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DERNIÈRES ACTUS EN CLAIR

▸ Les 5 dernières parutions

15:58 Électricité   Première baisse des tarifs des générateurs depuis le début de la guerre au Liban

Après avoir augmenté de plus de 60 % en deux mois, marqués par la reprise de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah et Israël, sur fond de conflit régional qui a paralysé le détroit d’Ormuz, les tarifs des générateurs privés au Liban ont enregistré une première baisse, suivant la courbe du diesel, selon la dernière mise à jour du ministère de l’Énergie et de l’Eau publiée en début de semaine.

Sur leur facture de mai, les abonnés de ces exploitants informels, mais qui se sont imposés dans le paysage libanais depuis la fin des années 1980, et qui pallient le déficit de production d’Électricité du Liban (EDL), devront compter 46 289 LL par kilowattheure consommé, soit 3 106 LL de moins que pour avril. En dollars, cela représente un peu plus de 3 cents de baisse par kWh.

Pour établir sa nouvelle grille, le ministère a retenu un prix de 2 305 205 LL pour 20 litres de diesel (25,7 dollars), en baisse de 7 % en un mois. Il avait augmenté de 77 % en deux mois et continue de baisser depuis plusieurs semaines. Les importateurs estiment que la hausse de ce carburant en particulier, qui a augmenté à un rythme deux fois plus élevé que l’essence, n’est pas uniquement liée à la hausse des cours du brut provoquée par la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran. Il a encore reculé cette semaine selon les grilles de prix du carburant publiées (-0,6 % depuis vendredi pour la tonne de mazout, facturée 107,8 dollars).

Le taux de change retenu est toujours de 89 700 LL pour un dollar. Les frais fixes sont également restés identiques : 385 000 LL (4,29 dollars) pour un forfait mensuel de 5 ampères (A) et 685 000 LL (7,64 dollars) pour 10 A. Au-delà de 10 A, le ministère maintient une majoration de 300 000 LL (3,34 dollars) pour chaque tranche supplémentaire de 5 A. Tous ces tarifs peuvent être majorés de 10 % dans les zones rurales ou montagneuses.

Le calcul appliqué à la consommation des installations raccordées à un compteur triphasé n’a toujours pas changé. Par exemple, un ascenseur alimenté par trois phases de 15 A chacune ne devrait être facturé que 985 000 LL (10,98 dollars) par le propriétaire du générateur, au lieu de 2 785 000 LL (31,05 dollars).

15:41    Aoun : La force ne consiste pas à faire la guerre, mais à avoir le courage d’y mettre fin par la négociation

Le président libanais, Joseph Aoun, a déclaré mardi que « la force ne consiste pas à faire la guerre, mais d'avoir le courage et la sagesse nécessaires pour y mettre fin par les négociations, en tenant compte des intérêts du pays », peu avant une nouvelle session de négociations à Washington.

Le Hezbollah a rouvert le 2 mars, le front au Liban-Sud contre Israël, pour venger la mort du guide suprême iranien, tué dans des frappes israélo-américaines sur Téhéran deux jours avant. Les négociations qu’il qualifie de « courageuses » sont celles menées par les autorités libanaises depuis début avril, directement avec la partie israélienne, sous le parrainage des Américains. Une nouvelle session de pourparlers doit commencer mardi à Washington, sur le volet politique. Les autorités libanaises, principalement le président Aoun lui-même et le Premier ministre Nawaf Salam, sont régulièrement la cible des critiques du camp pro-Hezbollah, pour avoir favorisé ce processus de pourparlers directs. Ce camp aurait préféré que le Liban se dirige vers des négociations indirectes dans le cadre des pourparlers plus vastes américano-iraniens. La démarche des autorités libanaises actuelles vise au contraire à séparer les volets libanais et iranien.

S’adressant mardi à une délégation des syndicats de professions libérales au palais de Baabda, le président Aoun a donc critiqué le Hezbollah, sans le nommer. Il a qualifié l’actuel conflit de « sans horizon », précisant « faire (son) devoir envers son peuple et son pays », en référence aux négociations en cours.

Il s’est aussi attaqué à un autre reproche qui lui est régulièrement fait (ainsi qu’au gouvernement) par le Hezbollah, celui de mettre le pays au bord de la guerre civile en plaidant pour le désarmement et en œuvrant pour le monopole des armes aux mains de l’Etat. Le chef de l'Etat s’est dit « soucieux de la paix civile et de la stabilité interne au Liban », assurant travailler à « empêcher la discorde qui menacerait l’existence même du Liban, et rendrait service à Israël ».

« Personne ne peut porter atteinte à la paix civile au Liban car les Libanais sont largement convaincus désormais qu’il n’y a plus de retour en arrière, et que la classe politique travaille à éloigner ce spectre et ses conséquences désastreuses, par le biais d’un discours clair et unifié », a assuré M. Aoun.

Pour le président de la République, « l’armée libanaise est le meilleur rempart contre ce retour à la discorde », affirmant qu’elle remplit parfaitement son rôle malgré les reproches qui la visent régulièrement. La troupe a notamment été la cible de virulentes critiques depuis qu’elle n’a pas réussi à accomplir la démilitarisation du Liban-Sud, malgré des décisions ministérielles prises en ce sens depuis août 2025.

15:23 Dans la presse   L’intervention de Trump pour stopper les frappes sur Beyrouth unanimement fustigée en Israël

L’intervention de Donald Trump pour empêcher les frappes israéliennes de grande ampleur annoncées lundi contre la banlieue sud de Beyrouth a été fustigée d'un bout à l'autre de l’échiquier politique israélien, ciblant également le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Alors que la banlieue sud s'était vidée dès lundi matin de ses habitants après les premières menaces proférées par Tel-Aviv, avant même la publication de l'avertissement de l'armée israélienne, le président américain a contraint Benjamin Netanyahu à renoncer, au moins temporairement, à ces bombardements contre la capitale lors d'un appel téléphonique. « Le Hezbollah a accepté de cesser les tirs sur Israël et ses soldats. De même, Israël a accepté de cesser les tirs », a par la suite écrit Trump sur sa plateforme Truth Social. « Voyons combien de temps cela durera – espérons-le pour l’éternité ! ».

« Un Premier ministre dit non aux États-Unis quand c'est nécessaire »

Largement perçu comme un camouflet pour le chef du gouvernement israélien, cet ordre venu de Washington a été vertement critiqué par le ministre d'extrême-droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, qui a exhorté Benjamin Netanyahu à y désobéir. « C’est le moment de dire non à notre ami, le président Trump », a-t-il écrit sur X, rappelant la posture adoptée par le passé par le chef du gouvernement lui-même, qui a affirmé qu’un « Premier ministre fort dit au président des États-Unis ''oui'' quand c’est possible, et ''non'' quand c’est nécessaire ». « Le moment est venu de faire ce qui est requis et nécessaire pour frapper le Hezbollah », a-t-il ajouté, lui qui a appelé à maintes reprises à « raser » la banlieue sud de la capitale.

Ce nouvel épisode de la relation entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu, devenue tumultueuse face à la volonté affichée par Washington de sceller un nouvel accord avec l'Iran, a également ravivé le débat sur les limites de la relation stratégique entre Israël et les États-Unis.

L’ancien Premier ministre Naftali Bennett a lui aussi dénoncé cette décision de suspendre les frappes. Selon le Haaretz, il a estimé que l’annulation de cette opération constituait une « atteinte à la souveraineté israélienne » et un « précédent inquiétant ». Ce dernier s'est aussi inquiété de la « perte d’autonomie stratégique » de Tel-Aviv face aux États-Unis.

« Échec diplomatique »

Au centre, le chef de l’opposition, Yaïr Lapid a qualifié cette issue « d'échec diplomatique » pour Benjamin Netanyahu, qu'il a accusé de se comporter « comme si Israël était un protectorat américain ». Il a de nouveau appelé à mener une « riposte ferme » aux tirs de roquettes du Hezbollah, affirmant que « la responsabilité de la sécurité des citoyens israéliens incombe entièrement au gouvernement israélien ».

L'ancien chef d'état-major de l'armée israélienne et chef du parti « Yashar ! » Gadi Eisenkot a quant à lui décrit cette directive de Trump comme une « demande humiliante et manifestement déraisonnable ». « Netanyahu est l'homme qui a prêché la morale à tout le monde sur la nécessité fondamentale d'être Premier ministre et de savoir dire ''non'' au président des États-Unis », a-t-il lui aussi souligné.

Le mécontentement ne s’est pas limité aux responsables politiques. Dans les médias israéliens conservateurs, habituellement favorables au gouvernement, l’intervention américaine a également suscité un tollé, notamment sur la chaîne Channel 14, réputée proche du Likoud. « C'est une mauvaise proposition », a déclaré Tamir Morag, l'une des figures de proue de la chaîne nationaliste. « Alors que l’armée israélienne a considérablement renforcé son emprise sur le terrain et mis en place une zone de sécurité élargie, s’engager à ne mener aucune frappe et à se limiter à des mesures préventives ciblées constitue un recul par rapport aux conditions de cessez-le-feu de la campagne précédente au Liban. Cela revient en substance à donner carte blanche au Hezbollah pour qu’il revienne et reconstitue ses forces, même si c’est dans des conditions plus difficiles et avec un Iran affaibli », a écrit le commentateur sur X.

Face à ce tollé, Benjamin Netanyahu a tenté de contenir la polémique. Son bureau a insisté sur le fait qu’Israël conservait « toute liberté d’action contre le Hezbollah » au Liban et qu’« aucun cessez-le-feu global » n’avait été accepté. « J'ai parlé ce soir avec le président Trump et je lui ai dit que si le Hezbollah ne cesse pas de tirer sur nos villes et nos citoyens, Israël frappera des cibles terroristes à Beyrouth. Notre position reste inchangée. Parallèlement, l'armée continuera d'opérer comme prévu dans le sud du Liban », a-t-il écrit sur X.

Malgré l'annonce faite par le président américain Donald Trump sur un arrêt des hostilités entre Israël et le Hezbollah, l'armée israélienne est loin d'avoir mis fin à ces bombardements au Liban-Sud, y menant plusieurs frappes meurtrières. Le parti pro-iranien a de son côté revendiqué une attaque contre une tentative de progression israélienne dans le secteur central, alors que des projectiles ont été signalés dans le Nord israélien, sans que la formation chiite ne s'attribue jusqu'à présent la paternité de ces tirs.

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