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INSTITUT DE RELATIONS INTERNATIONALES ET STRATÉGIQUES
Think tank français spécialisé sur les questions géopolitiques et stratégiques

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27.07.2026 à 15:26

Pogrom en Palestine

stagiairedecomm@iris-france.org

Qu’est-ce qu’un pogrom ? Ce terme russe, signifiant « destruction » ou « pillage », désigne des violences organisées par des individus contre une communauté jugée inférieure, souvent avec la complicité passive ou active des autorités. Historiquement, les Juifs russes en ont été victimes à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle, dans un contexte où l’État attisait la haine antisémite pour détourner la colère populaire. Aujourd’hui, les Palestiniens subissent cette même logique de la part des colons israéliens en Cisjordanie. Depuis le 7 octobre, plus de 1 000 Palestiniens ont été tués, soit par l’armée israélienne, soit par des colons, dans une impunité totale. Les autorités israéliennes, loin de sanctionner ces actes, les légitiment souvent en inversant le récit : des colons armés deviennent des « randonneurs » victimes de « terroristes », tandis que les Palestiniens subissent arrestations arbitraires, humiliations et punitions collectives. Les exemples sont nombreux : villages terrorisés, oliviers arrachés, mosquées incendiées, hôpitaux investis, femmes enceintes empêchées d’accoucher. Pourtant, la communauté internationale, et notamment l’Union européenne, reste silencieuse ou se contente de discours équilibristes, renvoyant dos à dos oppresseurs et opprimés. Quelques Israéliens, comme l’ancien ministre Moshe Arens, osent qualifier ces actes de « terrorisme juif ». Comment expliquer que des violences aussi systématiques, perpétrées en toute impunité, puissent persister sans réaction forte de la communauté internationale ? Dans quelle mesure l’inversion du récit par les autorités israéliennes contribue-t-elle à normaliser l’oppression des Palestiniens ? Comment concilier l’universalisme des droits humains avec le silence assourdissant face à ces crimes ?

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Qu’est-ce qu’un pogrom ? Ce terme russe, signifiant « destruction » ou « pillage », désigne des violences organisées par des individus contre une communauté jugée inférieure, souvent avec la complicité passive ou active des autorités. Historiquement, les Juifs russes en ont été victimes à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle, dans un contexte où l’État attisait la haine antisémite pour détourner la colère populaire.

Aujourd’hui, les Palestiniens subissent cette même logique de la part des colons israéliens en Cisjordanie. Depuis le 7 octobre, plus de 1 000 Palestiniens ont été tués, soit par l’armée israélienne, soit par des colons, dans une impunité totale. Les autorités israéliennes, loin de sanctionner ces actes, les légitiment souvent en inversant le récit : des colons armés deviennent des « randonneurs » victimes de « terroristes », tandis que les Palestiniens subissent arrestations arbitraires, humiliations et punitions collectives.

Les exemples sont nombreux : villages terrorisés, oliviers arrachés, mosquées incendiées, hôpitaux investis, femmes enceintes empêchées d’accoucher. Pourtant, la communauté internationale, et notamment l’Union européenne, reste silencieuse ou se contente de discours équilibristes, renvoyant dos à dos oppresseurs et opprimés. Quelques Israéliens, comme l’ancien ministre Moshe Arens, osent qualifier ces actes de « terrorisme juif ».

Comment expliquer que des violences aussi systématiques, perpétrées en toute impunité, puissent persister sans réaction forte de la communauté internationale ? Dans quelle mesure l’inversion du récit par les autorités israéliennes contribue-t-elle à normaliser l’oppression des Palestiniens ? Comment concilier l’universalisme des droits humains avec le silence assourdissant face à ces crimes ?

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24.07.2026 à 16:35

Chine et États-Unis : divorce impossible

stagiaire-comm@iris-france.org

La Chine a longtemps été présentée comme la future première puissance économique mondiale, notamment grâce à sa forte capacité d’innovation dans les nouvelles technologies, susceptible de lui permettre de dépasser les États-Unis. Toutefois, elle est aujourd’hui confrontée à un déclin démographique qui pourrait freiner ses perspectives de croissance. À l’inverse, les États-Unis bénéficient d’une dynamique démographique plus favorable à leur économie, en partie grâce à l’immigration. D’autres facteurs pourraient également influencer l’évolution du rapport de force entre les deux puissances, tels que leurs capacités d’innovation, leur adaptation au changement climatique, leurs choix politiques ou encore leur influence régionale. Malgré les tensions, les économies chinoise et américaine restent fortement interdépendantes, ce qui rend plus probable un scénario de rivalité durable qu’un affrontement direct. La Chine est-elle en mesure de dépasser la puissance américaine ? Comment les deux pays se préparent-ils aux conséquences du changement climatique sur la sécurité alimentaire et la production agricole ? Les relations sino-américaines évoluent-elles vers une concurrence durable ou vers un affrontement direct ? À l’occasion de la sortie du Déméter 2026, Jean-François Di Méglio, président du conseil d’orientation d’Asia Centre, répond à nos différentes questions :

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La Chine a longtemps été présentée comme la future première puissance économique mondiale, notamment grâce à sa forte capacité d’innovation dans les nouvelles technologies, susceptible de lui permettre de dépasser les États-Unis. Toutefois, elle est aujourd’hui confrontée à un déclin démographique qui pourrait freiner ses perspectives de croissance. À l’inverse, les États-Unis bénéficient d’une dynamique démographique plus favorable à leur économie, en partie grâce à l’immigration. D’autres facteurs pourraient également influencer l’évolution du rapport de force entre les deux puissances, tels que leurs capacités d’innovation, leur adaptation au changement climatique, leurs choix politiques ou encore leur influence régionale. Malgré les tensions, les économies chinoise et américaine restent fortement interdépendantes, ce qui rend plus probable un scénario de rivalité durable qu’un affrontement direct.

La Chine est-elle en mesure de dépasser la puissance américaine ? Comment les deux pays se préparent-ils aux conséquences du changement climatique sur la sécurité alimentaire et la production agricole ? Les relations sino-américaines évoluent-elles vers une concurrence durable ou vers un affrontement direct ?

À l’occasion de la sortie du Déméter 2026, Jean-François Di Méglio, président du conseil d’orientation d’Asia Centre, répond à nos différentes questions :

  • Dans quelle mesure le déclin démographique de la Chine pourrait-il affecter son économie et sa capacité à rivaliser avec les États-Unis ?
  • Comment les États-Unis et la Chine se préparent-ils aux conséquences du changement climatique sur la sécurité alimentaire et la production agricole ?
  • Quels sont les scénarios les plus plausibles pour l’évolution des relations sino-américaines ?

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23.07.2026 à 17:07

Glucksmann, ambiguïtés géopolitiques

stagiairedecomm@iris-france.org

Sans être encore officiellement candidat à l’élection présidentielle, Raphaël Glucksmann ne cache plus sa détermination à se présenter. Si son programme de politique étrangère reste à préciser, ses prises de position permettent déjà d’en distinguer les principales orientations : défense de la démocratie et des droits humains, fermeté face à la Russie et à la Chine, opposition à Donald Trump mais attachement à l’alliance avec les États-Unis. Cette ligne s’inscrit dans la filiation intellectuelle de son père, André Glucksmann, et dans une tradition occidentaliste, atlantiste et néoconservatrice. Son engagement passé en Géorgie, aux côtés d’un pouvoir pourtant critiqué par Amnesty International concernant la protection des droits humains, illustre les premières contradictions de son positionnement. Raphaël Glucksmann défend une diplomatie universaliste, mais celle-ci semble parfois s’appliquer à la carte. Très offensif sur les ingérences russes ou chinoises, il évoque beaucoup moins celles d’autres puissances, comme Israël. De même, très engagé dans la défense des droits humains s’agissant des Ouïghours ou de l’Ukraine, il apparait moins affirmé lorsqu’il est question des Palestiniens, de Gaza ou de la Cisjordanie. Entre héritage occidentaliste, atlantisme et volonté de s’inscrire dans une tradition de gauche, quelles seront les véritables orientations diplomatiques en cas d’une candidature Glucksmann ? L’universalisme peut-il rester crédible lorsqu’il ne s’applique pas avec la même exigence à toutes les crises ? Mon analyse dans cette vidéo.

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Sans être encore officiellement candidat à l’élection présidentielle, Raphaël Glucksmann ne cache plus sa détermination à se présenter. Si son programme de politique étrangère reste à préciser, ses prises de position permettent déjà d’en distinguer les principales orientations : défense de la démocratie et des droits humains, fermeté face à la Russie et à la Chine, opposition à Donald Trump mais attachement à l’alliance avec les États-Unis.

Cette ligne s’inscrit dans la filiation intellectuelle de son père, André Glucksmann, et dans une tradition occidentaliste, atlantiste et néoconservatrice. Son engagement passé en Géorgie, aux côtés d’un pouvoir pourtant critiqué par Amnesty International concernant la protection des droits humains, illustre les premières contradictions de son positionnement.

Raphaël Glucksmann défend une diplomatie universaliste, mais celle-ci semble parfois s’appliquer à la carte. Très offensif sur les ingérences russes ou chinoises, il évoque beaucoup moins celles d’autres puissances, comme Israël. De même, très engagé dans la défense des droits humains s’agissant des Ouïghours ou de l’Ukraine, il apparait moins affirmé lorsqu’il est question des Palestiniens, de Gaza ou de la Cisjordanie.

Entre héritage occidentaliste, atlantisme et volonté de s’inscrire dans une tradition de gauche, quelles seront les véritables orientations diplomatiques en cas d’une candidature Glucksmann ? L’universalisme peut-il rester crédible lorsqu’il ne s’applique pas avec la même exigence à toutes les crises ?

Mon analyse dans cette vidéo.

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