Le blocage du détroit d'Ormuz est une « souffrance passagère », a assuré dimanche le ministre américain de l'Energie Chris Wright, estimant que la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'achèverait « dans les prochaines semaines ».
« C'est vrai que nous traversons cette période de perturbations de court terme, mais mieux vaut le faire maintenant que d'avoir un Iran nucléarisé », a déclaré M. Wright dans une interview à l'émission « This Week » sur ABC News, justifiant le lancement de la guerre contre l'Iran le 28 février. « Il s'agit d'une souffrance passagère pour parvenir à une bien meilleure situation dans laquelle le Moyen-Orient ne peut plus être pris en otage par un Etat voyou, l'Iran », a-t-il dit au sujet du blocage du détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire 20% de la production mondiale d'hydrocarbures.
« Je pense que ce conflit se terminera certainement dans les prochaines semaines. Cela pourrait être plus tôt que cela, mais le conflit se terminera dans les prochaines semaines et nous connaîtrons une reprise de l'offre (d'hydrocarbures, NDLR) et une baisse des prix ensuite », a indiqué le ministre. Il a réaffirmé la position de l'administration Trump rejetant les accusations d'avoir sous-estimé dans ses plans de guerre les risques de fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsLes frappes israéliennes sur le Liban ont tué depuis le 2 mars 850 personnes, dont 107 enfants, a annoncé dimanche le ministère de la Santé dans un nouveau bilan.
Le bilan précédent annoncé samedi faisait état de 826 morts. Parmi les tués figurent 66 femmes et 32 personnels de santé, a précisé le ministère selon lequel 2.105 personnes ont été blessées en deux semaines de guerre.
Le ministère de la Santé et la Défense civile de Gaza ont annoncé dimanche qu'une frappe israélienne avait tué quatre Palestiniens dans le centre de la bande de Gaza, au moment où une délégation du Hamas, en visite au Caire, a appelé Israël à appliquer l'accord de cessez-le-feu.
L'armée israélienne « a commis un horrible massacre dans la bande de Gaza, tuant quatre civils, dont une femme enceinte, après avoir bombardé leur maison dans le camp de réfugiés de Nousseirat », dans le centre du territoire, « en violation flagrante » du cessez-le-feu, a dénoncé dans un communiqué un porte-parole du Hamas, Hazem Qassem.
La Défense civile dans le territoire a fait état du même bilan de quatre morts.
Cette frappe est survenue durant la visite au Caire d'une délégation du Hamas, arrivée samedi dans la capitale égyptienne, et qui doit rencontrer dimanche des responsables égyptiens, selon une source au sein du mouvement interrogée par l'AFP.
D'après cette source, la délégation s'est déjà entretenue avec le nouveau Haut représentant pour Gaza, le diplomate bulgare Nikolaï Mladenov.
Au moins 663 Palestiniens ont été tués par des tirs ou des frappes israéliennes depuis le début du cessez-le-feu le 10 octobre 2025, selon le ministère de la Santé de Gaza, qui fait également état de 1 762 blessés et 756 corps exhumés sous des décombres. Au total, au moins 72 239 Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne depuis le début de son offensive génocidaire contre la bande de Gaza le 7 octobre 2023, à la suite de l'attaque du Hamas dans le sud d'Israël.
L'armée israélienne a de son côté recensé cinq soldats tués dans ses rangs depuis le début de la trêve.
« Ils ont discuté des violations, incursions et crimes israéliens en cours », a-t-elle affirmé, ajoutant que le Hamas avait souligné « la nécessité de faire avancer la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu », notamment sa deuxième phase, et d'ouvrir les points de passage de Gaza afin de permettre l'acheminement de l'aide humanitaire.
Les États-Unis ont annoncé mi-janvier le passage à la deuxième phase du plan de Donald Trump visant à mettre fin définitivement à la guerre.
Cette phase prévoit notamment un retrait israélien progressif de Gaza, le désarmement du Hamas et le déploiement d'une force internationale de stabilisation. L'armée israélienne occupe toujours plus de la moitié du territoire de l'enclave assiégée, derrière une « Ligne jaune » instaurée par le plan Trump, tandis que le Hamas refuse de déposer les armes aux conditions posées par Israël.
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