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 Les Affiches

Annonces légales - Marchés publics - Ventes aux Enchères


Publié le 01.01.2026 à 10:05

L’année qui s’ouvre sera riche en inaugurations et autres rendez-vous institutionnels et culturels. Tour d’horizon des nouveautés et du menu des événements locaux à venir.

Bonne année ! Après avoir fait couler le champagne et disséminé les cotillons, il est désormais temps de se tourner pleinement vers 2026. Alors, sortez vos agendas pour prendre date des changements réglementaires et fiscaux, ainsi que des grands rendez-vous locaux que nous réserve cette nouvelle année.

Des nouveautés attendues

Depuis le 1er janvier, plusieurs mesures majeures sont entrées en vigueur et vont transformer le quotidien de nombreux Français. D’abord, le Smic est revalorisé de 1,18 %, soit environ 17 euros nets de plus par mois, pour suivre l’inflation et l’évolution générale des salaires. Autre changement structurant : la mise en place du nouveau congé de naissance pour les parents d’enfants nés à partir du premier jour de l’année, offrant à chacun d’entre eux un à deux mois indemnisés, à partir du mois de juillet prochain, en complément des congés maternité et paternité. Cela permettra de mieux accompagner les premiers mois de l’enfant, d’améliorer le partage des responsabilités parentales et de favoriser un sursaut démographique. Enfin, les dons entre particuliers évolueront aussi avec l’instauration de la télédéclaration obligatoire, sans modifier la liste des dons concernés, déjà fixée par la législation fiscale.

Retrouvez ce dossier en intégralité dans l’édition des Affiches de Grenoble et du Dauphiné du 2 janvier 2026. 

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Publié le 01.01.2026 à 10:00

Perché à 1 860 m d’altitude, c’est le premier rendez-vous cinématographique de l’année. Le Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez sera de retour du 19 au 25 janvier. Interview de son directeur Frédéric Cassoly.

Que représente le festival pour le territoire isérois ?

F.C. Dans cette période anxiogène, c’est bien de se retrouver autour de films de comédie fédérateurs. Beaucoup d’Isérois montent au festival, qui présente en avant-première dix films en compétition et dix films hors compétition, et dont l’accès est gratuit. Cette année, nous allons à nouveau faire une projection en avant-première dans un cinéma de la vallée pour faire voyager le festival.

Cette année, Audrey Lamy sera à la tête du jury. Comment choisissez-vous la présidence ?

F.C. Nous faisons une liste du Père Noël avec des pressentis, que nous adaptons ensuite selon les plannings. Ce sera la cinquième présidente d’affilée. Cette année, nous avons un jury jeune, dont les membres ont tous une histoire avec le festival.

Qu’est-ce qui vous guide pour établir la programmation ?

F.C. Avec mon adjoint Clément Lemoine, nous visionnons des films qui sont encore des copies de travail, avec des fonds verts, sans effets spéciaux… Nous voulons présenter un panel de comédies : romantiques, familiales, décalées… Il y a beaucoup de premières œuvres.

Quelles seront les pépites cinématographiques ?

F.C. Nous aimons chacun des dix films en compétition. Le premier film présenté, Chers parents, sera en compétition. Hors compétition, il y aura Marsupilami, qui est très efficace, le premier film d’Ahmed Sylla ou le prochain film de Gérard Jugnot sur Xavier Dupont de Ligonnès.

Le festival est également un tremplin…

F.C. Oui, nous essayons d’avoir des réalisateurs confirmés et de jeunes talents. Chez nous, le marché du film se fait autour d’une raclette. Il y a de vraies rencontres à l’Alpe d’Huez. C’est le cas de Mélanie Auffret qui avait présenté plusieurs courts métrages au festival, avant de rencontrer des producteurs pour développer son premier long métrage. Cette année, une petite salle permettra aux courts métragistes de montrer leurs œuvres aux professionnels.

Vous prônez un festival accessible au public. Comment parvenez-vous à rentrer dans vos frais ?

F.C. Le festival est financé à 20 % par les institutions et à 80 % par des partenaires privés. Les transports et les hébergements plombent le budget prévisionnel, d’autant que certains hébergeurs ont encore augmenté leurs prix. Les événements vont finir par partir de la station. Malgré nos demandes de subventions, nous n’avons pas d’argent du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée, NDLR), alors que si la comédie n’existait pas, le box-office se casserait la figure. Le budget est donc fragile, sachant que l’an dernier, nous étions en déficit. La vitrine du festival est très belle, mais en coulisses, c’est dur.

Comment envisagez-vous la 30édition ?

F.C. Nous commençons déjà à travailler avec nos partenaires. Ce sera la fin du contrat, donc on va se remettre autour de la table avec la nouvelle municipalité. Je reste positif en espérant que nous resterons à l’Alpe d’Huez pour une prochaine décennie.

29e Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez : 
du lundi 19 au dimanche 25 janvier, à l’Alpe d’Huez.
festival-alpedhuez.com / Séances gratuites.

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Publié le 01.01.2026 à 08:26

Le 17 décembre, les députés Xavier Roseren (Haute-Savoie) et Denis Fégné (Hautes-Pyrénées) ont présenté leur rapport d’information sur la transition des modèles des stations de montagne, visant à décentrer le modèle de l’industrie du ski.

Comment sortir de la « dépendance au ski » ? Pour la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, Xavier Roseren et Denis Fégné ont révélé 50 propositions pour répondre à cette problématique. Le rapport d’information « Pour une montagne vivante à l’année » se concentre notamment sur l’accès au logement et aux transports, afin de lutter contre la perte d’habitants des territoires de montagne. La première proposition encourage une meilleure prise en compte des risques naturels, avec l’instauration d’un Observatoire national de la transition et de l’économie des territoires de montagne pour « éclairer les choix d’investissements et d’aménagement et centraliser les données », précise la synthèse.

Principales propositions

Ils suggèrent de conditionner toute subvention publique pour de la neige de culture ou une extension de domaine à la réalisation d’une étude bénéfices-risques de l’investissement, au regard des coûts financiers et environnementaux. Ils veulent utiliser le levier de la fiscalité locale pour créer un fonds destiné à la transition (fonds de péréquation montagnard). Les députés insistent sur la mise en place d’ascenseurs valléens pour relier les stations villages de basse altitude aux stations plus hautes. Ils invitent aussi à réfléchir à la durée des DSP des remontées mécaniques, longues et peu compatibles avec les évolutions rapides en cours. Sur le plan de la gouvernance, le duo envisage son élargissement à une échelle qui va au-delà de la station (bassin de vie), et rappelle avant tout que « la question de la transition des stations de montagne ne peut être pensée que territoire par territoire ». En matière de logement, afin de lutter contre les lits froids, les rapporteurs proposent un abattement de taxe foncière pour les propriétaires qui louent leur bien en résidence principale. Ils conseillent enfin des quotas et régulation sur des sites surfréquentés en été, mais aussi des servitudes sur des sentiers interdits d’accès par des propriétaires de parcelles, comme dans la réserve des Hauts de Chartreuse.

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Publié le 31.12.2025 à 15:24

MasterGrid, spécialisée dans les produits et services aux systèmes électroniques, vient de s’élargir en acquérant une société. Il s’agit de Simelectro P & S, en Côte-d’Or, appartenant à AK Group. « Cette acquisition conforte notre vision stratégique de devenir un acteur majeur des services et produits dédiés aux infrastructures électriques. Elle nous permet d’accompagner les grands producteurs d’électricité internationaux sur un périmètre élargi, notamment dans la prolongation de la durée de vie de leurs installations. L’adossement de Simelectro P & S au groupe MasterGrid nous offre la capacité d’adresser des projets de plus grande envergure, tant en rénovation qu’en construction de nouvelles centrales, et de développer rapidement des synergies commerciales », précise Ludovic Vallon, président de MasterGrid. L’entreprise grenobloise fondée en 2019 a réalisé 110 millions de chiffre d’affaires en 2024, dont 30 % à l’export. Le groupe compte plus de 500 collaborateurs répartis sur 13 sites en France et 12 filiales à
l’étranger.

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Publié le 31.12.2025 à 14:17

Dans une commune qu’il trouve « attachante », Éric Rossetti souhaite s’investir davantage. Actuel premier adjoint de Quaix-en-Chartreuse (et auparavant conseiller municipal), l’homme de 62 ans est candidat aux municipales, le maire actuel ne souhaitant pas se présenter. Il est motivé aussi par le fait de continuer son mandat de vice-président à la Métropole et par des projets en cours dans sa commune. Il a à cœur de voir le nouveau restaurant créé, qui est pour l’instant en travaux, pour une livraison en avril ou mai prochain. Le candidat évoque également un autre projet en cours : l’extension de la crèche est à l’étude. Il estime qu’environ 8 ou 9 élus municipaux repartent pour les prochaines élections à ses côtés. Travaillant dans un cabinet d’architectes, il y passe de moins en moins de temps, « pour se consacrer à la commune », apprécie-t-il.

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Publié le 31.12.2025 à 10:23

Cette balade, à réaliser à pied ou à raquettes, selon l’enneigement, se déroule dans une alternance de forêts et de clairières avant de s’achever par un magnifique point de vue.

Du parking, il faut prendre la direction du village du Sappey, en suivant la ruelle partant sur la gauche. Une centaine de mètres plus loin, on atteint l’amorce d’un chemin qui monte sur la droite (panneau indiquant les Emeindras). C’est la direction à prendre. En quelques minutes, on rejoint les maisons du hameau de Jaillières, qu’on traverse jusqu’au départ d’un sentier balisé des marques rouges et blanches du GR 9, sur lequel il faut s’engager en profitant d’une belle vue sur le bassin du Sappey et le sommet des Écoutoux, avant de rejoindre le lieu-dit Le Bruchet (1 129 m d’altitude), à la hauteur d’un chemin forestier.

Vers l’Emeindras de dessous

Laissant, légèrement sur la gauche, le sentier (GR 9) qui monte vers le habert de Chamechaude, il faut prendre, sur sa droite, le chemin forestier qui va servir de fil conducteur tout au long de la balade. La progression ne pose aucun problème. On peut donc, au fil de la marche, profiter des nombreux points de vue sur le bassin du Sappey, dominé par les sommets du Saint-Eynard et de l’Écoutoux. En levant les yeux, on aperçoit la cime de Chamechaude défendue par de redoutables falaises et, plus loin, les pentes des Emeindras commencent à apparaître. Une courte descente, suivie de la traversée d’une belle forêt de fayards et de sapins, amène en douceur au pied de l’Emeindras de dessous (1 300 m d’altitude), d’où l’on profite d’une image exceptionnelle sur le sommet de Chamechaude. L’itinéraire oblique ensuite sur la droite, s’attarde en un agréable cheminement en sous-bois, avant d’aborder la partie la plus panoramique de la balade. Le paysage se déploie en plusieurs plans au-dessus du bassin du Sappey avec les sommets du Saint-Eynard, du Rachais et de l’Écoutoux et les falaises du Vercors en toile de fond. Un dernier raidillon amène aux alpages de l’Emeindras de dessus, terme de la balade.

Le sommet des Emeindras

Il faut absolument monter jusqu’à un petit col pour bénéficier d’un vaste panorama. En quelques minutes, on peut gravir les pentes conduisant au sommet des Emeindras (1 451 m d’altitude), afin de profiter d’une belle vue qui surplombe la vallée de l’Isère pour s’étendre du mont Blanc au mont Aiguille, en passant par le massif des Bauges et la chaîne de Belledonne. Le retour sur le parking se déroule par le même itinéraire. En période estivale, il est possible d’allonger la balade en passant par le habert de Chamechaude. Dans ce cas, depuis Le Bruchet, il faut poursuivre la marche en direction de Montjalat en suivant le GR 9. Une longue montée en lacets sur une pente soutenue permet ensuite d’accéder au habert (1 580 m d’altitude), d’où on profite d’une belle vue sur les parois de Chamechaude. Une traversée à flanc de montagne, suivie d’une descente raide, permet de gagner un col (1 394 m d’altitude), d’où on rejoint facilement les prairies de l’Emeindras de dessus. Il faut compter près de deux heures supplémentaires pour effectuer cette variante, intéressante mais plus physique que l’itinéraire classique.

Infos pratiques
Difficulté : 2/4. Temps aller-retour : 3 h 30. Dénivellation cumulée : 450 m. Carte de référence : carte IGN Chartreuse 3334 OT. Balisage : panneau de randonnée, marques rouges et blanches (GR 9), marques jaunes. Départ : du Sappey-en-Chartreuse, à une quinzaine de kilomètres de Grenoble, en passant par La Tronche et le col de Vence. Laisser son véhicule sur le parking du foyer de ski de fond au bas du village.

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Publié le 31.12.2025 à 10:21

Le Relais du Çatey, à L’Isle-d’Abeau

C’est une adresse bien connue des fins gourmets. Quelque part dans le Nord-Isère, cela fait plus de trente ans que Valérie et Dominique Ducrettet régalent leurs hôtes dans cette belle bâtisse aux multiples petits espaces. Si le cadre sait vous recevoir, classe sans être ostentatoire, c’est bien la cuisine du chef qui impose le respect. Confortablement installé dans l’un des salons de la maison, jetons un œil aux différents menus proposés pendant que les mises en bouche font la ronde pour mettre le palais en condition. En entrée, préférées à la tourte de colvert au thym et au foie gras, les ravioles d’araignée de mer, émulsion de crabe vert, copeaux de chou-fleur arrivent dans votre assiette dans leur tenue d’apparat. Décorées de quelques fleurs, nos ravioles, en fondant dans la bouche, délivrent leur parfum iodé complexe, qu’une délicate sauce finement crémée vient agrémenter de sa suavité. Un vrai délice qui met tous les sens en éveil. On trouve également des Saint-Jacques de Saint-Brieuc saisies ou un foie gras de canard aux noix, raisin, réduction de persan et pomme acidulée.

La pintade part en forêt

Le poisson de petite pêche, écailles de Charlotte, ragoût d’automne, truffe et laurier, ou le filet de cerf rôti au genièvre et poivre de Voatsipériféry se partagent la suite avec cette pintade fermière rôtie, poudre des bois, petits farcis, endives et salsifis. Notre pintade s’est offert une petite escapade en forêt pour se parer des arômes de l’automne et sa cuisson, lente, lui confère une souplesse en bouche qui touche au sublime. Le chariot de fromages propose des spécialités affinées toutes plus expressives les unes que les autres. Quant aux desserts, ils confirment l’excellence de cette table comme cette randonnée dans le bois de la Casse, châtaigne, cèpe et mousse au chocolat. Le Relais du Çatey possède également une bien belle carte des vins avec la verdesse du Domaine des Rutissons à 44 euros ou le Clos des Grives de Combier à 90 euros. Allez, à vous de prendre le relais…

Le Relais du Çatey : 
10, rue du Didier, à L’Isle-d’Abeau. 04 74 18 26 50. Environ 30 couverts.
Fermé le dimanche et le lundi.

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Publié le 31.12.2025 à 10:17

Entre évolutions législatives et décisions jurisprudentielles, la France s’oriente vers une reconnaissance accrue des projets parentaux, qu’ils reposent sur l’AMP ou la GPA. Ces avancées interrogent la frontière entre liberté individuelle et ordre public, et posent la question d’un véritable « droit à l’enfant ».

Nous avions écrit un premier article il y a dix ans déjà dans Les Affiches, sur la réception en France de la gestation pour autrui (GPA), et la problématique du retour sur le territoire national des couples ayant eu recours à cette pratique à l’étranger.

Depuis dix ans, les évolutions légales et jurisprudentielles, tant sur l’assistance médicale à la procréation (AMP) que sur la gestation pour autrui, prises sous l’égide des libertés fondamentales et des droits de l’Homme, convergent vers un véritable droit à l’enfant.

Principe

Pour rappel, la gestation pour autrui (GPA) consiste à implanter dans l’utérus d’une mère porteuse un embryon, fécondé in vitro, qui lui est transféré, afin qu’elle mène sa grossesse pour remettre l’enfant à sa naissance à la personne ou au couple, appelés « parents d’intention ».

Cette technique peut être employée par des couples hétérosexuels infertiles ou des couples homosexuels.

L’embryon n’est pas conçu avec l’ovule de la mère porteuse, mais par l’intermédiaire d’une donneuse d’ovocyte ou de la femme infertile.

Les parents d’intention peuvent donc être les parents génétiques de l’enfant, totalement ou partiellement.

Cette technique est venue percuter une règle fondamentale du droit de la filiation selon laquelle la maternité légale résulte de l’accouchement.

Certains États tolèrent ou ont décidé d’encadrer la maternité pour autrui, et d’autres ont opté pour une prohibition, à l’instar de la France qui interdit cette pratique en son article 16-7 du Code civil introduit dans notre droit en 1994 : « Toute convention portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d’autrui est nulle. » Il s’agit même d’une infraction pénale définie dans le chapitre des « atteintes à la filiation » (article 227-12 du Code pénal).

Premières jurisprudences

Le désir d’enfants étant plus fort que ces règles légales, les couples se sont tournés vers les pays étrangers qui autorisent et encadrent cette pratique.

Le retour du couple avec l’enfant a alors posé de nombreuses questions juridiques en France. Nous rappelions à l’époque que les juges avaient, après 2014, accepté une position plus libérale, contraints par la Cour européenne des droits de l’Homme, sur le fondement du respect de la vie privée et de l’intérêt supérieur de l’enfant, pour permettre l’établissement d’une filiation entre la mère d’intention et l’enfant.

En 2019 et 2024, la Cour de cassation a estimé, que, pour respecter les droits fondamentaux de l’enfant et ne pas le laisser dans l’incertitude de son lien de filiation, il y avait lieu d’autoriser la transcription de son acte de naissance établi à l’étranger, sur les registres de l’état civil français, en imposant toutefois un contrôle de la motivation des décisions étrangères.

Ce fut la consécration de l’intérêt supérieur de l’enfant de voir reconnaître une filiation légale, conforme à la réalité du lien affectif tissé avec ses parents.

Deux évolutions récentes

La parenté n’est donc plus liée à la biologie, mais à la volonté des parents de créer un lien juridique avec un enfant. Cette tendance s’est confirmée depuis, les règles établies allant encore plus dans le sens d’un « droit à l’enfant ».

La loi bioéthique du 2 août 2021, si elle n’a pas abordé la GPA, a par contre ouvert l’assistance médicale à la procréation (AMP), aux couples de femmes et aux femmes non mariées.

Pour rappel, l’AMP était réservée aux couples, mariés ou non, composés d’un homme et d’une femme, et avait pour objet de remédier à l’infertilité ou d’éviter la transmission d’une maladie d’une particulière gravité soit à un enfant, soit à l’un des membres du couple hétérosexuel. Cela excluait les femmes célibataires et les couples de femmes, car, comme l’avait rappelé le Conseil constitutionnel en sa décision du 17 mai 2013, l’objet de la loi était de remédier à l’infertilité pathologique d’un couple.

La loi du 2 août 2021 relative à la bioéthique a ouvert les techniques d’AMP à deux nouvelles catégories de personnes : les couples de femmes et les femmes non mariées, ce qui a fait disparaître le critère d’infertilité, et a axé l’AMP sur l’idée de projet parental : « L’assistance médicale à la procréation est destinée à répondre à un projet parental. Tout couple formé d’un homme et d’une femme ou de deux femmes ou toute femme non mariée ont accès à l’assistance médicale à la procréation… » (article L. 2 141-2, al. premier Code de la santé publique).

La question de l’AMP post mortem s’est posée lors des débats législatifs. En effet, il s’est avéré paradoxal qu’une femme dont l’époux est décédé durant le parcours d’AMP, doive renoncer à tout projet d’AMP avec les gamètes de ce dernier car il est décédé, alors que l’AMP est ouverte aux femmes non mariées. Le législateur est resté sur sa position et le décès d’un des membres du couple fait donc toujours obstacle à une insémination ou à un transfert d’embryons.

Cet obstacle a aussi été opposé à une femme, dont le mari est décédé pendant le parcours d’AMP, et qui a contesté le refus de l’Agence de la biomédecine d’exporter ses embryons en Espagne, où l’AMP post mortem est admise à certaines conditions.

Le Conseil d’État a confirmé le refus de l’Agence car « la demande de l’intéressée ne pouvait qu’être regardée comme tenant à faire obstacle à l’application des dispositions de la loi française » (CE arrêt du 28 novembre 2024 n° 497323).

Cette position apparaît toutefois illogique si on la compare aux règles établies quant à la situation des personnes qui vont à l’étranger entamer un processus de GPA, pour échapper à la réglementation française…

Et il n’est pas compréhensible qu’une femme soit privée de pouvoir porter un enfant issu des gamètes de son conjoint décédé, mais qu’elle puisse, comme femme veuve donc non mariée, devenir mère d’un enfant conçu avec les gamètes d’un tiers donneur…

Cette position d’équilibriste ne sera pas tenable à terme si l’on se concentre sur la notion de projet parental, et certainement encore moins au visa du droit européen et plus particulièrement du droit à la vie privée et familiale.

Concernant la GPA, un récent arrêt est venu parachever l’œuvre jurisprudentielle (arrêt de la Cour de cassation du 14 novembre 2024 – n° 23-50.016), en acceptant de reconnaître en France un jugement canadien établissant la filiation d’un enfant né d’une GPA envers une femme française dénuée de tout lien biologique avec l’enfant, car conçu avec un double don anonyme.

Cette situation était très singulière, car en matière de GPA, les projets parentaux sont portés par des personnes, dont l’une au moins à un lien génétique avec l’enfant.

Ici, et même sans lien biologique, la haute cour a estimé que cette reconnaissance ne contrevenait ni à l’ordre public international français incluant les droits de la Convention européenne des droits de l’Homme, ni aux principes du droit français qui n’interdisent pas l’établissement d’une filiation qui ne correspondrait pas à la vérité biologique.

Ainsi, il est maintenant acquis que l’absence de lien biologique avec le parent d’intention n’est plus un obstacle à la reconnaissance de la filiation, renforçant un peu plus un véritable droit
à l’enfant.

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Publié le 31.12.2025 à 10:17

Dix-neuf ans après sa dernière participation au mythique rallye-raid, Bruno Saby va retrouver le Dakar, en catégorie Challenger. La présence du pilote grenoblois de 76 ans, victorieux en 1993, est avant tout liée à son amitié avec l’Enginois Alexandre Giroud.

Lorsqu’on lui demande ce qu’il vient faire dans cette galère alors qu’il n’a plus rien à prouver, Bruno Saby répond que « les projets déraisonnables, c’est un peu l’histoire de ma carrière, marquée par des combats permanents pour trouver des volants ». Avant même de penser stratégie de navigation et technique de franchissage des dunes, le vainqueur du Dakar 1993 a déjà dû prospecter pendant six mois auprès de tous ses contacts, « presque jour et nuit », afin de trouver les budgets pour participer.

Une catégorie très ouverte

« Je connais et parraine Alexandre Giroud (le pilote d’Engins, vainqueur du Dakar en quad en 2022 et 2023). L’an passé, à cause de l’arrêt de la catégorie quad, il a basculé en buggy, mais il était un peu dépité après son abandon, notamment à cause d’un manque de budget. C’est d’abord pour lui permettre de courir dans des meilleures conditions cette année que je me suis lancé dans ce projet », explique Saby. Les deux pilotes isérois feront équipe au sein de l’équipe Rebellion et courront en Challenger (sur des buggys), « sans doute la catégorie la plus ouverte et disputée, avec de nombreux jeunes pilotes qui veulent se faire remarquer dans l’espoir d’intégrer la catégorie reine plus tard », selon le pilote grenoblois.

Encore en bonne forme

Fort de ses quatorze Dakar au compteur, Bruno Saby « sait à quoi [s’]attendre et [qu’il] va en baver. Terminer le rallye serait déjà un petit exploit. Je ne serai certainement pas au niveau des petits jeunes, mais je me sens de le faire. J’ai toujours gardé le contact avec le milieu, et je participe chaque année à des rallyes historiques. Physiquement, la pratique du golf – un parcours à Bresson représente quatre à cinq heures de marche et quasiment 600 m de dénivelé – me permet de m’entretenir. J’ai aussi entamé depuis deux mois une préparation spécifique quotidienne, à base de renforcement musculaire et d’assouplissements ». L’expérience en rallye-raid de l’un des rares auteurs du triplé Tour de Corse – rallye de Monte Carlo – Dakar sera évidemment un atout maître. « Il faut être patient, garder le contact avec la tête dans les premiers jours et attendre que ça se décante. Stéphane Peterhansel a déjà remporté le Dakar sans gagner une seule spéciale. »

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Publié le 31.12.2025 à 10:13

De nombreuses stations organisent des feux d’artifice à l’occasion du nouvel an : Chamrousse, Prapoutel, Les Deux-Alpes, l’Alpe d’Huez, Oz-en-Oisans, Saint-Pierre-de-Chartreuse, Autrans-Méaudre-en-Vercors… On note aussi des soirées musicales, comme une boum du nouvel an au Collet d’Allevard et une animation Just dance à Lans-en-Vercors.

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