FLUX des ASSOCIATIONS 38


 FSU Isère

Publié le 13.03.2020 à 18:00

Retraites : après le 49.3, rien n'est joué !

« l'article 49.3 […] C'est la marque d'un pouvoir fragilisé, incapable de justifier cette réforme, présentée comme « universelle » et « plus juste », de fait contestée de toute part et qui a amené déjà le gouvernement à garantir le maintien de nombreux régimes spécifiques »

Malgré le mouvement social inédit et continu depuis le 5 décembre contre le projet de loi de réforme des retraites, malgré le soutien massif de la population à la mobilisation et au retrait de ce projet, malgré l'avis cinglant du Conseil d'État et de nombreux économistes, le gouvernement vient de dégainer son ultime argument : l'article 49.3 de la Constitution.
Ainsi, alors que disposant d'une majorité absolue à l'Assemblée nationale, il entend au travers de cette stratégie faire taire tout débat démocratique au moment même où la question de l'âge pivot et de la valeur du point devaient être étudiées. C'est la marque d'un pouvoir fragilisé, incapable de justifier cette réforme, présentée comme « universelle » et « plus juste », de fait contestée de toute part et qui a amené déjà le gouvernement à garantir le maintien de nombreux régimes spécifiques : force de l'ordre, pompiers, armée...
Finalement cette réforme ne doit pas être si juste et bénéfique pour en exclure des catégories professionnelles ! Face à ce déni de démocratie, les organisations syndicales engagées contre ce projet de réforme des retraites, entendent poursuivre et amplifier la mobilisation pour obtenir le retrait de cette réforme qui ferait de nous toutes et tous les grand.es perdante.es, en particulier les femmes et les emplois précaires.

Rien n'est joué ! Le parcours législatif est loin d'être clos (Sénat et Commission mixte), le Conseil Constitutionnel doit ensuite valider le texte qui serait adopté, les mobilisations vont se poursuivre…

#LaVraieConférence : c'est le 24 mars au CESE !!

La CGT et FO ont déjà quitté la conférence de financement installée par le gouvernement qui dès le début s'est vu fixer comme objectif de ne pas toucher au coût du travail évitant ainsi de poser la question des cotisations et de leur assiette, dans un cadre où la loi organique fixe une règle d'équilibre budgétaire fondée sur la valeur du point et la baisse du niveau des pensions.

Face à un pouvoir qui non seulement évite le débat et utilise tous les artifices pour museler les oppositions, la FSU avec ses partenaires de la CGT, FO, CFE/CGC et Solidaires et les organisations de jeunesse ont décidé d'organiser le 24 mars au CESE la « vraie conférence », journée ouverte à l'ensemble des organisations syndicales et des groupes parlementaires (Hors RN) pour débattre de propositions alternatives porteuses d'améliorations pour toutes et tous.

Comment dans certains pays les retraites peuvent-elles être financées : Augmentation des salaires, emploi, égalité salariale… augmentation et élargissement de l'assiette des cotisations.

Le 31 mars : journée de mobilisation générale !

Après 10 journées de grèves et de manifestations interprofessionnelles et les mobilisations diverses (retraite aux flambeaux, dépôt des outils professionnels, grève reconductible sectorielle, interpellation des parlementaires…) l'intersyndicale appelle à faire du 31 mars une journée de mobilisation générale dans laquelle doivent s'engager massivement toutes celles et tous ceux qui condamnent et dénoncent cette régression sociale historique. Parce que rien n'est joué et que la contestation ne faiblit pas, nous pouvons gagner !

La suite dans le tract à télécharger

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Publié le 13.03.2020 à 17:00

« Climat scolaire, climat de travail : quelle météo pour l'école ? »

En raison de l'indisponibilité de notre intervenante principale, pour soucis de santé, nous sommes contraints d'annuler le colloque. Nous vous prions d'accepter nos excuses.

Affiche colloque 17/03/2020

Injonctions pédagogiques, tâches administratives, relations avec les familles dégradées, travail en équipe imposé ou contrarié, pressions diverses, relations tendues avec la hiérarchie, New Management Public...

Le malaise chez les personnels de l'Éducation Nationale est indéniable et alarmant.
La FSU, en partenariat avec l'Autonome de Solidarité Laïque, vous propose de questionner ces problématiques et de réfléchir collectivement aux perspectives d'actions.

Venez nombreuses et nombreux !

Programme du colloque

9h-11h - « Climat scolaire ou climat de travail ? »
Christine Focquenoy-Simonet,
CPE à Lille, chercheuse à l'université d'Artois

11h-12h30 - Focus sur l'Isère
Exemples de dossiers traités par l'ASL
Que faire en cas d'incident ?
Militants de l'ASL 38 (L'Autonome de Solidarité Laïque - Isère)

14h-15h30 - Le cas de l'hôpital
Les relations avec les usager.e.s dans un autre service public
Damien Bagnis, Secrétaire CGT Santé

15h30-16h30 - Conclusion : quelles perspectives ?
Sandrine Charrier
Secrétaire nationale du SNES-FSU

En pratique :
- A l'INSPE de Grenoble, avenue M Berthelot
- colloque annulé (Mardi 17 mars de 9h à 17h) (accueil à partir de 8h30)
- Le colloque est déclaré comme stage syndical. L'autorisation d'absence est de droit si la demande est formulée avant le 17 février.
- Modèles d'autorisation d'absence selon votre catégorie et inscription : voir les documents ci-dessous.
- Nombre de places limité : Inscription obligatoire
https://framaforms.org/inscription-au-colloque-1579877007

Voir en ligne : Inscription obligatoire

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Publié le 13.03.2020 à 16:00

Affronter ensemble les crises sociales et écologiques, c'est urgent et vital !

Nous appelons tous les personnels des services publics à participer aux marches et rassemblements pour le climat dans tous les territoires les 13 et 14 mars.

Nous faisons nôtres les alertes des scientifiques sur le réchauffement climatique et les atteintes à la biodiversité, leurs causes et les moyens possibles d'y répondre.

Se nourrir, se loger, se déplacer, produire et consommer autrement : cela passe par une autre répartition des richesses, le recul du « libre échange » et de la concurrence fondée sur le moins-disant social et écologique. Cela signifie que les services publics doivent être en état d'accompagner les acteurs et de contrôler l'impact de leur production sur la santé et la vie des citoyen·ne·s.

Par le jeu des importations, l'empreinte carbone de la France est 1,7 fois plus importante que ses émissions de gaz à effet de serre. Pour une transition juste, il faut donc imposer des productions locales, des circuits courts, planifier, réguler et non libéraliser ! Et un mécanisme européen d'ajustement aux frontières doit faire respecter l'Accord de Paris sur le climat, les conventions environnementales et les conventions de l'Organisation internationale du travail, au détriment des multinationales.

Les projets gouvernementaux révisant la stratégie nationale bas carbone (SNBC), la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), la stratégie nationale biodiversité ne sont pas accompagnés par des moyens humains et d'investissements publics permettant leur application rapide et dans tous les territoires. Les reports d'objectifs à atteindre, les écarts entre les discours et les actes, demeurent vertigineux.
Par exemple, le plan de programmation des emplois et compétences lié à la transition (PPEC prévu par la loi de 2015 avec la PPE) est enterré. D'autres exemples
flagrants en sont la transformation de l'Office national des forêts, établissement public, en lui imposant une gestion d'entreprise, ou encore, le démantèlement des ministères de la transition écologique, du logement et des transports…

Alors qu'ils contribuent à la préservation de notre planète et à la mise en œuvre d'une autre logique de développement, le démantèlement des services publics se poursuit de façon régressive. Plutôt que d'abandonner et de privatiser des missions publiques, de généraliser l'austérité budgétaire, de fermer ou regrouper les services publics implantés sur le territoire national ou encore d'imposer aux collectivités locales de nouveaux transferts de compétences sans moyens – projet de loi décentralisation, différenciation, déconcentration – c'est au développement des politiques publiques qu'il faut procéder. Il faut aller vers une société qui respecte les besoins de toutes et tous dans un cadre environnemental durable pour toutes les populations.

A notre appel commun avec les Amis de la Terre, Attac, Confédération paysanne, Oxfam,
toutes et tous dans les marches unitaires
pour le climat des 13 et 14 mars,
partout en France et dans le monde !

Paris, le 10 mars 2020

Manifestations à Grenoble :
Youth for Climate France, Mouvement Lycéen et Étudiant pour le Climat
RV vendredi 13 mars 2020, 16h, place de la Gare
https://www.facebook.com/events/2732618700150762/?active_tab=about

Marche pour le climat, samedi 14 mars 2020, manifestation annulée
https://www.facebook.com/events/521364911830322/

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Publié le 13.03.2020 à 09:34

Mesures Coronavirus

Page actualisée sur le site national de la FSU

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Publié le 08.03.2020 à 09:53

8 mars 2020 : Ensemble pour exiger l'égalité professionnelle et le retrait de la réforme des retraites !

Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, est l'occasion partout dans le monde de dénoncer les systèmes qui oppriment les femmes et de rendre visible toutes les dynamiques pour conquérir des droits nouveaux.
La FSU mène ces combats au quotidien car l'égalité professionnelle comme la lutte contre les violences sexistes et sexuelles participent d'une société juste, égalitaire et démocratique.
En France, la FSU le dit haut et fort : le gouvernement actuel n'est pas le gouvernement de l'Égalité comme il le prétend ! Les réformes qu'il a menées dernièrement sont même révélatrices du contraire.
La réforme de la Fonction publique, par le recours accru aux contrats, va générer plus d'emplois pré-caires alors même que ce sont les femmes qui sont les plus impactées par ces emplois subis. La fusion des CT et des CHSCT va affaiblir les leviers d'actions pour lutter contre les violences et les risques psychosociaux subis par les femmes. L'externalisation de services entiers comme sa volonté d'imposer une mobilité à l'ensemble des fonctionnaires relèvent de situations encore plus intenables pour les femmes majoritairement en charge des enfants et des ascendant-es.
L'État est le premier employeur en France. Il a, à cet égard, un devoir d'exemplarité. Or, refuser de mettre en œuvre une véritable revalorisation salariale pour l'ensemble des fonctionnaires c'est aussi refuser d'augmenter les salaires des agentes et mettre en œuvre l'égalité professionnelle.
La réforme des retraites à points, si elle s'applique, dégradera le montant des pensions et la santé de l'ensemble des salarié-es. Ses effets seront encore plus négatifs pour les femmes. La prise en compte de la totalité de la carrière au lieu des six derniers mois abaissera drastiquement leur niveau de pension.
Conditionner l'octroi d'une pension de réversion à un âge et au non-remariage relève d'une attaque en règle contre les femmes. Elles en sont bénéficiaires à plus de 90% ! La majoration de 5% par enfant ne suffira pas à compenser la fin des bonifications et des majorations de durée d'assurance. De plus, seuls 2,5% sont garantis à la mère : le risque est grand que les 2,5% supplémentaires soient au bénéfice de celui qui gagne le plus dans le couple, le plus souvent l'homme.
La forte mobilisation des femmes dans le mouvement social, les grèves et les actions de contestation contre cette réforme ont permis d'anéantir la communication gouvernementale qui prétendait que les femmes seraient « les grandes gagnantes ». En réalité au lieu de les corriger, cette réforme aggrave encore les conséquences des inégalités salariales et professionnelles subies par les femmes tout au long de leur carrière.
La Fonction publique c'est 5,5 millions d'agents dont 62% sont des femmes. Dégrader la Fonction publique, les conditions de travail, les salaires et la retraite des fonctionnaires c'est en réalité et aussi dégrader la vie de 3,5 millions de femmes.
Pour la FSU, l'Égalité n'est pas un slogan mais une valeur qui doit se concrétiser pour être réelle au quotidien. Les services publics doivent être renforcés par des mesures qui consolident les droits et les missions de toutes et tous, qui améliorent les conditions de travail et par une véritable revalorisation des salaires, des carrières et des pensions des agent-es.
La FSU appelle les personnels à s'engager massivement dans toutes les actions, manifestations, grèves féministes, rassemblements pour faire du 8 mars une journée de mobilisation forte sur l'ensemble du territoire. Soyons toutes et tous les grandes gagnantes de ce 8 mars pour obliger le gouvernement à retirer sa réforme injuste et inégalitaire des retraites !

Manifestation à Grenoble à 14h à partir de l'Hôpital Nord (arrêt de tram La Tronche Hôpital).

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Publié le 20.02.2020 à 10:00

Le retrait, point.

Les journées des 5 et 6 février ont été de nouveaux temps forts de mobilisations et de grèves, de la jeunesse et des salarié.es. Chaque semaine et ce depuis le 5 décembre, des A.G se multiplient sur les lieux de travail, dans les lycées et universités malgré les diverses pressions. En aucun cas la réponse à la crise sociale ne peut être une répression à l'encontre de celles et ceux qui expriment un désaccord. Chaque jour des actions et des initiatives sont organisées dans tous les territoires. Le rejet de la réforme et la détermination à obtenir le retrait sont intacts et se propagent de manière inéluctable.

Notre intersyndicale partage et porte des propositions sur le financement et l'amélioration de notre système de retraite solidaire et intergénérationnel. Nous travaillons à l'organisation d'une contre-conférence nationale courant mars pour débattre largement et publiquement des solutions et propositions envisageables pour un projet sérieux d'amélioration des régimes de retraite.

De même, au-delà de l'opinion publique défavorable au projet de réforme, les différentes caisses de retraites comme les institutions, dont la plus haute, celle du Conseil d'Etat, ont toutes acté un avis critique voire négatif. Continuer à vouloir imposer ce projet relève de la part du gouvernement d'un vrai déni de démocratie. Nos organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, CNT, UNEF, UEG et UNL sont persuadées que cette mobilisation inédite et historique vaincra.

Elles appellent au renforcement et à la continuité de la mobilisation et de la grève là où les salarié.es le décident. Elles engagent à tenir des AG, à poursuivre durant la période à venir des actions diverses de mobilisations et d'informations larges de la population, à multiplier les initiatives locales et interprofessionnelles pour créer les conditions d'une journée d'ampleur.

C'est dans ce contexte de mobilisation continue que nos organisations syndicales et de jeunesse, appellent l'ensemble de la jeunesse, des salarié.es, des privé.es d'emploi, des retraité.es à une nouvelle journée de convergence de grèves et de manifestations.

Jeudi 20 février
Manifestation 10h Gare de Grenoble
Assemblée Générale Interprofessionnelle 15h Bourse du Travail

Elles appellent également à préparer d'ores et déjà de nouveaux temps forts de mobilisation, autour du 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes et soutiennent l'organisation d'événements de soutien aux grévistes :

jeudi 13 février à la Bifurk 19h
Soirée concert de soutien aux grévistes
à l'appel de la CGT Cheminots et SUD rail Cheminots.

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Publié le 06.02.2020 à 10:00

Mobilisé-es et toujours aussi déterminé-es

L'importance des mobilisations pour le retrait du projet de réforme des retraites ne se dément pas. Le soutien de la population au mouvement social s'amplifie ; les journées de grèves et de manifestations du vendredi 24 et du mercredi 29 janvier ont encore rassemblé des centaines de milliers de personnes. C'est la preuve d'un rejet massif des propositions portées par le gouvernement de travailler plus longtemps et baisser les pensions.
La retraite par points, c'est forcément une baisse des pensions car toute la carrière sera prise en compte dans le calcul, contre les 25 meilleures années dans le privé et les 6 derniers mois dans le public actuellement. Le gouvernement assume vouloir développer les fonds de pension et assurances privées pour compenser les faibles pensions futures (art. 64), tout en excluant les salaires de plus de 10.000 €/mois de cotisation, soit une perte de 5 milliards !
L'avis du Conseil d'État est un désaveu cinglant pour le gouvernement. Il confirme nos analyses d'une réforme qui méprise les formes réglementaires et législatives et, sur le fond, fait ressortir le flou du projet. Il pointe les biais de l'étude d'impact et des 29 ordonnances auxquelles le texte du projet de loi renvoie comme autant d'éléments qui masquent la réalité de la réforme. Il contredit les engagements de compensation des dégâts de la réforme que le gouvernement avait fait miroiter pour certaines catégories.
À la veille de l'ouverture de la « conférence des financeurs », nos organisations syndicales réaffirment leurs propositions d'augmentation des recettes des régimes de retraite. En particulier par l'augmentation générale des salaires, l'égalité salariale entre hommes et femmes. Augmenter le pouvoir d'achat ne peut passer que par une meilleure répartition des richesses créées par le travail des salarié-es.
Une mobilisation historique par sa force et sa durée, le soutien sans faille de l'opinion
publique, l'avis du Conseil d'État : le projet de réforme des retraites n'a jamais été si fragile. Les organisations CGT, CNT, FO, FSU, Solidaires, UNSA, UNEF, UEG, UNL appellent l'ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et à amplifier la mobilisation dès maintenant et tout au long du débat parlementaire qui s'ouvre la semaine prochaine : rassemblements, retraites aux flambeaux, dépôts d'outils symboliques des métiers, etc. Il n'y aura pas de trêve.
Nous appelons à faire du jeudi 6 février une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations à l'occasion du début des travaux de la commission spéciale de l'Assemblée Nationale. Nous appelons à interpeller les parlementaires et les représentants du parti présidentiel. À mettre en perspective des actions de mobilisation notamment la semaine d'ouverture des travaux à l'Assemblée Nationale et tout au long des débats parlementaires. Plus que jamais nous exigeons le retrait
du projet de loi !

JEUDI 6 FEVRIER 2020
Manifestation 10h Grenoble Gare SNCF
Assemblée générale interprofessionnelle
15h Bourse du Travail de Grenoble

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Publié le 31.01.2020 à 22:00

LUTTONS POUR L'AVENIR DE NOS ENFANTS

Les réformes Blanquer du lycée général et du BAC : pourquoi, nous professeur·es ne les approuvons pas et sommes en grève contre la réforme des retraites

Un lycée qui laisserait davantage le temps de choisir ? FAUX
Les choix de spécialités effectués à l'issue de la classe de 2nde seront déterminants pour l'avenir de vos enfants et vont limiter leur choix d'étude dans le Supérieur. Et ce
sont les calculs informatiques de Parcoursup qui induiront les choix de leurs études.

Un lycée qui induirait une liberté de choix ? FAUX
Du fait des choix budgétaires de ce gouvernement, il est impossible de proposer dans chaque établissement toutes les combinaisons de spécialités, car toutes les spécialités n'y sont pas enseignées.

Un lycée qui proposera de bonnes conditions d'apprentissage ? FAUX
Avec la mise en place du contrôle continu, vos enfants vont passer leur temps à être évalué. es (au total plus de 20 évaluations pour le Bac en 1ère et Tle). Cette pression permanente ne peut garantir la sérénité nécessaire pour étudier. C'est du vécu, en ce moment même avec le passage des « E3C » ou Contrôle Continu en classe de 1ère dans des conditions hallucinantes d'impréparation.
En outre, la réforme du lycée aura des conséquences concrètes catastrophiques sur les conditions d'apprentissage à la rentrée 2020 : perte d'heures interdisant les dédoublements, notamment en langues et en sciences, classes et groupes de spécialité à 35 élèves minimum, programmes très ambitieux et et inadaptés.

Un lycée qui garantira un même bac pour toutes et tous ? FAUX
40% des notes du BAC seront délivrées lors de contrôles continus par des enseignant.es des établissements, sans droit à l'anonymat, alors que jusqu'à présent le BAC était un diplôme national organisé sous forme d'épreuves ponctuelles et anonymes validé par les branches professionnelles du secteur privé, une garantie de reconnaissance des qualifications des salarié.es sur l'ensemble du territoire national.
L'avenir de vos enfants est aussi menacé par la réforme des retraites qui prépare la casse du meilleur système au monde pour les salariés : ce sont les jeunes nés après 2003 qui seront les premiers à vraiment subir la retraite par points que veut imposer le gouvernement actuel, avec pour conséquences : l'allongement de la durée de
travail, la baisse des pensions, le renforcement des fonds de pension privés.

Partout nationalement des professeurs sont en lutte et en grève contre le projet de réforme des retraites par points. Ils refusent les E3C et demandent le retour à un BAC National, avec épreuves ponctuelles et anonymes qui garantissent l'égalité des candidats. Ils demandent l'abrogation des réformes de la maternelle à l'université.

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