LePartisan.info À propos Podcasts Fil web Écologie Blogs Revues MÉDIAS
Dernières Infos - L'Orient-Le Jour
 
Premier quotidien francophone au Liban.
(GMT +3) Décalage horaire avec Paris: +1h

DERNIÈRES ACTUS EN CLAIR

▸ Les 5 dernières parutions

20:54    Arrivé au G7, Trump minimise l'initiative de Macron pour rouvrir Ormuz

Donald Trump est arrivé lundi au sommet du G7 à Evian, en France, fort d'un accord conclu avec l'Iran censé permettre de rouvrir « complètement » le détroit d'Ormuz vendredi, et a aussitôt minimisé l'initiative multinationale que son hôte Emmanuel Macron entend pousser pour contribuer à sécuriser ce passage stratégique.

Alors que le texte de l'accord n'a pas été rendu public, le président américain est attendu par ses pairs pour le détailler dès le dîner d'ouverture lundi soir avec les dirigeants des autres pays du G7 (Allemagne, Canada, Italie, Japon et Royaume-Uni), puis mardi en présence des dirigeants de l'Egypte, des Emirats arabes unis et du Qatar.

En attendant, les réactions de l'Iran et des Etats-Unis ont laissé le flou.

Après avoir atterri à Genève, Donald Trump est arrivé à Evian, de l'autre côté du lac Léman, en hélicoptère. Il a été accueilli à l'hôtel Royal où se tient le sommet par le directeur du protocole français, et non pas par Emmanuel Macron comme le prévoyait le programme.

Les deux hommes, qui aiment se jauger depuis maintenant près de dix ans, se sont ensuite vus lors d'un tête-à-tête précédé par une poigne de mains plus lâche que celles, franches et fermes, de leurs premières rencontres.

- « Ami spécial » -

Le milliardaire républicain, qui a fêté samedi soir son 80e anniversaire par un méga-show de MMA à la Maison Blanche, a promis que le texte de l'accord trouvé avec Téhéran pourrait être publié « après vendredi », jour prévu de la cérémonie de signature à Genève.

Ce jour-là, a-t-il promis, le détroit d'Ormuz, dans le Golfe, bloqué depuis que les Etats-Unis et Israël ont lancé leur guerre contre l'Iran fin février, sera « complètement ouvert ».

Interrogé sur la force multinationale que Paris et Londres proposent de déployer pour le déminer et sécuriser cette réouverture, Donald Trump a fait mine d'y prêter peu d'intérêt.

« Je ne pense pas que nous aurons besoin de beaucoup d'aide », a-t-il lancé. « Mais je ne pense pas que ce soit une mauvaise idée d'avoir un bateau ou deux de quelques pays, votre pays serait très bien pour cela, car on ne sait jamais », a-t-il ajouté, tout en ayant un mot gentil pour « Emmanuel », « un ami spécial ».

A ses côtés, Emmanuel Macron a réitéré son « offre » pour « aider », tout en reconaissant qu'elle ne sera peut-être « pas souhaitée » ni « nécessaire ».

Il avait auparavant assuré sur la chaîne TF1 que le porte-avions français Charles-de-Gaulle pourrait être « déployé dans les deux ou trois jours » dans la zone, en cas de feu verte américano-iranien.

Autre point d'interrogation, déventuels péages pour le passage d'Ormuz. Emmanuel Macron a martelé qu'il n'en fallait pas, au nom du « droit international » et pour éviter une nouvelle hausse des prix, et l'Américain l'a rassuré sur ce point.

Les pays du G7 (hors Etats-Unis) avaient refusé de prendre part à la guerre au Moyen-Orient, ce qui leur a valu les foudres du locataire de la Maison Blanche.

Le Britannique Keir Starmer, le Canadien Mark Carney, l'Italienne Giorgia Meloni, la Japonaise Sanae Takaichi et l'Allemand Friedrich Merz arrivaient aussi à tour de rôle pour le sommet qui doit se poursuivre jusqu'à mercredi.

Outre le Moyen-Orient, plusieurs sujets délicats sont à l'ordre du jour des dirigeants des grandes puissances : le commerce, la tech et l'Ukraine.

L'agenda du sommet dans la ville thermale des Alpes dépendra aussi largement de l'imprévisibilité du président américain.

Avant son arrivée en France, Donald Trump, plus résolu que jamais à pousser les intérêts de la première puissance mondiale, a ainsi menacé d'assommer le vin français de droits de douane si Paris ne lève pas une taxe frappant les revenus des groupes technologiques, dont Apple, Google ou encore Meta. S'attirant une réponse ferme de son hôte français, pourtant désireux de le ménager pour qu'il reste « jusqu'au bout », mercredi.

- Pression sur Moscou ? -

Sur l'autre grand conflit, l'Ukraine, rien ne dit pour l'heure que le milliardaire, pressé de tourner la page de la guerre au Moyen-Orient, sera sensible à l'appel de Volodymyr Zelensky d'adresser une « réponse décisive » à Moscou après de nouvelles attaques russes.

Ces frappes ont fait lundi au moins 11 morts et provoqué l'incendie d'une cathédrale de Kiev et classée à l'Unesco.

Donald Trump, qui participera mardi à une session en présence de son homologue ukrainien, avec qui il entretient une relation houleuse, a toutefois jugé lundi à Evian qu'il était « peut-être » possible de « faire quelque chose » à propos de la guerre, assurant que ses homologues russe et ukrainien, à qui il a parlé dimanche, y étaient « ouverts ».

Emmanuel Macron et ses homologues européens et canadien rediront la nécessité de soutenir l'Ukraine et de mettre davantage de pression via de nouvelles sanctions sur la Russie pour la contraindre à négocier.

Volodymyr Zelensky a fait savoir qu'il avait proposé de rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine lors du G7 en France, mais que la Russie n'était « pas prête » à négocier.

20:31 Erdogan espère que l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran permettra « une paix durable » dans la région

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dit lundi espérer que l'accord trouvé entre les Etats-Unis et l'Iran « ouvrira entièrement la voie à l'instauration d'une paix et d'une stabilité durables dans notre région ».

« Une étape majeure a été franchie dans la guerre qui a commencé le 28 février à la suite de provocations israéliennes, permettant à cette région sous tension de pousser un soupir de soulagement », a-t-il ajouté, s'exprimant devant les médias turcs à la sortie d'une réunion de son cabinet à Ankara.

Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici

Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dit lundi espérer que l'accord trouvé entre les Etats-Unis et l'Iran « ouvrira entièrement la voie à l'instauration d'une paix et d'une stabilité durables dans notre région ».

« Une étape majeure a été franchie dans la guerre qui a commencé le 28 février à la suite de provocations israéliennes, permettant à cette région sous tension de pousser un soupir de soulagement », a-t-il ajouté, s'exprimant devant les médias turcs à la sortie d'une réunion de son cabinet à Ankara.

Iran-USA-Liban:tout peut changer en quelques heures. Ne perdez pas le fil.

Restez informés pour seulement 10 $/mois pendant 1 an, au lieu de 21.5 $.

Je m’abonne Je me connecte

Cet article est réservé aux abonnés.

Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.

Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.

Je m’abonne Je me connecte

Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici

19:49    Les examens officiels « reportés au moins jusqu’à début juillet », annonce Salam

Le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé lundi « patienter avant de prendre une décision finale concernant le maintien ou pas des examens officiels de baccalauréat ». Il a cependant assuré que ceux-ci, prévus le 29 juin exactement, « seront reportés au moins jusqu’à début juillet, afin que tout le monde puisse se préparer au cas où ces examens seront maintenus ». Il a rappelé que l’alternative « serait d’accorder des attestations venant des établissements eux-mêmes ».

M. Salam a expliqué « préférer patienter avant de prendre une décision finale en rapport avec les examens, le temps de s’assurer si le cessez-le-feu (au Liban) sera bel et bien appliqué ». « Dans tous les cas, nous n’avons d’autre choix que de les reporter », a-t-il dit, en marge du Conseil des ministres qu’il présidait lundi au Grand sérail.

Des milliers d’élèves attendent la décision du gouvernement et du ministère de l’Education concernant la tenue – ou non – des examens officiels cette année. L’éclatement du conflit entre le Hezbollah et Israël a obligé des milliers de familles à se déplacer, ou à vivre en zones de combats, ce qui a grandement perturbé la scolarité de nombre d’élèves. La mort de deux étudiants originaires de Qlayya avec leur père il y a quelques semaines sur la route du Liban-Sud, alors qu’ils revenaient de l’université, a augmenté d’un cran la pression. La ministre de l’Education Rima Karamé, qui voulait initialement maintenir les examens tout en mettant en place des « exceptions » pour les étudiants dans les zones de conflit, a été la cible de sévères critiques durant des semaines. Le Conseil des ministres de lundi était supposé apporter une réponse aux attentes des élèves.

Le cessez-le-feu auquel fait référence le Premier ministre est celui inclus dans l’accord auquel sont parvenus les Etats-Unis et l’Iran lundi, et qui devrait être signé à Genève vendredi. La trêve reste fragile au Liban, notamment en vue d’un refus israélien de s’y conformer, et des précédents qui n’ont pas tenu.

« En raison des multiples spéculations et rumeurs autour du sort des examens de baccalauréat, j’ai suivi de près ce dossier avec la ministre Rima Karamé au cours des jours passés », a poursuivi M. Salam. Il a fait valoir que « la mission du gouvernement est de préserver le niveau de l’enseignement au Liban, tout en garantissant le droit des élèves de voir leurs années de scolarité couronnées par un diplôme officiel, mais elle consiste aussi à garantir leur sécurité et à ne pas les exposer à un danger quelconque en ces circonstances exceptionnelles que traverse le pays ». « Il s’agit aussi de garantir l’égalité des chances entre tous les candidats autant que possible », a-t-il ajouté.

Karamé tient mardi une réunion élargie

De son côté, Rima Karamé a salué « la décision de patienter avant d’annuler les examens officiels, loin de toute la démagogie qui a prévalu dernièrement », en référence aux critiques qui l'ont visée. « La période d’attente ne sera pas longue, le temps de prendre le pouls de la situation et des développements, a-t-elle ajouté. Je tiendrai une réunion pédagogique élargie demain. Il est important de discuter des répercussions de toute décision qui sera prise ».

Pour la ministre, « il est important de ne traiter injustement aucun élève, et nous nous sommes focalisés sur les zones de conflit et les familles qui ont été directement touchées par la guerre ». Elle a assuré, en réponse aux questions des journalistes, que le ministère a des listes des endroits où se trouvent les élèves, et que « toute décision tiendra compte de leur avenir ».

« Nous avons convenu, avec le Premier ministre, de garder les options ouvertes le temps de pouvoir évaluer la situation, mais ce qui est sûr, c’est que les examens n’auront pas lieu le 29 juin comme initialement prévu », a poursuivi Mme Karamé. Interrogée sur l’incertitude des élèves qui ne savent pas s’ils doivent réviser ou pas, la ministre a fait remarquer que « les études ne sont jamais une perte de temps, l’acquisition des données n’en sera que meilleure ».

Salam espère « la réussite » du cessez-le-feu

Selon le ministre de l’Information Paul Morcos, qui a lu les décisions du Conseil des ministres, le Premier ministre a déclaré « espérer que l’annonce de cessez-le-feu (au Liban) réussira, et que cet accord auquel sont parvenus les Etats-Unis et l’Iran pourra mettre un terme à cette guerre, aux morts, aux destructions, aux déplacements de populations et à toutes les tragédies vécues par les Libanais ».

« Je ne peux que remercier sincèrement tous ceux qui ont contribué à ce résultat », a-t-il ajouté.

Le Premier ministre n’en a pas moins estimé que « les efforts prodigués au cours des négociations en cours à Washington devront être décuplés, en vue de parvenir à un retrait israélien de nos terres et à la libération de nos détenus » dans les geôles israéliennes.

Il répondait ainsi à plusieurs déclarations émanant du Hezbollah, notamment au dernier communiqué du parti, sans le nommer, qui appellent régulièrement les autorités libanaises à abandonner les pourparlers directs avec Tel Aviv, entamés depuis avril sous parrainage américain (la prochaine réunion est prévue le 22 juin). Le Premier ministre, tout comme le président de la République Joseph Aoun, annoncent régulièrement leur attachement aux négociations entreprises par l’Etat libanais au nom du pays, refusant d’être une simple carte entre les mains des Iraniens sur la table de négociations avec les Etats-Unis.

Par ailleurs, M. Morcos a annoncé que le Conseil des ministres avait approuvé la plupart des points sur son ordre du jour. Ces points concernent principalement des embauches à l’Inspection centrale, la création d’une société appelée « Société de l’aéroport de Beyrouth » à la demande du ministère des Travaux publics, un contrat de gré à gré que la Banque du Liban veut signer avec un bureau d’audit spécialisé dans le traçage des transferts d’argent, la redynamisation d’un Conseil national de la politique de prix au ministère de l’Economie, et une demande du ministère de l’Environnement concernant un plan de gestion intégrée des déchets ménagers.

3 / 5
  GÉNÉRALISTES
Le Canard Enchaîné
La Croix
Le Figaro
France 24
France-Culture
FTVI
HuffPost
L'Humanité
LCP / Senat
Le Media
La Tribune
Time France
 
  EUROPE ‧ RUSSIE
Courrier Europe Ctrale
Desk-Russie
Euractiv
Euronews
Toute l'Europe
 
  Afrique ‧ Asie ‧ Proche-Orient
Haaretz
Info Asie
Inkyfada
Jeune Afrique
Kurdistan au féminin
L'Orient - Le Jour
Orient XXI
Rojava I.C
 
  INTERNATIONAL
Courrier International
Equaltimes
Global Voices
Infomigrants
I.R.I.S
The New-York Times
 
  OSINT ‧ INVESTIGATION
OFF Investigation
OpenFacto°
Bellingcat
Disclose
G.I.J
I.C.I.J
 
  OPINION
Au Poste
Cause Commune
CrimethInc.
Hors-Serie
L'Insoumission
Là-bas si j'y suis
Les Jours
LVSL
Politis
Quartier Général
Rapports de force
Reflets
Reseau Bastille
StreetPress
 
  OBSERVATOIRES
Armements
Acrimed
Conspirationnisme
Culture
Curation IA
Extrême-droite
Human Rights Watch
Inégalités
Justice fiscale
Liberté de création
Multinationales
Situationnisme
Sondages
Street-Médics
Routes de la Soie
Wokisme
🌓