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17.04.2026 à 22:03

Périscolaire: à "l'académie des vacataires", on apprend à lutter contre les violences sexuelles

FRANCE24

Voilà deux mois qu'Alban Renoult, agent formateur, sensibilise de jeunes adultes aux "violences sexuelles sur mineurs" et "violences éducatives ordinaires", durant des sessions de deux jours destinées aux aspirants animateurs tout juste recrutés. Le passage par "l'académie des vacataires", ouverte en février en plein scandale d'affaires sexuelles dans le périscolaire, est désormais obligatoire pour les agents de cette filière très précarisée. Ses 14.000 animateurs à Paris, plus de 10.000 sont vacataires. "C'est la préfiguration de l'école du périscolaire qui ouvrira à la rentrée de septembre", décrit à l'AFP Isabelle Cordier, directrice de l'Ecole des métiers de la Direction des affaires scolaires (Dasco), qui a délivré environ 430 attestations depuis février. Cette future formation d'environ deux mois est l'une des mesures phare du "plan d'action" à 20 millions d'euros engagé par le nouveau maire socialiste Emmanuel Grégoire, qui a fait du périscolaire la "priorité absolue" de son début de mandat. Au coeur de la réforme: instaurer une "culture du signalement", avec la mise en place d'une cellule d'écoute directement accessible, aux parents comme aux agents. Une démarche qui passe d'abord par le recueil de la parole de l'enfant. Devant son groupe d'une vingtaine de stagiaires, Alban Renoult expose d'abord les chiffres, "qui font froid dans le dos": un enfant sur dix en France est victime de violences sexuelles. Il leur soumet ensuite des scénarios, comme celui d'un élève de maternelle qui demande de l'aide aux toilettes: "c'est pas votre boulot, vous demandez à l'Asem (agent spécialisé des écoles maternelles) et quoiqu'il arrive vous ne touchez pas l'enfant, vous le guidez à distance". Il enchaîne sur le cas d'un élève de six ans qui confie qu'un autre animateur lui a touché les fesses. La parole de la victime est alors à prendre "comme une scène de crime", où "il ne faut pas mettre ses empreintes", explique une fiche défilant sur le tableau. "Il faut être méthodique: recensez, factuellement. Ne réinterprétez pas ce que l'enfant a dit, répétez ses mots plutôt que de lui poser des questions, mettez-vous à sa hauteur mais évitez tout contact physique... Et allez en parler tout de suite au REV (Responsable Educatif Ville)", énumère Alban Renoult. "Mais comment je suis sûre que mon directeur va bien remonter la chaîne du signalement?", demande Léa. "Si tu te sens mieux à prévenir deux ou trois personnes, fais-le", répond son formateur. "Remonter l'info, coûte que coûte" "Et si mon directeur, c'est lui le problème ?", interroge Adam. "Tu passes au-dessus, tu fais remonter l'info, coûte que coûte. Ne pas signaler quelque chose qui t'alerte, c'est passible d'emprisonnement", l'avertit Frédérique Baudot, ex-REV et formatrice. Certains des stagiaires sont déjà titulaires du Bafa (brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur). "Ici, on insiste sur le cadre réglementaire et juridique, quand le Bafa se focalise sur l'animation en elle-même", souligne Isabelle Cordier. L'académie forme aussi et surtout aux "violences éducatives ordinaires", les plus fréquentes et les moins visibles. Celles "dont l'intention de l'adulte est dite éducative - où il croit bien faire", décryptent les formateurs. A bannir: les cris, les punitions collectives, comme éteindre d'un coup la lumière pour obtenir le silence, forcer tout le monde à se mettre la tête dans les bras, ou les menaces telles que la privation de goûter... "Proposez toujours quelque chose de ludique, ne restez pas dans l'interdit. Par exemple, plutôt que de crier sur la table la plus bruyante à la cantine, organisez un jeu où la table qui aura compté le plus vite jusqu'à 30 aura gagné", suggère Alban Renoult. "Il y a plein de violences éducatives ordinaires que je ne percevais pas, parce que je les ai vécues à l'école et je trouvais ça normal", témoigne Sidonie Leroy-Bignon. La stagiaire de 25 ans se dit "rassurée" par la formation, qui lui a fait réaliser "qu'un animateur a un vrai rôle éducatif".

17.04.2026 à 21:59

Non, des essaims d'abeilles n'ont pas cloué au sol l'aviation militaire israélienne

Nora Litoussi

Une vidéo circulant sur X prétend qu'un gigantesque essaim d'abeilles aurait paralysé les avions de combat israéliens. Une scène que certains internautes n'ont pas manqué de comparer aux dix plaies d'Égypte. Mais la vidéo est sortie de son contexte.

17.04.2026 à 21:51

La reprise d'entreprise, "grande cause économique nationale" des prochaines années pour Papin

FRANCE24

Quelque 500.000 dirigeants pourraient céder leur entreprise dans les dix ans, avec trois millions d'emplois concernés: "c'est un pivot générationnel et démographique qui peut se transformer en mur économique si on n'y prend pas garde", a expliqué le cabinet du ministre à l'AFP. Le ministère va consacrer jeudi prochain une grande journée à ce sujet, avec plusieurs centaines de participants. Car, y observe-t-on, "la transmission d'entreprise, ce n'est pas comme un déménagement, il faut souvent plusieurs années", pour trouver le repreneur solide qui ait de quoi acheter et réinvestir: "cela peut créer une angoisse chez les cédants, qui peut les bloquer dans leur cession", explique le ministère. Une étude de Bpifrance Le Lab publiée fin novembre montrait aussi que de nombreux dirigeants avaient du mal à anticiper: 70% d'entre ceux prévoyant de transmettre dans plus d'un an avaient à peine commencé à réfléchir ou à collecter des informations. Elle montrait aussi l'importance de la psychologie dans cette affaire. Tirer un prix de vente élevé de leur entreprise n'était cité que par 14% des cédants comme "critère prioritaire" dans la cession. Loin derrière la pérennité de l'entreprise et des emplois (48%), les qualités humaines du repreneur (40%), son expérience et sa compétence (38%) et sa solidité financière (29%). "Petits nouveaux" Les entreprises concernées par les cessions-transmissions sont généralement de petite taille: en 2023, 86% avaient moins de 10 salariés, selon une note de la direction générale des entreprises (DGE) en 2025. Une raison de plus pour rendre le succès d'une transmission très dépendante des facteurs psychologiques. Rémi et Gonzague, qui souhaitent reprendre une menuiserie de Seine-Saint-Denis, se le sont fait rappeler jeudi par le jury, lors d'une séance de demande de prêt d'honneur auprès de l'association d'aide à l'entrepreneuriat Initiative. "Il faudra que vous fassiez attention à la personne qui dirige aujourd'hui les opérations" aux côtés du patron partant en retraite, leur a conseillé un des chefs d'entreprise présents dans le jury. "Car cette personne-là est chez elle. Vous, vous êtes les petits nouveaux, donc il va falloir ménager les choses pour que ça se passe le mieux possible". L'Etat "garde du recul", indique le ministère des PME, mais il s'intéresse au sujet "en raison de l'impact de ces mouvements sur l'aménagement du territoire, voire sur la souveraineté du pays". Des annonces sont attendues jeudi. Serge Papin, lui-même connaisseur de ces sujets par son expérience à la tête de Système U, avait envisagé fin mars une réforme facilitant la reprise par les salariés, de même que le Pacte Dutreil facilite déjà, depuis 2003, la transmission aux enfants grâce à une réduction de 75% de l'assiette taxable à l'impôt. Rapport distant L'évènement de jeudi a pour but "de mettre tout le monde autour de la table", explique le cabinet. Outre le fait qu'y seront divulgués les résultats de la mission sur les reprises lancée en juillet dernier par Véronique Louwagie, alors ministre des PME, des témoignages y seront entendus et des tables rondes réuniront les acteurs concernés: patronat, chambres de commerce et des métiers, banques publiques, élus, notaires, experts-comptables... Des professionnels de l'éducation et de la formation seront aussi présents. Car on estime au ministère que les jeunes, dont certains entretiennent parfois avec le travail salarié "un rapport un peu distant" et qui participent largement à la création de plus d'un million de nouvelles entreprises chaque année, pourraient aussi être intéressés par les reprises. La "grande cause économique nationale" des reprises devrait se décliner dans les prochains mois via notamment des campagnes de communication des parties prenantes. Devant la vague à venir, "pas question de juste regarder les trains passer", conclut le cabinet.
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