L'ancien ministre égyptien des Affaires étrangères, Nabil Fahmy, a été nommé dimanche à l'unanimité au poste de Secrétaire général de la Ligue arabe.
Sa nomination sera officiellement entérinée par les ministres arabes lors du prochain sommet prévu en Arabie saoudite, avant une prise de fonction le 1er juillet pour un mandat de cinq ans. L'ancien haut diplomate, qui a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014, deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016. Le bloc qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.
Dans un communiqué, M. Fahmy, 75 ans, a déclaré que sa future fonction impliquait « une grande responsabilité » compte tenu « des violations flagrantes du droit international commises par des parties qui agressent traîtreusement nos pays (...) et par d'autres qui maintiennent depuis longtemps l'occupation de nos terres ». Bien qu'il n'ait pas explicitement nommé Israël ou l'Iran, le futur patron de la Ligue arabe reste fidèle à la ligne de son prédécesseur. Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL'invasion israélienne du Liban pourrait durer pendant plusieurs mois, voire des années, selon des informations rapportées dimanche par le journal israélien Yedioth Aharonoth. Des responsables interrogés indiquent que « l'armée israélienne restera probablement dans la région pendant des mois, voire plus ». Un autre responsable de la sécurité a déclaré pour sa part que le gouvernement libanais est incapable de désarmer le Hezbollah et que la présence de l'armée israélienne en profondeur sur le territoire libanais devrait se poursuivre « pendant au moins plusieurs mois, voire des années ».
Même en cas de cessez-le-feu, l'armée ne devrait pas se retirer, ont encore déclaré des responsables de la défense cités par le journal.
L'objectif de l'opération est d'établir une zone tampon plus profondément à l'intérieur du Liban-Sud, afin de réduire les tirs en direction du nord d'Israël, rappelle le Yedioth Aharonoth. « Nous aplanissons ce que nous pouvons. C'est une zone de combat en pleine restructuration », affirme un soldat. Cependant, des interrogations subsistent quant à la capacité de l'armée à maintenir une présence prolongée, notamment face aux difficultés de recrutement, précise le quotidien.
Après le cessez-le-feu de 2024, l'armée israélienne avait continué d'occuper cinq puis au moins six positions en territoire libanais, le long de la frontière. Depuis le début de la nouvelle offensive le 2 mars, les autorités de l’État hébreu ont affirmé à plusieurs reprises vouloir établir une telle « zone tampon » au Liban-Sud. Le ministre de la Défense Israel Katz avait donné l'ordre à la troupe d' « accélérer la démolition » des habitations dans cette zone, tandis que d'autres responsables ont affirmé qu'elle devrait s'étendre au moins jusqu'au Litani, où l'armée israélienne semblait parvenue samedi au niveau de Taybé.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL'Université américaine de Beyrouth (AUB) a annoncé dimanche que les cours seraient dispensés en ligne les deux prochains jours, après les menaces iraniennes de cibler les universités américaines au Proche-Orient.
« Nous avons appris l’existence de menaces proférées à l’encontre d’universités américaines dans la région (...) pour le moment, nous n'avons pas de preuves de menaces directes contre notre université, ses campus ou son centre médical », situés au cœur de Beyrouth, dans le quartier de Hamra, a annoncé le président de la prestigieuse université, Fadlo Khuri, dans un communiqué. « Mais par excès de prudence, nous fonctionnerons entièrement en ligne lundi et mardi ». Il a également appelé « toutes les parties, sans exception, à épargner ces institutions dans la conduite de leurs conflits ». Fondée en 1866, cette université a été le creuset des élites du monde arabe.
À l'aube, les gardiens de la révolution, l'armée idéologique de l'Iran, ont menacé de cibler les universités américaines au Moyen-Orient, après avoir dénoncé la destruction de deux universités en Iran par des frappes américano-israéliennes. « Si le gouvernement américain veut que ses universités dans la région ne subissent pas de représailles (...), il doit condamner le bombardement des universités dans un communiqué officiel avant lundi 30 mars à midi », ont-ils déclaré dans un communiqué. Les gardiens ont notamment conseillé « aux employés, professeurs et étudiants des universités américaines de la région de s'éloigner d'un kilomètre » des campus pouvant être visés.
Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, auxquelles Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région. Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale par une attaque du Hezbollah pro-iranien contre Israël, qui mène depuis le 2 mars des frappes massives ayant fait plus de 1.100 morts et un million de déplacés.
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