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30.03.2025 à 16:35

Censurer ou protéger les enfants ? Les livres de jeunesse, une « littérature sous surveillance »

Daniel Delbrassine, Chargé de cours honoraire, moniteur pédagogique, Université de Liège

La récente affaire du « Livre pour les vacances », décommandé par le ministère de l’éducation nationale, invite à revenir sur l’attention particulière accordée de longue date à la littérature de jeunesse.
Texte intégral (2123 mots)

L’annulation par le ministère de l’éducation nationale de sa commande d’une adaptation de la Belle et la Bête pour les élèves de CM2 a déclenché une polémique qui invite à se pencher sur la situation particulière de la littérature de jeunesse et l’attention spécifique qui lui est de longue date accordée dans l’espace public.


La récente affaire du « Livre pour les vacances », décommandé par le ministère de l’éducation nationale avant son impression en 800 000 exemplaires, a surpris nombre d’acteurs du livre et de l’école, à commencer par son auteur Jul qui avait adapté en BD le très classique La Belle et la Bête, de madame Leprince de Beaumont (1711-1776).

Les enfants de CM2 concernés par l’opération, qui vise à leur offrir un livre à lire durant l’été avant leur entrée en sixième, recevront donc un autre titre, mais le dessinateur n’a pas hésité à parler de « censure » de la part de la direction générale de l’enseignement scolaire, qui est intervenue le 17 mars dernier.

Le gros mot était prononcé et cette polémique a mis en lumière la situation particulière de la littérature de jeunesse au sein du champ culturel. Celle-ci fait en effet exception : elle doit à son public d’être le seul lieu où la censure s’exerce ouvertement en démocratie. Cette nécessaire protection du lecteur juvénile s’imposerait même « naturellement », si l’on en croit l’éditrice espagnole Beatriz de Moura.

Mais ce statut singulier pose un certain nombre de questions : comment fonctionne cette « censure » et à partir de quelles réglementations ? Sur quels objets et sur quels sujets s’exerce-t-elle ?

Les livres pour enfants, un contrôle ancien

Depuis ses origines, la littérature adressée à la jeunesse est une « littérature sous surveillance », car la religion, l’école et le pouvoir politique ont toujours cherché à en assurer le contrôle.

La surveillance religieuse renvoie à des pratiques fort anciennes (Inquisition et mise à l’Index). Elle s’exprime surtout par des interventions d’ecclésiastiques dans le champ de la littérature, comme l’abbé Louis Bethléem qui publie Romans à lire et romans à proscrire. Essai de classification au point de vue moral des principaux romans et romanciers (1904). En 1927, un procès retentissant vise l’abbé, qui s’était mis en scène déchirant en public des revues « licencieuses ».


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L’école exerce elle aussi un contrôle sur la littérature de jeunesse. Cette pression institutionnelle s’exerce notamment sur les éditeurs, conscients du rôle de l’école en matière de prescription. La scolarisation de la littérature jeunesse montre ici un de ses revers : le pouvoir d’influence sur les ventes exercé par les autorités de l’enseignement et par les enseignants eux-mêmes.

La surveillance politique de la littérature de jeunesse n’est pas récente. Dès la fin du XIXe siècle, le sénateur René Bérenger (surnommé « Père la pudeur ») crée la Société centrale de protestation contre la licence des rues, et l’arsenal légal se renforce avec la loi sur l’outrage aux mœurs de 1898. Avant la Deuxième Guerre mondiale, la loi du 29 juillet 1939 instaure un Code de la famille, dont 20 articles sont consacrés au « délit d’outrage aux bonnes mœurs ».

Le consensus politique présent à la Libération n’a donc rien d’étonnant, puisque la loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse est l’aboutissement d’un processus d’un demi-siècle.

En littérature de jeunesse, de la loi à l’autocensure

La fonction première de la loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse (mentionné aujourd’hui encore dans tous les ouvrages destinés à l’enfance) n’est pas d’exercer une censure, car elle vise d’abord à instaurer un contrôle ex ante fondé sur l’intimidation.

Revue de la BNF n°60 autour de l’exposition organisée en 2019.

En effet, son article 3 prévoit une commission de surveillance et de contrôle, dépendant des ministères de la justice et de l’intérieur et chargée de surveiller l’ensemble de la production adressée à la jeunesse, essentiellement à partir des critères définis à l’article 2. La commission reçoit tous les titres à publier et rend des avis, en intervenant parfois auprès des éditeurs. Selon la formule du chercheur Pascal Durand, cette loi organise donc la « soumission des [auteurs et des éditeurs] à un horizon d’attente normative », que l’on qualifiera d’« autocensure ».

Récemment, la loi a subi plusieurs modifications, notamment dans son article 2 qui définit les questions litigieuses, mais l’activité de la commission s’est « très fortement réduite », si l’on en croit Bernard Joubert qui en a recensé les victimes dans son volumineux Dictionnaire des livres et journaux interdits. La censure s’exerce aujourd’hui bien plus efficacement par le biais d’acteurs privés auxquels le champ médiatique offre un terrain favorable, et l’institution semble désormais passée au second plan en termes d’impact sur les acteurs du livre.

Sur le parcours d’un livre, les actions de censure et d’autocensure peuvent donc surgir à toutes les étapes. À la source, les auteurs assument assez spontanément leur part, mais peu en parlent ouvertement, sans doute par volonté de ne pas nuire à la légitimité de leur création.

L’autrice Malika Ferdjoukh confiait ainsi avoir supprimé une phrase qu’elle jugeait délicate dans un roman jeunesse : « L’abeille sniffe sa ligne de glace à la vanille. » Selon elle, cette image gratuite « semblait cautionner et rendre légère une chose qui ne l’est pas ». Dans Titus Flaminius : la fontaine aux vestales (2003), Jean-François Nahmias recourt à des propos très pudiques et à l’ellipse narrative pour évoquer la première nuit d’amour de son personnage. Dans ce roman historique où la description détaillée des mœurs de l’époque sacrifie à la contrainte du genre, l’évocation très chaste de la sexualité des héros crée un paradoxe étonnant.

Les auteurs assument donc leur part d’autocensure, parfois au prix d’acrobaties littéraires, en « adaptant » leur texte à leur public, préoccupés qu’ils sont de « respecter leur lecteur ». Les éditeurs interviennent dans un deuxième temps, aiguillonnés par le cadre légal, mais surtout par les réactions des prescripteurs adultes, qui sont aussi leurs acheteurs…

L’influence américaine des « sensitivity readers »

Certains éditeurs en viennent à retirer spontanément des ouvrages sous la pression de campagnes médiatiques efficaces comme celle qui a visé On a chopé la puberté, (éditions Milan, collection « Les secrets des pipelettes »), documentaire destiné aux pré-ados, publié en février 2018. À la suite d’une pétition recueillant 148 000 signataires en trois jours, la maison d’édition décide d’abandonner toute la collection. La chercheuse Mathilde Lévêque donne une analyse critique et nuancée de cette affaire dans un article intitulé On a chopé la censure.

Parmi les prescripteurs, les bibliothécaires ont toujours pris leur part dans les obstacles dressés entre un livre et ses lecteurs. L’absence intentionnelle dans la liste d’achats, la relégation aux « enfers » (quand ils existent) ou simplement dans le bureau, sont des pratiques fréquentes. Ainsi, en 2016, le Dictionnaire fou du corps (2012), de Katy Couprie, a fait l’objet d’une mesure de retrait dans le réseau de la Ville de Paris.

L’appareil d’État semble avoir aujourd’hui perdu beaucoup de son impact, les acteurs du champ éditorial « négociant » entre eux – sur l’espace médiatique – les termes de ce qui est désormais publiable à l’adresse de la jeunesse. La loi de 1949 reste comme une référence en toile de fond, pour un secteur de l’édition où les groupes de pression occupent désormais la première place en termes d’interventions suivies d’effets.

En pratique, cette situation ressemble de plus en plus à celle qui a toujours prévalu aux États-Unis. L’influence d’outre-Atlantique se concrétise dans la pratique des éditeurs qui mobilisent des « sensitivity readers » et avertissent leurs lecteurs avec des « trigger warnings ».

On notera enfin que la censure s’avère presque exclusivement thématique et manifeste bien l’évolution des sociétés, à travers des thèmes tabous qui perdurent (sexualité, violence, politique), mais aussi l’émergence de nouveaux sujets comme le genre ou la race. Une autre constante apparaît : l’absence de prise en compte des aspects narratifs dans la présentation des thèmes jugés délicats.

Le rôle des procédés littéraires mobilisés pour représenter tel ou tel sujet est passé sous silence dans l’immense majorité des cas. Or, on sait combien cet aspect est important pour évaluer l’innocuité éventuelle d’un récit, mais les censeurs se précipitent sur les contenus, sans vouloir prendre en compte leur traitement ni les « mesures de protection du lecteur » mises en place par les auteurs.

The Conversation

Daniel Delbrassine ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.

30.03.2025 à 16:35

Comment l’ingéniosité des « plantes de service » peut aider à réduire les pesticides

Paula Fernandes, Researcher, Cirad

Alain Ratnadass, Senior research scientist, Cirad

François-Régis Goebel, Directeur de Recherches en protection des cultures, gestion des bioagresseurs, Cirad

Gaëlle Damour, chercheuse, Cirad

Les végétaux regorgent de ressources pour repousser les attaques de ravageurs et de maladies. En faire des alliés permet de réduire le recours aux produits phytosanitaires.
Texte intégral (2989 mots)
Utilisation de l’œillet d’Inde en plantation de canne pour réduire l’incidence des ravageurs aériens. François-Régis Goebel/Cirad UPR Aida, Fourni par l'auteur

Il existe chez les plantes des dizaines de mécanismes plus ingénieux les uns que les autres pour réguler naturellement les organismes qui s’attaquent aux cultures. S’appuyer sur ces alliés précieux est indispensable pour diminuer notre dépendance aux pesticides. Cela permet aussi de construire des systèmes agroécologiques plus résilients.


Chaque jardinier connaît l’œillet d’Inde, allié qui éloigne insectes et maladies du potager. Mais saviez-vous qu’il existe de nombreuses autres plantes, dites « plantes de service », précieuses pour une agriculture plus respectueuse de la santé et de l’environnement ?

Des résultats de recherche révèlent qu’une large gamme de plantes, lorsqu’on les intègre aux systèmes de culture, sont capables de réguler les bioagresseurs des champs (insectes et arthropodes, nématodes, champignons, bactéries, virus, adventices), et donc de réduire les besoins en pesticides.

Selon les plantes, elles mobilisent un mécanisme particulier ou en combinent plusieurs. Certaines vont agir contre les bioagresseurs aériens, tels les plantes aromatiques ou le maïs. D’autres sont efficaces contre les bioagresseurs telluriques, comme les crotalaires, le sorgho hybride ou les crucifères.

Créer les conditions propices

Penchons-nous dans un premier temps sur les mécanismes mis en œuvre par certains végétaux pour contrer les bioagresseurs aériens.

Les plantes refuges, fréquemment implantées en bordure de parcelle, assurent un habitat favorable aux auxiliaires, en leur fournissant le gîte et le couvert. Ainsi, ces derniers sont déjà présents lorsque les ravageurs arrivent pour attaquer les cultures, ils interviennent plus rapidement (prédation, parasitisme). C’est le cas notamment du tournesol mexicain (Tithonia diversifolia) utilisé aux abords des champs de canne à sucre en Tanzanie pour attirer et préserver les coccinelles prédatrices du puceron jaune Sipha flava, ravageur majeur dans ce pays.

Utilisation d’arbres d’ombrage, ici l’eucalyptus et l’érythrine dans les plantations de café au Costa Rica, crédit. Jacques Avelino, Cirad, UMR PHIM, Fourni par l'auteur

Les plantes d’ombrage, intégrées dans la parcelle, modifient son microclimat. En changeant la luminosité et l’humidité, elles rendent les conditions climatiques défavorables à certains bioagresseurs et plus favorables à d’autres.

C’est notamment le cas des eucalyptus ou érythrines dans les plantations de caféiers, vis-à-vis du champignon Colletotrichum kahawae provoquant l’anthracnose des baies au Cameroun. Ces plantes ont le même effet sur la cochenille Placococcus citri et le champignon Cercospora coffeicola qui provoque au Costa Rica la cercosporiose.

Créer des barrières naturelles

Certaines plantes jouent un rôle de barrière contre les agresseurs. Implantées en bordure, elles forment un rideau végétal qui empêche les ravageurs d’atteindre la culture. C’est le cas des barrières de Crotalaria juncea qui obstruent le passage des aleurodes, qui volent à hauteur d’homme vers les plants de piment.

D’autres végétaux utilisent également l’espace pour freiner l’avancée de l’ennemi. Associés à une culture sensible, ils vont dissimuler cette dernière aux ravageurs en créant un effet de « dilution » visuelle. Ces associations, en générant une discontinuité spatiale, peuvent aussi ralentir la propagation de proche en proche des maladies fongiques.


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Elles peuvent par ailleurs réguler les adventices par compétition pour les ressources (lumière, eau, nutriments) ou par barrière physique. En bananeraie, des espèces comme Neonotonia wightii ou Arachis pintoi ont révélé de bonnes aptitudes, avec un impact modéré sur la croissance des bananiers.

Émettre des odeurs répulsives ou attractives

Les plantes émettrices d’odeurs peuvent être utilisées seules ou bien combinées pour accroître leur efficacité dans un système « push-pull » :

La plante « push », intégrée au milieu de la culture, diffuse un « parfum répulsif » pour les ravageurs. Les plantes aromatiques, telles que le basilic ou le gros thym antillais Plectranthus amboinicus, constituent un vivier intéressant de plantes « push ».

Utilisation d’une bordure de maïs pour détourner la noctuelle de la tomate, Martinique. Cirad UPR Hortsys, Fourni par l'auteur

Parallèlement, une plante « pull » est introduite, soit dans la parcelle pour attirer les auxiliaires, soit en bordure pour attirer vers elle le ravageur, le détournant ainsi de la culture. Ainsi, certaines variétés de maïs doux attirent la femelle de la noctuelle de la tomate qui, au lieu de pondre sur les tomates, va le faire sur les soies des épis de maïs – qui constituent des « voies sans issue » car les larves qui éclosent ne peuvent s’y développer.

Interrompre la reproduction de l’ennemi

Les plantes citées jusqu’ici ne s’attaquaient qu’aux bioagresseurs aériens. Mais d’autres mécanismes existent pour combattre les bioagresseurs telluriques.

La rotation des cultures, notamment, permet d’interrompre la reproduction des bioagresseurs. Lorsqu’une plante non sensible à l’agresseur vient remplacer pendant une période la plante sensible, la population de parasites dans le sol diminue fortement.

Trois plantes assainissantes d’intérêt pour la réduction des nématodes et de certaines maladies bactériennes du sol comme le flétrissement bactérien causé par Ralstonia solanacearum. Paula Fernandes, Cirad, UPR Hortsys, Fourni par l'auteur

Une fois que la culture sensible revient sur la parcelle, elle est en mesure de se développer sans incidence majeure tant que la population pathogène reste faible. Une véritable course de vitesse s’engage alors entre le développement de la culture et la multiplication du pathogène.

C’est par exemple le cas en cultures maraîchères ou dans des bananeraies. Créer des jachères assainissantes à base d’espèces non-hôtes (comme Crotalaria juncea ou Brachiaria spp) réduisent les populations de nématodes phytoparasites.

Empoisonnement ou inhibition

Autre méthode d’attaque contre les telluriques, l’empoisonnement ou l’inhibition – aussi appelée allélopathie. Ici, différentes stratégies existent et ont été mises en évidence.

Certains végétaux, tels que les crotalaires, libèrent via leurs racines des alcaloïdes pyrrolizidiniques toxiques pour plusieurs espèces de nématodes phytoparasites.

Autre moyen, la biofumigation par certains végétaux au moment de leur décomposition. Par exemple des isothiocyanates, composés soufrés à large spectre d’efficacité (champignons, bactéries, nématodes…), issus de la dégradation des glucosinolates largement présents chez les brassicacées (moutarde par exemple) et les alliacées (ail, oignon…).

D’autres plantes, enfin, provoquent la germination des graines de plantes parasites (comme le Striga) ou attirent les pathogènes (nématodes phytoparasites) vers leurs racines en émettant des signaux semblables à ceux d’une plante sensible. Ainsi, le coton, le lin ou le soja, plantes non hôtes, diminuent le potentiel infectieux du sol en engendrant la germination « suicidaire » du Striga, dont les radicules sont alors incapables de se fixer à leurs racines.

De façon générale, les plantes de service peuvent aussi jouer un rôle bénéfique en stimulant la diversité de la microflore et de la macrofaune du sol, de façon globale ou ciblée.

Supprimer les bioagresseurs

Parmi les communautés du sol se trouvent des espèces antagonistes ou prédatrices des bioagresseurs. En particulier certains nématodes libres, qui se nourrissent de nématodes phytoparasites. Mais aussi des bactéries et champignons, qui peuvent produire des antibiotiques ou encore parasiter ces bioagresseurs. On parle alors de suppressivité spécifique.

En bananeraie, les jachères de Paspalum notatum augmentent ainsi les populations de nématodes libres omnivores ou prédateurs, qui en retour diminuent les populations de nématodes phytoparasites.

D’autres microorganismes du sol, sans réguler directement les pathogènes, occupent des niches où ils sont en compétition avec eux, notamment en colonisant la rhizosphère des plantes, et en utilisant les mêmes ressources.

Ce faisant, ils réduisent les conditions favorables à la croissance des pathogènes. On parle alors de suppressivité générale.

Enrichir le sol

Outre l’accroissement de populations bénéfiques du sol, les plantes de service contribuent également à l’enrichir. Souvent employées comme engrais verts ou plantes de couverture, elles restituent au sol de la matière organique et des nutriments, accessibles ensuite à la plante cultivée.

Du fait de l’amélioration de sa résistance physiologique, via une nutrition plus équilibrée et la disponibilité de certains oligoéléments, celle-ci est moins vulnérable aux attaques des bioagresseurs, telluriques mais aussi aériens.

L’efficacité des plantes de service dépend donc dans une large mesure du contexte. Pour réussir, l’utilisation de plantes de service pour gérer des bioagresseurs requiert une compréhension claire des principes génériques de l’agroécologie couplée à une connaissance fine des espèces impliquées, afin d’adapter et appliquer ces principes à des situations spécifiques.

L’évolution des interactions entre cultures et bioagresseurs nécessite également d’adapter les pratiques au changement, et, le cas échéant, de mobiliser simultanément divers mesures et mécanismes de régulation.


Le 5 juin 1984 naissait le Cirad fondé par décret. Depuis plus de 40 ans, les scientifiques du Cirad partagent et co-construisent avec les pays du Sud des connaissances et des solutions innovantes pour préserver la biodiversité, la santé végétale et animale, et rendre ainsi les systèmes agricoles et alimentaires plus durables et résilients face aux changements globaux.

The Conversation

Paula Fernandes a reçu des financements de bailleurs publics de la recherche pour le developpement

Alain Ratnadass a reçu des financements de bailleurs de fonds publics français, européens et internationaux pour la recherche pour le développement.

François-Régis Goebel est membre de l'International Society of Sugarcane Technologists (ISSCT). Il a reçu des financements de bailleurs de fonds publics français, européens et internationaux pour la recherche pour le développement.

Gaëlle Damour a reçu des financements de bailleurs de fonds publics français, européens et internationaux pour la recherche pour le développement.

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