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19:16 Diplomatie   La Turquie espère aboutir prochainement à une levée des sanctions américaines

Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a affirmé vendredi que la Turquie espérait parvenir prochainement à un accord concernant la levée des sanctions américaines et son souhait d’acquérir des avions de combat F-35, ajoutant qu’il ne devrait y avoir aucune restriction en matière d’industrie de défense entre alliés.

Le président américain Donald Trump, qui s'est rendu à Ankara cette semaine à l'occasion d'un sommet de l'OTAN, avait annoncé mardi qu'il lèverait les sanctions américaines imposées à la Turquie en raison de son acquisition de systèmes de missiles de défense russes S-400.

S'adressant à la chaîne publique TRT Haber, M. Fidan a déclaré qu'il existait une volonté politique tant à Ankara qu'à Washington de lever ces sanctions, et que les ministres concernés s'employaient à résoudre cette question.

En 2020, Washington avait imposé des sanctions à la Turquie en vertu de la loi CAATSA (Countering America's Adversaries Through Sanctions Act) suite à son acquisition des S-400. Il avait aussi exclu Ankara du programme d'avions de combat furtifs F-35. Le Congrès américain a adopté une loi exigeant que la Turquie se sépare des S-400 pour pouvoir réintégrer le programme F-35.

M. Fidan a déclaré qu'il restait deux questions à régler dans les relations entre la Turquie et les États-Unis, qui relèvent de la législation américaine. « La loi CAATSA en fait partie. La question des avions F-35 en est une autre… Si Dieu le veut, nous parviendrons bientôt à une conclusion ; en d'autres termes, je ne pense pas qu'il y aura de problèmes à cet égard », a-t-il ajouté.

Le quotidien turc Hurriyet a rapporté vendredi que la Turquie pourrait annoncer incessamment qu’elle revendrait les S-400 à l’un des pays du Golfe afin de persuader les États-Unis de lui fournir des F-35.

Interrogé vendredi sur la question de savoir si la Turquie avait sollicité l'autorisation de la Russie pour un tel accord, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a déclaré que Moscou était en contact avec Ankara au sujet de ce qu'il a qualifié de « question extrêmement sensible ».

18:59 Liban-Sud   Le caza de Nabatiyé meurtri par plusieurs frappes de drones menées par Israël

L’armée israélienne a effectué une série de frappes de drones dans plusieurs localités du caza de Nabatiyé, au Liban-Sud, faisant au moins un mort et plusieurs blessés. Ces nouvelles victimes viennent alourdir un bilan humain de plus de 4 320 tués depuis la reprise de la guerre entre l’État hébreu et le Hezbollah, le 2 mars dernier, selon notre correspondant Mountasser Abdallah.

Ces attaques ont eu lieu malgré les préparatifs en cours pour la mise en œuvre de l’accord-cadre négocié sous médiation américaine entre le Liban et Israël. Celui-ci prévoit notamment la délimitation de zones pilotes où l’armée israélienne devra se retirer afin de permettre le déploiement de l’armée libanaise et le désarmement du Hezbollah.

C’est à Kfarremmane qu’une des frappes de drone a fait une victime. Elle a touché une voiture sur la route de Doha, tuant son conducteur. Grièvement blessé dans un premier temps, ce dernier a été transporté à l’hôpital, où il a finalement succombé à ses blessures.

Plus tôt dans la journée, deux personnes ont été blessées dans une frappe de drone sur une benne à ordure roulant entre Choukine et Kfar Dajjal. Une autre frappe sur Kfarremmane a grièvement blessé une personne, tandis que des drones israéliens ont également frappé Nabatiyé el-Faouqa, notamment le quartier d'al-Hariq près de Kfar Tibnit (toutes deux situées dans le caza de Nabatiyé), ainsi que le secteur de Doha une deuxième fois.

Ailleurs dans le Sud, plusieurs habitants ont été légèrement blessés dans une frappe de drone sur les hauteurs de Chebaa. L’artillerie israélienne a bombardé les abords de Deir Seriane après avoir ciblé plus tôt la vallée de Houjeir, tandis que des explosions provoquées durant la nuit par les occupants à Khiam ont été entendues dans toute la région.

Des drones israéliens ont parallèlement largué des grenades sonores sur les villages de Haddatha (Bint Jbeil), Mansouri et Bouyout al-Sayyad (tous deux situés dans le caza de Tyr). Les forces israéliennes ont aussi effectué des tirs à la mitrailleuse avec des armes de calibre moyen depuis la localité de Bayyada en direction de Bouyout al-Sayyad, selon notre correspondant.

Réunion entre Aoun et Haykal

La poursuite des attaques intervient alors que le président Joseph Aoun a reçu en audience le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, afin d’examiner la situation sécuritaire au Liban-Sud et les préparatifs pour la mise en œuvre de l’accord-cadre conclu lors de la cinquième session de négociations directes entre le Liban et Israël. Selon la présidence, les discussions ont porté sur les préparatifs du déploiement de l’armée dans les « zones pilotes », parallèlement au retrait israélien et au démantèlement des infrastructures du Hezbollah. Les deux premières « zones pilotes » prévues se situent autour de Froun, dans le caza de Bint Jbeil, et de Zaoutar, au nord du Litani.

Beyrouth a conditionné sa participation au prochain round de négociations avec Israël, prévu les 15 et 16 juillet à Rome, à un retrait des deux « zones pilotes ». Selon un responsable américain, la première phase du mécanisme des « zones pilotes » devrait commencer dans les prochains jours.

18:03 Syrie   Attentats à Damas : les autorités accusent l'EI, découvrent une cache d'explosifs

Les autorités syriennes ont annoncé vendredi avoir découvert une cache d'explosifs après l'arrestation de membres d'une cellule présentée comme liée au groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui serait responsable d'attentats survenus pendant la visite à Damas du président français Emmanuel Macron.

Deux bombes avaient explosé mardi, quasi-simultanément, près de l'hôtel Four Seasons où Emmanuel Macron avait passé la nuit, peu après son départ de l'établissement pour le palais présidentiel. Elles avaient fait un mort et 36 blessés.

Jeudi soir, le ministre de l'Intérieur, Anas Khattab, a annoncé l'arrestation de la cellule responsable de ces attaques.

Peu après, Ahmad al-Dalati, chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, a déclaré à la télévision d'Etat que les premières investigations avaient montré que « la cellule était affiliée au groupe EI ».

Et vendredi, le ministère de l'Intérieur a fait état des « aveux des membres de la cellule » ayant permis de « découvrir une cache secrète utilisée pour entreposer des explosifs en vue de la préparation d'une série d'attentats ».

- Arrestations -

Les autorités avaient indiqué avoir arrêté les auteurs présumés des attentats dans les environs de Damas.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni mais qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, « des dizaines de personnes ont été arrêtées » jeudi soir dans une banlieue pauvre de Ech al-Warwar. Essentiellement peuplé d'alaouites avant la chute du président Bachar el-Assad en décembre 2024, ce quartier avait été visé par des perquisitions après la prise du pouvoir par une coalition islamiste en décembre 2024, poussant une partie de ses habitants à partir.

Un habitant qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP vendredi que les arrestations de la veille n'avaient pas visé à sa connaissance des membres de cette minorité dont est issu M. Assad.

Le ministère de l'Intérieur n'a pas précisé si le groupe EI était également responsable d'un attentat à la bombe qui avait fait 10 morts dans un café de Damas le 2 juillet.

La visite d'Emmanuel Macron était la première d'un dirigeant d'une puissance occidentale depuis l'arrivée au pouvoir de la coalition islamiste.

Le président français avait indiqué que ces attentats ne devaient pas « déstabiliser » la Syrie, qui sort d'une guerre civile de plus de 13 ans (2011-2024).

Depuis qu'il a renversé Bachar el-Assad, Ahmad al-Chareh, un ancien jihadiste, s'emploie à pacifier le pays.

Soutenue par Washington, la Syrie a rejoint l'an dernier la coalition internationale contre l'EI.

L'EI s'était emparé en 2014 de vastes territoires en Syrie et y avait imposé un règne de terreur, avant d'être défait en 2019 par les forces kurdes syriennes, aidées par cette coalition anti-jihadiste.

Il conserve cependant des cellules dormantes et a appelé à défier le pouvoir.

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