Ils sont 16 jusqu'à ce jour. Seize villages du Liban-Sud bombardé et envahi, dont les habitants refusent de partir.

Répartis entre les cazas de Bint Jbeil, dans le secteur central de la bande frontalière, et Marjeyoun et Hasbaya dans le secteur est, ces villages, allant de petits bourgs de centaines d'habitants comme Rmeich, à de simples hameaux peuplés de quelques familles seulement, sont isolés du reste du Liban. Ils vivent en première ligne les combats entre le Hezbollah et l'armée israélienne, des maisons de leur périphérie ont été dynamitées par les Israéliens comme à Debel, et certains de leurs habitants ont été tués dans des frappes israéliennes, notamment à Qleyaa et Aïn Ebel. Les routes d'approvisionnement vers ces villages sont dangereuses en raison des bombardements et le Sud-Litani a été coupé du reste du pays par des frappes sur la quasi-totalité des ponts traversant le fleuve.
Majoritairement chrétiens, sunnites dans le caza de Hasbaya et druzes, notamment à Ebel el-Saqi, ces localités restent peuplées malgré toutes les difficultés et les risques, et les habitants en appellent quotidiennement aux autorités pour assurer leur sécurité et ouvrir des corridors d'aide humanitaire. Et ce alors que l'armée libanaise a retiré une grande partie de ses troupes de ces villages au cours de cette semaine.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsUn deuxième avion de combat de l'armée américaine s'est écrasé ce vendredi « près du détroit d’Ormuz », selon deux responsables américains citée par le New York Times.
L’unique pilote à bord de l’appareil, « un avion d'attaque A-10 Warthog » a par la suite été « secouru sain et sauf », précisent ces sources, sans toutefois fournir d’éléments sur les circonstances et le lieu du crash.
Celles-ci indiquent aussi que cet incident s’est produit peu de temps après qu’un autre avion de combat, de type F-15E, a été abattu au-dessus de l’ouest de l'Iran. L’un des membres de l'équipage a été secouru par les équipes de sauvetage américaines, qui poursuivent leurs recherches du deuxième pilote.
Plus tard, des médias d'État iraniens ont affirmé que le système de défense aérienne du pays « a pris pour cible un avion A-10 ennemi dans les eaux méridionales proches du détroit d'Ormuz ».
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLe patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a dénoncé vendredi les « multiples attaques » visant les établissements de santé en Iran depuis le début de la guerre, regrettant notamment que l'Institut Pasteur soit désormais dans « l'incapacité » d'opérer.
Des frappes ont provoqué d'importants dégâts sur cet établissement de santé clé de Téhéran, avait annoncé jeudi le ministère iranien de la Santé, y voyant « une attaque directe contre la sécurité sanitaire internationale ». « De multiples attaques contre des établissements de santé ont été signalées ces derniers jours » dans la capitale iranienne, « dans un contexte d'escalade du conflit au Moyen-Orient », a écrit sur le réseau social X le directeur général de l'organisation onusienne, Tedros Adhanom Ghebreyesus. L'Institut Pasteur d'Iran, membre de l'International Pasteur Network mais sans lien direct avec l'institut éponyme de Paris, « se trouve dans l'incapacité de poursuivre ses activités de soins », a-t-il déploré.
Ce centre fondé en 1920 « oeuvre depuis plus d'un siècle dans de nombreux domaines de la recherche médicale » et « joue un rôle essentiel dans la protection et la promotion de la santé publique, notamment en situation d'urgence », rappelle le chef de l'OMS.
Selon l'agence de presse iranienne Isna, la production de vaccins et de sérums continue malgré les dommages subis. « Aucun des employés n'a été blessé », a-t-elle précisé sur son compte Telegram. Des frappes américano-israéliennes distinctes, mardi, ont touché l'une des plus grandes entreprises pharmaceutiques d'Iran, qui produit des médicaments contre le cancer et des anesthésiques, selon le gouvernement iranien. Le patron de l'OMS a également assuré que l'hôpital psychiatrique Delaram Sina avait subi d'importants dégâts dimanche après une frappe aérienne.
Le Croissant-Rouge iranien, cité par l'agence iranienne Mehr, a par ailleurs fait état d'une frappe contre un centre de recherche dans le domaine des lasers et du plasma de l'université Shahid Beheshti à Téhéran.
Les attaques visant des établissements de santé, protégés par la Convention de Genève, constituent une « ligne rouge du droit international » et sont considérées « comme un crime de guerre », a réagi vendredi sur X cette organisation. D'après ses dernières données, 307 établissements de santé, médicaux et de soins d'urgence ont été endommagés par la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines. Le président américain Donald Trump a menacé mercredi d'intensifier son offensive militaire et de renvoyer l'Iran « à l'âge de pierre ».
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats