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22:25    Israël affirme avoir frappé plus de 2 000 cibles au Liban, le Hezbollah revendique plus de 50 attaques

Les combats et les frappes continuent de faire rage au Liban-Sud, près de trois semaines après la reprise de la guerre entre le Hezbollah et Israël, dans le sillage du conflit régional opposant l’Iran aux États-Unis et à l’État hébreu. Le Hezbollah a publié plus de 50 communiqués dans la journée décrivant ses opérations militaires, un record depuis début mars. La formation chiite a mené dix-huit attaques contre des soldats israéliens au Liban-Sud, selon un décompte à partir de ses communiqués.

Vingt personnes ont été tuées vendredi et 57 autres ont été blessées, selon le ministère libanais de la Santé. Le bilan actualisé des victimes depuis le 2 mars grimpe à 1 021 morts, dont 118 enfants, et 2 641 blessés, dont 370 enfants, selon le ministère.

L’armée israélienne réitère ses ordres d'évacuation au Liban-Sud

Comme elle le rappelle quotidiennement, l’armée israélienne a renouvelé ses ordres d’évacuation forcée à l’attention des habitants de l’ensemble des localités du Liban-Sud situées au sud du fleuve Zahrani.

La troupe a, depuis plusieurs jours déjà, élargi le périmètre de la zone concernée par ces évacuations forcées, qui se limitait auparavant au sud du fleuve Litani. Cette zone comprend des aires urbaines de plusieurs dizaines de milliers d’habitants, dont celles de Nabatiyé et de Tyr, visées spécifiquement par ce type d’ordre plus tôt cette semaine, et s’étend sur près de 12 % du territoire libanais.

Ces menaces répétées de l’armée israélienne au Liban-Sud, dans la Békaa et dans la banlieue sud de Beyrouth, ont provoqué une vague de déplacements forcés de plus d’un million de personnes depuis le début de l’escalade le 2 mars, bien qu’une partie des populations locales reste encore sur place.

Israël dit avoir ciblé « plus de 2 000 objectifs » au Liban

Dans le cadre de ce qu’elle qualifie d’« effort de défense avancée », l’armée de l’État hébreu indique, via son porte-parole arabophone Avichay Adraee, que ses 36e, 91e et 146e divisions poursuivent des opérations terrestres ciblées et des incursions au Liban-Sud contre le Hezbollah.

Selon le communiqué, les opérations israéliennes ont permis de viser plus de 2 000 « cibles terroristes », dont environ 120 centres de commandement du Hezbollah, plus de 100 dépôts d’armes et plus de 130 plateformes de lancement de roquettes.

L’armée israélienne affirme également avoir « éliminé plus de 570 combattants du Hezbollah », parmi lesquels « environ 220 membres de la force al-Radwan (unité d’élite de la formation chiite), près de 150 opérateurs de roquettes », ainsi que « deux commandants de rang équivalent à celui de général de division, quatre de rang équivalent à général de brigade, huit de rang de colonel et 22 chefs de bataillon ».

Frappes au Liban-Sud, 9 secouristes blessés

L'armée israélienne a à nouveau pilonné le Liban-Sud tout au long de la journée. Fait notable, une frappe contre Deir el-Zahrani (caza de Nabatiyé), suivie d’une seconde au moment de l’arrivée des secouristes du Comité sanitaire islamique, affilié au Hezbollah, a fait au moins neuf blessés parmi eux. Israël a « pris pour cible trois véhicules du Comité sanitaire islamique, alors qu’ils se dirigeaient vers le lieu » d’une frappe, ayant fait 21 blessés, a affirmé en soirée le ministère de la Santé, dont deux femmes. « Les secouristes ont échappé de justesse à la mort », affirme le ministère, qui condamne les « violations continues et répétées du droit international humanitaire par l’armée israélienne. »

Plus tôt, des membres du même Comité ont extrait un corps sous les décombres d’une précédente frappe à Beit Lif (caza de Tyr), dans une zone rendue difficile d’accès après les bombardements.

Par ailleurs, selon les secouristes, des frappes nocturnes sur la localité de Bafliyé ont fait au moins deux morts et un blessé, tandis que des opérations de recherche se poursuivent sous les décombres pour retrouver d’éventuelles victimes supplémentaires.

Si Beyrouth a été épargné par les frappes, deux fortes déflagrations ont été entendues dans la capitale et ses environs, provoquées par des avions israéliens franchissant le mur du son.

Le Hezbollah cible l'armée israélienne dans plusieurs villages du Liban-Sud

Le Hezbollah a revendiqué de nombreuses attaques contre des cibles militaires israéliennes, en territoire libanais ou dans des localités du nord d’Israël.

La formation pro-iranienne dit avoir lancé des salves de roquettes contre plusieurs localités israéliennes, dont Yiftah, Kiryat Shmona, Shomera, Ramot Naftali, Netua et Hanita. Elle dit justifier ces frappes par la publication de messages d’avertissement, similaires à ceux émis par l’armée israélienne, visant des localités situées dans un rayon de cinq kilomètres au sud de la Ligne bleue. Elle a également revendiqué d’autres tirs de roquettes contre Yiron, Shlomi, Avivim, le site d'al-Marj, les casernes de Zarit, Kfar Giladi, Yara, Branit et Metat, les bases de Michve Alon et Eilit, tous deux dans la périphérie de Safed, ainsi que le radar de surveillance côtière du site de Ras Naqoura (Tyr), selon les communiqués du Hezbollah.

Signe de l'offensive israélienne au Liban-Sud, le Hezbollah a pris pour cible des soldats à Khiam- où les combats se poursuivent depuis plus d'une semaine- à Taybé, à Jabal Wardé (à quatre reprises), notamment sur un site nouvellement établi à la périphérie sud de la localité, sur la hauteur de Qabaa, à Dahr el-Tayara (entre les localités de Markaba et Rab el-Thalathine), à Khallet el-Mahafir, à Khallet el-Aqsa, tous deux dans les environs de Adaïssé, dans la zone de Machrou’ Taybé (Marjeyoun), dans la « forêt de Aïtaroun », à Maroun el-Ras, à Aïta el-Chaab (secteur de Khallet Wardé), soit trois zones dans le caza de Bint Jbeil, et enfin à Alma el-Chaab, et Dhayra, dans le caza de Tyr. Elle affirme également avoir ciblé une position militaire à Jabal el-Bat, près de Aïtaroun, et visé un char Merkava à l’aide d’un missile guidé dans la zone de Biyad el-Faqani, à Taybé.

La nuit du jeudi à vendredi

Au cours de la nuit, le Hezbollah a alterné opérations et tirs de roquettes contre des forces israéliennes dans plusieurs secteurs de la zone frontalière, essentiellement dans les environs de Taybé (Marjeyoun). Il a indiqué avoir pris pour cible des soldats israéliens dans les secteurs du village de Taybé, de la colline de Mhaysbat, de la colline al-Khazzan à Adaïssé, dans la localité de Jdeidet Meis el-Jabal, ainsi qu'au sud de Maroun el-Ras (Bint Jbeil). Il a également affirmé avoir atteint à deux reprises des « rassemblements de véhicules militaires » autour de Taybé, un rassemblement combiné de soldats et de véhicules à Maroun el-Ras (Bint Jbeil), et abattu un drone au-dessus de la localité de Baraachit (Bint Jbeil).

Le Hezbollah a par ailleurs déclaré avoir mené, au cours des deux jours précédents, des attaques à l’explosif contre un bulldozer militaire israélien de type D9 dans le même secteur de Taybé, ainsi que contre un rassemblement de soldats dans le quartier al-Zouqaq à Aïtaroun (Bint Jbeil), affirmant avoir « causé des pertes directes » dans les rangs israéliens.

De son côté, l’armée israélienne a mené, dans la nuit de jeudi à vendredi, des frappes contre pas moins de 39 localités, certaines touchées à plusieurs reprises, parfois plus de quatre fois, selon notre correspondant. Ces frappes ont notamment ciblé des habitations dans plusieurs villages, dont Deir Seriane (caza de Marjeyoun), Bafliyé (Tyr), ainsi que Kfar Sir et Sair el-Gharbiyé (Nabatiyé). D’autres raids ont visé des zones résidentielles et des infrastructures dans le caza de Nabatiyé, notamment le quartier el-Arid à Habbouche, le quartier al-Wadi à Abba, ainsi qu’un terrain de jeu à Kfar el-Joz, en plus d’une frappe entre Zaoutar el-Charqiyé et Zaoutar el-Gharbiyé.

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22:14    Le pétrole termine en hausse, les marchés redoutent un enlisement du conflit au Moyen-Orient

Les cours du pétrole ont terminé en hausse vendredi, l'absence de progrès vers une désescalade au Moyen-Orient alimentant les craintes de perturbations prolongées sur le marché de l'or noir. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, a gagné 3,26% à 112,19 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en avril, dont c'est le dernier jour de cotation, a avancé de 2,27% à 98,32 dollars.

Les acteurs du marché attendent que « les flux mondiaux de produits énergétiques se rétablissent », estime auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management. « Mais pour le moment, il ne semble pas y avoir de progrès dans ce sens. » La navigation dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire environ un cinquième du pétrole brut mondial et du gaz naturel liquéfié, reste bloquée. Et la guerre a pris une nouvelle dimension ces derniers jours avec des frappes visant directement les sites de production de pétrole et de gaz, et non plus leur seul stockage et acheminement.

Jeudi, Téhéran a poursuivi ses attaques sur les infrastructures énergétiques dans le Golfe. Des drones ont touché une raffinerie saoudienne et deux autres au Koweït. La veille, le premier site mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) au Qatar avait subi des dégâts majeurs à la suite de frappes iraniennes, en riposte à des attaques d'Israël contre le champ gazier de South Pars/North Dome partagé par Téhéran et Doha.

Le président américain Donald Trump a demandé jeudi à Israël de ne plus attaquer les infrastructures énergétiques de l'Iran et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit s'y « conform(er) ». M. Netanyahu a aussi affirmé que la guerre prendrait fin « plus tôt que les gens ne le pensent », ce qui avait fait baisser les cours du brut en début de séance.

Toutefois, même si la guerre devait prendre fin demain, « les prix baisseraient probablement, mais ne reviendraient pas aux niveaux d'avant-guerre », remarque M. Rasmussen. Notamment parce que les pays importateurs vont devoir reconstituer leurs réserves, engendrant une demande accrue. Les pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont commencé à libérer des stocks de pétrole, comme annoncé mi-mars, et un total de 426 millions de barils, en majorité du pétrole brut, doit être mis à disposition, selon un communiqué de l'AIE publié jeudi.

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21:16    Le Liban condamne l’implication du Hezbollah « dans un plan terroriste » aux Émirats arabes unis, le parti chiite dément

Le président libanais Joseph Aoun, a contacté vendredi soir son homologue émirati, le cheikh Mohammad ben Zayed al-Nahyane et « dénoncé l’implication de certains groupes partisans dans un complot de sabotage que les Émirats ont annoncé avoir déjoué », a rapporté la présidence libanaise, sans nommer le Hezbollah. Les autorités émiraties ont annoncé tôt vendredi avoir démantelé un « réseau terroriste » financé et opéré par le Hezbollah et son parrain, l'Iran. Selon l’agence de presse officielle du pays, le réseau était impliqué dans des « opérations de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et de menaces contre la sécurité nationale », sans fournir plus de détails.

Plus tôt en journée, le ministère libanais des Affaires étrangères a condamné « le plan terroriste qui a visé les Émirats arabes unis », et dénoncé « l’implication du Hezbollah dans ce plan », tout en rappelant « la décision du gouvernement libanais du 2 mars 2026 interdisant les activités militaires et sécuritaires » du parti chiite pro-iranien.

Le Hezbollah a de son côté catégoriquement démenti toute implication et évoqué des accusations « fabriquées ». « Le Hezbollah nie formellement les accusations fabriquées à son encontre émises par les autorités de sécurité des Émirats arabes unis et affirme catégoriquement que ces allégations sont totalement infondées et ne reposent sur aucun fait ou aucune réalité. Le Hezbollah n’a aucune présence aux Émirats ni dans aucun autre pays sous quelque couverture ou nom commercial que ce soit. Il considère que ces allégations s’inscrivent dans le cadre de tentatives répétées de nuire au parti et de ternir son image, dans des objectifs désormais évidents pour tous », écrit le parti dans un communiqué.

Le Hezbollah a également critiqué « la précipitation irresponsable du ministère libanais des Affaires étrangères à adopter ces récits émanant d’entités étrangères et à émettre une condamnation contre une composante essentielle du Liban avant toute vérification, au lieu de faire preuve d'un minimum de responsabilité nationale, en particulier dans le contexte de l’agression israélienne brutale dont le Liban et son peuple sont victimes ».

Mercredi, un autre pays du Golfe, le Koweït, avait indiqué avoir déjoué une attaque « d’un groupe terroriste affilié au Hezbollah », ce que le parti chiite a aussi démenti catégoriquement. Le ministère koweïtien de l’Intérieur avait alors annoncé que l’Agence de sécurité d’État du pays avait déjoué un « plan terroriste » visant des « installations vitales dans le pays » et qui était préparé par un groupe affilié au Hezbollah. « Dix citoyens appartenant à un groupe terroriste affilié à l’organisation terroriste Hezbollah interdite ont été arrêtés. Ils avaient planifié l’opération en coordination avec des entités étrangères et cherchaient à leur transmettre les coordonnées des sites ciblés, constituant une menace directe pour la sécurité du pays », a poursuivi le ministère, sans fournir de calendrier précis.

Le Palais Bustros a ajouté que « le Liban exprime sa pleine solidarité avec les Émirats arabes unis, qui l’ont toujours soutenu dans les épreuves et les difficultés ». Il a félicité « les forces de sécurité émiraties pour leur vigilance » et exprimé « la disponibilité totale des autorités libanaises à coopérer dans les enquêtes afin de sanctionner les responsables ».

Au cours des dernières années, les pays du Golfe ont exprimé leur inquiétude face à l'influence croissante du Hezbollah au Liban, créant des tensions diplomatiques entre le Liban et son voisinage arabe. Ces annonces interviennent dans un contexte de guerre régionale déclenchée par les frappes israéliennes et américaines sur des infrastructures militaires mais aussi pétrolières. L’Iran a riposté en ciblant des bases américaines et des infrastructures civiles appartenant aux pays arabes du Golfe. Le conflit s’est étendu au Liban, où le Hezbollah a rouvert le front contre le nord israélien, mettant fin à près d’un an et demi de cessez-le-feu conclu fin novembre 2024.

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