
28.05.2026 à 17:33
stagiairedecomm@iris-france.org
Dans cet entretien, Pascal Boniface reçoit Mohan Kumar, ancien ambassadeur de l’Inde en France et aujourd’hui professeur et doyen à la Jindal School of International Affairs. Francophone et fin connaisseur des relations franco-indiennes, il revient sur les grands défis géopolitiques auxquels l’Inde est confrontée. Analysant les tensions géopolitiques actuelles, la position indienne face à la guerre au Moyen-Orient y est développée, entre soutien traditionnel à la cause palestinienne et rapprochement stratégique avec Israël et les Émirats arabes unis. Mohan Kumar explique comment l’Inde, importatrice nette d’énergie (40 à 50 % de ses besoins provenant de la région) et comptant 9 millions de ressortissants dans le Golfe, subit de plein fouet les conséquences économiques du conflit. Il détaille la doctrine indienne de « multi-alignement », développée sous Narendra Modi, qui vise à entretenir des relations équilibrées avec tous les acteurs régionaux, malgré les apparentes contradictions. Cette stratégie s’appuie sur des partenaires-clés dans chaque région (les Émirats au Moyen-Orient, la France en Europe), tout en gérant des relations complexes avec les grandes puissances : tensions économiques avec les États-Unis (tarifs douaniers, achat de pétrole russe), inquiétudes face à la montée en puissance de la Chine et au rapprochement entre Pékin et Moscou. Enfin, Mohan Kumar insiste sur la solidité du partenariat stratégique franco-indien, qu’il qualifie de « formidable et sans problème particulier », soulignant la confiance mutuelle qui permet d’aborder les sujets sensibles, comme les droits de l’homme, à travers un dialogue discret et direct entre partenaires.
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Dans cet entretien, Pascal Boniface reçoit Mohan Kumar, ancien ambassadeur de l’Inde en France et aujourd’hui professeur et doyen à la Jindal School of International Affairs. Francophone et fin connaisseur des relations franco-indiennes, il revient sur les grands défis géopolitiques auxquels l’Inde est confrontée.
Analysant les tensions géopolitiques actuelles, la position indienne face à la guerre au Moyen-Orient y est développée, entre soutien traditionnel à la cause palestinienne et rapprochement stratégique avec Israël et les Émirats arabes unis. Mohan Kumar explique comment l’Inde, importatrice nette d’énergie (40 à 50 % de ses besoins provenant de la région) et comptant 9 millions de ressortissants dans le Golfe, subit de plein fouet les conséquences économiques du conflit.
Il détaille la doctrine indienne de « multi-alignement », développée sous Narendra Modi, qui vise à entretenir des relations équilibrées avec tous les acteurs régionaux, malgré les apparentes contradictions. Cette stratégie s’appuie sur des partenaires-clés dans chaque région (les Émirats au Moyen-Orient, la France en Europe), tout en gérant des relations complexes avec les grandes puissances : tensions économiques avec les États-Unis (tarifs douaniers, achat de pétrole russe), inquiétudes face à la montée en puissance de la Chine et au rapprochement entre Pékin et Moscou.
Enfin, Mohan Kumar insiste sur la solidité du partenariat stratégique franco-indien, qu’il qualifie de « formidable et sans problème particulier », soulignant la confiance mutuelle qui permet d’aborder les sujets sensibles, comme les droits de l’homme, à travers un dialogue discret et direct entre partenaires.
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28.05.2026 à 10:44
admn_iris
La guerre lancée en février 2026 par les États-Unis et Israël, au-delà de son aspect illégal par rapport au droit international, a conduit à de multiples destructions en Iran. Outre les infrastructures militaires, de nombreuses infrastructures civiles telles que des usines, des logements, des universités, des écoles ont été atteints. Les autorités iraniennes estiment le coût de ces destructions à près de 270 milliards de dollars. Parallèlement, se pose la question de la relance de l’économie iranienne après cette guerre sachant que la situation macroéconomique, déjà dégradée avant ce conflit, va continuer à se détériorer cette année, notamment du fait de cette guerre : d’après le FMI, la baisse du PIB (-1,5 %) en 2025, devrait s’accentuer en 2026 (-6,1 %) et l’inflation déjà élevée en 2025 (+50,9 %) pourrait accélérer et atteindre 68,9 % en 2026. Dans un premier temps, les plans de relance de l’économie iranienne, tels qu’ils sont discutés dans la presse iranienne, seront présentés. Dans un second temps seront mises en évidence les incertitudes liées à ces plans. Enfin, seront formulées des recommandations à intégrer à tout projet de redémarrage de l’économie.
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La guerre lancée en février 2026 par les États-Unis et Israël, au-delà de son aspect illégal par rapport au droit international, a conduit à de multiples destructions en Iran. Outre les infrastructures militaires, de nombreuses infrastructures civiles telles que des usines, des logements, des universités, des écoles ont été atteints. Les autorités iraniennes estiment le coût de ces destructions à près de 270 milliards de dollars. Parallèlement, se pose la question de la relance de l’économie iranienne après cette guerre sachant que la situation macroéconomique, déjà dégradée avant ce conflit, va continuer à se détériorer cette année, notamment du fait de cette guerre : d’après le FMI, la baisse du PIB (-1,5 %) en 2025, devrait s’accentuer en 2026 (-6,1 %) et l’inflation déjà élevée en 2025 (+50,9 %) pourrait accélérer et atteindre 68,9 % en 2026.
Dans un premier temps, les plans de relance de l’économie iranienne, tels qu’ils sont discutés dans la presse iranienne, seront présentés. Dans un second temps seront mises en évidence les incertitudes liées à ces plans. Enfin, seront formulées des recommandations à intégrer à tout projet de redémarrage de l’économie.
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27.05.2026 à 18:11
Déborah Yapi
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les relations entre les États-Unis et ses alliés connaissent de profondes évolutions. Face à la guerre commerciale lancée par Washington, plusieurs puissances moyennes cherchent désormais à réduire leur dépendance envers la première puissance mondiale. Le Canada est directement concerné par ces changements en raison de sa situation géographique et de ses liens économiques étroits avec les États-Unis. Les déclarations de Donald Trump sur une éventuelle intégration du Canada comme « cinquante-et-unième État », ainsi que l’augmentation significative des droits de douane, ont renforcé la volonté du Canada de diversifier ses partenariats économiques et diplomatiques. C’est dans ce contexte que le Premier ministre canadien Mark Carney, lors de son discours au Forum économique mondial de Davos en 2026, a plaidé pour un rapprochement avec d’autres partenaires afin de faire face aux bouleversements engendrés par les politiques américaines. Dans quelle mesure la politique étrangère de l’administration Trump redéfinit-elle le modèle commercial canadien et ses logiques d’alliance ? Le rapprochement du Canada avec l’Union européenne, la Chine ou encore l’Inde traduit-il l’émergence d’une nouvelle stratégie de « multi-alignement » des puissances moyennes ? Et comment le Canada entend-il réduire sa dépendance et défendre sa souveraineté face à un voisin américain de plus en plus imprévisible ? Autant d’enjeux abordés avec Jean Charest, ancien Premier ministre du Québec (2003-2012), qui analyse les conséquences du retour de Donald Trump sur la politique étrangère canadienne.
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Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les relations entre les États-Unis et ses alliés connaissent de profondes évolutions. Face à la guerre commerciale lancée par Washington, plusieurs puissances moyennes cherchent désormais à réduire leur dépendance envers la première puissance mondiale. Le Canada est directement concerné par ces changements en raison de sa situation géographique et de ses liens économiques étroits avec les États-Unis. Les déclarations de Donald Trump sur une éventuelle intégration du Canada comme « cinquante-et-unième État », ainsi que l’augmentation significative des droits de douane, ont renforcé la volonté du Canada de diversifier ses partenariats économiques et diplomatiques. C’est dans ce contexte que le Premier ministre canadien Mark Carney, lors de son discours au Forum économique mondial de Davos en 2026, a plaidé pour un rapprochement avec d’autres partenaires afin de faire face aux bouleversements engendrés par les politiques américaines.
Dans quelle mesure la politique étrangère de l’administration Trump redéfinit-elle le modèle commercial canadien et ses logiques d’alliance ? Le rapprochement du Canada avec l’Union européenne, la Chine ou encore l’Inde traduit-il l’émergence d’une nouvelle stratégie de « multi-alignement » des puissances moyennes ? Et comment le Canada entend-il réduire sa dépendance et défendre sa souveraineté face à un voisin américain de plus en plus imprévisible ?
Autant d’enjeux abordés avec Jean Charest, ancien Premier ministre du Québec (2003-2012), qui analyse les conséquences du retour de Donald Trump sur la politique étrangère canadienne.
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