Archives
Le Postillon n’est pas un média internet, mais uniquement un journal papier de Grenoble et sa cuvette.
Publié le 02.03.2026 à 15:29
Bonne ambiance à l'INPG (institut national polytechnique de Grenoble), dont les écoles se vantent sur leur site internet d'être « régulièrement classées parmi les meilleures grandes écoles d'ingénierie et de management en France et dans le monde ». Mais « meilleures » pour enseigner quoi ? Comment toujours plus dévaster le monde ? Le débat sur la finalité des études d'ingénieur n'a en tout cas pas l'air d'être possible à l'intérieur de l'INPG. L'année dernière, deux étudiants des écoles de (…)
- Hiver 2025-2026Publié le 02.03.2026 à 15:28
Le vin au chlore de Pont-de-Claix
On découvre chaque jour les nombreux apports positifs des plateformes chimiques sur notre territoire. Ainsi un lecteur nous a envoyé un extrait du livre Le Vercors, un siècle en hiver, les traditions rurales de quelques familles du pays des quatre montagnes à travers le témoignage oral écrit en 1982 par le club histoire du lycée Jean Prévost de Villard-de-Lans. Un vieil habitant est interrogé sur la provenance du vin consommé sur le plateau du Vercors : « Ceux de Villard-de-Lans, ils (…)
- Hiver 2025-2026Publié le 02.03.2026 à 15:27
Ceux qui comprennent quelque chose sont vraiment bourrés
Imaginez. Un président de la République promeut pendant des années l'Alcoolic Nation, l'État débloque des milliards d'euros d'argent public pour les fabricants de liqueur, transforme tous les services publics ne fonctionnant qu'à l'eau fraîche en leur imposant l'usage des ballons de rouge et autres cocktails alcoolisés. Presque tout le monde applaudit et suit la même ligne, les élus locaux se vantent d'introduire des boissons alcoolisées dans les établissements scolaires, les métropoles se (…)
- Hiver 2025-2026Publié le 02.03.2026 à 15:24
Sur-le-répondeur
« Allô, ouais c'est François de Marseille… Alors vraiment c'est super ce que vous faites, mais vraiment il y a quelque chose qui m'énerve, mais m'énerve. Extrême droite, il n'y a pas de tiret, et dans le dernier numéro plusieurs fois vous en mettez un et c'est pas la première fois que je le remarque, et ça m'agace… Extrême droite, c'est sans tiret ! »
À propos de notre publicité pour le « drone de combat sous-marin »
« Votre engin ne peut pas fonctionner ; il est (…)
Publié le 02.03.2026 à 15:11
Le Postillon en procès à Paris
On l'avait annoncé dans notre numéro de l'été : la cumularde des Républicains Nathalie Béranger a porté plainte contre notre journal pour deux phrases publiées dans l'article « Un héritage détourné depuis trente-six ans » (Le Postillon n°72) consacré aux magouilles réalisées par sa belle-mère et son compagnon Édouard Ytournel, politicien de droite à La Tronche. Que d'argent dépensé, de temps perdu par la justice pour deux phrases et une petite vanne. Les droitards grenoblois sont en fait (…)
- Hiver 2025-2026Publié le 02.03.2026 à 15:08
Sondage participatif : faut-il nourrir l'IA ?
On a un dilemme. Bien qu'on défende corps et âme notre objet « journal papier », on a un site internet. Mais ce n'est pas un média numérique, juste un site archive où on publie nos articles une fois que les journaux ne sont plus en vente. L'idée c'est que les personnes qui cherchent des informations sur des sujets qu'on traite puissent tomber dessus. Nous-mêmes passant un temps (beaucoup trop) important à faire ce genre de recherches numériques, on trouve ça logique d'apporter notre modeste (…)
- Hiver 2025-2026Publié le 02.03.2026 à 15:06
Après l'appel du 18 juin, Ytournel a pris le maquis
Et Édouard Ytournel, que devient-il ? Quelques mois après notre article le concernant, celui qui est chef de file de l'opposition de droite à La Tronche avait lancé son « appel pour la commune » en vue des municipales de 2026, dénommé « appel du 18 juin », vu qu'il avait été réalisé le 18 juin 2024 (Le Daubé, 19/06/2024). Il avait alors très modestement filé la comparaison : « L'appel du Général, c'est le symbole de la lutte contre le défaitisme et la résignation et c'est aussi la preuve que (…)
- Hiver 2025-2026Publié le 02.03.2026 à 15:03
Ne touchez pas aux îles du Drac !
Parmi les réactions suite à notre article sur les gigantesques travaux prévus sur le Drac), il y a celle de Guy, qui chronique chacun de nos numéros sur son blog : « Leur critique de l'hydro-électricité à cause des travaux envisagés dans le Drac me semble bien dérisoire, quand par ailleurs ces anti-nucléaires peuvent aussi faire la fine bouche à propos des panneaux photovoltaïques et sans doutes des éoliennes. » Effectivement, globalement on est assez « fine bouche », surtout parce qu'en ce (…)
- Hiver 2025-2026Publié le 02.03.2026 à 14:56
La piscine non artificielle de Gerbi
Dans la série de tous ces étrangers qui veulent gouverner Grenoble (sans y habiter), on trouve aussi l'avocat de centre droit Hervé Gerbi, à la tête de la liste « Nous, Grenoble ». S'il possède effectivement un appartement à Grenoble, on trouve aussi son nom et celui de sa compagne sur la boîte aux lettres d'une belle maison à Corenc, avec, comme il se doit dans ces hauteurs embourgeoisées, une charmante piscine. Mais de toute façon, pas de problème, (…)
Publié le 02.03.2026 à 12:10
Le postillon et le trésor de la bastille - épisode 2
La suite tant attendue du roman-photo.
- Printemps 2026Publié le 02.03.2026 à 12:09
Les anges du business en plein paradis fiscal
Savez-vous quelle est la personne qui a le plus investi dans des start-ups en 2024 ? Le premier de la liste de ce qu'on appelle les business angels ? C'est Pierre-Edouard Stérin, l'homme d'affaires connu pour financer quantité d'initiatives préparant l'arrivée au pouvoir d'une alliance entre l'extrême droite et la droite libérale conservatrice. C'est ce qu'on a découvert en enquêtant dans le monde du « capital-investissement ». Suite au dossier de notre dernier numéro, à propos du « détournement d'argent public au CEA » avec toutes ses sociétés pompant des millions d'euros d'argent public et privé sans jamais rien produire, on s'est demandé : mais d'où vient l'argent ? Comment se fait-il que des investisseurs puissent mettre des millions d'euros dans des projets n'ayant à peu près aucune chance d'aboutir à quelque chose de productif ? On se doutait bien qu'il ne s'agissait pas de pur altruisme, mais on n'avait pas imaginé qu'en fait ils gagnaient à tous les coups, et pas qu'un peu. À tel point que parmi les ultrariches français ou mondiaux, beaucoup manigancent dans des fonds d'investissement finançant les start-ups de Grenoble ou d'ailleurs. Et que parmi ceux-ci se trouvent de grands argentiers de l'extrême-droite.
- Printemps 2026Publié le 02.03.2026 à 12:06
« On n'a pas le choix ». Le fatalisme est le meilleur allié du déferlement de l'intelligence artificielle. Aujourd'hui, pour la quasi-totalité des élites intellectuelles et politiques, on n'aurait pas le choix que de construire des datacenters de partout. « Ce n'est pas le monde dans lequel je veux vivre, mais c'est le monde dans lequel on vit » justifie une adjointe au maire écolo de Bordeaux (Reporterre, 19/01/2026) pour soutenir un projet de supercalculateur dans sa ville lequel engloutira l'équivalent du « quart de la consommation des habitants de la métropole bordelaise ».
Dans l'agglomération grenobloise, les élus ne s'opposent pas non plus à l'implantation d'un supercalculateur à Eybens, laissant le champ libre à la crapule d'entrepreneur à la tête de ce projet. Et pourtant : bien entendu que nous avons le choix et qu'il faut s'opposer à ce monde totalitaire en construction. Voilà l'objet principal de cette lettre adressée à la crapule en question et restée, trois semaines plus tard, sans réponse.
Publié le 02.03.2026 à 12:04
Si Grenoble vient d'être élue « capitale européenne de l'innovation » pour 2026, ses fleurons rayonnent même à travers le monde entier ! Début janvier, on apprenait que Capgemini, la multinationale de « services numériques » fondée à Grenoble en 1967, travaillait pour la très controversée police de l'immigration américaine (ICE), en l'aidant à « identifier et localiser » les étrangers en vue de leur expulsion. En voilà de la bonne réussite grenobloise ! Bien digne du fameux « Tech&Fest », et qui permet de révéler quelques contradictions. Quand de rares voix critiques dénoncent (depuis des décennies) que la « Tech » permet avant tout de créer et d'améliorer des outils utiles au fascisme, les élus, journalistes ou syndicalistes regardent ailleurs et applaudissent les créations d'emplois et autres effets d'annonces. Mais quand des fascistes se servent effectivement de ces outils, les mêmes s'indignent, tout en se contentant de dénoncer un contrat, sans jamais remettre en cause radicalement l'effrayant développement des moyens de contrôle et de coercition permis par la « Tech ». Voilà en tous cas l'occasion de revenir sur l'étendue des méfaits de Capgemini au service des États, fascistes ou pas.
- Printemps 2026Publié le 02.03.2026 à 12:03
éléphants numériques et tour d'ivoire
Peut-on parler à l'université des liens entre les laboratoires d'informatique grenoblois et la guerre ? A priori, non… Une conférence « Grenoble, l'Imag et la guerre » organisée de longue date a valu à notre chroniqueur mathématicien de multiples pressions et un « arrêté d'interdiction » contre cette « manifestation susceptible de troubler l'ordre public ». Résumé.
- Printemps 2026Publié le 02.03.2026 à 12:01
« Une super belle expérience »
Depuis plusieurs années, la mairie écolo promet de « réquisitionner des logements vacants » sans aucun résultat pour l'instant. Par contre, elle est parvenue à expulser la Bobine, ancienne salle de concert occupée pendant presque trois mois cet automne, ayant hébergé et fait office de « maison commune » pour des dizaines de personnes sans logement. Retour sur une expérience originale, remplie de chaleur humaine et de dignité.
- Printemps 2026Publié le 02.03.2026 à 11:59
L'état gère et se désolidarise
Souvenez-vous de l'ambiance il y a un an et demi, dans les mois suivant le gigantesque éboulement de La Rivière. Un million de mètres cubes de roche avaient dévalé la pente, coupant notamment 400 mètres de route départementale. À l'époque, les experts, institutions et médias colportaient la fable d'une « catastrophe naturelle », sûrement due à la pluie qui n'était pas tombée depuis un mois… En étayant l'évidence, partagée par de nombreux habitants, notre enquête du numéro 73 pointait plutôt les responsabilités des industriels exploitant la carrière située juste à l'endroit où la montagne est tombée.
Alors on aurait pu crier : victoire ! Car le 6 janvier dernier, les dirigeants de la carrière ont été placés en garde à vue puis mis en examen, leur responsabilité étant maintenant largement avérée. Mais il faut croire qu'on n'est jamais contents. Sur le banc des accusés, il y a un grand absent : les services de l'État, qui ont fait preuve d'une très grande complaisance envers les manquements des carriers.
Publié le 02.03.2026 à 11:56
Abstention, suspicion, révolution
« On se plaint tous que le quartier est mort mais en vrai c'est nous qui l'avons tué... » La première fois que j'ai erré dans le quartier Teisseire, ce tag m'a marqué. De la belle œuvre, hein, pas un tag réalisé à l'arrach' : des grosses lettres peintes en blanc sur fond noir. Ce n'était donc pas une pensée de passage, mais une affirmation mûrement réfléchie. Mais que signifie-t-il ? Qui est ce « nous » qui aurait tué le quartier ? Et comment ?
- Printemps 2026Publié le 02.03.2026 à 11:52
À l'automne c'est les cèpes, au printemps c'est les morilles et une fois tous les six ans, juste avant les élections municipales, c'est les… meetings électoraux grenoblois. Différents reporters du Postillon sont donc allés cueillir quelques ambiances pas toujours comestibles, voire complètement toxiques. Toutes nos excuses aux candidats (de Place publique, du NPA-Révolutionnaires, de Lutte ouvrière ou du Grenoble Alpes collectif) dont nous n'avons pas pu couvrir les évènements, mais faut dire que :
1 • Ils n'en ont pas fait dans les semaines précédant notre bouclage, ou alors des petits trucs pas ambiance « meetings » [1]
2 • ça donnera peut-être plus envie à certains de nos lecteurs de voter pour eux que si eux aussi avaient eu le droit d'avoir un compte-rendu.
Publié le 02.03.2026 à 11:50
« Mais pourquoi tant de personnes vont voter pour ce corrompu ? » Beaucoup de nos proches ne comprennent sincèrement pas comment Carignon peut réussir à attirer autant, malgré toutes ses casseroles judiciaires, et veulent croire que sa popularité est uniquement due au fond de l'air trumpiste. En réfléchissant seulement sur des bases morales ou de politique nationale ou internationale, ils occultent une donnée essentielle : la capacité de Carignon à labourer le terrain et créer un lien humain avec nombre d'habitants. La force de Carignon, c'est surtout la faiblesse des autres.
- Printemps 2026Publié le 02.03.2026 à 11:49
Explications d'une titraille provocatrice.
- Printemps 2026