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12:57 Golfe   L'Iran accuse le Qatar de retarder l'enquête sur le sort de ses pilotes de chasse

L'Iran a reproché dimanche au Qatar de retarder l'accès de responsables iraniens à son territoire pour enquêter sur le sort de pilotes de chasse, capturés selon Téhéran pendant la guerre au Moyen-Orient, ce que Doha a démenti.

L'armée de l'air du Qatar avait annoncé le 2 mars avoir abattu deux bombardiers Sukhoï Su-24 en provenance d'Iran, après des tirs iraniens sur des installations gazières de l'émirat, sans précisions sur le sort des pilotes.

Fin juillet, l'armée iranienne avait annoncé avoir récupéré le corps d'un des pilotes tué lors d'une attaque début mars ciblant la base aérienne américaine d'Al-Udeid, située au Qatar.

Samedi, l'Iran a affirmé que le Qatar avait capturé trois de ses pilotes après l'opération, et les détenait, appelant le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à « faciliter leur libération ». La diplomatie qatarie a démenti « catégoriquement » cette affirmation, dénonçant des « déclarations trompeuses » émises par les autorités de la République islamique. Une déclaration à laquelle l'Iran a réagi dimanche, affirmant que « des experts de l'armée de l'air iranienne attendent depuis plusieurs mois de pouvoir se rendre au Qatar » pour enquêter sur l'affaire.

« Au lieu de nier les faits et d'entraver la recherche de la vérité, le gouvernement qatari devrait autoriser l'équipe d'experts (...) à se rendre au Qatar », a affirmé le général Mohammad Bagherzadeh, chef du Comité de recherche des personnes disparues auprès des forces armées, cité par Tasnim. Le ministère qatari des Affaires étrangères avait affirmé samedi que l'émirat avait « invité une équipe iranienne (...) pour être informée en détail des opérations de recherche et de sauvetage en avril ». « Mais la partie iranienne n’a pas encore répondu à cette invitation », avait-il déclaré.

La guerre au Moyen-Orient a débuté le 28 février avec une campagne de bombardements israélo-américains contre l'Iran. Téhéran a riposté en menant des frappes sur les pays du Golfe alliés de Washington, dont le Qatar. Un protocole d'accord a été signé mi-juin par Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre mais a volé en éclats début juillet, avec une reprise des frappes de part et d'autre.

Si les hostilités ont baissé en intensité ces derniers jours, les efforts diplomatiques - auxquels le Qatar participe parmi d'autres pays médiateurs - pour relancer les négociations entre les belligérants restent dans l'impasse.

09:06    Iran: un homme exécuté pour sa participation aux manifestations de janvier

Un drapeau iranien flotte sur le pont de Gachin, endommagé par une frappe américaine, le long de la route reliant Bandar Abbas à Bandar Khamir, dans le sud de l’Iran, le 11 août 2026. Photo Atta Kenare / AFP

Un homme a été exécuté dimanche en Iran, condamné pour avoir renversé plusieurs policiers avec sa voiture lors des vastes manifestations antigouvernementales de janvier, a annoncé l'agence de presse de la justice iranienne.

Les exécutions se sont multipliées en Iran depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par une offensive américano-israélienne contre le pays et une grande partie des personnes exécutées ont été condamnées pour leur participation aux manifestations. Fin décembre, un mouvement de contestation initialement lancé contre la vie chère s'était rapidement mué en vastes manifestations antigouvernementales, qui avaient culminé les 8 et 9 janvier. Le pouvoir a reconnu plus de 3.000 morts, imputant les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les Etats-Unis et Israël. Des ONG basées à l'étranger ont parlé elles d'une répression ayant fait des milliers de morts.

« Shahram Sadeghi, condamné à mort pour avoir mené une action opérationnelle en faveur du régime sioniste et des États-Unis, a été exécuté ce matin », a indiqué l'agence Mizan, organe du pouvoir judiciaire. Selon Mizan, il avait renversé le 8 janvier plusieurs policiers à Karaj, à l'ouest de Téhéran, avec sa voiture, blessant sept d'entre eux.

En 2025, les autorités ont exécuté au moins 1.639 personnes, un record depuis 1989, ont récemment indiqué les ONG Iran Human Rights et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), basées à l'étranger. Selon des ONG, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine.

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Un homme a été exécuté dimanche en Iran, condamné pour avoir renversé plusieurs policiers avec sa voiture lors des vastes manifestations antigouvernementales de janvier, a annoncé l'agence de presse de la justice iranienne.Les exécutions se sont multipliées en Iran depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par une offensive américano-israélienne contre le pays et une grande partie des personnes exécutées ont été condamnées pour leur participation aux manifestations. Fin décembre, un mouvement de contestation initialement lancé contre la vie chère s'était rapidement mué en vastes manifestations antigouvernementales, qui avaient culminé les 8 et 9 janvier. Le pouvoir a reconnu plus de 3.000 morts, imputant les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les Etats-Unis et Israël....

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09:03 Maroc   Des dizaines de migrants subsahariens interpellés près de la frontière vers Ceuta

Plusieurs dizaines de personnes, pour la plupart des migrants d'Afrique subsaharienne, ont été interpellés samedi dans le nord du Maroc par les forces de sécurité locales à proximité du poste-frontière de Fnideq menant à l'enclave espagnole de Ceuta, a constaté un correspondant de l'AFP.

Selon le média local Le360 citant une source sécuritaire, « 294 candidats à l'émigration irrégulière » ont été interpellés samedi matin, dont 248 migrants subsahariens et 46 Marocains. « Il s'agit d'une opération de routine visant à prévenir les tentatives de migration irrégulière » en direction de Ceuta, a assuré à l'AFP sous couvert de l'anonymat un responsable informé des interventions en cours.

Parmi les migrants interpellés, le Soudanais Abdessamad Dawad, 22 ans, a expliqué à l'AFP vouloir « venir en Europe parce que mon pays d'origine, le Soudan, est ravagé par les problèmes et l'insécurité ». Un autre Soudanais, Chams Edine Yakoub, 25 ans, a dit être à la recherche « d'opportunités ». « À Ceuta, en Europe, les gens sont mieux pris en charge », a-t-il déclaré. « Il n'y a pas de travail ici. Pas d'argent. Pas de logement. Il n'y a absolument rien, je le jure. »

L'été surtout, les forêts proches de Fnideq et de Beni Ansar, près de Nador, ville marocaine jouxtant l'autre enclave espagnole de Melilla, à 400 km à l'est, sont des lieux de rassemblement pour les migrants subsahariens cherchant à rejoindre irrégulièrement ces territoires.

Selon le responsable, les interpellations, dont il n'a pas donné le nombre, s'inscrivent dans le cadre « du dispositif sécuritaire important déployé » pour éviter les départs.

Les migrants se trouvaient sur une colline boisée au-dessus de Fnideq, à quelques kilomètres du poste-frontière, quand la police est intervenue pour les déloger. Une partie a été arrêtée et d'autres se sont échappés, selon le correspondant de l'AFP.

Mercredi, les autorités marocaines avaient annoncé avoir pris « des mesures » pour contrer tout nouvel afflux massif vers Ceuta, faisant état de nombreuses publications en ligne affirmant que les frontières à Fnideq et Melilla allaient être « ouvertes » le 15 août, « jour férié en Espagne ». Selon Le360 et le site Hespress, les forces de l'ordre ont arrêté « ces derniers jours (...) 61 personnes ayant incité ou fait la promotion de la migration irrégulière sur les réseaux sociaux ».

Il y a 15 jours, plus de 72.000 candidats à l'immigration, principalement des Marocains dont une majorité de jeunes hommes, avaient déferlé à pied ou à la nage sur Ceuta, avant d'en être expulsés presque immédiatement pour 70.000 d'entre eux, selon les autorités espagnoles. Selon des témoignages de migrants, d'ONG locales et plusieurs experts à l'AFP, les candidats au départ avaient pu se regrouper dans la zone frontalière et entrer à Ceuta sans être stoppés, au moins initialement, par les forces de sécurité marocaines. Officiellement, au moins 91 personnes sont mortes dans cette périlleuse traversée, dont 80 en Espagne et 11 côté marocain, mais selon des ONG marocaines, il y a des dizaines de disparus et au moins 141 morts.

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