FLUX des ASSOCIATIONS


 Collectif pour la gratuité des transports publics dans l’agglomération grenobloise
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Publié le 16.12.2019 à 09:14

COP25 : Il est urgent d’attendre … la catastrophe

Le moins que l’on puisse dire est que la conférence de l’ONU sur le climat à Madrid, dite COP25,  n’a pas répondu aux attentes de ceux qui réclament des gouvernements qu’ils prennent à bras-le-corps la question climatique. Tous les rapports des experts de l’ONU prédisant des bouleversements irréversibles ne semblent pas peser devant l’irresponsabilité des pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre. Comme de coutume, on verra plus tard… Emmanuel Macron reconnu « champion de la Terre » par l’ONU en septembre 2018, n’y a pas mis les pieds et les ministres ont fait le service minimum. Revue de presse : Le Monde : « La COP25 s’achève sur des avancées quasi insignifiantes dans la lutte contre le changement climatique. » La conférence s’est terminée, avec quarante-deux heures de retard, par la signature d’un accord minimal avec des pays plus divisés que jamais sur des sujets clés. France Inter : « Désastreux », « angoissant », « du jamais vu » : l’échec de la COP25 après deux semaines de (vaines) négociations La COP25 s’est terminée ce dimanche à Madrid, après deux semaines de négociations entre chefs d’État. De l’aveu de tous, cette édition est une déception, une « occasion ratée » de répondre à l’urgence climatique. Europe1 : Échec de la COP25 : les banques et BlackRock sur le banc des accusés La COP 25 s’est terminée sur un fiasco à Madrid. Aucun accord n’a été trouvé sur la réduction des émission de gaz à effet de serre, c’est donc un échec pour les États mais aussi pour la finance qui est également pointée du doigt sous la pression d’une opinion de plus en plus sensible. L’humanité : Cop25. Pas de décisions et beaucoup de questions C’est un accord minimal qui a été trouvé à Madrid, lors de la 25e conférence des parties, les vraies décisions pour le climat ont été reportées à dans un an Médiapart : A Madrid, la COP25 se termine dans le brouillard Le sommet annuel de l’ONU sur le climat s’est achevé dimanche midi dans une ambiance morose. La déclaration finale témoigne de la faible ambition des pays à combattre la crise climatique et à mettre en place un marché carbone mondial. Les pays vulnérables se sont heurtés au mur des plus grands pollueurs. Huffingtonpost : Après l’échec de la COP25, l’engagement de Macron critiqué Alors que le sommet a accouché d’un accord au rabais, certains pointent une forme de « désengagement » de la France. “Emmanuel Macron n’a pas fait le job”. Après la clôture tardive de la COP25 à Madrid, marquée par un accord au rabais, les regards se tournent vers le grand absent du sommet: le chef de l’État. Si la France était bien représentée sur place par une délégation, le locataire de l’Élysée n’y a pas mis les pieds et les membres du gouvernement qui y sont passés y ont fait un aller-retour express. Ce qui provoque la colère de certaines ONG, notamment Greenpeace France.

Article de Réseau Action Climat :

Après deux semaines de négociations et plus de 24 heures de prolongations, la COP25 se termine sur un compromis bien trop insuffisant. Alors que 500 000 citoyens ont défilé dans les rues de Madrid la semaine dernière, les 196 pays réunis à la COP25 sont restés trop longtemps campés sur leurs positions. Résultat : l’accord conclu à Madrid est en décalage profond avec la crise climatique et l’urgence de contenir le réchauffement global à 1.5°C. Quatre-vingt pays en développement, représentant 10,5 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales, sont désormais engagés à revoir à la hausse leurs objectifs climatiques en 2030. Mais les pays du G20, les plus responsables du dérèglement climatique, sont restés silencieux à Madrid. De plus, la COP25 n’a pas réellement défini de feuille de route claire pour orchestrer l’adoption des nouveaux objectifs climatiques l’année prochaine. En 2020, les yeux seront donc tournés vers l’Union européenne : après avoir arraché un accord sur la neutralité carbone d’ici à 2050, les pays de l’UE devront transformer l’essai pour adopter, avant juin, un objectif de réduction d’émissions de -65 % d’ici à 2030, et entraîner dans son sillon la Chine. Lire la suite

Émission de gaz à effet de serre en France

Émissions globales Émissions de gaz à effet de serre de France métropolitaine et des territoires d’outre-mer inclus dans l’Union européenne. Des budgets carbone (plafonds d’émissions à ne pas dépasser) sont fixés depuis 2015 dans la Stratégie nationale bas carbone. Émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports en France. Des budgets carbone (plafonds d’émissions à ne pas dépasser) sont fixés depuis 2015 dans la Stratégie nationale bas carbone, avec une valeur indicative par secteur d’activité. Émission unitaire moyenne (gCO2/km) des véhicules particuliers neufs
L’objectif intermédiaire pour 2015 (101gCO2/km en condition de test) n’a pas été atteint. A l’horizon 2030, l’objectif est d’arriver à 50gCO2/km en condition de circulation. Source : observatoire-climat-energie.fr  
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Publié le 14.12.2019 à 16:43

Vidéos : Pourquoi la gratuité des transports publics maintenant c’est urgent ?

Lundi 19 décembre le Collectif pour la gratuité invitait à débattre dans le cadre des élections municipales de 2020. Pour renouveler avec la forme plusieurs acteurs locaux étaient invités à prendre la parole.
Présentation de la soirée par Isabelle Métral
Projection du film « Ils l’ont déjà fait »
  Introduction au débat par Mariano Bona et Michel Szempruch
  Intervention de Guillaume Gontard, sénateur du groupe CRCE et rapporteur de la mission d’information sur la gratuité des transports collectifs.
  Deuxième partie : interventions des autres invités
  • Candice et Joëlle du Collectif Climat du Voironnais
  • Joël Marseille du Collectif Services Publics du Grésivaudan
  • Xavier du Collectif Alternative à l’A480
  • Stéphane Coulon responsable du syndicat CGT des cheminots grenoblois.
  • François Dabin d’Extinction Rebellion Grenoble

 
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Publié le 13.12.2019 à 09:24

DÉBAT : Pourquoi la gratuité des transports publics maintenant c’est urgent ?

Lundi 19 décembre le Collectif pour la gratuité invitait à débattre dans le cadre des élections municipales de 2020. Pour renouveler avec la forme plusieurs acteurs locaux étaient invités à prendre la parole :
  • Guillaume Gontard, sénateur du groupe CRCE et rapporteur de la mission d’information sur la gratuité des transports collectifs.
  • Candice et Joëlle du Collectif Climat du Voironnais
  • Joël Marseille du Collectif Services Publics du Grésivaudan
  • Xavier du Collectif Alternative à l’A480
  • Stéphane Coulon responsable du syndicat CGT des cheminots grenoblois.
  • François Dabin d’Extinction Rebellion Grenoble
La présentation de la soirée fut faite par Isabelle Métral, suivi du reportage « Ils l’ont fait » extraits de différents reportages sur des villes en gratuité : Issoudun, Châteauroux, Aubagne, Tallinn, Luxembourg et Dunkerque.
 
L’introduction au débat a été partagée par Mariano Bona et Michel Szempruch. On pourrait revendiquer la gratuité des transports en commun (TC) d’un point de vue philosophique ou simplement parce que l’ensemble des services publics qui servent l’intérêt général, doivent être gratuits. Parce qu’on aspire à une société où les services publics sont débarrassés du prix de l’usage, que la place des communs doit prendre le pas sur la sphère marchande. Ce point de vue s’inscrit dans un processus d’une transformation profonde de la société. Même si on peut rejoindre cette vision de la société, pour le collectif la gratuité des transports n’est pas envisagée comme une fin en soi mais comme une mesure politique forte, comme un des leviers (ce n’est pas le seul) pour répondre aux problèmes de notre temps que sont le changement climatique, les conséquences de la pollution de l’air et la crise sociale.

1°) Alors, y a-t-il une urgence climatique ?

Aujourd’hui, à part les tartufes, les Trump et autres Bolsonaro, le monde scientifique reconnaît que les GES issus de la combustion des énergies fossiles sont responsables du  réchauffement de la planète. Pourtant, les politiques publiques mises en œuvre par les gouvernements sont très en deçà de ce qu’il faudrait faire pour limiter le réchauffement climatique en dessous de 1,5°C, comme cela a été acté à la COP21 (Paris, 2015) et comme le préconisent les scientifiques du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (ONU). En France, les protestations pour sauver le climat sont ignorées par le président de la République et son gouvernement et on peut douter de ce qui va sortir du gadget disruptif appelé convention climat. A-t-on dit aux 150 bénévoles de la convention que les 1 % des ménages les plus riches ont un bilan carbone de 160 tonnes par an tandis que les 10 % les plus pauvres ont un bilan carbone de 4 tonnes. Récemment, une centaine de scientifiques du CNRS, du CEA et de Météo-France ont rendu public une étude qui alarme  une nouvelle fois sur l’état de la planète. En effet grâce à l’amélioration des modèles et dans le scénario le plus pessimiste, basé sur une croissance économique alimentée par les énergies fossiles, la hausse de la température moyenne mondiale pourrait atteindre 7°C à la fin de ce siècle. Dans ce scénario, l’espèce humaine serait clairement menacée. Il existe de nombreuses publications qui détaillent les conséquences désastreuses du réchauffement climatique, comme la fonte des glaces polaires, du permafrost, des glaciers, de la hausse du niveau des mers et de leurs acidifications, des exodes climatiques, cela ne sera pas développé ici. Pour ce qui concerne notre agglomération, la ville de Grenoble a confié une étude sur les enjeux du changement climatique grenoblois à l’horizon 2050. Les conclusions du rapport sont édifiantes.
  • Si la température mondiale a augmenté de 1°C en moyenne depuis le début du 19ème siècle jusqu’à aujourd’hui, dans notre région la température a augmenté de 2°C.
  • En 2050, il n’y aura presque plus de neige en dessous de 1700m d’altitude.
  • Le nombre de jours de chaleur extrême va passer de 3 à 43.
  • Nous aurons des étés chauds et secs, des hivers humides et moins enneigés
De plus, le plan climat de l’agglomération reconnaît son incapacité à rester sur une trajectoire à moins de 2°C à l’horizon 2030, pour ce qui est de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les transports sont responsables d’un tiers environ de ces émissions et selon une des recommandations du GIEC, la réduction des émissions de GES passe par le développement des transports en commun. Sur la dernière période, la tendance mondiale est à l’augmentation des émissions de GES contrairement aux engagements pris par les Etats. Nous sommes pris dans une course de vitesse face au changement climatique et cette course nous sommes en train de la perdre. Alors il y a bien urgence à sauver la planète, et la lutte contre le réchauffement climatique passe par la réduction drastique du trafic routier.

 2°) Y a-t-il une urgence sanitaire ?

Une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) sur l’impact de la pollution de l’air dans l’agglomération grenobloise et publiée en juin 2019, estime que la pollution couterait un demi-milliard d’euros par an. L’étude conclue également que la concentration moyenne de particules fines (PM2,5) dans l’agglomération qui est de 15 µg/m3 est responsable de 145 décès par an , comparée à une situation théorique sans particules fines d’origine humaine (5 µg/m3). Une réduction de l’exposition aux PM2,5 conforme à la valeur guide de l’Organisation mondiale de la santé qui est de 10 μg/m3, réduirait de moitié la mortalité attribuable à ces particules. Par ailleurs, la Cour de justice européenne a condamné la France pour non-respect de la directive de 2008 relative à la qualité de l’air ambiant et pour avoir dépassé de manière systématique et persistante depuis 2010, la valeur limite annuelle pour le dioxyde d’azote qui est un marqueur du trafic routier. En France, douze agglomérations sont visées dont celle de Grenoble. Cette condamnation est le reflet de la faiblesse des politiques publiques en matière de lutte contre la pollution atmosphérique. De plus les niveaux de concentration constatés sont des valeurs moyennes qui ne reflètent pas les zones fortement contaminées qui se trouvent à proximité des grands axes routiers. Par ailleurs pour l’Agence nationale de sécurité sanitaire, l’ANSES, il faudrait prendre en compte des polluants qui ne le sont pas aujourd’hui comme les particules ultrafines ou certains benzènes. L’Agence prévient que pour améliorer la qualité de l’air il ne faut pas compter sur l’évolution de la technologie mais sur une réduction du trafic routier. Alors il y a bien une urgence sanitaire, et la lutte contre la pollution passe la réduction drastique du trafic routier, une préconisation commune du GIEC et  de l’Agence nationale de sécurité sanitaire

3°) Y a-t-il une urgence sociale ?

On connaissait cette phrase méprisante mais devenue célèbre de Jacques Séguéla à propos de la Rolex de l’homme de 50 ans, on connaît moins celle de Margaret Thatcher qui disait : « Un homme qui prend encore les transports en commun à 26 ans est un homme qui a raté sa vie ». On peut mesurer le niveau de mépris d’une telle sentence mais aussi la distance qui nous sépare du monde de ces élites, complètement déconnectées de la réalité du monde. Une réalité qui a tous les aspects d’une crise sociale profonde et que vient confirmer une note de l’INSEE. Cette note révèle qu’en 2018 les inégalités ont enregistré la plus forte hausse depuis 2010 et que la pauvreté touche à présent 14,7% de la population française soit, plus de 9 millions de personnes. Comment peut-il en être autrement quand le Chicago boy, actuel locataire de l’Elysée, n’a d’yeux que pour les premiers de cordée et que sa politique fiscale est très généreuse pour les plus riches. Quand les aides aux plus démunis ne seraient « qu’un pognon de dingue » qu’il serait urgent de rationner pour laisser faire les bienfaits naturels du ruissellement dont France Stratégie, une institution rattachée au 1er ministre, cherchent encore les effets. Et, selon la loi néolibérale bien connue, si on ne sent pas le ruissellement, c’est que les riches ne sont pas assez riches. En vérité cette politique marche très bien. En 2018, les dividendes versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40, ont atteint le montant record de 57,4 milliards d’€. De 2010 à 2017, les impôts versés par ces entreprises ont baissé de 6,4%, les bénéfices cumulés et les dividendes augmentaient respectivement de 9,3% et de 44%. Pendant ce temps, les effectifs de ces multinationales baissaient de 20%. Une logique qu’on peut résumer en toujours moins d’impôts et d’emplois, pour toujours plus de bénéfices et de dividendes. À rebours de cette vision du monde il faut accroitre les solidarités, retisser le lien social et dans un même mouvement concilier politique sociale et écologie. Avec la gratuité de TC, la mobilité n’est plus un facteur d’exclusion, aussi bien pour les personnes âgées isolées, que pour les plus défavorisés. Car la tarification sociale ne remplit pas ses objectifs. Les budgets consacrés à cette tarification sont insuffisants pour répondre à la demande sociale. Par ailleurs, on constate toujours qu’une partie de la population ne fait pas les démarches nécessaires pour en bénéficier. L’instauration de la gratuité à Dunkerque a mis en évidence qu’un tiers des nouveaux usagers qui auraient pu bénéficier de tarifs très bas voire gratuits, ne prenaient pas les TC. Ce phénomène se retrouve également ici, à Grenoble. La gratuité des transports publics rend du pouvoir d’achat à la population : à ceux qui prenaient déjà le bus et encore plus aux nouveaux usagers qui viennent de la voiture. En se basant sur l’étude dunkerquoise on peut estimer que les automobilistes, circulant dans l’agglomération, dépensent chaque jour plus d’un million d’euros en carburant, c’est à dire que chaque année 300 Millions d’€ partent en fumée !!!. Alors si la gratuité des transports publics n’est pas l’alpha et l’oméga pour résoudre la crise sociale, ça peut être un levier important pour redistribuer du revenu.

4°) Quelles conditions pour réduire le trafic routier ?

Si pour des considérations environnementales et sanitaires il y a urgence à réduire le trafic routier, cela implique évidemment le développement d’alternatives plus respectueuses de l’environnement. Il s’agit pour commencer des modes actifs comme la marche, adaptée aux petits déplacements ou le vélo pour des déplacements de quelques kilomètres. Mais ces modes actifs ne répondent pas à une grande partie des déplacements, notamment les déplacements pendulaires (aller-retours quotidiens domicile travail par exemple), ceux qui créent les embouteillages et qui ont besoin d’infrastructures couteuses. Pour ces déplacements, la seule alternative se trouve dans le transport collectif de grandes capacités : TER, train-tram, tram ou bus à haut niveau de service (BHNS) qui nécessiteraient des investissements très importants de l’ordre de plusieurs milliards d’€ à l’échelle de la région grenobloise (dans l’agglo, PDU 2018-2030 : 2,2 milliards d’investissements). Nous ne sommes plus dans une adaptation au jour le jour des TC pour grappiller des dixièmes de part modale, il faut opérer une véritable rupture, un changement de paradigme, aller plus vite et plus fort si l’on veut être à l’heure des défis environnementaux. En 2030, en 2050, c’est la canicule qui nous dira si les politiques menées auront été trop frileuses. Dans ce processus d’adaptation aux enjeux environnementaux, la gratuité est un formidable levier d’incitation au report modal. Un effet psychologique pour une prise de conscience et l’acceptation que l’intérêt particulier passe après l’intérêt de tous. Ici la gratuité se confond avec l’intérêt général. Evidemment, cela passe par des transports performants et de qualité suscitant l’adhésion des usagers. La gratuité est la reconnaissance du fait que prendre les transports publics ne sert pas que les usagers, mais l’ensemble de la population. Prendre les transports en commun, c’est contribuer à désengorger la voirie, à diminuer la pollution de l’air, à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

5°) La gratuité des transports publics se développe en France et en Europe

Depuis l’année 2000, la tendance s’accélère avec comme exemples marquants l’Estonie pour les bus et prochainement le Luxembourg pour l’ensemble des transports publics (train, bus et tram). En France, Compiègne en 1975 a été la première ville à instaurer la gratuité de ses transports en commun et depuis une trentaine d’agglomérations ont fait de même. Les derniers exemples avec Niort en 2017, Dunkerque en 2018 et prochainement Calais en 2020 montrent que l’idée gagne du terrain en France. Tous ces exemples montrent que la taille du réseau n’est pas un obstacle insurmontable à l’instauration de la gratuité. Dans ce contexte, de nombreuses agglomérations ont lancé des études. On peut citer la région Île de France, Paris, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, il y aussi le GART, l’association qui regroupe les autorités responsables des TC. Toutes ces études n’ont pas été faites dans le même état d’esprit. En IDF, il s’agissait avant tout de montrer l’infaisabilité de la mesure. Pour le GART qui a toujours été opposé à la gratuité, on note un changement de ton sur certaines idées reçues. Le dénominateur commun de ces études et leur défaut, est que la gratuité n’est envisagée que principalement sous l’aspect financier mais pas dans l’idée d’une révolution des mobilités. Avec un a priori négatif sur le report modal du trafic automobile et le constat que les réseaux sont déjà saturés, la plupart de ces études conclues à l’inefficacité de la gratuité ou à son coût trop élevé. Malgré tout, on note un fort développement des gratuités partielles, par exemple certains jours de la semaine ou pour certaines catégories de la population.

6°) Conclusion

Il faut rappeler, à ceux qui ne voient d’issue que dans l’accroissement sans fin des infrastructures routières couteuses et gratuites, que les transports publics servent à ceux qui les prennent et en libérant l’espace public à ceux qui ne les prennent pas. La gratuité des TC s’est déjà imposée dans le débat des prochaines élections municipales. S’appuyant sur les expériences existantes en France et à l’étranger, l’idée de la gratuité est portée par de nombreux candidats. Tous argumentent sur les dimensions environnementales et sociales de la gratuité. La gratuité des transports publics est un choix politique, un choix politique de rupture avec l’existant. À Aubagne la gratuité a été lancée avec le slogan « Liberté-égalité-gratuité » et à Dunkerque c’est « Liberté-Mobilité-Fraternité » qui a été choisi. Ces clins d’œil à la devise républicaine, nous indiquent que la gratuité va de pair avec la citoyenneté.  
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Publié le 14.11.2019 à 18:30

RÉUNION PUBLIQUE le 9 décembre 2019 – MAISON du TOURISME – à 20H00

Dans le cadre des élections municipales le collectif pour la gratuité des transports publics dans l’agglomération grenobloise organise une réunion-débat avec :
  • Un représentant du collectif pour la gratuité des transports publics de l’agglomération grenobloise
  • Guillaume GONTARD, sénateur de l’Isère, rapporteur de la Mission d’information du Sénat sur le thème : « Gratuité des transports collectifs : fausse bonne idée ou révolution écologique et sociale des mobilités ? »
  • Des représentants du collectif Climat du Voironnais et du collectif service publics du Grésivaudan
  • Des représentants de mouvements de lutte pour l’environnement, le climat, le service public ferroviaire

Quelle amélioration du réseau ?

Quels changements urbanistiques doivent accompagner l’instauration de la gratuité ?

Comment financer ces projets et cette gratuité ?

 

Vidéo projetée en introduction


 

Les transports publics gratuits : maintenant c’est urgent !

La gratuité se développe

Au fil des années, de plus en plus de communautés urbaines instituent la gratuité des transports publics. On en compte à l’heure actuelle une trentaine en France parmi lesquelles celles d’Aubagne, de Dunkerque et de Niort. Le 1er janvier prochain, celle de Calais s’ajoutera à la liste. Au niveau européen, en Estonie, après la capitale Tallinn qui a institué la gratuité pour ses résidents en 2013, l’ensemble des bus régionaux sont devenus gratuits. Au Luxembourg, à partir du 1er mars 2020, l’ensemble des transports publics (bus, tramways, trains) seront gratuits À ces gratuités totales, il faut ajouter les gratuités partielles comme celles pour les jeunes dans tout le Valenciennois et dans la Région Centre-Val-de-Loire, y compris pour les transports ferroviaires ; mais aussi celle des samedis à Amiens ; toutes ces gratuités-là étant récentes. Dans la Communauté Urbaine de Dunkerque, qui s’étale sur 30 km de long, comprend 22 communes et regroupe 200 000 habitants, la fréquentation des transports urbains a augmenté de 65% en un an de gratuité totale ; parmi les nouveaux usagers, 48% utilisaient auparavant l’automobile ; un tiers des places de parking sont maintenant vides.

La gratuité : une urgence 

La gratuité est une réponse à l’urgence sociale, écologique et sanitaire. À Grenoble, malgré l’existence d’un tarif solidaire, une part importante de la population défavorisée n’exerce pas son droit à cette tarification. De plus, la SEMITAG a dû recruter une armada de contrôleurs pour lutter contre la fraude. Il y a urgence sociale. Dans l’agglomération grenobloise, d’après l’INSERM, une personne décède prématurément de la pollution atmosphérique tous les trois jours et celle-ci aurait un coût de 1 200 € par an par habitant, soit un demi-milliard d’euros pour l’agglomération. Au niveau national et d’après un rapport sénatorial, elle coûterait 100 milliards d’euros par an ! Il y a bien urgence sanitaire ! D’ailleurs, la France a été condamnée en octobre dernier par la Cour de justice de l’Union Européenne pour « dépassement de manière systématique et persistante de la valeur limite annuelle pour le dioxyde d’azote depuis 2010 »  dans 12 agglomérations dont celle de Grenoble. Il y a urgence à réduire la production de gaz carbonique pour sauver le climat. En effet, selon le GIEC, il faut réduire la production de gaz à effet de serre de 45% avant 2030 si l’on veut maintenir le cap d’une augmentation de la température mondiale inférieure 1,5° d’ici à 2100. La réduction du trafic routier, responsable de 30 % des gaz à effet de serre, ne peut plus s’accommoder de demi-mesures. Or, l’exemple de Dunkerque montre que la gratuité des transports publics incite les gens à délaisser leur voiture.

Sortir des schémas anciens dans la métropole grenobloise !

Les tarifs du SMTC ont, en moyenne, plus augmenté que l’inflation, conséquence de la réduction des subventions apportées, tant par Grenoble-Alpes Métropole que par le département de l’Isère. Dans le même temps, l’élargissement de l’A480 ne pourra qu’accroître la circulation automobile et donc la pollution ainsi que son coût ! Les mesures envisagées par le PDU (Plan de Déplacement Urbain) ne sont pas du tout à la hauteur des défis ainsi posés.

Faire un choix de rupture

 Le choix de la gratuité permet de repenser un avenir cohérent avec nos exigences d’amélioration du pouvoir d’achat, de lutte contre la pollution et le réchauffement climatique et de repenser l’aménagement du territoire ! Le collectif appelle les citoyens à peser dans la campagne des élections municipales pour des mesures dans le domaine des transports à la hauteur des enjeux et notamment en matière de gratuité et d’investissements massifs dans le développement des infrastructures.  
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Publié le 13.11.2019 à 15:06

Climat : la trajectoire des 1,5°C en 2100 n’est pas atteignable

Dans le cadre du sixième rapport d’évaluation du GIEC, dont la publication est prévue en 2021, les scientifiques français impliqués dans ce travail, notamment au CNRS, au CEA et à Météo-France, ont rendu leur copie (le 17 septembre 19) et ont dévoilé les grandes lignes de leurs résultats. Leurs nouveaux modèles prévoient notamment un réchauffement plus important en 2100 que les versions précédentes datant de 2014. Le travail effectué par la communauté française a mobilisé une centaine de scientifiques de disciplines variées (climatologues, océanographes, glaciologues, spécialistes de l’atmosphère, de la végétation et des sols, experts en calcul intensif), a nécessité des moyens informatiques importants : 500 millions d’heures de calcul assurées par les supercalculateurs des trois institutions. Selon le scénario le plus « pessimiste » (croissance économique rapide alimentée par des énergies fossiles), l’augmentation de la température moyenne globale atteindrait 6 à 7 °C en 2100, soit 1 °C de plus que dans les précédentes estimations. Seul l’un des scénarios socio-économiques (marqué par une forte coopération internationale et donnant priorité au développement durable), permet de rester sous l’objectif des 2 °C de réchauffement, au prix d’efforts d’atténuation très importants et d’un dépassement temporaire de cet objectif au cours du siècle. Pour rappel, l’Accord de Paris sur le climat de 2015 prévoit de limiter la hausse des températures à 2°C, voire 1,5°C en 2100 par rapport à l’ère préindustrielle (1880). Le scénario le plus optimiste : une hausse d’environ 2°C Seul, le scénario le plus ambitieux, permet « tout juste » de rester sous l’objectif des 2°C de réchauffement en 2100. Celui-ci implique « un effort d’atténuation encore plus important ». C’est-à-dire « une diminution immédiate des émissions de CO2 jusqu’à atteindre la neutralité carbone à l’échelle de la planète vers 2060, ainsi qu’une captation de CO2 atmosphérique de l’ordre de 10 à 15 milliards de tonnes par an en 2100″, expliquent les scientifiques. Ce dernier point est techniquement incertain. Le scénario est aussi« marqué par une forte coopération internationale », en dépit du retrait américain de l’Accord de Paris et « [donne] la priorité au développement durable ».  Le scénario le plus pessimiste : une hausse de 7°C :
Dans le scénario le plus pessimiste, basé sur une croissance économique rapide alimentée par les énergies fossiles, la hausse de la température moyenne mondiale atteint 6,5 à 7°C en 2100. Le pire scénario du rapport précédent prévoyait une augmentation de la température moyenne globale de près de 5°C d’ici à 2100. « La température moyenne de la planète à la fin du siècle dépend donc fortement des politiques climatiques qui seront mises en œuvre dès maintenant et tout au long du 21e siècle« , insistent les scientifiques français. Simulations climatiques : changement de température de surface simulée 1850-2100

 Simulations climatiques : changement de température de l’atmosphère 1880-2100
  Voir l’article du CNRS Voir l’article d’Actu-Environnement Voir l’article de Futura-Planète    
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Publié le 10.11.2019 à 21:52

Libourne : la gratuité des bus étendue aux 45 communes de l’agglo

Depuis le 2 septembre, la gratuité des transports en commun, qui existait déjà à Libourne, s’applique désormais dans les 45 communes du Libournais. Au total, 14 lignes desserviront les zones urbaines, comme Libourne, mais aussi périurbaines. Pour la déléguée aux transports à la Cali et maire de Saint-Denis-de-Pile, il s’agit d’une mesure sociale afin de favoriser les transports en commun mais aussi une mesure pour rendre le territoire plus attractif. Voir l’article de France Bleu
     
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