Le député du Hezbollah Hassan Ezzeddine a affirmé que le mouvement n’abandonnerait pas la colline stratégique de Ali Taher et « ferait face à tout acte d’agression ».
L’armée israélienne largue presque quotidiennement des explosifs sur ces hauteurs. Plusieurs médias rapportent que l’armée israélienne pourrait préparer une opération de plus grande ampleur afin de prendre le contrôle de cette position stratégique.
« Ali Taher est l’une des positions clés de la Résistance », a déclaré Hassan Ezzeddine, ajoutant que « la Résistance accomplirait son devoir national si Israël attaquait le site ». Le député a indiqué que si une aide venait de l’Iran dans ce contexte, elle constituerait une source de force supplémentaire, ajoutant que Téhéran « pourrait établir une nouvelle équation concernant Ali Taher ».
Hassan Ezzeddine a également estimé que l’accord-cadre entre le Liban et Israël, signé fin juin, ne valait rien aux yeux du Hezbollah, soulignant que « la colère dans la rue existe et perdure, mais son utilisation attend le moment et les circonstances appropriés ».
Concernant les relations entre le Hezbollah et le président syrien Ahmad el-Chareh, Hassan Ezzeddine a déclaré qu’« une convergence des volontés du Hezbollah et de la Syrie, ainsi que l’appréciation des deux directions et les circonstances politiques, pourraient se traduire par une rencontre entre les deux parties ». Une position qui s’inscrit dans le prolongement de celle exprimée début août par le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem.
Depuis la reprise, le 2 mars dernier, de la guerre entre le Hezbollah et Israël, en marge du conflit déclenché par Washington et Tel-Aviv contre Téhéran, l’armée israélienne a tué 4 346 personnes et en a blessé 12 301 au Liban-Sud, dont elle occupe plus de 600 km².
Le député Kassem Hachem, du mouvement Amal, allié du Hezbollah, a déclaré pour sa part que « l’élargissement par l’ennemi israélien de ses opérations de dynamitage jusqu’aux zones les plus éloignées de Chebaa et de l’Arkoub (caza de Hasbaya) confirme la poursuite de sa politique de destruction systématique [...] et son mépris des engagements, accords et résolutions internationaux ».
Il a également mis en garde contre « les tentatives des dirigeants de l’ennemi d’imposer une nouvelle réalité dans la région », appelant à « davantage de vigilance et de prudence dans la gestion de la phase actuelle afin de protéger le Liban des répercussions de l’escalade ».