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11:59 Oussama Mneimné, nouveau chef de l’Inspection judiciaire, a prêté serment

De gauche à droite, le chef de l'Inspection judiciaire, Oussama Mneimné, le ministre de la Justice, Adel Nassar, le président de la République, Joseph Aoun, le président du CSM, Souheil Abboud, le président du Conseil d'Etat, Youssef Gemayel, à Baabda, le 9 juillet 2026. Photo X / @LBPresidency

Le nouveau président de l’Inspection judiciaire (IJ), Oussama Mneimné, a prêté le serment légal jeudi devant le président de la République Joseph Aoun, en sa qualité de membre du Conseil supérieur de la magistrature et de membre du bureau du Conseil d’État. Il succède ainsi à Ayman Oueidate qui occupait la poste de chef de l’IJ depuis mars 2025. La nomination à la tête de cette instance judiciaire relève d’une décision du Conseil des ministres.

Avant sa désignation, Oussama Mneimné exerçait les fonctions de président de la 6e chambre pénale de la Cour de cassation. Son nom avait été évoqué parmi les magistrats pressentis pour succéder à l’ancien procureur général près de la cour de cassation Jamal Hajjar, un poste auquel a accédé Ahmad Rami el-Hajj, le 30 avril 2026, le jour même où M. Mneimné a été désigné à la tête de l’IJ, deux mois avant le départ à la retraite de M. Oueidate, prévu le 15 juillet.

Au cours de sa prestation de serment, le chef de l’État a prononcé une allocution dans laquelle il a souligné que l’Inspection judiciaire constitue « un pilier essentiel » pour préserver la dignité de la justice et renforcer la confiance des citoyens.

L'Inspection judiciaire est chargée de contrôler le fonctionnement de la justice et la conduite des magistrats au Liban. Elle veille à la qualité du travail des juges et au respect des règles disciplinaires. Elle est composée d'un président, de quatre inspecteurs généraux et de six inspecteurs, et fonctionne sous la supervision du ministère de la Justice. Ses membres sont généralement nommés parmi les magistrats les plus expérimentés.

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Le nouveau président de l’Inspection judiciaire (IJ), Oussama Mneimné, a prêté le serment légal jeudi devant le président de la République Joseph Aoun, en sa qualité de membre du Conseil supérieur de la magistrature et de membre du bureau du Conseil d’État. Il succède ainsi à Ayman Oueidate qui occupait la poste de chef de l’IJ depuis mars 2025. La nomination à la tête de cette instance judiciaire relève d’une décision du Conseil des ministres.Avant sa désignation, Oussama Mneimné exerçait les fonctions de président de la 6e chambre pénale de la Cour de cassation. Son nom avait été évoqué parmi les magistrats pressentis pour succéder à l’ancien procureur général près de la cour de cassation Jamal Hajjar, un poste auquel a accédé Ahmad Rami el-Hajj, le 30 avril 2026, le jour même où M. Mneimné...

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10:42 Liban   Joseph Aoun s'entretient avec le commandant en chef de l'armée de l'accord-cadre avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun s'est entretenu vendredi avec le commandant en chef de l'armée, le général Rodolphe Haykal, de la situation sécuritaire dans le pays et des préparatifs pour l'application de l'accord-cadre avec Israël, alors que se poursuivent les attaques israéliennes contre plusieurs villages et localités du Liban-Sud.

« Les discussions ont porté sur les préparatifs en cours pour la mise en œuvre des dispositions prévues dans l’accord-cadre entre le Liban et Israël, dans les zones pilotes définies, où l'armée libanaise est censée se déployer simultanément au retrait des forces israéliennes », a souligné la présidence sur son compte X, après avoir évoqué une rencontre basée sur la situation sécuritaire du pays.

Selon l'accord-cadre conclu entre le Liban et l’État hébreu après le cinquième round de négociations directes sous médiation américaine, l'armée libanaise doit se déployer dans deux « zones pilotes », situées autour de Froun (Bint Jbeil, dans le secteur central) et les villages de Zaoutar (secteur est, au nord du Litani) parallèlement au retrait israélien, et y démanteler les infrastructures du Hezbollah.

Les deux hauts responsables ont aussi examiné les missions conduites par l'armée sur l'ensemble du territoire national, ainsi que la situation de l'institution militaire et les besoins de ses éléments.

Jeudi, au cours d’une réunion avec l'ambassadeur des États-Unis Michel Issa, le chef de l’État avait insisté sur la nécessité de « consolider le cessez-le-feu au Liban-Sud et de faire pression sur Israël afin qu'il mette fin à ses opérations militaires et respecte les dispositions » de l'accord-cadre. Il avait également demandé que l'État hébreu « mette un terme aux bombardements et opérations de démolition » dans les localités occupées du Sud.

Beyrouth avait exigé qu'Israël se retire de deux « zones pilotes » dans le Sud avant de participer au prochain cycle de pourparlers avec prévu les 15 et 16 juillet à Rome. Selon un responsable américain, une première « zone pilote » au Liban sera lancée dans les prochains jours.

10:19 Patrimoine français   La tapisserie de Bayeux est arrivée à Londres pour un prêt historique

La tapisserie de Bayeux est arrivée dans la nuit de jeudi à vendredi au British Museum de Londres auquel elle est prêtée pendant un an, à l'issue d'un transfert historique et sous haute surveillance pour cette fragile oeuvre du XIe siècle. « C'est un moment unique, fruit d'un travail acharné, d'une planification minutieuse », a déclaré à l'AFP le directeur du musée, Nicholas Cullinan, après avoir réceptionné vers 03H00 (02H00 GMT) la tapisserie, qui sera exposée du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

Près de 7,5 millions de visiteurs devraient admirer l'oeuvre sur cette période, selon le président du British Museum, George Osborne, qui a affirmé sur son site qu'il s'agirait de la « plus grande année de l'histoire du musée ». Cette broderie de laine sur lin de près de 70 m de long décrivant la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066 avait quitté jeudi en fin de journée son antre de Bayeux, dans l'ouest de la France. Pour ce transfert dont la date avait été tenue secrète, elle a voyagé dans un double caisson spécialement conçu pour réduire les vibrations pendant son transport en camion vers le Royaume-Uni, sous escorte des forces de l'ordre.

Ce prêt inédit avait été annoncé en juillet 2025 par le président français pour « revivifier la relation culturelle » avec le Royaume-Uni, dix ans après le Brexit.

« Prochain chapitre »

« Continuons à bâtir l'avenir de ce lien entre les deux rives de la Manche, cette Entente cordiale devenue une Entente amicale », a écrit Emmanuel Macron dans une tribune au journal The Times vendredi. Soulignant que la tapisserie est une œuvre inachevée, il a estimé que « c'est à nous d'écrire le prochain chapitre, dans un esprit de respect, de confiance et d'alliance renouvelée ».

Ce transfert, entièrement financé par le Royaume-Uni pour un montant non dévoilé, a donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutent la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous. Fin 2021, une étude d'experts en restauration avait mis en garde contre les « risques supplémentaires » qu'un trajet de plus d'une heure ferait peser sur cette broderie fine comme de la dentelle.

Delphine Christophe, directrice des patrimoines et de l'architecture au ministère français de la Culture, qui se trouvait dans le convoi derrière le camion transportant la tapisserie, a assuré que l'acheminement s'était « très bien passé ». « Nous sommes tout à fait confiants sur le fait que la tapisserie a voyagé dans les meilleures conditions de conservation possibles », a-t-elle déclaré après l'arrivée.

Pour relever ce défi logistique, plusieurs études techniques ont été nécessaires et deux voyages tests avaient été entrepris avec une reproduction grandeur nature de la tapisserie. Selon ses concepteurs, le double caisson dans lequel l'œuvre a pris place permet de réduire de 96% les vibrations liées au transport - un des principaux risques - et de la maintenir à une température de 20°C et à 50% de taux d'humidité. Elle restera dans ce caisson « quelques jours pour s'acclimater » avant d'être déballée et placée sous vitre.

« Emouvant »

« Voir la tapisserie de Bayeux arriver pour la première fois au Royaume-Uni, quitter la France pour la première fois, c'est un moment très émouvant », a commenté l'ambassadrice de France à Londres, Hélène Duchêne, présente au British Museum. En septembre, une très délicate opération avait déjà été requise pour extraire la tapisserie de Bayeux de son musée, qu'elle n'avait plus quitté depuis 1983 et qui est depuis fermé pour travaux.

Les premiers billets pour l'exposition londonienne ont été pris d'assaut dès leur mise en vente début juillet. La tapisserie y sera exposée à plat, et non fixée à un mur comme c'est le cas en Normandie. Un prêt à Londres avait été envisagé deux fois, sans aboutir: en 1953 pour le couronnement de la reine Elizabeth II et en 1966 pour le 900e anniversaire de la bataille d'Hastings.

Signe de la valeur de cette pièce unique, le Royaume-Uni s'est engagé a verser 800 millions de livres (environ 917,9 millions d'euros) en cas de dégradation majeure de la tapisserie. Le pays a aussi accepté de prêter à la France des pièces du trésor de Sutton Hoo - du mobilier funéraire d'un chef saxon du VIIe siècle - et des dessins de la Renaissance, qui seront exposés dans l'ouest du pays.

A son retour en France courant 2027, la tapisserie devrait retrouver son musée de Bayeux avant de faire l'objet d'une délicate rénovation, prévue de longue date et plusieurs fois repoussée. Selon les autorités, la rénovation devrait commencer à partir de 2028 et pourrait se tenir à l'intérieur du musée et en présence du public pour éviter une nouvelle extraction.

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