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14:33 Liban   Amnistie générale : le PSNS demande l'inclusion de Habib Chartouni ; Bassil pose ses conditions

Alors que les débats sur la loi d'amnistie générale ont été reportés au Parlement, faute d'accord politique préalable et après des tensions en commissions, le Parti social nationaliste syrien (PSNS) a réclamé que Habib Chartouni, un de leurs membres condamné pour l'attentat de 1982 ayant coûté la vie à l'ancien président élu Bachir Gemayel, soit inclus dans la liste des amnistiés. De son côté, le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, a exposé ses propres conditions à tout aval donné au texte, rejetant notamment toute amnistie pour les « trafiquants de drogue et assassins de soldats. »

Le PSNS a publié un communiqué appelant l’État libanais à inclure l’affaire Chartouni dans toute loi d'amnistie à venir, arguant que d’autres dossiers de l’époque de la guerre civile avaient été clos depuis longtemps. Habib Chartouni a été condamné à mort en octobre 2017 pour l’assassinat de Bachir Gemayel, un événement qui a marqué un tournant dans la guerre civile au Liban (1975-1990). Chartouni, membre du PSNS, avait reconnu son implication dans l’attentat dans les années 1980 et a été jugé par contumace après s’être évadé de prison en 1990, à la suite de huit ans de détention.

Selon le communiqué du parti, l'assassinat de Bachir Gemayel doit être « compris dans le contexte de la résistance au projet d’israélisation du Liban ». Il a également critiqué ce qu’il qualifie de « traitement sélectif » de la part de l’État libanais, soulignant que les autorités avaient relâché des détenus accusés dans des affaires liées au terrorisme ou en avaient extradé d’autres à l’étranger, tout en maintenant le dossier Chartouni ouvert « pour des raisons politiques. »

Pour sa part, Gebran Bassil, a déclaré dans une publication sur X que « l’amnistie pour les opprimés est un devoir, mais (celle) pour les trafiquants de drogue et les meurtriers est rejetée, tout comme il est inacceptable de pardonner à ceux qui ont volé l’argent des déposants. L’amnistie pour les assassins de soldats de l’armée ne doit même pas être proposée, car nous avons toujours été, et resterons, aux côtés de l’armée et de ses martyrs. »

Le débat autour de l’amnistie générale au Liban demeure profondément communautaire, chaque communauté ayant tendance à appréhender les détenus, les collaborateurs et les crimes de guerre à travers le prisme de leurs propres expériences historiques, alliances politiques et griefs collectifs, réclamant l'amnistie de différentes catégories de détenus, au grand dam des autres. Si les familles de détenus islamistes au Liban réclament ainsi activement une amnistie générale, des responsables chrétiens, en tête desquels le patriarche maronite Béchara Raï, ont demandé l'inclusion dans l'amnistie des Libanais résidant en Israël. C'est dans ce contexte que le projet de loi sur l’amnistie générale, réclamé pour désengorger les prisons libanaises, notamment des détenus qui n'ont jamais été jugés, a déclenché de vifs débats en commission parlementaire le 6 avril dernier.

14:05 Diplomatie   Issa s'entretient avec Aoun et Berry, à quelques jours des négociations entre Beyrouth et Tel-Aviv à Washington

L'ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa s'est entretenu lundi avec le président de la République libanaise, Joseph Aoun, ainsi que le président du Parlement, Nabih Berry, à quelques jours des premières négociations directes à Washington au niveau de délégations gouvernementales entre Beyrouth et Tel-Aviv, sous parrainage américain. Courant avril, deux réunions préparatoires aux négociations inédites depuis des décennies entre le Liban et Israël, s'étaient tenus au niveau de leurs ambassadeurs respectifs à Washington. M. Berry réclame des négociations indirectes avec Israël, rejoignant la position du Hezbollah.

M. Aoun a insisté lors de sa réunion avec l'ambassadeur américain sur la « nécessité de faire pression sur Israël afin qu’il mettre fin aux violations du cessez-le-feu, aux opérations militaires, ainsi qu’aux destructions à l'explosif et démolitions de maisons », rapporte la présidence libanaise sur X. Le chef de l'Etat a plus généralement « discuté des derniers développements liés à la troisième réunion tripartite libano-américano-israélienne prévue cette semaine à Washington ».

Cette rencontre à venir provoque l'ire du Hezbollah, la formation chiite pro-iranienne refusant toute négociation directe de l'État libanais avec Israël. L'Iran fait par ailleurs de la fin de la guerre au Liban l'une de ses demandes aux États-Unis pour un accord visant à mettre fin à la guerre débutée le 28 février par une offensive israélo-américaine contre son pays, et qui connaît un cessez-le-feu meurtrier depuis le 17 avril. Dimanche, Mahmoud Comati, membre du Conseil politique du Hezbollah, a lancé une violente diatribe contre M. Aoun, demandant comment ce dernier « se permet de passer outre un pilier essentiel de l’État, le président du Parlement (et chef d'Amal) Nabih Berry, et de quel droit il décide seul du destin du Liban ».

Réunion avec Berry

M. Issa s'était déjà entretenu il y a une semaine avec M. Berry, allié politique clé du Hezbollah, qui refuse toute négociation directe avec Israël avant l’obtention d’un cessez-le-feu et de garanties concrètes du retrait israélien du sud du pays. Les deux hommes ont discuté de « l’évolution de la situation au Liban et dans la région ainsi que des derniers développements », selon le bureau des médias du Parlement, qui ne donne pas davantage de précisions.

La consolidation du cessez-le-feu, très fragile, au Liban, le retrait israélien et le retour des détenus libanais dans les geôles israéliennes figurent parmi les principales revendications libanaises de cette troisième rencontre. Les Israéliens continuent d’insister sur le désarmement du Hezbollah avant tout retrait.

12:34 L'Iran exécute un espion présumé du Mossad et de la CIA

Un carrefour de Téhéran au-dessus duquel a été érigé un poster du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, le 11 mai 2026. Photo Majid Asgaripour/WANA (West Asia News Agency) via REUTERS

L'Iran a exécuté un homme soupçonné d'espionnage pour les services secrets israéliens et américains, a annoncé lundi la justice iranienne, dernière d'une série d'exécutions depuis le début de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis.

Erfan Shakourzadeh « a été pendu pour collaboration avec les services de renseignements des Etats-Unis et le Mossad », services extérieurs israéliens, a écrit Mizan, l'organe de presse du pouvoir judiciaire. Il travaillait au sein de « l'une des organisations scientifiques du pays actives dans le domaine spatial », selon Mizan, qui l'accuse d'avoir « sciemment » transmis des informations classifiées à la CIA et au Mossad.

La République islamique fait de longue date l'objet d'accusations de la part des Occidentaux, qui la soupçonnent d'utiliser son programme spatial pour développer ses capacités en matière de missiles balistiques.

Les arrestations et exécutions, en particulier liées à des dossiers d'espionnage, se multiplient en Iran depuis le l'attaque américano-israélienne du 28 février qui a déclenché une guerre régionale. La semaine dernière, trois hommes ont été pendus pour leur implication présumée dans les manifestations qui ont secoué le pays en décembre et janvier.

Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine. Les autorités ont exécuté au moins 1.639 personnes en 2025, un record depuis 1989, ont récemment indiqué les ONG Iran Human Rights (IHR) et Ensemble contre la peine de mort (ECPM).

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L'Iran a exécuté un homme soupçonné d'espionnage pour les services secrets israéliens et américains, a annoncé lundi la justice iranienne, dernière d'une série d'exécutions depuis le début de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis.Erfan Shakourzadeh « a été pendu pour collaboration avec les services de renseignements des Etats-Unis et le Mossad », services extérieurs israéliens, a écrit Mizan, l'organe de presse du pouvoir judiciaire. Il travaillait au sein de « l'une des organisations scientifiques du pays actives dans le domaine spatial », selon Mizan, qui l'accuse d'avoir « sciemment » transmis des informations classifiées à la CIA et au Mossad.La République islamique fait de longue date l'objet d'accusations de la part des Occidentaux, qui la soupçonnent...

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