Au Liban, où nous sommes plongés à nouveau dans la guerre, au cœur d’un Moyen-Orient secoué par un conflit régional inédit, une question s’impose : comment ne pas devenir fou ? C’est le thème du premier épisode de L’Orient-La Nuit, le podcast de L’Orient-Le Jour, animé par Anthony Samrani et Stéphanie Khouri.
Pour en discuter, l'écrivain Charif Majdalani, la psychothérapeute et psychologue clinicienne Nayla Karamé Majdalani, le chanteur et compositeur -M- et le compositeur, écrivain et producteur Khaled Mouzanar.
Avec, en exclusivité,

Au-delà des trajectoires personnelles, une question plus vertigineuse nous hante : et si cette folie était aussi collective ? Dans un pays marqué par l’accumulation des violences et l’effritement des structures politiques, comment continuer à penser, à débattre, à croire en un avenir commun ? Ce premier épisode de L’Orient La Nuit esquisse une réflexion sensible sur ce que la guerre fait à nos esprits : les fragilités qu’elle creuse, les résistances qu’elle fait naître, et les liens qu’elle peut encore tisser.
L’Orient-La Nuit, c’est :
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsCinq personnes, dont trois secouristes de la Défense civile, ont été tuées et deux soldats libanais blessés mardi dans des attaques israéliennes à Majdel Zoun, dans le caza de Tyr, alors qu’une opération de secours était en cours pour venir en aide à des habitants coincés sur un site précédemment bombardé.
En début d’après-midi, l’aviation israélienne a mené deux raids sur Majdel Zoun, touchant un immeuble, avant de lancer quelques heures plus tard une bombe sonore en direction des secouristes et des militaires, alors qu’ils évacuaient des blessés. Ces attaques ont tué trois membres de la Défense civile, ainsi qu’un conducteur de bulldozer et un civil ensevelis sous les décombres. Vers 21h, l’armée libanaise tentait de rouvrir la route de Mansouri coupée après les frappes israéliennes, afin d’accéder au site.
Le président Joseph Aoun a rapidement condamné l’attaque, qui « s’ajoute à une série d’agressions visant des personnels de secours, et démontrant qu’Israël continue de violer les lois et conventions internationales qui protègent les civils, les secouristes, les éléments de la Défense civile, de la Croix-Rouge, ainsi que les acteurs des opérations de sauvetage et de soins médicaux ».
Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi dénoncé l’attaque israélienne à Majdel Zoun, qui a tué trois secouristes « alors qu’ils accomplissaient leur devoir humanitaire ». Il a affirmé que cette attaque « constitue un nouveau crime de guerre caractérisé commis par Israël » et « représente une violation flagrante des principes et des règles du droit international humanitaire ». M. Salam a assuré que le « gouvernement ne ménagera aucun effort pour condamner ce crime odieux et mobiliser tous les efforts afin de contraindre Israël à cesser ses violations continues de l’accord de cessez-le-feu ».
Le ministre de l’Intérieur a également condamné cette attaque, qui a « touché directement trois secouristes alors qu’ils accomplissaient une mission humanitaire », estimant qu’elle constitue une « violation flagrante de toutes les lois et normes internationales et humanitaires ».
Vous avez déjà un compte? Connectez-vous ici
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsL’armée israélienne a affirmé mardi avoir découvert puis détruit à Qantara, dans le caza de Marjeyoun au Liban-Sud, « le réseau souterrain le plus important découvert jusqu’à présent au Liban », composé de deux tunnels du Hezbollah d’une longueur totale d’environ deux kilomètres et atteignant une profondeur de 25 mètres. L’armée a précisé l’avoir détruit à l’aide de 450 tonnes d’explosifs.
Ce complexe souterrain, attribué par Israël à la force al-Radwan, l’unité d’élite de la formation pro-iranienne, aurait été « financé par l’Iran » et « construit sur environ une décennie », selon un communiqué de l’armée israélienne. Selon cette dernière, le réseau est « creusé dans un sol rocheux de granit, à une profondeur de 25 mètres sous terre ». « Trente puits y mènent, et sa longueur s’étend sur plus de 2 km, en deux axes distincts », précise-t-elle. « À l’intérieur, quelque 30 salles, des douches et des couloirs aménagés où sont accrochées des images des dirigeants du régime des ayatollahs (...) Là se trouve caché un grand nombre d’armements utilisés par des centaines de combattants du Hezbollah de la force al-Radwan », ajoute le texte.
L’infrastructure interne serait également « très développée », avec des couloirs larges creusés dans la roche dure, permettant notamment la circulation de motos. Toujours selon l’armée israélienne, un important arsenal d’armes était stocké dans ce réseau, présenté comme une véritable « ville-refuge souterraine » dans la région de Qantara. Le Hezbollah a, de son côté, revendiqué une attaque menée dans la région à 18h10. Il affirme que ses combattants ont « abattu un drone appartenant à l’armée israélienne de type « Hermes 900 » dans le ciel de la localité de Qantara, à l’aide d’un missile sol-air ».
Dans des vidéos parvenues à L’Orient-Le Jour, on peut voir de fortes explosions dans la zone concernée. Le Centre national de géophysique de Bhannès, rattaché au Conseil national de la recherche scientifique (CNRS-Liban) a lui indiqué que des ondes sismiques ont été enregistrées sur l’ensemble des stations de surveillance, du nord au sud du Liban, à la suite d’une explosion dans la région de Qantara.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui aussi confirmé que l’armée israélienne a « fait exploser un immense tunnel terroriste du Hezbollah ». Il a assuré que l’armée « tue des dizaines de leurs terroristes » et que « d’autres opérations sont à venir ». M. Netanyahu a indiqué avoir donné « il y a quelques semaines » des instructions dans le cadre d’« un projet spécial » visant à éliminer la menace des drones. « Cela prendra du temps, mais nous éliminerons cela aussi », a-t-il ajouté.
En dépit de l’entrée en vigueur d’une trêve fragile au Liban, l’armée israélienne occupe des dizaines de villages du Liban-Sud et cherche à établir dans la zone frontalière une « zone tampon » de plus de 600 kilomètres carrés. Le Hezbollah revendique de son côté des attaques contre le nord d’Israël ainsi que contre des positions de l’armée israélienne au Liban-Sud.
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