
La formation longue à l'autonomie technique, c'est 9 semaines de chantiers, rencontres et travaux pour penser la place des outils et des machines dans son projet et développer les savoir-faire nécessaires pour concevoir, adapter, bricoler et réparer ses équipements.
Retour en images sur la dernière session d'avril à juin 2026 en Bretagne, qui a rassemblé 11 porteurs et porteuses de projet à l'installation dans les filières maraîchage, arboriculture et céréales/meunerie.
La formation longue à l'autonomie technique est soutenue par la Région Bretagne et France Travail. Elle délivre une certification professionnelle reconnue par l'Etat.
Le collectif Assez DC obtient une première victoire inédite. Suite à l'audience du jeudi 2 juillet, la justice administrative a rendu son ordonnance ce vendredi 10 juillet sur un référé suspension déposé le 1er juin par le collectif drômois « Assez DataCenters » contre le projet de supercalculateur de Rovaltain (Valence TGV). Le juge suspend le permis de construire jusqu'à ce que le recours soit jugé sur le fond. Une victoire d'étape pour la première audience en France liée à la contestation publique d'un datacenter dédié à l'intelligence artificielle !
Alors que la France subit son 3ème épisode caniculaire en quelques semaines, que les incendies ravagent des terres asséchées dans la Drôme et dans le sud de la France, et que la ressource en eau vient à manquer, nombre de scientifiques, associations et collectifs citoyens soulignent les dangers liés à l'explosion du nombre et de la taille des datacenters liés à l'intelligence artificielle, notamment en termes de consommation d'énergie et de création de dômes de chaleur.
C'est dans ce contexte que le juge a donné raison au collectif Assez DC (Assez DataCenter Rovaltain) qui regroupe les Soulèvements de la Terre Romans, les Amis de la Terre Drôme, ATTAC Romans, Stop Linky 5G Drôme-Ardèche, Arrêt du Nucléaire Drôme-Ardèche, l'Atelier Paysan et des riverain·es, représenté par leur avocat Me Louis Cofflard,
Pour Me Louis Cofflard, « c'est une grande victoire pour les associations, avec qui nous avons dénoncé avec rigueur un dossier manifestement illégal puisqu'il tentait un "passage en force" au mépris des droits environnementaux les plus élémentaires, notamment l'étude d'impact et l'enquête publique ; les incidences environnementales de ce type de projet sont très lourdes de conséquence et nécessitent par conséquent un vrai débat démocratique. »
Le collectif a notamment démontré que le projet autorisé par le permis de construire représente un risque important pour la santé et l'environnement (îlot de chaleur, pollution de l'air, installation électro-intensive). De fait, l'installation doit faire l'objet d'une étude d'impact environnementale, d'une enquête publique et obtenir une autorisation environnementale pour pouvoir s'implanter. La procédure n'a pas été respectée et aucune mesure ne permet de garantir la sécurité et la bonne maîtrise des risques… Sans compter que le Plan Local d'Urbanisme interdit strictement les Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) soumises à autorisation dans cette zone !
La tentative de la défense de faire passer ce projet industriel pour un simple entrepôt sans risque n'a pas convaincu le juge qui estime qu'un doute sérieux existe pour suspendre les travaux le temps que l'affaire soit jugée au fond.
Pour Gaby, des Soulèvements de la Terre : « C'est une victoire d'étape importante. Elle permet d'ouvrir le débat sur la vitesse, la manière et la pertinence de l'implantation de ces infrastructures qui comme toute méga-industrie, soulèvent un grand nombre d'impacts et enjeux. »
Comme le souligne Jean-Claude Lemaire, des Amis de la Terre Drôme : « Il y a un choix de société derrière le développement de l'IA et la multiplication des projets mis en œuvre à marche forcée confisque tout débat citoyen. Faut-il laisser empoisonner le monde en prétendant que l'IA apportera plus tard l'antidote ? Non. Protégeons tout de suite notre santé, notre environnement et notre avenir ! »
« Il y a aujourd'hui des dizaines de projets de datacenters dédiés à l'IA et la contestation monte de toutes parts, rappelle Thomas de l'Atelier Paysan. On manque souvent d'outils juridiques pour les ralentir ou les empêcher donc cette victoire d'étape est un signal encourageant pour tous les collectifs en lutte contre l'IA dans notre pays. »
Le collectif espère que cette première victoire en référé sera suivie dans quelques mois lors du jugement sur le fond du recours déposé en février dernier.
✨Du désarmement à la mutualisation de matériel en passant par l'éducation populaire et l'auto-production, de multiples formes émergent pour reprendre l'initiative dans nos luttes. Nous nous connaissons de nom, nous suivons vaguement ce que font les autres, et nous nous croisons pendant les mobilisations.
👉 Pour entretenir et renforcer ces liens, une dizaine de collectifs nationaux engagés dans les luttes paysannes, alimentaires et du vivant s'est donné rendez-vous pour continuer de construire et d'avancer sur des projets qui nous lient et renforcer nos capacités à s'outiller.
En 2025, c'est à Notre Dame des Landes, que la première Rencontre des subsistances subversives à eu lieu, organisé par Cagette des terres et le Réseau de ravitaillement des luttes du pays rennais.
Cette année, l'Atelier paysan et Terres de luttes ont lancé la deuxième édition : ⚒️📣 Rencontres des subsistances subversives #2 Outiller les luttes.
Un rendez-vous dédié aux collectifs de luttes, à leurs membres et aux essaims du mouvement Atelier Paysan. C'est d'ailleurs l'essaim et Tiers-lieu paysan La Martinière qui accueillera l'évènement à Ambierle, dans le Loire.
Après une résidence de 4 jours (du 6 au 10 juillet) pour avancer sur des projets communs souvent repoussés à plus tard, s'en suivra un week-end d'ateliers et d'échanges pour :
- énoncer et écrire un projet politique commun
- échanger des bonnes pratiques, des outils, des savoirs-faire, etc.
- structurer le recensement, le développement et la diffusion d'outils
🪩Les thèmes suivants seront particulièrement mis à l'honneur :
- Animer un cortège festif
- Construire l'autonomie de nos luttes : outils maraich', outils de cuisine mobile, soudure, ...
- Discuter ensemble de nos objectifs politiques dans l'outillage des luttes
- Comment nos réseaux soutiennent la lutte face au fascisme
Jeudi 2 juillet à 10h aura lieu la première audience en France liée à la contestation publique d'un datacenter dédié à l'intelligence artificielle. La justice administrative aura à se prononcer sur un référé suspension déposé le 1er juin par le collectif drômois « Assez DataCenters » contre les travaux de construction du supercalculateur de Rovaltain (Valence TGV), à la suite du recours effectué cet hiver contre le permis de construire. Un point presse est prévu après l'audience, à midi devant le tribunal administratif.
Alors que la France vient de vivre un épisode caniculaire qui bat tous les records, nombre de scientifiques, associations et collectifs citoyens soulignent les dangers liés à l'explosion du nombre et de la taille des datacenters dédiés à l'intelligence artificielle, notamment en termes de consommation d'énergie et de création de dômes de chaleur.
Ces aspects feront partie des éléments évoqués ce jeudi 2 juillet à 10h au tribunal administratif de Grenoble (audience publique) par le collectif « assez DataCenters », qui a déposé un mois plus tôt un référé suspension pour faire interrompre la construction d'un supercalculateur aux abords de la gare Valence TGV, sur la commune d'Alixan (26).
Grenoble, qui doit aussi accueillir dans sa périphérie un supercalculateur (celui de la société DataOne, à Eybens) accueillera ainsi la première audience, en France, de contestation d'un projet de datacenter dédié à l'IA. Le collectif Assez Datacenters regroupe les Soulèvements de la Terre Romans, les Amis de la Terre Drôme, ATTAC Romans, Stop Linky 5G Drôme-Ardèche, Arrêt du Nucléaire Drôme-Ardèche, l'Atelier Paysan et des riverain·es. Il est représenté par Me Cofflard, avocat des Amis de la Terre France, qui avait contribué à faire condamner l'État en 2021 pour son inaction contre la pollution de l'air.
Le collectif, qui a déposé en février un recours contre le permis de construire de ce datacenter, entend ainsi empêcher la société marseillaise Sesterce et des investisseurs internationaux de mettre le territoire de Rovaltain et ses riverains face au fait accompli. Plus largement, comme une vingtaine de collectifs citoyens mobilisés contre de tels projets sur leur territoire partout en France [1], à l'instar du collectif Stop DataOne à Grenoble [2], « Assez DC » entend provoquer un indispensable débat public sur l'intelligence artificielle et ses dangers, largement confisqué par la multiplication des projets et des annonces.
Un point presse sera organisé en sortie d'audience, devant le tribunal administratif (2 place de Verdun, Grenoble). Pour les journalistes n'ayant pas pu se rendre à l'audience, un rendez-vous complémentaire est prévu à midi (12h00) sur place.
Notes : 1. Voir le recensement de ces mobilisations sur la carte de France établie par le collectif marseillais « Le Nuage était sous nos pieds » (dernière mise à jour : juin 2026) https://lenuageetaitsousnospieds.org/articles/2025-12-11-carte-des-data-centers-des-projets-et-des-contestations-en-france.html 2. Pour une actualité récente, voir « Datacenter : Stop DataOne s'inquiète de rejets de PFAS dans l'atmosphère », Le Dauphiné Libéré, 24 juin 2026, https://www.ledauphine.com/economie/2026/06/24/isere-metropole-de-grenoble-datacenter-stop-dataone-s-inquiete-de-rejets-de-pfas-dans-l-atmosphere
L'Atelier Paysan est co-signataire de ce communiqué de presse qui fait suite à la venue de Laurent Duplomb en Isère, Val de Vireux dans le cadre de sa "tournée" nationale.
Communiqué téléchargeable sur le site de la Confédération Paysanne de l'Isère

Deux semaines après la mise en liquidation de la société coopérative L'Atelier Paysan, les associations Communs Paysans et Soudons, fermes ! constatent avec satisfaction que leur appel à poursuivre le projet technique et politique est largement suivi. Elles entendent désormais accompagner un mouvement d'ampleur pour prolonger cette dynamique.
La liquidation judiciaire de la coopérative L'Atelier Paysan « ne mettra pas fin au projet politique et technique » qu'elle a porté pendant 12 ans. C'est le pari lancé par deux associations partenaires de cette société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) suite à la décision du Tribunal de commerce de Grenoble, le 21 avril.
Moins d'une semaine après le lancement de leur appel à mobilisation, un demi-millier de personnes ont rejoint le mouvement en adhérant à l'association Communs Paysans pour affirmer leur souhait de voir se poursuivre ce projet et de « reconstruire un mouvement puissant en faveur de l'autonomie technique agricole ». Dans le même temps, plusieurs groupes locaux s'organisent, se reconnaissent dans le mouvement et se rapprochent du réseau Soudons, fermes !
L'Atelier Paysan ne sera donc plus une entité juridique et économique : fragilisée par une dette insurmontable depuis 2020, la coopérative autrice du manifeste politique Reprendre la terre aux machines (éditions Le Seuil) disparaît après une douzaine d'années d'existence.
Mais le projet, initié par des paysans en 2009 avec la première formation à l'autoconstruction de matériel agricole, va se poursuivre et s'amplifier. Il est désormais porté par une association nationale et un large réseau de comités locaux. « Nous déclarons que ce mouvement s'appelle et continuera de s'appeler "l'Atelier Paysan" », ont déclaré les responsables des deux associations, qui ont décidé d'en reprendre les canaux de communication.
Le site internet latelierpaysan.org va donc continuer d'être enrichi par ces associations, qui espèrent que l'élan actuel d'adhésion va s'élargir.
Rejoindre le mouvement :- Adhérer à Communs Paysans via ce formulaire : http://adhesion.communspaysans.org
- Se renseigner pour lancer ou rejoindre un essaim sur votre territoire lors d'une visio d'info
Le réseau Soudons, fermes ! recherche un ou une nouvelle animatrice de l'essaimage, poste à 80% basé en Bretagne (Peillac). Candidatures ouvertes jusqu'au 7 juin, poste à pourvoir à la rentrée de septembre.
Retrouvez l'annonce complète ici, à la rubrique "Recrutement"
Voir en ligne : https://www.latelierpaysan.org/IMG/...
Nous avons appris la liquidation judiciaire de la SCIC l'Atelier Paysan prononcée mardi 21 avril 2026 par le Tribunal de Commerce de Grenoble.
Face à cette décision,
nous, paysannes, paysans, salariées et salariés agricoles, soutiens citoyens, organisations de promotion et de développement de l'agroécologie, tous et toutes réunies au sein de l'association Communs Paysans,
nous, essaims de l'Atelier Paysan ancrés dans les territoires et rassemblés dans l'association Soudons, fermes !,
affirmons que la liquidation de la coopérative ne mettra pas fin au projet politique et technique de l'Atelier Paysan.
Dès aujourd'hui, nous prenons la responsabilité de préserver les ressources et savoirs que l'Atelier Paysan a rassemblés et de les protéger de toute appropriation commerciale.
Nous nous engageons à poursuivre leur développement, à en renforcer la diffusion et à faire vivre, sur nos territoires, les dynamiques collectives qui les ont rendus possibles.
Nous poursuivrons le combat contre les dépendances techniques et économiques imposées aux fermes et leurs effets désastreux pour le monde paysan.
Nous dénoncerons sans relâche les offensives de l'agro-industrie contre l'agriculture paysanne et le droit à une alimentation choisie.
Nous continuerons à recenser les savoir-faire techniques, à les faire circuler de ferme en ferme et à accompagner les paysannes et les paysans dans l'autoconstruction de leurs outils.
Partout, nous diffuserons notre projet de transformation sociale pour parvenir, un jour, à reprendre la terre aux machines.
Nous appelons aujourd'hui toutes celles et ceux qui refusent l'effacement de l'Atelier Paysan à nous rejoindre pour reconstruire un mouvement puissant en faveur de l'autonomie technique agricole.
Nous déclarons que ce mouvement s'appelle et continuera de s'appeler « l'Atelier Paysan ». Nous en reprenons les visuels et les canaux de communication pour en poursuivre et amplifier la portée.
Parce que l'Atelier Paysan dépasse la structure qui l'a porté, nous affirmons qu'il appartient à celles et ceux qui le font vivre.
Toutes et tous, nous sommes l'Atelier Paysan !
Pour passer à l'acte :- Adhérer à Communs Paysans via ce formulaire : http://adhesion.communspaysans.org
- Se renseigner pour lancer ou rejoindre un essaim sur votre territoire lors d'une visio d'info
Pour l'achat de quincaillerie et des pièces nécessaires à la construction de ses outils, l'Atelier Paysan - le KAP s'approvisionne en grande partie chez le fournisseur KRAMP, réservé aux grossistes.
Désormais, en tant que structure, vous pouvez accéder au catalogue complet de Kramp. Pour cela, il vous suffit d'ouvrir un compte eShop Kramp en sélectionnant l'Atelier Paysan – le KAP comme revendeur.
Possibilités et avantages : • Accès à l'ensemble du catalogue Kramp • Paiement en CB avec facturation L'Atelier Paysan - le KAP • Livraison directe à la ferme en 24h (pour la majorité des références) • Les comptes client via L'Atelier Paysan seront très bientôt paramétrés avec une réduction systématique sur le prix catalogue.
Ouvrir un compte eShop Kramp via l'Atelier Paysan – le KAP permet de profiter du catalogue complet de Kramp, des livraisons rapides, tout en soutenant le projet de l'Atelier Paysan.
En cas de besoin particulier (conseils, quincaillerie à l'unité, commande pour particulier) n'hésitez pas à contacter commandes[at]latelierpaysan.org
Pour ouvrir un compte, c'est simple, rendez-vous sur https://www.kramp.com/shop-fr/fr
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