Une bonne tranche de rire
C’était il y a longtemps. Edouard Balladur et Jacques Chirac se tiraient la bourre pour la présidence. Loin de ces projecteurs, un agent des services russes faisait ce qu’il pouvait pour me recruter.
Édouard Balladur est mort à la fin de cet été. Cela a fait resurgir des souvenirs. Comme toujours, ils m'ont fair rire et je me suis dit que je devrais les partager avec nos lecteurs pour contrer la morosité tout à fait naturelle en ces temps de nouvelles plus accablantes les unes que les autres. Comme la crise climatique, la crise économique, l'IA qui va tuer l'humanité dans moins de dix ans et bien sûr, la mort de ce pauvre Edouard Balladur... Back to the future...
« Bonjour, c’est Machin Truc. Je suis le responsable pour la presse du premier ministre. Il se rend à Moscou les 1er et 2 novembre, ce serait bien que vous puissiez venir. Il y a aura des choses intéressantes qui se diront ». Je déteste les voyages de presse. C’est une manière d’acheter les journalistes. Les hôtels sont généralement somptueux, la bouffe agréable et l’on voyage dans des conditions privilégiées. Sur place, rien d’intéressant à part de la « communication », ce qui n’est pas ma tasse de thé. Mais Truc revient plusieurs fois à la charge. Il précise qu’il travaillait avant comme journaliste à la radio et qu’il sait quand il faut être du voyage. Cette fois, c’est sûr, ce sera important. « Et Edouard Balladur voyagera dans l’avion avec les journalistes, il y aura du off ». Par lassitude, je finis par accepter.
Pourquoi moi ? En cette fin d'année 1993, j’étais journaliste à L’Agefi, en charge des pays de l’Est. L’Agefi, c’était un journal ultra financier, destiné au top management des...