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17:06 Syrie   Le nouveau parlement syrien se réunit pour la première fois à Damas

Le nouveau parlement syrien s’est réuni pour la première fois dimanche à Damas, 19 mois après que les rebelles menés par le président Ahmed el-Chareh ont renversé Bachar el-Assad, dans ce qui constitue une étape marquante dans la transition politique du pays, malgré les pouvoirs actuellement limités de l’assemblée. Dans un discours prononcé au parlement, M. Chareh a exhorté les députés à « faire de ce conseil un modèle de responsabilité et de compétence », et l’a décrit comme « une tribune pour la vérité et la justice ». « La Syrie est en train d’écrire une histoire glorieuse qui reflète son héroïsme, et nous portons la responsabilité de bâtir la nation comme l’individu », a-t-il déclaré.

Le parlement est considéré comme un test de l’engagement du président syrien à instaurer un nouvel ordre inclusif en Syrie, longtemps gouvernée en État policier par la famille Assad, avec une assemblée législative souvent considérée comme une simple chambre d’enregistrement.

Chareh soutient des élections générales

Selon les dispositions provisoires du gouvernement, les deux tiers des 210 sièges de l’Assemblée ont été pourvus en 2025 par des collèges électoraux régionaux, tandis qu'Ahmed el-Chareh a nommé le tiers restant le 1er juillet.

Les autorités ont estimé que ce système était nécessaire, des années de guerre ayant déplacé des millions de personnes et rendu impossible la fiabilité des registres de la population ou des listes électorales. Les détracteurs affirment que cela confère au pouvoir exécutif un contrôle étendu sur le processus de sélection.

L'homme fort de la Syrie a affirmé soutenir l’organisation d’élections générales dès que les infrastructures et la documentation le permettront. Une déclaration constitutionnelle transitoire introduite en 2025 a accordé au parlement des pouvoirs limités, le gouvernement n’étant pas tenu d’obtenir un vote de confiance parlementaire. L’Assemblée peut proposer et adopter des lois. Elle dispose d'un mandat de 30 mois renouvelable et assume l’autorité législative jusqu’à l’adoption d’une constitution permanente et l’organisation d’élections.

Ancien militant d’el-Qaëda, M. Chareh a remodelé la Syrie depuis la chute d’Assad, tissant des liens étroits avec les États occidentaux et promettant une nouvelle ère de libertés, bien que sa première année au pouvoir ait été marquée par plusieurs épisodes de violence opposant des combattants pro-gouvernementaux à des membres de groupes minoritaires.

L’Assemblée compte 21 députées – dont 15 figurent parmi les personnes nommées par Ahmed el-Chareh, qui a rompu avec el-Qaëda en 2016. Les autorités n’ont pas communiqué de répartition officielle concernant l’appartenance ethnique et religieuse des parlementaires. Des décomptes officieux révèlent que 10 sièges attribués en 2025 sont occupés par des membres de minorités ethniques et religieuses, dont des Kurdes, des Chrétiens et des Alaouites – la confession d’Assad. Quatre sièges restent vacants suite au décès d’un député, tandis que trois autres, réservés à la province druze majoritaire de Soueida, n’ont pas encore été pourvus.

Les autorités indiquent que la sélection des députés de Soueida est reportée « jusqu’à ce que les conditions deviennent favorables ». Cette région reste hors du contrôle de l’État depuis que les forces gouvernementales et leurs alliés s’y sont heurtés aux Druzes en juillet dernier, provoquant la mort de quelque 1 700 personnes selon les Nations unies.

Cette information est une traduction d'une dépêche publiée en anglais par l'agence Reuters.

17:06    L'armée américaine affirme que des navires circulent dans le détroit d'Ormuz

Le président américain, Donald Trump, est vu au portique nord à son retour à la Maison-Blanche, à Washington, le 11 juillet 2026, après avoir passé la journée dans son club de golf en Virginie. Photo Mandel Ngan/AFP

L'armée américaine a affirmé dimanche que le détroit d'Ormuz est « ouvert » et que la circulation des navires « fonctionne », malgré l'annonce faite par l'Iran plus tôt d'une fermeture de cette voie maritime stratégique après une nouvelle reprise des hostilités avec les États-Unis. « Le détroit d'Ormuz est ouvert à tous les navires souhaitant transiter légalement par cette voie navigable internationale », a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

« L'Iran ne contrôle pas le détroit. La circulation fonctionne », a-t-il encore affirmé. Les « forces américaines sont déployées et prêtes à garantir le maintien de la liberté de navigation malgré les agressions injustifiées, le harcèlement, les menaces et les déclarations arbitraires de l'Iran ». S'exprimant brièvement sur le sujet sur CNN dimanche matin, Donald Trump a déclaré: « pour nous, c'est ouvert ».

Le président américain a également affirmé que la récente reprise des hostilités était intervenue alors que les États-Unis et l'Iran étaient parvenus à une entente.

« Nous avions un accord avec eux hier. Ils cédaient sur tout, et d'un coup, deux heures après ça, ils ont frappé un navire avec un drone », a-t-il déclaré. En riposte, « nous les avons frappés très fort hier soir ». Ces propos surviennent après que l'Iran a annoncé plus tôt dimanche la fermeture « jusqu'à nouvel ordre » de ce détroit stratégique, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures. « Jusqu'à la fin des interventions américaines dans cette région; aucun navire ne sera autorisé à le traverser », ont écrit les Gardiens de la révolution dans un communiqué.

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L'armée américaine a affirmé dimanche que le détroit d'Ormuz est « ouvert » et que la circulation des navires « fonctionne », malgré l'annonce faite par l'Iran plus tôt d'une fermeture de cette voie maritime stratégique après une nouvelle reprise des hostilités avec les États-Unis. « Le détroit d'Ormuz est ouvert à tous les navires souhaitant transiter légalement par cette voie navigable internationale », a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.« L'Iran ne contrôle pas le détroit. La circulation fonctionne », a-t-il encore affirmé. Les « forces américaines sont déployées et prêtes à garantir le maintien de la liberté de navigation malgré les agressions injustifiées, le harcèlement, les menaces et les déclarations arbitraires de...

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16:51 Diplomatie   Le Premier ministre irakien rencontrera Trump à Washington cette semaine

Le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi se rendra lundi aux Etats-Unis pour rencontrer Donald Trump, pour son premier déplacement à l'international depuis sa prise de fonction, a annoncé dimanche le porte-parole de son gouvernement.

Ali al-Zaidi est arrivé au pouvoir en avril avec l'assentiment du président américain, alors que les Etats-Unis pressent Bagdad de désarmer les groupes pro-iraniens, accusés d'avoir mené des centaines d'attaques sur des infrastructures américaines en Irak pendant la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février.

Le Premier ministre « se rend à Washington lundi, avec une délégation de haut-niveau, à l'invitation du président des Etats-Unis », a annoncé le porte-parole du gouvernement, Haidar al-Aboudi, sans préciser quand la rencontre avec Donald Trump aurait lieu.

Les discussions se concentreront sur « le renforcement des relations économiques et des investissements », particulièrement dans le secteur du pétrole et de l'énergie, a-t-il précisé, lors d'une conférence de presse.

Durant sa visite d'une semaine, le Premier ministre espère attirer des investisseurs, alors que son pays a désespérément besoin de relancer son économie, affectée notamment par l'arrêt des exportations de pétrole du fait des hostilités dans la région.

Le monopole de l'Etat sur les armes est un prérequis nécessaire pour « assurer la stabilité intérieure (...) et attirer des investisseurs à même de stimuler » l'économie, a affirmé le porte-parole.

Ali al-Zaidi a promis de désarmer les groupes pro-iraniens, bien que certaines factions très puissantes lui tiennent tête.

L'Irak tente depuis des années de conserver un équilibre entre ses partenaires américains et iraniens, eux-mêmes ennemis.

Ce pays, qui fait partie de ceux qui ont fondé l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dont les exportations de pétrole brut représentent d'ordinaire 90% de ses recettes budgétaires, tente de tourner la page de décennies de guerre et de troubles, mais souffre toujours d'infrastructures et de services publics défaillants et d'une corruption endémique.

Ces derniers mois, Bagdad a conclu plusieurs accords avec des entreprises pétrolières américaines.

D'autres accords devraient être signés cette semaine à Washington, notamment un contrat établissant que l'Irak échangerait 500.000 barils de pétrole par jour contre l'amélioration de son approvisionnement en électricité.

L'Irak ne fournit que quelques heures d'électricité publique par jour à une grande partie de sa population.

Les rassemblements contre les coupures sont récurrents, particulièrement l'été, lorsque les températures grimpent régulièrement jusqu'à 50 degrés.

En signe de soutien à Ali al-Zaidi, Washington a repris les envois de liquidités au titre des revenus pétroliers de l'Irak, gérés par la Réserve fédérale de New York depuis 2003. Ces transferts de fonds avaient été suspendus plus tôt cette année pour accentuer la pression sur Bagdad pour qu'il désarme les groupes armés soutenus par l'Iran.

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