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 CGT ST Microelectronics

Syndicat des Ingé – Opé – Tech – Admin – Cadres
Permanences tous les lundis 12:00-16:00 – Tél. 04 76 92 64 56

Publié le 02.04.2026 à 11:03

(suite du CSE central extraordinaire du 23 mars 2026)

La question de l’impact environnemental d’une collaboration stratégique n’est pas un sujet décoratif. Ce n’est pas non plus un supplément de communication destiné à verdir
un partenariat industriel. Depuis la loi Climat et Résilience, les conséquences environnementales des décisions de l’entreprise relèvent pleinement du champ
d’examen du CSE. L’article L.2312-8 du Code du travail le dit clairement : les décisions relatives à la gestion de l’entreprise, à l’organisation du travail, à la formation
professionnelle et aux techniques de production doivent aussi être appréciées au regard de leurs conséquences environnementales.
Nous le rappelons donc avec force : même lorsqu’il s’agit d’un point sur l’annonce d’une collaboration stratégique élargie avec un partenaire, la direction ne peut pas se
contenter d’un discours général, encore moins d’un renvoi expéditif vers un simple « décalogue environnemental ». Après près de cinq ans d’existence de la loi, une telle
réponse n’est plus sérieuse. Elle ne répond ni à l’esprit du texte, ni aux exigences minimales d’un dialogue social loyal sur un sujet aussi structurant.
Car enfin, de quoi parle-t-on ? D’une coopération présentée comme stratégique, avec des effets potentiellement majeurs sur les volumes, les procédés, les consommations,
les investissements et, au bout du compte, sur l’empreinte environnementale réelle de l’entreprise. Dans ces conditions, nous demandons des réponses précises, chiffrées et vérifiables.


-> Nous voulons connaître l’impact prévisionnel de cette collaboration sur la consommation d’électricité, d’eau et de matières premières.
-> Nous voulons savoir si les process envisagés seront sans PFAS.
-> Nous voulons connaître l’impact environnemental global des produits fabriqués.
-> Nous voulons savoir si la santé et la sécurité des salariés ainsi que celle des riverains des sites de production peuvent être affectées par ce type de production.
-> Nous voulons enfin connaître le plan prévisionnel des investissements destinés à prévenir, réduire et maîtriser ces impacts.
-> Nous demandons aussi à la direction de répondre sur un point central, qu’elle ne peut pas éluder : le risque d’effet rebond. Oui, des composants plus performants peuvent réduire la consommation par unité de calcul. Mais si, dans le même temps, ils accompagnent une explosion du volume total de calcul lié à l’IA, alors la vraie question est celle-ci : l’empreinte totale baisse-t-elle réellement, ou augmente-t-elle au contraire en valeur absolue ?
-> Nous voulons donc savoir si ST a réalisé une analyse de cycle de vie complète de ce partenariat, intégrant les impacts liés aux volumes produits, à la fabrication, aux tests, au packaging, à la logistique, et les comparant aux gains d’efficacité énergétique éventuellement avancés côté client.
-> Nous demandons également si l’usage d’AWS pour l’EDA conduit à déplacer une partie de l’empreinte numérique de ST vers le cloud, et, dans ce cas, comment cette empreinte est identifiée, suivie et comptabilisée.
-> Nous voulons encore savoir quel sera l’impact de la montée en charge, à la fois dans les fabs de ST et dans les datacenters AWS.
-> Nous voulons savoir si le contrat comporte des engagements environnementaux vérifiables : recours à une électricité renouvelable, intensité carbone, utilisation d’eau recyclée ou non potable, indicateurs annuels de suivi, audit des fournisseurs, recyclabilité des composants.

En clair, nous ne demandons pas à la direction un slogan, un support marketing ou un renvoi à un document de principe. Nous demandons des réponses concrètes sur les
effets réels d’une collaboration stratégique que la direction elle-même présente comme structurante.


À ce stade, ce que révèle surtout la réponse qui nous a été faite, ce n’est pas la solidité de la démarche environnementale de l’entreprise. C’est au contraire l’écart persistant entre l’affichage et le contenu, entre les engagements proclamés et la capacité réelle de la direction à documenter les conséquences environnementales de ses propres choix industriels. Et cela, après presque cinq ans de cadre légal explicite, n’est plus admissible.


Publié le 01.04.2026 à 14:23

Courrier adressé à la direction ST Crolles le 1er avril 2026

Bonjour,

La direction ST France, a initié depuis quelques semaines, une négociation sur la journée de solidarité, dont les modalités seraient applicables à partir de 2027.

Grâce à l’obstination et à la ténacité de la CGT, la direction semble enfin reconnaître qu’un décompte à la minute du compteur JSOL est OBLIGATOIRE.

Pour rappel, l’accord d’établissements du 20 juin 2025, signé par la CFDT et la CFE-CGC, relatif aux modalités d’exécution de la journée de solidarité pour les salariés non-cadres postés au sein de l’établissement de Crolles, applicable dès l’année 2026, stipule

 « Article 2.1. Temps travaillé en plus de la durée collective du travail :

Les salariés en horaire posté peuvent choisir d’effectuer leur journée de solidarité en effectuant du temps de travail au-delà de la durée collective de travail qui leur est applicable selon les conditions décrites ci-dessous. Ce temps devra être effectué entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année considérée.

-soit par le dépassement de l’horaire collectif applicable au salarié. Dans ce cadre, le temps pris en compte est limité au temps supplémentaire à partir de la 8ème minute révolue de dépassement de l’horaire collectif journalier ».

Comme déjà exprimé lors de la négociation en juin 2025, la CGT dénonce qu’un décompte à partir de la 8ème minute, c’est du TRAVAIL DISSIMULÉ !

Le travail dissimulé n’est pas une simple erreur administrative. C’est une volonté délibérée de la part des signataires de l’accord de ne pas respecter la loi.

La CGT vous demande donc de procéder, dès l’année 2026 pour le compteur JSOL, à un décompte précis du temps supplémentaire de dépassement de l’horaire collectif journalier dès la première minute.

Et la CGT vous rappelle que notre première revendication est que ST offre la journée de solidarité à tous ses salariés quelle que soit leur catégorie, et prenne ainsi en charge le versement de la cotisation égale à 0,3% de la masse salariale brute.

Dans l’attente de votre retour.

Cordialement,

La CGT ST Crolles

(Pour rappel, pour les ingénieurs et cadres ainsi que pour les techniciens en horaires variables, la journée de solidarité est le jour de pentecôte, tel que négocié et validé dans l’accord AOTT ST France, signé par la CFDT et la CFE-CGC).


Publié le 25.03.2026 à 08:43

STOP AU GENOCIDE A GAZA ! STOP A LA COLONISATION DE LA PALESTINE ! STOP A L’APARTHEID !


Publié le 23.03.2026 à 12:11

A la suite des premières grèves dans les équipes 1,2,3, la CGT ST Crolles tient tout d’abord à dénoncer une nouvelle fois, les pressions et intimidations qu’ont reçus certains salarié-e-s avant de descendre en grève ou après, lors de leur retour sur les postes de travail.
Pressions et intimidations également réalisées par certains supérieurs hiérarchiques sur les élus CGT lors des moments d’échanges avec les salarié-e-s.
Malgré les précédentes alertes, et constats réalisés par l’inspection du travail, nous ne pouvons que constater que vous exercez toujours les mêmes irrégularités envers le droit de grève des salarié-e-s et sur l’exercice syndicale des élu-e-s.
Nous notons une nouvelle fois que code de conduite à ST n’est qu’un document pour faire bonne figure

Aussi nous tenons à vous faire remonter la colère exprimée par les salarié-e-s lors des grèves ainsi que lors de nos tours d’équipes
Comme nous vous avions avertis avant et pendant le CSE, vos mesures inégales entre équipes et salarié-e-s ont été très mal prises par les salarié-e-s. Cela a généré du mépris, de l’injustice, un manque de reconnaissance et des grèves.

Ces mesures ont ajouté une colère supplémentaire sur les problèmes de fond que vous n’avez jamais voulu traiter, comme revaloriser les primes d’équipes pour exemple principal.
En effet au lieu d’embarquer l’ensemble des salariés dans un projet collectif pour réaliser le travail qui se présente devant nous, vous avez joué sur la division entre salariés et équipes. Ces choix et mesures ne vont apporter malheureusement que démotivation, absentéisme et renforcer le sentiment de non-reconnaissance déjà bien présent pour nombreux salariés.
L’attribution de primes (1500euros) ou augmentation de 2 % à certains dit « méritants » durant les mouvements de grève ajoute de la colère à celle déjà présente. Colère envers vous, managers et représentants de la direction.

La CGT vous le redemande, il faut changer vos mesures

Après consultations et échanges avec les salarié-e-s, notamment grévistes, ceux-ci veulent être vraiment entendu et souhaitent que la direction propose d’autres mesures pour reconnaitre l’ensemble des salariés durant cette période de travail réalisé dans des conditions altérées par les choix stratégiques de nos dirigeants et par votre gestion.

Les salariés souhaitent
Des mesures collectives d’augmentation de salaire
La revalorisation des primes d’équipes
Des mesures pour améliorer les conditions de travail et le non-report a 2027 des jours de récupération
Une garantie de maintien dans l’emploi en interne chez ST pour tous les salarié-e-s dont les métiers sont considérés en transition

Aussi la CGT demande que la flexibilité à outrance et l’intensification du travail cesse pour l’ensemble des salarié-e-s déjà très fortement sollicité depuis de nombreux mois
L’augmentation des situations de RPS et absentéisme sont des signaux à prendre en considération

Au vu du changement de contexte économique, des nouvelles commandes, a vous maintenant de vous montrer flexible par rapport aux choix initiaux, et de réouvrir les embauches pour l’ensembles des services sous tension et de redistribuer la richesse produite vers les salarié-e-s


Publié le 21.03.2026 à 09:00


Publié le 19.03.2026 à 15:09


Publié le 16.03.2026 à 14:08

A défaut de réponse de la direction, la CGT appelle les salarié-es à poursuivre le mouvement de grève initié le 5 mars 2026.

Rejoignons nous nombreuses et nombreux en grève à Crolles pour montrer notre colère et notre détermination à la direction.


Publié le 13.03.2026 à 10:37

Grosse journée de grève surtout en manufacturing qui a été suivie par les équipes 1, 2 et 3 ce mardi 10 mars 2026 sur le site de Crolles (dans certaines équipes la moitié des CDI sont sortis).

Jeudi 12 mars, la CGT a interpellé la direction :

Ci-dessous, voici les revendications des salarié-es :

Cette grève sera reconduite chaque semaine tant que les salariés n’auront pas de propositions de la direction !!!


Publié le 07.03.2026 à 14:29

Appel à la grève CGT ST Crolles du 8 mars 5h au 9 mars 6h – Manifestation Grenoble 8 mars 2026 départ 15h40 Hôpital Couple-Enfant


Publié le 05.03.2026 à 13:12

Appel à la grève à partir du jeudi 5 mars 2026

Depuis l’annonce brutale de la fermeture de Crolles 200, sur le terrain, les salarié-es subissent les choix, et les bricolages de notre direction.
La gestion des transferts prévus pour la monté en charge de C300 est catastrophique et la direction empile des mesures bricolées, individuelles et inégales.

Il faut des mesures collectives

Reconnaitre le travail de tout le monde et ne pas diviser les salarié-es !
La charge de travail augmente, la direction veut plus de production avec moins de monde, donc plus de contraintes !
Les élus CGT ont rencontré l’ensemble des équipes et ont mesuré le mécontentement des salarié-es.

La CGT appelle à la GREVE dès ce Jeudi 5 mars 2026
MARDI 10 MARS DEBRAYAGES
EQJ,1,2 : à partir de 10H45, EQ3 à 20H30

Tou-tes ensemble face à la direction de ST qui n’écoute rien, se gave sur notre travail et notre santé !

Revendications CGT :

-Des mesures collectives d’augmentation de salaire

-La revalorisation des primes d’équipes

-Des mesures pour améliorer les conditions de travail

-Une garantie de maintien dans l’emploi en interne chez ST pour tous les salarié-es dont les métiers sont considérés en transition


END