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Publication épinglée 10:51 10:51 Podcast   L’Orient-La Nuit vous donne rendez-vous à la rentrée

Stéphanie Khouri et Anthony Samrani, lors de l'enregistrement d'un épisode de L'Orient-La Nuit à Beyrouth. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

L’été arrive, et avec lui une pause.

Depuis le premier épisode — Comment ne pas devenir fou — l’équipe de L’Orient-La Nuit a créé un espace libre et chaleureux, pour nous aider à tenir, ensemble.

Chaque semaine, des invités, et un thème, pour essayer de mettre des mots sur ce qui déborde.

Il a été question de santé mentale, de tomates, de rêves, de ruines, de vaginisme et de paradis perdus.

Nous avons eu des fous rires. Nous avons transpiré. Nous avons parlé du provisoire qui dure, de la foi, de ceux qui quittent sans partir, de nos nostalgies qui tournent à l’obsession…

On espère avoir pu vous faire voyager dans des contrées inattendues, plus tendres, moins rudes, au moins l’espace d’un instant.

Aujourd’hui, l’heure est venue de l’entracte. L’Orient-La Nuit fait une pause estivale.

Mais on ne vous quitte pas vraiment. On se retrouve à la rentrée, dès septembre, avec des invités qui, on l’espère, sauront continuer de vous emmener là où vous ne l’attendez pas.

D’ici là, restez connectés. Profitez du temps libéré de l’été pour écouter les épisodes que vous avez manqués.

Écrivez-nous. Racontez-nous vos réflexions, vos envies, vos idées. On continuera de vous lire.

Et prenez soin de vos nuits.

Stéphanie Khouri & Anthony Samrani

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L’été arrive, et avec lui une pause.Depuis le premier épisode — Comment ne pas devenir fou — l’équipe de L’Orient-La Nuit a créé un espace libre et chaleureux, pour nous aider à tenir, ensemble.Chaque semaine, des invités, et un thème, pour essayer de mettre des mots sur ce qui déborde.Il a été question de santé mentale, de tomates, de rêves, de ruines, de vaginisme et de paradis perdus.Nous avons eu des fous rires. Nous avons transpiré. Nous avons parlé du provisoire qui dure, de la foi, de ceux qui quittent sans partir, de nos nostalgies qui tournent à l’obsession…On espère avoir pu vous faire voyager dans des contrées inattendues, plus tendres, moins rudes, au moins l’espace d’un instant.Aujourd’hui, l’heure est venue de l’entracte. L’Orient-La Nuit fait une pause estivale.Mais on ne vous...

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09:03 Catastrophe naturelle   Séisme au Japon : le bilan monte à 30 morts, les survivants face à la chaleur

Le bilan du puissant séisme survenu mardi dans le sud-ouest du Japon est monté à 30 morts, a annoncé jeudi le gouvernement et des milliers de rescapés affrontent désormais une chaleur accablante.

Les autorités locales ont par ailleurs indiqué avoir extrait quatre corps des décombres d'un centre commercial à Kashima, dans le département de Kumamoto, ravagé par une explosion suite au séisme, et que les secouristes continuaient de fouiller à la recherche de survivants.

« Nous avons sorti 10 personnes. Parmi elles, quatre ont été déclarées mortes. Une autre ne présentait plus de signes vitaux. Cinq autres ont subi des blessures, légères ou graves », a déclaré à l'AFP un responsable du bureau régional de gestion des catastrophes.

Le tremblement de terre de magnitude 7,1 survenu mardi a provoqué d'importants dégâts sur l'île de Kyushu, détruisant des habitations, endommageant des ponts, déclenchant des incendies et privant des dizaines de milliers d'habitants d'électricité et d'eau.

Le bilan total s'élève désormais à 30 morts, a annoncé la Première ministre Sanae Takaichi.

Le centre commercial Aeon avait été évacué après le séisme, mais environ 50 minutes plus tard, l'établissement a été dévasté par une immense explosion alors qu'un nombre inconnu d'employés s'y trouvaient encore.

Des images tournées à l'intérieur montraient des secouristes en combinaisons orange et casques blancs progressant avec précaution au milieu de tiges d'acier tordues, de câbles pendants et de plafonds éventrés.

L'homme d'affaires Fumihiko Matsuura, 56 ans, a indiqué avoir vu le dernier film « Toy Story » dans ce centre commercial une semaine auparavant environ. « C'est comme si j'avais échappé de peu au danger », a-t-il déclaré à l'AFP.

Privés d'électricité

Cinq décès ont également été confirmés et quatre autres personnes étaient portées disparues à l'usine de Nippon Paper de la ville de Yatsushiro, où une partie d'une cheminée industrielle s'est effondrée, a indiqué mercredi à l'AFP un responsable gouvernemental.

Par ailleurs, jeudi matin, quelque 22.670 foyers et installations restaient privés d'électricité, et environ 84.000 foyers subissaient mercredi soir des coupures d'eau.

Des images télévisées montraient des habitants faisant la queue pour obtenir de l'essence et de l'eau potable, et ce alors que les températures devraient atteindre 38°C ce week-end dans la région.

Des centaines de personnes âgées dormaient sur de légers matelas à même le sol d'un centre communautaire de la ville d'Uki, cherchant un refuge contre la chaleur écrasante.

« Dieu merci, ces centres d'accueil existent », confie à l'AFP une résidente souhaitant garder l'anonymat, à côté de voisins assoupis entre les chaises ou se rassemblaient autour d'une télévision.

Elle avait tenté de rester chez elle ou de se reposer dans sa voiture, « mais il fait trop chaud et il y a trop de moustiques ».

« Avec cette chaleur, c'est très dur de se retrouver sans électricité ni climatisation », abonde Hiroyuki Matsushima, 53 ans, employé de supermarché et père de quatre enfants.

Les autorités ont envoyé des centaines d'unités de climatisation dans les centres d'évacuation accueillant les habitants privés d'électricité.

Séismes meurtriers

L'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS) a évalué la magnitude du séisme à 6,8, soit moins que l'estimation de 7,1 de l'Agence météorologique japonaise.

Très violente, la secousse a aussi fait s'effondrer partiellement un mur du château de Kumamoto, vieux de plusieurs siècles.

Le département de Kumamoto avait déjà été frappé en 2016 par deux séismes dévastateurs qui avaient fait 273 morts et plus de 2.800 blessés.

Situé à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques le long de la bordure occidentale de la « ceinture de feu » du Pacifique, le Japon est l'un des pays les plus exposés aux tremblements de terre.

Comptant environ 125 millions d'habitants, il enregistre généralement plusieurs centaines de secousses sismiques chaque année, environ 18% des séismes recensés dans le monde.

La très grande majorité d'entre eux sont de faible intensité, même si les dégâts qu'ils provoquent varient en fonction de leur localisation et de la profondeur à laquelle ils se produisent sous la surface terrestre.

Le Japon reste marqué par le gigantesque séisme sous-marin, de magnitude 9, survenu en 2011, qui avait déclenché un tsunami ayant fait quelque 18.500 morts ou disparus et provoqué la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima.

08:28 France   Le mégafeu près de Bordeaux n'a « pas progressé », espoir d'accalmie pour jeudi

Malgré les fortes chaleurs, le mégafeu qui a ravagé 42.000 hectares près de Bordeaux « n'a pas progressé » mercredi pour la troisième journée consécutive, et une journée plus fraiche est attendue jeudi nourrissant l'espoir d'une accalmie.

« Si la nuit se passe bien, on peut raisonnablement être plus optimiste pour demain (jeudi) et pour les jours qui viennent, parce que la météo, enfin, va nous être un peu plus favorable avec une baisse des températures. Et si cela se confirme, nous pourrons envisager le retour à une vie plus normale pour les habitants », en particulier les plus de 200.000 personnes évacuées, a souligné la préfète du département de Gironde, Sophie Brocas.

Une semaine après le début du plus gros feu de forêt à ravager la France depuis 1949, les pompiers ont fait face mercredi à sept reprises de feu, dont trois encore actives en soirée, mais ils se sont battus « pied à pied », a salué Sophie Brocas.

Et après des températures supérieures à 40°C mercredi, qui ont pu alimenter les foyers, la perspective d'un rafraîchissement sur les départements de la Gironde et des Landes, laisse espérer que le feu puisse être fixé prochainement.

Les deux départements du sud-ouest, qui étaient en vigilance orange canicule mercredi, doivent rebasculer en vert jeudi dès 6h (04h GMT).

Le patron des pompiers de Gironde, Marc Vermeulen, a cependant prévenu : « traiter toutes les lisières et traiter tous les points chauds à l'intérieur est une opération qui va encore durer plusieurs jours ».

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez fera un point de situation sur les incendies au centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (Cogic) jeudi vers 10H00 (08H00 GMT), a annoncé à l'AFP son entourage.

Mercredi, une importante reprise au nord de la station balnéaire de Lanton a mobilisé les sapeurs-pompiers, qui accumulent la fatigue depuis huit jours mais reçoivent l'aide de nombreux volontaires.

Sur une route à Lanton, quatre bénévoles, torse nu et peau noircie par la cendre, le visage protégé par un tee-shirt, se précipitent avec des pelles et des seaux d'eau pour étouffer les flammes d'un mètre parties d'un tas de végétation.

« Ça nous est très utile », souligne le commandant de pompiers Matthieu Jomain en saluant cette cohorte d'anonymes.

« J'ai 67 ans et j'ai jamais vu ça (...) Le long de la route vers ici, je me suis mis à pleurer », avoue Jean-Claude Bonnet, bénévole bordelais. « Le pire, c'est les animaux qu'on voit, brûlés au bord de la route. C'est une catastrophe écologique ».

À 20h, le thermomètre affichait encore 37°C à Bordeaux et le vent a soufflé toute la journée sur les braises, avec des rafales de 30 à 45 km/h et un taux d'humidité en baisse.

Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols sont très secs depuis des mois, une sécheresse accentuée par le changement climatique et les récentes canicules exceptionnelles.

Un « feu zombie » qui couvera des mois

« La surface brûlée » - 42.000 hectares en une semaine - n'a pas évolué, avait souligné dans l'après-midi la préfecture de la Gironde. En revanche, on dénombre 126 sapeurs-pompiers blessés, soit 16 de plus que la veille.

Avec 92.000 hectares détruits sur tout le territoire depuis janvier, l'année 2026 bat déjà le record de surfaces brûlées en France en 20 ans de mesures satellitaires, selon le système européen de surveillance des feux (Effis).

Depuis le 28 juin, 263 personnes ont été interpellées, dont 92 mineurs, dans le cadre des enquêtes ouvertes sur les incendies, selon le gouvernement.

Quelle que soit l'évolution des prochains jours, « le feu va continuer à couver » pendant des mois en sous-sol, résume pour l'AFP le lieutenant des pompiers Cyril Venière. Qualifié de « zombie », « le feu de Landiras », en 2022 dans le massif des Landes de Gascogne (sud-ouest), « est resté chaud pendant deux ans ».

Un chantier colossal de 127 kilomètres de « coupes tactiques » (pare-feux), quasiment achevé, vise à empêcher la progression des flammes, selon la DFCI (Défense de la forêt contre les incendies).

57 000 retours à la maison

Profitant d'une relative accalmie, 57.000 habitants de trois villes proches de Bordeaux évacués la semaine dernière ont été autorisés à rentrer chez eux.

Au total, quelque 220.000 personnes ont été évacuées préventivement dans 24 communes. Et pas moins de 62 campings vidés de leurs 50.000 vacanciers en Gironde et dans les Landes.

Comme les jours précédents, aucun TGV ne circulera jeudi au sud de Bordeaux, hormis ceux desservant Agen et Toulouse, et l'autoroute A63 reste fermée dans les deux sens entre Bordeaux et Bayonne.

Plusieurs départements du sud-est de la France ont aussi été touchés par des incendies.

Et en forêt de Fontainebleau (sud-est de Paris), théâtre d'un incendie de plus de 2.000 hectares en juillet, une « importante reprise de feu » était en cours mercredi soir.

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