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22:13 Guerre en Ukraine   Frappes russes massives sur l'Ukraine, deux pétroliers grecs touchés en mer Noire

L'armée russe a poursuivi dans la journée de mardi ses frappes massives sur l'Ukraine, qui avaient fait au moins quatre morts au cours de la nuit, provoquant en plein hiver des coupures de courant, tandis que deux pétroliers grecs ont été touchés par des drones en mer Noire.

Les régions de la capitale Kiev, Kharkiv (nord-est), Zaporijjia (sud) et Dnipropetrovsk (centre-est) ont essuyé les attaques nocturnes de 25 missiles et de 293 drones, ont annoncé les forces aériennes ukrainiennes, quatre jours après un pilonnage similaire.

La journée de mardi a également été « difficile », a reconnu le président Volodymyr Zelensky dans son message du soir, soulignant qu' »une nouvelle frappe russe a eu lieu, avec 18 missiles balistiques tirés. Sans compter les missiles de croisière et les drones de combat », dont 64, des Shahed » (de fabrication iranienne), ont été « abattus ».

« Ce matin est glacial en Ukraine avec des températures en dessous de -15°C. Et c'est exactement pour cela que la Russie a attaqué l'Ukraine (...) en visant le secteur énergétique pour priver les gens d'électricité, d'eau et de chauffage », avait quelques heures plus tôt accusé son ministre des Affaires étrangères Andriï Sybiga.

Vastes coupures de courant

Un journaliste de l'AFP a vu des pompiers s'affairer autour des décombres d'un entrepôt postal en proie aux flammes près de Kharkiv, où un bombardement a fait au moins quatre morts et six blessés, selon le gouverneur régional Oleg Synegoubov.

Andriï Pidnebesny, un responsable de cette entreprise âgé de 31 ans, a raconté à l'AFP avoir ressenti le souffle de l'explosion, qui a laissé plusieurs de ses collègues coincés sous les gravats.

« Il y a du danger partout. Vous ne savez jamais ce qui peut arriver. Vous allez dans un magasin et vous pouvez être tué. Vous allez au travail, vous dormez chez vous, la même chose peut se produire », a-t-il tempêté.

Le président ukrainien a dénoncé cette attaque « sans aucun but militaire » sur l'entrepôt et les frappes qui ont laissé « plusieurs centaines de milliers de foyers sans électricité » dans la région de Kiev.

Le ministère de l'Energie a fait état de nouvelles coupures de courant dans la capitale et ses environs en raison des frappes sur les infrastructures électriques et des conditions météorologiques.

Dans cette ville, où les températures oscillent entre -7°C et -15°C, des journalistes de l'AFP ont vu des personnes faire leurs courses dans les allées sombres d'un magasin dont quelques caisses fonctionnaient encore grâce à un générateur.

Deux pétroliers touchés

À Odessa sur la mer Noire, 47.000 foyers étaient privés de courant, a déclaré la compagnie d'électricité privée DTEK, en raison du bombardement de deux de ses installations énergétiques.

« Depuis le début de l'invasion (en février 2022), les centrales de DTEK ont été attaquées par l'ennemi plus de 220 fois », a-t-elle déploré.

Six personnes ont été blessées dans deux frappes de drones successives sur le centre-ville d'Odessa qui ont touché des bâtiments civils, a dit le gouverneur régional Oleg Kiper.

Une femme et un homme ont également été blessés dans la région de Dnipropetrovsk.

La Russie, par la voix de son ministère de la Défense, a affirmé mardi, comme à chaque fois, qu'elle ne s'en prenait qu'à des cibles liées aux forces ukrainiennes, qui, pour leur part, visent également des infrastructures russes.

Elles ont à cet égard dit le même jour avoir frappé une usine de drones à Taganrog dans la région frontalière de Rostov et plusieurs objectifs militaires dans les territoires ukrainiens occupés.

Deux pétroliers grecs, battant pavillons maltais et libérien, ont par ailleurs été touchés le même jour par « deux drones » près du port russe de Novorossiïsk en mer Noire, sans subir de dégâts majeurs, a appris l'AFP auprès du ministère grec de la Marine marchande.

Selon une source anonyme citée l'agence de presse russe Ria Novosti, ce sont les Ukrainiens qui ont réalisé ces opérations. Kiev n'a pour l'heure pas fait de commentaires.

Les attaques russes et ukrainiennes sur des navires civils se multiplient depuis plusieurs semaines.

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21:41 Sécurité   Les armes du Hezbollah, « un fardeau » qui donne à Israël « le droit » d’attaquer le Liban : Raggi provoque la colère du duo chiite

Le chef de la diplomatie libanaise, Joe Raggi, a dénoncé mardi le maintien de l’arsenal du Hezbollah, affirmant qu’il était devenu « un fardeau pour la communauté chiite », lors d’une interview accordée à la chaîne émiratie Sky News Arabia. Ses propos selon lesquels « tant que les armes ne seront pas totalement monopolisées par l’État, Israël conservera malheureusement le droit de poursuivre ses attaques conformément à cet accord » ont notamment provoqué des réactions du mouvement Amal et du Hezbollah.

« La communauté chiite est une composante essentielle (du Liban), et nous sommes tous citoyens de ce pays. Vos armes ne sont plus en mesure de vous protéger ni de protéger le Liban, et sont devenues un fardeau pour la communauté chiite. Seul l'État protège tous les Libanais », a indiqué le ministre. « Personne ne cherche à restreindre les droits de la communauté chiite. Nous voulons au contraire bâtir un État normal, caractérisé par la liberté et la prospérité. Nous devons résoudre la question des armes, et vous devez réintégrer l'État », a-t-il ajouté à l'adresse du mouvement chiite.

Joe Raggi rejoint par ces propos le président Joseph Aoun qui avait durci dimanche le ton face au Hezbollah et appelé le parti chiite à être « raisonnable » concernant son désarmement.

« L'État cherche à monopoliser les armes pour le bien du peuple libanais et pour rétablir sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire, car tout en dépend : les aides, le redressement économique, la reconstruction et les investissements », a souligné le ministre. Il a dans ce cadre rappelé que les pays donateurs « exigent le monopole des armes et des réformes économiques. Le rétablissement de la confiance des investisseurs et le bon fonctionnement du système politique et économique ne pourront être assurés tant que les armes resteront hors du contrôle de l'État ». Le chef de la diplomatie libanaise a rappelé que « l'accord (de cessez-le-feu) était favorable à Israël », estimant que « tant que les armes ne seront pas totalement monopolisées par l'Etat, Israël conservera malheureusement le droit de poursuivre ses attaques conformément à cet accord ».

« Insolence »

Commentant sa rencontre la semaine dernière avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, M. Raggi l'a qualifiée de « franche, claire, calme et courtoise ». Il a par ailleurs confirmé « des désaccords sur plusieurs points, notamment concernant l'ingérence directe de Téhéran dans les affaires libanaises ». « Les Iraniens affirment ne pas s'ingérer dans les affaires libanaises, mais ils exercent une ingérence financière, militaire et politique directe. Ils sont ouverts au dialogue et à l'écoute de nos idées. Ils disent soutenir le Hezbollah, mais ne pas interférer dans ses décisions internes », a indiqué M. Raggi, révélant avoir demandé à son homologue iranien « de cesser les déclarations qui s'ingèrent dans les affaires libanaises et critiquent les décisions du gouvernement ». Il a en outre fait remarquer que « la différence entre l'Iran et les États-Unis réside dans le fait que ces derniers soutiennent l'État libanais et fournissent des armes à la troupe, tandis que Téhéran arme une organisation qui échappe à la légitimité libanaise ».

Le député du mouvement chiite Amal, Kassem Hachem, a estimé dans un communiqué que les propos du ministre des Affaires étrangères « dépassent les limites de l’insolence, et plus encore, en en venant à justifier l’agression israélienne contre le Liban ». Il a dans ce cadre dénoncé « une atteinte à la dignité nationale ». « Si nous vivions dans un État pleinement souverain et digne, sa révocation s’imposerait, a-t-il estimé. Ce qui a été dit ne peut être justifié sous aucun prétexte, pas même celui de la liberté d’expression. Jusqu’à quand la politique de l’autruche ? Il est temps de dire les choses telles qu’elles sont ». Le député Ali Ammar a lui estimé que les déclarations du ministre « constituent un échec politique, national et moral retentissant ». Selon lui, « au lieu de condamner les agressions israéliennes et de défendre la souveraineté libanaise, le ministre justifie le crime et le meurtre sionistes dont sont victimes les enfants de son pays ». Il appelle dans ce cadre à « une position claire et décisive du président de la République et du chef du gouvernement » face à ce type de déclarations.

Sur les réseaux sociaux également, de nombreux Libanais ont exprimé leur colère, critiquant le ministre pour avoir semblé justifier les frappes israéliennes.

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20:06 France   Au premier jour de son procès en appel, Marine Le Pen soutient n'avoir « rien dissimulé »

Pour sa première prise de parole à l'ouverture de son procès en appel à Paris, décisif pour la présidentielle de 2027, Marine Le Pen a soutenu mardi n'avoir eu « aucun sentiment » de commettre un délit ni « rien dissimulé » dans l'affaire des assistants d'eurodéputés FN.

Au terme de deux heures et demie de rapport introductif de la présidente de la cour, Michèle Agi, la cheffe de file de l'extrême droite, 57 ans, a été appelée à la barre pour expliquer les raisons de son appel du jugement de mars 2025 qui l'a condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.

« Si un délit a été commis – et tout le monde semble dire qu'un délit a été commis -, je veux bien l’entendre. Mais je veux que la cour sache qu'en ce qui nous concerne, nous n'avions aucun sentiment d'avoir commis le moindre délit lorsqu'en 2004, 2009 puis 2014 nous avons embauché nos propres assistants puis mutualisé ces assistants », a déclaré la patronne des députés RN, veste bleu nuit et chemisier rose, dans un discours tranchant avec ses virulents démentis des faits en première instance.

« Si tant est qu'une faute ait été commise », a-t-elle insisté, le Parlement européen n'a selon elle « pas joué ce rôle d'alerte tel qu'il aurait dû (le) jouer, alors qu'il avait connaissance de l'ensemble des éléments constitutifs de ces contrats ».

« Nous n'avons jamais rien dissimulé, ni dans la publication de nos organigrammes ni dans les contrats déposés », a poursuivi Marine Le Pen.

L'audience, qui se tient sous les boiseries de la première chambre du palais de justice de Paris sur l'île de la Cité, a été suspendue vers 17H40. Elle reprendra mercredi matin et doit durer jusqu'au 11 février.

La justice reproche à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres prévenus d'avoir payé entre 2004 et 2016 des salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l'argent du Parlement européen.

Sur les 25 condamnés en première instance, seule la moitié a fait appel.

Le 31 mars, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré Marine Le Pen coupable et l'a condamnée, outre à sa peine d'inéligibilité, à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme et 100.000 euros d'amende. Un coup de tonnerre au moment où la candidate survolait les intentions de vote pour le premier tour de la prochaine présidentielle.

« Un peu étonné »

En première instance, les juges ont établi le préjudice économique du Parlement de Strasbourg à 3,2 millions d'euros, une fois déduit 1,1 million d'euros de fonds indûment versés mais déjà remboursés par une partie des prévenus.

Au moment où l'extrême droite a le vent en poupe, avec le nombre sans précédent de 120 députés RN à l'Assemblée, Marine Le Pen, rattrapée par les pratiques des années de vaches maigres du parti, pourrait voir sa quatrième candidature à l'élection présidentielle empêchée par la justice et devoir céder la place à son poulain Jordan Bardella.

Le maire de Perpignan, Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l'eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch se trouvent eux aussi de nouveau sur le banc des prévenus.

Appelés à la barre à leur tour, tous ont soutenu à l'instar de leur cheffe n'avoir eu aucunement l'intention de commettre un délit. « J'ai le sentiment d'avoir été ni compris ni totalement entendu dans les explications », a déclaré Louis Aliot aux magistrats de la cour d'appel.

L'avocat du Parlement européen, qui s'est constitué partie civile, Patrick Maisonneuve, a dit « constater » l' »évolution » de la stratégie de Marine Le Pen et de ses co-prévenus, se disant « un peu étonné de cette progression, lorsque l'on a vécu, notamment (l'instruction) et la première audience, où il y avait une contestation brutale, en ce qui concerne l'accusation de détournement de fonds publics ».

Si Marine Le Pen assure publiquement ne pas avoir abandonné l'espoir d'être relaxée, une déclaration de culpabilité ne l'empêcherait pas de concourir à la prochaine présidentielle à une double condition: qu'une éventuelle peine d'inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d'un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.

Elle a quoi qu'il en soit indiqué que la seule décision de la cour d'appel déterminerait son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation, bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l'échéance présidentielle.

Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l'opinion, l'idée d'une candidature de substitution de Jordan Bardella à l'Elysée s'étant peu à peu imposée comme la « plus probable », selon plusieurs sondages.

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