Les Affiches
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Publié le 23.01.2026 à 08:49
La cour d’appel de Grenoble a organisé le 16 janvier dernier son audience solennelle de rentrée afin de présenter son activité aux acteurs du monde judiciaire et civile.
Dans un monde où « la force s’estime plus légitime que le droit… », l’audience de la cour d’appel de Grenoble du 16 janvier dernier réaffirmait avec détermination toute l’importance de l’État de droit et de « ses règles qui s’imposent à tous. L’État de droit, c’est faire société », énonçait dans ses réquisitions le procureur général Christophe Barret. « Un État de droit garantit les libertés fondamentales de chacun », soutenait de son côté le Premier président Christophe Courtalon. Comme de coutume, la salle du palais de justice était comble pour cette audience solennelle, qui s’est tenue en présence des autorités judiciaires, militaires et civiles. L’occasion pour chacun de prendre connaissance de l’activité de la juridiction sur l’année écoulée, par les voix de ses deux chefs de cour.
Activité pénale en hausse
En 2025, la cour d’appel a été saisie de 8 327 affaires nouvelles, dont 60 % en matière civile, « la justice du quotidien », rappelait le Premier président. L’activité pénale a connu une augmentation de 14 % par rapport à 2024, dont + 28 % concernant l’application des peines et + 17 % pour les assises et les cours criminelles. Les moyens humains supplémentaires accordés à la cour seront donc mis au soutien de l’activité pénale. L’accent sera plus que jamais mis sur les modes de règlements alternatifs des litiges et le Premier président a appelé les juges consulaires et prud’homaux d’encore mieux motiver leurs jugements de première instance afin qu’ils soient mieux compris par les justiciables « dans l’espoir de voir diminuer le taux d’appel ».

Des délais qui s’allongent
« Même si les magistrats du Siège et du Parquet ont été plus efficients en nombre d’affaires traitées que la moyenne nationale, la performance de la cour se dégrade, entraînant une augmentation du stock d’affaires à juger : + 28 % par rapport à 2024. » Le délai moyen de traitement des affaires civiles s’établit à 12,8 mois, les chambres sociales ainsi que les sections prud’homales et protection sociale étant les plus éloignées de l’objectif de 12 mois. La priorisation de traitement des affaires de violences intrafamiliales a raccourci à six mois le délai moyen de traitement (contre douze en 2023). Le Premier président a conclu son propos en faisant « le vœu du mieux vivre ensemble, de faire de l’altérité un atout et de compter sur la mission pacificatrice de la Justice pour y contribuer ».

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Publié le 22.01.2026 à 15:38
En 2014, ce bastion de la gauche, tenu depuis plus de 40 ans par le Parti socialiste basculait à droite, avec l’élection de Vincent Chriqui, grâce à une quadrangulaire, dans un contexte favorable de dissidences au sein du PS. En 2020, le maire UMP sortant avait fait face à une concurrence âpre, avec deux listes menées par deux anciens adjoints : Joseph Benedetto et Jean-Claude Pardal (La République en marche). Une configuration qui n’avait pas permis à la liste d’union de la gauche, conduite par Damien Perrard et soutenue par le PS, le PCF, La France insoumise et Génération.s, de profiter de cette division de la droite et du centre. Vincent Chriqui l’avait emporté avec 225 voix d’avance sur Damien Perrard, Jean-Claude Pardal, qui s’était maintenu au second tour, recueillant 1 017 suffrages. Scindé en deux temps (mars et juin) en raison du covid, le scrutin municipal de 2020 avait été marqué par une très forte abstention (67 % et 68 %), comme partout en France.
Enjeux sur la sécurité et le bien vivre
Six ans plus tard, après un mandat chahuté par les crises sanitaire, énergétique, économique, géopolitique et l’instabilité politique au niveau national, comment se comporteront les électeurs berjalliens sur ce scrutin local, après avoir mis en tête le Rassemblement national lors des législatives anticipées de 2024 ? Le maire sortant s’appuie sur un bilan dynamique, avec la réalisation de nombreux projets, portés par la Ville ou en lien avec la Capi. Face à lui, pas de dissidence au centre ni à droite, mais deux listes de gauche : l’opposant Damien Perrard, premier secrétaire fédéral du PS isérois et Joëlle Richol, militante et étiquetée La France insoumise. Sur le bord opposé de l’échiquier politique, le Rassemblement national présente un candidat, le militant Wissem Bejaoui, responsable des jeunes sur le Nord-Isère. Enfin, une cinquième candidature « citoyenne » a émergé avec Rosa Belaïdi, qui s’appuie sur son expérience d’adjointe au maire de droite Georges Colombier, à L’Isle-d’Abeau. Pour cette campagne, la sécurité est l’un des principaux sujets des débats pour presque tous les candidats, tout comme l’accès aux soins et le mieux vivre ensemble. Les candidats de gauche portent aussi des thématiques sur l’accès à la culture ou le logement social.
ROSA BELAÏDI Tête de liste citoyenne non partisane 62 ans, cheffe d’entreprise retraitée depuis juin 2025. 2008-2014 : 2e adjointe au maire de L’Isle-d’Abeau, et conseillère communautaire à la Capi. Votre ambition pour la commune ? R.B. La sécurité est une priorité absolue, en augmentant la présence de la police municipale et en élargissant la vidéoprotection. Il faut une prévention efficace avec des éducateurs spécialisés de rue, de citoyenneté et de laïcité, mais aussi une réponse ferme quand les règles sont transgressées. Il s’agit de rendre la ville plus sûre pour bien vivre ensemble. Je souhaite aussi une ville plus propre, où l’on peut se déplacer facilement, des trottoirs accessibles, des pistes cyclables sécurisées et des transports publics fiables. Il faut redonner son âme à Bourgoin-Jallieu, en la redynamisant et en la rendant plus attractive, pour accompagner les commerçants qui souffrent énormément. Votre première action si vous êtes élue maire ? R.B. Ma première action sera d’engager une baisse du taux communal de la taxe foncière. Nous mettrons à plat les finances de la Ville et nous supprimerons les dépenses inutiles ou les doublons, notamment le budget lié à la communication. Votre dernière lecture marquante ? R.B. La mort des démocraties, de Steven Levitsky et Daniel Ziblatt.
WISSEM BEJAOUI
Tête de liste Rassemblement national
25 ans, conseiller en vente.
Responsable RN des jeunes du Nord-Isère.
Responsable des actions militantes du RN sur la 10e circonscription
de l’Isère.
Votre dernière lecture marquante ?
R.B. La mort des démocraties, de Steven Levitsky et Daniel Ziblatt.
Votre ambition pour la commune ?
W.B. Mon ambition pour Bourgoin-Jallieu est simple et concrète : redonner aux habitants, aux commerçants et aux artisans les conditions pour vivre mieux et prospérer. Cela passera d’abord par une sécurité renforcée parce que trop de nos concitoyens se sentent en insécurité dans leur quotidien, dans le centre-ville comme dans les quartiers. Ensuite, il faut un soutien réel aux commerçants et aux artisans qui font vivre la ville. Je veux redynamiser le centre-ville pour qu’il redevienne attractif, vivant, avec des commerces ouverts, des animations. Bourgoin-Jallieu a un énorme potentiel, mais il faut simplement lui redonner un élan de bon sens
Votre première action si vous êtes élu maire ?
W.B. Je doublerai les effectifs de la police municipale pour passer de 14 à 28 agents armés. Nous pourrons patrouiller davantage, intervenir plus rapidement et restaurer le sentiment de sécurité partout dans la ville. Cette mesure répondrait à une très forte attente des habitants.
Votre dernière lecture marquante ?
W.B. Ce que veulent les Français, de Jordan Bardella.
VINCENT CHRIQUI
Tête de liste Les Républicains
54 ans, administrateur civil.
Depuis 2014 : maire de Bourgoin-Jallieu.
Depuis 2015 : vice-président à la transition écologique, au Département.
Depuis 2020 : 1er vice-président en charge des mobilités, à la Capi.
Votre ambition pour la commune ?
V.C. Une ville plus belle grâce au verdissement, à de nouveaux parcs et au street art. Je souhaite une ville plus sûre à travers des actions ciblées (contre les dégradations, les dépôts sauvages, la vitesse routière, le bruit…). J’aimerais une ville plus animée, avec la construction d’une nouvelle salle de spectacles, et une ville plus familiale avec des « rues des écoles » apaisées et végétalisées. Le tout en continuant à bien maîtriser les dépenses !
Votre première action si vous êtes élu maire ?
V.C. Je lancerai le recrutement de cinq policiers municipaux supplémentaires pour passer de quinze à vingt agents. Il y en avait sept à mon arrivée en 2014, c’est donc trois fois plus. Je veux une présence permanente sur le terrain et une capacité à sanctionner immédiatement tous les petits délits qui empoisonnent le quotidien.
Votre dernière lecture marquante ?
V.C. Le cheval rouge, d’Eugenio Corti, un roman éblouissant sur l’Italie de la guerre et de l’après-guerre.
DAMIEN PERRARD
Tête de liste PS, PC et Les Écologistes
1er secrétaire fédéral du Parti socialiste.
2008-2014 : conseiller municipal délégué à la démocratie participative et à la vie associative.
Depuis 2014 : conseiller municipal d'opposition.
Votre ambition pour la commune ?
D.P. Notre ambition est de répondre aux attentes de tous les habitants, notamment en développant de vraies politiques publiques utiles à tous. Je pense à l’accès aux soins et à la culture. Si on prend l’exemple des Belles Journées, les Berjalliens sont doublement pénalisés : ils payent pour l’événement et subissent les tarifs élevés pour en profiter. L’accès à la santé est aussi un véritable enjeu, nous voulons proposer des outils pour répondre aux besoins en médecin pour tous les habitants, par exemple ceux du quartier Champaret.
Votre première action si vous êtes élu maire ?
D.P. Avec les élus concernés, je souhaite rencontrer l’ensemble des partenaires de la ville, que sont les associations, les commerçants, les chefs d’entreprises. Nous voulons recueillir leurs attentes dans un réel dialogue avec la Ville.
Votre dernière lecture marquante ?
D.P. Le dernier ouvrage de François Hollande : Le défi
de gouverner - La Gauche et le pouvoir, de l’affaire Dreyfus
jusqu’à nos jours.
JOËLLE RICHOL
Tête de liste La France insoumise
44 ans, analyste programmeuse.
2021 : candidate LFI aux élections régionales.
2024 : candidate Nouveau Front populaire aux législatives sur la 10e circonscription.
Votre ambition pour la commune ?
J. R. Notre ambition est que les habitants de Bourgoin-Jallieu puissent vivre mieux, c’est-à-dire accéder à des logements à prix abordables, avoir accès aux services de soins pour leur santé, offrir aux enfants une cantine bio locale et gratuite, ainsi que la gratuité des fournitures scolaires.
Votre première action si vous êtes élue maire ?
J. R. Notre première mesure serait de mettre en œuvre le référendum d’initiative citoyenne afin de permettre aux habitants de participer encore davantage à la vie démocratique de la commune. Ils pourront ainsi proposer des sujets qui seront ainsi débattus démocratiquement. On pourrait imaginer par exemple un référendum sur le Lyon-Turin, sur les ventes de biens appartenant à la Ville, ou sur d’autres grands projets qui peuvent impacter la vie des citoyens.
Votre dernière lecture marquante ?
J. R. Pour un nouveau communalisme, le nouveau livre de l’Institut La Boétie.
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Publié le 22.01.2026 à 15:21
Entre besoin de croissance et préservation environnementale, le tourisme tâche, comme d’autres pans de l’économie, de faire face à des injonctions contradictoires. C’était la première thématique des Rencontres de Destination Montagnes, le 19 janvier dernier.
En prélude au salon Destination Montagnes, accueilli le lendemain à Alpexpo, les professionnels se sont réunis à Grenoble autour d’une interrogation : quels paradoxes pour le tourisme de montagne, à l’heure de la transition ? Premières victimes du réchauffement climatique, avec des perspectives d’enneigement en recul, les massifs montagneux accueillent toujours autant de fans de glisse. Même les non-skieurs soutiennent l’économie de l’hébergement. Si la montagne ne cesse de gagner en parts de marché, été comme hiver, Louis Gendry (cabinet Roland Berger) a souligné quatre enjeux face à l’évolution de la règlementation et des attentes client : sécuriser le parc immobilier, garantir l’expérience neige, développer des activités après-ski ainsi que le tourisme estival. Mais avec quels moyens ?
Investissements et solidarité
Tandis que la montagne est le seul secteur économique disposant des capacités financières pour faire face au « mur d’investissements » permettant de réaliser sa propre transition, ses collectivités deviennent une cible pour la fiscalité (FPIC, Dilico…). Il est pourtant urgent pour la montagne d’investir, a pointé la députée Marie-Noëlle Battistel : les stations qui font face à la plus grande urgence de changement de modèle sont aussi celles qui disposent de faibles moyens pour y parvenir. Une remarque qui soulève la question de la solidarité, un principe largement accepté en montagne, même si le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex, a tenu à en préciser la limite, lorsqu’il est demandé aux communes anticipant avec sérieux leur avenir d’assumer les difficultés de celles dirigées par de mauvais gestionnaires. Reste que la solidarité serait encore mieux perçue avec des ressources allouées différemment : tous appellent au fléchage des contributions existantes des stations vers leur propre transition. Logique en théorie, cette idée se heurte à l’absence de fondement juridique qui permettrait ces orientations financières.
Vers une montagne durable ?
Face aux volontés excessives de sanctuariser la montagne, Marie-Noëlle Battistel a rappelé que les sites aménagés permettent de drainer les flux touristiques sur des espaces organisés pour cela et ainsi de limiter la dispersion de la fréquentation sur des espaces sensibles et fragiles. Le souci de médiation de la députée iséroise, semble hélas éloigné du réalisme de la politique touristique nationale détaillée par le directeur général d’Atout France. Au sein d’un marché concurrentiel, Adam Oubuih a souligné l’importance de la promotion de l’identité des destinations françaises à l’international, afin de faire financer l’activité touristique par des visiteurs étrangers… Eux aussi émetteurs importants de gaz à effet de serre, lors de leur mobilité. Un énième paradoxe du tourisme tricolore, qui ambitionne cependant de devenir une destination durable.
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Publié le 22.01.2026 à 12:32
Elle est souvent la grande oubliée des élections. La culture a alimenté un échange entre huit candidats aux municipales de Grenoble, à L’Ampérage, le 14 janvier. Retour sur cette soirée publique organisée par le réseau Tempo.
Vu l’affluence devant L’Ampérage, on aurait pu s’attendre à une tête d’affiche nationale. Les « stars », en ce 14 janvier, sont pourtant bien locales et éloignées du monde musical. Huit candidats déclarés aux municipales de Grenoble participent à une rencontre organisée par Tempo, le réseau des musiques actuelles de la métropole. Tous ont été invités, à l’exception du candidat RN Valentin Gabriac. « On ne souhaitait pas donner une tribune à ce parti qui véhicule des idées discriminatoires, racistes et contraires aux valeurs » dusecteur culturel, justifie Nicolas Faus, coordinateur de Tempo. Après une introduction sur les musiques actuelles, les candidats peuvent rentrer dans le vif du sujet. Temps d’intervention : trois minutes pour chacun des cinq thèmes.
« Sacraliser » le budget
Côté budget, tous s’accordent sur l’idée de « sacraliser » l’existant. Rien d’étonnant face à un public d’acteurs culturels ou suffisamment concerné par le sujet pour rester debout pendant quatre heures. « 10 % du budget municipal, c’est 2 ou 2,5 points de plus que la moyenne nationale, reconnaît Romain Gentil (Grenoble capitale citoyenne, Place publique). La question n’est pas seulement combien mais aussi comment on dépense. » À tour de rôle, les intervenants avancent des pistes, comme le recours au mécénat de compétences ou la suppression des appels à projets, unanimement partagée. La liberté de création fait aussi consensus, bien que des candidats dénoncent les « injonctions idéologiques » de l’actuelle municipalité, tandis que Laurence Ruffin (Union de la gauche écologiste et citoyenne, majorité sortante) évoque la création d’un comité d’avis indépendant.
« Sauver la fête », vraiment ?
Autre thème, « la culture la nuit » est centrale aux musiques actuelles, qui plus est dans une ville étudiante. Pierre-Édouard Cardinal (Grenoble, la belle ambition, Renaissance) appelle à repenser la mobilité nocturne, quand Baptiste Anglade (NPA-Révolutionnaires) milite pour la gratuité des transports. « Il faut sauver la fête à Grenoble et (…) la sécuriser », affirme Alain Carignon (Réconcilier Grenoble, LR).Ce à quoi Thomas Simon (Grenoble Alpes collectif) répond, ironique : « Peut-être ne venez-vous pas aux bonnes soirées, mais il y a de la fête à Grenoble. » Concernant les équipements et les événements, plusieurs participants, à l’image d’Hervé Gerbi (Nous Grenoble, Horizons), s’opposent au projet d’une grande bibliothèque en centre-ville, préférant rouvrir des bibliothèques de proximité. Il est également question de la Fête des tuiles, qu’Allan Brunon (LFI) souhaite transformer en Fête des résistances. Aux alentours de 22 h, l’échange se termine après avoir donné la parole au public. Malgré des interventions hors sujet – notamment en matière d’action culturelle –, la rencontre aura eu le mérite de placer la culture au centre de l’attention politique le temps d’une soirée.
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Publié le 22.01.2026 à 12:13
« Le mix énergétique n’est pas une variable d’ajustement », a déclaré Bertrand Lachat, président de Territoire d’Énergie 38 (TE 38), lors de sa cérémonie de vœux, le 19 janvier. Il a déploré des politiques « de court terme » du gouvernement concernant les énergies renouvelables. Mais il s’est satisfait de la dynamique locale, avec par exemple le développement de la production de biogaz.
458 communes
« Nous sommes passés de quatre sites en 2020 à quinze sites fin 2025 », a précisé Bertrand Lachat. TE 38, autorité organisatrice de la distribution publique de gaz et d’électricité en Isère, regroupe plus de 450 communes et des établissements publics de coopération intercommunale. Bertrand Lachat en est le président, jusqu’à cette année, le mandat prenant fin. « Je souhaite des vœux de stabilité, de confiance, de capacité à agir collectivement », a-t-il lancé au public venu nombreux dans les locaux de la Fédération du BTP de l’Isère, à Grenoble. Parmi les avancées réalisées pendant le mandat, il a cité les 71 % de points lumineux transformés en LED sur le territoire à la fin du mandat (contre 35 % en 2020). Il a évoqué le lancement de la prime Isèrenov : « Elle a permis de déclencher 2 millions d’euros de travaux de rénovation énergétique. »
Travailler sur la rénovation
Depuis 2025, le dispositif BatiWatt s’adresse aux communes pour la rénovation énergétique de leur foncier bâti. « TE 38 suit 1 200 bâtiments publics », précise Bertrand Lachat. Pour conclure, il a donné la parole à Des mains en or, un partenaire qui travaille sur la pédagogie pour parler des réseaux d’énergie, par exemple aux enfants dans les écoles. Ainsi, une maquette de 6 mètres de long à construire permet de sensibiliser les publics.
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Publié le 22.01.2026 à 12:11
Une centaine de personnes se sont réunies aux vœux de l’Union interprofessionnelle des entreprises de la région voironnaise (Unirv), le 16 janvier dernier, au Pôle formation, à Moirans. Francis Galland y a pris la parole pour sa dernière cérémonie de début d’année, puisque son mandat de président de l’association prend fin en 2026. Déplorant un « contexte international volcanique » et un « contexte national instable », il a assuré que le contexte local « se porte bien ». L’Unirv compte 30 nouveaux adhérents arrivés en 2025, se satisfait de presque un événement toutes les deux semaines, avec à la fois des cafés, des échanges en soirée, etc. Douze commissions de travail permettent également de réfléchir à des actions « pragmatiques, utiles, qui peuvent être mises en place rapidement », a souligné le président de l’Unirv.
Jamais malades ?
D’ailleurs, le membre Philippe Schutz est venu parler de certaines, et notamment celle œuvrant sur le sujet de la santé des entrepreneurs. « Je pourrais vous demander de lever la main si vous avez eu récemment un arrêt maladie, a-t-il ironisé. Mais, en général, un entrepreneur n’est jamais malade. » Il a invité les participants à scanner un QR code présent sur les tables qui renvoie à un questionnaire sur l’observatoire de la santé des dirigeants. L’un des partenaires de l’Unirv a été invité à prendre la parole. Ainsi, Olivier Rafaël, directeur de l’agence voironnaise du CIC, a affirmé que les PME locales réalisent un chiffre d’affaires d’1,5 million d’euros. « L’Unirv joue un rôle essentiel dans la mise en réseau », a apprécié Olivier Rafaël. Il a souhaité aux entreprises une année 2026 « d’audace maîtrisée ».
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Publié le 22.01.2026 à 12:08
La start-up Diamfab vient d’inaugurer une ligne pilote de production préindustrielle de diamants semi-conducteurs, des composants électroniques essentiels.
Ils veulent faire pousser du diamant à l’échelle industrielle. Créée en 2019, issue du monde de la recherche, la start-up Diamfab a inauguré, le 16 janvier, une ligne pilote de production de diamants semi-conducteurs, pour s’implanter dans l’industrie des composants électroniques. « On prend un germe de diamant, on le fait pousser et on le dope : on lui met des atomes, par exemple d’azote », explique Gauthier Chicot, CEO et cofondateur de Diamfab. Le diamant peut gérer des très hautes puissances, avec moins de perte que d’autres matériaux. L’idée est de dépasser les performances électriques et thermiques du carbure de silicium et du nitrure de gallium.
Le gaz comme élément essentiel
Dans le bâtiment de 750 m2 situé à Fontaine, issu d’un investissement de 4 millions d’euros, une équipe de 26 personnes innove, avec une moyenne d’âge de moins de 30 ans. À l’extérieur du bâtiment, des bouteilles de gaz sont entreposées, témoin de l’activité du site et de la matière première, le méthane, résume Gauthier Chicot : « Nous fabriquons du diamant à partir de pets de vache. » Diamfab a levé 8,7 millions d’euros en 2024 auprès d’acteurs privés et publics.

Des partenariats industriels ont été conclus avec Schneider Electric, STMicroelectronics, Soitec ou encore Murata. « Nous ne sommes pas encore en haut de la montagne », admet Gauthier Chicot, qui estime que trois marchés pourront être atteints : un marché de niche, un marché stratégique et l’industrie de masse (pour l’horizon 2030).
Un deuxième site
Dès 2028, l’objectif de production est de quelques dizaines de milliers de plaques. Mais le site de Fontaine, en zone inondable, pourrait ne pas suffire, malgré une zone d’extension déjà prévue, et les dirigeants envisagent l’ouverture d’un deuxième site. « À partir d’un laboratoire, on peut créer une rupture industrielle », souligne Mahamadou Diarra, secrétaire général de la préfecture de l’Isère.
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Publié le 22.01.2026 à 10:41
En 2015, Ivan Joffre, Mathieu Payre et Timothée Soheylian fondent l’agence d’architecture Ankha, basée sur le bassin grenoblois, avec des antennes à Courchevel, pour les projets alpins, et à Strasbourg, où vit l’un des membres du trio. Ils défendent ensemble une architecture de « bon sens », sensible à l’environnement.
L’hôtel de Ville de Saint-Martin-le-Vinoux, le Théâtre Prémol, la maison de l’Oisans et du parc national des Écrins, ainsi que plusieurs salles multi-activités, des structures scolaires… L’agence Ankha travaille sur des projets diversifiés pour la commande publique. Fondée sur les principes de la construction environnementale, chers à ses cofondateurs Ivan Joffre, Mathieu Payre et Timothée Soheylian, Ankha se consacre aux projets de réhabilitation. Une expertise historiquement peu valorisée, puisque la reconstruction reste souvent moins contraignante. Pour Ivan Joffre, tirer profit de l’existant passe par le choix d’employer « des énergies renouvelables, des matériaux nobles, mais aussi de ne pas utiliser de matériaux du tout ».
Une expertise bois
Dans cette visée écologique, la réhabilitation nécessite du bois, et les membres d’Ankha ont particulièrement développé leur maîtrise de ce matériau. En témoigne leurs prix départementaux de la construction bois, reçus en 2025 pour le restaurant Le Ponton, à Saint-Martin-le-Vinoux, et en 2024, pour la rénovation de l’hôtel de Ville de la même commune. « Un diagnostic technique avait été fait, pour économiser 40 % d’énergie par exemple, se rappelle Ivan Joffre. Mais le volet architectural avait été oublié. Dans notre appel d’offres, nous avons imaginé un gros triangle, en bois local, que nous sommes venus faire percuter à la grande barre de logements sociaux existante. »
En quête de liberté et de qualité
La commande publique représente 60 à 70 % des projets réalisés par l’agence, sachant qu’en moyenne, 10 % des projets déposés sont retenus. Une méthode d’autant plus délicate lorsqu’il s’agit de concours, c’est-à-dire des projets plus gros pour lesquels les candidats construisent une proposition architecturale unique. Toutefois, les concours ont l’avantage d’être portés par des politiques publiques qui subventionnent les aspects environnementaux des projets. « Ils offrent beaucoup plus de liberté que les marchés privés, très liés au budget. Il y a une vraie recherche de qualité dans les marchés publics, cela stimule la créativité », souligne Timothée Soheylian. En termes de propositions innovantes, l’agence a déjà soumis des projets en terre, comme matériau porteur, mais sans succès. La technique de construction est ancestrale, et le matériau naturel et abondant localement. Mais « nous avons été souvent bloqués face à des réglementations qui ont relégué la terre à des aspects plutôt esthétiques », regrettent Ivan Joffre et Timothée Soheylian, sans parler du coût plus élevé en raison du manque de main-d’œuvre qualifiée. Leur aspiration pour 2026 ? Poursuivre leurs activités en dépit de la conjoncture, et ils l’espèrent, « construire en terre » !
2015 : L’agence Ankha est née
en 2015, de la passion
de trois amis.
8 : L’agence compte huit
architectes et/ou ingénieurs, dont ses trois cofondateurs.
40 : Quarante projets sont
en cours, à différents stades d’avancement.
640 000 : C’est le chiffre d’affaires,
en euros, de l’agence Ankha
en 2024.
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Publié le 22.01.2026 à 10:35
Alors que la deuxième partie de saison régulière vient de démarrer, le Basket Club La Tronche Meylan occupe la deuxième place de Ligue féminine 2. Pour autant, l’équipe entraînée par Clément Sanchez a encore de la marge de progression, notamment en défense.
Les joueuses du BCTM ont beau avoir remporté trois de leurs quatre dernières rencontres (et onze sur quinze cette saison), leur entraîneur Clément Sanchez ne se satisfait pas totalement de cette belle dynamique. « Sur ces quatre derniers matchs, on encaisse quasiment 70 points en moyenne. C’est trop. Il faudrait parvenir à ne pas dépasser les 60 points. » Il faut dire que lors de l’intersaison, le recrutement a justement été axé sur des profils visant à avoir une meilleure assise défensive. Et le technicien troncho-meylanais d’ajouter : « On a beaucoup travaillé, pendant la préparation de la saison, sur le meilleur contrôle du rebond et cette gestion de l’assise défensive. »
Groupe homogène
Sans occulter la dimension offensive, Clément Sanchez rappelant que l’objectif était de se montrer « plus menaçant en attaque, avec un danger pouvant venir de partout. La saison passée, notre jeu était un peu trop lisible. C’est beaucoup moins le cas cette année, parce que j’ai un groupe plus homogène, où chaque joueuse peut apporter sa pierre à l’édifice. » Au vu des résultats « très positifs » de la première moitié de saison, il semblerait que le BCTM ait trouvé le bon équilibre entre stabilité (8 joueuses sur 12 étaient déjà présentes l’an passé) et l’apport des recrues. « C’est un groupe très sérieux dans le travail, avec des joueuses qui s’investissent chaque jour pour faire progresser le collectif. C’est très plaisant de les entraîner », apprécie Clément Sanchez.
Une LF2 très dense
L’objectif de terminer la saison dans les quatre premières de la saison régulière – afin d’avoir l’avantage du match retour à domicile lors des play-offs – est pour l’instant tenu. Mais dans cette Ligue féminine 2 plus dense que jamais, où l’entraîneur du BCTM estime que les six premiers sont des prétendants au titre, sans qu’une équipe sorte vraiment du lot, impossible de s’asseoir sur ses lauriers. « Chaque match est un challenge, il faut se réinventer en permanence, travailler dur pour rester en haut du classement. Mais c’est aussi cela qui est bien. La suite de la saison s’annonce palpitante », conclut Clément Sanchez.
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Publié le 22.01.2026 à 10:30
Cette balade, à pied ou à raquettes selon l’enneigement, se déroule dans une alternance de sous-bois et de larges clairières en vue des plus hautes cimes de la Matheysine.
Si la route forestière du Poursollet n’est pas déneigée, la balade s’amorce en amont de la station de l’Alpe du Grand Serre, en suivant le tracé du GR 50, balisé de marques rouges et blanches. Le parcours se déroule le plus souvent en forêt, mais en traversant les nombreuses clairières, on profite de belles échappées sur le versant nord des Rochers Culasson et sur la chaîne de Belledonne. L’itinéraire longe plusieurs lacs (lac Claret, lac Finay), sertis dans une magnifique couronne de sapins, avant d’atteindre les chalets de Poursollet, blottis au pied de la masse imposante du Taillefer. Un petit crochet s’impose pour se rendre sur les rives du lac de Poursollet, l’un des plus beaux lacs de la Matheysine, niché au cœur d’une ceinture forestière, offrant ainsi une image digne du Grand Nord canadien !
Vers les granges de Barrière
La balade se prolonge en s’engageant sur le large chemin forestier qui part en direction des granges de Barrière, indiqué par un panneau de randonnée. La progression ne pose aucune difficulté au sein d’un agréable cheminement en sous-bois, sous le regard hautain des Rochers Culasson et des pentes du Grand Galbert. En une petite demi-heure, on atteint les larges clairières des Sagnes, situées à l’emplacement d’un ancien lac. La beauté du cadre mérite un arrêt prolongé pour profiter de l’harmonieux panachage des prairies piquetées de quelques bosquets de sapins, dominées par les redoutables parois, creusées de couloirs d’avalanche, qui s’étirent du Taillefer aux crêtes de Brouffier. Cet espace peut marquer le terme de la balade pour les personnes à court de condition ou limitées par le temps, avec un retour sur le parking par le même itinéraire. La marche se poursuit sur le large chemin forestier par une montée tranquille, sur une pente modérée, à travers une épaisse forêt. Après un double lacet, on débouche dans une vaste zone dégarnie permettant de bénéficier d’une belle vue sur le massif du Taillefer, sur les alpages du Grand Serre et sur quelques sommets du Vercors. En quelques minutes, on rejoint les chalets de Barrière, terme de la balade.
Le pas de l’Envious
Les randonneurs entraînés seront sans doute tentés d’aller encore plus loin. Si les conditions sont bonnes, ils peuvent prendre la direction du pas de l’Envious. En période estivale, un sentier, bien tracé mais non balisé, offre une progression sans difficulté. Avec la neige, le parcours, plus délicat, exige un minimum d’attention. Au terme de la remontée d’un étroit vallon, l’itinéraire s’accroche à une pente plus soutenue pour atteindre un immense plateau émaillé de plusieurs lacs, dont le lac du Canard. Du pas de l’Envious (2 074 m d’altitude), on aperçoit le massif des Grandes Rousses, les glaciers de l’Oisans et des vues rapprochées sur le Taillefer. Si la route du Poursollet est déneigée, on gagne plus de deux heures sur la balade. On peut donc, sans problème, effectuer la marche au-delà des chalets de Barrière, rejoindre le pas de l’Envious et revenir sur le lac de Poursollet en suivant le GR 50 par un magnifique parcours le long des rives du lac Fourchu et une descente au pied des plus hautes parois du Taillefer.
> Difficulté : 2/4 > Temps aller-retour : 4 h 30. > Dénivellation cumulée : 550 m. > Carte de référence : cartes IGN La Mure 3336 OT et Grenoble-Chamrousse 3335 OT. > Balisage : panneaux de randonnée, marques jaunes, marques rouges et blanches (GR 50). > Départ : du lac de Poursollet si la route est déneigée ou de l’Alpe du Grand Serre, à 45 km de Grenoble, en passant par Vizille et Séchilienne.
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