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15:53 Moyen-Orient   Trump menace de bombarder Oman s'il entrave un accord sur le détroit d'Ormuz

Le porte-avions américain de classe Nimitz USS Abraham Lincoln navigue en soutien à l'opération Epic Fury contre l'Iran depuis un lieu non divulgué, le 3 mars 2026. Photo U.S. Navy/Handout via REUTERS

Donald Trump a menacé lundi de bombarder Oman si le pays se mettait « en travers » d'un accord sur le détroit d'Ormuz, Mascate et Téhéran menant depuis des semaines des discussions sans Washington à propos de ce passage maritime stratégique. « Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule », a déclaré le président américain au journaliste de Fox News Trey Yingst, selon sa publication sur X, en réponse à une question sur les échanges en cours entre les deux pays.

Des responsables iraniens et omanais discutent depuis plusieurs semaines pour trouver un accord sur le passage des navires à travers le détroit d'Ormuz, qui passe entre les côtes des deux pays. Téhéran verrouille le détroit quasiment de façon continue depuis fin février, après l'attaque israélo-américaine contre l'Iran, qui a déclenché la guerre au Moyen-Orient. En riposte, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens.

« Les pourparlers entre l'Iran et Oman se poursuivent de manière sérieuse », avait déclaré lundi un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. « Des échanges de vues ont lieu sur le texte de la déclaration conjointe. » Donald Trump a aussi appelé lundi sur Fox News l'Iran à « hisser le drapeau blanc de la capitulation ». « Je ne suis pas pressé », a-t-il ajouté, estimant que les élections législatives de mi-mandat en novembre « ne changent rien à mes réflexions. »

Trey Yingst, le reporter de Fox News, affirme aussi que Donald Trump a reconnu l'existence d'une ligne de communication directe entre Washington et les gardiens de la révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Téhéran a réaffirmé samedi que le détroit d'Ormuz « restera iranien », après que Donald Trump a affirmé que ce passage, par lequel transitait un cinquième du pétrole mondial avant la guerre, ferait partie du territoire américain une fois l'Iran « battu ».

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Donald Trump a menacé lundi de bombarder Oman si le pays se mettait « en travers » d'un accord sur le détroit d'Ormuz, Mascate et Téhéran menant depuis des semaines des discussions sans Washington à propos de ce passage maritime stratégique. « Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule », a déclaré le président américain au journaliste de Fox News Trey Yingst, selon sa publication sur X, en réponse à une question sur les échanges en cours entre les deux pays. Des responsables iraniens et omanais discutent depuis plusieurs semaines pour trouver un accord sur le passage des navires à travers le détroit d'Ormuz, qui passe entre les côtes des deux pays. Téhéran verrouille le détroit quasiment de façon continue depuis fin février, après l'attaque israélo-américaine...

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15:27 Israël   Des tensions devant un café pendant le shabbat révèlent les fractures de la société

En ce jour de shabbat, l'Israélienne Alma Ronen a troqué son uniforme de l'armée pour un t-shirt et un jean, et voudrait profiter de son jour de repos pour aller au café. Mais comme chaque semaine depuis juin, des ultra-orthodoxes cherchent à l'en dissuader.

Vêtus de costumes noirs, des dizaines d'hommes et d'adolescents scandent « Shabbat ! » aux abords du café Basimta, situé non loin de leur quartier. En face, fort contraste avec les pancartes roses des juifs laïcs. Les contre-manifestants sifflent pour couvrir les cris de leurs opposants, l'un brandissant un carton sur lequel on lit : « Notre droit sacré de boire du café ».

Dans le centre de Jérusalem, le café est depuis deux mois au coeur d'un conflit entre laïcs et ultra-orthodoxes: ces derniers en réclament la fermeture pendant le shabbat, repos hebdomadaire observé par les juifs du vendredi soir au samedi soir. Pendant cette période, la religion juive interdit de travailler, de circuler en voiture, d'allumer ou d'éteindre l'électricité. Chargée de tensions, la scène illustre deux facettes de la société israélienne, appelée aux urnes le 27 octobre, pour des élections législatives qui constitueront un référendum pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Atteinte à la foi »

Le dirigeant israélien, lui-même laïc, s'appuie sur le soutien des juifs ultra-orthodoxes depuis près de deux décennies. A la tête du gouvernement le plus à droite de l'histoire du pays, il a permis à cette communauté de renforcer son influence. Aya Lewkowicz, membre du mouvement « Pink Front » venue de Tel-Aviv pour aider samedi à protéger le café de Jérusalem, estime qu'il appartient à chaque Israélien de respecter ou non le shabbat.

« Chacun devrait être libre de se reposer comme il le souhaite et ne pas se voir imposer (une conduite) par une petite minorité soutenue par le gouvernement », dit-elle. « Les orthodoxes sont des parasites (...) Tout ce qu'ils veulent, c'est l'argent du gouvernement », fustige Amit Yair, 77 ans, en attendant sa commande, ajoutant craindre une théocratie. « Ils disent que nous sommes sur la terre de Dieu mais veulent tuer tout ce qui s'y trouve pour en faire un Etat halakhique », un terme désignant un Etat soumis à la loi juive.

« Je ne veux pas que mes enfants voient un café ouvert en sortant de la maison » pendant le shabbat, lance un juif orthodoxe à un de ses opposants. « Ce n'est pas que je ne te respecte pas, mais cela porte atteinte à la foi de ma famille. Quand on dit qu'on est juif, cela implique un engagement », ajoute-t-il. Les manifestants ultra-orthodoxes approchés par les journalistes ont refusé de s'exprimer, expliquant que cela contreviendrait aux règles du shabbat.

Nombre d'Israéliens laïcs supportent mal le fait que les juifs ultra-orthodoxes bénéficient d'allocations pour leurs études religieuses et, grâce au soutien de M. Netanyahu, sont exemptés de service militaire. L'armée du pays, engagé sur plusieurs fronts depuis l'attaque sans précédent en Israël du mouvement palestinien Hamas le 7 octobre 2023, a pourtant besoin de davantage de soldats.

« Colère »

« Je ressens de la colère au fond de moi à l'idée que seules certaines personnes soient obligées d'accomplir leur service militaire », explique Alma Ronen, qui a combattu à Gaza et dans le sud du Liban. La question de la conscription est devenue un thème phare de la campagne électorale, les principaux rivaux de M. Netanyahu s'étant engagés à mettre fin à l'exception faite aux ultra-orthodoxes.

Parmi les juifs israéliens, 53% se considèrent comme totalement ou en partie laïcs, selon une étude publiée l'année dernière par le centre Jewish People Policy Institute. Le traumatisme de l'attaque du 7 octobre 2023, la plus meurtrière de l'histoire du pays, a toutefois poussé davantage d'Israéliens vers la religion. Mais selon Shlomit Ravitsky Tur Paz, directrice du programme « Religion et Etat » de l'Institut israélien pour la démocratie (IDI), la société israélienne s'est progressivement sécularisée, avec davantage de services disponibles pendant le shabbat. Dans le même temps, elle note que les juifs pratiquants représentant une part de plus en plus importante de la population, du fait d'une forte natalité chez les juifs ortodoxes. Ceux-ci représentent 14,3% de la population d'Israël, selon une étude de l'IDI.

Après plusieurs heures, les manifestants ultra-orthodoxes ont quitté les lieux. Ils seront de retour la semaine prochaine, et la file d'attente au café, chaque samedi plus longue que la précédente, aussi.

15:07 Moyen-Orient   Yémen: le chef des droits de l'homme de l'ONU met en garde contre une escalade du conflit

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a appelé lundi les belligérants au Yémen à « cesser immédiatement » toute offensive, alors qu'une intensification des attaques rebelles risque selon lui de plonger à nouveau le pays dans « un conflit à grande échelle ».

Après des années de calme relatif, les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, intensifient leurs attaques contre des zones contrôlées par le gouvernement, allié à l'Arabie saoudite. La semaine dernière, les houthis ont lancé leurs offensives les plus meurtrières depuis des années, tuant 58 membres des forces gouvernementales, principalement dans la province riche en pétrole de Marib. Le même jour, deux civils ont été tués dans un bombardement houthis sur des zones résidentielles et des camps de déplacés dans la ville de Marib.

« J'exhorte toutes les parties à cesser immédiatement toute action risquant de replonger le Yémen dans un conflit à grande échelle », a exhorté le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, dans un communiqué publié à Genève. Selon le Haut-Commissariat, au moins 17 civils ont été tués ou blessés dans ces attaques visant des régions sous contrôle gouvernemental depuis le 6 août. Trois employés du port de Mokha, ville bordant la mer Rouge, ont notamment été tués dans un tir de missile des rebelles houthis. « J’appelle toutes les parties à désamorcer les tensions et à épargner au peuple yéménite de nouvelles souffrances. Le peuple yéménite a déjà beaucoup trop souffert des conséquences dévastatrices de plusieurs années de conflit, de déplacements et de crise humanitaire », a déclaré M. Türk.

Les hostilités entre les houthis et le gouvernement yéménite ont repris le mois dernier, pour la première fois depuis une trêve négociée en 2022, dans une nouvelle étape de l'embrasement régional consécutif à la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran. Outre le blocus maritime, les rebelles ont revendiqué des frappes contre des sites pétroliers dans le royaume saoudien, et au Yémen contre des bases militaires du gouvernement ainsi que contre des troupes et équipements de l'« ennemi saoudien « à Mokha.

Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme indique que parmi les infrastructures civiles touchées lors des récentes attaques figurent notamment des installations de stockage de carburant ainsi qu’un complexe résidentiel de l’hôpital de campagne saoudien à Mokha. « Les attaques contre les infrastructures civiles risquent d’aggraver encore les souffrances de la population civile, alors qu’au moins 18 millions de Yéménites sont déjà en situation d’insécurité alimentaire », a encore déploré M. Türk.

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