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Publié le 17.01.2019 à 16:26

Réparer vs jeter : le réseau des Repair Cafés s'agrandit

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Publié le 17.01.2019 à 16:24

Réparer pour ne pas jeter : ouverture d'un Repair Café à Grenoble

Redonner de la valeur à nos possessions

Nous sommes à l'ère de l'obsolescence programmée, où chaque année des tonnes d'objets sont jetés. Cette habitude de consommation naît en même temps que la réflexion « mais ça va me coûter plus cher de réparer que de racheter du neuf ». L'idée du Repair Café n'est pas de faire concurrence aux réparateurs professionnels, mais d'offrir une seconde chance à des objets qui auraient fini en déchetterie. L'ambition est de redonner de la valeur à ce que nous possédons et à la transmission de savoir-faire.

Le Repair Café est un concept né aux Pays-Bas en 2009 qui a déjà essaimé dans 33 pays. On en compte plus de 1400 à travers le monde. Dans ce lieu de rencontre ouvert à tous, les habitants viennent y réparer des objets en mauvais état avec l'aide de bénévoles expérimentés. Cela permet de réparer ensemble, et de participer collectivement d'une société durable qui réduit ses déchets et sa consommation de matières premières. La convivialité est de mise autour de ce concept de « café », ce qui permet de renforcer l'idée de solidarité au niveau d'un quartier.

 

La devise “Jeter? Pas question!”

L'accueil se fait au local, sans rendez-vous ni inscription. Vous pouvez apporter petit électroménager, matériel son, image, informatique, outillage, mobilier... Une fois la fiche de prise en charge remplie, un bénévole fera de son mieux pour vous apprendre ou vous aider à remettre l'objet en état. Si la manœuvre réussit et que l'objet est de nouveau utilisable, vous êtes invité à faire un don de quelques euros à l'association (prix indicatif 5€, les dons en nature étant également acceptés). Sinon, vous n'avez rien à payer.

La prise en charge de la réparation se base sur un seul critère : que l'objet soit économiquement irréparable. Il doit être plus coûteux de le faire réparer par un professionnel que d'en acheter un neuf. Sinon, les bénévoles du Repair Café vous dirigeront vers un réparateur professionnel.

 

15 Repair Cafés en Isère, qui font des petits

Sur le site des Repair Café, vous trouverez la liste des lieux classés par pays puis par département. Il y en a une quinzaine disséminés dans toute l'Isère, qui essaiment. Le Repair Café du Pays voironnais organise par exemple des ateliers dans plusieurs communes (Tullins, La Buisse, Charavines, Saint Blaise du Buis, Coublevie). Avec l’ouverture du Repair Café Grenoble Centre le 11 janvier 2019, ce sont désormais neuf Repair Cafés qui fonctionnent régulièrement dans l’agglomération grenobloise. Rendez-vous ici pour consulter les adresses et horaires de ces différents lieux.

 

L'association est en recherche permanente de bénévoles compétents en dépannage d’appareils domestiques et/ou appareils électroniques pour faire vivre ses espaces. N'hésitez pas à contacter l'antenne la plus proche de chez vous.

 

 

Repair Café Grenoble Centre,
Salle polyvalente Île Verte,
37bis, rue Blanche Monnier à Grenoble
contact@repaircafegrenoble.fr
Permanence un vendredi après-midi sur deux entre 14h30 et 18h30 : abonnez-vous pour être tenu informé des dates.

 

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Publié le 17.01.2019 à 16:17

Cycle « Mutuelles et ESS » : #3 : Gouvernance et ESS

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Publié le 17.01.2019 à 16:15

Cycle « Mutuelles et ESS » : #3 : Gouvernance et ESS

Alors que dans une société de capitaux le pouvoir vient directement des détenteurs majoritaires du capital, dans une mutuelle le pouvoir vient de la somme de tous les adhérents pris individuellement. Le principe « une personne = une voix » est la véritable clef de voûte de la gouvernance mutualiste.

L’assemblée générale demeure le principal temps fort de la démocratie en mutualité au cours de laquelle les adhérents fixent les orientations générales de l’activité de la mutuelle, élisent les dirigeants chargés de les mettre en œuvre et sont informés de la manière dont ces derniers se sont acquittés de leurs mandats.

L’administration de la mutuelle est confiée à une instance élue par les adhérents, le Conseil d’administration. Chaque mutualiste a ainsi la possibilité, s’il le souhaite, de participer directement à la gestion de sa mutuelle en se présentant aux élections.

L’administrateur mutualiste est élu parmi les adhérents et s’implique dans la structure au service de l’intérêt de tous les membres. Il nomme un.e directeur.trice général.e qui dirige les opérations de la mutuelle.


Image : Entrenous Mutuelle
 

Les fonctions d'administrateur d'une mutuelle sont exercées bénévolement et donnent simplement lieu au versement d'indemnités et au remboursement de frais.

De même, les membres des assemblées générales et les élus des conseils d'administration le font à titre bénévole, donc dans une démarche plutôt militante.

Cependant, dans « La Gouvernance mutualiste »1, Albert Lautman et Camille Brouard soulignent le fait que, comme tous les corps intermédiaires, le monde mutualiste peine à prendre à son compte l'évolution du militantisme :

  • 76 % des postes d'administrateur demeurent occupés par des hommes. Or, la loi égalité femme-homme impose une représentation d’au moins 40 % de femmes au sein des Conseils d’administration de mutuelles.

  • Plus de la moitié des administrateurs sont âgés de plus de 60 ans.

  • Plus de 60 % des administrateurs exercent plusieurs mandats.

Ces chiffres sont la traduction de plusieurs phénomènes. D’abord la difficulté d'attirer des jeunes, en raison de la complexification de l'exercice des responsabilités mutualistes et d'une attention accrue de la part d’organismes prudentiels (voir article précédent). Ensuite, l'évolution de la manière de concevoir les militantisme : « Le militantisme actuel s’organise très souvent autour de « coups » et moins d’actions dans le temps long. Alors que l’activité militante au sein d’une mutuelle est rythmée par des commissions souvent très techniques, d’autres organisations militantes n’ont, elles, pas de difficulté à recruter plusieurs dizaines de milliers de militants sur des actions ponctuelles en utilisant à plein les réseaux sociaux. »

C'est un problème qu'ont soulevé les dirigeants de la Mutuelle Entrenous lors de notre entretien. En effet, Michel Duret précise qu'il est beaucoup plus difficile aujourd'hui de recruter de nouveaux administrateurs, et notamment des jeunes, en raison des problématiques évoquées plus haut. Pour tenter d'inverser la tendance, la mutuelle met en place différents dispositifs, tels qu'un magazine ou des petits déjeuners, ainsi que des assemblées locales, afin d'entretenir au maximum le liens avec ses adhérents et de susciter l'envie chez eux de s'impliquer dans la démocratie interne de la mutuelle.

Face à la complexification croissante de l'administration des mutuelles, Entrenous met en place des sessions de formation à destination de ses élus, que ce soit des formations généralistes tels que les statuts, la comptabilité etc. ou plus spécifiques à la responsabilité de la gouvernance, comme les réformes, les obligations de solvabilité ou sur des aspects plus précis de comptabilité.

Malgré les difficultés de recrutement d'administrateurs et les besoins en hausse de formation des élus, le modèle de gouvernance démocratique des mutuelles se montre assez robuste et résilient.

En effet, toujours dans « La gouvernance mutualiste »1 Albert Lautman et Camille Brouard précisent que « la gouvernance mutualiste est bien l’architecture qui permet à la mutuelle de faire face aux crises. Moins flamboyant peut-être en période de boom économique que son concurrent lucratif, l’entreprise mutualiste se projette dans le temps long et sait se montrer résiliente. » Pas de cours d'action à surveiller, pas de publication de résultat trimestriel, pas d'actionnaires à rémunérer : le maître mot de la mutualité est le temps long, qui donne la possibilité de travailler dans la sérénité pour construire de meilleures offres pour les sociétaires. L’absence de lucrativité permet également de fixer des objectifs de profits raisonnables et réalistes.

Le modèle mutualiste s'inscrit donc bien dans le champs de l'économie sociale et solidaire et s'avère suffisamment vertueux pour être source d'innovation économique.

 

1 : Lautman Albert, Brouard Camille, « La gouvernance mutualiste », Regards, 2017/2 (N° 52), p. 163-174.

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Publié le 17.01.2019 à 09:15

Manager autrement dans l’entreprise de demain - Grenoble (38)

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Publié le 14.01.2019 à 16:30

Ensemble pour la Fraternité et l'Hospitalité - du 18 au 31 mars 2019

Nous espérons fédérer de nombreuses actions afin de porter une parole collective forte sur ces valeurs qui nous animent.

Cet appel à projets prend toute sa place parmi d’autres événements organisés par la Ligue de l'enseignement de l'Isère, seule ou avec ses partenaires, lors du mois de mars 2019.

- Festival Voir Ensemble : évènement annuel de notre Cinéma Le Méliès - Grenoble, dont le thème cette année sera "Exils" et dont une journée sera consacrée à la question de l’hospitalité.
- Jouons la carte de la Fraternité : Plus de 6 000 cartes postales accompagnées d’un message contre le racisme, écrits par des enfants et adolescents isérois, sont envoyées à des anonymes, choisis au hasard dans l’annuaire du département, qui ont la possibilité d’y répondre.
- Projet Fraternité : en partenariat avec la ville de Grenoble, 3 classes de 3 écoles de 3 quartiers différents approfondissent la réflexion autour de la fraternité en utilisant l’art et la culture comme vecteur d’échange, de rencontre et de partage.
- Week-end de l’hospitalité : rassemblement d’associations, de collectifs et de citoyens engagés dans le domaine de l’hospitalité. Organisé les 30 et 31 mars à Autrans dans notre Centre de Jeunesse Le Vertaco' - Ligue 38 Autrans, il permettra aux participant.e.s d’échanger, d’apprendre, de comprendre…

Date limite de dépôt de dossier
jeu, 31 janv. 2019 +0000
Contact pour postuler
Fichiers joints
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Publié le 14.01.2019 à 15:11

Information collective autour de l'association Femmes SDF de Grenoble

C'est l'occasion de découvrir les missions et objectifs de l'association créée fin 2000. Elle s'est constituée autour des questions que pose l'existence des femmes SDF. Depuis début 2005, elle anime l'accueil de jour « Le Local des femmes ». Il s'agit d'un lieu d’accueil, de vie et d’accompagnement mis en place pour les femmes en errance ou vivant en habitat précaire, qui permet de prendre en compte les besoins spécifiques de la population féminine.

De 2005 à 2018, plus de 1500 femmes sont passées par le Local des femmes.

Ce lieu a inspiré le réalisateur du film Les Invisibles, en salle depuis le 9 janvier. En effet, Louis-Julien Petit a mené un véritable travail de documentation pour coller au mieux à la réalité quotidienne des femmes sans-domicile. Il est venu à leur rencontre à Grenoble. Et il a exigé le même engagement de ses acteurs. C'est ainsi que l'actrice Audrey Lamy n'a pas hésité à mettre la main à la pâte en aidant à la cuisine du Local des femmes grenoblois.

Toutes les personnes intéressées par les actions de l'association Femmes SDF, qui vont au-delà de l'animation du Local, sont donc conviées à cette matinée d'information. Elle aura lieu au siège de l'association entre les murs de l'accueil de jour, 16 boulevard Jean Pain à Grenoble à partir de 9h30. Vous êtes invités à faire tourner l'information et à vous inscrire auprès de l'équipe encadrante :

 

L'association Femmes SDF / Le Local des femmes
16 boulevard Jean Pain
38000 Grenoble
Tel : 04 76 70 35 29

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Publié le 11.01.2019 à 10:36

Proposition de loi coopérative utopique : entretien avec David Hiez

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Publié le 11.01.2019 à 10:22

Proposition de loi coopérative utopique

David Hiez est Professeur de droit privé à l'Université du Luxembourg et spécialiste du droit coopératif. Il est très critique sur l'état actuel de ce droit qui se construit a posteriori des pratiques, sans ligne politique claire. Demeurant un ensemble complexe et peu lisible, aux sources multiples, le droit coopératif peine à trouver son autonomie au sein du droit des sociétés. Le juriste s'est donc lancé depuis 2015 dans la rédaction d'une « proposition de loi rénovée utopique ». Pour cela, il s'est entouré de spécialistes en droit des différentes familles coopératives. Ensemble, ils ont travaillé à recenser les questions communes à ces familles et à traiter les points de détail non encore abordés par les lois de 1947 et 2014.

 

David Hiez (D.H.) nous explique ce qu'apporte concrètement ce texte et pourquoi il demeure utopique.

 

(Alp-So) - Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire ce projet de loi ?

(D.H.) - Fondamentalement la loi de 47 a quand même un certain âge. En tant que chercheurs on a un peu l'impression que depuis 15 ans on entend la même chose, donc à un moment il faut peut-être essayer de se positionner par rapport à l'avenir.

Il y a des grands mouvements que ce soit autour des Communs, ou de l'économie collaborative, dans lesquels la pensée coopérative peut apporter quelque chose et où elle est relativement peu présente, et il me semble que c'est parce qu'on est quand même beaucoup plus souvent dans l'étude de l'existant que dans la réflexion sur ce qui va se passer dans vingt ans.

 

(Alp-So) - Pourquoi écrire une loi et pas seulement un article scientifique dans une revue ?

(D.H.) - C'était vraiment l'objet de dire à quoi pourrait ressembler un produit fini d'une loi coopérative. Si on veut montrer quelque chose on peut faire des articles, mais le produit final c'est quand même un texte juridique qui rentre dans les détails qu'on ne va pas forcément voir dans un article plus générique. C'est vraiment deux objets différents et complémentaires. D'ailleurs on va faire des articles scientifiques aussi dans lesquels on approfondit certains points parce que tout n'est jamais dit dans une loi.

Vraiment, ce qui nous a paru important c'est de montrer comment on pouvait faire autrement.

 

(Alp-So) - Pourquoi ça reste une utopie ?

(D.H.) - Ça reste une utopie principalement parce que ça n'a pas de visée à être proposé, promu comme un projet immédiatement utilisable par le législateur. L'idée n'est pas de dire « voilà ce qu'il faut faire » mais « voilà une chose qui nous semble intéressante comme produit » et au moins on peut voir ce qui est possible d'autre que l'existant et après on en fait ce qu'on veut.

Il y a une frilosité relative des mouvements coopératifs de manière générale à tout changement parce qu'on vit dans un contexte un peu compliqué au plan politique. On voit par exemple les questions fiscales pour les SCOOP en débat au Parlement ; il y a aussi un sentiment de danger pour les coopératives agricoles. De manière générale les mouvements coopératifs ont un peu peur que présenter des propositions nouvelles et d'ampleur revienne à ouvrir la boîte de Pandore, et que ça leur soit préjudiciable. Cette frilosité des mouvements coopératifs nous conduit à faire un pas de côté et à nous positionner en tant que chercheurs. C'est pour ça qu'on insiste sur le côté utopique, on ne veut pas rentrer dans le jeu politicien de dire « nous on a la solution miracle et c'est ça qu'il faut faire ».

 

(Alp-So) - Vous décrivez le Conseil supérieur de la coopération comme organe chargé d'élaborer et de mettre en œuvre une politique publique de l'ESS, c'est un peu politique ça ?

(D.H.) - Oui il y a une partie du texte, qui d'ailleurs n'est pas essentielle et qui est la moins finalisée, délibérément, qui participe à la structuration du mouvement (derrière il y a la question du financement de cette structure qu'on touche à peine du doigt). Mais justement, ça ce sont des questions de politique publique et c'est pour ça qu'on n'est pas allé très loin. Parce que là il y a des choix qui sont plus politiques que techniques et que nous juristes on peut accompagner la réflexion, on peut indiquer comment faire, mais ce n'est pas à nous à faire les choix. Ce n'est pas de notre ressort.

 

(Alp-So) - Quand vous évoquez la création d'un « fonds de développement intersectoriel » et le fait que si quelqu'un décide de s'en aller les fonds engagés retournent au collectif, c'est aussi un choix politique ?

(D.H.) - Oui, c'est un choix politique en effet. Quand on regarde à l'international on s'aperçoit que le mouvement coopératif français a une caractéristique principale c'est qu'il est complètement éclaté (par type coopératif, par famille coopérative donc plus ou moins par métier) et que tout ça handicape complètement une politique coopérative globale et que si on veut une structure coopérative globale qui ait un certain poids il faut aussi qu'elle ait de l'argent.

Donc c'est vrai qu'on maintient le principe de la lucrativité limitée et de la dissolution non lucrative (on ne peut pas partir avec l'argent), mais au lieu de l’attribuer à une autre coopérative on l'attribue au mouvement dans sa globalité. Donc c'est vrai qu'on essaie de renforcer l'idée du collectif entre les coopératives, oui ça c'est vrai, c'est un choix assumé. Mais encore une fois tout ça ce sont des pistes pour dire comment on pourrait faire autrement et de montrer que techniquement c'est faisable. Mais après, le choix n'est pas figé.

 

(Alp-So) - Le droit coopératif souffre donc de l'éclatement de ses familles par rapport à ce qui se fait ailleurs ?

(D.H.) - Ça dépend un peu des pays mais en général oui. Il y a une structuration plus forte du mouvement coopératif avec une approche plus globale et donc une politique qui peut être mise en place.

Cet éclatement on le retrouve dans la législation elle-même. C'est un des aspects fondamentaux de cette loi : quand on regarde aujourd'hui le droit coopératif, il y a dans la loi générale de 1947 en gros une trentaine d'articles qui concerne toutes les coopératives ; et si vous regardez les lois spéciales, il y a entre dix et cent fois plus de dispositions. Donc vous avez des particularités beaucoup plus importantes que les règles générales. Donc on a essayé d'inverser un peu les choses dans le projet de loi coopératif utopique. La cure d'amaigrissement pour chaque famille de coopérative a été extrêmement importante.

Les coopératives agricoles sont un très bon exemple car dans le droit positif actuel, le droit coopératif agricole est je pense entre dix et trente fois plus gros aujourd'hui. D'ailleurs le droit coopératif agricole est le droit coopératif le plus élaboré en France. Il est beaucoup plus élaboré que la loi générale. Même si ça peut vous paraître encore quantitatif.

 

(Alp-So) - Quelles sont les nouveautés de ce texte par rapport à l'existant ?

(D.H.) -Sans trop rentrer dans les détails je pense que des points saillants de la proposition c'est cette question de la loi générale beaucoup plus importante qu'aujourd'hui, et

une gouvernance extrêmement souple : si on regarde le droit des sociétés (puisque les coopératives sont tout de même des sociétés), on s'est plutôt inspiré du modèle de la société par actions simplifiée, non pas dans son contenu mais au moins dans sa méthode, c'est-à-dire d'en dire le moins possible et de laisser le choix aux rédacteurs de statuts. Et ça c'est relativement nouveau car historiquement les coopératives devaient choisir entre société anonyme et société à responsabilité limitée. Cela donne un cadre très très figé. Or là en terme de gouvernance on a donné beaucoup de souplesse. Il y a des principes à respecter, mais une fois ces principes respectés, on organise comme on veut. Et l'idée c'est que ça puisse aussi bien s'adapter aux petits projets qu'aux grosses coopératives : évidemment, entre une petite coopérative et une coopérative de dix-mille personnes, ça ne peut pas fonctionner pareil.

 

(Alp-So) - Est-ce qu'on peut dire que l'enjeu d'une loi coopérative dépasse les coopératives elles-mêmes ?

(D.H.) - Je pense que la loi coopérative peut être importante pour l'Économie Sociale et Solidaire [ESS, ndlr] de manière générale. Quand on regarde les différentes législations des structures de l'ESS, c'est la loi coopérative qui est la plus élaborée, par rapport au droit des associations ou des fondations. Les mutuelles c'est très particulier car elles ont une activité particulière qui requiert des dispositions spéciales. Le droit associatif est extrêmement lacunaire, même s'il offre beaucoup de souplesse.

La loi de 2014 a posé quelques règles pour l'ESS, qui ont le mérite de structurer et de dire que ça existe. Mais pour le reste si vous regardez la loi de 2014 vous avez deux ou trois pages sur la structuration de l'ESS et vous avez soixante-dix pages qui font des réformettes un peu dans tous les sens.

Si on veut avoir une identité de l'ESS il me semble qu'il faut qu'elle ait une identité juridique, et une identité juridique alternative au droit des sociétés et des entreprises capitalistes. Aujourd'hui la seule alternative existante, c'est le droit des coopératives. C'est important que l'ESS elle-même s'en saisisse. Le droit coopératif n'appartient pas aux coopératives, il peut être utile à tout le monde.

 

 

Retrouvez ici la proposition de loi coopérative utopique

élaborée par
Chantal Chomel, spécialiste de droit coopératif agricole
David Hiez, Professeur de droit privé, Université du Luxembourg
Patrick Le Berre, spécialiste du droit coopératif artisanal
Lionel Orsi, spécialiste du droit coopératif ouvrier
Patrick Prud’homme, spécialiste du droit coopératif bancaire

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Publié le 04.01.2019 à 13:04

Pic & Col : création d'un club FSGT autour des activités de montagne à Grenoble.

En ce qui concerne les sports de montagne, face au constat d'une pratique principalement par les classes les plus aisées, la FSGT crée des clubs ouverts à tous, notamment en région parisienne, afin d'en démocratiser la pratique. Vous pouvez visionner un documentaire produit par la FSGT à ce sujet sur la chaîne youtube de la fédération.

Aujourd'hui, il existe un club FSGT de sport de montagne dans quasiment tous les arrondissements parisiens et de nombreuses villes de banlieue.

C'est dans cette volonté de continuer à promouvoir une pratique décloisonnante de la Montagne que la FSGT crée un club, Pic & Col, à Grenoble, dans le quartier de la Villeneuve. Le choix du quartier n'est pas anodin. En effet, un gymnase est en construction dans le quartier, avec des murs d'escalade. L'objectif est de permettre aux habitants de la Villeneuve d'y accéder et de pouvoir pratiquer l'escalade, ainsi que les autres sports de montagne, dans un esprit de partage, d'auto-gestion, de formation en interne et d'autonomie, le tout à des tarifs abordables (une tarification d'adhésion solidaire est prévu avec une licence à 40€).

Si vous êtes intéressé.e, une soirée de lancement est prévue pour présenter les activités de l'association le 25 janvier, au Barathym, à 19h. Vous pouvez retrouver l'évènement sur Facebook.

Le Barathym

MDH Le Patio, 97 galerie de l'Arlequin

38100 Grenoble

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Publié le 03.01.2019 à 16:03

Allier mobilité et numérique en Isère

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Publié le 03.01.2019 à 14:29

Mobili'play : soirée d'idéation sur la mobilité et le numérique, épisode #2 à Bourgoin-Jallieu

Le dispositif Mobili'Play invite toute personne intéressée par la question de la mobilité à partager son expérience d'usager des transports ou d'équipements culturels ou touristiques. Les porteurs de projets peuvent y trouver des partenaires et voir leur concept mis à l'épreuve de la pratique collective. Chaque Isérois peut prendre part à une ou plusieurs étapes de l'élaboration de cette application numérique, qui se veut au service de la mobilité et du patrimoine. Elle sera développée et mise à la disposition du public en septembre 2019.
 
Le lancement de la réflexion collective a réuni 35 participants à Grenoble en novembre 2018. La soirée de Bourgoin-Jallieu se tiendra sur le même modèle. Quatre thématiques ont été retenues pour guider la réflexion. Sans exclure d'autres pistes, car les idées viennent de la pratique ! Il s'agit de recenser et d'activer les idées présentes sur le territoire et d'imaginer ensemble de nouvelles solutions de mobilité et de valorisation du territoire. Margot Sanchez de La Fabrique des mobilités, experte des sujets communs, mobilité et covoiturage, et Laurent Briant, directeur général de Cityway étaient présents à Grenoble pour éclairer les participants de leurs expertise et conseils.
 
Mobili'Play, les thématiques
Mobili’Play propose 4 thèmes pour lancer la réflexion mais reste ouvert à toute
idée en lien avec les sujets : déplacement, culture, patrimoine, loisirs
1 – Grands évènements isérois
2 – Décarboner nos déplacements quotidiens
3 – Mon Isère secrète
4 – Vélo et tourisme
 
 
 
D'autres étapes prendront forme les prochains mois dans le département : appel à idées et concepts de service, affinage et crash-tests, concours soutenu par un jury d'experts puis vote en ligne pour désigner le projet qui sera développé. La co-conception et le développement seront eux aussi participatifs. Mobili'Play se veut un projet intrinsèquement collectif pour répondre à des usages liés au territoire.
 
Retrouvez les principes, les étapes, les thématiques et les actus sur le site de Mobili'Play.
 
#Deuxième soirée de lancement et d'idéation à Bourgoin-Jallieu
24 janvier 2019 de 18h30 à 21h,
Salle Banalisée, 35 boulevard de champaret, Bourgoin-Jallieu
L'événement est gratuit et ouvert sur inscription ici.
 
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Publié le 26.12.2018 à 10:16

L’Université du Nous, focus sur un organisme en Gouvernance Partagée

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Publié le 26.12.2018 à 10:00

L’Université du Nous, focus sur un organisme en Gouvernance Partagée

Changement dans sa vision des choses
 
L’UdN propose donc un changement de paradigme sur la manière de fonctionner dans les collectifs. Pour cela, elle s’inspire de modèles de gouvernance (holacracy, sociocratie), d’outils d’intelligence collective et de pratiques sensorielles nommées Senso.
 
Exercice de Senso pour sentir les mécanismes coopératifs
 
 
La Gestion Par Consentement -GPC
 
Qui dit Gouvernance, dit décision, et cela n’est pas toujours aisé d’arriver à décider collectivement. La Gestion Par Consentement (GPC) part de l’idée qu’une décision est prise quand plus personne ne dit non à une proposition travaillée en amont. Elle se distingue ainsi du consensus qui consiste à trancher une décision lorsque l’ensemble des parties tombe sur un accord commun. Là aussi un processus permet de faire émerger une décision partagée.
 
 
Si ces outils sont intéressants, l’UdN propose de pratiquer ces expériences coopératives afin d’aider les personnes et leur collectif à identifier les changements de culture et de posture nécessaire à leur réalisation et permet une prise de conscience par le cœur, le corps et l’esprit pour assurer une transformation profonde et durable.
 
L’UdN insiste sur le travail de la posture, c’est-à-dire l’attitude envers soi et les autres.
 
L’Université du Nous et « les jardiniers du Nous » : un jardin sur Grenoble
 
La gouvernance partagée est un sujet dont on entend de plus en plus parler. Devant la demande croissante d’informations et de formations sur le sujet, un MOOC sur la gouvernance partagée a été réalisé associant l’Université du Nous et le mouvement Colibris en 2017. Une nouvelle édition devrait voir le jour au premier trimestre 2019.
 
Répondant à cette demande, l’UdN propose des séminaires « expérientiels », des espaces pour expérimenter les différents outils comme AlpeSolidaires a pu l’exposer dans un  précédent article.
 
Aujourd’hui l’UdN lance un projet intitulé « les Jardinier·e·s du Nous (JdN) », afin de développer des communautés « apprenantes » et favoriser la transmission de communs pédagogiques.
 
Les Jardinier·e·s du Nous soutiennent ainsi ces communautés autour de pratiques d’intelligence collective, de gouvernance partagée et de coopération sur la base de mise en commun des ressources pédagogiques sur une plateforme numérique.
 
Il propose de « Jardiner un Nous » c’est à dire de cultiver les liens, savoir-faire et savoir-être dans un collectif. Cela s’opère au sein d’espaces de co-apprentissages appelés « Jardins » lesquels sont reliés par « le Grand Jardin », espace central d'inclusion, d'entraide et d'orientation des Jardinier·e·s et Compagnon·ne·s.
 
Précisément, Il propose :
• un soutien à la création et au développement de Jardins territoriaux ou thématiques
• un soutien à la mise en place des activités au sein des Jardins ou entre Jardins : échange de pratiques (co-dev. covision) + formation + séminaire et webinaire + Défis du faire ensemble + rencontres
• l'animation du Grand Jardin (accueil, modération, orientation, gestion technique et maintenance, communication)
• un soutien à la création, diffusion et accessibilité de communs pédagogiques
 
Incubé par l’UdN, ce projet est indépendant et a pour ambition de construire son modèle économique pour se constituer potentiellement en coopérative (SCIC). Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’ouverture de ses membres, de sa dynamique, et de renforcer sa position de laboratoire du « Être et Faire ensemble ».
 
Dans cette perspective, un Grand Jardin grenoblois nommé "la quête du citron" s'est monté, et un cycle d’intégration a été mené.
 
La gouvernance partagée et le changement sociétal : https://vimeo.com/212211132
Cette vidéo est issue du MOOC sur le GP co-créé avec le mouvement Colibris.
 
 
Exemple. d’outil d’IC : les 6 chapeaux d'Edward de Bono fiche en licence cc
 
Utile pour traiter d’un sujet ou faire un débrief par exemple, l’idée est de pouvoir aborder l’ensemble des aspects d’un problème de manière structurée sans que les personnes ne restent camper sur leurs mécanismes individuels / façons de fonctionner
Par exemple, une personne qui a tendance à privilégier une vision très positive, saura que cet aspect fait partie de son processus individuel mais pourra s’autoriser à explorer d’autres façons de fonctionner inhabituelles pour elle, comme celle de la dimension négative pour relever également les limites.
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Publié le 21.12.2018 à 12:04

Action sociale et numérique : retour sur une matinée d'échanges.

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Publié le 21.12.2018 à 12:02

Action sociale et numérique

Le paysage numérique français.

Près de 40 % des Français se déclarent non autonomes dans leurs usages numériques :

- 7 % sont exclus du numérique et nécessitent une assistance

- 19 %, soient 13 millions de Français, sont à former

-14 % sont proches de l'autonomie mais ont besoin d'être rassurés.

Les freins peuvent être matériels (manque de moyen pour s'équiper ou indisponibilité du réseau) mais ont tendance à se résorber avec l'évolution des technologies et la prise en charge sociale. Restent les freins psychologiques (par manque de confiance en soi ou dans les outils). L'inclusion numérique dont le gouvernement fait un enjeu national suppose d'en finir avec l'« illectronisme » (néologisme dérivé de l’illettrisme). Pour cela il faut savoir repérer les lacunes, car la fracture numérique n'intervient pas forcément là où l'on croit. Les plus jeunes surfent en permanence sur les réseaux sociaux et savent cliquer, mais sont parfois perdus dans les usages administratifs ou à visée d'insertion : ils ont Snapchat mais pas forcément d'adresse mail pour chercher un emploi.

 

Le travailleur social, dernière interface humaine face au tout numérique

Devant ce constat d'une fracture numérique toujours d'actualité, Élisabeth Thomasset, Responsable de formation à l'IFTS, a rappelé en quoi la digitalisation de la société concerne les travailleurs sociaux : « La maîtrise des outils numériques représente des opportunités, d'accéder à des informations, des offres d'emploi, des droits via les démarches en ligne, etc. Ce mouvement global laisse des gens sur le côté, qu'il faut accompagner. Ce rôle est dévolu aux travailleurs sociaux, qui conservent leur rôle collectif de réduction des fractures ». Il faut aussi aider ces professionnels : il leur faut des outils pour diagnostiquer les besoins des personnes qu'ils accompagnent afin de savoir où et comment les orienter, pour faire du numérique un levier d'insertion plutôt qu'un facteur d'exclusion.

Yolande Pardo, coordinatrice des Maisons des Habitants et Directrice de projet à la Ville de Grenoble, était présente pour trouver quelques solutions mais aussi témoigner des problématiques qui se posent à la mairie : « Avec les services de proximité qui ferment, les écrivains publics se sentent débordés car ils sont le dernier interlocuteur humain. On constate une recrudescence du nombre de personnes à accompagner car elles sont perdues. Avec le numérique, le non recours aux droits augmente. Les dossiers se complexifient. La non-ouverture d'un droit en ferme un autre. Un ou deux rendez-vous ne suffisent plus, il faut mettre en place un véritable suivi. Mais ce n'est pas leur rôle ». Yolande Pardo salue donc cette initiative d'échanges car la réponse à l'exclusion ne peut être que collective.

 

Des acteurs locaux et nationaux travaillent ensemble pour l'inclusion numérique

Pour répondre à ces questions et avancer certaines solutions, étaient présents :

- Emmaüs Connect : cet acteur de terrain, présent à Grenoble accueille les personnes sur prescription d'un référent social*. L'association propose des équipements et connexions à prix solidaires, des formations, une offre de conseils et de médiation vers les opérateurs. Même les plus démunis débancarisés peuvent ainsi accéder au numérique via des recharges prépayées négociées auprès des opérateurs. Emmaüs Connect est également un centre de formation professionnelle et propose à ce titre aux travailleurs sociaux notamment des outils et des activités pour accompagner du public.
 

- WeTechCare, émanation de Emmaüs Connect en charge de la conception pédagogique des formations et de la formation des formateurs. Cette start-up propose notamment un outil de diagnostic et d'orientation pour aider les professionnels en charge d'accompagnement : Les Bons Clics. C'est une plate-forme interactive qui propose des exercices à difficulté croissante (maniement de la souris, envoyer un mail...) pour connaître son niveau ou s'exercer. Elle développe actuellement des simulations sur les services proposés par les différentes plates-formes les plus utilisées par les bénéficiaires d'un accompagnement : Pôle Emploi, la Banque Postale, à venir la CAF, etc.

- Grenoble Alpes Métropole, représentée par Claire Namy qui est venue présenter le programme d'actions partagées sur les usages du numérique : ce programme, initié en 2016, associe des acteurs de terrain qui ont établi un diagnostic des difficultés et des besoins. La Métro a alors formalisé un plan de soutien à des actions considérées comme prioritaires selon cinq axes de travail :

- L'accès aux savoirs de base, aux outils, à l'accompagnement

- L'accès aux droits à l'heure de la dématérialisation

- L'éducation / la parentalité 
- La participation citoyenne 

- L'insertion / l'emploi 

Grenoble-Alpes-Métrople a ainsi développé sa plate-forme : Ressources numériques. Le site répertorie les différents acteurs de l'inclusion numérique du territoire et les projets menés dans les quartiers (avec possibilité d'y partager son projet). Il fait également le lien avec le kit d'inclusion numérique développé au national, un outil de diagnostic et d'orientation.

Quatre ateliers thématiques organisés pour

L'inclusion numérique ne peut être que collective

Le but de cette matinée de rencontre n'a pas été seulement de présenter un panel de solutions déjà mis en place, quoique ce fut indispensable. L'assemblée s'est pendant 1h30 divisée en groupes de travail pour à la fois soulever des points de vigilance et proposer des solutions créatives, en partant des acteurs de terrain : les travailleurs sociaux eux-mêmes.

Quatre axes de travail étaient proposés :

- Le numérique aux différents âges

- La transmission des compétences numériques de base

- La dématérialisation des services publics et l'accès aux droits

- L'accès à la téléphonie et à Internet

 

L'atelier sur la dématérialisation a été pris d'assaut. Il a fallu le dédoubler. Cela montre l'ampleur de l'inquiétude des travailleurs sociaux face au défi « tout numérique en 2022 ». Beaucoup font état d'un sentiment de solitude. Les échanges de cette matinée ont au moins cette vertu de les rassembler pour proposer des solutions concrètes. « Les administrations doivent former leurs usagers », « il faut multiplier les maisons des services mobiles pour les plus isolés », « il faudrait maintenir la possibilité d’une démarche papier »... Emmaüs Connect a envoyé à tous les participants un compte-rendu des différents ateliers pour mutualiser les réponses apportées et continuer la réflexion. Signe que le chemin se dessine vers l'inclusion, mais il ne peut s'éclaircir qu'avec le dialogue.

 

 

* Demandez vos bons d'orientation par mail à csgrenoble@emmaus-connect.org
Emmaüs Connect - 7 allée du Jardin Hoche - 01 80 05 98 80

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Publié le 11.12.2018 à 19:12

Laissez-nous votre avis ! - Mois de l'ESS 2018 en Savoie et Haute Savoie

Savoie Mont-Blanc
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Publié le 11.12.2018 à 15:24

Retour sur le séminaire : « Les entreprises de l'ESS, modèles pour l'entreprise de demain ? »

Ouvert à tou.te.s, ce séminaire visait les objectifs suivants :

  • 1. « Permettre la rencontre entre les acteurs privés et publics de l'ESS, du territoire et de la région. »

  • 2. « Construire un partenariat actif entre chercheurs, collectivités locales et acteurs. »

  • 3. « Construire une vision commune et des perspectives partagées entre les entreprises de l'Économie Sociale et Solidaire dans le cadre des mutations à venir. »

Après une introduction par Jérôme Rubes, vice-président délégué à l'emploi, à l’insertion et à l'ESS de la Métropole, Jean-Charles Froment, président de Sciences Po et Amélie Artis, maître de conférence en Économie, les participants pouvaient participer à trois ateliers :

  • Atelier 1
    Faire face à de nouveaux besoins sociaux : panorama des réponses possibles

  • Atelier 2
    Engagement et responsabilité : les différentes solutions (sociale, individuelle, collective)

  • Atelier 3
    Faire seul ou à plusieurs

Ces ateliers étaient l'occasion pour des acteurs de l'ESS de témoigner de leur activité, de leur réussites et de leur échecs, en observant quelles limites connait aujourd'hui le développement de l'ESS, notamment concernant la soutenabilité économique des projets et leur dépendance aux financement publics, un des points largement abordé tout au long de la matinée.

L'après-midi était réservé à un moment plus informel, animée de jeux de rôles et d'échanges rapides favorisant la rencontre entre les différents participants. Elle s'est terminée par des travaux en groupe autour des avantages et des limites de l'ESS, avec restitution en conclusion de la journée. Un bon moyen de mettre en pratique le 3e objectif de la journée.

Un compte rendu des travaux va être envoyé aux participants. Vous pourrez le retrouver sur cet article quand il sera disponible.

[EDIT] Vous pouvez retrouver le compte rendu en bas de l'article.

Fichier attachéTaille
PDF icon actes_seminaire_29nov.pdf766.44 Ko
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Publié le 07.12.2018 à 12:23

Retour sur la conférence « Solutions de mobilité et insertion socio-professionnelle »

Cette conférence était l'occasion pour les acteurs de la mobilité du bassin grenoblois de se réunir pour mieux se connaitre et échanger sur les problématiques qu'ils rencontrent et les solutions qu'ils peuvent collectivement mettre en place pour y remédier.
 
Étaient représentés :
 
  • Ulisse, ateliers et chantiers d'insertion, qui nous accueillait dans ses locaux de la Brocante de Mamie, au 13 rue Clément Ader à Echirolles.
  • Citiz, service d'autopartage sous le statut de SCIC et co-organisateur de la soirée.
  • La plateforme Mobilité : service de la Métropole de Grenoble qui permet d'accompagner et d'apporter des solutions de mobilité personnalisées aux personnes en insertion ou qui souhaitent acquérir davantage de mobilité.
  • Les agences de Mobilité de la Tag et de la Métropole.
  • L'auto-école citoyenne, qui forme et accompagne des personnes en insertion à l'obtention du permis de conduire. 
  • ADAMS ADFE, association intermédiaire et chantiers d'insertion professionnelle. 
  • SolidarAuto 38, garage solidaire que nous vous avions présenté ici.
Ce fut l'occasion pour les acteurs de mettre en commun les solutions qu'ils peuvent mettre en place afin de créer un écosystème vertueux autour de la mobilité. Cela peut se traduire par exemple par une mutualisation des ressources et des savoir-faire des acteurs : certains ont besoin de véhicules, d'autre peuvent en proposer et d'autres encore peuvent les entretenir !
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Publié le 06.12.2018 à 12:01

L’ESS, derrière les chiffres

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