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 INRIA

Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique

Publié le 19.01.2019 à 01:46

Forum International de la cybersécurité : FIC 2019

Le Forum International de la Cybersécurité (FIC) s’inscrit dans une démarche de réflexions et d’échanges visant à promouvoir une vision européenne de la cybersécurité dont Inria est partenaire. Vous pourrez découvrir les compétences d’Inria dans ce domaine, de l’alliance des sciences et technologies du numérique.

Dans la continuité du marché unique numérique et du projet de règlement sur la protection des données personnelles, le FIC est l’événement européen de référence réunissant tous les acteurs de la confiance numérique. Le secteur le plus représenté est notamment celui de l’informatique et des services numériques.

Le FIC en quelques chiffres 8 600  participants dont 1 300 visiteurs étrangers 80 pays représentés et 40 délégations officielles 91% des visiteurs satisfaits en 2018 Les objectifs du FIC 2019 Décloisonner les enjeux de la cybersécurité en réunissant des acteurs concernés au sein des organisations Accélérer le développement d'un marché européenne de la cybersécurité Promouvoir une vision équilibrée et éthique de la sécurité Favoriser l'innovation dans la confiance numérique en accueillant les projets innovants et start-up Construire une approche inclusive de la cybersécurité dans la transformation des organisations Fédérer les écosystèmes en créant des ponts entre les sphères publiques et privées entre le secteur industriel et le milieu académique, entre le monde fonctionnel et les "métiers". Thématique cette année : Security and Privacy by Design

Les technologies numériques sont porteuses de nouveaux usages. Dans ce contexte, la sécurité et la protection des systèmes, des réseaux et des données – personnelles ou non – ne peuvent plus être de simples fonctionnalités isolées ou des options que l’on active en fonction des besoins. Il faut aujourd’hui construire une sécurité native, incorporée dès la conception des technologies et des applications que nous utilisons quotidiennement.  

Véritable exigence "business ", nouvel impératif juridique avec le RGPD, le "by design ", ce sont aussi de multiples défis : certains pensent que la sécurité coûte cher, qu'ils essaient la non-sécurité! Inria au FIC 2019

Pour la 4e fois, Inria participe à cet événement avec son partenaire Allistene. La place d’Inria dans le paysage français est significative puisque quasiment 25% de l’activité académique française en cybersécurité est menée dans des équipes-projets Inria communes avec ses partenaires (CNRS, universités et écoles d’ingénieurs). Au total c'est neuf démonstrations Inria qui vont se relayer durant les 2 jours du forum dont voici les sujets :

Désobfuscation de malware Android avec Oat'sinside FP-Secure : renforcer l'authentification web grâce aux empreintes de navigateur HAPEI : mécanisme pour garantir l'intégrité d'exécution d'un programme Injection électromagnétique sur microcontrôleur : une histoire de clock-glitch Machine learning for side-channel analysis Malizen : équipement de visualisation pour la cyber-investigation Protection de programme automatique par le compilateur contre les attaques "par canal caché" SCUBA : évaluation de la sécurité des objets connectés SUD : protection des données personnelles contre des attaques inconnues

Retrouvez le détail des démonstrations présentées au FIC ici

Il y aura également une Masterclass "Cybersecurity for Iot : Verify your Software Today! ", le mardi 22 janvier 2019 de 12h00 à 12h45. 

Livre blanc sur la cybersécurité 

Pour son troisième livre blanc, Inria a choisi le thème de la cybersécurité. En effet, la recherche en cybersécurité fait partie des grands axes d’Inria depuis la création de l’institut. Avec environ 30 équipes-projets  et plus de 200 scientifiques  impliqués sur ces sujets, des partenariats nombreux aux niveaux français, européen et international, des liens forts avec le monde de l’entreprise et la création de start-up, les enjeux de cybersécurité sont profondément inscrits dans la stratégie d’Inria. Ce livre blanc fournit un aperçu des travaux académiques sur différents aspects relatifs touchant à la cybersécurité, avec en particulier une cartographie des activités de recherche menées par les équipes Inria.

Le FIC est organisé par le CEIS avec le soutien de la Région Hauts de France

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Publié le 19.01.2019 à 01:46

L’université de Strasbourg et Inria donnent un nouvel élan à leur collaboration à l’ère de l’IA

L’Université de Strasbourg et Inria signent aujourd’hui un accord-cadre qui permettra de mieux structurer leurs relations et de renforcer leurs projets communs de recherche scientifique.  Les deux partenaires officialisent ainsi une volonté partagée de donner un nouvel élan à leur collaboration et de mettre en commun leurs ressources pour favoriser l’émergence de nouveaux sujets de recherche et pour renforcer leur impact.

« Le partenariat de l’Université de Strasbourg avec Inria qui s’appuie sur des équipes communes au sein des laboratoires ICube et IRMA, doit permettre d’accélérer la recherche et l’innovation sur le site de Strasbourg dans le domaine du numérique et de l’intelligence artificielle, avec comme applications phares la santé et le développement durable » déclare Michel Deneken, président de l’Université de Strasbourg.

« Les équipes communes qui existent entre Inria et l’Université de Strasbourg font un travail remarquable, que ce soit en matière de recherche ou d’innovation » déclare Bruno Sportisse, PDG d’Inria . « Cet accord-cadre va nous permettre de renforcer nos liens avec l’Université de Strasbourg : c’est une étape importante pour devenir un acteur à part entière de l’écosystème alsacien, en cohérence avec notre politique d’accompagnement des grands sites universitaires. » 

Trois équipes de recherche communes à l’Université de Strasbourg et à Inria (impliquant d’autres partenaires, au premier rang desquels le CNRS) sont déjà implantées à Strasbourg :

 MIMESIS au sein d’ICube, dirigée par Stéphane Cotin, Prix de l'innovation Inria – Académie des sciences – Dassault Systèmes 2018, vise à créer une synergie entre chirurgiens et chercheurs. L’équipe-projet développe différents outils de réalité augmentée et de simulation au service de la formation médicale et de la planification d’opérations chirurgicales.

 TONUS au sein de l’IRMA, dirigée par Philippe Helluy, développe des modèles pour prédire le comportement des plasmas, notamment en relation avec le projet ITER en construction à Cadarache. Ce dernier vise à produire une énergie renouvelable grâce aux réactions de fusion se produisant dans un plasma d’hydrogène.

 CAMUS au sein d’ICube, dirigée par Philippe Clauss, s’attache à améliorer la performance, la correction, et la productivité des processeurs multi-cœurs. Ces derniers sont indispensables pour produire des ordinateurs plus puissants.

 

La complémentarité entre les ressources de l’Université de Strasbourg et de l’Inria permettra de nouvelles avancées importantes dans ces trois thématiques. De manière plus spécifique, les projets à l’interface entre l’intelligence artificielle et la santé sont porteurs d’avancées importantes pour le corps médical et les patients mais nécessitent des ressources importantes pour être menées à terme. Cet accord-cadre permettra de développer cet axe et d’avoir un impact fort pour la société et le territoire alsacien, en particulier au sein de Nextmed, le futur campus des technologies médicales de Strasbourg.

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Publié le 19.01.2019 à 01:46

Philippe Flajolet, pionnier de l'algorithmique, est récompensé par le prix Leroy P. Steele

Ceux qui connaissent l’importance de ses travaux ne seront pas surpris de voir Philippe Flajolet encore présent dans la tête des plus grands mathématiciens du monde, et de l’American Mathematical Society en particulier. Plus de huit années après sa disparition brutale, il se voit remettre le prix d’excellence mathématique Leroy P. Steele le 17 janvier 2019. Un prix qu’il partage avec Robert Sedgewick, de l’université de Princeton, pour leur livre Analytic Combinatorics  , paru en 2009.

Polytechnicien, docteur en informatique, docteur ès sciences, passionné de problèmes techniques, mais aussi de linguistique, doté d’une culture hors du commun, Philippe Flajolet a été une figure d’Inria pendant près de quarante ans. Dans la droite ligne des grands défenseurs de l’interdisciplinarité, il a marqué les mathématiques de ses travaux pionniers en combinatoire analytique.

Une référence mondiale de l’algorithmique

Philippe Flajolet a rejoint l’IRIA (devenu depuis Inria) en 1971, en intégrant l’équipe « Automates et langages formels » de Maurice Nivat, aux côtés de Gérard Huet, Jean-Marc Steyaert et Bruno Courcelle. Rapidement, à la faveur d’une rencontre avec Jean Vuillemin, il choisit de se tourner vers l’analyse algorithmique, s’intéressant plus spécifiquement à l’analyse de systèmes complexes discrets, à l’automatisation des méthodes d’analyses, à l’application d’algorithmes probabilistes et à l’étude quantitative. Ses travaux, originaux et méticuleux, ont rapidement eu un rayonnement important, jusqu’à faire de Philippe Flajolet un des piliers mondiaux de l’algorithmique.

Ainsi, avec Robert Sedgewick, directeur de la faculté d'informatique de Princeton, il a écrit deux ouvrages fondateurs : An Introduction to the Analysis of Algorithms  en 1996 et Analytic Combinatorics  en 2009, pour lequel il sont aujourd'hui récompensés.

Une carrière souvent récompensée

Grand prix Science de l’UAP (1986), prix informatique de l’Académie des sciences (1994), médaille d’argent du CNRS en 2004, membre de l’Academia Europaea en 1995, membre de l’Académie des sciences en 2003 et chevalier de la Légion d’honneur en 2010, la carrière de ce modèle de la communauté scientifique a été jalonnée de récompenses. C’est aujourd’hui la prestigieuse American Mathematical Society qui, huit ans après sa disparition, rend hommage à des travaux qui ont fait date dans l’histoire des mathématiques et qui ont concouru au rayonnement d’Inria sur la scène scientifique internationale.

Car les applications de la théorie combinatoire analytique — l’une des nombreuses techniques de comptage d’objets combinatoires qui utilise la structure interne des objets pour dériver des formules pour leurs fonctions génératrices, puis utilise des techniques d’analyse complexes pour obtenir des asymptotiques — ont aujourd’hui envahi notre quotidien : recherche rapide d’informations, protocoles de communication, calcul formel… Un domaine, qu’en talentueux vulgarisateur il expliquait ainsi : « une méthode, une façon de décrire dans ses moindres détails comment procéder pour faire quelque chose : trier des objets, situer des villes sur une carte, multiplier deux nombres, extraire une racine carrée, chercher un mot dans le dictionnaire. » 


Leroy P. Steele Prize 2019

Philippe Flajolet, disparu brutalement en 2011 est récompensé avec Robert Sedgewick pour leur ouvrage Analytic Combinatorics , paru en 2009 aux éditions Cambridge University . La publication de ce livre a représenté un événement majeur, car il a fait de la combinatoire analytique une sous-discipline florissante des mathématiques et un élément clé de l’analyse des algorithmes. Le prix Leroy P. Steele récompense par ce prix l’impact et le rayonnement de cet ouvrage qui combine des compétences analytiques et de présentation, organise le sujet dans une histoire, identifie et expose des techniques jamais aussi clairement énoncées auparavant.

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Publié le 19.01.2019 à 01:46

Pari/GP, une bibliothèque historique de la théorie des nombres

L’équipe-projet LFANT, commune Inria, université de Bordeaux et CNRS, organise du 14 au 18 janvier, le premier "Atelier Pari/GP" de l’année 2019 à l’IMB – Institut de Mathématiques de Bordeaux. Le système Pari/GP est un logiciel libre spécialisé pour les calculs en théorie des nombres. Il se compose d’une bibliothèque C, PARI, et d’une "calculette" sophistiquée, GP, qui permet un accès simplifié aux fonctions de la bibliothèque.

L’origine de Pari/GP

Pari est créé de 1983 à 1985 par Henri Cohen et son équipe dans le laboratoire d’Algorithmique Arithmétique A2X de l’université de Bordeaux 1. Depuis 1995, le système Pari/GP est maintenu et développé par Karim Belabas, aujourd’hui professeur au sein de l’équipe-projet LFANT.

Et de son nom ?

Le terme Pari est un jeu de mot faisant référence au "pari de Pascal" car à la conception du logiciel les auteurs voulaient implanter cette bibliothèque d’Arithmétique … en Pascal ! Idée rapidement abandonnée au profit du langage C. 
GP provient de GPC : Grand Programmable Calculator ; mais, parler de la "calculette GPC" était un pléonasme, le C a donc finalement disparu.

La distribution de Pari/GP

Pari/GP est un logiciel libre, léger (140 000 lignes de code) et très portable (Windows / Unix / OSX / Android / WebAssembly) utilisé par l’ensemble de la communauté des arithméticiens, des enthousiastes dans d’autres champs disciplinaires et de simples amateurs (environ 25 000 utilisateurs estimés). 
PARI/GP est cité dans environ 700 articles de recherche, en arithmétique bien sûr, mais aussi en analyse numérique, en topologie ou en physique, et même en agronomie !
Il est distribué selon les termes de la licence publique générale GNU et fait partie des distributions Linux usuelles. 

Un composant essentiel d’autres systèmes

Pari/GP est notamment utilisé par deux autres systèmes reconnus : WIMS et SageMath :

WIMS est une plateforme d’apprentissage en ligne qui propose, depuis un simple butineur, une kyrielle d’exercices couvrant des programmes de toutes disciplines, de l’école primaire à l’université, originellement développée par l’université Nice Sophia Antipolis. Elle utilise Pari/GP pour sa rapidité et sa légèreté en particulier pour générer et corriger des exercices. SageMath est un logiciel libre de mathématiques sous licence GPL qui combine la puissance de dizaines de programmes libres dans une interface commune basée sur le langage Python. C’est une alternative open source aux systèmes de calcul formel Maple, Mathematica ou encore au logiciel de calcul numérique MATLAB. PARI/GP est le cœur arithmétique de SageMath.  Les Ateliers Pari/GP

Après un premier Atelier fondateur en 2004 lors d’un trimestre spécial à l’Institut Henri Poincaré à Paris, ils deviennent annuels, puis pluriannuels dès 2012. Ces rencontres permettent de fédérer la communauté de développeurs et d’utilisateurs du système, sur le modèle des Sage Days qui structurent la communauté SageMath. 
Depuis 2015, les ateliers Pari/GP sont financés par le projet européen H2020 OpenDreamKit, qui a pour objectif de créer et renforcer un environnement virtuel de recherche (VRE), basé sur Jupyter et SageMath, pour la recherche collaborative en mathématiques.

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Publié le 19.01.2019 à 01:46

Le CAPES d'informatique sera créé dès 2020

Le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, a annoncé la création d’un CAPES d’informatique pour 2020, notamment pour structurer l'enseignement du numérique et combler le fossé entre femmes et hommes dans le domaine. Une initiative saluée par Inria qui défend depuis de nombreuses années l'idée d'un enseignement pérenne de l'informatique dans le secondaire.

La France a une longue expérience en matière d'enseignement de l'Informatique dans l'enseignement secondaire général, mais celui-ci a fluctué depuis les années quatre-vingts. Une option informatique en terminale avait été créée dès 1981, entraînant, sept ans plus tard, l'apparition d'une épreuve officielle au baccalauréat. Le parcours, dans les collèges et les lycées, d'une option Informatique longtemps restée dans le giron des professeur.e.s de mathématiques, a été mouvementé : supprimée en 1992, rétablie en 1995, à nouveau supprimée en 1998, elle a longtemps témoigné de la difficulté pour les chercheurs et chercheuses, et ingénieurs.e.s en sciences du numérique de faire reconnaître leur domaine comme une discipline à part entière.

Grâce aux actions conjuguées de la SIF (Société Informatique de France), de l'EPI (Enseignement public et informatique), du groupe ITIC-EPI-SIF et de plusieurs personnalités du monde informatique et chercheurs Inria, comme Gérard Berry, Serge Abiteboul, Maurice Nivat, Gilles Dowek et Thierry Viéville, les sciences du numérique vont entrer dès 2020 dans les programmes du CAPES . La création d'une agrégation a déjà été annoncée dans les années à venir.


C'est l'occasion de créer un cercle vertueux et d’inciter plus de jeunes filles à faire cette discipline et donc compenser les problèmes d’égalité femmes-hommes de cette branche.

                           Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse


La création de ce certificat professoral accompagne l’apparition d’une nouvelle discipline au lycée, intitulée “Numérique et science informatique” , mise en œuvre par la réforme du lycée. Plus de la moitié des lycées de France accueilleront la nouvelle discipline en 2020, créant ainsi un besoin de 1500 postes. Dans un premier temps, ces postes seront couverts, selon le ministre, “par des professeurs qui suivent des formations continues pendant les mois qui viennent pour être prêts pour l’année prochaine ” avant l'arrivée des professeurs titulaires du CAPES.

La structuration de l'enseignement numérique favorisera l'approfondissement de la culture numérique , le développement du sens logique des élèves, par exemple grâce à la programmation, et une connexion plus grande entre les savoirs numériques et les autres savoirs. Elle permettra aussi de créer des vocations chez les jeunes, particulièrement chez les jeunes femmes , qui ne représentent encore aujourd'hui qu'un tiers des salariés du secteur et 27% des effectifs des écoles d'ingénieurs.

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Publié le 19.01.2019 à 01:46

Chloé Audebert, lauréate du prix de thèse AMIES

Rencontre avec Chloé Audebert, ancienne étudiante de chez Reo et lauréate du prix de thèse AMIES pour ses travaux dans l'équipe. 

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

J'ai effectué mes études à l'université d'Orsay, License et Master en mathématiques. Après avoir préparé et obtenu l'agrégation de mathématiques, et suite à un travail de recherche en M1 qui m'avait beaucoup plu, je me suis inscrite au M2 recherche Mathématiques pour les Sciences du Vivant à Orsay. 

J'ai ensuite commencé ma thèse dans l'équipe-projet Inria Reo sous la direction de Jean-Frédéric Gerbeau et de Irène Vignon-Clémentel. J'ai travaillé sur la modélisation mathématique et numérique des écoulements sanguins du foie et des fonctions hépatiques, en collaboration avec des chirurgiens (hôpital Paul Brousse et CHRU de Tours) et la société Fluoptics.

Après un post-doc à Lyon dans l'équipe-projet Inria Dracula, durant lequel j'ai travaillé sur des méthodes statistiques pour prendre en compte de la variabilité dans des réponses immunitaires, j'ai obtenu un poste de Maître de Conférences à Sorbonne Université en septembre 2018.

Tu as reçu le prix de thèse AMIES, peux-tu nous parler de ce prix ? 

C'est un prix décerné par AMIES (Agence pour les Mathématiques en Interaction avec l'Entreprise et la Société) parrainé par les sociétés savantes SFdS (Société Française de Statistique), SMAI (Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles) et SMF (Société Mathématique de France). Ce prix récompense les travaux d'une thèse réalisés en partie en collaboration avec une entreprise, et qui ont des retombées pour l'entreprise et/ou la société. 

Quel projet de recherche as-tu présenté ?  

J'ai présenté mon projet de recherche sur l'estimation des fonctions du foie au bloc opératoire, effectué en étroite collaboration avec l'entreprise Fluoptics et des chirurgiens de l'hôpital Paul Brousse et du CHRU de Tours.

La motivation de ce travail a été de coupler des modèles et méthodes mathématiques aux techniques d’analyse de la fluorescence de la société Fluoptics. Le but étant de proposer une quantification des phénomènes observés et donc permettre aux chirurgiens d’estimer les fonctions du foie pendant les chirurgies, afin de prévoir/éviter les complications post-opératoire.

Le protocole expérimental de prise de mesures de fluorescence a été conjointement défini par la société Fluoptics, les chirurgiens et moi-même. J’ai effectué la prise des images de fluorescence lors des chirurgies animales et la société Fluoptics a réalisé la quantification des images de fluorescence, afin de me fournir des courbes temporelles de l’évolution de la fluorescence pour construire et valider les modèles mathématiques. 

[...] la recherche en maths ce n'est pas uniquement un travail isolé, [...] ça peut aussi être un travail collectif, impliquant public et privé.

Qu’est ce que cette distinction va t’apporter ? 

Cette distinction m'a permis de présenter une partie de mon travail de thèse devant un public très varié lors du Forum Emploi Math. Cela permet également la promotion des mathématiques appliquées (notamment à la biologie et la médecine) qui est mon domaine de recherche. De plus, je pense que c'est important de montrer aux étudiants, mais aussi à des collègues, que la recherche en maths ce n'est pas uniquement un travail isolé, mais que ça peut aussi être un travail collectif, impliquant public et privé.
D'autre part c'est très appréciable d'avoir été évaluée par un comité d'experts et de savoir que mon travail a été apprécié et récompensé.

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