31.03.2026 à 12:50
Manon Mazuir

"Le maquereau, poisson très apprécié des consommateurs pour sa grande teneur en oméga 3 et son prix démocratique, est-il en train de vivre son chant du cygne ?", s'interroge La Libre. Lors d'une réunion du Conseil de l'Union européenne à Bruxelles lundi 30 mars, les ministres de la pêche ont "revu à la hausse [les] […]
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"Le maquereau, poisson très apprécié des consommateurs pour sa grande teneur en oméga 3 et son prix démocratique, est-il en train de vivre son chant du cygne ?", s'interroge La Libre. Lors d'une réunion du Conseil de l'Union européenne à Bruxelles lundi 30 mars, les ministres de la pêche ont "revu à la hausse [les] quotas de pêche de maquereaux [de l'UE] en 2026 dans l’Atlantique nord" [Le Huffington Post].
Conformément à "une recommandation du Conseil international pour l'exploration de la mer (Ciem), un organisme scientifique" qui fait autorité [France 24], l'UE avait provisoirement "prévu une baisse de 70 % des captures de maquereaux en décembre" par rapport aux niveaux de 2025 [Le Monde]. Elle "a finalement décidé de s’en tenir à une baisse de 48 %".
Le maquereau, "poisson emblématique de tout le littoral européen, se porte mal, victime de surpêche depuis des années" [Ouest-France]. Fuyant le réchauffement climatique et les océans en surchauffe, "le maquereau de l’Atlantique a migré ces dernières années vers le nord pour se retrouver pris au piège de la surpêche", rappelle Le Huffington Post.
"De près de 13 millions de tonnes en 2014, la biomasse du maquereau d’âge de frai [en âge de se reproduire, ndlr] a chuté à moins de 3 millions de tonnes en 2025", contextualise France 24. Pour 2026, le Ciem "recommandait de diviser par quatre la pêche de maquereaux dans l’Atlantique nord, pour atteindre environ 174 000 tonnes en 2026, pour les pays de l’UE et hors UE. Le but : éviter un effondrement de l’espèce", poursuit Le Huffington Post.
Mais la baisse de 48 % actée lundi "correspond à environ 299 000 tonnes de captures, soit près du double" [Le Monde]. "Une décision irresponsable" et "une honte absolue", a dénoncé auprès de Libération l'association de protection de l'océan Bloom, qui "regrette que depuis quinze ans les recommandations scientifiques sur les captures de maquereaux ne soient pas suivies".
Car la pêche au maquereau est aussi au cœur de frictions entre l'UE et ses voisins. En pratique, ceux-ci cherchent à se coordonner pour les stocks partagés en Atlantique nord, mais l'alignement n'est ni automatique ni contraignant. Dans le cas présent, l'UE accuse "le Royaume-Uni, la Norvège, les îles Féroé et l’Islande de trop puiser dans la ressource. La pêche est d’ailleurs l’un des points les plus inflammables des discussions entre Bruxelles et l’Islande, qui pourrait reprendre ses négociations d’adhésion à l’UE, si le oui l’emporte lors d’un référendum fin août dans le pays" [Le Monde].
"Plus tôt ce mois-ci, Bruxelles s'était plainte de l'absence de progrès dans les pourparlers avec ses voisins côtiers", selon France 24. "L'UE a été la seule partie à constamment susciter des inquiétudes quant à la nécessité de respecter les avis scientifiques fournis par le Ciem", justifie la Commission européenne.
"Faute de parvenir à un accord avec eux sur la réduction drastique de la pêche, les pays européens se sont alignés sur leur scénario alternatif : une réduction de 48 % des captures", précise BFM TV. L'Union répond ainsi "aux alertes des pêcheurs français qui réclamaient 'd’harmoniser l’effort de réduction avec celui des pays nordiques' et de 'limiter la brutalité de la baisse' des quotas" [Le Monde].
"La France ne s’est pas opposée à cette révision à la hausse des quotas", précise d'ailleurs Le Monde, laquelle entre en vigueur aujourd'hui. Mais à plus long terme, la ministre française chargée de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud, réclame que l'UE se "remette autour de la table pour négocier un accord multilatéral" avec les pays voisins sur le maquereau, afin "d’éviter la surpêche", car il "est urgent de ne pas trop pressuriser la ressource".
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30.03.2026 à 12:03
Florian Chaaban

"Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a indiqué dimanche 29 mars se trouver en visite en Jordanie, dernière étape d'une tournée au Moyen-Orient lors de laquelle il a signé des accords de défense avec des pays du Golfe, notamment sur les drones", résume France 24. Une tournée "surprise" [TF1], entamée le 26 mars en Arabie saoudite. […]
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"Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a indiqué dimanche 29 mars se trouver en visite en Jordanie, dernière étape d'une tournée au Moyen-Orient lors de laquelle il a signé des accords de défense avec des pays du Golfe, notamment sur les drones", résume France 24.
Une tournée "surprise" [TF1], entamée le 26 mars en Arabie saoudite. "Après avoir rencontré jeudi le prince héritier Mohammed ben Salmane, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé, vendredi 27 mars, sur les réseaux sociaux, la signature d'un 'accord important' avec l'Arabie saoudite sur la coopération 'en matière de défense'" [France info].
L'enjeu pour Kiev : "vendre son expertise, alors que les équipements iraniens sont dotés d'une technologie également utilisée par la Russie, d'après l'Ukraine", observe BFM TV.
Au total, trois accords ont été signés. Outre l'Arabie saoudite, "les Émirats arabes unis et le Qatar" ont également paraphé des accords avec l'Ukraine [Le Parisien]. Autant de pays qui "font face aux drones et missiles iraniens [Shahed]". Ces partenariats, décrits comme "mutuellement avantageux", doivent muscler le secteur de la défense "pour une durée d'au moins dix ans", souligne Politico. "Au cours de [cette période], nous nous sommes engagés dans la construction d'usines, avec des chaînes de production en Ukraine et dans ces pays [du Golfe, ndlr]", a déclaré Volodymyr Zelensky [Le Parisien].
"Aujourd’hui, l'Ukraine n'a pas seulement besoin d'aide, elle est aussi prête à soutenir ceux qui nous soutiennent", a déclaré le président ukrainien, dans des propos relayés par La Nouvelle République. Si les regards sont braqués sur le Moyen-Orient, l'ombre de la guerre avec la Russie continue de planer. L'Ukraine "a proposé d'échanger ses intercepteurs de drones contre des missiles de défense antiaérienne, beaucoup plus coûteux, que les pays du Golfe utilisent pour abattre les drones iraniens. Kiev affirme avoir besoin de davantage de ces missiles pour contrer les frappes de missiles de la Russie", poursuit le quotidien régional.
Car pour Kiev, "il ne fait aucun [doute] que les drones qui frappent quotidiennement l'Ukraine sont d'origine iranienne" [RFI].
Le rapprochement de l'Ukraine avec les pays arabes intervient alors que son éloignement vis-à-vis des États-Unis "est à son paroxysme, en raison de la guerre en Iran et de l'entente entre le Kremlin et la Maison-Blanche", écrit le quotidien espagnol Diario Público. "Elle intervient également à un moment où l'Union européenne, principal contributeur à l'effort de guerre ukrainien, rencontre de nombreuses difficultés pour faire parvenir à Kiev l'aide de [90] milliards d'euros qu'elle a accordée et que la Hongrie bloque, après que l'Ukraine a coupé l'approvisionnement en pétrole russe de ce pays", complète le média.
En Jordanie, l'objectif est le même. "Le plus important, c'est la sécurité, et il est essentiel que tous les partenaires déploient les efforts nécessaires pour la garantir", a indiqué le chef d'État ukrainien dans un message sur Telegram [The Kyiv Independent].
L'Ukraine recherche un parapluie, alors que l'incertitude demeure sur l'avenir du conflit qui l'oppose à la Russie. Vendredi dernier, "le secrétaire d'État américain Marco Rubio a nié l'affirmation faite plus tôt dans la semaine par Volodymyr Zelensky selon laquelle l'administration Trump subordonnait son offre de garanties de sécurité en vue d'un accord de paix en Ukraine à la cession par Kiev de l'ensemble de la région orientale du Donbass à la Russie", écrit Politico. Les accords conclus avec les pays du Golfe sont une consolation pour Kiev, qui espère ne plus naviguer en eaux troubles encore très longtemps.
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27.03.2026 à 12:05
Léa Deseille

"La première année où tous les alliés de l'Otan ont atteint les objectifs de dépenses de défense fixés il y a plus de dix ans", note Euractiv. Lors de la présentation du bilan annuel de l'Alliance, jeudi 26 mars, "le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a déclaré que [l'organisation] abordait l'année 2026 en position […]
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"La première année où tous les alliés de l'Otan ont atteint les objectifs de dépenses de défense fixés il y a plus de dix ans", note Euractiv. Lors de la présentation du bilan annuel de l'Alliance, jeudi 26 mars, "le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a déclaré que [l'organisation] abordait l'année 2026 en position de force après que tous les alliés ont atteint l'an dernier le seuil fixé de longue date pour les dépenses de défense, soit 2 % du PIB", retrace le réseau d'information polonais TVP.
"Sur la seule année 2025, les alliés européens et le Canada ont investi au total 574 milliards de dollars dans la défense", détaille la RTBF. "Entre 2014 et fin 2025, ils ont plus que doublé le budget qu’ils consacrent chaque année à la défense (une hausse de 106 % en valeur réelle)", ajoute La Libre.
"Sur l'année, les dépenses des pays de l'Otan strictement liées à la défense devraient dépasser les 1 400 milliards de dollars", poursuit le média belge. "Parallèlement, les dépenses de l'Europe et du Canada en gros équipements ont augmenté de 34 % l'an dernier, selon le rapport" [Politico].
"L'Otan 'est plus forte que jamais', a assuré Mark Rutte, qui s'est réjoui d'un 'vrai changement dans les mentalités'. Pendant 'trop longtemps', les Européens se sont reposés sur 'la puissance militaire des États-Unis'", citent Les Échos. Désormais, la surpuissance américaine dans le budget de l'Otan est en recul. "La part des États-Unis dans les dépenses globales de défense de l'Otan a chuté de 64 % à 59 % l'an dernier", pointe Politico.
"Toutefois, le rapport annuel de l'Alliance révèle de fortes disparités de dépenses entre les pays membres", nuance Politico. "Tous les pays de l'Otan ont augmenté leurs dépenses militaires l'an dernier, mais trois d'entre eux ont vu légèrement baisser la part consacrée à ces dépenses par rapport à leur PIB. Les États-Unis sont passés de 3,30 % en 2024 à 3,19 % l'an dernier, la République tchèque de 2,07 % à 2,01 % et la Hongrie de 2,21 % à 2,07 %. La France est restée stable à 2,05 % en 2025 contre 2,04 % l'année précédente", énumère France 24. "L'Espagne, le Portugal, le Canada, la Belgique ont atteint à la décimale près l'objectif de 2 %", poursuit le média.
"Cette annonce intervient au moment où Donald Trump accentue ses attaques contre l'Alliance" [Les Échos], alors que le chef d'État américain a enjoint à ses alliés occidentaux d'aider au déblocage du détroit d'Ormuz. "Un refus d’entrer dans le conflit qui a suscité chantage et violentes attaques du président américain. Il a traité ses alliés de 'lâches' et accusé l’Otan d’être un 'tigre de papier'", rapporte Le Figaro.
Ce n'est pas la première fois que ce dernier attaque directement l'Alliance atlantique. "L'année 2025 a été marquée par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Le Républicain, habitué des déclarations coup de poing a, dès le début de son second mandat, exigé une augmentation des dépenses des pays alliés de l'Otan, laissant même planer le doute sur une éventuelle sortie des États-Unis de l'organisation", rappelle La Libre.
"Depuis, sous la pression [du locataire de la Maison-Blanche], l'Otan s'est fixé l'an dernier, lors du sommet de La Haye, un nouvel objectif : 3,5 % de dépenses militaires d'ici 2035 ainsi que 1,5 % consacré à des dépenses liés à la sécurité, soit un total de 5 %", écrit France 24. "Les pays [s'étaient] engagés à consacrer 3,5 % de leur PIB à la défense de base, comme les troupes et les armes, et 1,5 % à des mesures plus générales liées à la défense, telles que la cybersécurité, la protection des pipelines et l'adaptation des voies de circulation pour permettre le passage de véhicules militaires lourds", développe BFMTV.
"Malgré les augmentations budgétaires, Rutte a réaffirmé que les industries européennes devaient continuer à accroître leur production", précise Euractiv. "J’attends du sommet de l’Otan qui se tiendra à Ankara en juillet prochain qu’il s’appuie sur nos acquis de 2025. Il n’y a pas lieu de se reposer sur ses lauriers et nous n’avons pas de temps à perdre", conclut le Néerlandais [Politco].
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