Washington a révoqué les visas de trois responsables gouvernementaux chiliens accusés d’avoir « érodé la sécurité régionale » en soutenant un projet de câble sous-marin de fibre optique entre le Chili et la Chine. Porté par l’entreprise China Mobile, il doit relier Valparaiso à Hongkong.
Dans une tribune au « Monde », le professeur de droit Julien Chaisse montre que la Cour suprême, en invalidant des tarifs fondés sur l’« urgence », ne retire pas cette arme au président américain, elle en change le mode d’emploi. L’Union européenne devra tirer parti de ce nouveau tempo imposé par le droit.
L’UE mesure l’impérieuse nécessité d’acquérir un minimum d’autonomie stratégique à l’égard d’une Amérique qui lui est hostile pour affronter la menace que fait peser la Russie sur le Vieux Continent, explique, dans sa chronique, Alain Frachon, éditorialiste au « Monde ».