Associations 38

 Parlons-en

Espace de débat rassemblant les personnes concernées par les questions de la grande précarité: habitant-es de la rue, associations, acteurs sociaux, institutions, élu-es.

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Au programme: Qu’a-t-on pensé du dispositif d’urgence cet hiver? Comment l’ont vécu les personnes hébergées? Quelles conditions de vie dans les centres? Du changement par rapport aux hivers précédents? Les acteurs de l’hébergement d’urgence ont-ils des solutions pour les personnes accueillies cet hiver?
«Un chez-soi d’abord», «Logement d’abord»: où en sont les politiques?
Quels moyens mettre en oeuvre pour sensibiliser les pouvoirs publics?..

Publié le 01.03.2019 à 15:02

Parlons-en! Jeudi 14 mars

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Au programme:

Les actus de la rue
Quelles nouvelles des personnes à la rue à Grenoble cet hiver?
Retour sur la « Nuit de la solidarité »

Des deux côtés du guichet
Personnes à la rue ou en galère/Administrations, lieux d’accueil, travailleurs sociaux, bénévoles: comment on se regarde, comment on se parle?
Quand on est à la rue ou dans la précarité, quels regards pèsent sur nous? Comment on nous parle? Quelles postures nous renforcent? Lesquelles nous fragilisent? Quel impact sur l’accès au droit?..
Quand on est travailleur social, bénévole, salarié, stagiaire, travailleur pair… Qu’est-ce qu’on apprend, comment on s’y prend, comment on se sent?…

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Publié le 22.01.2019 à 13:14

Parlons-en Jeudi 14 février 2019

Au programme: Les actus de la rue Quelles nouvelles des personnes à la rue à Grenoble cet hiver? Retour sur la « Nuit de la solidarité » Des deux côtés du guichet Personnes à la rue ou en galère/Administrations, lieux d’accueil, travailleurs sociaux, bénévoles: comment on se regarde, comment on se parle? Quand on est à la … Lire la suite de Parlons-en Jeudi 14 février 2019 Continuer la lecture
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Lettre ouverte à la Metro et à l’OHL
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Parlons-en, le 18 janvier 2019

« La Métropole grenobloise, avec l’ensemble des acteurs institutionnels et associatifs concernés par la question de l’exclusion, organise la nuit de la solidarité le 30 janvier, à partir de 18h. Elle consiste en une maraude citoyenne effectuée par des équipes de bénévoles afin de mieux connaître les situations des personnes en errance.(…) Ce projet n’est pas une intervention sociale mais un outil qui a pour finalité de mieux connaître la
situation de ces personnes, dans le but d’améliorer les réponses qui leur sont proposées. (…) Chaque personne rencontrée sera libre de répondre ou non aux questions posées, et son anonymat sera garanti.» www.untoitpourtous.org/sensibiliser-informer-interpeller/la-nuit-de-la-solidarite/


Le «Parlons-en» soutient toute initiative visant à donner la parole aux personnes qu’on n’écoute pas assez, en particulier les personnes à la rue. Nous tentons d’agir à notre manière pour que les récits et les luttes – individuels ou collectifs – de ces personnes soient visibilisés. Votre démarche fait donc écho à nos préoccupations. Néanmoins, nous tenons à vous faire partager nos questionnements vis-à- vis de la Nuit de la Solidarité :

Un état des lieux … de plus?
«Avec cette action, l’Institution va redécouvrir la lune.» (Parlons-en, 8 novembre 2018)
«ça rend fou de voir les diagnostics, des rapports il y en a, des pavés de centaines de pages,
comment les pouvoirs publics peuvent-ils dire qu’il leur manque encore des infos pour prendre des décisions ? » (Parlons-en, 8 novembre 2018)
Depuis plus de 20 ans, de nombreuses associations, collectifs et individus font remonter leurs connaissances, leurs chiffres, leurs histoires, dessinant déjà la réalité du sans-abrisme. Les alertes se multiplient, les constats sont toujours les mêmes voire s’aggravent sans être suivis d’actions. Il nous semble que les informations concernant les besoins et les parcours des personnes sans toit sont depuis longtemps relayées. Nous doutons qu’une nuit ponctuelle de recensement soit un outil qualitatif et quantitatif adapté pour faire bouger les consciences politiques.

Qui sera dans la rue la nuit du 30 janvier?
« Ça veut dire quoi être à la rue ? Quand on me propose une nuit sur un canapé, ça ne veut pas dire que je ne suis plus à la rue! » (Parlons-en, 8 novembre 2018)
« Quand tu es seul tu cherches un endroit sûr, même à tes potes tu ne dis pas où tu dors… et j’en connais beaucoup qui ont décidé de ne pas se montrer la nuit du 30 parce qu’ils se méfient de cette démarche, ils ne veulent pas être traqués.» (Parlons-en, 10 janvier 2019)
Nous nous interrogeons sur la représentativité de ce recensement. Comment seront prises en compte les personnes qui n’ont pas de logement propre, sans pour autant être comptées dans la rue le 30 janvier ? Nous avons entendu que seront prises en compte les personnes hébergées dans les dispositifs hivernaux, en squats, en campements, les personnes hospitalisées… Qu’en est-il des personnes hébergées par des tiers ? Dormir à la rue le 30 janvier nous semble être un critère insuffisant pour avoir une vision des enjeux du non logement dans l’agglomération.

Les maraudes et l ’ opinion des personnes concernées
« Les maraudes, on est plein à en faire toute l’année, c’est une démarche qui demande du
temps pour entrer en relation avec les personnes » (Parlons-en, septembre 2018)
«Si des gens de bonne volonté se sentent touchés par le sans-abrisme, beaucoup d’associations seront ravies de bénéficier de leur participation en tant que bénévoles» (Parlons-en, novembre 2018)
«Selon le moment de la nuit, on ne va pas forcément bien les recevoir» (Parlons-en, novembre 2018)

Les maraudes à Grenoble sont nombreuses toute l’année, de jour comme de nuit, chacune avec leurs objectifs, leurs thématiques et leurs manières de faire. Ces démarches sont parfois bien reçues par les personnes concernées, parfois ressenties comme pesantes, répétitives et intrusives. Déployer 500 bénévoles pour une nuit dans l’année, est-ce une stratégie vraiment adaptée à la fois aux besoins des personnes à la rue en plein hiver, et aux enjeux actuels des maraudes existantes ?

La solidarité , c ’est toute l’année . La souffrance à la rue aussi .
Nous sommes fatigué.e.s des actions ponctuelles et médiatiques qui font du non-logement un sujet de société en fonction du thermomètre. Mettre les projecteurs sur le sans-abrisme en plein hiver, puis l’oublier au 31 mars… Nous sentons un déséquilibre entre l’ampleur des moyens mis sur cette nuit de la solidarité et le peu d’informations sur les ressources qui seront mobilisées toute l’année pour répondre aux besoins des personnes interrogées lors cette nuit.

Les moyens humains et financiers déployés
De même, nous apprenons régulièrement la diminution voire la suppression des subventions publiques (toutes collectivités confondues) grâce auxquelles différents acteurs agissaient contre la précarité sur le territoire de l’agglomération. Nous sommes donc sceptiques quant à la légitimité de financer à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d’euros cette démarche. Pourquoi ne pas mettre les forces sur le soutien aux initiatives existantes, ou encore la mise en place d’un dispositif permanent de discussion entre les personnes concernées par l’errance, la Métropole, les communes, les bailleurs, les acteurs de la solidarité… ?

D’ autres priorités pour d ’ autres états des lieux
« Ce qui me semble bien plus urgent que de visibiliser les personnes à la rue, c’est de visibiliser les logements disponibles. » (Parlons-en, 10 janvier 2019)
Nous pensons que ces diagnostics, pour être transparents (d’autant plus lorsque l’initiative provient d’une institution publique) devraient aussi faire apparaître d’autres données: combien de places d’hébergement à l’année? Combien en hiver? Combien de relogements après la trêve hivernale? Combien de bâtiments et de terrains – en particulier publics – vides? Combien d’expulsions non empêchées – voire soutenues – par les pouvoirs publics?…

Nous mettons nos forces dans la multiplication des lieux où les personnes concernées puissent se faire entendre et construire des actions collectives. Nous souhaitions vous faire part de ces questionnements dans un contexte où l’urgence nous semble être dans l’action politique plutôt que dans le diagnostic.


«Parlons-en»

Le Parlons-en est un espace de débat mensuel à Grenoble sur la vie à la rue et la précarité. Il rassemble des habitant.e.s de la rue, des bénévoles et des professionnel.l.es agissant dans le domaine de la grande précarité, des institutions… Cette lettre et les extraits qui y figurent sont issus des débats « Parlons-en » de novembre 2018 et janvier 2019.

Publié le 18.01.2019 à 14:18

La Nuit de la Solidarité à Grenoble – nos questionnements

Lettre ouverte à la Metro et à l’OHL parlonsen_nuitdelasolidarité_lettreouverte Parlons-en, le 18 janvier 2019 « La Métropole grenobloise, avec l’ensemble des acteurs institutionnels et associatifs concernés par la question de l’exclusion, organise la nuit de la solidarité le 30 janvier, à partir de 18h. Elle consiste en une maraude citoyenne effectuée par des équipes de … Lire la suite de La Nuit de la Solidarité à Grenoble – nos questionnements Continuer la lecture
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Publié le 05.01.2019 à 12:58

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AffichePARLONSENAG2018COULEURblog

Publié le 05.12.2018 à 11:50

AG le 15 décembre 2018

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Publié le 26.10.2018 à 18:16

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