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17:42 Liban   Décès de Salma Merchak Slim, mère de Lokman Slim

La chercheuse Salma Merchak Slim, mère de l’éminent chercheur et opposant notoire au Hezbollah, Lokman Slim, assassiné en 2021, est décédée, a annoncé sa veuve, Monika Borgmann. Les funérailles de Salma Merchak, de confession chrétienne, auront lieu le jeudi 25 février à 11 heures à l’Église évangélique nationale de Beyrouth, en face du Grand Sérail.

Lors des funérailles de Lokman Slim, Salma Merchak, de nationalité égyptienne, avait appelé les jeunes Libanais à « vivre selon les principes » défendus par son fils. Elle les avait exhortés à privilégier « le dialogue et la raison », qui leur permettraient de « fonder une nation », et à « poursuivre la lutte » menée par son fils pour le pays, tout en les invitant à abandonner « la logique des armes, qui n'a bénéficié en rien au pays ».

Lokman Slim avait été retrouvé mort le 4 février 2021, au Liban-Sud, après avoir été porté disparu depuis la veille au soir, alors qu’il était sorti du domicile d’un ami dans le village de Niha. Son corps, atteint de plusieurs balles, avait été retrouvé dans une voiture de location, près de la localité de Touffahta, dans le caza de Zahrani. La victime était régulièrement la cible de menaces de la part de partisans du Hezbollah et du mouvement chiite Amal, mais refusait de s’y plier et continuait de vivre dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

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17:32 Polémique   Menacée pour avoir critiqué l’ambassadeur d’Iran au Liban, une ex-candidate aux législatives porte plainte

Pour avoir publié sur ses réseaux sociaux un message dans lequel elle protestait contre l’accueil de l’ambassadeur d’Iran Mojtaba Amani dans le village de Maaysra (à majorité chiite), au Kesrouan, Joséphine Zoughaib, femme politique de cette région, a été la cible, durant une semaine, d’injures et de menaces qui l’ont poussée à porter plainte jeudi dernier.

Joséphine Zoughaib, attaquée dans des messages sur ses réseaux sociaux, puis par téléphone, est une figure bien connue du Kesrouan, où elle a longtemps siégé au conseil municipal de son village de Kfardebiane. Elle a également été candidate indépendante malheureuse au siège maronite lors des dernières législatives de 2022, et s’apprête à présenter à nouveau sa candidature au scrutin censé se tenir en mai, sur la liste du Bloc national dont elle fait désormais partie. La formation est connue pour ses critiques contre le régime iranien et son allié libanais, le Hezbollah, tous deux sortis grandement affaiblis par la dernière guerre entre Israël et le Liban et l’offensive israélienne et américaine contre l’Iran en juin dernier.

Le 16 février, à l’annonce de la visite de l’ambassadeur d’Iran que le village de Maaysra voulait « honorer » à l’occasion de la fin de son mandat au Liban, la candidate a écrit : « Nous n’accepterons pas que l’ambassadeur d’Iran soit accueilli dans le Kesrouan. Le Kesrouan est une terre appartenant à ses fils, et la décision leur revient. Ce n’est pas une scène où s’expriment les influences (politiques régionales). Non aux gardiens de la révolution iraniens dans le Kesrouan. »

Lors du conflit de 2023-2024 entre le parti chiite libanais et l’État hébreu, Maaysra a été bombardée à plusieurs reprises par l’aviation israélienne. Quant à Mojtaba Amani, il avait été blessé dans l’explosion des bipeurs piégés par le Mossad, aux mains de centaines de membres du Hezbollah.

« Crois-tu que le Kesrouan t’appartient ? »

« De quoi se mêle-t-elle celle-là ? Qui est-elle et comment se permet-elle de parler au nom des habitants du Kesrouan ? » s’exclame un internaute. « Revenez à l’histoire, vous saurez que le Kesrouan appartenait à nos ancêtres qui ont été chassés d’ici par les vôtres », écrit un autre, dans une allusion à la présence des chiites dans cette région majoritairement chrétienne. « J’espère qu’on te cassera tes dents ! Tu crois que le Kesrouan t’appartient ? » s’insurge une autre internaute.

« Il y a très rapidement eu plus de 1 200 réponses en ligne, avec un focus sur mon identité communautaire, sur mon genre, sur mon apparence… » dénonce Joséphine Zoughaib auprès de L’Orient-Le Jour.

Outre les attaques en ligne, Joséphine Zoughaib a été victime de menaces par téléphone. « Il y a eu des messages et deux ou trois appels de menace à partir de numéros étrangers », raconte-t-elle. Le message de trop lui parvient jeudi dernier à 5h45 : « Nous te casserons tes jambes si tu descends de chez toi. » Estimant que « les menaces sont devenues intolérables », elle signale le jour même les faits au bureau de lutte contre cybercriminalité des Forces de sécurité intérieure et porte plainte en justice contre tous ceux que l’enquête déterminera comme impliqués dans cette campagne de diffamation.

Le Bloc national a volé au secours de Joséphine Zougheib, dénonçant une campagne systématique menée contre sa candidate dans le Kesrouan, sur base d’une opinion politique légitime concernant la visite de l’ambassadeur d’Iran au village de Maaysra. Le parti a estimé que les insultes et menaces dont elle a été victime « dépassent de loin les contours du débat politique et constituent une violation claire de la liberté d’expression garantie par la Constitution libanaise ».

Joséphine Zougheib dénonce par ailleurs des attaques sexistes et misogynes à son encontre, mais se félicite de la mobilisation d’associations féministes qui ont dénoncé « la violence contre les femmes en politique (...) ». La fondation Maharat a notamment lancé une campagne de solidarité en ligne sous le hashtag (mot-dièse) « La violence contre les femmes en politique ».

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17:13 Justice   Al-Habtoor annonce lancer une procédure judiciaire contre l’État libanais à Washington

Dans une « déclaration officielle » postée sur son compte X, le groupe al-Habtoor a annoncé lundi « lancer une procédure judiciaire contre la République libanaise », qu’il accuse de lui avoir causé d’importantes pertes en raison de ses décisions. Le groupe indique, dans son post, que « le bureau d’avocats White & Firms, l’un des plus prestigieux au monde s’occupant de litiges souverains et arbitrage en matière d'investissements fondés sur des traités, (le) représentera ».

Le groupe, propriété de l’homme d’affaires émirati Khalaf al-Habtoor, avait annoncé, le 28 janvier dernier, la fermeture de l’ensemble de ses opérations au Liban, invoquant « la dégradation des conditions politiques, économiques et sécuritaires dans le pays ». Il avait affirmé également avoir été la cible de « campagnes hostiles, d’attaques publiques et d’actions diffamatoires visant ses activités ». Cette annonce survenait dans la foulée de menaces de poursuites judiciaires proférées précédemment par Khalaf al-Habtoor contre le gouvernement libanais et la Banque du Liban (BDL), accusés d'avoir « provoqué, à travers leurs décisions, des pertes d’investissements dépassant 1,7 milliard de dollars (6,24 milliards de dirhams) ».

Des menaces qui se concrétisent puisque le groupe a annoncé lundi « être à la phase finale de préparation d’un processus d’arbitrage international à Washington DC, en conformité avec les mécanismes de résolution des conflits qui tombent sous le traité signé entre les Émirats arabes unis et le Liban ».

Et d’ajouter : « Ces dispositions font suite à l'expiration de la période de réflexion de six mois prévue par le traité, et en l'absence de toute mesure corrective significative, proposition de règlement ou engagement institutionnel susceptible de remédier aux violations graves et aux dommages précédemment notifiés aux autorités libanaises. »

Dans son message, le groupe assure « n’avoir eu aucun choix, en l’absence de toute alternative, que de recourir aux canaux légaux ». Il affirme cependant « rester ouvert à toute initiative sérieuse et structurée visant à rétablir pleinement ses droits et à indemniser les dommages subis ».

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