Melania Trump va présider lundi une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, une première pour une Première dame, ont annoncé ses services.
« La Première dame Melania Trump va entrer dans l'histoire à l'ONU en tenant le marteau alors que les Etats-Unis assurent la présidence du Conseil de sécurité pour souligner l'importance de l'éducation pour faire avancer la tolérance et la paix dans le monde », précise le communiqué. Cette réunion sur l'éducation, la technologie et la paix lundi à 15H00 (20H00 GMT) marquera « la première fois qu'une Première dame en exercice préside un Conseil de sécurité », ajoute-t-il.
« Personne ne s'intéresse autant à la protection de la jeunesse américaine que notre fantastique Première dame, qui est maintenant une star de cinéma », avait commenté mardi lors du discours sur l'état de l'Union le président Donald Trump. Une référence au documentaire « Melania » d'Amazon-MGM sorti en salles fin janvier, qui retrace les vingt jours de la Première dame avant l'investiture de son mari en 2025.
Cette visite de Melania Trump « est un signe de l'importance que les Etats-Unis accordent au Conseil de sécurité et au sujet » de l'éducation, a déclaré jeudi Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l'ONU, précisant que selon les archives onusiennes, ce sera la première fois que l'épouse ou époux d'un président ou présidente en exercice dans le monde préside une telle réunion. Ces commentaires interviennent alors que certains estiment que le « Conseil de paix » créé par Donald Trump cherche à court-circuiter le Conseil de sécurité de l'ONU et que l'administration Trump est souvent critique envers les Nations unies de manière générale.
Lors de la première réunion du « Conseil de paix » la semaine dernière, le président américain avait répété que l'ONU « a un grand potentiel » mais ne l'a « jamais réalisé ». Depuis son retour à la Maison Blanche, les Etats-Unis se sont retirés de plusieurs agences onusiennes majeures, comme l'Organisation mondiale de la santé, et n'avaient rien versé en 2025 au budget général de l'ONU, dont ils sont en principe les premiers contributeurs. Malgré tout, alors qu'un projet de réforme de l'institution au bord de la paralysie a été lancée, les Américains ont payé il y a quelques jours 160 millions de dollars sur les plus de 2 milliards de leurs arriérés au budget général, qui s'ajoutent à environ 2 milliards d'impayés au budget de maintien de la paix.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsUne conseillère du président Emmanuel Macron a été nommée jeudi ministre française de la Culture, en remplacement d'une figure de la droite partie faire campagne à Paris pour les élections municipales, prévues les 15 et 22 mars.
Catherine Pégard, ancienne journaliste de 71 ans, était jusque-là conseillère du chef de l'Etat après avoir été à la tête du château de Versailles. Elle a aussi conseillé le président Nicolas Sarkozy (2007-2012). Elle remplace Rachida Dati, qui a annoncé mercredi soir sa démission pour faire campagne pour la mairie de Paris en tant que candidate de droite et du centre.
Trois autres ministres sont entrés au gouvernement, notamment l'ex-ministre de la Ville et membre du parti présidentiel Sabrina Roubache, qui fait son retour en tant que ministre délégué chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels et de l'Apprentissage. La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon devient aussi ministre déléguée chargée de l'Energie, domaine dont elle a une expertise en tant qu'ingénieure spécialiste du nucléaire.
Ces annonces complètent le mini-remaniement du gouvernement provoqué par le départ attendu de Rachida Dati ainsi que celui de la ministre de l'Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, nommée à la tête de la Cour des comptes - la juridiction chargée de contrôler l'utilisation de l'argent public en France. Cette dernière a été remplacée dès dimanche par son ex-ministre délégué David Amiel. Le gouvernement français compte désormais 36 membres.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL'armée afghane a attaqué jeudi des installations militaires frontalières au Pakistan en réponse à des bombardements meurtriers le week-end dernier, provoquant une riposte « immédiate et énergique » des forces pakistanaises.
« Des dizaines de soldats pakistanais ont été tués (...). Plusieurs ont également été blessés et d'autres ont été faits prisonniers », a affirmé le porte-parole du gouvernement taliban Zabihullah Mujahid. Il a assuré à l'AFP que plus de 15 avant-postes pakistanais avaient été pris en deux heures. « Des offensives d'envergure ont été lancées en représailles contre l'ennemi », a dit Hamdullah Fitrat, le porte-parole adjoint du gouvernement afghan. Aucune information n'a été pour le moment donnée sur d'éventuelles pertes chez les militaires afghans.
Un porte-parole de l'armée afghane a pour sa part expliqué que les troupes basées dans les provinces orientales de Nangarhar et de Kunar avaient procédé à des « attaques massives contre des avant-postes pakistanais ». Le bureau du gouverneur et des habitants de la province de Kunar ont confirmé à l'AFP qu'une opération militaire était en cours. Les Afghans « ont ouvert le feu unilatéralement sur plusieurs positions », le long de la frontière avec la province pakistanaise de Khyber Pakhtunkhwa, a quant à lui dénoncé sur X le ministère pakistanais de l'Information, ajoutant que le Pakistan avait procédé à « une riposte immédiate et énergique ».
L'assaut des forces afghanes fait suite aux frappes aériennes pakistanaises du week-end dernier dans les provinces de Nangarhar et de Paktika, à la suite de « récents attentats-suicides » sanglants au Pakistan. Selon la mission de l'ONU en Afghanistan, ces bombardements, les plus importants depuis des affrontements entre les deux Etats voisins en octobre, ont causé la mort d'au moins 13 civils, tandis que le gouvernement taliban a affirmé qu'au moins 18 personnes avaient péri. Des échanges de tirs transfrontaliers, qui n'ont pas fait de victimes, ont également été signalés mardi.
Longtemps proches, le Pakistan et l'Afghanistan s'affrontent sporadiquement depuis que les talibans ont pris le contrôle de Kaboul en 2021. Islamabad accuse les autorités afghanes, ce que celles-ci démentent, d'abriter des militants armés qui lancent des attaques sur le territoire pakistanais. Les relations entre le Pakistan et l'Afghanistan se sont fortement dégradées ces derniers mois, les points de passage terrestres étant largement fermés depuis les combats d'octobre qui ont fait plus de 70 morts de part et d'autre. Plusieurs cycles de négociations ont suivi un cessez-le-feu initial négocié par le Qatar et la Turquie mais ces efforts n'ont pas permis de parvenir à un accord durable. L'Arabie saoudite est intervenue ce mois-ci, facilitant la libération de trois soldats pakistanais capturés par les Afghans en octobre.
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