FLUX des ASSOCIATIONS


 Rhône-Alpes Solidaires

Publié le 20.01.2020 à 14:52

Vous êtes une actrice du changement ? Candidatez au programme Women'Act !

Le programme est porté par Empow'her, une organisation sociale qui œuvre depuis 2011 au développement du pouvoir d'agir des femmes à travers l'entrepreneuriat, via des projets à fort impact social ou environnemental.

L'accompagnement Women'Act dure 10 mois, avec au programme 3 séminaires, un mentorat avec une femme entrepreneure sociale et l'accès à un réseau inspirant et soutenant.

2020 sera la quatrième édition du programme. Il s'adresse à tous types de formes juridiques et donc aussi aux structures de l'Économie Sociale et Solidaire, associations et coopératives. Une seule contrainte : l'accompagnement est obligatoirement individuel donc une seule personne de votre structure pourra le suivre.

Chaque promotion accueille 25 femmes actrices du changement, pour travailler plus particulièrement sur la confiance et la légitimité, points de blocage les plus fréquents chez les femmes qui souhaitent lancer un projet.

 

Vous êtes une femme et vous portez un projet, via une association ou une coopérative, avec un fort potentiel d’impact social ou environnemental ? Vous avez lancé vos activités mais vous avez dorénavant besoin de développer votre confiance pour aller plus loin ? Ce programme est peut-être pour vous :

. retrouvez toutes les informations sur le site d'Empow'her

. postulez en ligne jusqu'au 9 février à minuit

 

Nadège Bredoux pour Alpes Solidaires

 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 17.01.2020 à 12:27

Deux évènements pour comprendre les enjeux de l'économie collaborative

Qu'en est-il aujourd'hui des valeurs de cette économie devant le développement massif de certaines plateformes comme AirBnB qui prépare son entrée en bourse en 2020 ou de Blablacar ? L'économie de partage peut-elle être une économie responsable ? Comment au niveau des territoires contribue-t-elle à la transition ?

 

Deux rendez-vous sur Grenoble vont venir répondre à ces questions et approfondir ce sujet d'actualité :

. Conférence - À qui profite l’économie collaborative ?

Samedi 18 janvier à 16h / Bibliothèque Kateb Yacine

Centre commercial Grand’Place - 04 38 12 46 20

Ce samedi 18 janvier à 16h, dans le cadre du cycle de conférences de la bibliothèque Kateb Yacine, Virginie Monvoisin, Professeure associée à Grenoble Ecole de Management animera une conférence intitulée « A qui profite l’économie collaborative ? ».

Retrouvez toutes les informations ici.

 

. Sharin'Grenoble 2020 - 5ème édition

Vendredi 14 février 2020 de 9h à 17h / Grenoble Ecole de Management

12, rue Pierre Sémard 38000 GRENOBLE

Avec cette cinquième édition, Sharin'Grenoble continue de poursuivre son objectif de nous amener à réfléchir aux nouvelles pratiques collaboratives nées de l'économie du partage. Venez participer à une journée de conférence, table-ronde, village d'initiatives et ateliers cette année ciblés sur le thème des plateformes de territoires et de leur contribution à la transition.

Évènement gratuit, sur inscription. Programme et billeterie sur le site : www.sharingrenoble.com

 

Nadège Bredoux pour Alpes Solidaires

 

 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 16.01.2020 à 16:53

Aide à l'embauche dans les QPV : généralisation des emplois francs au 01/01/2020 pour entreprises/associations

 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 16.01.2020 à 11:48

Travail et bien-être : l'expérience "Travail au sens propre"

 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 15.01.2020 à 15:58

Appel à projets « Nourrir l’avenir » 2020 - Alimentation durable

Nous recherchons des projets portant sur des sujets émergeants
 
L’alimentation, l’agriculture, l’élevage, la pêche, à l’image du monde, évoluent rapidement : les pratiques alimentaires n’ont jamais autant changé d’une génération à l’autre, les revendications citoyennes pour une alimentation durable accessible à tous s’intensifient, la demande d’information et de transparence se fait plus forte, les nouvelles formes d’échange marchandes et non-marchandes émergent, le numérique transforme nos vies. Les formes d’alimentation et d’agriculture de demain seront très différentes. Les réponses aux défis de demain se préparent maintenant. C’est pourquoi, nous recherchons des projets portant sur ces enjeux émergeants, c’est-à-dire des enjeux aujourd’hui secondaires ou exploratoires mais dont on peut penser qu’ils gagneront en importance pour, à terme, devenir structurant de notre agriculture (y compris de l’élevage et de la pêche) et de notre alimentation. Ces enjeux sont multiples. Ils vont de la prise en compte économique des coûts sociaux et environnementaux cachés des aliments, à la transparence des données, en passant par les modèles logistiques et économiques collaboratifs, l’utilisation de nouvelles fonctions écologiques du vivant en agroécologie, la chimie verte, la bioéconomie et l’économie circulaire, les solutions numériques open source en agriculture et alimentation, etc. Cette liste n’est pas exhaustive et ne demande qu’à être complétée par les analyses proposées par les candidats. La fondation est ouverte à toutes les propositions d’enjeux émergeants pourvu qu’elles soient étayées par une analyse prospective solide. Par ailleurs, les projets proposés doivent concourir à l’accès universel à une alimentation saine, respectueuse des personnes et des écosystèmes.
 
Nous recherchons des solutions innovantes
 
Nous recherchons des projets qui créent des savoirs, des services ou des produits nouveaux au service du plus grand nombre. Nous favoriserons les projets qui visent à ouvrir de nouvelles pistes de solution à la problématique abordée, éventuellement risqués et/ou en rupture avec les solutions habituellement développées. Ces innovations peuvent être organisationnelles, économiques, technologiques, conceptuelles. Elles peuvent puiser leur inspiration dans l’histoire des pratiques oubliées ou dans la créativité et les nouvelles opportunités. Nous recherchons des projets en phase d’amorçage, bénéficiant d’une solide base conceptuelle et nécessitant une mise à l’épreuve du terrain dans leurs champs d’activité et dans un territoire donné pour faire la preuve de leur concept. Ces projets doivent avoir un fort impact social. Ils vont du prototypage à la recherche-action. Ces projets recherchent un effet levier par l’évaluation de l’impact des innovations proposées, la capitalisation de l’expérience en vue d’une diffusion de ses enseignements, ou l’adaptation ou la reproduction, par d’autres personnes et en d’autres lieux. Cet appel à projets vise à ouvrir l’horizon vers des systèmes alimentaires durables, de la graine au compost et dans leurs dimensions environnementale, économique, sociale, culturelle et nutritionnelle. Les projets se situant simultanément sur plusieurs dimensions seront favorisés.
Date limite de dépôt de dossier
mar, 31 mars 2020 +0000
Contact pour postuler
Adressez un email à ad_france@fondationcarasso.org portant en objet « AP Nourrir l’avenirnom de votre structure ».
 
 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 15.01.2020 à 11:27

Prix de l'Inspiration en ESS 2020 de la Fondation Crédit Coopératif

Eligibilité des porteurs de projets

Cet appel à initiatives distingue des projets exemplaires et novateurs pour les territoires. Il est ouvert à toutes les structures de l'ESS poursuivant un objectif d'intérêt général.

Pour postuler à cet appel à projets :

  • La structure candidate doit relever de l'ESS au sens de la loi 2014 (association, coopérative, mutuelle, fondation, entreprise sociale agréée ESUS)
  • Le projet doit avoir une dimension d'intérêt général.
  • La structure présentant le projet doit avoir au moins 1 an d'ancienneté révolu.
  • Le siège social de la structure doit se situer en France.
  • La structure ne doit pas être lauréate du Prix de la Fondation Crédit Coopératif depuis 5 ans révolus (soit 2015).
Critères de sélection des dossiers

Une première sélection au niveau local puis régional par les représentants des sociétaires du Crédit Coopératif, acteurs de l’ESS du territoire.
Une seconde sélection de lauréats nationaux désignés par un jury composé de personnalités qualifiées et reconnues pour leur expertise au niveau national.

Les dossiers sont évalués selon :

  • leur utilité sociale,
  • le caractère innovant de la démarche,
  • le potentiel de duplication 
  • la qualité de la démarche en phase avec les principes d’action tels que la gouvernance partagée,
  • les principes d’équité dans le travail, la démarche de développement durable. 
L’offre d’accompagnement

L’objectif des Prix de l’inspiration en ESS est de soutenir financièrement des projets ayant un ancrage territorial fort, mais également de faciliter leur mise en réseau et les aider à gagner en visibilité.

  • des dotations de 3000 € à 13 000 € 
  • une campagne de communication dédiée
  • des mises en relation avec des structures d’accompagnement
  • possibilité d'accéder à des fonds complémentaires, grâce à l’ouverture d’une campagne de financement participatif via la plateforme Crédit Coopératif avec le Pot Commun
Date limite de dépôt de dossier
dim, 2 févr. 2020 +0000
Contact pour postuler
Informations pratiques
  • Modalités de participation, règlement, palmarès des éditions précédentes et candidater en ligne : en ligne
  • Candidature entre le 9 décembre et le 5 février 2020 inclus.
  • Plus d'information : fondation.credit-cooperatif.coop, rubrique « Inspiration ».
 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 15.01.2020 à 11:07

Travail et bien-être : l'expérience "Travail au sens propre"

Comment vous est venue cette idée de « Travail au sens propre » ?

Je pense qu’il y a eu un premier déclic quand on travaillait tous les deux dans l’associatif à Lyon, moi pour l’AFEV et Gaëlle pour I boycott, une plateforme participative en ligne. Ça nous passionnait vraiment mais c’était devenu un engagement excessif. On se rendait compte qu’on faisait des heures supplémentaires et que ça débordait sur le personnel. On avait beaucoup d’autres projets qui nous prenaient du temps et on se disait : comment créer un job qui allie nos passions, nos valeurs, en respectant notre rythme de vie, et nous laisse aussi du temps pour nos activités personnelles ? De plus on voyait dans l’actualité et dans notre entourage qu’il y avait énormément de burn-out et de bore-out. On s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire et qu’il fallait prendre le temps. D’où l’idée d’un voyage au Danemark.

 

Pourquoi le Danemark ? La conception du travail est-elle différente ?

La notion de bonheur au travail y est très marquée. De bonheur tout court. D’après de nombreuses études, le Danemark est le deuxième pays le plus heureux du monde après le Bhoutan et on voulait comprendre pourquoi. Au début, on n’avait songé qu’au Danemark mais la comparaison France-Danemark était quelque peu vicieuse : ici tout est nul , là-bas tout est bien. Surtout que le Danemark en terme de population est aussi peuplé que la région Auvergne-Rhône Alpes donc c’est plus facile à manœuvrer. On a voulu créer un tampon entre les deux et l’Allemagne était parfaite pour cela dans le sens où démographiquement, politiquement et économiquement, elle est peu près similaire à la France.

 

Concrètement « le Travail au sens propre », comment ça fonctionne ? C’est une réflexion sur le travail ?

Notre projet s’est monté au fur et à mesure. J’ai quitté mon travail en décembre 2018 et Gaëlle en février 2019. On s’est mis à temps plein sur le projet mais bénévolement. C’est un sujet qui nous passionne, c’est pourquoi on est dans une notion de partage avec des ateliers, des conférences, une quarantaine de vidéos et la réalisation d’un livre. Ce qu’on propose pour l’instant c’est une conférence portant sur les résultats presque bruts du reportage. On amène huit thématiques, huit clés qu’on a un peu synthétisées grâce aux personnes qu’on a rencontrées. On y retrouve la finalité de l’entreprise, le rapport à l’argent, le rapport au temps, la connaissance de soi, le rapport au temps, le rapport au groupe. Ce qu’on veut maintenant, c’est proposer ces clés là aux gens pour qu’ils se posent les questions eux-mêmes.

 

N’est-ce pas un peu utopique de bien vouloir concilier bien - être et travail ? Beaucoup de gens font un travail qui ne correspond ni à leurs passions, ni à leurs valeurs.

On va dire que dans notre utopie, tout le monde vit de sa passion, peut-être pas sa passion mais là où il se sent le mieux. Il n’y a pas de job parfait mais l’idéal serait vraiment d’allier le coté valeurs, le coté combat, le coté compétences, dans quoi je suis bon, dans quoi je veux aller et ce que j’aime. Ça c’est super intéressant et il y a une méthode qu’on a découverte qui s’appelle « Ikigai ».

 

L’Ikigai ?

C’est un outil qui vient du Japon, de l’île Okinawa. C’est un état d’esprit, le carrefour entre quatre thématiques : la première, ce que j’ai envie de faire, ce qui m’anime ; la deuxième c’est ce en quoi je suis bon, mes compétences ; la troisième est plus portée sur ce dont le monde a besoin ; et la quatrième c’est en quoi les autres seraient prêts à me rémunérer ? Au milieu de ces quatre thématiques, il y aurait du coup la clé du bonheur, l’activité ou le projet qui mettrait un équilibre entre tout ça.

 

Quand vous parlez de bien être au travail, est-ce que vous montrez les limites d’un modèle ?

Oui, il y a ça aussi, par exemple avoir une bonne paye et rester dans son petit train-train, alors que ça nous plaît pas forcément. Nous, on n’a pas d’avis sur ça, ou alors on a un avis mais on n’a pas à juger. En revanche, il faut penser à requestionner ça. Notamment le rapport au temps : tu vas moins passer de temps avec ta famille ou moins de temps à faire les choses que tu aimes. Est-ce que tu as besoin de tout cet argent que tu essayes de gagner, est-ce que tu ne pourrais pas dépenser moins ? On est persuadé que si on se pose ces questions, on revient à une sobriété économique, du coup écologique en accord avec les enjeux actuels.

 

En quoi êtes-vous innovant en proposant ce genre de projet ? Énormément de gens proposent aussi du développement personnel, des formations de bien être au travail, en quoi ça change quelque chose par rapport aux autres formations ?

Pour être tout à fait à fait honnête, je n’aime pas ce mot innovant. Pourquoi créer du nouveau alors qu’il y a des choses très bien qui ont été faites qu’il faut juste développer ? Pour répondre à ta question, je pense pas qu’on soit innovant, c’est juste qu’on est jeune et avec notre naïveté, on amène des questions… Je pense que cette naïveté, c’est quand même une force. On a rencontré pas mal de gens, il y a deux collectifs qui se sont montés à Grenoble qui repensent le sens du travail et on s’est mis en contact avec eux. Il y a une association à Chambéry qu’on nous a proposé d’aller voir parce que il y a la même dynamique. Je ne pense pas qu’on soit innovant. Les gens posent la question mais tout ce qu’on aimerait faire, c’est créer une dynamique globale.

 

La notion du travail est vaste. Par exemple, est-ce que quelqu’un qui tient un blog, travaille ?

La première interview qu’on a donnée, c’était à Lyon quand on a rencontré Lilian Robin, fondateur de la Coopérative d’inactivité. Ça porte bien son nom parce que lui et d’autres collègues se battent pour inscrire dans le Code du travail une loi qui permette à chacun de demander et d’obtenir un temps partiel. Il milite pour qu’on soit libre de notre temps, temps libéré et temps de travail. Dans les crises qu’il y a, une transition doit être faite et pour moi la transition doit être politique, économique, sociale et écologique. Pour ça l’outil principal, ça pourrait être le travail parce qu’il est fondateur de l’activité humaine.

 

Vous intervenez autour des valeurs de votre projet, est-ce qu’ il y a des gens qui vous demandent quelquefois : « est ce que ça fait partie de l’ESS ? »

Personnellement pour moi, l’ESS c’est quelque chose qui m’anime beaucoup, j’ai eu beaucoup d’expérience dedans, j’ai assisté à beaucoup de conférences. Après l’ESS, ça dépend ce que tu appelles ESS. Si le Crédit Agricole appartient à l’ESS… Théoriquement il appartient avec la loi Hamon de 2014 mais pour moi l’ESS, c’est allier le fond et la forme. Est-ce que c’est une Économie Sociale comme dans les années 1900 basée sur une nouvelle forme de coopération, comme l’Économie Solidaire arrivée un peu par la suite dans les années 2000 qui est vraiment le coté fond du projet ? Voilà, est ce que nous on fait partie de l’ESS ? On s’est jamais posé la question. Parce que je pense que c’est quelque chose d’alternatif. Ça veut dire qu’on propose une réflexion alternative au système en place qui est celui du capitalisme.

 

Jean-Benoit Daille pour Alpes Solidaires 

 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 15.01.2020 à 10:29

Petit déjeuner ESUS : la CRESS décrypte pour vous l'agrément ESUS - Vaulx-en-Velin

Vendredi 14 Février 2020
Contact mail : 
Localisation de l'événement
Canopia
10 Avenue des Canuts
69120 Vaulx-en-Velin
 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 14.01.2020 à 16:42

Ateliers d'échanges « Innovation et handicap » autour de témoignages éclairants

Mardi 28 Janvier 2020
Mardi 31 Mars 2020
Mardi 12 Mai 2020
Contact mail : 
Contact téléphonique : 
Localisation de l'événement
/
/ /
 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 14.01.2020 à 15:59

L'Economie Sociale et Solidaire, un pilier du bâtiment durable en Auvergne-Rhône-Alpes ? Enjeux et opportunités - Lyon

Jeudi 6 Février 2020
Localisation de l'événement
Maison de l'Environnement
14 avenue Tony Garnier
69007 Lyon
Fichier attachéTaille
PDF icon invitation_habitat_durable_v2.pdf453.26 Ko
 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 14.01.2020 à 10:09

Formation facilitation graphique - Oser dessiner ses idées et celles des autres

 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 14.01.2020 à 09:58

Financer l'ESS #3 : Le projet de fonds d'investissement CoopVenture

 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 13.01.2020 à 13:45

Financer l'ESS #3 : Le projet de fonds d'investissement CoopVenture

Les racines du projet

Le projet CoopVenture est né du constat que bon nombre d’entrepreneurs souhaitent créer des structures pérennes avec l’objectif de s’inscrire dans la durée, quand le modèle économique des investisseurs qui les financent passe à l’inverse par une revente rapide et au plus offrant.

De prime abord, l’univers des start-ups est perçu comme inconciliable avec l’ESS. Le risque pour l’entrepreneur est de se voir dépossédé de la structure qu’il a créé. C’est là que CoopVenture cherche à se positionner : financer des start-ups du numérique portant une vision à long terme et conforme à l’esprit de l’ESS. CoopVenture fait le pari de créer des ponts entre ces deux mondes.

Une étude de marché a été menée, elle a mis en lumière le fait que ces « start-uppers du long terme » ont besoin de financements spécifiques et d’un accompagnement sur le plan stratégique. Des discussions ont eu lieu entre la scop Alma, l’union régionale des scops Auvergne Rhône Alpes et la French Tech in the Alpes.

 

Quel relais pour trouver un financement ?

La French Tech in the Alpes est une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). S’appuyant sur un réseau de quelques 430 sociétaires, elle permet d’accompagner des projets innovants, favorables aux start-ups, dans le but de participer au développement économique et local, notamment en terme de création d’emplois. L’objectif est de doter le fonds d’un montant de 16 M € à l’ horizon 2023. Une phase pilote doit être lancée dès 2020 en Auvergne -Rhône Alpes.

Les partenaires financeurs du projet sont le mouvement coopératif, le Crédit Coopératif, la métropole de Grenoble, la communauté de communes du Grésivaudan, le Groupe UP (ex Chèque Déjeuner), la scop Idea Groupe et Alma.

 

Un fonds d’ investissement evergreen et coopératif

La particularité de CoopVenture est d’être un fonds evergreen et coopératif. Le terme evergreen désigne en botanique une plante qui garde ses feuilles vertes toute l’année. Transposé dans le monde du financement et de l’investissement, un fonds evergreen s’inscrit clairement dans la durée avec aucune date prédéterminée pour sa clôture.

Selon madame Ruffin, « on ne s’attend pas à ce que la structure qu’on a financée soit rentable tout de suite, la période de réinvestissement est très longue, minimum 7 ans, voir jusqu’ à 12 ans ».

Un fonds d’investissement evergreen est ce qu’on peut qualifier de système mutualiste : on est d’une part sur des durées longues et d’autre part, il y a une idée de retour sur investissement dans le fonds non sous forme de remboursement mais sous forme de capital.

Dans le cas du projet CoopVenture, une fois les entreprises accompagnées devenues rentables financièrement, elles réinvestiraient dans le fonds à leur tour. C’est ce qu’on appelle un système mutualiste. Financer comme du capital-risque les start-ups « éthiques », en basant le modèle économique sur la solidarité entre start-ups.Le fonds n’aura pas pour vocation de revendre les start-ups, mais les incitera à rester sur le territoire et à adopter des stratégies favorisant la pérennité.

Ce sont des start-ups qui réalimenteront le fonds au rythme que permettra leur croissance. Les plus florissantes investiront plus vite et permettront ainsi de financer de nouvelles entreprises, les autres pourront prendre le temps de trouver leur modèle avant de commencer à réinvestir dans le fonds.

 

Quel accompagnement ?

CoopVenture est actuellement en projet. Les dossiers de soixante start-ups ont été déposés. L’objectif est d’accompagner une dizaine de start-ups par an dans une première phase de construction de leur projet. Cela implique un accompagnement tant du point de vue financier que stratégique (montage du plan de financement, conseils stratégiques sur les pivots importants de l’entreprise).

Les entreprises qui vont être financées doivent porter un projet dans le numérique, développer une structure pérenne en terme d’emplois et de savoir-faire sur le territoire, et enfin accorder une place importante à leurs employés dans sa gouvernance.

 

À la différence de Transméa qui est un projet destiné à s’ancrer localement, CoopVenture fait valeur de test en vue d’un déploiement sur tout le territoire français. Différents acteurs sont intéressés par le projet mais il reste encore des financements et des partenariats à valider afin que le projet puisse aboutir.

 

Jean-Benoit Daille pour Alpes Solidaires                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

 

 

 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 07.01.2020 à 10:49

Financer l'ESS #2 : le cas de Transméa

 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 07.01.2020 à 09:19

Financer l'ESS #2 : Transméa aide la reprise d’entreprises par les salariés

Transméa : une société capital-investissement dédiée à la transmission

Lancée en novembre 2017, Transméa est née d’un constat : chaque jour, des entreprises sont liquidées alors même que leurs employés ont l’expérience et les compétences techniques nécessaires pour qu’elles continuent d’exister. Ces salariés ont donc une volonté entrepreneuriale mais n'ont souvent pas les moyens de racheter leur entreprise. Il s’agit donc de permettre à ces salariés de reprendre leur entreprise et d’en vivre, c'est l'objet de Transméa.

Le fait que Transméa relève du monde de l'Économie Sociale et Solidaire est loin d'être anodin : selon Laurence Ruffin « dans le domaine de l’ESS, on n’attend pas une rentabilité au même niveau qu’un fonds classique. Par exemple, l'objectif de Transméa est avant tout d’équilibrer les comptes ». Les financeurs associés à Transméa peuvent être la Région Auvergne Rhône Alpes ou des acteurs de l’ESS comme la NEF (Nouvelle Économie Fraternelle), l’union régionale des scops Auvergne-Rhône Alpes, la Macif, le Crédit Coopératif.

À la différence d’un fonds classique qui recherche l’optimisation financière, Transméa vise avant tout l’optimisation sociale, qui se traduit par la pérennisation des emplois et des savoir-faire sur le territoire. Le but est d’inscrire les entreprises accompagnées dans la durée. À chaque étape du processus, les porteurs de projets bénéficient d’un accompagnement aussi bien sur la mise en œuvre du projet que sur la montée en compétences techniques.

 

Qui est susceptible d’être financé ?

Les entreprises, les salariés de la région Auvergne Rhône Alpes, quel que soit leur statut, peuvent solliciter un financement.

Parmi les entreprises qui sont financées, près de deux tiers deviennent des scops. Les autres demeurent des entreprises de l’économie classique, porteuses de valeurs éthiques axées sur la place des employés dans la structure.

Les scops (sociétés coopératives de production) répondent à certains critères particuliers :

  • La détention majoritaire du capital et du pouvoir de décision par les salariés.

  • Des réserves impartageables et indivisibles. Près de 40% du résultat est consacré à assurer la pérennité de la structure, la consolidation des fonds propres et le développement de l’entreprise.

Parmi les entreprises accompagnées, citons l'exemple de Cifea Mkg, entreprise spécialisée en marketing relationnel et créée en 1982 à Rumilly, placée en redressement judiciaire. Rapidement, un collectif de salariés se forme et prend contact avec l’union régionale des scops et Transméa. Grâce au soutien de Transméa et d’autres acteurs publics ou de l’ESS, en moins de trois mois les salariés ont pu monter une offre pertinente de 4 millions d’euros pour le rachat de l’entreprise. Garante de la pérennité des emplois et des savoir-faire sur le territoire, cette offre a été acceptée par le tribunal de commerce. Depuis le 21 mars 2017, Cifea Mkg a rejoint le monde des scops.

Dans un prochain article, nous nous intéresserons à un projet de fonds d’investissement, cette fois qui a valeur d’expérimentation au niveau régional en vue de s’implanter sur tout le territoire, Coop Venture.

 

Jean-Benoit Daille pour Alpes Solidaires

 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 02.01.2020 à 11:55

L'entreprise libérée, démocratique certes, mais au service de quelle finalité ?

 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 02.01.2020 à 11:48

Le Collectif Bars Parallèles

 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 23.12.2019 à 15:45

L'entreprise libérée, démocratique certes, mais au service de quelle finalité ?

L'entreprise libérée n'est ni un mode d'organisation, ni un process de management. C'est une philosophie avec comme principe directeur la puissance de l'intelligence collective mise au service d'une mission et de valeurs partagées. Pouvant s'appliquer aux entreprises capitalistiques comme au monde de l'Économie Sociale et Solidaire, elle n'est pas, à elle seule, synonyme d'économie vertueuse, durable et soutenable. Pour certaines entreprises capitalistiques, elle n'est parfois qu'une nouvelle façon de répondre à l'attente des actionnaires dans un unique but de maximisation des profits.
 

L'entreprise libérée : une nouvelle philosophie du travail

Selon les entreprises libérées, l'entreprise doit être avant tout au service de l'épanouissement des individus. Au lieu de leur imposer des directives suivies de contrôles, elle laisse les salariés prendre des initiatives individuelles. Le postulat de base repose sur un climat de confiance et de reconnaissance : les collaborateurs peuvent exprimer pleinement leurs compétences si et seulement si une liberté totale leur est accordée. 

Le système hiérarchique classique est alors remplacé par une structure plate où les collaborateurs s'auto-dirigent.  Cette démocratie ne signifie pas pour autant l'anarchie. Définies collectivement pour encadrer le fonctionnement de la structure, des règles garantissent l'espace de liberté de chacun.

L'autonomie est placée au coeur du système. Les décisions ne sont plus prises par une hiérarchie déterminée par les dirigeants mais par ceux qu'elles impactent, ceux qui « font ».

Parmi les principes phares des entreprises libérées, on peut citer :

. la confiance et donc la suppression des contrôles

. la liberté et l'autonomie

. l'épanouissement individuel

. l'encouragement de l'initiative et de la créativité

. le principe du volontariat

. la logique d'auto-contrôle

. la reconnaissance du droit à l'erreur

. la suppression des signes de pouvoir

Libre à chaque entreprise de définir son propre mode d'organisation et ses outils. L'holacratie est un des modèles permettant d'incarner les principes de l'entreprise libérée.

 

L'holacratie, la phase ultime de l'entreprise libérée

La phase ultime de l'entreprise libérée est l'holacratie, un système de gouvernance qui structure les nouvelles modalités de prise de décision et de mise en action au sein d'une organisation. Nous avions déjà évoqué l'holacratie au cours du mois de l'ESS dans un article dédié à cette forme de gouvernance. Dans l'holacratie, non seulement la hiérarchie pyramidale est éliminée, mais le principe de services (dans le sens de département) l'est également. Il n'est plus question de fiches de postes, mais de rôles assurés en toute autonomie au sein de cercles partageant le même but. L'intelligence collective prend ici une place centrale.

L’holacratie permet de donner du pouvoir à ceux qui "font". Ceci nécessite de se départir de son pouvoir et de faire confiance à tous les collaborateurs en partant du principe que chacun sait ce qu’il a à faire. Il s'agit d'un nouveau cadre construit ensemble, pour libérer et non pour contraindre, avec comme pré-requis la nécessité d'un sens commun fort.

Fini les jeux de pouvoir des managers. L'holacratie permet une organisation souple et agile, tout en étant très structurée. Personne n'a de pouvoir sur personne mais chacun a une même part de pouvoir et de responsabilité.

 

La force additionnelle des structures de l'ESS

Libérer sa stucture et choisir l'holacratie comme mode de gouvernance peut s'appliquer à tout type de structures : des entreprises classiques mais aussi des coopératives, mutuelles ou associations.

Une chose est sûre, la philosophie de l'entreprise libérée a de quoi séduire les générations Y et Z, tout comme l'ensemble des personnes en quête de sens et d'épanouissement personnel au travail.

Mais une mise en garde s'impose dans le cas les entreprises classiques car ce concept peut masquer, sous couvert d'une gouvernance horizontale, le fait qu'elles restent des entreprises de capitaux à forme classique. Ceux qui détiennent le capital décident. Ils peuvent à tout moment stopper le processus d'entreprise libérée pour revenir à une vision plus traditionnelle de la prise de décision. La propriété reste aux mains des actionnaires, tout comme la répartition des profits. En réalité, la direction prise par le mouvement de libération d'une structure est remise aux bonnes ou mauvaises intentions des détenteurs du capital.

 

Une organisation parfois très hiérarchique dans l'Économie Sociale et Solidaire

Les structures de l'ESS - coopératives, mutuelles, associations - construites sur le principe que la gouvernance ne doit pas être liée à la détention du capital, fonctionnent selon une démocratie représentative : une personne = une voix. Cela permet d'assurer la pérennité de leur modèle économique. Si une structure fait le choix de la libération (à travers l'adoption d'un modèle holacratique par exemple), il a alors toutes ses chances de durer dans le temps.

Le mouvement de libération peut apporter beaucoup à certaines structures de l'ESS. Si l'humain y est davantage au centre, beaucoup d'entre elles fonctionnent selon une organisation très hiérarchisée, laissant peu de place à l'initiative personnelle et donc à l'épanouissement individuel.

Dans les associations par exemple, le système de démocratie par délégation de pouvoir laisse les prises de décisions aux mains des représentants, élus en AG pour incarner le projet. Ce type d'organisation risque d'être de moins en moins en phase avec les nouvelles générations.

 

Et si on libérait les entreprises de l'ESS ?

En réalité, ni les statuts, ni les bonnes intentions ne font vertu. Ce qui compte avant tout, c'est la façon dont on fait concrètement entreprise.

Et si l'entreprise idéale de demain était dans ces formes d'entreprises ESS libérées ? Une structure assurant à la fois le principe de démocratie représentative, une juste répartition des profits et une lucrativité limitée, mais aussi un fonctionnement horizontal, permettant l'épanouissement personnel de chacun, la créativité, l'autonomie et la confiance, au service du collectif.

C'est par exemple le cas de la SCOP Semawe, une entreprise au départ classique, qui a libéré son mode de gouvernance, adopté l'holacratie, puis décidé de passer en SCOP. Aujourd'hui, elle accompagne les structures qui souhaitent avancer dans cette direction et mettre en place de nouvelles pratiques.

 

Nadège Bredoux pour Alpes Solidaires

 
 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 23.12.2019 à 11:06

Mois de l’ESS / Atelier de Sciences Po : Comment évaluer sa capacité à croître ?

L’atelier "Comment évaluer sa capacité à croître ?" a attiré une quarantaine de participants. Cet atelier était animé par Martine Vézina, professeure agrégée et co-responsable du groupe CRISES (Centre de recherche sur les innovations sociales) à HEC Montréal.

Trois intervenants sont venus témoigner de leurs expériences en matière de croissance dans l’ESS.

 

Le premier intervenant, Jean Marc Gambat directeur général de l’ADATE a évoqué la nécessité de croître en réponse à la crise interne afin de garantir la pérennité de l’entreprise et assurer les emplois des salariés.

Son arrivée au sein de l’ADATE s’est effectuée dans un contexte difficile avec un passif social important. Si la structure était reconnue pour ses compétences, elle avait perdue la confiance de ses partenaires, des donneurs d’ordres, des institutions et des services de l’état.

La croissance était la possibilité d’avoir un ancrage sur le territoire, sinon l’entreprise risquait de devenir un simple prestataire voué à disparaître. La croissance ne devait cependant pas se faire au détriment des salariés mais avec eux.

Les administrateurs devaient donc être porteurs d’une parole autour de laquelle les salariés pouvaient s’agréger afin que chacun partage la dynamique et l’objectif fixé par la direction. Son objectif principal a donc été de recréer un climat de confiance, avec les cadres et les salariés et de renouer des liens autour d’un objectif partagé collectivement.

L’humain a en effet de moins en moins d’importance car les institutions, les donneurs d’ordres sont plus préoccupés par le résultat que la manière dont sont mise en œuvre les politiques. Ce qui est enseigné dans les écoles est ainsi en totale dichotomie avec ce que les étudiants retrouvent sur le terrain.

S’il n’y a pas de bénéfices dans une association, il y a néanmoins un intérêt à faire des excédents. Ils ne sont pas redistribués mais sont réinvestis afin d’améliorer les conditions de travail. Il y a ainsi une nécessité d’être économique si l’on veut être social et solidaire.

 

Le second intervenant, Cyril Zorman associé et gérant de la SCOP PROBESYS a expliqué qu’une petite structure impliquait pour chacun d’être polyvalent mais lorsqu’elle cherche à s’accroître, il est nécessaire de recruter des spécialistes.

La première difficulté a été pour PROBESYS de travailler sur la possibilité de croître à l’externe. Dans son cas, une opportunité s’est présentée et la croissance s’est effectuée en rachetant une autre structure sur Nice. La loi sur l’ESS du 31 juillet 2014 autorise les SCOP à se monter en groupement associatif. Ceci a permis a PROBESYS de mettre de l’argent dans une autre structure tout en lui conférant une autonomie.

Une seconde difficulté – non anticipée – a été la transformation de la nouvelle structure. Il n’était pas facile de transformer une structure en coopérative car bien que les salariés étaient d’accords sur le principe, ils n’avaient pas le choix. Ils devaient passer du statut de salarié à celui d’associé et "se demandaient où était l’arnaque" car ils devaient investir de l’argent.

Il a fallu travailler sur le changement administratif chez PROBESYS et l’intégration de cinq personnes dont le projet professionnel n’était pas d’intégrer une SCOP. Dix ans sont prévus pour transformer une structure en coopérative et cela pouvait paraître beaucoup au début. Mais même au bout de deux ans et demi, cela n’est pas évident pour que tout le monde comprenne les tenants et les aboutissants.

Ils étaient aussi partis dans l’idée que suite au rachat de la structure, ils ne feraient plus de bénéfices pendant cinq ans. Au final ils ont refait des bénéfices au bout d’un an et demi. La question du partage de la richesse – compliquée à expliquer – s’est alors posée. Même si les nouveaux associés comprennent les principes, ils ont besoin de temps avant de les intégrer pleinement.

La croissance est liée aux êtres humains et il est compliqué d’amener tout le monde sur le même projet. L’objectif du gérant est d’être garant du collectif. L’important est donc de passer du temps sur l’humain et d’échanger.

 

La troisième intervenante, Marie-Anne Grisal est chargée de mission chez France Active- GAIA. Elle accompagne des associations sur le territoire dans leur projets stratégiques, notamment sur des questions de changement d’échelle.

Pour chaque structure qu’elle accompagne, la croissance revêt des réalités différentes, parmi lesquelles :

  • Des petites associations de bénévoles qui veulent embaucher leur premier salarié.

  • Des structures qui vont se regrouper sur un territoire pour devenir des too big to fail, des partenaires incontournables sur un sujet dont on ne pourra plus se passer et ainsi s’assurer une certaine pérennité.

  • Des stratégies d’essaimage sur un territoire nouveau. Ce développement est initié soit par une volonté propre de l’association soit par un partenaire sur le territoire qui pousse à cela. Dans un cas la croissance va être souhaité, dans l’autre subie. Cela sera donc traité différemment.

  • La volonté de répondre à un problème économique, potentiellement vue comme une solution miracle mais qui ne fonctionne pas toujours. La croissance implique en effet la possibilité de mutualiser les postes et donc de faire des économies sur des postes administratifs et des fonctions support.

  • Finalement, il y a la croissance par acquisition d’un nouveau marché ou effet d’opportunité. On peut croître en se positionnant sur un nouveau marché public ou aussi décider de la reprise d’une structure dans un processus de liquidation judiciaire.

Dans tous les cas, croître est un moyen de sécuriser son modèle économique avec plus d’adhérents, de notoriété et de rentrées économiques. Cela peut aussi signifier perdre son unité et ses valeurs fondamentales car plus on est nombreux moins il y a de chances que l’on porte tous le même message.

Quand une organisation acte d’un changement d’échelle, c’est un processus long et qui nécessite une anticipation, une véritable gestion de projet avec une revue des impacts possibles.

Les principaux impacts observés sont :

  • Les impacts humains (les êtres humains étant les ressources qui font vivre les projets de l’ESS) : la croissance implique plus de responsabilités pour les bénévoles (ce sont les bénévoles qui ont la fonction employeur), ils ont plus de choses à gérer et peuvent craindre de perdre le contact opérationnel, la connaissance du terrain.

  • Les impacts juridiques : il y a parfois la nécessité de revoir sa gouvernance, son CA avec des actes symboliques comme changer de nom ou revoir ses statuts. Cela nécessite de reposer les rôles, les responsabilités, les fonctions et de se poser la question de sa forme juridique. Il faut accompagner le projet avec une méthodologie car ce sont les moments de la vie d’une organisation qui génèrent une inquiétude. Il y a la crainte de mutualisation (et de suppression) de postes. Cela nécessite une communication interne bien travaillée et pertinente.

  • Les impacts structurels : au-delà de certains seuils, il est nécessaire de structurer certaines fonctions (Ressources Humaines par exemple avec des processus qui vont être harmonisés pour embaucher, faire la paye, accueillir de nouveaux salariés).

  • Les impacts géographiques : il peut y avoir un éloignement géographique des équipes et cela nécessite des moyens de communication adaptés pour garder une culture commune.

  • Les impacts managériaux : un impact important repose sur la nécessité de se doter d’une fonction managériale. C’est un gros changement pour une organisation.

  • Les impacts économiques et financiers : il ne faut pas les négliger. Il faut sécuriser les futurs modèles économiques. Il y a aussi un besoin de trésorerie à anticiper et à assumer avant les premiers effets positifs de la croissance et avant les premières retombées économiques. C’est un investissement qu’il faut pouvoir mesurer et prendre en compte et associer ses partenaires financiers. Il peut y voir des impacts financiers dus aux changement de convention collective. Les associations n’ont pas toujours les fonds propres pour assumer ces investissements.

Pour croître, il faut absolument veiller à associer tous ses partenaires et tout son territoire. En effet, il faut avoir un lien avec son territoire pour évaluer son marché et réaliser son étude de faisabilité. Il est aussi nécessaire d’associer ses partenaires pour sécuriser ses démarches sinon cela peut être un vrai frein.

 

Pour conclure cet atelier, ces trois grands témoins ont mis en valeur certains points communs et fondamentaux qu’il faut retenir :

Si l’on veut être social et solidaire, il y a une nécessité d’être économique. Croître est ainsi un moyen de sécuriser son modèle économique. La croissance doit cependant avoir un but : servir le projet associatif. Et comme chaque cas est différent, il est nécessaire de passer du temps à réfléchir.

 

 

Brice Kircher pour Alpes Solidaires

 CONTINUER LA LECTURE
..................................................

Publié le 22.12.2019 à 23:43

Chargé.e de mission Développement économique et territorial

ven, 2020-01-10
0
MISSIONS ET PROFIL

Il/elle exerce ses missions sous la responsabilité de la direction de la CRESS et en coordination avec les 3 autres chargé.e.s de mission DéveloppemenIt économique et territorial.

a. Animation territoriale sur 3 départements de l’ouest de la région Auvergne-Rhône-Alpes
Analyse des besoins des territoires en matière de promotion et de développement de l’ESS et construction de réponses adaptées à ces besoins sur les thématiques liées à :

b. Entrepreneuriat
Accueil, information, orientation d’entreprises et porteurs de projets ; animation de sessions collectives réunissant des entreprises/porteurs de projet d’une même filière ; interventions sur l’entrepreneuriat en ESS ; participation aux comités de sélection, comités d’engagement et jury de diverses instances liées à l’entrepreneuriat

c. Emergence et coopérations
Participation à la construction d’écosystèmes territoriaux d’accélération de l’innovation sociale ; animation de collectifs pour l’émergence de projets économiques innovants de territoire ; (co)animation d’écosystèmes d’accélération de projets socialement innovants sur des filières et thématiques ciblées (économie circulaire, mobilité, santé, etc.)

d. Développement des entreprises
Mise en réseau, valorisation d’initiatives remarquables, échanges avec et entre les porteurs de projets/entreprises ; organisation de rencontres d’affaires

e. Développement des adhésions et des prestations d’appui
Animation des adhérents locaux, mise en lien et suivi des demandes ; développement de contacts pour initier de nouvelles adhésions ; animation de modules de formations ; développement de prestations d’appui diverses.

CONTACT POUR POSTULER
Zanabou Cheha : zcheha@cress-aura.org / 04 78 09 11 97
 
 
Type : 
Emploi
RESUME DU POSTE
Ce poste cible les profils suivants :
  • Animateur.trice expérimenté.e en accompagnement (individuel et collectif) de dirigeants et d’entrepreneurs
  • Développeur.se à l’aise avec la construction d’offre de services pour des acteurs de l’ESS et des collectivités territoriales
Compétences et expériences recherchées :
  • Formation supérieure de niveau I (bac +5)
  • Expérience significative dans l’émergence, la gestion et la conduite de projets économiques collectifs innovants
  • Connaissance de l’écosystème du développement économique et de l’innovation (pôles de compétitivité, clusters,…) et pratique du travail en réseau
  • Autonomie et capacité d’initiative dans le cadre d’un travail en équipe
  • Connaissance de l’économie Sociale et Solidaire, ses acteurs et ses enjeux
 CONTINUER LA LECTURE
..................................................