L’Australie a frappé d'une interdiction temporaire d'entrée sur son territoire l'un de ses ressortissants figurant parmi une trentaine de candidats au retour soupçonnés d'être liés au groupe jihadiste Etat islamique et libérés lundi par les forces kurdes de Syrie, a annoncé le gouvernement mercredi. Cette personne, qui n'a pas été identifiée, fait partie d'un groupe de 34 femmes et enfants australiens présents dans le camp syrien de Roj.
« Je peux confirmer qu’une personne au sein de ce groupe a fait l'objet d'un ordre d’exclusion temporaire, émis sur avis des agences de sécurité », a déclaré le ministre de l’Intérieur Tony Burke dans un communiqué envoyé à l’AFP. À ce stade, les agences de sécurité australiennes n'ont pas indiqué si d'autres personnes de ce groupe pourraient tomber sous le coup d'une interdiction de retour similaire. La loi australienne permet au ministère de l'Intérieur de délivrer des ordres d'exclusion pour une durée maximale de deux ans dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et les violences politiques.
Le groupe de 34 personnes a été libéré lundi par les forces kurdes qui contrôlent le camp de Roj, dans le nord-est de la Syrie. En route pour Damas pour ensuite être rapatriés, ils ont dû finalement rebrousser chemin, pour un problème de papiers et de mauvaise coordination de leurs proches avec le gouvernement de Damas, selon les responsables kurdes.
Le gouvernement australien a clairement annoncé mardi qu'il n'apporterait aucune aide au rapatriement de ce groupe. « Comme disait ma mère, comme on fait son lit, on se couche », a déclaré mardi le Premier ministre Anthony Albanese. « Nous n'avons aucune sympathie, franchement, pour des gens qui partent à l'étranger dans le but de participer à ce qui était une tentative d'établir un califat pour saper et détruire notre mode de vie », a-t- déclaré. « C'est malheureux que des enfants soient aussi affectés par tout ça mais nous n'apporterons aucune aide » et la loi australienne sera « pleinement » appliquée s'ils reviennent et ont commis des crimes punis par la loi, a-t-il ajouté. « Nous ne ferons rien pour rapatrier ni pour aider ces personnes », a-t-il répété devant des journalistes mercredi.
En 2023, l'organisation humanitaire Save the Children Australia (STCA) avait intenté un procès au nom de 11 femmes et 20 enfants pour obtenir leur rapatriement. Mais la Cour fédérale australienne avait statué contre l'ONG, affirmant que le gouvernement australien ne contrôlait pas leur détention en Syrie.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsYouTube a annoncé mardi soir avoir résolu la panne qui a affecté des centaines de milliers d'utilisateurs de la plateforme de vidéos dans le monde.
« Le problème affectant notre système de recommandations a été résolu et toutes nos plateformes (...) sont revenues à la normales ! », a communiqué l'entreprise sur sa page d'aide aux internautes.
Le site indiquait précédemment rencontrer un « problème » avec son système de « recommandations », ce qui « empêch(ait) les vidéos d'apparaître » sur YouTube, y compris sur l'application ou encore sur YouTube Kids.
Selon le site spécialisé Down Detector, plus de 300.000 signalements ont été effectués concernant des problèmes d'accès à YouTube, avec un pic atteint vers 01H00 GMT.
Des journalistes de l'AFP ont pu accéder à la plateforme, fonctionnant correctement, à 04H00 GMT.
La plateforme de partage de vidéos, détenue par Google, compte plus de 2,5 milliards d'utilisateurs actifs chaque mois.
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Veuillez vous connecter pour visualiser les résultatsUn juge américain de l’immigration a rejeté les efforts menés par l’administration du président Donald Trump pour expulser un étudiant à l’Université de Columbia, Mohsen Mahdawi, arrêté en 2025 après avoir participé à des manifestations pro-palestiniennes.
Les avocats de M. Mahdawi ont détaillé la décision de la juge de l’immigration Nina Froes, basée à Chelmsford, dans le Massachusetts, dans une requête déposée mardi auprès d’une cour fédérale d’appel à New York, qui examinait une décision ayant conduit à la libération du jeune homme, détenu jusqu'au mois d'avril par les services de l’immigration.
Il s’agit du dernier cas en date où un juge de l’immigration rejette une procédure initiée dans le cadre des efforts plus larges de l’administration Trump visant à détenir et expulser des étudiants non-citoyens exprimant des opinions pro-palestiniennes ou anti-israéliennes et impliqués dans des activités militantes sur les campus universitaires.
Dans une décision rendue vendredi, la juge Froes a écrit que le département américain de la Sécurité intérieure n’avait pas rempli son obligation de prouver que Mohsen Mahdawi pouvait être expulsé, tentant de le faire au moyen d’un document non authentifié signé par le secrétaire d’État Marco Rubio.
« Cette décision est une étape importante, qui soutient ce que l'intimidation a tenté de détruire : le droit de parler pour la paix et la justice », a déclaré M. Mahdawi dans un communiqué.
L’administration a la possibilité de contester la décision du juge devant le Bureau d’appel de l’immigration, qui dépend du département de la Justice des États-Unis. Dans un communiqué, un porte-parole du département de la Sécurité intérieure a qualifié la juge d’« activiste » et a affirmé qu’il s’agissait d’« un privilège que d’obtenir un visa ou une carte verte pour vivre et étudier aux États-Unis d’Amérique », un privilège qui pourrait être révoqué.
Mohsen Mahdawi, qui est né et a grandi dans un camp de réfugiés en Cisjordanie, a été arrêté en avril 2025, alors qu'il venait d'arriver à un entretien relatif à sa demande de citoyenneté américaine. Un juge a rapidement ordonné à l’administration Trump de ne pas l’expulser des États-Unis ni de le déplacer hors de l’État du Vermont. Après deux semaines de détention, M. Mahdawi a quitté le tribunal fédéral de Burlington, dans le Vermont, après que le juge fédéral Geoffrey Crawford avait ordonné sa libération.
Dans une autre affaire, un juge de l’immigration avait mis fin le 29 janvier à une procédure d’expulsion engagée par l’administration contre Rumeysa Oztürk, doctorante à l’Université Tufts, dans le Massachusetts, qui avait été ciblée après avoir coécrit un éditorial critiquant la réaction de son université à la guerre menée par Israël à Gaza. En janvier dernier, un juge fédéral de Boston avait conclu que l’administration avait adopté une politique illégale de détention et d’expulsion de chercheurs comme Mme Oztürk et M. Mahdawi, portant atteinte à la liberté d’expression des universitaires non-citoyens dans les universités. Le département de la Justice a fait appel de cette décision.
Cette dépêche est une traduction, réalisée par L'Orient-Le Jour, d'un article en anglais de l'agence Reuters.
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