
25.03.2026 à 18:02
Déborah Yapi
Les frappes israélo-américaines en Iran ont profondément divisé la scène internationale et mis en évidence des divergences de position au sein de l’Union européenne. Alors même que ces attaques soulèvent de sérieuses questions au regard du droit international, de nombreux dirigeants européens ont peiné à les condamner fermement. Dans ce contexte, une voix s’élève : celle de l’Espagne. Madrid a clairement qualifié la guerre en Iran d’illégale et refusé d’y prendre part. Cette position met en lumière une interrogation centrale : l’Union européenne applique-t-elle le droit international de manière sélective ? Alors qu’elle avait unanimement dénoncé l’invasion russe en Ukraine comme une violation du droit international, des prises de position face aux frappes en Iran apparaissent prudentes et nuancées. Cette posture ainsi que l’alignement historique européen sur les États-Unis et Israël pourrait avoir des conséquences durables sur la crédibilité internationale de l’Union européenne, y compris sur le plan moral, en raison d’une condamnation perçue comme incohérente ou insuffisante. Comment expliquer la passivité européenne face aux États-Unis et à Israël ? L’Espagne peut-elle réellement incarner une alternative et « sauver l’honneur » de l’Union européenne ? Les divergences européennes fragilisent-elles la crédibilité de l’Europe sur la scène internationale ? Et dans quelle mesure les opinions publiques européennes contestent-elles la stratégie de leurs dirigeants face au conflit au Proche-Orient ? Autant de questions abordées dans ce podcast avec Josep Borrell, président du CIDOB (Barcelona Center for International Affairs), ancien haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et ancien vice-président de la Commission européenne.
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Les frappes israélo-américaines en Iran ont profondément divisé la scène internationale et mis en évidence des divergences de position au sein de l’Union européenne. Alors même que ces attaques soulèvent de sérieuses questions au regard du droit international, de nombreux dirigeants européens ont peiné à les condamner fermement. Dans ce contexte, une voix s’élève : celle de l’Espagne. Madrid a clairement qualifié la guerre en Iran d’illégale et refusé d’y prendre part. Cette position met en lumière une interrogation centrale : l’Union européenne applique-t-elle le droit international de manière sélective ? Alors qu’elle avait unanimement dénoncé l’invasion russe en Ukraine comme une violation du droit international, des prises de position face aux frappes en Iran apparaissent prudentes et nuancées. Cette posture ainsi que l’alignement historique européen sur les États-Unis et Israël pourrait avoir des conséquences durables sur la crédibilité internationale de l’Union européenne, y compris sur le plan moral, en raison d’une condamnation perçue comme incohérente ou insuffisante.
Comment expliquer la passivité européenne face aux États-Unis et à Israël ? L’Espagne peut-elle réellement incarner une alternative et « sauver l’honneur » de l’Union européenne ? Les divergences européennes fragilisent-elles la crédibilité de l’Europe sur la scène internationale ? Et dans quelle mesure les opinions publiques européennes contestent-elles la stratégie de leurs dirigeants face au conflit au Proche-Orient ?
Autant de questions abordées dans ce podcast avec Josep Borrell, président du CIDOB (Barcelona Center for International Affairs), ancien haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et ancien vice-président de la Commission européenne.
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25.03.2026 à 15:18
Coline Laroche
In North Korea, Party Congresses have only become politically significant subjects of analysis since the era of Kim Jong Un. Since the establishment of the North Korean regime, only nine Party Congresses have been held, with Congresses being held infrequently during Kim Jong Il’s era. However, since Kim Jong Un came to power, starting with the 7th Party Congress, they have become regularised political events held approximately every five years. Nevertheless, it is difficult to view the Party Congress itself as a core institution of North Korean politics. This is because North Korea’s Party Congresses are closer to political events utilised according to the leader’s needs than they are to political processes, like party conventions in democratic nations, where policies are discussed and accountability is demanded. In reality, policies or goals presented at the Party Congress are not necessarily implemented afterwards, and there is rare political mechanism for holding anyone accountable for failure. Therefore, when analysing North Korea’s Party Congresses, the crucial question is not what was announced at the congress, but rather what the leader sought to gain through it. In this context, the 9th Party Congress held in February 2026 should also be examined not primarily for its policy content, but rather for the political message the Kim Jong Un regime sought to convey through this political event.
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In North Korea, Party Congresses have only become politically significant subjects of analysis since the era of Kim Jong Un. Since the establishment of the North Korean regime, only nine Party Congresses have been held, with Congresses being held infrequently during Kim Jong Il’s era. However, since Kim Jong Un came to power, starting with the 7th Party Congress, they have become regularised political events held approximately every five years. Nevertheless, it is difficult to view the Party Congress itself as a core institution of North Korean politics. This is because North Korea’s Party Congresses are closer to political events utilised according to the leader’s needs than they are to political processes, like party conventions in democratic nations, where policies are discussed and accountability is demanded. In reality, policies or goals presented at the Party Congress are not necessarily implemented afterwards, and there is rare political mechanism for holding anyone accountable for failure. Therefore, when analysing North Korea’s Party Congresses, the crucial question is not what was announced at the congress, but rather what the leader sought to gain through it. In this context, the 9th Party Congress held in February 2026 should also be examined not primarily for its policy content, but rather for the political message the Kim Jong Un regime sought to convey through this political event.
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25.03.2026 à 14:26
stagiaire-comm@iris-france.org
La Chine et l’Inde s’imposent aujourd’hui comme deux acteurs incontournables de la scène internationale. De part et d’autre de l’Himalaya, leur montée en puissance simultanée et leurs trajectoires distinctes ont redéfini les équilibres mondiaux et l’analyse de leur relation demeure centrale pour appréhender les perspectives géopolitiques, économiques, sécuritaires et démographiques à venir. Les tensions entre ces deux puissances ne cessent de se renforcer à mesure que leurs ambitions s’affirment. Cette rivalité s’exprime aussi bien sur le plan territorial, notamment le long de leurs frontières, que dans leur volonté d’étendre leur influence en Asie et sur la scène internationale. Emmanuel Lincot, directeur de recherche et co-responsable du Programme Asie-Pacifique à l’IRIS, répond à nos questions à l’occasion de la parution de son ouvrage « Chine–Inde, la guerre des mondes » (éd. Cerf) :
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La Chine et l’Inde s’imposent aujourd’hui comme deux acteurs incontournables de la scène internationale. De part et d’autre de l’Himalaya, leur montée en puissance simultanée et leurs trajectoires distinctes ont redéfini les équilibres mondiaux et l’analyse de leur relation demeure centrale pour appréhender les perspectives géopolitiques, économiques, sécuritaires et démographiques à venir. Les tensions entre ces deux puissances ne cessent de se renforcer à mesure que leurs ambitions s’affirment. Cette rivalité s’exprime aussi bien sur le plan territorial, notamment le long de leurs frontières, que dans leur volonté d’étendre leur influence en Asie et sur la scène internationale. Emmanuel Lincot, directeur de recherche et co-responsable du Programme Asie-Pacifique à l’IRIS, répond à nos questions à l’occasion de la parution de son ouvrage « Chine–Inde, la guerre des mondes » (éd. Cerf) :
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