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Publication épinglée 15:40 15:40 Podcast   « Rire à en pleurer » : « L'Orient-La Nuit » avec John Achkar et Coffee Break

Rire. Au Liban, c’est souvent une seconde langue — une manière de dire sans dire, de tenir sans céder, de donner du sens à ce qui n’en a plus.

Car ici, rire est une affaire sérieuse. On s’en sert pour se défouler, pour tenir au milieu du chaos, pour respirer dans une société parfois étouffante. Mais aussi pour contourner, attaquer, briser des tabous — faire du rire un outil politique, une manière de dire autrement ce qui ne peut pas toujours être dit frontalement.

Il n’est jamais anodin. Et il traverse tout : notre manière de parler, de chanter, de commenter l’actualité, de survivre au quotidien. À la fois refuge et arme, instinct et stratégie, il peut soulager autant qu’il dérange.

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent trois poids lourds de la scène libanaise contemporaine : le comédien John Achkar, et le duo Coffee Break, formé par Nadyn Chalhoub et Nathalie Masri.

Trois regards, trois praticiens de l’humour, pour interroger ce drôle de pays qui sombre le sourire aux lèvres.

Une nuit pour se demander pourquoi nous rions, comment nous rions — et jusqu’où nous sommes prêts à aller pour continuer à rire de tout.

Vous pouvez aussi écouter nos épisodes précédents :

16:59 Epidémie    Epidémie d'Ebola en RDC : 304 morts, selon un dernier bilan

L'épidémie de maladie Ebola en République démocratique du Congo (RDC), déclarée le 15 mai et toujours pas maîtrisée plus d'un mois après, a fait 304 morts, selon un dernier bilan des autorités sanitaires congolaises.

Au total, 304 personnes sont décédées et 1.115 ont été contaminées, selon les chiffres de l'Institut national de santé publique (INSP) publiés jeudi. Le taux de mortalité est de 26,3%.

La RDC fait face à la 17e épidémie d'Ebola de son histoire. Le foyer de la crise sanitaire, dont l'ampleur est encore difficile à déterminer, se situe en Ituri (nord-est), à la frontière avec le Soudan du Sud et l'Ouganda, qui a recensé vingt cas dont deux décès sur son territoire.

Un cas de transmission a été détecté en France mercredi. Il s'agit d'un médecin de nationalité congolaise, travailleur humanitaire pour le compte de l'ONG Alima. Il est actuellement pris en charge dans un hôpital parisien.

Les autorités françaises et l'OMS ont rassuré sur le risque de propagation du virus en Europe et affirmé qu' « il n'y a pas besoin de paniquer », ni d'instaurer des mesures de restrictions de voyage.

En Ituri, les moyens et les efforts pour endiguer l'épidémie ont été renforcés.

Mais les structures de santé, qui fonctionnent souvent avec peu de moyens dans ce pays qui est parmi les plus pauvres de la planète, manquent encore d'équipements et de matériel de base, comme des protections et du chlore. Quelque 78 soignants ont été contaminés par le virus et 18 sont morts, selon l'INSP.

Soignants et humanitaires sont par ailleurs confrontés à une forte défiance des communautés locales. La réticence à permettre des prélèvements post-mortem engendre une sous-estimation du nombre de cas. Des incidents dans des hôpitaux ont été signalés au cours des dernières semaines, notamment causés par des habitants en colère venus réclamer les dépouilles de proches décédés de la maladie.

Humanitaires et épidémiologistes estiment que le pic de l'épidémie n'a pas encore été atteint et craignent que la crise sanitaire dure entre six mois et un an.

16:51 Pour Mélenchon, le caractère terroriste du 7-Octobre peut être questionné

Le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé possible de questionner le caractère terroriste des massacres du 7-Octobre, lors d'une intervention en soutien au militant d'extrême gauche Anasse Kazib, qui devait être jugé jeudi à Paris pour apologie du terrorisme pour avoir célébré la « résistance palestinienne » le jour de l'attaque sanglante du Hamas en Israël.

S'exprimant lors d'un rassemblement de soutien organisé devant le tribunal de Paris, Jean-Luc Mélenchon a fait un long développement pour contester l'inscription dans le droit pénal de la notion « d'apologie du terrorisme » décidée pendant le quinquennat Hollande.

Cela « peut faire croire qu'en effet, il y aurait parmi nous des gens qui se réjouiraient du terrorisme, à supposer que les actes dont on parle soient bien du terrorisme », a déclaré le candidat à la présidentielle dans cette intervention filmée et mise en ligne sur le site Révolution permanente, l'organisation d'Anasse Kazib.

« Car la question de la forme de la résistance que l'on oppose à une oppression et à une occupation, quel que soit l'avis qu'on puisse avoir entre nous et chacun pour soi, est une affaire qui se discute parce que le droit international sur ce point permet que cela soit discuté », a-t-il ajouté.

Le 7 octobre 2023, LFI avait créé la polémique en assimilant les attaques du Hamas à une « offensive armée de forces palestiniennes », en ne soulignant pas leur caractère terroriste et en jugeant qu'il fallait les « contextualiser ».

LFI avait dans les mois suivants tempéré sa position mais fait de la défense des Palestiniens et de la guerre à Gaza, déclenchée par Israël le 7-Octobre, un de ses principaux thèmes politiques.

Dans sa déclaration jeudi, Jean-Luc Mélenchon a affirmé que les Insoumis « ont toujours refusé de suivre les caractérisations qui nous étaient suggérées lorsque nous étions interrogés, par respect pour cette possibilité que le droit ouvre ».

« Ce qui n'a jamais voulu dire que nous approuvons telle ou telle méthode de combat, notamment lorsqu'elle implique des civils qui sont sans défense », a-t-il poursuivi.

Le procès d'Anasse Kazib a finalement été renvoyé. A l'origine de sa convocation, une plainte déposée en janvier 2024 par une association, Jeunesse française juive, qui visait aussi une quarantaine de personnalités, dont Jean-Luc Mélenchon.

On reproche au militant trois retweets le 7-Octobre 2023 (« vive la résistance palestinienne » ; « Offensive surprise contre l'Etat colonialiste d'Israël. Soutien à la résistance palestinienne ! »...) et un tweet, en réponse à une condamnation de l'attaque par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen (« ils se tiennent au côté du boucher »).

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