Un tribunal iranien a condamné la lauréate du prix Nobel de la paix, Narges Mohammadi, à six ans de prison, a indiqué son avocat à l'AFP dimanche. « Elle a été condamnée à six ans de prison pour rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes », a déclaré son avocat, Mostafa Nili, ajoutant qu'elle avait également écopé d'une interdiction de quitter le pays pendant deux ans.
La militante des droits humains, détenue depuis décembre, a été condamnée dans une autre affaire à un an et demi de prison pour « activités de propagande » et à deux ans d'exil dans la ville de Khosf, dans la province orientale du Khorassan du Sud, a précisé l'avocat. Selon la loi iranienne, les peines de prison sont non cumulables.
Deux personnes, dont un petit enfant, ont été tuées dimanche dans l'effondrement d'un immeuble rue de Syrie, dans le quartier de Bab el-Tebbané à Tripoli, au Liban-Nord, tandis que trois personnes ont été extraites des décombres, rapporte notre correspondant Michel Hallak.
Les corps d'une femme et d'un enfant de deux ans ont été extraits des décomptes et les recherches se poursuivent sur le site de ce nouvel écroulement dans la grande ville du Nord. Outre les personnes blessées dans l'écroulement, d'autres l'ont été en raison des tirs en l'air survenus après le drame.
Des équipes de la Défense civile, de la Croix-Rouge libanaise et du Haut comité de secours, ainsi que neuf ambulances s'activent sur place pour trouver d'autres victimes ou survivants. Selon les premières informations, plusieurs personnes se trouvaient à l'intérieur du bâtiment au moment de l'effondrement, dont certaines seraient de nationalité syrienne. Le nombre total de personnes qui résidaient dans l'immeuble n'était pas immédiatement claire. Dès l'effondrement, des habitants du quartier se sont précipités sur les lieux et ont commencé à déblayer les décombres à la main, tandis qu'un rassemblement important de riverains a entravé l'accès à l'immeuble effondré. Des personnes piégées sous les décombres auraient été entendues par certains témoins.
Un important contingent de l'armée libanaise est par ailleurs arrivé sur les lieux et s'emploie à rétablir l'ordre et à faciliter les déplacements des équipes de secours, afin d'accélérer le sauvetage des personnes ensevelies, poursuit notre correspondant.
Réagissant à ce nouveau drame, alors que les habitants et responsables tripolitains ont interpelé à de nombreuses reprises les autorités pour trouver des solutions aux risques d'effondrement dans la ville, le président libanais, Joseph Aoun, a indiqué sur le compte X de la présidence « suivre les développements » à Bab el-Tebbané. Il a demandé aux secouristes de tout le pays de se mobiliser pour aider aux opérations de secours et d'assurer des abris pour les personnes évacuées de la zone. Le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar a de son côté immédiatement demandé à la Défense civile et aux Forces de sécurité intérieure de déployer leurs équipes sur les lieux de l’effondrement afin de participer aux opérations de recherche et de sauvetage. De son côté, le ministre de la Santé Rakan Nassereddine a indiqué que les blessés de l’effondrement seront entièrement pris en charge par le ministère.
L'ancien Premier ministre Nagib Mikati, qui est lui-même originaire de Tripoli, a fait part de sa « tristesse et profonde compassion envers les victimes ». Il a par ailleurs appelé « à charger la municipalité de Tripoli, qui dispose de statistiques complètes sur l’état des bâtiments, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, d’obliger les propriétaires à réparer et à consolider ces immeubles au plus vite ». « Si cela s’avère impossible pour des raisons financières, l’État doit allouer des fonds publics pour la consolidation et inscrire des hypothèques sur les biens au nom de la municipalité, afin d’empêcher leur vente par les propriétaires. De plus, un logement provisoire doit être fourni aux habitants de ces immeubles pendant toute la durée des travaux », a déclaré M. Mikati.
Cet effondrement survient quelques jours seulement après l'évacuation vendredi soir des habitants d'un immeuble de quatre étages situé à proximité, dans le quartier de Dahr al-Maghr, suite à des craquements dans les fondations du rez-de-chaussée. L'immeuble évacué se trouve en face d'un bâtiment qui s'est effondré le 7 janvier dernier. Fin janvier, deux autres immeubles du quartier avaient été évacués et un autre avait fait l'objet d'une inspection. Plusieurs immeubles du quartier pauvre de Kobbé, à Tripoli, se sont effondrés depuis le début de l'hiver, principalement en raison de la négligence et du manque d'entretien. Le mois dernier, un père et sa fille ont trouvé la mort dans un incident similaire qui avait fait la Une au Liban. Les autorités ont maintes fois mis en garde contre le risque croissant d'effondrements à Tripoli, la ville la plus pauvre du Liban, où les infrastructures se sont fortement dégradées dans un contexte de pénurie chronique de financements.
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsDeux enfants et une bénévole du Croissant-Rouge syrien ont perdu la vie dans des inondations qui ont frappé le nord-ouest de la Syrie, a annoncé dimanche l'agence de presse officielle Sana.
Les fortes pluies qui se sont abattues sur la région d'Idleb et sur la province côtière de Lattaquié ont également causé des dégâts considérables dans les camps de déplacés, selon les autorités, qui ont organisé des opérations de sauvetage et d'hébergement d'urgence dans ces zones.
L'agence de presse officielle Sana a rapporté « la mort d'une bénévole du Croissant-Rouge (...) et quatre autres personnes blessées » dans la province de Lattaquié.
Le Croissant-Rouge précise qu'un véhicule de secours avait quitté la route dans une vallée, tuant une de ses bénévoles et blessant quatre autres personnes qui allaient aider des personnes piégées par des crues subites.
« Un cinquième volontaire a été blessé alors qu'il tentait de secourir un enfant pris au piège par les eaux », a précisé l'organisme.
Deux enfants sont morts samedi « en raison des fortes inondations qui ont balayé la région d'Ain Issa », dans le nord de la province de Lattaquié, a également indiqué Sana.
Les autorités ont précisé qu'elles s'efforçaient dimanche de dégager les routes dans les camps de déplacés situés dans les zones inondées de la province d'Idleb.
Plus de 300 familles ont été directement affectées par ces intempéries dans 14 camps de déplacés de cette province, a précisé samedi le ministre chargé des urgences et de la gestion des catastrophes, Raed al-Saleh. Des tentes ont été inondées et les effets personnels des occupants emportés.
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