23.09.2026 à 16:47
Rédaction
Lors de la journée du 22 septembre, l’Université de Nanterre a organisé une journée dédiée à l’arrivée des nouveaux élèves sur le campus, avec un événement spécifique pour la présentation des associations présentes sur le campus. La journée spéciale, nommée « Crémaillère de la Maison de l’étudiant·e », a été le cadre d’un d’un show de strip-tease drag au centre des bâtiments de l’Université et des tentes présentes pour l’événement.
Déjà marquée par l’écriture inclusive dans le nom de l’événement, l’Université a donc accueilli l’ensemble des associations étudiantes : sportives, événementielles, de lecture ou encore de chant. Parmi elles étaient présentes deux associations étonnantes : Atelier Drag Nanterre, association étudiante organisant des spectacles de drag, ainsi que le Collectif des Sans-Facs, représentant les élèves n’ayant pas obtenu d’admission à l’université.
Le spectacle de strip-tease a été organisé par l’association étudiante Atelier Drag Nanterre. Filmé et rapidement diffusé sur les réseaux sociaux, on voit dans les vidéos deux femmes réalisant des danses et des chorégraphies, accompagnées de drapeaux représentant la communauté lesbienne, sur une scène située au centre du dispositif d’accueil des étudiants et des tentes des associations.
On peut aussi entendre dans ces vidéos les musiques choisies pour cette performance, telles que « Anarcho Ballade en Do mineur » de Joey Glüten, revendiquant une portée anticapitaliste et anarchiste à l’événement.
L’association étudiante Atelier Drag Nanterre, présente sur le campus de l’Université, est soutenue par Culture Zone Nanterre, La Boussole 92 et Le Refuge, trois associations pro-LGBT. Elle organise un drag show annuel financé par la CVEC, le CROUS de Versailles et l’Université Paris Nanterre. Des sources de financement payées directement par les élèves par le biais de la CVEC (105 € par an et par élève), mais aussi par les financements publics par le biais du CROUS, qui se nourrit de financements étatiques, régionaux et locaux.
Une polémique qui fera, en plus, écho aux grèves lancées par le personnel des cantines universitaires du CROUS qui, depuis le lancement des repas à 1 € pour les étudiants, a lancé une grève dans plusieurs universités pour dénoncer le manque de moyens et d’effectifs pour le bon fonctionnement du service.
22.09.2026 à 16:05
Rédaction
Les habitants du village de Piddington, dans l’Oxfordshire, près de la ville de Bicester, ont voté symboliquement, le 15 septembre 2026, pour « quitter » le Royaume-Uni afin de protester contre le projet d’installer jusqu’à 1 256 demandeurs d’asile, principalement des hommes, sur une ancienne base militaire située à environ 800 mètres du village.
Sur 312 suffrages exprimés, 285 ont choisi de devenir indépendants du Royaume-Uni.
Le taux de participation a atteint environ 92 %, pour un village comptant près de 350 habitants. Les organisateurs ont ensuite proposé de surnommer le village la « Principauté de Piddington ».
Le gouvernement britannique a annoncé en juin 2026 son intention de transformer le site MoD Bicester, une ancienne installation du ministère de la Défense, en centre d’hébergement pour demandeurs d’asile. Le site pourrait accueillir jusqu’à 1 256 hommes, dans des logements ouverts : les résidents pourraient donc entrer et sortir librement. Un chiffre représentant plus de trois fois et demie le nombre d’habitants du village.
Plus de 130 habitantes ont notamment écrit aux députés britanniques pour affirmer qu’elles ne se sentiraient plus en sécurité dans le village si le projet était réalisé. Elles craignent notamment pour la sécurité des femmes et des fillettes du village, le centre étant prévu pour accueillir quasi exclusivement des hommes seuls.
Le référendum n’a cependant aucune valeur légale. Le droit britannique ne prévoit pas de mécanisme permettant à un village de devenir indépendant du Royaume-Uni. Il s’agissait donc d’une action politique et médiatique organisée par le conseil paroissial afin d’attirer l’attention du gouvernement.
Le Premier ministre Andy Burnham a déclaré comprendre la « force du sentiment » exprimé par les habitants, mais a tout de même refusé de remettre en cause la politique nationale visant à supprimer progressivement l’hébergement des demandeurs d’asile dans les hôtels.
La ministre de la Culture Lisa Nandy a également indiqué qu’abandonner le projet ne serait pas équitable envers les autres collectivités déjà fortement sollicitées.
Malgré la portée purement symbolique du vote et le sentiment de peur suscité chez certains habitants par l’arrivée potentielle d’un nombre de demandeurs d’asile largement supérieur à la population du village, des associations d’aide aux réfugiés ont critiqué la présentation de ces derniers comme une menace. Le Refugee Council estime notamment que leur installation dans une ancienne base militaire isolée risque « d’aggraver le sentiment d’insécurité des personnes ayant fui la guerre ou les persécutions ». C’est à se demander ce qu’il faudrait faire pour que cette association soit satisfaite.
21.09.2026 à 17:37
Rédaction
Converse a été victime d’une attaque de militants woke et indigénistes à la suite de la publication de sa dernière campagne marketing avec la chanteuse KARINA, membre du groupe de K-pop aespa. Accusée de faire l’apologie du Ku Klux Klan à travers sa campagne, la marque, face aux critiques, s’est ensuite excusée et a retiré les visuels incriminés.
Le 27 août 2026, la marque américaine de chaussures Converse lance la campagne « Stars Align With KARINA » pour les sneakers Chuck 70 X, avec Karina comme ambassadrice mondiale. Tout au long du début du mois de septembre, la marque publie différents visuels.
À partir de là, de nombreux comptes d’influenceurs et d’internautes woke et indigénistes lancent une campagne contre la marque, l’accusant d’avoir réalisé une campagne raciste rappelant la persécution des Noirs américains et les lynchages perpétrés notamment par le Ku Klux Klan.
Les deux principaux visuels pris pour cible sont d’abord celui mettant en scène la chanteuse Karina. Elle y porte une longue jupe blanche et tient des Converse noires à la main, dans un cadre où un projecteur en forme d’étoile crée un fort contraste lumineux.
Les militants ont estimé que l’éclairage projeté sur la jupe dessinait une forme blanche et pointue rappelant une cagoule du KKK, tandis que les chaussures tenues ou disposées dans la composition pouvaient évoquer des pieds ou des jambes pendantes, renvoyant selon eux à des images de lynchage.
Le second visuel est celui réalisé par Converse en collaboration avec Palmes pour sa filiale malaisienne. Publiée sur le compte Instagram de Converse Malaysia, l’image montrait des modèles grimpant à une échelle pour atteindre des paires de chaussures suspendues à une branche d’arbre. Là encore, l’association entre les chaussures suspendues et l’arbre a été interprétée comme une référence à des scènes de lynchage, voire comme la représentation symbolique d’une pendaison.
Le vendredi 18 septembre 2026, Converse diffuse sur ses réseaux sociaux un premier communiqué d’excuses. À partir du 19 septembre, la marque confirme le retrait du visuel de ses différents canaux et annonce travailler à sa suppression partout où il apparaît.
Converse présente alors des excuses publiques sur ses réseaux sociaux officiels avec le message suivant : « Nous sommes désolés. Nous comprenons pourquoi cette image est profondément troublante et reconnaissons que nous nous sommes trompés. Nous l’avons retirée de nos canaux et travaillons à la supprimer partout où elle est apparue. Cela n’aurait pas dû arriver et nous ferons mieux. »
La marque retire par la suite les visuels concernés. Converse appartient au groupe Nike, connu pour ses prises de position militantes. Une nouvelle polémique qui illustre la capacité d’une minorité particulièrement bruyante et à tendance paranoïaque à imposer son interprétation d’une campagne publicitaire, jusqu’à voir dans la présence d’une étoile (dont il faut rappeler qu’elle fait partie du logo de la marque depuis toujours), de chaussures tenues à la main et de jeux d’ombre une représentation du Ku Klux Klan et des lynchages.