
25.06.2026 à 10:30
stagiaire-comm@iris-france.org
Miguel Díaz-Canel, président de Cuba et premier secrétaire du Parti communiste cubain, a proposé ce 18 juin, un ensemble de 176 mesures destinées à transformer en profondeur l’économie cubaine. Adoptées à l’unanimité, elles visent à libéraliser l’économie et à encourager les investissements étrangers. Ces réformes marquent une rupture avec le modèle économique traditionnel communiste hérité de la révolution menée par Fidel Castro en 1959. Cependant, Cuba continue de faire face à de graves difficultés. L’île reste soumise à l’embargo américain en vigueur depuis 1962 et subit depuis le début de l’année 2026 un blocus pétrolier. Le pays connaît des pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments, ainsi que des coupures d’électricité récurrentes. Dans ce contexte, que prévoient les 176 mesures adoptées par le gouvernement cubain ? En quoi pourraient-elles transformer l’économie de l’île ? Ce nouveau vent de réforme est-il en mesure de lever les sanctions américaines qui pèsent sur le pays et de contribuer au redressement économique de Cuba ? Nouvelle chronique consacrée à l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS et responsable du programme Amérique latine/Caraïbe, qui revient sur l’actualité de la région, entre les réformes économiques engagées à Cuba et les résultats des élections présidentielles en Colombie et au Pérou.
L’article Vers une révolution économique à Cuba ? Quelles perspectives ? est apparu en premier sur IRIS.
Miguel Díaz-Canel, président de Cuba et premier secrétaire du Parti communiste cubain, a proposé ce 18 juin, un ensemble de 176 mesures destinées à transformer en profondeur l’économie cubaine. Adoptées à l’unanimité, elles visent à libéraliser l’économie et à encourager les investissements étrangers. Ces réformes marquent une rupture avec le modèle économique traditionnel communiste hérité de la révolution menée par Fidel Castro en 1959. Cependant, Cuba continue de faire face à de graves difficultés. L’île reste soumise à l’embargo américain en vigueur depuis 1962 et subit depuis le début de l’année 2026 un blocus pétrolier. Le pays connaît des pénuries de carburant, de nourriture et de médicaments, ainsi que des coupures d’électricité récurrentes.
Dans ce contexte, que prévoient les 176 mesures adoptées par le gouvernement cubain ? En quoi pourraient-elles transformer l’économie de l’île ? Ce nouveau vent de réforme est-il en mesure de lever les sanctions américaines qui pèsent sur le pays et de contribuer au redressement économique de Cuba ?
Nouvelle chronique consacrée à l’Amérique latine avec Christophe Ventura, directeur de recherche à l’IRIS et responsable du programme Amérique latine/Caraïbe, qui revient sur l’actualité de la région, entre les réformes économiques engagées à Cuba et les résultats des élections présidentielles en Colombie et au Pérou.
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24.06.2026 à 18:31
Déborah Yapi
L’implication des États-Unis dans la guerre en Iran a relancé le débat sur la légitimité des interventions militaires menées par les pays occidentaux au nom de la démocratie et de la « libération des peuples ». Au-delà de la remise en question du droit international, notamment des principes de non-intervention et de non-ingérence, ces interventions n’ont souvent pas atteint les objectifs qu’elles avançaient et ont finalement laissé les pays concernés dans une situation plus délétère qu’avant le conflit. Ces guerres ont également des conséquences moins visibles, notamment sur le patrimoine culturel. À la suite de l’invasion de l’Irak en 2003, les pillages de sites archéologiques et de musées irakiens se sont multipliés, et c’est aussi le cas dans d’autres territoires touchés par des conflits armés comme la Syrie, la Libye ou encore Gaza. Ces pillages participent à la destruction de la mémoire collective des populations, déjà fragilisées par la guerre. Les œuvres sont ensuite revendues illégalement et sont parfois exposées dans des musées occidentaux ou encore acquises par des collectionneurs et marchands d’art. Le trafic d’œuvres d’art et de biens culturels est aujourd’hui l’un des trafics les plus importants et lucratifs au monde. Dans ce contexte, peut-on légitimer des interventions militaires dans des pays au nom de la libération des populations et de la démocratie ? Quel est l’impact des pillages de biens culturels sur la mémoire collective et l’identité des peuples ? Pourquoi ces pillages restent-ils si peu traités dans les médias occidentaux ? Dans quelle mesure la fiction permet-elle de redonner une place à des mémoires effacées ? Dans ce podcast, Saphia Azzeddine, romancière et réalisatrice, revient dans son roman « Mémoires sous scellés » (Éditions Fayard) sur le pillage du musée de Bagdad en 2003. Entre fiction et réalité, ce récit interroge les zones d’ombre autour de […]
L’article Géopolitique des pillages culturels. Avec Saphia Azzeddine est apparu en premier sur IRIS.
L’implication des États-Unis dans la guerre en Iran a relancé le débat sur la légitimité des interventions militaires menées par les pays occidentaux au nom de la démocratie et de la « libération des peuples ». Au-delà de la remise en question du droit international, notamment des principes de non-intervention et de non-ingérence, ces interventions n’ont souvent pas atteint les objectifs qu’elles avançaient et ont finalement laissé les pays concernés dans une situation plus délétère qu’avant le conflit. Ces guerres ont également des conséquences moins visibles, notamment sur le patrimoine culturel. À la suite de l’invasion de l’Irak en 2003, les pillages de sites archéologiques et de musées irakiens se sont multipliés, et c’est aussi le cas dans d’autres territoires touchés par des conflits armés comme la Syrie, la Libye ou encore Gaza. Ces pillages participent à la destruction de la mémoire collective des populations, déjà fragilisées par la guerre. Les œuvres sont ensuite revendues illégalement et sont parfois exposées dans des musées occidentaux ou encore acquises par des collectionneurs et marchands d’art. Le trafic d’œuvres d’art et de biens culturels est aujourd’hui l’un des trafics les plus importants et lucratifs au monde.
Dans ce contexte, peut-on légitimer des interventions militaires dans des pays au nom de la libération des populations et de la démocratie ? Quel est l’impact des pillages de biens culturels sur la mémoire collective et l’identité des peuples ? Pourquoi ces pillages restent-ils si peu traités dans les médias occidentaux ? Dans quelle mesure la fiction permet-elle de redonner une place à des mémoires effacées ?
Dans ce podcast, Saphia Azzeddine, romancière et réalisatrice, revient dans son roman « Mémoires sous scellés » (Éditions Fayard) sur le pillage du musée de Bagdad en 2003. Entre fiction et réalité, ce récit interroge les zones d’ombre autour de l’appropriation des œuvres culturelles par d’autres pays, ainsi que la légitimité des interventions militaires au nom de la démocratie.
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24.06.2026 à 13:08
Coline Laroche
Les élections présidentielles colombiennes du 21 juin 2026 ont rendu leur verdict. Le candidat de la droite radicale, Abelardo de la Espriella, a été élu d’une courte tête, avec 49.7 % des voix contre 48,7 % pour le candidat de gauche Ivan Cepeda. À l’heure où ces lignes sont écrites, compte tenu de la faiblesse de l’écart, il n’est pas impossible que des recours venant de la gauche interviennent. Ivan Cepeda a ainsi pour le moment refusé de reconnaître la victoire de son adversaire. Quoi qu’il en soit, et quel que soit le résultat définitif, les résultats impressionnants d’un outsider inconnu il y a encore quelques mois, devraient donner matière à réflexion non seulement à une partie de la gauche colombienne et à la gauche latinoaméricaine tout entière. Et singulièrement en matière de questions sécuritaires, lesquelles, à mesure de la criminalisation rampante de territoires entiers, favorisent l’arrivée au pouvoir d’une droite musclée, que ce soit hier au Salvador, en Équateur, en Argentine, au Chili, et maintenant en Colombie. L’insécurité touche les fractions les plus pauvres des populations qui constituent aussi le cœur de l’électorat de la gauche. Certes, la physionomie de la Colombie a beaucoup évolué depuis La Violencia des années 1950. Ce pays est aujourd’hui, derrière le Brésil et le Mexique, la troisième ou quatrième économie de l’Amérique latine. Son territoire est largement urbanisé avec près de 83 % des 53 millions d’habitants vivant dans les zones urbaines, avec des pôles régionaux de développement relativement prospères. Il n’en reste pas moins que la production et le trafic de la cocaïne, et la prolifération des groupes criminels qui l’accompagne sont des révélateurs des dysfonctionnements structurels propres à la formation sociale de ce pays.
L’article Colombie : des enjeux sécuritaires déterminants dans la victoire de la droite radicale est apparu en premier sur IRIS.
Les élections présidentielles colombiennes du 21 juin 2026 ont rendu leur verdict. Le candidat de la droite radicale, Abelardo de la Espriella, a été élu d’une courte tête, avec 49.7 % des voix contre 48,7 % pour le candidat de gauche Ivan Cepeda. À l’heure où ces lignes sont écrites, compte tenu de la faiblesse de l’écart, il n’est pas impossible que des recours venant de la gauche interviennent. Ivan Cepeda a ainsi pour le moment refusé de reconnaître la victoire de son adversaire. Quoi qu’il en soit, et quel que soit le résultat définitif, les résultats impressionnants d’un outsider inconnu il y a encore quelques mois, devraient donner matière à réflexion non seulement à une partie de la gauche colombienne et à la gauche latinoaméricaine tout entière. Et singulièrement en matière de questions sécuritaires, lesquelles, à mesure de la criminalisation rampante de territoires entiers, favorisent l’arrivée au pouvoir d’une droite musclée, que ce soit hier au Salvador, en Équateur, en Argentine, au Chili, et maintenant en Colombie. L’insécurité touche les fractions les plus pauvres des populations qui constituent aussi le cœur de l’électorat de la gauche. Certes, la physionomie de la Colombie a beaucoup évolué depuis La Violencia des années 1950. Ce pays est aujourd’hui, derrière le Brésil et le Mexique, la troisième ou quatrième économie de l’Amérique latine. Son territoire est largement urbanisé avec près de 83 % des 53 millions d’habitants vivant dans les zones urbaines, avec des pôles régionaux de développement relativement prospères. Il n’en reste pas moins que la production et le trafic de la cocaïne, et la prolifération des groupes criminels qui l’accompagne sont des révélateurs des dysfonctionnements structurels propres à la formation sociale de ce pays.
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