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15:12 Guerre    La guerre s'intensifie au Moyen-Orient, une centrale électrique touchée au Koweït

La guerre connaît une nouvelle escalade au Moyen-Orient, où les infrastructures civiles dans le Golfe sont prises pour cible : les États-Unis ont bombardé l'Iran dans la nuit, et Téhéran a riposté samedi en visant ses voisins, notamment une centrale électrique et de dessalement au Koweït. La veille au soir, un conseiller du guide suprême iranien avait menacé d'entrer dans une « phase d'offensive totale » si les frappes américaines se poursuivaient au-delà de « deux-trois jours ».

Téhéran a frappé des infrastructures civiles au Koweït pour le deuxième jour consécutif, alors que son armée avait principalement ciblé des bases américaines depuis la reprise des hostilités qui ont fait voler en éclat le protocole d'accord du 17 juin il y a plus d'une semaine. Selon les autorités koweïtiennes, les frappes ont gravement endommagé un site pétrolier et provoqué un incendie ainsi que la mise à l'arrêt de plusieurs unités de production dans une centrale électrique et de dessalement d'eau, une autre installation similaire ayant déjà été touchée la veille. Les autorités ont condamné « le ciblage répété de ces installations vitales », révélant selon elles « une démarche hostile systématique » de ces « infrastructures essentielles et mettant en danger la vie et la sécurité des civils ».

En Iran, bombardé à nouveau pendant la nuit, le ministre des Routes et du développement urbain, Farzaneh Sadegh, a accusé « l'ennemi » de viser « les voies de communication et de transit du pays » pour l'isoler du monde.

« Complètement détruit »

Les autorités locales d'Hormozgan, province donnant sur le détroit d'Ormuz et plusieurs fois visée ces derniers jours, ont affirmé que les attaques américaines avaient « complètement détruit » une station de pompage d'eau de mer et un transformateur électrique d'une usine de dessalement.

L'armée américaine a, elle, indiqué avoir attaqué dans la nuit en Iran « des sites de surveillance, des infrastructures logistiques militaires, des dépôts souterrains d'armes et des moyens maritimes », sans mentionner de cibles civiles.

La veille, l'ONU avait jugé « inacceptables » ces attaques d'infrastructures civiles, qui marquent une nouvelle intensification du conflit. L'Iran avait notamment accusé les Etats-Unis d'avoir bombardé son réseau électrique, des ponts et des infrastructures de télécommunication, commettant ainsi des « crimes de guerre ».

Le président américain Donald Trump avait soutenu mardi qu'il frapperait des centrales électriques et des ponts en Iran la semaine prochaine, à moins que les Iraniens ne « s'assoient à la table des négociations ».

Les attaques se multiplient dans la région depuis la reprise du conflit le 7 juillet, d'une ampleur sans précédent depuis le cessez-le-feu conclu en avril pour mettre fin à la guerre déclenchée par l'offensive israélo-américaine sur l'Iran fin février. Les frappes mutuelles sont désormais quotidiennes, avec des incidents maritimes en série, principalement dans le détroit d'Ormuz. Son déverrouillage par l'Iran était la principale victoire du protocole d'accord censé mener à la paix, mais le trafic maritime y est désormais à nouveau pratiquement à l'arrêt.

Les gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont prévenu que les frappes « se poursuivront jusqu'au retour du calme sur la côte sud et dans le détroit d'Ormuz » - la côte iranienne et l'île de Qeshm dans le détroit ayant été plusieurs fois bombardés ces derniers jours. Près d'un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures transitait par ce détroit stratégique avant la guerre. L'Iran le verrouillant à nouveau, les Etats-Unis ont réimposé le blocus des ports iraniens qui avait été levé par le protocole.

Navires « stoppés » dans le détroit

Les gardiens ont annoncé samedi avoir « stoppé » à coup de drones et de missiles quatre navires qui tentaient de franchir sans leur autorisation le détroit où, toujours selon Téhéran, deux pétroliers ont sauté sur des mines. « Deux pétroliers, qui tentaient de traverser le champ de mines situé au sud du détroit d'Ormuz, trompés par les services de renseignement américains, ont explosé et pris feu », ont-ils affirmé, sans préciser la nationalité des navires ni s'il y avait des victimes.

Le Commandement de l'armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom) a démenti.

Dans la foulée de l'attaque sur le Koweït, la compagnie aérienne nationale a annoncé le report de la plupart de ses vols « en raison de la suspension temporaire du trafic aérien à l'aéroport international du Koweït à la suite des attaques de roquettes et de drones consécutives à l'agression iranienne ».

La Jordanie a aussi été visée et ailleurs dans le Golfe, un journaliste de l'AFP a entendu plusieurs explosions à Manama (Bahreïn) après le déclenchement de sirènes d'alerte, l'armée indiquant peu après avoir intercepté une nouvelle vague d'attaques iraniennes. L'armée iranienne avait dit y avoir ciblé une base américaine.

15:04 Guerre   Russie : huit morts dans une attaque ukrainienne contre deux centres logistiques

Une attaque de drones ukrainienne contre deux centres logistiques a fait au moins huit morts en Russie, et l'incendie d'un dépôt de pétrole dans la région de Moscou a entrainé l'évacuation d'une maternité, selon les autorités locales samedi.

« Sept employés de nuit ont été tués quand des drones ennemis ont frappé un centre logistique de Wildberries », le géant russe du e-commerce, a écrit sur Telegram le gouverneur Evguéni Pervyshov, précisant que l'attaque, survenue à Kotovsk (ouest), avait également fait 24 blessés. Un autre entrepôt de Wildberries situé à Elektrostal, dans la région de Moscou, a été touché par la chute d'un drone, selon le gouverneur Andreï Vorobiov, qui a ajouté qu'une personne était morte et que 37 personnes avaient été blessées.

Un incendie s'est par ailleurs déclenché « dans un dépôt de pétrole à Noginsk », a-t-il ajouté, précisant que deux personnes avaient été blessées et qu'une maternité à proximité avait été évacuée « pour des raisons de sécurité ». Une journaliste de l'AFP a observé une épaisse fumée noire qui montait dans le ciel au-dessus de cette commune samedi matin, ainsi que plusieurs véhicules de pompiers s'y diriger depuis Moscou.

La région a été visée par plus de 370 drones dans la nuit, a indiqué le maire de la capitale, Sergueï Sobianine. « La plupart ont été abattus par les défenses antiaériennes alors qu'ils étaient encore loin. Soixante-quatre drones ennemis ont été détruits à l'approche de Moscou » même, a-t-il écrit sur Telegram.

L'Ukraine frappe de plus en plus des villes russes éloignées de la frontière en représailles aux frappes quotidiennes de Moscou dans le cadre de son offensive lancée en février 2022.

« Deux grandes installations logistiques ont été touchées - dans les régions de Moscou et de Tambov, à plus de 500 et près de 700 km de la ligne de front », a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelenky sur X, affirmant que ces centres étaient utilisés « pour fournir des composants sous sanctions destinés à la production de drones et d'équipements de navigation. »

En Ukraine, les frappes russes ont fait un mort et treize blessés.

En mer Noire, un bateau battant pavillon d'Antigua-et-Barbuda a été touché : une personne est morte et trois ont été blessées, selon le gouverneur de la région d'Odessa Oleg Kiper.

Selon les ministères de l'Intérieur et des Transports, ainsi que les autorités locales, une famille de cinq personnes dans la région de Chernigiv (nord-est), quatre personnes sur un bateau battant pavillon des îles Marshall et un homme à Kherson (sud) ont aussi été blessés.

14:59 Sécurité    Turquie : 119 suspects arrêtés pour être en lien avec le groupe Etat islamique

Les forces de sécurité syriennes arrêtant des suspects lors d'une opération dans la banlieue de Damas, à la suite de l'attentat-suicide perpétré le 22 juin 2025 contre une église de la capitale syrienne. Photo AFP/SANA

Cent dix-neuf suspects accusés d'être en lien avec le groupe Etat islamique (EI) ont été interpellés dans une opération menée à travers la Turquie, a affirmé samedi le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

« 119 suspects ont été interpellés dans une opération menée dans 30 provinces contre l'organisation terroriste Daech par notre gendarmerie » dans trente provinces, dont Istanbul (nord-ouest), Ankara (centre) et Adana (sud), a précisé le ministère.

Les suspects sont accusés d'être membre du groupe Etat islamique, de faire sa propagande sur les réseaux sociaux et de le financer « par le biais des personnes en lien avec l'organisation terroriste et des soi-disant associations caritatives », a-t-il ajouté.

Un homme soupçonné d'être lié au groupe Etat islamique avait été tué fin juin dans un échange de tirs avec la police au sud d'Ankara, à deux semaines d'un sommet de l'Otan dans la capitale turque.

209 personnes soupçonnées de liens avec l'EI et avec des groupuscules d'extrême gauche avaient par la suite été arrêtées à Ankara, à la demande du procureur de la capitale.

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Cent dix-neuf suspects accusés d'être en lien avec le groupe Etat islamique (EI) ont été interpellés dans une opération menée à travers la Turquie, a affirmé samedi le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.« 119 suspects ont été interpellés dans une opération menée dans 30 provinces contre l'organisation terroriste Daech par notre gendarmerie » dans trente provinces, dont Istanbul (nord-ouest), Ankara (centre) et Adana (sud), a précisé le ministère.Les suspects sont accusés d'être membre du groupe Etat islamique, de faire sa propagande sur les réseaux sociaux et de le financer « par le biais des personnes en lien avec l'organisation terroriste et des soi-disant associations caritatives », a-t-il ajouté.Un homme soupçonné d'être lié au groupe Etat islamique avait...

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