08.07.2026 à 18:37
aplutsoc2
Comme je l’ai expliqué, et les faits l’ont confirmé, la principale contradiction qui a traversé le congrès confédéral de la CGT-FO à Dijon a opposé la vocation démocratique du syndicalisme contre tout régime autoritaire, fasciste ou bonapartiste, et donc contre le RN et l’union des droites, d’une part, à la tentation de préparer le terrain au « dialogue social » avec au pouvoir … le RN.
Et face à cette contradiction principale, et aux autres concernant la défense des revendications, le bloc verrouillé « Métaux-POI » a tenu, la contribution décisive du POI/LFI ménageant ainsi la possibilité du « dialogue social’ avec le RN consistant à marteler « la paix, la paix, paix en Ukraine, non aux dépenses militaires qui font fermer écoles et lits d’hôpitaux ».
Le verrouillage par l’alliance POI/ »Métaux » est identifié et dénoncé par les courants se disant anarcho-syndicaliste, comme Frédéric Vuillaume des Territoriaux de Bourgogne/Franche-Comté, et aussi par le PT (Parti des Travailleurs, ex-POID), le rameau frère, frère ennemi mais néanmoins siamois, du POI.
Suite à des questions qui sont parvenues à la rédaction d’Aplutsoc qui me les a communiquées, je voudrais dans ce billet préciser le rôle du PT et de ses responsables syndicaux dans l’équilibre général de FO. C’est d’ailleurs très simple : leur rôle consiste à dénoncer la Sainte Alliance POI/ »Métaux » pour essayer ensuite de s’y incruster en préservant leurs positions !
Démonstration. La Tribune des Travailleurs (TT) du 1° avril 2026 rend compte de l’intervention du PT dans ce congrès (ce n’est pas dit comme ça, ce sont des « interventions de militants », mais tout le monde comprend).
Un axe central : « la guerre » – laquelle ? « la guerre », on vous dit, qui est quelque chose de mal et d’impérialiste. Donc, contre « la guerre », il y aurait un problème selon le grand article de la TT, à savoir les « positions mélenchonistes » visant à aliéner l’indépendance syndicale. Après une tentative de faire passer cette position « mélenchoniste » en commission, le représentant POI de la Fédération de l’enseignement (FNEC-FP-FO) passe un accord avec ceux des fédérations de la Défense et des Métaux pour présenter une version édulcorée de l’amendement initial, « mélenchoniste ». La TT condamne : « .. sur les questions essentielles, l’attelage « métallurgie-défense-enseignement » s’est assuré le contrôle du congrès », manière de désigner la Sainte Alliance POI/ »Métaux ».
Ah mais, les valeureux syndicalistes du PT sont là pour préserver l’indépendance syndicale, qu’on se le dise ! Qu’ont-ils donc fait ?
Voici l’amendement de la Sainte Alliance, adopté en plénière : « Le congrès refuse l’augmentation sans fin des dépenses militaires au détriment du service public et incompatible avec la satisfaction des revendications. Il exige le cessez-le-feu partout dans le monde, en particulier en Ukraine, en Iran, au Liban, ainsi que l’arrêt des massacres en Palestine. Le congrès appelle ses syndicats à prendre les initiatives nécessaires pour empêcher la guerre. »
Bien, bien, bien … et donc, un courageux délégué (membre du PT) a tenté d’amender cet amendement, mais la tribune n’a pas intégré sa proposition au motif que le texte proposé résultait d’une décision de la Sainte Alliance, pardon, d’un accord entre les trois fédérations le proposant. Quel était l’amendement à l’amendement ? Il consistait à ajouter le mot « syndicales » après le mot « initiatives »? C’EST TOUT.
TOUTE l’orientation internationale du POI/LFI, reconduite ou impliquée dans le blabla général de cet amendement contre « la guerre », est partagé par le PT. En ce sens, le PT est tout autant « mélenchoniste » que n’importe quel stalinien se disant pacifiste. Il combat la guerre défensive de l’Ukraine contre la Russie, dont il nie d’ailleurs l’existence en la faisant passer pour une guerre de l’OTAN, et il défend l’impérialisme chinois contre l’impérialisme américain, comme Mélenchon, alors même que les deux coopèrent conflictuellement en tentant un partage du monde de fait. Le soutien à « la paix » conduit au soutien de ce partage, c’est-à-dire à la forme réelle de l’union sacrée aujourd’hui, chez Gluckstein-le-petit comme chez Mélenchon-le-grand. CQFD.
Au fait, quel était l’enjeu central de ce congrès pour le PT ? La défense de l’indépendance syndicale contre LFI. Certes, les divagations populistes et plébiscitaires de Mélenchon contre les formes ouvrières d’organisation et contre l’héritage vivant de la charte d’Amiens doivent être combattues. Mais elles ne le sont en rien quand on partage son orientation internationale fondamentale, c’est-à-dire son orientation dans la lutte des classes, car la lutte des classes est internationale dans son contenu.
Et là encore, démonstration en a été donnée par l’intervention de Luc Bénizeau, du SNUDI-FO 94, en fait intervention du PT à la tribune du congrès, vitupérant contre « l’attaque », la menace envers le syndicat, représentée par … le RN ? Macron ? le MEDEF? l’union des droites ? Non, par « un dirigeant politique » (Mélenchon, qu’il ne nomme même pas) pour qui « la charte d’Amiens n’ a plus de raison d’être ».
Et pour quoi pensez-vous qu’après ces mâles paroles, appela ce courageux délégué ? Il appela à voter POUR le rapport d’activité de Frédéric Souillot et de la Sainte Alliance POI/ »Métaux, arguant que F. Souillot avait dit être pour l’indépendance syndicale (ouf !), et pour la charte d’Amiens (re-ouf !) – a-t-il également dit qu’il était pour la santé et contre la maladie ?
Quant à la question du RN, de la lutte pour l’empêcher d’arriver au pouvoir, connais pas !
Ainsi, en inventant le fétiche selon lequel l’enjeu central du congrès aurait été la menace mélenchoniste, et selon lequel, certainement avec l’aide héroïque des délégués membres du PT (parions que D. Glucsktein leur a expliqué qu’ils faisaient comme Lambert en 69 !), Frédéric Souillot avait permis au syndicalisme, à FO, et à la choucroute, de continuer, n’est-ce pas, le « syndicalisme libre et indépendant » n’a pas été « balayé » !
Ce vote pour est logique, car sur l’essentiel -le soutien au partage du monde entre impérialismes multipolaires appelé « la paix », et le déni de l’enjeu politique du RN et de la question du pouvoir en France – il y a accord entre la Sainte Alliance POI/ »Métaux » et le PT (et donc avec Mélenchon quelles que soient les phrases sur la charte d’Amiens). Le PT est la mouche du coche de cette Sainte Alliance.
Léon Serret-Pelloutier.
07.07.2026 à 23:24
aplutsoc2
Marine Le Pen et sa bande ont été condamnés pour détournements massifs de fonds publics, complicité et recel de détournements de fonds publics, ayant largement perpétué et utilisé un système mis en place au temps de Jean-Marie Le Pen (totale continuité). Une enquête pour détournement de fonds publics vise également Jordan Bardella.
Les juges ont fait en sorte qu’elle puisse se présenter à la présidentielle tout en devant faire appel de sa condamnation pour éviter le port d’un bracelet électronique. Après Sarkozy, qu’elle a soutenu contre la justice, président de la V° République lui aussi tardivement condamné comme le grand délinquant qu’il est, voici donc une candidate à la présidence qui s’affirme en même temps délinquante et mafieuse, « tête haute et front dressé ».
Sa campagne démarre donc d’emblée comme un bras de fer visant à intimider le pouvoir judicaire, et détruire l’Etat de droit, pour accomplir la V° République comme régime autoritaire. Du même coup, elle contraint le fat Bardella et les courants visant à un gouvernement de coalition du RN et de la droite dite traditionnelle dans lequel le RN serait sous contrôle, à s’aligner : il ne sera pas sous contrôle.
C’est ainsi la campagne de Trump et de Poutine qui démarre en France. Marine Le Pen entend être élue en tant que condamnée pour ses pratiques mafieuses, afin de les imposer et les banaliser, tels Orban, Erdogan ou Poutine.
Il est faux de dire que « rien n’est changé » (J.L. Mélenchon) : la nature radicalement hostile à toute garantie des droits du RN est réaffirmée frontalement pour une campagne condamnée à la fuite en avant « populiste » ou au piétinement. Ce qui va susciter des contradictions, et qu’Edouard Philippe, après avoir annoncé vouloir en finir avec l’école publique, va tenter d’exploiter;
La crise de régime s’aggrave encore : sans l’institution présidentielle, le phénomène du clan Le Pen prévaricateur et visant à former au pouvoir une mafia oligarchique n’aurait pas vu le jour. Rompre avec ce régime, instaurer une République démocratique, sociale et laïque associée librement aux autres peuples, tel doit être le programme de la démocratie, qui ne passera pas par un scrutin présidentiel.
L’unité d’action tout de suite pour les besoins urgents face à la catastrophe qui vient va devoir se dresser et affronter ce régime pour battre une bonne fois le gang Le Pen. Attendre un homme providentiel, Mélenchon ou Philippe, pour battre « dans les urnes » Marine Le Pen, c’est une illusion dangereuse qui fait son jeu. Elle doit être battue avant, par l’affrontement social dans le pays.
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07.07.2026 à 15:28
aplutsoc
Que ceux qui se qualifient d’« antimilitaristes » examinent les conséquences de leur politique.
La nuit dernière, Kyiv a de nouveau été la cible d’une attaque russe de grande envergure. Le bilan s’élève déjà à plus de 14 morts, tous des civils.
Depuis des semaines, les Ukrainiens alertent sur la pénurie critique de munitions pour les systèmes de défense aérienne. L’aide militaire en provenance d’Europe et des États-Unis n’arrive désormais qu’en quantités limitées.
En conséquence, aucun des missiles balistiques tirés sur Kyiv lors de l’attaque de la nuit dernière n’a été intercepté.
– Aucun des 6 missiles 3M22 Zircon/Onyx ont été interceptés.
– Aucun des 23 missiles Iskander-M/S-400 ont été interceptés.
Nous estimons que la responsabilité de ces décès incombe non seulement à Trump et aux responsables politiques pro-russes en Europe, mais également à ceux qui, depuis des années, s’opposent à ce que l’Ukraine dispose des moyens de se défendre, tout en se cachant derrière une fausse notion d’antimilitarisme. Cette position a contribué à cultiver l’indifférence — et parfois une hostilité ouverte — au sein de certains courants de la gauche occidentale à l’égard de l’aide militaire à l’Ukraine.
Ces choix relèvent d’une responsabilité politique, publique et morale et il faudra en rendre compte.
6 juillet 2026
Solidarity Collectives
07.07.2026 à 15:08
aplutsoc
Présentation
Nous reproduisons cet article tiré du bulletin syndical Emancipation du 20 juin 2026. Il porte un bilan lucide, selon nous, de ce qu’a été réellement cette conférence de Porto Alegre censée être anti-fasciste sans jamais nommé les cibles ni dénoncé tous les impérialismes.
Document
Du 26 au 29 mars 2026 s’est tenue à Porto Alegre, au Brésil, une conférence internationale intitulée “Conférence antifasciste et anti-impérialiste”, la première de ce nom selon les organisateurs. Au vu des comptes rendus de cette conférence, et de l’orientation du document final adopté, on peut néanmoins s’interroger sur la pertinence de cet intitulé, et sur l’avenir de cette initiative.
Avec 1000 à 4000 participant·es selon les sources, issu·es de 40 pays, cette conférence combina des séances plénières et onze tables rondes thématiques, ainsi qu’un forum réunissant des représentant·es de gouvernements et des parlementaires.
L’initiative de cette conférence (qualifiée simplement d’“antifasciste” à l’origine) fut prise par les sections régionales de deux partis brésiliens, avec le feu vert de leurs instances nationales : le Parti des travailleurs (PT), au pouvoir à Brasilía, et le PSOL (Parti pour le Socialisme et la Liberté), et avec l’appui de deux syndicats de l’enseignement et du Mouvement des Sans Terre, puis le renfort du Parti communiste brésilien (PCdoB).
L’initiative piétina d’abord et la date initialement prévue fut reportée. Puis, fin 2025, elle fut relayée par un nouvel appel impulsé par Éric Toussaint et le CADTM (Comité pour l’Abolition des Dettes illégitimes) dont il est porte-parole, avec le renfort d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne). C’est avec cet appel relais que fut ajouté le mot “anti-impérialisme” à l’intitulé initial de la conférence.
Première observation : cette conférence ne fut guère indépendante du gouvernement brésilien. Le PT, le parti de Lula, est la pièce maîtresse de ce gouvernement constitué en alliance avec des partis bourgeois, et avec la participation du PCdoB.
Certes, selon Toussaint,“le gouvernement de Lula n’a pas apporté de financement” mais cela ne garantit en rien l’indépendance des travaux. Car le PT, le PSOL et le PCdoB sont des partis nationaux soutenant un gouvernement fédéral qui, à Brasilia, mène par exemple une politique favorable aux grands propriétaires terriens, lesquels arment des milices pour affronter les paysans sans terre, chasser les peuples premiers, détruire les ressources naturelles.
Le gouvernement de Lula, pour ces raisons, est un gouvernement bourgeois qui vise à faire du Brésil une “grande puissance”, un impérialisme de second rang à même de jouer un rôle régional.
Or, Toussaint justifie le choix du Brésil pour cette conférence par le fait que dans ce pays le profasciste Jair Bolsonaro a été électoralement battu en 2022 grâce à “l’unité” réalisée en particulier entre PT, PCdoB et PSOL (cf. lien n°4)… Mais ce qu’oublie Toussaint, c’est que cette unité derrière Lula s’est traduite par un gouvernement incluant des partis bourgeois, et que l’actuelle politique du gouvernement Lula rend crédible la future candidature du profasciste Flàvio Bolsonaro ou de toute autre candidature du même type.
Autre précision : au sein du PSOL, une tendance, le MES (Mouvement de la Gauche Socialiste) se montra fort active (le MES est, depuis 2025, membre du même regroupement international que le NPA-A en France). Quant à Éric Toussaint, il est lié au même regroupement.
Cet appel international fut conçu comme un “appel large” (selon les mots d’Éric Toussaint) et diffusé avec 236 premières signatures parmi lesquelles, pour la France, on trouve Jean-Luc Mélenchon, Aurélie Trouvé, députée LFI à l’Assemblée nationale, Olivier Besancenot, (NPA–A). Hendrik Davi, député et membre de l’APRÈS, Patricia Pol, représentante d’Attac France au Conseil international du Forum social mondial.
C’est là un panel tout autant “large”, plus large encore si l’on considère les signatures issues des autres pays.
La deuxième caractéristique de cet appel, c’est de ne donner aucune définition du fascisme, alors qu’on prétend le combattre, ni aucun exemple précis.
De même, on ne définit pas l’impérialisme, et nul exemple concret n’est donné.
Or cette conférence s’est tenue alors que l’agression impérialiste russe contre l’Ukraine, engagée depuis 2014, se développe pleinement depuis quatre ans : ni l’appel à la conférence, ni l’appel final n’en disent mot.
Éric Toussaint en donne lui-même la raison :
“Si on avait cité l’agression impérialiste russe contre l’Ukraine, il est clair qu’une grande partie des forces de gauches latino-américaines, d’Amérique du Nord, certaines forces de gauches européennes ou asiatiques auraient refusé de signer. Le PT, le PCdoB, une partie importante du PSOL, le Mouvement des Sans Terres, la CUT du Brésil, les PC latino-américains et plusieurs syndicats[…]n’auraient pas signé.
Nous avons préféré proposer à signature un appel que beaucoup de forces pouvaient signer”, qui appelle à combattre“toute agression impérialiste et coloniale quelle qu’en soit l’origine”et qui précise“y compris les armes à la main quand c’est nécessaire”.
Cachez donc cet impérialisme que l’on ne saurait voir… En refusant de qualifier d’impérialisme la Russie pour ne pas déplaire à ceux qui le protègent, on place la conférence sous l’égide de cet impérialisme.
“Simple souci tactique” répondent les défenseurs de ce choix : l’objectif était d’engager le débat, de faire entendre la voix de la résistance ukrainienne. La majorité du RESU (Réseau européen de Solidarité avec l’Ukraine), accepta ainsi ce cadre pour permettre à des syndicalistes et militants de gauche ukrainiens de prendre la parole à Porto Alegre.
Mais ces voix ukrainiennes ne furent pas autorisées à s’exprimer en plénière, reléguées dans l’un des ateliers. Et elles ne modifièrent en rien la poutinophilie dominante à Porto Alegre : la déclaration finale reste muette sur l’impérialisme russe. Ce qui ne pouvait que satisfaire Lula qui refuse toute sanction visant la Russie.
Et, pour ne gêner personne, les autres impérialismes seront de même floutés, aussi bien la France qui opprime le peuple Kanak que la Chine effaçant lepeuple Ouïghour.
Une conférence “anti impérialiste” dites-vous ?
Un même silence concerne la répression sauvage conduite par le régime islamique contre le peuple iranien, contre les femmes en particulier ; et cette terreur à caractère fasciste n’a pas commencé avec le massacre de plus de 30 000 Iraniens et Iraniennes du 8 au 10 janvier 2026. La mobilisation historique “Femme, Vie, Liberté” avait également été broyée par la répression.

Ce silence procède d’un syllogisme infernal : puisque les USA sont l’agresseur, le régime islamique en serait une victime…, et tant pis pour les foules mitraillées et les pendaisons !
Le sommet fut atteint avec la présence d’un iman iranien, Hossein Khaliloo, qui assura la défense de la dictature théocratique iranienne.
Interrogé, Éric Toussaint préfère éluder ce point :“Je crois que son invitation n’était pas bienvenue”.
Qu’avec délicatesse ces choses-là sont dites !
D’autres, gênés, évoquent une “présence inattendue”.
Or ce fut une invitation réfléchie, qui permit à l’iman Hossein Khaliloo de se faire applaudir en plénière, et de siéger à la tribune d’une table ronde aux côtés de Patricia Pol, représentante d’Attac France. Et, devant cette tribune, le drapeau de la République islamique était déployé ! Des photos en témoignent, dont l’une diffusée par Solidaires qui, à juste titre, avait refusé de mettre les pieds à cette conférence.
Mais É. Toussaint a bonne conscience, car au moins :“Le génocide perpétré par le gouvernement néo-fasciste de Netanyahou à Gaza est dénoncé”.
La résolution finale va dans le même sens. Elle liste une série d’actions solidaires mais en reste à desformules générales : “Nous luttons contre tous les impérialismes et soutenons la lutte des peuples pour leur autodétermination, par tous les moyens nécessaires”. Seul l’impérialisme américain est nommément cité ; l’impérialisme russe n’existe pas, et pas davantage la terreur fascho-théocratique en Iran.
S. Lu-Zinne, le 22 mai 2026
Article publié dans le numéro de juin 2026 de la revue « L’Emancipation syndicale et pédagogique ».
Source : https://www.emancipation69.fr/?antifasciste-anti-imperialiste,507.html
Cinq textes pour un débat
(Les 4 premiers sur le site du CADTM, le 5e sur le site de Solidaires)
1/ Appel initial à la “Ire Conférence Internationale Antifasciste” à l’initiative d’organisations brésiliennes : PSOL, PT, PCdoB, de deux syndicats de l’enseignement (CPERS et ADUFRGS) et du MST : https://antifas2026.org/fr/appel/
2/ Appel-relais lancé par le CADTM :“Appel international au renforcement de l’action antifasciste et anti-impérialiste” : https://www.cadtm.org/Appel-interna…
3/ Résolution finale : “Déclaration de Porto Alegre : Unité contre le fascisme et pour la souveraineté des peuples” : https://antifas2026.org/fr/declarat…
4/ Un bilan par Éric Toussaint :“Porto Alegre 2026 : une convergence antifasciste et anti-impérialiste entre succès inédit et obstacles majeurs” : https://www.cadtm.org/Porto-Alegre-…
5/ La position de Solidaires :“Le Réseau européen/international de solidarité avec l’Ukraine et son ouverture vers l’Amérique latine”(21 avril 2026) : https://solidaires.org/sinformer-et…
07.07.2026 à 09:31
aplutsoc
Le numéro 49-50 daté du 1er juillet 2026 du bulletin Soutien à l’Ukraine Résistante est paru. Il comporte 154 pages à lire fournissant des informations politiques, militaires, sociales, culturelles sur la résistance du peuple ukrainien à l’invasion génocidaire de Poutine.
A faire connaitre, à faire lire sur les plages et autres lieux de villégiature estivale !
Le sommaire du numéro 49-50 :
06.07.2026 à 21:33
aplutsoc2
20 députés socialistes, dont le secrétaire général du parti Olivier Faure, ont voté la censure initiée par le groupe écologiste contre le gouvernement Lecornu, s’opposant ainsi à la décision majoritaire du groupe parlementaire.
C’est là un évènement politique que l’on ne saurait banaliser. D’abord, le sujet de cette motion est vital, existentiel, capital, décisif. C’est un sujet de vie ou de mort qui vient, il serait temps de le comprendre. Ensuite, le vote de cette censure par le PS dans son ensemble aurait signifié le respect de la démocratie telle qu’elle s’est exprimée en 2024 par l’élection d’une majorité relative du NFP. De cela ni Hollande et son monde, ni Mélenchon, ne voulaient en aucun cas.
Les adhérents du PS votent le 9 juillet pour choisir entre des primaires ou non (et l’on sait très bien que ni Mélenchon, ni Hollande, ni Gluksmann, ni, cerise sur le gâteau, Roussel, n’iront à une primaire). La cassure du PS sur cette question est la même que celle du groupe parlementaire sur la censure vitale et climatique, mais les rapports de force n’y sont peut-être pas les mêmes, surtout après la décision d’Olivier Faure. Les forces qui ne veulent pas de primaire sont les héritiers de la présidence Hollande qui a engendré Macron. Une cassure claire est ce à quoi a intérêt la majorité sociale de ce pays.
Ces faits sont la conséquence de la politique criminelle des gouvernements capitalistes devant la crise bioclimatique. Quelles qu’en soient les suites, que celles-ci avortent ou non, ils confirment notre analyse selon laquelle le réalisme c’est comprendre que rien n’est joué.
Naturellement, la presse dite bourgeoise et J.L. Mélenchon se trouvent pour le coup d’accord pour minimiser et banaliser : le PS est « plus déchiré que jamais » et Olivier Faure « plus isolé que jamais ».
On verra. Aplutsoc n’a certes nulle raison de se raconter des histoires sur ce personnage, mais il faut savoir identifier les forces sociales fondamentales jusque dans ce type d’enjeux, et comprendre que pour faire levier, il faut parfois un petit poids sur le point qui pivote.
06.07.2026 à 16:56
aplutsoc2
Contre la position d’Olivier Faure, sous l’impulsion de François Hollande et Boris Vallaud, une majorité des députés du groupe parlementaire PS, par 42 voix contre 23, ont choisi de ne pas voter la censure impulsée par le groupe écologiste à l’encontre de la politique climatique criminelle de l’exécutif.
Cela le jour même où la « canicule », c’est-à-dire la catastrophe thermo-capitaliste, repart, et où les méga-feux démarrent dans plusieurs points du pays, lequel n’a, de l’avis des pompiers sur le front, pas les moyens de faire face à ce qui s’annonce.
Le même jour, Jean-Luc Mélenchon fait savoir qu’à gauche et chez les écologistes, les uns et les autres doivent se rallier à lui d’ici novembre. Au delà, il n’y aura ni espérance ni pardon !
François Hollande et J.L. Mélenchon ont calibré conjointement leurs calendriers : Hollande compte faire savoir en décembre s’il se présente ou se retire en faveur d’un Edouard Philippe.
Pendant ce temps, la question de la grève, du retrait climatique est posée à échelle de masse et, samedi, plus de 100 000 manifestantes en France, en dehors de Mélenchon comme de Hollande, ont exigé de l’Assemblée nationale le vote sans délai d’une loi intégrale protégeant femmes et enfants des violences sexuelles.
Ce mouvement propre pour la vie, la survie et le mieux-être, a et aura son propre calendrier !
Et le « réalisme », c’est de s’y engager tout de suite, et bien sûr, pour tout député élu en tant que député NFP, de censurer ce gouvernement.
06.07.2026 à 16:34
aplutsoc2
Aplutsoc appelle à signer, AVANT LE 7 JUILLET donc à faire circuler au maximum, cette pétition sur le site de l’Assemblée nationale dont voici le texte :
Le 7 juillet 2026, l’Assemblée Nationale est appelée à se prononcer sur la proposition de loi n°691, portée par le député Eric Pauget (LR), visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions. Un amendement gouvernemental instaurant une présomption de légalité des tirs a déjà été adopté en première lecture le 22 janvier 2026.
Nous, citoyennes et citoyens signataires de cette pétition, demandons aux député·es de voter contre la PPL n°691 lors du scrutin du 7 juillet 2026. Ce texte, examiné en commission des lois en janvier 2026, est désormais inscrit à l’ordre du jour de la session extraordinaire. Son adoption constituerait une atteinte grave à l’État de droit, à nos engagements européens et au principe constitutionnel d’égalité devant la loi.
Cette demande repose sur quatre motifs graves et documentés.
Premier motif : un bilan humain qui rend ce texte inadmissible.
La loi de 2017 ayant élargi les conditions d’usage des armes à feu par les forces de l’ordre a produit des effets documentés et alarmants. Selon le recensement indépendant du média Basta!, confirmé par les données de l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN), 66 personnes ont été tuées lors d’interventions policières en 2024, dont 27 par arme à feu, record absolu depuis 1967.
La France a été interpellée à trois reprises par les organes de l’ONU comme le pays de l’Union Européenne comptant le plus grand nombre de personnes tuées ou blessées par des agents de la force publique. Adopter une nouvelle loi présumant la légalité des tirs policiers aggraverait mécaniquement cette tendance.
Deuxième motif : une violation caractérisée de la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et de l’obligation de l’État de protéger le droit à la vie.
La jurisprudence constante de la CEDH impose à l’État une présomption de responsabilité lorsqu’une personne décède aux mains de ses agents. Il appartient à l’État de démontrer que le recours à la force létale était absolument nécessaire et proportionné et non aux victimes ou à leurs proches de prouver son illégalité. La Cour a affirmé que cette obligation est un élément intégral du devoir de l’État de protéger la vie, rendre justice aux victimes d’un usage illégal de la force et prévenir la répétition de tels actes.
Qu’un agent de l’État prenne la vie d’autrui constitue la plus grave ingérence aux droits humains possible. Le cadre déontologique de toute force de l’ordre doit poser un principe clair : en cas de doute, ne tirez pas. Ce principe est incompatible avec une présomption de légalité du tir.
La PPL n°691 inverse précisément cette logique. En présumant la légalité du tir, elle transfère la charge de la preuve sur les victimes, libère l’État de son obligation de justification, et va à l’encontre du concept même des droits humains. Voter ce texte exposerait la France à des condamnations répétées à Strasbourg.
Troisième motif : une rupture de l’égalité des citoyens devant la loi, contraire à la redevabilité des forces de l’ordre et susceptible d’être sanctionnée par le Conseil constitutionnel.
Le principe d’égalité des citoyens devant la loi est consacré par l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Le Conseil constitutionnel en est le garant et sanctionne régulièrement les dispositions qui y portent atteinte sans justification objective et proportionnée.
En créant une présomption de légalité au bénéfice exclusif des agents armés de l’État, la PPL n°691 établit une différence de traitement radicale entre la puissance publique et le citoyen ordinaire. Aucun autre justiciable ne bénéficie d’une telle présomption lorsqu’il cause la mort d’autrui. Cette inégalité structurelle, qui n’est justifiée par aucune nécessité proportionnée à l’objectif poursuivi, est susceptible d’être censurée par le Conseil constitutionnel.
Au-delà de la question constitutionnelle, ce texte porte atteinte à un principe fondamental de l’État de droit : la redevabilité des forces de l’ordre. Conférer à des agents de l’État le pouvoir de faire usage de la force létale implique nécessairement un contrôle juridictionnel effectif de cet usage. C’est précisément ce contrôle qui fonde la légitimité de la police dans une démocratie. Une force de l’ordre soustraite à la reddition des comptes ne perd pas seulement sa légitimité juridique, elle perd la confiance de la population qu’elle est censée protéger. Ce texte affaiblit la police autant qu’il affaiblit l’État de droit.
Nous appelons les parlementaires qui doutent de la constitutionnalité de ce texte à saisir le Conseil constitutionnel avant promulgation, conformément à l’article 61 de la Constitution.
Quatrième motif : un texte qui paralyse les enquêtes judiciaires et détruit les droits des victimes.
Si la légalité du tir est présumée dès l’ouverture du feu, l’infraction disparaît au moment même où elle est susceptible d’être commise. Cette logique rend impossible le placement en garde à vue dans les premières heures cruciales qui permettent d’éviter les concertations et de préserver les preuves. Elle vide l’instruction judiciaire de sa substance et prive les familles de victimes de toute voie de recours effective.
Une telle présomption porte le risque qu’il n’y ait aucune investigation prompte, efficace et impartiale puisque c’est souvent seulement après une investigation approfondie que les éléments permettant de douter de la légitimité de l’action policière ressortent. Le Comité contre la Torture des Nations Unies a déjà recommandé à la France en 2024 de veiller à ce que toutes les allégations d’usage excessif de la force fassent l’objet d’une enquête rapide, approfondie et impartiale par une instance indépendante. Cette loi va dans la direction opposée.
Ce constat est partagé par des professionnels du droit : le Syndicat de la Magistrature, le Syndicat des Avocats de France, et la CGT-Intérieur s’opposent à ce texte pour des raisons techniques. Ce dernier a relevé que ce texte introduirait “une logique plus proche de l’accusatoire, sans en donner les garanties”.
NOTRE DEMANDE
Pour l’ensemble de ces motifs, violation de la jurisprudence de la CEDH, atteinte au principe constitutionnel d’égalité devant la loi pour toutes et tous, impact dévastateur sur le fonctionnement de la justice, aggravation prévisible du nombre de morts, nous demandons aux député·es de l’Assemblée Nationale de voter contre la PPL n°691 lors du scrutin du 7 juillet 2026.
La France est déjà le pays d’Europe comptant le plus grand nombre de personnes tuées par des agents de la force publique. Ce texte aggravera mécaniquement ce bilan. Les représentant·es du peuple ont le pouvoir et la responsabilité de l’arrêter.
Nous demandons donc aux députés de :
Cette pétition ne constitue pas un procès fait aux forces de l’ordre. Elle est un appel à la défense de l’État de droit, adressé aux représentant·es du peuple français, avant qu’une loi aux conséquences humaines et juridiques graves ne soit adoptée sans les vérifications qui s’imposent.
02.07.2026 à 10:51
aplutsoc
Malgré la canicule succès de la journée contre toutes les répressions du 20 juin 2026 : ils ne nous empêcheront pas de lutter ! On continue !
D’autres photos arriveront, toutes les prises de paroles seront publiées dans les prochains jours.
Une initiative de regroupement inédite qui est partie des postiers et postières du 92, s’est adressée à tous les autres à La Poste et au-delà dans le public et le privé… et cela quelque soient les organisations syndicales, politiques et associatives.
Cette manifestation inédite ne s’est pas faite le jour d’un procès, d’une garde à vue ou d’une procédure disciplinaire…
…mais pour regrouper tous ceux et toutes celles qui qui sont habituellement convoqués dans des commissariats, des procès et des procédures disciplinaires isolés les uns des autres.
Plus de 500 travailleurs, travailleuses, jeunes se sont regroupés – malgré la canicule – une manifestation qui s’est transformée en Assemblée Générale et prises de paroles à ciel ouvert, une colère ouvrière qui s’est exprimée devant la banque Postale puis devant le ministère du travail ! Tous et toutes avec la même logique : ils ne nous empêcheront pas de lutter !
Alors que nos ennemis avancent, il est important d’allier le geste à la parole ! Il est urgent que tous ceux et celles qui refusent le boîte par boîte, le secteur par secteur se donnent réellement les moyens de faire front, de faire bloc… de se rencontrer !
C’est ce que nous avons fait : permettre un regroupement unitaire et large. On continue donc !
Il y aura des suites, évidement, car il s’agit d’un bras de fer sur le long terme avec le patronat et l’État !
Le succès militant du 20 juin nous permet de continuer, il s’agit bien d’un point de départ pour remporter ce bras de fer !
Restez donc attentifs aux prochains rdv :
1- Nous étions présents ce matin aux côtés d’Anasse Kazib. Mais aussi à ne pas oublier le secrétaire général de la CGT FAPT 66 Alexandre Pignon qui risque la révocation le 30 juin à Paris.
2- Justement la prochaine réunion unitaire de l’appel : « ils ne nous empêcheront pas de lutter » se tiendra le mardi 7 juillet à 19h30 (en hybride)
3- La proposition des postiers et postières du 66 – à discuter – d’organiser une rencontre nationale fin septembre, début octobre prochain contre toutes les répressions !
Merci à tous les signataires de l’appel à tous ceux et celles qui ont fait le déplacement.
En particulier à Union Syndicale SolidairesFédération Sud PttNPA-Révolutionnaires, L’UNEF mais aussi Rachel Keke à l’Assemblée qui nous a transmis sa colère et son énergie !
Et à The Blast qui a bravé la canicule et fait un reportage vidéo de la conférence de presse. Au journaliste de l’AFP, dont malheureusement la dépêche n’a pas été reprise mais qui a apprécié – lui aussi – les prises de paroles.
Le 25 juin 2026.
02.07.2026 à 10:42
aplutsoc
Dans une tribune, plus de 400 militantes et militants des Jeunes socialistes et du Parti socialiste réclament l’union de la gauche et des écologistes pour l’élection présidentielle de 2027. Ils appellent le Parti socialiste à désigner, dans le cadre d’une élection ouverte aux sympathisants, un·e candidat·e qui soutiendra la primaire du Front Populaire 2027.
Le Rassemblement national, et leurs soutiens sont chaque jour plus proches du pouvoir, plus menaçants pour nos droits, plus dangereux pour nos libertés. La possibilité de les voir gagner l’élection présidentielle en 2027 est réelle et terrifiante.
La droite, pour sa part, a renoncé aux principes républicains, faisant céder toutes les digues à des fins strictement électoralistes. Qu’il s’agisse d’un référendum sur l’immigration, d’attaques homophobes désormais décomplexées ou encore d’alliances avec Reconquête, l’ascendant idéologique de l’extrême-droite se confirme chaque jour davantage. Pourtant, nous ne croyons pas en la fatalité.
Nous nous sommes engagés parce que nous croyons en la force des convictions. L’avenir n’est jamais tracé. C’est à nous, à notre génération en particulier, de faire échec au pire. Alors que la droite sombre dans la démagogie et se fond dans les thèses les plus extrêmes, la gauche doit porter un changement qui ne soit pas synonyme de repli sur soi, de division de la société, de manipulation des peurs. C’est la raison pour laquelle elle doit construire son unité en vue de l’élection présidentielle, comme elle a su le faire dans la majorité de nos communes en vue des élections municipales. C’est la gauche rassemblée qui a permis la victoire à Paris, Marseille, Amiens, Nîmes, Lille et tant d’autres villes en France.
C’est cette union qui pourra apporter une rupture tout en battant l’extrême-droite à la présidentielle de 2027 et éviter que le pays des droits de l’Homme et du Citoyen, le pays des Lumières, de Victor Hugo, Gisèle Halimi et Jean Jaurès, ne tombe aux mains des réactionnaires.
Jeunes socialistes, nous sommes nombreux.es à nous être engagé.es pour faire gagner la gauche dans des moments de bascule, en 2022 et 2024, et à avoir défendu son union. Nous n’avons pas connu de grands soirs. Ces soirs où la vie change, où il est enfin permis de croire que demain sera meilleur qu’hier, où le futur s’ensoleille. Mais nous ne nous résignons pas. Il y aura, à nouveau, des 10 mai 1981 et des victoires de la gauche plurielle. Notre génération porte cet espoir. Elle se bat et se battra pour que triomphe la justice sociale et climatique.
La gauche est plurielle et diverse, parfois traversée de désaccords, mais elle sait, aussi et surtout, se rassembler sur l’essentiel et faire de la confrontation de ses idées une richesse. Elle sait pouvoir s’appuyer sur une force populaire enracinée dans la société, à même de dépasser les clivages politiques et de porter un projet majoritaire.
Les forces de gauche, écologistes, humanistes, syndicales, associatives et citoyennes doivent se réunir dans la primaire du Front Populaire 2027. Le Parti socialiste doit être moteur de cette union. Nous appelons à ce qu’il choisisse, dans le cadre d’une désignation ouverte aux sympathisants, un.e candidat.e qui portera cette exigence.
C’est le devoir de notre génération que d’empêcher que le pire advienne, afin de pouvoir œuvrer pour le meilleur.
Soutenez cette tribune et signez la pétition en remplissant ce formulaire.
Consultez la liste des signataires en cliquant ici.
02.07.2026 à 09:35
aplutsoc
Eddie Dempsey, secrétaire général du syndicat ferroviaire RMT, continue de faire l’objet de vives critiques – en particulier lors des grèves du métro de Londres – pour sa rencontre avec Alexeï Mozgovoï en 2015 et les propos élogieux qu’il a tenus à son sujet par la suite.
Mozgovoï commandait la brigade séparatiste « Fantôme » à Altchevsk (dans le Donbass, dans l’est de l’Ukraine), qu’il dirigeait comme une sorte de fief personnel. Dempsey l’y a rencontré en mai 2015.
Après l’assassinat de Mozgovoï, survenu deux semaines plus tard, Dempsey a rédigé une nécrologie élogieuse à son sujet dans le Morning Star : « Un chef de milice antifasciste charismatique… Il a affirmé son attachement à la cause de l’édification d’une Novorossia populaire et socialiste… Ses camarades poursuivront la lutte de leur défunt commandant pour atteindre ce précieux objectif. »
Dempsey ne s’est jamais départi de cette appréciation de Mozgovoï.
L’ouvrage d’Andreï Kozlov intitulé Le véritable « Fantôme » du Donbass : Vie et destin du commandant de la brigade « Fantôme », le héros de la Novorossia Alexeï Mozgovoï — publié à Moscou l’année dernière — apporte des éclairages utiles sur l’antifascisme et les aspirations socialistes que Dempsey prête à Mozgovoï.
Tout comme Dempsey, Kozlov voue une grande admiration à Mozgovoï. Il s’en distingue toutefois par la manière dont il caractérise les convictions politiques de ce dernier :
« Un commandant. Une personnalité avec un grand P. Un homme. Un chef. Un ami. […] Un défenseur de la langue russe, de la culture russe, des traditions militaires et historiques de la Russie et de l’Union soviétique. »
Kozlov est mieux placé que Dempsey pour évaluer Mozgovoï. Il a dirigé le service de contre-espionnage de la « Brigade Fantôme » entre novembre 2014 et mai 2015, avant de reprendre son activité d’avocat à Moscou.
Son ouvrage relève davantage de l’anecdote que de la recherche universitaire. Le contenu ne tient pas les promesses du titre. Le ton est laudateur, voire hagiographique, plutôt que critique. Il présente néanmoins un certain intérêt.
Le lecteur apprend, par exemple, que dans sa jeunesse, Mozgovoï — Ukrainien de naissance — avait été membre de la « Jeune Garde », une organisation de jeunesse nostalgique de l’époque soviétique rattachée au Parti des régions (formation pro-russe et favorable aux oligarques), alors dirigée par l’un de ses députés, Arsen Klinchaev.
Au moment du Maïdan, Mozgovoï travaillait en Russie. Avant de partir pour le Donbass, écrit Kozlov, « une réunion s’est tenue à la Douma d’État russe le 10 avril [2014], au cours de laquelle Mozgovoï a rencontré Vladimir Jirinovski et Sergueï Mironov, les dirigeants respectifs du LDPR et du parti « Russie juste ». Selon ses propres dires, il a réussi à obtenir leur soutien moral. »
Jirinovski était un démagogue ultranationaliste d’extrême droite. Mironov est un nationaliste russe corrompu et pro-Poutine, visé par des sanctions occidentales pour avoir financé des groupes armés pro-séparatistes en Ukraine.
À l’instar de Klinchaïev, des alliés improbables pour un « chef de milice antifasciste ».
De retour dans le Donbass, Mozgovoï prit d’abord la tête de la Jeune Garde. Bien que Kozlov omette de le mentionner, les banderoles déployées lors des rassemblements où Mozgovoï prenait la parole à cette époque appelaient à l’unification de l’Ukraine, de la Russie et du Bélarus en une « Sainte Russie » (sans faire mention de l’hallucination de Dempsey d’une « Novorossiya populaire et socialiste »).
Lorsque Kozlov rencontre Mozgovoï pour la première fois, ce dernier a créé sa Brigade fantôme et pris le contrôle d’Alchevsk. Intentionnellement ou non, la description que fait Kozlov du bureau et de l’apparence physique de Mozgovoï résume parfaitement ses convictions politiques.
« Sur la table, plusieurs icônes étaient disposées, et à côté, des munitions de revolver brillaient éparpillées. … Ma mémoire s’efforçait de me rappeler le nom d’un des généraux blancs [qui avaient combattu les bolcheviks pendant la guerre civile russe] qui ressemblait à cet homme assis à cette table. »
Apprenant que son dernier volontaire était avocat de profession, Mozgovoy lui confia la tâche de régler les problèmes causés par la mise en place d’un « tribunal populaire » quelques semaines auparavant.
Ce « tribunal populaire » avait permis aux quelques deux cents participants de voter sur les peines à infliger à deux hommes accusés de viol. C’était probablement la seule fois où les habitants d’Alchevsk, alors sous contrôle de Mozgovoy, eurent l’occasion de voter. Le vote fut le suivant : exécuter l’un ; envoyer l’autre au front.
Mozgovoï avait également profité de l’occasion pour exposer ses vues sur le rôle des femmes.
Inquiet des critiques suscitées par son « tribunal populaire », Mozgovoï charge Kozlov de rédiger une justification du procès. Ce dernier s’exécute et produit un document expliquant que le « tribunal populaire » était parfaitement conforme aux articles 6, 10 et 11 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU.
Kozlov suggère même d’organiser d’autres « tribunaux populaires » : « L’idéal serait de tenir deux ou trois autres procès de ce genre. La répétition de la procédure témoigne du bon déroulement du procès et du respect des droits. » Sagement, Mozgovoï ne donna pas suite à cette suggestion.
Les Moscovites feraient peut-être bien, eux aussi, d’y réfléchir à deux fois avant de choisir Kozlov comme avocat.
Kozlov insiste sur le succès de Mozgovoï dans la réduction de la criminalité à Altchevsk, en particulier en ce qui concerne le trafic de drogue : « Dès son arrivée à Altchevsk, la Brigade Fantôme a lancé une guerre sans merci contre la drogue. Au terme du premier mois de rafles, plusieurs laboratoires de stupéfiants avaient été détruits. » Les alambics clandestins ont subi le même sort.
Espérant pouvoir conclure un accord avec Mozgovoï, les barons locaux de la drogue sollicitent une entrevue avec lui. Kozlov décrit la rencontre :
« … Mozgovoï fit une contre-proposition. D’ici vingt-quatre heures, tout trafic de drogue devrait cesser. Quiconque se ferait prendre ne pourrait s’en prendre qu’à lui-même. Les trafiquants seraient passés par les armes. Quant aux consommateurs, ils suivraient une thérapie consistant à creuser des tranchées (sur le front). »
Mozgovoï goûta fort peu les menaces de violence à peine voilées suscitées par sa contre-proposition :
« Mozgovoï dégoupilla une grenade et la tint fermement en main. De l’autre, il sortit son pistolet automatique Stechkin. Il tira dans la jambe de l’auteur des menaces. Puis il s’en alla, après les avoir prévenus que, dans un quart d’heure, un lance-flammes Shmel — voire plusieurs — serait utilisé contre le bâtiment. »
On trouvait des personnages singuliers dans les rangs de la milice « antifasciste » de Mozgovoï. Kozlov décrit une scène où Mozgovoï passe en revue de nouvelles recrues de la brigade. Celles-ci lui déclarent :
« Nous menons des activités militaires et de l’agitation. Nous sommes communistes ! Nous sommes des communistes russes ! Nous défendons les intérêts du peuple russe ! Les idées russes ! Nous sommes venus ici pour combattre la menace sioniste. Contre le complot juif et les attaques visant les Slaves. »
Mozgovoï leur répond en soulignant que les communistes sont censés être internationalistes. Sur un ton moins positif, il expose ensuite sa propre conception du sionisme :
« On a beaucoup écrit sur le sionisme. J’ai lu ces écrits. Mais qu’est-ce que le sionisme ? C’est la cupidité, la soif d’un pouvoir injuste et sans fondement, et le désir de vivre aux dépens d’autrui. C’est accumuler des richesses pour soi-même au prix de la sueur des autres, au prix du sang des autres. »
Malgré l’ampleur de l’ouvrage (332 pages), Kozlov ne trouve curieusement pas de place pour les nombreux autres personnages hauts en couleur qui composaient la brigade de Mozgovoï.
Comme Alexandre Kostine, cofondateur de la brigade « Fantôme » et l’un de ses commandants. Kostine a par la suite créé sa propre brigade. Comme il l’expliquait dans un entretien accordé à « La Ligne du peuple russe » (« Pour l’orthodoxie, l’autocratie et la nation russes ») fin 2014 :
« J’ai participé à la création de la Brigade Fantôme et j’en ai été l’un des commandants. Puis un nouveau bataillon a vu le jour, « Août » – la Brigade de l’Assomption de la Vierge Marie et Mère de Dieu. L’idée m’est venue spontanément, dans un moment d’illumination, lors du baptême de mes filles à l’église. »
(Et c’est bien compréhensible. Quel parent ne s’est jamais dit, au baptême de son enfant : « Tiens, et si je créais une milice impériale russe ? »)
Un sentiment de tragédie imprègne le livre de Kozlov. Mozgovy y est dépeint comme une figure à la fois épique et solitaire, « condamnée à la défaite », selon les mots de Kozlov, par la puissance des forces opposées à ce courageux commandant de milice.
Mais aucune tragédie n’est complète sans un amour sans partage. En l’occurrence, celui d’Anna Samelyuk, attachée de presse de la Brigade Fantôme.
L’ex-mari de Samelyuk combat dans le bataillon Azov, unité nationaliste ukrainienne d’extrême droite. (On comprend aisément pourquoi leur mariage a échoué.) Dans le cadre lugubre d’Alchevsk, une idylle naît entre Samelyuk et Mozgovoy. Kozlov écrit :
« De telles relations ne naissent que dans des circonstances extrêmes. Seulement lorsque les deux amants comprennent que chaque jour pourrait être le dernier. Et pourtant… ils restent ensemble, se suivant mutuellement dans les guerres, les intrigues et jusqu’à la mort. Ensemble. »
« Ce dont j’ai besoin, confie avec émotion Samelyuk à un membre de la Brigade fantôme, c’est d’un mari bien vivant, pas d’un héros mort. » Hélas, le destin en a décidé autrement. Mais, ajoutant une touche de Roméo et Juliette à la tragédie, Samelyuk trouve la mort dans la même embuscade que Mozgovoy. Ainsi, même dans la mort, ils sont restés unis.
Kozlov conclut son ouvrage en évoquant la manière dont Poutine a décrit Mozgovoy — lors de l’annonce, en 2023, de l’annexion par la Russie de quatre régions de l’est de l’Ukraine — comme « un véritable héros, non seulement de la Novorossia, mais aussi de la Russie ».
En revanche, Kozlov omet de mentionner la campagne menée pour défendre Mozgovoy par le nazi russe Alexander Zhuchkovsky, chef du Mouvement impérial russe et partisan déclaré de l’élimination de l’Ukraine et des Ukrainiens.
En 2018, un tribunal de Louhansk a condamné Alexander Kostin, mentionné plus haut, à quatorze ans de prison pour vol à main armée et meurtre. Mozgovoï avait été le complice de Kostin dans ce crime. Toutefois, écrit Joutchkovski, il s’agissait en réalité d’un procès-spectacle visant à détruire la réputation des chefs paramilitaires de la première heure : « Porter un coup à Mozgovoï, c’est porter un coup à l’ensemble des milices. »
Le livre de Kozlov ne contient pas véritablement de révélations inédites sur Mozgovoï. Il ne fait que confirmer son statut de héros tout désigné pour les politiciens impérialistes russes partisans du génocide et pour les nazis. Ce qui demeure un mystère, c’est la raison (*) pour laquelle un secrétaire général de syndicat se sent à l’aise à leurs côtés.
Source : https://workersliberty.org/story/2026-06-12/mozgovoy-ghost-brigade-and-donbas
01.07.2026 à 15:06
aplutsoc2
Où est la réalité politique du moment présent ?
La mobilisation féministe pour une loi intégrale contre les violences sexuelles, qui a déjà et va encore monter dans une série nationale de manifestations ce samedi 4 juillet, cherche à imposer, contre l’exécutif, le vote de cette loi par l’Assemblée nationale, et marque des points en ce sens !
Voilà une exigence démocratique de masse qui met en cause, en pratique, le fonctionnement du régime de la V° République, et qui a enlevé à l’extrême-droite, qui jappait d’impatience, toute possibilité de récupération.
D’autre part, la motion de censure des Ecologistes sur la catastrophe climatique et l’impéritie totale du gouvernement, irresponsabilité qui est une politique, suscite une campagne médiatique de haine. Pourquoi ? Parce qu’elle tape dans le mille.
Et elle rappelle que ce gouvernement n’est pas légitime. Et que les députés élus au titre du NFP forment la majorité relative de l’Assemblée nationale.
Le spectre de la censure de Lecornu s’était déjà dessiné à propos du 1° mai. Le groupe PS n’a aucune raison d’en avoir peur : il ne faut jamais avoir peur de la démocratie.
Il est, ceci dit, vraisemblable que le RN protégerait le gouvernement : le nouveau soi-disant parti de la clim’ protégera les destructeurs des conditions de vie du plus grand nombre, n’ayant d’autre ambition que de les détruire encore !
Réunion-débat avec Aplutsoc, dimanche, 5 juillet, à 14h au Maltais Rouge (40 rue de Malte – Métro République ou Oberkampf) à Paris (nous contacter pour avoir un lien afin de participer en visio : écrire à aplutsoc@netc.eu ).
01.07.2026 à 12:06
aplutsoc
La réforme des bourses n’est-elle pas encore à la poubelle ?
Depuis plus de deux ans, le projet de loi n° 10399, qui élargit le système des bourses dans l’enseignement, prend la poussière à la Rada. Il figure pourtant à nouveau à l’ordre du jour. Rappelons en quoi ce projet pose encore problème et quelles en seront les conséquences :
1 Violation de la Constitution. Bien que le nombre fixe de bourses financées (au moins 51 % du nombre de diplômés) ait été maintenu, une partie d’entre elles seront « subventionnées ». Or, ces subventions pourront ne pas couvrir intégralement les frais de scolarité. Pour beaucoup, ce manque restera de toute façon insurmontable. La réduction de ces possibilités d’accès à l’enseignement gratuit est en contradiction directe avec l’article 22 de la Constitution ukrainienne, qui interdit de restreindre les droits et libertés existants.
2. Aggravation des inégalités sociales. L’obtention d’une bourse prive les étudiant·e·s du droit à une allocation sociale. Cela ne tient pas compte des besoins de celles et ceux (en particulier les personnes déplacées à l’intérieur du pays ou les étudiant·e·s venant d’autres villes) qui, outre leurs frais de scolarité, doivent payer leur logement, leur nourriture et leurs transports. Parallèlement, il est prévu de réduire d’autres programmes d’aide publique selon des critères non précisés.
3 Le travail obligatoire. De plus, les étudiant·e·s bénéficiant d’une bourse seront contraint·e·s de signer un contrat les engageant à travailler pendant une durée de 1,5 à 3 ans auprès d’un employeur désigné par l’État — ce qui est présenté comme le seul moyen de conserver leur bourse. En cas de refus, ils et elles perdront leurs bourses. Ce qui est présenté ici comme un « choix » constitue en réalité une contrainte vers un emploi démotivant et souvent peu attrayant. Cela porte atteinte à l’autonomie professionnelle de l’étudiant e et renforce sa dépendance vis-à-vis de l’employeur.
Ainsi, le projet de loi n° 10399 orientera l’enseignement vers l’élitisme. Les bénéficiaires directs de cette politique ne seront pas les couches les plus vulnérables de la population, mais les employeurs, les universités privées (qui accueilleront les boursiers de l’État) et les familles aisées, capables de payer la différence des frais de scolarité. De cette manière, ces innovations excluront les personnes qui ont le plus besoin d’un soutien social, rendant les effectifs des étudiant es de plus en plus homogènes, tandis que les réalités des différentes couches de la population s’éloigneront de plus en plus les unes des autres. Cela constituera inévitablement une source de tensions sociales et de polarisation de la société.
Le système des bourses n’est pas mauvais en soi, mais sa mise en œuvre s’effectue par le biais d’une réduction des aides publiques et de la transformation de l’université en un produit de consommation qui est néfaste. Nous nous opposons à une politique qui creuse le fossé entre riches et pauvres et rend l’université vulnérable aux fluctuations du marché.
Mais que proposons-nous donc ?
Nous proposons de renforcer l’autonomie des universités et d’associer les étudiant-es à leur gestion. Nous proposons un financement stable afin que les universités puissent mettre en œuvre des stratégies de développement à long terme, plutôt que de consacrer l’ensemble de leurs ressources à la recherche de fonds.
Nous proposons des conditions d’emploi plus stables pour le personnel enseignant et de recherche, qui doit aujourd’hui souvent se contenter de contrats à court terme. Nous proposons une vision de l’université en tant que bien public et instrument essentiel d’émancipation, garantissant la cohésion sociale et l’accès de tous les citoyen·ne·s au savoir.
L’éducation n’est pas une marchandise ! L’université n’est pas un marché !
1er juillet 2026
Priama Diia
Source : RESU/PLT
30.06.2026 à 18:00
aplutsoc
En 2026-2027, le peuple ukrainien sera confronté à la terrible perspective d’un cinquième hiver d’invasion et d’une guerre d’usure qui a déjà duré plus longtemps que la Première Guerre mondiale ; le prochain hiver pourrait même être plus rude que celui qui vient de s’écouler.
L’Ukraine continuera d’être confrontée à la destruction de ses infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport ; à de nouveaux bombardements de ses écoles, hôpitaux et quartiers résidentiels ; à l’effacement de sa culture et de sa langue dans les territoires occupés par la Russie ; à l’assassinat, à la torture et aux violences sexuelles infligés par l’envahisseur à ses soldats capturés et à ses civils non combattants ; ainsi qu’à l’enlèvement de ses enfants.
Il ne s’agit pas seulement de tragédies humanitaires : ces actes violent les droits humains fondamentaux tels qu’ils sont consacrés par le droit international humanitaire. Ce sont des crimes de guerre au sens du Statut de Rome et des actes d’agression explicitement interdits par la Charte des Nations unies.
La Cour pénale internationale a lancé des mandats d’arrêt sur la base du droit international applicable à ces crimes, mais les grandes puissances n’ont pas la moindre intention de permettre leur application.
Malgré cette trahison de leurs droits, le peuple ukrainien poursuit sa résistance inébranlable, sur la ligne de front et en arrière front. Il continue d’affirmer son droit à la souveraineté, ses aspirations démocratiques, et d’exiger que les principes du droit international qui devrait nous protéger s’appliquent également à l’Ukraine.
Multiplions la solidarité avec l’Ukraine !
L’hiver dernier, les campagnes d’aide d’urgence menées par la société civile à travers l’Europe et dans le monde entier ont permis au peuple ukrainien de survivre. Aujourd’hui, cependant, l’aide apportée à l’Ukraine doit passer à la vitesse supérieure : notre solidarité doit devenir plus internationale, plus coordonnée et plus visible.
Nous vivons à une époque où la logique du pouvoir prime systématiquement sur le respect des droits humains et des lois qui les garantissent. L’invasion de l’Ukraine par la Russie est l’expression manifeste de ce schéma récurrent, où des États et des gouvernements puissants sacrifient les droits humains et le droit international au profit de leurs intérêts géopolitiques.
Cela signifie que notre solidarité avec l’Ukraine ne concerne pas seulement l’Ukraine : elle est indissociable de la défense d’un ordre international qui protège les droits humains — pour tout le monde, partout. Que celles et ceux qui souhaitent raviver l’esprit de solidarité internationale contre la guerre et la montée de la menace d’extrême droite, autoritaire et fasciste y contribuent !
Construisons le Convoi de solidarité !
Tel est l’esprit et l’objectif du Convoi de solidarité des syndicats et des mouvements sociaux internationaux vers l’Ukraine, qui aura lieu cet automne. Il s’agit d’une initiative ambitieuse qui montrera au monde entier que l’Ukraine n’est pas seule.
Le convoi s’efforcera de répondre aux besoins variés et en constante évolution de la population ukrainienne en collaborant étroitement avec les syndicats, les organisations de la société civile, les associations locales et d’autres acteurs de terrain. La nature de l’aide transportée sera déterminée dans le cadre d’un dialogue permanent avec les personnes directement touchées et engagées sur place. La priorité sera donnée aux biens et ressources identifiés comme les plus urgents, tout en tenant compte de ce qui peut être fourni et acheminé le plus efficacement depuis les différents pays et territoires participant au convoi.
À cette fin, le convoi traversera des villes et des capitales d’Europe, organisant des événements où les syndicats, les comités de solidarité, les ONG et les groupes féministes, écologistes et LGBTIQ+ pourront se réunir pour exprimer leur soutien.
Le Convoi de solidarité est mis en place parce que nous croyons qu’une paix juste pour l’Ukraine doit reposer sur le respect de l’intégrité territoriale, la responsabilité pour les crimes de guerre, l’indemnisation des dommages considérables infligés au pays et la reconstruction d’institutions multilatérales efficaces garantissant ces objectifs justes.
Il ne s’agit pas seulement de la cause de l’Ukraine, mais aussi celle du respect des droits humains consacrés par le droit international, et non la force, qui doit régir les relations entre tous les peuples et tous les États.
Nous invitons les organisations syndicales à tous les niveaux, les organisations féministes, LGBTIQ+, environnementales et humanitaires, celles qui s’opposent au fascisme et à l’extrême droite, ainsi que celles qui luttent pour une paix juste pour l’Ukraine, à soutenir cet appel et à rejoindre le projet.
Ensemble, organisons le convoi international de solidarité des syndicats et des mouvements sociaux en faveur de l’Ukraine !
Appel en différentes langues
ENGLISH Yкраїнська FRANÇAIS ESPAÑOL (CASTELLANO) PORTUGUÊS (DO BRASIL)
ITALIANO POLSKA CATALÀ NEDERLANDS ΕΛΛΗΝΙΚΑ
Cet appel a déjà été publié en français par les sites suivants :
30.06.2026 à 13:45
aplutsoc
Le 4 juillet, nous marcherons, déterminées à enfin en finir avec les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants.
Nous marcherons en mémoire de Lyhanna, assassinée alors que le seul mis en cause avait déjà été dénoncé à la justice par plusieurs victimes dont une enfant victime d’une cinquantaine de viols ; assassinée alors qu’un précédent signalement avait été classé sans suite.
Nous marcherons en soutien à toutes les victimes, enfants comme adultes, à celles qui ont survécu et en hommage à celles qui ne sont plus parmi nous.
Nous marcherons en refus de l’impunité qui protège les agresseurs
Il est temps de prendre en compte la gravité des violences qui sont perpétrées très majoritairement contre les femmes et les enfants. Il est temps de reconnaître leur caractère systémique dans une société patriarcale. Les féministes et les enfantistes le réclament depuis les années 1970.
Face à ces revendications, les pouvoirs successifs n’ont opposé que des mesures et des lois parcellaires, dictées par l’urgence d’affaires successives qui continuent de secouer l’opinion publique.
Depuis trois semaines, un mouvement sans précédent traverse notre pays, place Vendôme, devant les tribunaux et les préfectures, pour demander qu’enfin de véritables transformations aient lieu. Face à l’accumulation des affaires de violences sexuelles qui touchent les enfants et les femmes, les citoyen.ne.s demandent des actes en urgence. Nous connaissons les solutions !
Il est temps de changer de paradigme, de répondre par une loi cadre intégrale à des violences omniprésentes qui bouleversent radicalement la vie des victimes, enfants ou adultes.
La prévention et l’éducation, notamment avec l’EVARS à l’école, sont fondamentales. Mais aussi l’accompagnement des victimes, la prise en compte de leur santé physique comme psychique, la garantie d’un parcours pénal protecteur et respectueux des besoins des victimes, la prévention, la lutte contre la récidive et la réparation.
Sans passer sous silence les violences invisibles et donc inaudibles : au travail, dans la rue, dans le cabinet du gynécologue ou les mutilations sexuelles. L’impunité doit cesser !
C’est pour cela que nous, féministes et enfantistes, avons élaboré ensemble une loi-cadre
Intégrale qui prend en compte l’ensemble de ces aspects. Elle s’appuie sur l’expérience de toutes les associations qui viennent en solidarité aux victimes.
Une coalition parlementaire transpartisane (regroupant l’ensemble des groupes politiques sauf le RN et l’UDR) à l’Assemblée nationale a élaboré une proposition de loi à partir de ces éléments, en étroite collaboration avec les associations expertes. Elle est déposée depuis début décembre sur le bureau de l’Assemblée. Et depuis lors, nous demandons sa mise à l’ordre du jour. Nous demandons aussi les moyens financiers nécessaires à sa mise en œuvre : 3 milliards d’euros par an.
Le premier Ministre, Sébastien Lecornu, vient de déclarer qu’elle serait débattue en octobre, tout en limitant immédiatement sur X sa portée.
Féministes et enfantistes, nous savons que la surenchère répressive prônée par l’extrême-droite et la droite extrême ne protégera ni les femmes ni les enfants.
Castration chimique, perpétuité réelle, rétablissement de la peine de mort. Ni la répression aveugle, ni la surenchère verbale, ni la politique du fait divers, n’ont jamais empêché les crimes et les délits.
Ces propositions ignorent de surcroît les besoins et les droits des victimes, réduites au rôle de prétexte dans des stratégies politiques conservatrices et réactionnaires.
C’est une loi-cadre intégrale qu’il nous faut.
NOUS MARCHERONS PARTOUT EN FRANCE CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES, POUR CETTE LOI ET DES MOYENS LE 4 JUILLET ET TOUT LE TEMPS QU’IL LE FAUDRA. NOUS NE LÂCHERONS PAS.
Paris : rendez-vous à 15H place de la Bastille
Coalition féministe et enfantiste pour une loi intégrale contre les violences sexuelles et Fondation des Femmes.
Source : https://www.loi-integrale.fr/appel-a-la-marche-du-4-juillet-2026/

30.06.2026 à 13:25
aplutsoc
Il y a quelques semaines, nous alertions sur l’emprise croissante de l’extrême droite sur l’Université française, conjuguée aux ingérences gouvernementales et à la répression des mobilisations de celles et de ceux qui la font vivre. Dans ce contexte moribond, un gouvernement à la légitimité très discutable vient d’apporter sa contribution à l’ambiance xénophobe et raciste qui pourrit notre pays. Par décret, Philippe Baptiste, ministre de l’ESR, veut mettre fin aux exonérations jugées « massives » par les universités des droits d’inscription différenciés pour les étudiant·es étranger·ères extracommunautaires, introduits en 2019 via le programme au nom orwellien « Bienvenue en France ». Cet ancien cadre de Total devenu notre chef à toutes et à tous a d’ailleurs pu déplorer qu’à ce jour, « seulement 10 % d’étudiant·es extracommunautaires paient les droits différenciés », ce à quoi il entend « remédier ».
Concrètement, le décret n° 2026-385 du 19 mai 2026 enjoint les universités à une application plus stricte des frais différenciés, que beaucoup refusaient jusqu’à présent de mettre en œuvre. Cela revient à multiplier par 15 les droits d’inscription pour les étudiant·es extracommunautaires, qui auraient ainsi à payer 2 895 euros par an en licence, contre 178 euros avant l’application, et 3 941 euros en master, contre 254 euros.
Le ministre nous vante les mérites financiers d’une telle mesure, en estimant à 250 millions d’euros les recettes supplémentaires pour les universités. Or, ces dernières apparaissent bien dérisoires au vu de la situation budgétaire catastrophique de l’ESR, mis à terre par des politiques néolibérales austéritaires à répétition. En réalité, à l’heure de la montée de la xénophobie et de l’extrême droite, c’est la marque d’une volonté politique de faire payer aux ressortissant·es des pays des Suds une politique diplomatique catastrophique, tout en réactualisant des rapports de domination forgés dans l’histoire coloniale de la France. La suppression des APL pour ces mêmes étudiant·es dès le 1er juillet en est déjà une manifestation criante.
Par cette décision contraire à la Constitution, le gouvernement compte aussi faire payer les échecs de sa politique néolibérale aux usager·ères les plus précaires de l’Université, et qui plus est, à celles et à ceux qui ne détiennent pas le bon passeport. Cette idéologie veut faire de l’Université un espace de compétition par l’argent, uniquement accessible aux mieux doté·es.
Depuis l’annonce du décret, les instances dirigeantes de nos universités ne font malheureusement pas front commun. Certain·es s’y opposent frontalement, et annoncent d’ores et déjà qu’ils et elles ne l’appliqueront pas à la rentrée 2026-2027. C’est le cas du conseil d’administration de l’Université Rennes 2, et du président de l’EHESS, Romain Huret. De son côté, le président de l’Université Clermont Auvergne, Mathias Bernard, est bien trop seul à appeler clairement à l’abandon de ce décret.
D’autres universités adoptent des postures encore plus ambivalentes : les discours se montrent souvent combatifs, les pratiques, elles, ne suivent pas. Ainsi, l’Université Evry-Paris Saclay a réussi à faire voter les exonérations des étudiant·es extra-communautaires avant la mise en œuvre du décret, mais l’appliquera tout de même à la rentrée 2027/2028. L’AMU, quant à elle, exprime sa grande radicalité en se déclarant « en attente de précisions quant à la mise en œuvre du décret par les autorités compétentes ». Enfin, l’Université de Bordeaux adopte un positionnement ubuesque : son Président Dean Lewis a d’abord accordé une longue interview pour critiquer ce décret, avant d’annoncer l’appliquer dès la rentrée prochaine à peine un mois plus tard.
Cette mesure, on sait déjà quels seront ses effets. Cerise moisie sur le gâteau ranci : l’Université de Strasbourg menace de désinscrire une cinquantaine d’étudiant·es, dans l’incapacité de payer de tels frais. La procédure de désinscription administrative est ainsi bel et bien engagée pour celles et ceux qui n’ont pas pu régulariser leur situation financière. L’établissement pousse le cynisme jusqu’à invalider leur année en considérant qu’iels n’ont purement et simplement jamais été inscrit·es administrativement, privant de diplôme et d’attestation des étudiant·es ayant pourtant payé une partie des frais, suivi les cours, passé les examens et validé leurs semestres. Ce tour de passe-passe permet à la présidence de bloquer la délivrance de leurs résultats au motif que l’inscription n’a jamais été finalisée, alors même que ces étudiant·es ont été sélectionné·es sur critères académiques.
Quoi qu’il en soit, nous ne faisons confiance ni au ministère, ni aux présidences d’université pour mener cette lutte. Nous l’affirmons avec force : personne ne devrait avoir le pouvoir d’accorder arbitrairement un droit à étudier. L’accès à l’Université doit être enfin totalement gratuit pour toutes et tous, sans distinction d’aucune sorte.
C’est la raison pour laquelle nous appelons les étudiant·es, les personnels et les enseignant·es-chercheur·euses, à se mobiliser pour faire pression sur ce gouvernement et ses relais, en leur signifiant par tous les moyens le dégoût qu’inspire cette mesure. Nous appelons aussi tout particulièrement à la solidarité avec les étudiant·es étranger·ères extracommunautaires : il faut les informer à la fac, sur leurs lieux de travail, dans les Crous et les soutenir le plus possible, moralement voire financièrement. Plus largement, nous appelons à la convergence avec les luttes antiracistes et contre l’extrême droite, qui fourmillent aujourd’hui en France, mais demeurent atomisées, que ce soit dans la rue, à l’échelle des quartiers, au sein des musées, de l’espace associatif, culturel et universitaire. Nous appelons aussi au soutien aux associations d’aide aux étranger·ères qui, elles aussi, subissent la répression institutionnelle.
Nous demandons à toutes et tous les président·es d’université à faire le minimum en refusant unanimement d’appliquer cette mesure.
Enfin, nous exigeons l’abrogation immédiate de ce décret par le gouvernement.
Le 30 juin 2026.
Association Nationale des Candidat·e·s aux Métiers de la Science Politique (ANCMSP)
30.06.2026 à 13:24
aplutsoc
La canicule est un fait politique central, décisif, envers la France. Ne l’appelons pas « canicule », mais ce qu’elle est : la catastrophe thermique montante, dans la catastrophe bio-géo-climatique globale que l’accumulation et la circulation accélérées du capital ont largement engagée. Pendant des jours, des gens mourraient souvent seuls chez eux. Pendant des jours, une chape terrible nous a écrasés. Comme déjà chaque année pour un milliard d’Indiens. L’horrible hécatombe dans les élevages industriels signe non pas la faible durabilité, mais l’obsolescence immédiate de ce type d’entreprise qui ne vise pas à produire de la nourriture, mais à accélérer accumulation et circulation du capital. Et la peur que cela recommence, dans quelques jours, est là. Personne ne peut plus parier que nous verrons les 50 degrés dans longtemps.
La catastrophe thermique a clairement vu gouvernement et appareil d’État dans le rôle, non seulement de ceux qui n’ont volontairement rien anticipé tout en prétendant outrageusement l’avoir fait, mais dans le rôle de ceux qui ne veulent rien faire et renvoient tout sur la population, et singulièrement sur les femmes, les mamans, assignées au rôle de responsable de l’hydratation des vieux, des malades et des enfants. Honte !
La catastrophe thermique a renvoyé les rodomontades climato-sceptiques au musée des horreurs criminelles. Elle porte un coup à la principale force politique du trumpisme et du fascisme climatique qui, avec un Elon Musk et autres tarés tout-puissants, veulent que crève le plus grand nombre : le RN et la droite façon Retailleau qui ont combattu toute mesure pendant des décennies et qui tentent maintenant de faire croire que la clim’ c’est avec eux !
La catastrophe thermique remet, hélas, toutes les pendules à l’heure. Elle met à l’ordre-du-jour la grève climatique. Le ministre du Travail Farandou, avant d’inviter les dirigeants syndicaux à voyager avec lui en Espagne pour voir comment on fait la sieste dans l’entreprise, au nom du « dialogue social », a déclaré qu’il faut toujours bosser quand il fait 30 degrés. Il nous indique le curseur : à 30 degrés, on arrête tout ! Grève climatique ! Voilà ce que serait un mot d’ordre intersyndical efficace, mettant en cause le pouvoir en place et forçant la bataille écologique la plus concrète !
Force est de constater que toutes les directions syndicales en sont très loin, même si elles parlent droit de retrait, etc., et si les fédérations de l’Éducation nationale ont déposé des préavis de grève climatique, ce qui prouve que la question est pleinement posée et le sera de plus en plus.
Mais la campagne déjà engagée pour les présidentielles n’est-elle pas l’illustration même de l’écart absolu entre réalité et discours officiels ? Cela vaut pour les candidats d’extrême droite et de droite adeptes, comme Retailleau, de l’ « écologie non punitive », c’est-à-dire de la punition par l’hyperthermie de tous les pauvres, vieux, malades, enfants dans les écoles sans volets. Mais cela vaut aussi à gauche, d’une part pour la pléthore de candidats « non mélenchonistes » dont ceux qui se situent sur le terrain de la présidence Hollande dont Macron fut le produit. Et aussi pour J.L. Mélenchon. Car la grève climatique et l’action de masse sont des questions immédiates, ici et maintenant, qui ne sauraient attendre l’arrivée du Sauveur suprême à l’Élysée, qui ne nous sauvera pas, c’est clair. Sauvons-nous nous-mêmes et soufflons nous-mêmes notre forge, comme dit la chanson, ou plutôt : construisons nous-mêmes les abris et les protections du genre humain et des milieux de vie !
Le réalisme impose de dire haut et fort que le scenario pré-écrit d’une présidentielle où la gauche divisée ne laisse de la place qu’à J.L. Mélenchon pour qu’à l’arrivée RN et union des droites prennent les rênes de la V° République, n’est en rien écrit. Car il y aura d’autres chocs thermiques. Car Trump et Poutine sont en difficulté, le premier devant le peuple américain, le second devant la résistance armée de l’Ukraine, qui peuvent rebattre les cartes. Et parce que les luttes sociales en France n’attendront pas. Déjà le mouvement féministe est en train de contraindre l’Assemblée nationale à aller vers une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles envers les femmes et les enfants.
Il circule ce jour le fait que le NPA-A se rallierait à la candidature Mélenchon au nom de l’unité de la « gauche de rupture » et du « front uni antifasciste » (même si c’est plus complexe et nuancé dans le NPA-A, ce qui en résulte, c’est cela). Mais qu’est-ce qu’une « gauche de rupture » et qu’est-ce qu’un « front uni antifasciste » ?
Une gauche de rupture n’appelle pas les exploités et les opprimés à attendre le salut d’une élection présidentielle, et elle ne soutient pas XI Jinping et Poutine contre les peuples, soutenant ainsi sans le dire aussi Trump et J.D. Vance !
Le front uni antifasciste n’est pas une affaire d’idéologie mais de réalité : c’est le front commun pour interdire l’arrivée au pouvoir en France du RN et de l’union des droites.
La rupture anticapitaliste et l’unité antifasciste, c’est tout de suite pour la grève climatique et la défense de toutes les revendications, et c’est là-dessus que l’unité doit être imposée et peut l’être.
Les présidentielles ne sont pas jouées, en rien, ni même l’alignement des éléphants pour le premier tour, car la triple réalité de la catastrophe bioclimatique, du combat des peuples contre Trump et Poutine, et de la lutte sociale, est plus vaste et plus forte.
Aplutsoc appelle à participer aux manifestations féministes dans toute la France ce samedi 4 juillet, et invite à discuter des perspectives et de l’action commune nécessaire pour gagner dans la réunion-débat que nous organisons ce dimanche, 5 juillet, à 14h au Maltais Rouge (40 rue de Malte – Métro République ou Oberkampf) à Paris (nous contacter pour avoir un lien afin de participer en visio : écrire à aplutsoc@netc.eu ).
30.06.2026 à 00:15
aplutsoc
À Tcherkasy, les habitants se sont rassemblés pour la troisième fois sur Lisova Prosica pour protester contre un projet immobilier. Ils bloquent les travaux d’un promoteur. Ils ont également bloqué la route.
« Hier (29 juin), nous avons convenu de travailler avec nos défenseurs, les vétérans, pour défendre ce site. À quoi bon avoir élu un maire s’il ne nous écoute pas ? » explique une manifestante.
Elle a ajouté qu’ils avaient envoyé trois lettres au conseil municipal pour s’opposer au projet, et que par conséquent, le 1er juillet à 8 heures du matin, ils se rendraient à la mairie pour faire part de leur position au maire en personne.
Halyna Zaleschenko, une habitante du quartier, est également opposée à ce projet.
« Nous nous battons pour chaque feuille verte, chaque brin d’herbe et chaque arbre. Pourquoi ne venez-vous pas expliquer aux habitants ce que vous avez fait ici ? Tout cela est illégal de leur part, c’est un parc. »
29 juin 2026
Patrick Le Tréhondat (RESU)
29.06.2026 à 14:19
aplutsoc
« Le communisme est la plus grande menace qui pèse sur notre pays depuis sa fondation, il y a 250 ans » ! Sans doute, cette déclaration tonitruante du président américain Donald Trump, faite par écrit le 26 juin, est destinée à sonner l’alarme et à regrouper derrière lui tout ce qu’il y a aux Etats-Unis de conservateurs, de réactionnaires et d’anticommunistes en vue des élections de mi-mandat en novembre prochain. Cela n’empêche qu’avec cette déclaration, Trump voit pour une fois juste. Et cela pour le grand embarras des médias libéraux ou même de gauche « modérée » de par le monde qui persistent à qualifier Mamdani de… « Démocrate » et qui feignent ne pas comprendre à qui et à quoi se réfère le président américain quand ils prétendent qu’il parle des leaders du …parti Démocrate !
Et pourtant, Trump non seulement se réfère nommément à Zohran Mamdani et à ses camarades Démocrates Socialistes (DSA) qui viennent de faire un malheur aux élections primaires du parti Démocrate de la semaine passée, mais il attaque aussi violemment avec ces mots les dirigeants de ce parti Démocrate parce qu’ils ne ripostent pas et laissent « les communistes faire ce qu’ils veulent » : «Ils ont peur de perdre les élections, ils ont peur du conflit. Ils ne sont ni assez intelligents ni assez coriaces pour lutter contre ce fléau. S’ils les combattaient comme ils combattent les républicains, ou moi, ils remporteraient la victoire, mais ils n’en ont pas le courage ». Et pour qu’il n’y ait aucun doute, Trump qualifie ses affirmations de « déclaration sur l’élection récente de communistes dans notre pays», tout en précisant que ces nouveaux élus « ne sont pas des sociaux-démocrates, ce sont des communistes purs et durs, athées» D’ailleurs, selon des témoignages des sénateurs Républicains qui avaient rencontré Trump au lendemain des succès électoraux des Démocrates Socialistes, celui-ci «s’est parfois laissé emporter par l’émotion, expliquant en substance que le communisme était en train de prendre le dessus »…(1)
Ceci étant dit, on doit constater que Trump a plutôt raison de dramatiser la situation. D’un côté, les victoires des militants DSA aux primaires du parti Démocrate tendent maintenant à devenir la règle, avec ou même sans le soutien proclamé de Mamdani -que les médias américains qualifie actuellement de « faiseur des rois »-, tandis qu’on compte déjà des maires DSA à New York, à Seattle, bientôt à Washington DC, et dans quelques mois probablement à Los Angeles. Et de l’autre, la direction du parti Démocrate est terriblement impopulaire, démoralisée, totalement discréditée auprès de sa base, sans idées. sans programme, sans personnalités capables de rivaliser avec Mamdani, Bernie Sanders ou Alexandria Ocasio-Cortez, et surtout dépourvue de volonté de faire barrage à Trump. Le résultat est que des jeunes femmes peu ou pas du tout connues, ainsi que des jeunes hommes DSA arrivent dernièrement à battre, souvent même à écraser, des députés et sénateurs sortants faisant partie de l’establishment Démocrate, soutenus et financés par des possédants et autres milliardaires, et surtout par AIPAC, le jusqu’à hier tout puissant lobby [pro-] israélien.
A ce point, il est opportun d’ouvrir une parenthèse pour mettre en exergue le rôle déterminant du « phénomène » Mamdani dans ce qui est l’échec historique de Netanyahou et de son Israël dans la guerre au Golfe Persique. En conquérant New York, « la plus grande ville juive du monde », grâce aussi au soutien actif des dizaines de milliers de jeunes juifs newyorkais, qu’il avait -lui-même mobilisé et organisé, Mamdani a accéléré et approfondi ce qu’était déjà le ”divorce » des juifs americains avec l’Etat sioniste, mais aussi le revirement historique de l’opinion publique americaine en faveur des Palestiniens. Étant donné la dépendance extrême et traditionnelle d’Israël du soutien financier, militaire et diplomatique des Etats-Unis, mais aussi de la communauté juive de ce pays, il ne fait pas de doute que les événements précités ont contribué grandement à l’affaiblissement d’Israël, à la prise de distances de Trump et de son administration par rapport à Israël, et à la fin, à ce qui fait que l’Etat hébreu est, selon le vice président américain JD Vance, « le plus haï du monde ». Et tout ça au moment où Israël est en train de vivre son heure de la vérité et d’être plongé dans une crise terminale. Une crise probablement sans retour !
Mais, revenons à ces Etats-Unis de Trump qui sont également plongés dans une crise historique. Trump a raison de s’inquiéter et de sonner l’alarme car il est lui-même et son régime en crise, au point de paraître presque incapables de faire barrage à Zohran Mamdani et ses « communistes ». Par exemple, il n’y aucun leader Republicain, Trump compris, en état de rivaliser avec les leaders du camp « communiste » en popularité. En effet, tous les sondages donnent Alexandria Ocasio-Cortez, Mamdani et Bernie Sanders bien plus populaires que tous les leaders tant du parti Démocrate que Republicain ! Ce qui fait qu’ une éventuelle candidature d’Ocasio-Cortez à la présidence du pays en 2028, est en train de gagner en crédibilité et en soutien populaire…
Tous ces événements qui auraient pu paraître impossibles et de pure politique fiction il y a quelques années, sont maintenant possibles parce qu’ils correspondent à l’évolution très réelle, sans précédent et de plus en plus profonde et accélérée que la société nord-américaine a accomplie dans ses deux dernières décennies bien tumultueuses. C’est ainsi que ceux des citoyens américains qui considèrent qu’il serait «a good thing » (une bonne chose) que leur pays passe du capitalisme au socialisme, sont actuellement plus du tiers (38%) de la population, tandis qu’ils n’étaient que 18% en 2010. Et détail très significatif, c’est maintenant la grande majorité des Démocrates (72%) et des Indépendants (60%) qui pensent que le système capitaliste ne marche pas bien ou ne marche pas du tout bien ! (2)
En somme, la récente avalanche des succès électoraux des militants Démocrates Socialistes [DSA], la grande popularité de Zohran Mamdani, d’Ocasio-Cortez et surtout de Bernie Sanders, ou même le revirement radicale de l’opinion publique en faveur des Palestiniens et contre Israël ne tombent pas du ciel et ne sont pas des produits éphémères d’un quelconque mouvement de protestation des citoyens américains. En réalité, ils plongent leurs racines dans la (multi)crise historique des Etats-Unis et de leur société, laquelle a été énormément accélérée et approfondie par l’arrivée au pouvoir de ce Caligula nazifié qu’est Donald Trump. Sans oublier évidemment, le plus populaire de tous les américains, ce vieux sénateur indépendant Bernie Sanders dont les deux campagnes électorales pour la présidence des Etats-Unis ont radicalisé et politisé toute une génération de jeunes américains, qu’on retrouve maintenant à la tête de ce que Trump appelle un peu allégrement « menace communiste » qui plane au dessus de la superpuissance américaine. Et pour terminer, on ne peut être sûrs que d’une chose : la suite des événements promet d’être terriblement passionnante…
YM, 29 juin 2026
Notes
1. Voir aussi notre texte Vers l’inéluctable affrontement à mort Trump-Mamdani! : https://blogs.mediapart.fr/yorgos-mitralias/blog/101125/vers-l-ineluctable-affrontement-mort-trump-mamdani
2. How open are Americans to socialism, after all?: https://edition.cnn.com/2026/06/25/politics/democratic-socialism-primary-elections
29.06.2026 à 08:54
aplutsoc
Pour cause de canicule, report de l’initiative initialement prévue le 26 juin

Le 10 septembre 2025, nous étions plus de 500.000 à descendre dans la rue et à mener des centaines d’actions, notamment des blocages, partout en France avec comme mot d’ordre « Indignons-Nous/Bloquons Tout ! »
Né sur les réseaux sociaux l’été dernier en réponse au plan d’austérité XXL annoncé alors par Bayrou, Premier Ministre de l’époque, ce vaste mouvement auto-organisé a débordé le cadre classique des contestations syndicales et politiques.
Il a fait entendre la colère – mais aussi les attentes – du plus grand nombre : jeunes, privé·es d’emploi, travailleurs·euses ou retraité·es, nous nous sommes retrouvé·es avant, pendant et après autour de la réussite de cet événement.
Comme avant lui, Nuit Debout, les Gilets Jaunes, les révoltes suite au meurtre de Nahel ou encore la contestation du pass sanitaire, ce mouvement hors-cadre a fait trembler le pouvoir… et même provoqué la chute d’un gouvernement !
Et la mobilisation intersyndicale du 18 septembre, qui a profité de la dynamique du 10, a pesé sur la discussion parlementaire du budget même si plusieurs mesures antisociales ont finalement été adoptées.
Nous avons aussi œuvré à donner un prolongement à cette poussée, d’abord en organisant un meeting aux Invalides le 15 novembre 2025 puis une Semaine noire sur Paris en mars dernier.
Plusieurs mois après, où en sommes-nous ?
Au plan international, la résistance du peuple ukrainien face à l’envahisseur russe tient bon après quatre ans de conflit ; le génocide du peuple palestinien se poursuit et s’étend au Liban ; et la guerre déclenchée par les États-Unis contre l’Iran – soi-disant pour libérer la population opprimée par le régime – pour le contrôle du pétrole et de son acheminement a des répercussions durables sur toute l’économie mondiale, dont la nôtre ; la Kanaky, toujours sous domination française, lutte pour son indépendance.
Salaires en berne, licenciements en hausse, montée du mal-logement, casse accélérée des services publics dont celui de l’Éducation Nationale, de la Santé et du travail social, détérioration sensible du climat, nouvelles épidémies, course à la guerre… Qui peut croire que cette situation peut perdurer comme si de rien n’était jusqu’en 2027 et, plus encore, se réglera par l’élection d’un homme providentiel à cette date ?
Ne les laissons pas jouer avec nos vies, ensemble, transformons tout !
Alors que les syndicats sont absorbés par leurs congrès et la préparation des élections dans la Fonction Publique et les partis par la préparation des présidentielles, il est temps de reprendre nos affaires en main.
Sur notre lieu de travail, d’études ou de vie, dans notre syndicat, organisation politique ou collectif, discutons, proposons, retrouvons le déclic qui a réussi, l’an dernier à infléchir la situation politico-sociale du pays. Sortons du cadre, rencontrons-nous pour nous soutenir entre personnes déterminées afin que les différents mouvements grandissent, s’unissent et gagnent à la rentrée.
Pour en discuter, nous organisons une soirée publique, ouverte à tous·tes, dont des représentant·es de différentes luttes menées ces derniers mois, vendredi 3 juillet à 19h à l’EDMP, 8 impasse Crozatier, 75012 Paris (M° Reuilly-Diderot ou Ledru-Rollin).
Mail : bloquonstoutIDF@proton.me