
25.06.2026 à 12:27
Déborah Yapi
Quel est le point commun entre Donald Trump et Vladimir Poutine ? Tous deux se sont lancés dans des guerres qu’ils ont peut-être gagnées sur le plan militaire, mais qu’ils ont perdues sur le plan stratégique. Donald Trump, après avoir détruit des installations militaires iraniennes, a dû négocier en position de faiblesse et accorder à l’Iran des concessions bien plus avantageuses que l’accord nucléaire de 2015, sans pour autant obtenir la chute du régime, comme il l’avait promis. De son côté, Vladimir Poutine, bien qu’ayant conquis des territoires comme la Crimée ou une partie du Donbass, a affaibli la Russie : l’Ukraine, loin de se soumettre, est devenue farouchement anti-russe, tandis que l’OTAN et l’Europe se sont unis contre lui, aggravant encore les pertes démographiques et économiques de Moscou. Dans les deux cas, les objectifs stratégiques n’ont pas été atteints. De plus, les deux dirigeants ont dû solliciter l’aide de la Chine pour se sortir de l’impasse. La Chine en sort renforcée confirmant son statut de puissance incontournable. Pourtant, une différence majeure sépare les deux hommes : Trump, pragmatique, a reconnu son échec et su le masquer en communiquant habilement. Il a changé de politique, négociant avec l’Iran pour limiter ses pertes. Poutine, en revanche, s’obstine. Malgré l’essoufflement de son armée, la lassitude de la population russe et la baisse de sa popularité, il persiste à croire en une victoire impossible, refusant de reconnaître son erreur. Mon analyse dans cette vidéo.
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Quel est le point commun entre Donald Trump et Vladimir Poutine ? Tous deux se sont lancés dans des guerres qu’ils ont peut-être gagnées sur le plan militaire, mais qu’ils ont perdues sur le plan stratégique.
Donald Trump, après avoir détruit des installations militaires iraniennes, a dû négocier en position de faiblesse et accorder à l’Iran des concessions bien plus avantageuses que l’accord nucléaire de 2015, sans pour autant obtenir la chute du régime, comme il l’avait promis. De son côté, Vladimir Poutine, bien qu’ayant conquis des territoires comme la Crimée ou une partie du Donbass, a affaibli la Russie : l’Ukraine, loin de se soumettre, est devenue farouchement anti-russe, tandis que l’OTAN et l’Europe se sont unis contre lui, aggravant encore les pertes démographiques et économiques de Moscou.
Dans les deux cas, les objectifs stratégiques n’ont pas été atteints. De plus, les deux dirigeants ont dû solliciter l’aide de la Chine pour se sortir de l’impasse. La Chine en sort renforcée confirmant son statut de puissance incontournable.
Pourtant, une différence majeure sépare les deux hommes : Trump, pragmatique, a reconnu son échec et su le masquer en communiquant habilement. Il a changé de politique, négociant avec l’Iran pour limiter ses pertes. Poutine, en revanche, s’obstine. Malgré l’essoufflement de son armée, la lassitude de la population russe et la baisse de sa popularité, il persiste à croire en une victoire impossible, refusant de reconnaître son erreur.
Mon analyse dans cette vidéo.
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25.06.2026 à 10:30
stagiaire-comm@iris-france.org
Miguel Díaz-Canel, président de Cuba et premier secrétaire du Parti communiste cubain, a proposé ce 18 juin, un ensemble de 176 mesures destinées à transformer en profondeur l’économie cubaine. Adoptées à l’unanimité, elles visent à libéraliser l’économie et à encourager les investissements étrangers. Ces réformes marquent une rupture avec le modèle économique traditionnel communiste hérité de la révolution menée par Fidel Castro en 1959. Cependant, Cuba continue de faire face à de graves difficultés. L’île reste soumise à l’embargo américain en vigueur depuis 1962 et subit depuis le début de l’année 2026 un blocus pétrolier. Le pays connaît des pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments, ainsi que des coupures d’électricité récurrentes. Dans ce contexte, que prévoient les 176 mesures adoptées par le gouvernement cubain ? En quoi pourraient-elles transformer l’économie de l’île ? Ce nouveau vent de réforme est-il en mesure de lever les sanctions américaines qui pèsent sur le pays et de contribuer au redressement économique de Cuba ? Nouvelle chronique consacrée à l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS et responsable du programme Amérique latine/Caraïbe, qui revient sur l’actualité de la région, entre les réformes économiques engagées à Cuba et les résultats des élections présidentielles en Colombie et au Pérou.
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Miguel Díaz-Canel, président de Cuba et premier secrétaire du Parti communiste cubain, a proposé ce 18 juin, un ensemble de 176 mesures destinées à transformer en profondeur l’économie cubaine. Adoptées à l’unanimité, elles visent à libéraliser l’économie et à encourager les investissements étrangers. Ces réformes marquent une rupture avec le modèle économique traditionnel communiste hérité de la révolution menée par Fidel Castro en 1959. Cependant, Cuba continue de faire face à de graves difficultés. L’île reste soumise à l’embargo américain en vigueur depuis 1962 et subit depuis le début de l’année 2026 un blocus pétrolier. Le pays connaît des pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments, ainsi que des coupures d’électricité récurrentes.
Dans ce contexte, que prévoient les 176 mesures adoptées par le gouvernement cubain ? En quoi pourraient-elles transformer l’économie de l’île ? Ce nouveau vent de réforme est-il en mesure de lever les sanctions américaines qui pèsent sur le pays et de contribuer au redressement économique de Cuba ?
Nouvelle chronique consacrée à l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS et responsable du programme Amérique latine/Caraïbe, qui revient sur l’actualité de la région, entre les réformes économiques engagées à Cuba et les résultats des élections présidentielles en Colombie et au Pérou.
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24.06.2026 à 18:31
Déborah Yapi
L’implication des États-Unis dans la guerre en Iran a relancé le débat sur la légitimité des interventions militaires menées par les pays occidentaux au nom de la démocratie et de la « libération des peuples ». Au-delà de la remise en question du droit international, notamment des principes de non-intervention et de non-ingérence, ces interventions n’ont souvent pas atteint les objectifs qu’elles avançaient et ont finalement laissé les pays concernés dans une situation plus délétère qu’avant le conflit. Ces guerres ont également des conséquences moins visibles, notamment sur le patrimoine culturel. À la suite de l’invasion de l’Irak en 2003, les pillages de sites archéologiques et de musées irakiens se sont multipliés, et c’est aussi le cas dans d’autres territoires touchés par des conflits armés comme la Syrie, la Libye ou encore Gaza. Ces pillages participent à la destruction de la mémoire collective des populations, déjà fragilisées par la guerre. Les œuvres sont ensuite revendues illégalement et sont parfois exposées dans des musées occidentaux ou encore acquises par des collectionneurs et marchands d’art. Le trafic d’œuvres d’art et de biens culturels est aujourd’hui l’un des trafics les plus importants et lucratifs au monde. Dans ce contexte, peut-on légitimer des interventions militaires dans des pays au nom de la libération des populations et de la démocratie ? Quel est l’impact des pillages de biens culturels sur la mémoire collective et l’identité des peuples ? Pourquoi ces pillages restent-ils si peu traités dans les médias occidentaux ? Dans quelle mesure la fiction permet-elle de redonner une place à des mémoires effacées ? Dans ce podcast, Saphia Azzeddine, romancière et réalisatrice, revient dans son roman « Mémoires sous scellés » (Éditions Fayard) sur le pillage du musée de Bagdad en 2003. Entre fiction et réalité, ce récit interroge les zones d’ombre autour de […]
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L’implication des États-Unis dans la guerre en Iran a relancé le débat sur la légitimité des interventions militaires menées par les pays occidentaux au nom de la démocratie et de la « libération des peuples ». Au-delà de la remise en question du droit international, notamment des principes de non-intervention et de non-ingérence, ces interventions n’ont souvent pas atteint les objectifs qu’elles avançaient et ont finalement laissé les pays concernés dans une situation plus délétère qu’avant le conflit. Ces guerres ont également des conséquences moins visibles, notamment sur le patrimoine culturel. À la suite de l’invasion de l’Irak en 2003, les pillages de sites archéologiques et de musées irakiens se sont multipliés, et c’est aussi le cas dans d’autres territoires touchés par des conflits armés comme la Syrie, la Libye ou encore Gaza. Ces pillages participent à la destruction de la mémoire collective des populations, déjà fragilisées par la guerre. Les œuvres sont ensuite revendues illégalement et sont parfois exposées dans des musées occidentaux ou encore acquises par des collectionneurs et marchands d’art. Le trafic d’œuvres d’art et de biens culturels est aujourd’hui l’un des trafics les plus importants et lucratifs au monde.
Dans ce contexte, peut-on légitimer des interventions militaires dans des pays au nom de la libération des populations et de la démocratie ? Quel est l’impact des pillages de biens culturels sur la mémoire collective et l’identité des peuples ? Pourquoi ces pillages restent-ils si peu traités dans les médias occidentaux ? Dans quelle mesure la fiction permet-elle de redonner une place à des mémoires effacées ?
Dans ce podcast, Saphia Azzeddine, romancière et réalisatrice, revient dans son roman « Mémoires sous scellés » (Éditions Fayard) sur le pillage du musée de Bagdad en 2003. Entre fiction et réalité, ce récit interroge les zones d’ombre autour de l’appropriation des œuvres culturelles par d’autres pays, ainsi que la légitimité des interventions militaires au nom de la démocratie.
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