont été entravés par des problèmes techniques, des préoccupations liées aux coûts et une série de revers lors des essais. En 2025, Reuters a rapporté que le GARC, un bateau à moteur anguleux d'environ cinq mètres de long, avait connu de multiples problèmes de performance et de sécurité, y compris une collision à grande vitesse avec un autre bateau lors d'un essai militaire.

Ces dernières semaines, lors d’un autre essai infructueux au Moyen-Orient, un GARC est devenu inutilisable, selon une source informée. M. Hawkins a de son côté refusé de commenter ces revers lors des tests. « Le GARC est une capacité émergente et fait partie d’une flotte de drones de surface opérée par la Ve flotte américaine afin d’améliorer la reconnaissance de ce qui se passe dans les eaux régionales », a-t-il simplement déclaré.

Cet article est une traduction de l'agence Reuters.

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