Associations 38

 Collectif pour la gratuité des transports publics dans l’agglomération grenobloise


Publié le 10.06.2019 à 18:28

Dunkerque : la gratuité des bus met à l’épreuve les idées reçues

Les premiers résultats de l’étude menée par les chercheurs de l’association VIGS viennent d’être communiqués par le magazine URBIS. Le rapport final devrait être publié au mois de septembre.

Les chiffres relatifs au report modal – le changement d’un mode de transport pour un autre – étaient particulièrement attendus. Ils sont sans appel : la voiture particulière est le mode de transport le plus délaissé par les nouveaux usagers du bus gratuit.

Pour 80 % des nouveaux usagers, la gratuité a été l’élément déclencheur

A Dunkerque, 80% des nouveaux usagers désignent la gratuité comme le principal élément déclencheur de leur changement d’habitude : ils citent des raisons économiques ou évoquent des notions liées à la simplicité, la liberté que représente une telle mesure.

Si la gratuité a un fort  impact sur la fréquentation, la qualité du réseau doit aussi répondre aux attentes des usagers. Le réseau de bus a donc été fortement amélioré avec cinq lignes Chrono à dix minutes de fréquence. Les responsables comptent sur la qualité de l’offre et la gratuité pour atteindre l’objectif de doubler la part modale du bus dans cette agglomération culturellement très attachée à la voiture.

48 % des nouveaux usagers du bus prennent moins leur voiture

Sur les 2000 personnes interrogées, la moitié ont déclaré être de nouveaux usagers et près de la moitié de ceux-ci ont dit avoir abandonné les voiture.

Très peu de report du vélo sur le bus

Dans l’agglomération dunkerquoise, la pratique du vélo est relativement faible et très dépendante de la saison avec une part du vélo de 2 % en moyenne. Seul 5,7 % déclarent utiliser le bus pour des trajets qu’ils réalisaient auparavant à vélo.

L’usage des transports en commun favorise la marche

Environ 10 % des nouveaux usagers déclarent utiliser le bus pour des déplacements qu’ils réalisaient à pieds avant. Pour une majorité (68 %) les usagers  déclarent aucun changement, mais les anciens automobilistes affirment marcher d’avantage.

Articles relatifs à l’étude :

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Publié le 10.06.2019 à 15:47

En 2050, deux tiers de la population vivra en ville

En 2050 deux tiers de la population de la planète vivra en ville. L’augmentation de la concentration urbaine va accentuer l’étalement des villes et allonger les déplacements générant à leurs tours augmentation du trafic et des nuisances associées : pollution, gaz à effet de serre, bruit, embouteillages, coût des infrastructures routières, …

Un reportage de l chaîne ARTE pose  la question des alternatives au tout voiture.



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Publié le 29.05.2019 à 18:46

Mission sénatoriale « gratuité transports collectifs »

Les études sur la gratuité des transports en commun se sont multipliées ces derniers mois. Après Paris, l’Île de France, Grenoble, le Sénat a lancé la sienne.

À l’initiative du sénateur de l’Isère Guillaume Gontard Vice-Président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable et Rattaché au groupe communiste républicain citoyen et écologiste, le Sénat a entrepris une mission d’information sur la gratuité des transports collectifs.

Le Collectif a été invité à une audition à Paris le 15 mai. Deux représentants ont ainsi au nom du Collectif grenoblois mais aussi de la coordination nationale, présenté les arguments en faveur de la gratuité. L’édition a duré plus d’une heure, avec des échanges denses, parfois vifs. Résultats prévus en septembre.

L’audition des membres du collectif

Télécharger la présentation

Le Syndicat Mixte des Transports en Commun de la Métropole (SMTC) , suite notamment à la mobilisation du collectif l’an dernier devant Grenoble Alpes Métropole, a engagé une d’étude d’impact de la gratuité sur le réseau grenoblois. Une agence parisienne a été missionnée pour mené ce travail afin d’évaluer les implications en terme de surcoût, d’investissement, de gain de rapport modal etc. Le collectif a ainsi été auditionné par l’agence pour présenter ses analyses et recommandations. Résultats annoncés au mois de juin. Nous y reviendrons.

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Publié le 29.05.2019 à 17:51

Efficace ou pas ? La gratuité des transports publics en débat

Monsieur Frédéric Héran [1] intervient régulièrement dans des médias ou dans des conférences [2,3,4] affirmant que la gratuité des transports publics n’a que peu d’impact sur le report modal de la voiture sur les transports en commun (1 à 2%) mais de surcroit que la gratuité encourage le mésusage avec un report des cyclistes et des piétons.

De notre côté nous ne contestons pas les études en référence de ces affirmations mais nous apportons des éléments factuels qui sont de nature à tempérer ce que F. Héran présente comme une loi générale.

Dans une première partie nous présentons avec quelques remarques des éléments de la thèse de F. Héran et dans une seconde partie nous présentons les éléments que nous souhaitions mettre en débat qui pour nous prouvent qu’il n’existe pas un modèle unique mais que les impacts de la gratuité dépendent du contexte dans lequel elle est mise en place.

Nous avons pris l’initiative d’engager le débat avec F. Héran avec la conviction que pour faire avancer le débat, il est utile que chacun soumette au débat contradictoire les données et les conclusions tirées de celles-ci. Malheureusement il n’a pas été possible de débattre sur les données présentées car nous avons compris que la préoccupation de F. Héran est le développement des modes actifs et peu coûteux, que sont la marche et le vélo. Cette vision d’une société plus « apaisée et sobre » n’est pas en contradiction avec la démarche du collectif. Mais pour F. Héran les transports en commun ne sont pas la priorité car ce sont des « objets technologiques coûteux » pour la société, favorisant l’oisiveté. C’est sans doute ici que divergent nos points de vue.

Si l’automobile a permis l’étalement urbain, celui-ci ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Alors, quelle alternative à la voiture ? Même si nous reconnaissons volontiers l’intérêt du vélo et de la marche, ces modes de déplacement sont très loin de répondre à tous les besoins (jeunes, retraités, familles, trajets professionnels, …). La conviction du collectif est que seul le recours massif aux transports en commun peut permettre de diminuer de manière substantielle le recours à la voiture. Pour cela, la gratuité est un levier efficace pour inciter à l’utilisation des transports publics. Ce que semble montrer les exemples analysés ci-dessous.

[3] « Toutes les études ont montré scientifiquement que la gratuité des transports publics ont un très faible effet sur le report modal de la voiture (1 à 2 %) mais ont plutôt un effet négatif sur la marche à pied et l’usage du vélo. »

A l’appui de cette assertion il y a quatre études concernant les villes de Châteauroux, Hasselt, Avesta et Templin, ayant instauré la gratuité des transports publics. Informations disponibles sur le site internet (http://heran.univ-lille1.fr). Le tableau suivant montre l’impact de la gratuité sur les reports modaux [4]:

C’est indiscutable, la gratuité n’entraine pas de report modal significatif de la voiture vers les transports publics et même cette gratuité a un impact négatif plus fort sur la marche et le vélo … pour ces quatre exemples.

Un calcul très discutable

Dans un document [5] l’auteur explique comment il « recalcule » les reports modaux conduisant aux résultats ci-dessus par l’exemple de Châteauroux.

L’ « évolution des déplacements » indiquée reflète les variations relatives appliquées à chaque part modale. Ainsi la baisse de la part modale du vélo de -0,2 % devient -6,7 % pour 600 déplacements en moins. Et pour les voitures la baisse de -1,1 % devient -1,4 % pour 5400 déplacements en moins. Ce procédé a pour principe de faire apparaitre une amplification des variations sur les petites parts modales du vélo et de la marche. Mais il est aussi mathématiquement discutable si on prend en compte les incertitudes de mesures sur les faibles valeurs. À titre d’exemple, une erreur de 0,1 % pour les deux roues représente 3,3 % de variations relatives de part modale.

Validité de l’échantillon

Pour affirmer qu’une loi est générale encore faut-il qu’elle puisse s’appliquer à tous les cas. Cela suppose donc qu’elle a été établie à partir d’un grand nombre de cas représentant les différentes situations : qualité du réseau, étendue de l’agglomération, densité de la population, etc. Or à Châteauroux ou à Hasselt, même après un doublement lié à la gratuité, la part des transports publics reste faible (respectivement 3,6 % et 4 %). Dans la métropole grenobloise elle est de 17 % pour 443 000 habitants, à Paris de 33 % pour 2,2 millions d’habitants. Il est curieux de prendre comme référence des cas où les usagers sont plutôt rétifs à prendre les TC.

Pour la marche à pied nous avons 9 % à Hasselt, 31 % à Grenoble et 47 % à Paris. Est-ce qu’à Hasselt les gens sont particulièrement fainéants ou bien ont-ils de bonnes raisons de marcher moins qu’ailleurs ?

Ces différences d’usage des transports en commun doivent pouvoir s’expliquer par les spécificités évoquées plus haut. Or de toute évidence le modèle de F Héran ne prend pas en compte ces spécificités et il est donc hasardeux de prétendre que ce modèle est applicable partout.

 Une explication révélatrice [4] :

« Les automobilistes ne sont guère concernés, puisque même gratuits les transports publics restent lents et peu pratiques dans des villes organisées autour de la voiture. »

Cette remarque de F. Héran est intéressante car elle répond implicitement au problème : les transports publics lents et peu pratiques dans les villes organisées autour de la voiture, ne sont pas attractifs. Évidemment et à l’inverse, nous pourrions dire que des transports publics rapides et pratiques sont plus à même d’inciter au report modal.

 Un effet pervers [4] ?

« Ceux qui se déplacent à pied ou à vélo payent quand même la gratuité des transports publics via les impôts locaux »

En réalité les contribuables quel que soit leur mode de déplacement financent environ 30 % du coût des transports publics via les impôts locaux. Par ailleurs en France la gratuité n’a pas été financée par une augmentation des impôts mais par le versement transports versé par les entreprises. Néanmoins, la question du financement de la gratuité reste un sujet de débat notamment dans les grandes villes.

Deux plans de déplacement d’entreprise (PDE) mis en place par STMicroelectronics (ST) en 2000 et le CEA-Grenoble en 2003. Ces deux entreprises sont situées dans ce qu’on appelle la presqu’île scientifique et ont impulsé un PDE qui s’inscrit maintenant dans un plan inter-entreprises.

La particularité de ces deux plans très semblables ressort d‘une volonté de réduire très fortement l’autosolisme au profit du vélo, des transports en commun et du covoiturage. Pour cela des mesures incitatives ont été mises en place comme le remboursement des abonnements aux transports collectifs à 80 % pour ST et 85 % pour le CEA. Pour favoriser le vélo, un kit cycliste complet est offert, comme les petites réparations sur site, un quota de tickets de bus pour les intempéries et des douches à la disposition des cyclistes. Tous les modes de transports publics sont concernés : bus et tramway de la métropole grenobloise, TER et bus express du département.

Le graphique ci-dessous montre l’augmentation spectaculaire du nombre d’abonnements avec la mise en place du remboursement à 85 % en 2009 par le CEA.

Le graphique ci-dessous reporte les parts modales respectives des TC, voitures, vélo et covoiturage. Les piétons ne sont pas pris en compte car la presqu’île leur est peu accessible, particulièrement à ST. À noter que le salarié adhérant au PDE doit choisir son mode de déplacement, TC, vélo ou covoiturage ( Il n’est pas possible de cumuler plusieurs modes ).

Depuis 2013 les automobilistes sont moins nombreux que les personnes utilisant les TC. De plus l’objectif du PDE est d’arriver à un part d’autosoliste de 20 % rapidement. Autre résultat important les cyclistes ont atteint une part de 20 %, ce résultat est conforté par une étude [8] de 2015 qui montrent que le vélo représente 15 % des trajets domicile-travail dans la ville de Grenoble. La part du vélo est de 5% dans l’agglomération.

Du côté de STMicroelectronics les résultats sont identiques :

L’effet du remboursement à 80 % est très net. Les usagers des TC sont nettement plus nombreux que les autosolistes et avec 16 % la part des cyclistes comparée aux 5 % de l’agglomération est remarquable compte tenu qu’une part importante des salariés ne réside pas dans Grenoble.

Finalement que retenir de ces résultats ?

Premièrement, ces résultats sont le fruit de la volonté des entreprises de réduire le trafic automobile sur la zone, à l’origine des difficultés de circulation comme de l’espace contraint alloué aux parkings. Pour ce faire les PDE ont été lancés avec force communication prenant en compte la difficulté des personnels à modifier leurs modes de déplacement. Et finalement la clé de la réussite c’est le remboursement des abonnements bien au-delà du minimum légal comme le montrent les graphiques.

Il faut aussi prendre en compte un niveau de transport collectif performant qui peut être une véritable alternative à la voiture, y compris pour les personnes habitant hors de l’agglomération. De plus l’arrivée du tramway en 2013 a encore contribué à l’augmentation de la fréquentation des transports en commun.

[5] « Le transport public, surtout gratuit, est un redoutable concurrent du vélo »

Pour F. Héran il y aurait compétition entre le vélo et les transports collectifs. Des études peuvent le montrer mais c’est loin d’être le cas général. Dans nos deux exemples, ce n’est pas le cas, et une étude a montré qu’il existe une complémentarité entre le vélo et les TC [9].

En effet, les motivations des cyclistes vont bien au-delà de la simple envie du moindre effort car le vélo offre bien des avantages comme le plaisir, l’autonomie, la santé ou la souplesse.

Bien qu’il ne s’agisse pas de gratuité totale, néanmoins le reste à charge est faible pour les salariés et constitue un facteur incitatif pour réduire les coûts de transport domicile-travail. À travers les témoignages que nous avons recueillis, nous pouvons affirmer que l’économie réalisée a été un élément décisif pour renoncer à la voiture individuelle malgré les inconvénients inhérents aux transports en commun. Il faut également noter que les abonnements aux transports urbains sont aussi utilisables pour d’autres déplacements que ceux liés au travail.

Il apparaît dans ces deux exemples que :

  • La gratuité des transports publics peut être un levier puissant pour inciter au report modal de la voiture vers ce type de transport.
  • La gratuité n’implique pas que la part modale du vélo en souffre mais qu’au contraire la pratique du vélo peut être dans le même temps favorisée et donc développée de manière significative.
  • Le coût du transport est un paramètre dont les automobilistes se préoccupent.
  • Les entreprises peuvent avoir des intérêts à financer des alternatives à la voiture individuelle.

[1] Économiste et urbaniste, maître de conférences à l’Université de Lille 1, habilité à diriger des recherches (HDR) et chercheur au CLERSE (Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques), UMR 8019 du CNRS.

[2] https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/la-loi-mobilite-est-elle-sur-le-bon-chemin

[3] http://videos.senat.fr/video.1142093_5ccf630954a99.table-ronde-sur-la-philosophie-de-la-gratuite

[4] Conférence La gratuité des bus à Amiens Métropole bonne ou mauvaise solution ?

http://heran.univ-lille1.fr/wp-content/uploads/Trp-TC-gratuits1.pdf

[5] La gratuité des transports publics contre le vélo:

http://heran.univ-lille1.fr/wp-content/uploads/Gratuite%CC%81-TC-ve%CC%81lo.pdf

[6] https://docplayer.fr/1799380-Sommaire-le-cea-grenoble-son-pde-histoire-de-la-jmd-giant-pdie.html

[7] https://docplayer.fr/11862573-Pdie-grenoble-presqu-ile-un-projet-des-resultats-des-objectifs-ensemble-pour-une-mobilite-responsable-et-durable.html

[8] http://transports.blog.lemonde.fr/2017/01/18/trois-capitales-du-velo/

[9] https://www.inet-ets.net/wp-content/uploads/2014/10/rencontre-professionnelle-b.pdf

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Publié le 30.04.2019 à 18:55

Assemblée générale du collectif Saint-Egrévois

Association Saint-Egrévoise pour la gratuité des transports publics (ASGTP)

Le 22 mars 2019, l’Assemblée Générale de l’association s’est tenue avec la présence de 16 adhérents de l’association (sur un total de 32 membres) et de Anne-Marie Gueguen, membre du collectif de l’agglomération grenobloise (CGTPAG). De plus, des membres des Gilets Jaunes, contactés lors d’une réunion publique qu’ils avaient organisé la semaine précédente, étaient présents.

Un débat général sur les campagnes menées, les initiatives récentes et les rapports avec les élus s’est enclenché. Il en est ressorti que deux faits importants ont marqué l’activité du Collectif Grenoblois :

  • D’une part le rassemblement le 6 avril devant le siège de la Métro qui a permis de nouer des contacts avec les élus.
  • D’autre part, la médiatisation de la gratuité totale des transports publics à Dunkerque au 1er septembre 2018 avec la tenue d’une conférence nationale organisée sur ce thème par la municipalité de Dunkerque à laquelle des membres du collectif grenoblois ont participé.

Nous avons participé au rassemblement du 6 avril et notre présence au forum des associations début septembre a largement bénéficié de l’effet médiatique de la gratuité instaurée à Dunkerque. Le débat a aussi permis de développer l’argumentaire du Collectif et de souligner que les idées de gratuité progressent à Grenoble : c’est ce constat que l’association de St-Egrève a fait lors de sa présence avec un stand à la journée des associations de S-Egrève en septembre 2018.

Activité de l’Association :  il a été décidé de :

  • Renouveler notre présence avec un stand lors de la prochaine journée des associations en septembre 2019.

La pétition a reçu un très bon accueil

  • Organiser une réunion publique à St-Egrève en octobre ou novembre 2019 sur le thème : « La gratuité, c’est maintenant ! ».

Pour tout contact :    ASGTP, 3 rue des Charmilles, 38120  ST-ÉGRÈVE

Les autres collectifs locaux de l’agglomération rattachés à CGTPAG

  • Fontaine
  • Saint Martin d’Hères
  • Grenoble

Pour contacter ces collectifs adresse mail : contact@gratuite-transports.listes.vox.coop

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