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09:06    Iran: un homme exécuté pour sa participation aux manifestations de janvier

Un homme a été exécuté dimanche en Iran, condamné pour avoir renversé plusieurs policiers avec sa voiture lors des vastes manifestations antigouvernementales de janvier, a annoncé l'agence de presse de la justice iranienne.

Les exécutions se sont multipliées en Iran depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par une offensive américano-israélienne contre le pays et une grande partie des personnes exécutées ont été condamnées pour leur participation aux manifestations. Fin décembre, un mouvement de contestation initialement lancé contre la vie chère s'était rapidement mué en vastes manifestations antigouvernementales, qui avaient culminé les 8 et 9 janvier. Le pouvoir a reconnu plus de 3.000 morts, imputant les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les Etats-Unis et Israël. Des ONG basées à l'étranger ont parlé elles d'une répression ayant fait des milliers de morts.

« Shahram Sadeghi, condamné à mort pour avoir mené une action opérationnelle en faveur du régime sioniste et des États-Unis, a été exécuté ce matin », a indiqué l'agence Mizan, organe du pouvoir judiciaire. Selon Mizan, il avait renversé le 8 janvier plusieurs policiers à Karaj, à l'ouest de Téhéran, avec sa voiture, blessant sept d'entre eux.

En 2025, les autorités ont exécuté au moins 1.639 personnes, un record depuis 1989, ont récemment indiqué les ONG Iran Human Rights et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), basées à l'étranger. Selon des ONG, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine.

09:03 Maroc   Des dizaines de migrants subsahariens interpellés près de la frontière vers Ceuta

Plusieurs dizaines de personnes, pour la plupart des migrants d'Afrique subsaharienne, ont été interpellés samedi dans le nord du Maroc par les forces de sécurité locales à proximité du poste-frontière de Fnideq menant à l'enclave espagnole de Ceuta, a constaté un correspondant de l'AFP.

Selon le média local Le360 citant une source sécuritaire, « 294 candidats à l'émigration irrégulière » ont été interpellés samedi matin, dont 248 migrants subsahariens et 46 Marocains. « Il s'agit d'une opération de routine visant à prévenir les tentatives de migration irrégulière » en direction de Ceuta, a assuré à l'AFP sous couvert de l'anonymat un responsable informé des interventions en cours.

Parmi les migrants interpellés, le Soudanais Abdessamad Dawad, 22 ans, a expliqué à l'AFP vouloir « venir en Europe parce que mon pays d'origine, le Soudan, est ravagé par les problèmes et l'insécurité ». Un autre Soudanais, Chams Edine Yakoub, 25 ans, a dit être à la recherche « d'opportunités ». « À Ceuta, en Europe, les gens sont mieux pris en charge », a-t-il déclaré. « Il n'y a pas de travail ici. Pas d'argent. Pas de logement. Il n'y a absolument rien, je le jure. »

L'été surtout, les forêts proches de Fnideq et de Beni Ansar, près de Nador, ville marocaine jouxtant l'autre enclave espagnole de Melilla, à 400 km à l'est, sont des lieux de rassemblement pour les migrants subsahariens cherchant à rejoindre irrégulièrement ces territoires.

Selon le responsable, les interpellations, dont il n'a pas donné le nombre, s'inscrivent dans le cadre « du dispositif sécuritaire important déployé » pour éviter les départs.

Les migrants se trouvaient sur une colline boisée au-dessus de Fnideq, à quelques kilomètres du poste-frontière, quand la police est intervenue pour les déloger. Une partie a été arrêtée et d'autres se sont échappés, selon le correspondant de l'AFP.

Mercredi, les autorités marocaines avaient annoncé avoir pris « des mesures » pour contrer tout nouvel afflux massif vers Ceuta, faisant état de nombreuses publications en ligne affirmant que les frontières à Fnideq et Melilla allaient être « ouvertes » le 15 août, « jour férié en Espagne ». Selon Le360 et le site Hespress, les forces de l'ordre ont arrêté « ces derniers jours (...) 61 personnes ayant incité ou fait la promotion de la migration irrégulière sur les réseaux sociaux ».

Il y a 15 jours, plus de 72.000 candidats à l'immigration, principalement des Marocains dont une majorité de jeunes hommes, avaient déferlé à pied ou à la nage sur Ceuta, avant d'en être expulsés presque immédiatement pour 70.000 d'entre eux, selon les autorités espagnoles. Selon des témoignages de migrants, d'ONG locales et plusieurs experts à l'AFP, les candidats au départ avaient pu se regrouper dans la zone frontalière et entrer à Ceuta sans être stoppés, au moins initialement, par les forces de sécurité marocaines. Officiellement, au moins 91 personnes sont mortes dans cette périlleuse traversée, dont 80 en Espagne et 11 côté marocain, mais selon des ONG marocaines, il y a des dizaines de disparus et au moins 141 morts.

08:57 Gaza   Le chef du Hamas se rend au Caire avant une visite de Jared Kushner

Le chef politique du Hamas, Khalil Hayyé, devait se rendre au Caire samedi soir pour des entretiens avec des responsables égyptiens, a indiqué à l'AFP une source au sein du mouvement palestinien, avant une visite de Jared Kushner, l'émissaire du président américain dans la région.

Khalil Hayyé, qui se rend en Égypte pour la première fois depuis qu'il a pris la direction du Hamas fin juillet, doit rencontrer le chef du renseignement égytien Hassan Rashad dimanche matin, selon cette source.

Jared Kushner, l'émissaire et gendre de Donald Trump, va se rendre dans la semaine à venir en Israël et en Égypte pour tenter d'aplanir les divergences sur le plan américain pour la bande de Gaza. Il sera accompagné de Nikolaï Mladenov, le haut représentant pour Gaza du « Conseil de paix » créé par le président américain.

Cette visite interviendra après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté publiquement le 9 août la feuille de route américaine en 15 points annoncée fin juillet par M. Mladenov, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien de la bande de Gaza.

Si le mouvement palestinien l'a acceptée, Israël a dit lier tout départ de ses soldats à un « véritable » désarmement du Hamas.

Selon une source au sein du « Conseil de paix », MM. Kushner et Mladenov espèrent « des discussions constructives » sur le plan de paix global de Donald Trump pour la bande de Gaza, dont le premier jalon a été le cessez-le-feu décrété en octobre 2025. Depuis, les frappes israéliennes ont diminué en intensité, sans s'arrêter pour autant.

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