FLUX des ASSOCIATIONS


 Antigone
Café Bibliothèque Librairie - 22 rue des violettes - Grenoble

Publié le 15.01.2020 à 10:21

Histoire d’une révolution manquée : l’Espagne de 1936-1938 / Vendredi 24 janvier

Myrtille, du groupe d’affinité des giménologues, vient nous présenter le dernier volume de sa trilogie sur Les chemins du communisme libertaire en Espagne. 1868-1937.

Cette soirée du 24 Janvier 2020 constituera la suite de la conférence giménologique qui eut lieu à Antigone le 21 octobre 2017 dans le cadre des rencontres du collectif « Ecran Total », intitulée : « Critique du travail et du salariat à travers le processus révolutionnaire espagnol des années trente ».

Le 20 juillet 1936 le coup d’État échoue dans une partie de l’Espagne du fait de la résistance de la population qui s’adonne aussitôt à la dépossession des possédants. En Catalogne l’État est à terre, les plus grands patrons et propriétaires ont fui. Le mouvement ouvrier le plus radical et le mieux armé du camp républicain se retrouve maître de la situation. Pour autant, les leaders de la CNT-FAI n’appellent pas à la mise en route du communisme libertaire. Ils vont « collectiviser » le secteur productif sous l’égide de l’État non aboli, maintenir le salariat et inciter la classe ouvrière à s’adapter à l’organisation scientifique du travail.

Simultanément, une partie de la militancia et de la base du mouvement s’engage dans une sortie plus radicale du capitalisme, notamment en Aragon. Cette « minorité nombreuse, active, puissante, guidée par un idéal […] continuait à travers l’histoire une lutte commencée au temps de Bakounine et de la Première Internationale » (G. Leval).

En nous plongeant dans la période décisive de la révolution espagnole, entre 1936 et 1939, l’auteure dresse un tableau historique de cette époque qui permet de comprendre les raisons de l’échec de la révolution sociale libertaire.

Si les partis bourgeois, staliniens et la menace fasciste représentèrent autant d’entraves à son aboutissement, au cœur même du mouvement anarcho-syndicaliste, la tendance productiviste et industrialiste a saboté la sortie radicale du capitalisme que de nombreux militants et affiliés de la CNT-FAI s’activaient à mener.

Ouverture de la bibliothèque dès 18h30 / repas prix libre, 20h – 22h Présentation

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Publié le 02.01.2020 à 21:07

Pour elles toutes, Femmes contre la prison – Rencontre avec l’auteure Gwenola Ricordeau / Vendredi 17 janvier 2020

Pour elles toutes, Femmes contre la prison –  Rencontre avec l’auteure Gwenola Ricordeau

Les luttes féministes et les luttes pour l’abolition du système pénal et de la prison sont souvent présentées comme antagonistes. Le présent ouvrage vise à délier ce nœud en explorant les formes de protection que les femmes peuvent (ou non) attendre du système pénal et en mettant en lumière les manières dont celui-ci affecte leur existence, qu’elles soient incarcérées ou qu’elles aient des proches en prison.

Le système pénal protège-t-il les femmes? Que fait-il aux femmes qui y sont confrontées? Faut-il inscrire les luttes féministes sur le terrain du droit? En répondant à ces questions, Gwenola Ricordeau dénonce la faiblesse de la proposition politique des courants féministes qui promeuvent des réponses pénales aux violences contre les femmes. Critique du «féminisme carcéral», elle plaide pour des formes d’autonomisation du système pénal.

Prix libre / Ouverture dès 19h

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Publié le 01.01.2020 à 21:18

Henri Lefebvre : Ré-emploi du temps. Jeudi 13 février

Henri Lefebvre : Ré-emploi du temps.

A l’occasion de la réédition des Eléments de Rythmanalyse, nous redécouvrons la pensée d’Henri Lefebvre.

Théoricien de la critique de la vie quotidienne, il s’intéresse aussi bien aux habitudes, à la routine, aux rites calendaires qu’aux rythmes individuels et sociaux.

La soirée se déroulera en deux temps : une présentation de l’histoire et de la pensée d’Henri Lefebvre, suivi d’ateliers pour prendre conscience des rythmes qui animent nos vies et ouvrir des espaces-temps d’émancipation.

En présence de Claire Revol, enseignante chercheuse à IUGA et ré-éditrice de l’ouvrage.

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Publié le 24.12.2019 à 11:42

Livraison des échangismes littéraires – décembre 2019

Échangismes littéraires – décembre 2019

  • Les laboratoires de la haine : Enquête sur la face cachée du frontisme municipal, Hacène Belmessous : Analyse de deux villes qui sont passées au RN (Rassemblement National, ex Front National). L’auteur est un sociologue indépendant, il est allé rencontrer les acteurs des mairies, les habitants, pour observer les changements en cinq ans. Le lecteur qui en parle n’a lu que les vingt premières pages, pour l’instant c’est beaucoup de noms et de parcours d’individus, du coup ça ne parle pas vraiment au lecteur. C’est pas très intéressant.

    • La fabrique du monstre, Philippe Pujol : L’auteur est journaliste, il analyse les problèmes liés à Marseille, en partant des petits dealers de shit qui consomment leur propre shit coupés avec des produits abominables, jusqu’aux élus corrompus et aux alliances de certain.es avec des élus FN par tactique politique. En montrant comment tout cela est lié et contribue à créer des situations catastrophiques.

    • Mains brunes sur la ville, Bernard Richard : Film documentaire sur les villes Orange et Bollène ayant une municipalité d’extrême-droite.

  • Le temps du twist, Joël Houssin : Roman SF de 1990. L’histoire se déroule dans un monde bizarre où un virus transforme les gens en zombie. Seul remède pour éviter cela : l’alcool. Quand une femme contaminée par le virus a un enfant, celui-ci est un loup-garou. Les personnages principaux sont des adolescents de 16-17 ans, dont un loup-garou, qui vont se retrouver à voyager dans le passé. Ils arrivent en 1968, pour le premier concert de Led Zeppelin, sauf que le groupe n’existe pas et que c’est un autre groupe qui joue. Or, comme Led Zep’ est le groupe favori d’un des adolescents, ils vont essayer de comprendre pourquoi Led Zep’ n’existe pas et tenter de recréer ce groupe. Un roman drôle, l’histoire part dans tous les sens, ça se lit super bien. La fin est un peu ratée.

  • Présentation de plusieurs œuvres en lien avec la paléontologie, passion d’un membre de l’échangisme :

    • Les dinosaures, William Service : Un vieil ouvrage, les illustrations sont vieillies mais très belles.

    • La revue Dinosaures Préhistoire et Fossiles : Revue de vulgarisation sur ces trois sujets. Parution trimestrielle.

    • Jean-Claude Ameisen est chercheur et présente l’émission Sur les épaules de Darwin. Il a également écrit deux ouvrages à partir de cette émission. Mélange explications du comportement des espèces, poésie et grands auteurs. Les livres sont des gros pavés, mais accessibles.

    • Sur la terre des dinosaures : Film documentaire sur l’histoire du vivant. Un peu scénarisé façon documentaire animalier, mais c’est filmé dans des décors naturels et il y a un fond scientifique.

    • Aux origines de l’humanité : Film documentaire sur l’histoire de l’humanité, produit par France 3. Cette série de documentaires a quelques années, donc n’est plus forcément actuelle sur certains points du fait de nouvelles découvertes, mais dans l’ensemble c’est très intéressant.

  • Le stade des Alpes n’aura pas lieu, Nathalie Carton (pour le texte) : Entre 2001 et 2008, projet de création du Stade des Alpes à Grenoble. Ce livre présente des photographies et des textes illustrant les mobilisations contre un stade trop cher, trop grand et mal placé. Ce sont de beaux souvenirs et de belles photographies, le texte explique bien. C’est un livre court, bien fait et qui donne une bonne idée des mobilisations contre ce stade.

  • Hors normes, Eric Toledano & Olivier Nakache : Ce film raconte l’histoire (vraie) de Bruno, un homme qui, à travers l’association qu’il a créée, aide à la prise en charge de jeunes autistes qui ne sont pas pris en charge par les institutions traditionnelles. Un film génial, qui montre la réalité des associations et l’organisation à partir de rien, ainsi que l’hypocrisie de l’État vis-à-vis de ces associations.

    • Nos jours heureux est un très beau film de ces deux réalisateurs sur le métier d’animateur.

  • Développement (im)personnel, Julia De Funès : Livre assez pointu, référencé (dans le domaine de la philosophie), et en le lisant on se rend compte qu’on est soi-même un peu aliéné par le développement personnel. L’approche de l’autrice n’est pas morale, elle cherche à comprendre les constructions sociales ayant amené au développement personnel. Le livre est en trois parties : l’épanouissement personnel ; les réconforts imaginaires (coach personnel, livres de développement personnel…) ; comment se libérer des idéologies du développement personnel (liste des trucs qui nous aliènent). Le lecteur n’a pas lu la deuxième partie, mais le reste est passionnant, elle met de l’émotion, de la “hargne” dans son écriture. Il est cependant dommage que le sujet soit étudié uniquement du point de vue philosophique (et pas également sociologique, etc.).

  • A la croisée des mondes, Philip Pullman : Trilogie de romans jeunesse s’inscrivant dans le genre du fantastique/fantasy. L’histoire se déroule à Oxford, dans un monde ressemblant au nôtre mais qui n’est pas le nôtre, dans lequel chaque individu est accompagné d’un daemon, sorte d’animal qui parle (très schématique). Nous suivons Lyra, jeune orpheline vivant au Jordan College, entouré d’érudits. Un jour, son meilleur ami est kidnappé par un gang, Les Enfourneurs, qui sévit depuis plusieurs mois en enlevant des enfants, souvent des orphelins, des enfants de familles pauvres ou de gitans. Lyra décide donc de partir à sa recherche et de le secourir…et l’histoire part dans des directions insoupçonnées. Cette trilogie est très bien construite, très bien écrite. Le premier tome est un peu enfantin, mais l’ensemble est prenant et intéressant, et peut se lire avec différents niveaux d’interprétation, en fonction de l’âge du lecteur. Un film horrible l’a adapté (La boussole d’or), mais des auteurs français ont fait une très belle adaptation BD (Les royaumes du Nord pour le premier) et la BBC/HBO viennent de lancer la première saison d’une série.

  • Deux albums de Rebecca Dautremer, Jacominus et Midi pile : Albums jeunesses magnifiques. Jacominus : la vie d’un lapin, Jacominus, un album avec de très belles planches. Midi pile : la chérie de Jacominus a rendez-vous à 12h avec ce dernier, l’histoire commence à 8h et à chaque page on avance dans le temps. Les illustrations sont découpées et apportent du relief à l’ensemble.

  • Jean-François Billeter, professeur en sinologie, a écrit plusieurs ouvrages autour d’un grand classique chinois, le Tchouang-Tseu. On ne sait pas si l’auteur de ce classique a vraiment existé, peut-être s’agissait-il de plusieurs personnes. Pour le la philosophie, ses livres sont très lisibles et terre-à-terre, et ça cherche à comprendre les attitudes humaines à travers le travail, le corps physique…il y a également des textes sur lui, sur sa politique, sur le langage, la traduction et la complexité à traduire la philosophie chinoise.

  • Ted, drôle de coco, Emilie Gleason : Bande dessinée surprenante dans laquelle l’autrice essaye de donner à voir de l’intérieur le rapport au monde que peut avoir un autiste Asperger, tel qu’elle le voit avec son frère.

  • Les invisibles, Nanni Balestrini : Roman inspiré de l’histoire vraie d’un homme. Le narrateur raconte des souvenirs de jeunesse et des moments présents, où il est en prison, dans les A.70 en Italie. Le roman évoque aussi la destruction de la vie collective en Italie. Le style ressemble à celui du langage oral, c’est vivant. Le roman est dénué de ponctuation. La postface précise le contexte.

    • Le pari de l’autonomie aux Éditions du Soufflet : Récits/témoignages des luttes dans l’Espagne des A.70 → suite à un film sur ce même sujet, qui avait indigné des personnes, ces dernières racontent leur vision des événements évoqués dans le film.

  • L’homme qui n’aimait plus les chats, Isabelle Aupy : Roman. Sur une île, des gens vivent ensemble et entourés de chats. Un jour, ces derniers disparaissent. Un professeur va mener l’enquête sur le continent. Il revient avec une administratrice qui distribue des chiens à tous les habitants, en les présentant comme étant des chats, et tout le monde commence à appeler son chien un chat. Narration à la première personne par un des habitants de l’île. Galerie de personnages très sympathiques, roman court et qui se lit super bien.

  • Pour un catéchisme révolutionnaire, Bakounine : Un livre intéressant, idéal contre les coups de déprime sur les mouvements révolutionnaires, et qui permet de revoir les concepts de base et leurs définitions : liberté, travail, égalité…

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Publié le 18.12.2019 à 22:33

Perquisition dans six lieux alternatifs grenoblois mardi 26 novembre – Communiqué du Collectif Anti Répression Isère

Suite aux perquisitions menées mardi 26 novembre par 350 policiers et gendarmes dans l’agglomération et à la ZAD de Roybon, le Collectif Anti-Répression Isère publie le communiqué suivant.

Antigone est partie prenante du CAR38 et s’associe donc à ce communiqué.

“Mardi 26 novembre, à partir de six heures du matin, six lieux alternatifs de Grenoble et ses alentours se sont fait perquisitionner. ZAD, squat ou colocation, personne n’a été épargné.

Le prétexte officiel est d’enquêter sur les incendies qui se produisent dans le département depuis deux ans. Une fois de plus, ce sont les milieux autonomes, libertaires, féministes ou écologistes qui sont visés.

Lors de la plupart des perquisitions, la police ou la gendarmerie n’a pas voulu fournir la commission rogatoire justifiant leurs intrusions. Il n’a pas non plus été toujours possible d’être témoin de la perquisition. Tout ceci est évidemment contraire aux lois de notre soi-disant « Etat de droit ». Le matériel informatique (ordinateurs, téléphones, imprimantes) a été systématiquement saisi privant les personnes visées de moyens de communication sans aucune justification.

En plus de la confiscation de matériel, des prélèvements ADN systématiques ont été effectués, sur les personnes ou leurs effets personnels en cas de refus de leur part. La volonté d’intimidation, qui semble être la seule motivation de ce fichage généralisé, ne peut que nous inquiéter. Si les autorités possèdent des informations sur les incendies sensés justifier ces interventions, pourquoi viser autant de personnes dans autant de lieux différents ?

Enfin, des vérifications d’identité ont été pratiquées. Dans ces lieux de solidarité, les personnes sans-papier ont été arrêté·e·s et envoyé·e·s en centre de rétention administrative (CRA). Ce n’est pas la première fois qu’une opération policière visant ce genre de lieux sert de prétexte à une chasse aux réfugié·e·s. Certaines arrestations ont même été effectuées dans des camps de fortune aux alentours des lieux perquisitionnés.

Difficile de faire le lien entre ces gens et les incendies justifiant l’opération policière. Au total, plus d’une dizaine de personnes ont été embarquées. A ce jour, nous sommes toujours sans nouvelles de certaines de ces personnes, ne sachant pas dans quel CRA elles ont été enfermées ou si elles ont été remises à la rue. Plutôt que de respecter le droit d’asile et d’accueillir dignement ces personnes venues chercher refuge chez nous, l’état préfère les enfermer dans des CRA avant de les expulser.

Tout ceci intervient dans un contexte de répression généralisé et de colère sociale. Les dernières années ont été marquées par une escalade de la violence répressive visant les mouvements sociaux, de la « loi travail » à la ZAD en passant par le mouvement des gilets jaunes. Ces techniques violentes et autoritaires, longtemps invisibilisées car elles ne touchaient que les « quartiers populaires », semblent maintenant être la réponse systématique de l’état à toute contestation politique et à toute volonté de ne pas se conformer à la norme dominante.

Cette intervention arrive au moment où se forme un large mouvement de protestation pour défendre le système des retraites et une colère générale secoue les milieux étudiants et hospitaliers.

Les autorités n’ont pas tardé à communiquer, des articles sont sortis dans la presse dans la matinée. L’empressement pour se vanter d’une opération visant des lieux de contestation ou d’expérimentation politique, sans justifier de lien avec le prétexte des incendies, nous montre une volonté d’intimidation de la population.

Le collectif anti-répression 38 condamne ces actions illégales. Nous affichons notre soutien aux victimes de cette tentative d’intimidation de l’Etat.

Face à la volonté de l’Etat d’isoler chaque individu·e par la peur, réagissons de façon collective et solidaire. Nous réaffirmons notre volonté d’aider toutes celles et tous ceux qui subissent la dérive répressive et autoritaire de l’état.

L’équipe du CAR 38”

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Publié le 18.12.2019 à 22:32

Stand librairie aux rencontres Luttes et résistances de Voiron – 11 janvier 2020

Comme tous les ans depuis de nombreuses années Antigone sera présente avec un stand librairie aux rencontres Luttes et résistances à Voiron dès 15h.

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Publié le 02.12.2019 à 21:52

Samedi 21 décembre – journée continue à Antigone ! P’tit marché de Noyel puis soirée cinéma d’animation.

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Publié le 27.11.2019 à 16:54

Perquisition dans six lieux alternatifs grenoblois mardi 26 novembre – Communiqué du Collectif Anti Répression Isère

Suite aux perquisitions menées mardi 26 novembre par 350 policiers et gendarmes dans l’agglomération et à la ZAD de Roybon, le Collectif Anti-Répression Isère publie le communiqué suivant.

Antigone est partie prenante du CAR38 et s’associe donc à ce communiqué.

“Mardi 26 novembre, à partir de six heures du matin, six lieux alternatifs de Grenoble et ses alentours se sont fait perquisitionner. ZAD, squat ou colocation, personne n’a été épargné.

Le prétexte officiel est d’enquêter sur les incendies qui se produisent dans le département depuis deux ans. Une fois de plus, ce sont les milieux autonomes, libertaires, féministes ou écologistes qui sont visés.

Lors de la plupart des perquisitions, la police ou la gendarmerie n’a pas voulu fournir la commission rogatoire justifiant leurs intrusions. Il n’a pas non plus été toujours possible d’être témoin de la perquisition. Tout ceci est évidemment contraire aux lois de notre soi-disant « Etat de droit ». Le matériel informatique (ordinateurs, téléphones, imprimantes) a été systématiquement saisi privant les personnes visées de moyens de communication sans aucune justification.

En plus de la confiscation de matériel, des prélèvements ADN systématiques ont été effectués, sur les personnes ou leurs effets personnels en cas de refus de leur part. La volonté d’intimidation, qui semble être la seule motivation de ce fichage généralisé, ne peut que nous inquiéter. Si les autorités possèdent des informations sur les incendies sensés justifier ces interventions, pourquoi viser autant de personnes dans autant de lieux différents ?

Enfin, des vérifications d’identité ont été pratiquées. Dans ces lieux de solidarité, les personnes sans-papier ont été arrêté·e·s et envoyé·e·s en centre de rétention administrative (CRA). Ce n’est pas la première fois qu’une opération policière visant ce genre de lieux sert de prétexte à une chasse aux réfugié·e·s. Certaines arrestations ont même été effectuées dans des camps de fortune aux alentours des lieux perquisitionnés.

Difficile de faire le lien entre ces gens et les incendies justifiant l’opération policière. Au total, plus d’une dizaine de personnes ont été embarquées. A ce jour, nous sommes toujours sans nouvelles de certaines de ces personnes, ne sachant pas dans quel CRA elles ont été enfermées ou si elles ont été remises à la rue. Plutôt que de respecter le droit d’asile et d’accueillir dignement ces personnes venues chercher refuge chez nous, l’état préfère les enfermer dans des CRA avant de les expulser.

Tout ceci intervient dans un contexte de répression généralisé et de colère sociale. Les dernières années ont été marquées par une escalade de la violence répressive visant les mouvements sociaux, de la « loi travail » à la ZAD en passant par le mouvement des gilets jaunes. Ces techniques violentes et autoritaires, longtemps invisibilisées car elles ne touchaient que les « quartiers populaires », semblent maintenant être la réponse systématique de l’état à toute contestation politique et à toute volonté de ne pas se conformer à la norme dominante.

Cette intervention arrive au moment où se forme un large mouvement de protestation pour défendre le système des retraites et une colère générale secoue les milieux étudiants et hospitaliers.

Les autorités n’ont pas tardé à communiquer, des articles sont sortis dans la presse dans la matinée. L’empressement pour se vanter d’une opération visant des lieux de contestation ou d’expérimentation politique, sans justifier de lien avec le prétexte des incendies, nous montre une volonté d’intimidation de la population.

Le collectif anti-répression 38 condamne ces actions illégales. Nous affichons notre soutien aux victimes de cette tentative d’intimidation de l’Etat.

Face à la volonté de l’Etat d’isoler chaque individu·e par la peur, réagissons de façon collective et solidaire. Nous réaffirmons notre volonté d’aider toutes celles et tous ceux qui subissent la dérive répressive et autoritaire de l’état.

L’équipe du CAR 38”

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Publié le 23.11.2019 à 21:20

Rupression, les manettes du pouvoir russe face aux résistances populaires / Mercredi 4 décembre

Rupression, les manettes du pouvoir russe face aux résistances populaires.

Rupression, les manettes du pouvoir russe face aux résistances populaires.A la fin de janvier 2017, le service de sécurité de la fédération de Russie, le FSB, a arrêté quelques personnes à St.Pétéspourg. Ils sont accusés de l’organisation d’une cellule terroriste. Pendant le procès les FSBiscistes ont présenté ces militants comme des membres actifs d’une organisation « SET », dont personne n’avait jusqu’alors entendu parler…

Autour d’un film documentaire russe sur « l’affaire de Set » (traduit pour l’occasion), nous dresserons un aperçu de la répression et des manipulations produites par le service de sécurité intérieure FSB depuis 2012. Se met en effet en place un mécanisme de répression d’État comprenant des mesures législatives, d’oppression pénale, de contrôle sur les réseaux sociaux, et des pratiques policières qui vont jusqu’à la torture psychologique et physique.

Prix libre / ouverture de la bibliothèque dès 18h30

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Publié le 21.11.2019 à 20:15

Soirée autour du municipalisme FN avec Hacène Belmessous / jeudi 28 novembre

Jeudi 28 novembre, 20h
Soirée autour du municipalisme FN


Rencontre avec Hacène Belmessous autour de son livre “Les laboratoires de la haine. Enquête sur la face cachée du frontisme municipal” (Editions Demopolis).

Un travail de trois années d’enquête sociale longue et rigoureuse dans les villes frontistes de Mantes-la-Ville et Beaucaire. Une analyse des faits et des situations à partir de la rencontre des habitants, des politiques, des personnes investies dans le monde associatif et des travailleurs sociaux.

“Le Front National/Rassemblement National de Marine Le Pen dirige depuis 2014 des villes françaises dans l’indifférence générale. Notre enquête à Beaucaire et Mantes-la- Ville révèle pourtant une révolution nationaliste en marche. L’obligation de chanter La Marseillaise en conseil municipal ; des noms de rue qui réhabilitent l’Algérie française ; des associations d’intérêt général privées de subvention ; des manifestations avec le drapeau tricolore sur le seuil des églises ; etc. font régner la peur chez les opposants et exaltent la détestation des étrangers et des musulmans. Pendant que la démocratie locale agonise dans ces laboratoires de la haine, les représentants de l’État ferment les yeux.” (présentation de l’éditeur)

Hacène Belmessous est chercheur indépendant et journaliste. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur les questions urbaines dont Opération banlieues. Comment l’État prépare la guerre urbaine dans les cites françaises , La Découverte (2010).

Prix libre / ouverture de la bibliothèque dès 19h

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