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Mr Mondialisation

Think tank informel et citoyen francophone à visée internationale


▸ les 10 dernières parutions

23.01.2026 à 11:28

Mercosur, ultra-riches et saumons : les 10 bonnes nouvelles de la semaine

Mauricette Baelen

Vous n’avez pas eu le temps de lire l’actu ? Voici 10 bonnes nouvelles à ne pas manquer cette semaine. 1. Mercosur : le Parlement européen engage un bras de fer juridique contre l’accord Le Parlement européen repousse la ratification de l’accord UE-Mercosur et saisit la Cour de justice de l’Union européenne. Cette démarche vise […]

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Texte intégral (729 mots)

Vous n’avez pas eu le temps de lire l’actu ? Voici 10 bonnes nouvelles à ne pas manquer cette semaine.

1. Mercosur : le Parlement européen engage un bras de fer juridique contre l’accord

Le Parlement européen repousse la ratification de l’accord UE-Mercosur et saisit la Cour de justice de l’Union européenne. Cette démarche vise à contester la compatibilité du traité avec le droit européen et retarde son adoption. (Toute l’Europe)

2. Fiscalité : des centaines d’ultra-riches réclament une hausse des impôts

Près de 400 millionnaires et milliardaires demandent publiquement une augmentation de la fiscalité sur les plus riches. Ils estiment que la sous-imposition actuelle favorise les inégalités et la concentration des richesses. (Journal de Montréal)

3. A69 : la justice contraint le concessionnaire à quitter des terres illégalement occupées

Atosca doit se retirer de 42 parcelles occupées sans droit sur le tracé de l’autoroute A69, dans le Tarn. Cette décision constitue une avancée juridique pour les opposants au projet.(La Relève et La Peste)

4. Indonésie : retrait de 28 permis après des inondations liées à la déforestation

Les autorités indonésiennes révoquent 28 permis accordés à des entreprises forestières. Ces retraits interviennent après de graves inondations dans des zones fortement déboisées.
(Reporterre)

5. Fermes à saumons : la contestation citoyenne progresse jusqu’à l’Assemblée

Une coalition de 27 ONG appelle à un moratoire de dix ans sur les fermes à saumons industrielles. Elles se mobilisent sur le littoral atlantique et interpellent des députés à Paris. Les projets d’aquaculture intensive sont directement mis en cause.(Vert)

6. Énergie : le charbon recule en Chine et en Inde

La production d’électricité à partir du charbon diminue drastiquement en Chine et en Inde, une première depuis les années 70. Cette baisse s’inscrit dans une tendance observée sur le long terme.
(The Guardian)

7. Santé : la pollution de l’air par les microplastiques revue à la baisse

Les concentrations de microplastiques dans l’air sont inférieures aux estimations précédentes selon de nouvelles mesures. Ces données révisent à la baisse l’ampleur du phénomène étudié. (Vert)

8. Mobilités : des routes rurales transformées en itinéraires cyclables

Des collectivités transforment ou projettent de transformer des routes secondaires peu fréquentées en itinéraires cyclables dans les zones rurales françaises. Plusieurs expérimentations sont déjà en cours. (Reporterre)

9. Recherche : une piste prometteuse pour ralentir Alzheimer

Des chercheurs identifient une piste thérapeutique susceptible de freiner la progression de la maladie d’Alzheimer. Les résultats reposent sur des travaux expérimentaux récents.
(Futura-Sciences)

10. Biodiversité : le kakapo se reproduit à nouveau après quatre ans

Le kakapo, perroquet en danger critique d’extinction, se reproduit de nouveau en Nouvelle-Zélande pour la première fois depuis quatre ans. Plusieurs naissances sont enregistrées grâce aux programmes de conservation.
(Ouest-France)

–  Mauricette Baelen

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23.01.2026 à 11:01

Trump, 49.3 et SNCF : les 10 actus de la semaine !

Mauricette Baelen

Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? Voici 10 infos à ne surtout pas manquer cette semaine.  1. Trump sacrifie des réserves naturelles pour construire un mur anti-migrants Aux États-Unis, Donald Trump autorise la destruction de zones naturelles protégées afin d’accélérer la construction d’un mur frontalier. Des lois de protection sont contournées, […]

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Texte intégral (928 mots)

Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? Voici 10 infos à ne surtout pas manquer cette semaine. 

1. Trump sacrifie des réserves naturelles pour construire un mur anti-migrants

Aux États-Unis, Donald Trump autorise la destruction de zones naturelles protégées afin d’accélérer la construction d’un mur frontalier. Des lois de protection sont contournées, affectant directement des écosystèmes classés. (La Relève et La Peste)

2. 49.3 : un nouveau passage en force avec le soutien du Parti socialiste

Budget d’austérité : le gouvernement Lecornu recourt pour la 29ᵉ fois depuis 2022 à l’article 49.3 pour faire adopter un texte sans vote. Cette utilisation intervient avec le soutien du Parti socialiste. (Contre Attaque)

3. SNCF : des violences sexistes et sexuelles dénoncées, des victimes mises à l’écart

Des violences sexistes et sexuelles sont signalées au sein de la SNCF. Des victimes dénoncent une gestion interne qui conduit à leur mise à l’écart plutôt qu’à des sanctions contre les agresseurs. (Basta!)

4. Espionnage : les écouteurs Bluetooth dans le viseur des services de renseignement

Des failles techniques permettent d’utiliser certains écouteurs Bluetooth comme outils d’espionnage. Les services de renseignement redoutent leur détournement pour capter des conversations à l’insu des utilisateurs, notamment dans le cas des débordements de Trump sur le Groenland. (Futura-Sciences)

5. Nucléaire : huit Français sur dix inquiets du risque de guerre

Un sondage IFOP révèle que 80 % des Français se disent préoccupés par le risque de guerre nucléaire. Cette inquiétude traverse l’ensemble des catégories sociales et politiques.
(L’Humanité)

6. Pesticides : des potagers contaminés par du prosulfocarbe

Des jardins potagers sont contaminés par du prosulfocarbe, un herbicide volatil utilisé sur les céréales, et capable de se diffuser sur de longues distances. Des cultures non traitées sont touchées. (Reporterre)

7. Assistants du FN : Marine Le Pen plaide la bonne foi

Au procès des assistants parlementaires du Front national, Marine Le Pen affirme avoir agi de bonne foi, tout en mentionnant une certaine ambiguité. L’affaire porte sur l’utilisation de fonds européens et des soupçons d’emplois fictifs. (Paris-Normandie)

8. Groenland : Trump renonce à l’accaparement et aux droits de douane 

Donald Trump renonce au Groenland et à aux droits de douane concernant le Groenland après les avoir envisagés. Il annonce un « futur accord ».  (L’Humanité)

9. Lycée : des enseignants dénoncent un programme de SES inadapté

Des professeurs de sciences économiques et sociales critiquent un programme jugé déconnecté des enjeux écologiques actuels. Ils dénoncent un formatage des contenus enseignés. Certains dénoncent le programme Erasmus +. (Vert)

10. L’État français mis en cause pour avoir muselé des associations

La France est poursuivie devant la Cour de justice de l’Union européenne pour avoir restreint l’action d’associations, notamment dans la protection du loup. Les mesures contestées concernent notamment la liberté d’expression et d’action des organisations. (La Relève et La Peste)

–  Mauricette Baelen

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23.01.2026 à 05:00

Carnet de voyage : une communauté suédoise avant-gardiste

Mr Mondialisation

En 2019, Framboise et Kiwi*, deux journalistes écolos, traversent l’Europe en auto-stop, de la Suède à l’Espagne. Leur objectif : explorer des lieux autonomes et écoresponsables pour imaginer d’autres façons de vivre. De zones à défendre (ZAD) en écovillages, ce voyage initiatique questionne le rapport au capitalisme, à la liberté et à l’habitat. Plusieurs années […]

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Texte intégral (3000 mots)

En 2019, Framboise et Kiwi*, deux journalistes écolos, traversent l’Europe en auto-stop, de la Suède à l’Espagne. Leur objectif : explorer des lieux autonomes et écoresponsables pour imaginer d’autres façons de vivre. De zones à défendre (ZAD) en écovillages, ce voyage initiatique questionne le rapport au capitalisme, à la liberté et à l’habitat. Plusieurs années plus tard, retour sur cette expérience et sur ce qu’elle a changé dans leurs vies.

Après une intense semaine dans la forêt de Hambach, Framboise et moi reprenons la route pour ce qui sera notre plus long trajet de l’été. Cap vers Gotland, une île suédoise au milieu de la mer Baltique ! Il nous aura finalement fallu 4 journées d’auto-stop pour parcourir les quelque 1500km qui séparent l’écovillage de Suderbyn de notre précédent lieu de villégiature.

Après deux Zones à défendre où la lutte politique prédomine sur la quête d’autosuffisance, nous sommes heureux de découvrir le premier écovillage de notre aventure estivale. D’autant plus que durant les recherches préalables à notre départ, Suderbyn nous a tout de suite séduits.

Depuis 2008 cette communauté, qui oscille entre 15 et 30 membres en fonction des saisons, s’évertue à réduire son impact écologique par toutes les manières possibles. Économie circulaire, permaculture et zéro-déchet y sont bien sûr les mots d’ordre, mais le village est loin de se contenter de ces objectifs déjà fort ambitieux.

Crédit image : Kiwi et Framboise

Bienvenue à Suderbyn

L’auto-stop étant ce qu’il est, nous arrivons sur place vers une heure du matin, accueillis par Joël, l’un des 3 fils des fondateurs de Suderbyn. Une chance pour nous qu’il fût encore debout : nous aurions été bien incapables de trouver où planter notre tente dans cette nuit noire.

Ce n’est donc que le lendemain que nous découvrons les 5 hectares de paysage idyllique où les potagers permacoles et la végétation plus sauvage se marient avec harmonie. Épuisés par le voyage, nous nous réveillons à 10h passées, pour découvrir que la petite maisonnette à une dizaine de mètres de l’emplacement de notre tente et que nous avions pu distinguer dans la pénombre n’est en fait pas une tiny house comme nous l’avions imaginé, mais l’une des cinq toilettes sèches du village !

Dès notre réveil, nous sommes tout de suite mis dans le bain. Nous croisons Antoine et Vesela, qui partaient faire la cueillette du jour. Cela tombe bien, depuis notre séjour à la ZAD du Moulin, la cueillette fait partie de nos activités préférées ! Nous les accompagnons avec plaisir pour remplir avec eux des pots entiers de fraises, de framboises et de myrtilles sauvages qui poussent en quantité aux abords du terrain.

Crédit image : Kiwi et Framboise

Une mosaïque de cultures

Une fois les baies récupérées, nous revenons vers la maison principale, lieu de vie de la communauté. L’occasion de nous présenter au reste de la troupe. Et tout de suite, nous sommes impressionnés par la diversité de cette grande famille : sur les 30 habitants qui occupent le lieu au moment de notre séjour, nous décomptons 13 nationalités différentes !

C’est personnellement la première fois que j’ai eu l’occasion, dans un seul et même endroit, d’en apprendre autant sur les cultures suédoise, finnoise, russe, turque, ukrainienne, géorgienne ou encore moldave. Évidemment, comme dans toute communauté aussi cosmopolite, les échanges se font en anglais, alors que paradoxalement ni le Royaume-Uni ni l’Irlande n’avaient de représentants sur place.

Nous apprenons vite que ce multi-culturalisme n’a rien d’un hasard. Depuis ses débuts, Suderbyn se veut particulièrement ouvert sur le monde extérieur. Très intégré dans le GEN (Global Ecovillage Network) et dans un bon nombre d’initiatives européennes comme le CES (Corps Européen de Solidarité), ou Erasmus +, Suderbyn accueille ainsi chaque année de nombreux jeunes qui viennent de partout en Europe y mener des projets relatifs à l’autosuffisance, pour des durées s’étalant d’un mois à un an.

Apprendre en faisant

Suderbyn est donc devenu au fil du temps un des piliers du GEN, et prend sa mission pédagogique particulièrement au sérieux. En plus de la coopérative qui gère les besoins quotidiens de la communauté, une ONG dénommée « ReLearn » mène en parallèle de nombreux projets à buts éducatifs.

Nous faisons par exemple la connaissance d’Alissa, une des deux salariées de l’association, qui revenait tout juste du festival WeAre qu’elle a organisé en Russie, afin de sensibiliser ses compatriotes aux enjeux de la transition climatique et sociale. Outre la sensibilisation, Suderbyn s’est investi d’une autre mission, peut-être plus importante encore : apporter des solutions concrètes à tous ceux qui chercheraient à atteindre l’autosuffisance, et anticiper une ère post-pétrole.

Crédit image : Kiwi et Framboise

Parmi la quantité de projets menés par ReLearn, nous avons constaté que celui qu’ils appellent « Closed Loop » est celui qui mobilise le plus l’attention des Suderbyniens. Son ambition : rendre complètement obsolète la notion de déchets. Qu’il s’agisse de surplus alimentaires, d’urines ou d’excréments, avec Closed Loop, tout doit être réutilisé !

Pour ce faire, la communauté travaille actuellement sur une méthode de culture hors-sol, l’aéroponie, mais aussi et surtout sur « Tommy », le petit surnom qu’ils ont donné à leur digesteur de biogaz artisanal — le seul en Europe !

Particulièrement glouton, Tommy permet de transformer les déchets en engrais pour la permaculture, ou en énergie qui sert notamment à alimenter les quelques voitures que possède la communauté. Certes, Tommy est parfois capricieux, et les 5 volontaires qui s’en occupent au quotidien ont souvent affaire à des obstacles inattendus, comme un surplus de pression qui a fait exploser le couvercle du biodigesteur quelques jours avant notre arrivée.

« on pratique le « learning by trying » : on essaye, on échoue, on analyse, et on réessaye jusqu’à ce que ça fonctionne. »

Qu’à cela ne tienne, c’est une occasion supplémentaire pour affiner leurs connaissances ! Dans cette communauté comme dans la vie, on pratique le « learning by trying » : on essaye, on échoue, on analyse, et on réessaye jusqu’à ce que ça fonctionne.

Depuis 11 ans, l’écovillage a donc pu réunir quantité d’informations, développer de nombreux prototypes qu’il met ensuite en libre accès sur son site internet, pour que d’autres communautés actuelles ou futures puissent s’en emparer, se les approprier dans leur propre quête d’autosuffisance.

Avec Framboise, nous avons vraiment adoré la philosophie open source et pédagogique qui caractérise le lieu. Les potagers sont par exemple constellés de panneaux regorgeant d’informations sur les techniques permacoles appliquées sur place et chaque membre prend volontiers le temps de transmettre ses connaissances.

Crédit image : Kiwi et Framboise

Vivre ensemble, vraiment

De manière générale, nous avons trouvé particulièrement facile l’intégration à Suderbyn. Nous ne sommes restés qu’une semaine, et pourtant nous avions déjà l’impression de faire partie intégrante de la communauté, qui se veut la plus inclusive possible.

Tous les jours à 8h, excepté le week-end, se tient un « morning meeting » ouvert à toutes et tous. La réunion commence inévitablement par un tour de parole où les membres de la communauté s’expriment librement et sincèrement, donnent leur ressenti de la veille et partagent leurs émotions à l’aube de cette nouvelle journée.

Une fois ce rituel terminé vient la répartition des tâches du jour. Tout le programme de la semaine est inscrit sur un grand tableau, divisé en quatre catégories principales : construction, permaculture, administration et communication. Chaque référent prend alors la parole, pour expliquer les activités du jour, la main-d’œuvre dont il a besoin, et le temps que cela va prendre.

Les Suderbyniens peuvent ensuite se répartir le travail, sur la base du volontariat. Il nous a donc été très facile avec Framboise de suivre le rythme, identifier les tâches à effectuer, et nous rendre utiles dès les premiers jours, que cela soit au jardin, à la construction ou à la cuisine !

À Suderbyn en effet, pas question de se préparer son déjeuner dans son coin. Toujours dans un souci d’inclusivité, il a été décidé que les repas du midi seraient un moment de convivialité collectif. Ainsi, pendant que les autres s’affairent aux travaux du matin, trois ou quatre membres de la communauté s’occupent de préparer les légumes du potager pour un déjeuner entièrement végétalien et toujours excellent.

Crédit image : Kiwi et Framboise

Cette organisation, qui pourrait sembler rigide, demeure tout de même indispensable quand on connaît le turn-over important de la communauté, du fait du flot de volontaires en service civique, sans compter les curieux qui ne viennent que le temps de quelques jours.

Les limites de l’autogestion

Malgré ce système, une charge mentale énorme pèse sur les membres permanents, et d’autant plus sur les différents référents. Antoine, référent permaculture depuis 3 ans à Suderbyn, frôle régulièrement le burn-out : inclure les nouveaux arrivants, aviser en fonction de leurs compétences, et leur réexpliquer constamment les mêmes choses requiert une énergie folle.

Tant et si bien que la communauté envisage désormais sérieusement de n’accepter plus que les volontaires annonçant vouloir rester plusieurs mois sur place.

Un changement de politique tout à fait compréhensible, mais avec lequel nous n’aurions jamais pu découvrir cette formidable communauté. Car plus encore que la beauté du cadre, la pédagogie du lieu et la diversité des cultures qui peuplent Suderbyn, c’est la bienveillance de ses habitants qui nous a le plus marqués.

La famille qu’on choisit

Nous avons trouvé là-bas une vraie famille, incroyablement soudée. Nous qui avons choisi de surnommer notre utopie « La Casa des Papouilles », nous n’avons pas été déçus ! Les Suderbyniens expriment constamment leur affection les uns pour les autres par des mots doux, des caresses, des massages et beaucoup de câlins !

« c’est bel et bien l’amitié qui prime, sous sa forme la plus belle et la plus sincère. »

N’allez cependant pas vous imaginer une communauté débauchée où chaque soirée se termine en orgie ! Bien sûr, comme partout ailleurs, des amours se font et se défont à Suderbyn, mais c’est bel et bien l’amitié qui prime, sous sa forme la plus belle et la plus sincère.

Crédit image : Sergey Lioutchenko

C’est donc le cœur rempli d’amour, de gratitude et d’une pointe de tristesse, que nous devons quitter notre nouvelle famille, une semaine jour pour jour après notre arrivée. Mais nous en sommes certains : ce n’est qu’un au revoir… Nous reviendrons très vite, et cette fois pour plus longtemps, afin de profiter pleinement de tout ce que cet endroit magique peut offrir.

Framboise et Kiwi


Photo de couverture : Sergey Lioutchenko

*Framboise et Kiwi sont les pseudonymes choisies par les auteur·ices pour anonymiser leur nom et correspondre à leur projet.

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22.01.2026 à 05:00

« Je me suis trompé » : confession d’un complotiste repenti

Mr Mondialisation

C’est un discours qu’on n’entend presque jamais, tant il est empreint de honte. Comment reconnaître publiquement qu’on s’est trompé au point de relayer des théories du complot ? Un de nos lecteurs, complotiste repenti, a souhaité nous raconter comment il a basculé peu à peu dans le complotisme, jusqu’à entraîner à son tour des milliers de […]

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Texte intégral (4300 mots)

C’est un discours qu’on n’entend presque jamais, tant il est empreint de honte. Comment reconnaître publiquement qu’on s’est trompé au point de relayer des théories du complot ? Un de nos lecteurs, complotiste repenti, a souhaité nous raconter comment il a basculé peu à peu dans le complotisme, jusqu’à entraîner à son tour des milliers de personnes. Il témoigne ici à cœur ouvert.

Bonjour Mr Mondialisation et merci de m’offrir une tribune sur votre média indépendant. Encore aujourd’hui je préfère éviter de m’exprimer dans un journal « mainstream » car j’estime qu’ils alimentent à mon sens et malgré eux le conspirationnisme.

J’étais un YouTubeur et influenceur impliqué dans la diffusion des théories du complot depuis plusieurs années. Énormément de gens m’ont cru aveuglément alors que je n’étais qu’un jeune homme paumé et mal dans sa peau. J’exprime ici mon sentiment, comme je l’ai vécu, et chacun jugera…

Le grand saut dans le terrier du lapin…

Tout a commencé par un choc. Pour moi, c’était le 11 septembre 2001. Je me posais déjà beaucoup de questions sur la légitimité du pouvoir et de ce « système » en général. Tout le monde sentait que quelque-chose clochait, mais personne n’arrivait vraiment à mettre le doigt dessus. Cet état de transition, facilité par un évènement planétaire marquant (un peu comme la période de pandémie de 2020-2021), m’a mis dans un état second. Je voulais savoir «LA» vérité, celle qu’on ne dit pas à la télévision…

Je comprends avec des années de recul qu’on tombe plus facilement dans le conspirationnisme quand on débute son processus d’indignation et de rejet du système globalisé dans lequel nous vivons et qui rend souvent la vie difficile à supporter pour beaucoup. J’ose le dire : la base de ce questionnement est SAIN. Nous devons nous poser des questions. Malheureusement, les réponses que m’a offert Internet allaient m’enfermer dans un déni de la réalité.

Hier avec la guerre en Irak ou encore la crise désastreuse du coronavirus, les discours totalement contradictoires des gouvernements et des médias officiels, la géopolitique infâme, les guerres du pétrole, les inégalités records, la pédocriminalité très peu combattue par nos gouvernements, sans parler de la pente autoritaire avec son lot d’interdictions, d’austérité et de répression du peuple, comme moi, une masse de gens ont pris conscience que « quelque-chose n’allait pas ».

Et, j’ose le dire, c’est de prime abord une très bonne nouvelle. Les gens se mettent à douter, à se poser des questions sur ces sujets. Notre rapport à l’autorité a changé. Le problème, c’est qu’au début de ce processus de remise en question, personne n’a de réponse claire. On est perdu. Alors on cherche à trouver nos propres réponses, en toute « liberté », croit-on…

Effet Dunning Kruger – courbe d’apprentissage d’une compétence par rapport à son auto-évaluation. Source : WikimediaCommons

La vulnérabilité de notre ignorance

Et c’est là que les théoriciens du complot et des charlatans qui ont conscience de ce processus interviennent au moment où nous sommes le plus vulnérable. Ces gens arrivent avec des réponses idéales et faciles à digérer. Soudainement, on tire sur le fil d’une pelote de laine et tout se déroule comme par magie : nous trouvons réponse à tout. À la folie du monde, nous trouvons une explication qui semble tenir debout.

Tout semble connecté, cohérent et très vite, notre réalité bascule. Pour expliquer la folie du monde, il n’y a qu’une seule explication plausible : une machination planétaire. Et des indices, on en trouve à la pelle… Du moins, c’est ce que je croyais, alors que je sombrais dans une vision manichéenne du monde, sans nuance, déconnectée de la réalité. J’ai sauté à pieds joints dans le terrier du lapin.

De la défiance à la paranoïa

La grande force du complotisme, c’est de créer immédiatement des boucles de rétroaction positives. En gros, ceux qui nient le complot font forcément partie du complot : les scientifiques, les chercheurs, les journalistes, les médias, tout ceux liés à une structure officielle. Tout le monde est de mèche. On se met à douter de tout et de tout le monde en développant une forme de paranoïa qui confirme les théories dont nous abreuvent des personnages anonymes sur le web.

On se met à voir des confirmations du complot dans chaque nouvelle information. Même dans les discours officiels, on s’imagine voir des codes secrets, des mots veulent dire d’autres choses, des messages de l’élite pour l’élite. Mêmes les médias alternatifs et indépendants sérieux sont accusés d’être rachetés par d’obscurs groupes. C’est d’autant plus vrai s’ils sont connotés « social » ou « à gauche ».

La mécanique du complotisme

Car ce que j’ignorais à l’époque, c’est que le complotisme est surtout une vaste affaire politique, une manière de ramener les gens qui « doutent » dans le camp du capital et du conservatisme tout en prétendant lutter contre un ennemi invisible. J’y reviendrai.

Petit à petit, sur plusieurs mois, j’ai fait « mes propres recherches », avec le sentiment sincère de faire bien, d’avoir accès à une connaissance cachée, d’être un peu « au dessus du lot », d’avoir un coup d’avance sur les moutons, les endormis, les autres… J’avais le sentiment d’être puissant, seul devant mon écran.

Montage conspirationniste : Le design central est inspiré du logo d’IBM de 1924, la voyante provient d’une publicité pour restaurant des années 1930 – Source : WIkimedia Commons

Le puzzle truqué du « vrai monde »

Pour donner une image simplifiée, c’est comme si tu voulais faire un puzzle du tableau du « vrai monde », et que tu cherchais les pièces qui doivent rentrer dans les cases. Comme les pièces ne rentrent pas vraiment, tu forces un peu, et ça finit par s’emboîter. Un attentat ici, un inculpé pour pédophilie là-bas, des symboles bizarres qui se répètent, peut-être des codes secrets ? Tout ceci doit forcément avoir un sens caché.

Et tout bascule quand tu tombes sur des communautés de gens très actifs qui, comme toi, partagent les mêmes doutes, les mêmes croyances, un peu comme dans une secte ou une religion. L’effet de groupe confirme tout ce que tu croyais. Des milliers de gens, comme moi, en parlaient dans des vidéos Youtube, sur des forums, sur 4chan.

Chacun alimente sa paranoïa dans une boucle sans fin. Toute la complexité du monde trouve miraculeusement une réponse unique : un complot sataniste mondial d’une élite invisible (État profond gauchiste) pour asservir l’humanité. J’étais cuit. Je ne le savais pas encore.

Car à partir de ce point, une fois totalement convaincu d’être « dans le vrai », on ne fait que récolter des pièces pour les faire entrer de force dans le puzzle. Le moindre signe, le moindre faux pas, la moindre erreur de communication officielle, tout est fait pour entrer dans ce grand tableau. Avec le recul, je me dis que ça n’aurait pas pu se passer autrement.

Une décennie enfermé dans son écran

La pente était trop glissante. Nous, on savait… Avec ce sentiment d’appartenir à une élite éclairée, des combattants de la lumière. C’est ainsi que j’ai perdu pratiquement 10 ans de ma vie à tourner en rond sur internet à la recherche de réponses alors que dans les faits, j’étais devant mon écran, totalement inactif politiquement, à côté de la plaque. Je n’autorisais AUCUNE autre pensée que la mienne et celles de mes amis complotistes du web.

Toutes les informations qui ne rentraient pas dans ma vision, je les éliminais immédiatement. Je bloquais et me désabonnais des médias indépendants. Je m’éloignais peu à peu de mes amis et de ma famille. Je ne m’informais plus que sur des blogs conspirationnistes. Forcément, il ne restait autour de moi que des gens, des inconnus du web pour la plupart, qui confirmaient mes croyances.

Ce qui m’a sauvé

Ce qui m’a sauvé de cet enfer intellectuel, ce sont les études. Je comprends mieux aujourd’hui pourquoi les « intellectuels » sont autant critiqués dans cet univers. Les gens qui étudient sont perçus par défaut comme faisant partie d’une certaine élite. Toujours cette même vision binaire du monde : les méchants vs les gentils.

Étudier appartient pourtant à tous et permet d’élever la société par la connaissance des choses. En étudiant, j’ai forcément découvert comment vérifier solidement une source, comment rechercher des documents et lire des études scientifiques. On comprend peu à peu que, dans le monde capitaliste actuel, il y a énormément d’enjeux de pouvoir, de complexité, mais aussi de gens qui luttent sur le terrain contre ça, de militants qui fondent leur avis sur des recherches scientifiques, sur des enquêtes sérieuses et des sources collectives.

Je ne connaissais pas ce monde. J’imaginais qu’il faisait forcément partie de la machination. Je croyais que seules mes propres recherches avaient de la valeur, alors que je ne faisais que colporter tout ce qui passait sous mon nez. Ce fut difficile, mais j’ai du admettre petit à petit que j’avais tout faux. 

« Jusqu’ici, mon ennemi était invisible, un groupe obscur, intouchable, donc aussi facile à imaginer qu’impossible à détruire. »

Tout ? Non. Car les bases de mon indignation restent les mêmes. Les inégalités, les injustices, la pédocriminalité, les enjeux de pouvoir, tout ceci est bien réel et nous devons lutter contre. Ce que je ne voulais pas voir, c’est l’extrême complexité d’une civilisation de 7 milliards d’humains et de millions d’entreprises et d’institutions qui, toutes, tentent de tirer la couverture vers elles.

Jusqu’ici, mon ennemi était invisible, un groupe obscur, intouchable, donc aussi facile à imaginer qu’impossible à détruire. Peu à peu, j’ai réalisé que nous baignions tous dans le productivisme capitaliste mondialisé et que l’influence fait partie intégrante des règles du jeu.

Au même titre que le marketing peut te faire acheter une paire de chaussettes 20 fois le prix d’Ali Express en te convaincant de ta liberté de consommateur, les théories du complot m’avaient enfermé dans une démarche politique, malgré moi, en faveur du capitalisme.

L’assaut du Capitole, 6 janvier 2021. – Source : Wikimedia Commons

Quand QAnon m’a ouvert les yeux

Ceci est devenu particulièrement clair depuis l’avènement de QAnon, un mouvement complotiste qui se fonde sur « le plan » et place Donald Trump en sauveur de l’humanité. Trump, ce personnage issu d’une famille riche, milliardaire, magnat de la bourse, ami des pétroliers, qui possède des hôtels de luxe, des placements dans les pires multinationales criminelles, traite les femmes comme de la merde, a déboulonné toutes les réglementations écologiques des USA tout en détruisant les maigres acquis sociaux des Américains.

Comment tout ce que j’avais toujours combattu avait-il pu devenir mon sauveur ? C’en était trop. J’ai fini par rebasculer dans la réalité et sa triste complexité avec une sacrée gueule de bois.

J’ai commencé à observer ces théories du complot avec un œil critique et les fameuses cases du puzzles comme autant d’intox cherchant à enfermer mon esprit dans une vision anti-sociale et manichéenne du monde. Ayant appris à vérifier scrupuleusement mes sources entre temps, j’ai pu éliminer bon nombre d’intox.

Quand la pièce du puzzle ne rentre pas, elle n’est simplement pas la bonne ! De toute évidence, les anciens amis « conspi » se sont rapidement retournés contre moi. Je faisais désormais partie du complot à leurs yeux.

Découvrir la dimension politique du complotisme

J’ai peu à peu réalisé qu’énormément d’influenceurs conspirationnistes étaient proches de mouvances d’extrême-droite, des catholiques intégristes et des libertariens en général. Globalement, ils haïssent l’État, le collectif et les valeurs humanistes.

Ces personnes vouent un culte à l’argent et à la réussite personnelle. Il regorgent d’imagination pour gagner du pouvoir en s’abreuvant de la misère intellectuelle. Une fois encore, c’était exactement ce que je combattais depuis le début.

Rien d’étonnant alors de voir que l’ennemi à abattre pour eux, c’est une représentation approximative du communisme et des valeurs internationales. Tout individu ayant des idées un peu trop sociales est immédiatement classé dans le vague « camp des gauchistes », ceux que le plan vise à éliminer.

« Sans le savoir, j’étais, pendant tout ce temps, un partisan politique en faveur du capitalisme dans tout ce qu’il a de plus laid, jusqu’à devenir menaçant envers la vie elle-même. »

Car, oui, le plan final, c’est bien de tuer les individus qui soutiennent — selon eux — « l’État profond » imaginaire. Sans le savoir, j’étais, pendant tout ce temps, un partisan politique en faveur du capitalisme dans tout ce qu’il a de plus laid, jusqu’à devenir menaçant envers la vie elle-même.

Mais pour nous éviter de le comprendre trop rapidement, les théories du complot dont je faisais partie sèment des verrous intellectuels. L’un des leviers pour empêcher les gens d’envisager d’autres théories plus réalistes, c’est de sortir la carte « Soros ». Prendre un personnage influent du monde des riches et en faire un symbole, un ennemi central.

Son nom revient sans cesse dans les théories du complot. Tout doit passer nécessairement par lui. C’est un peu comme un joker. Quand il n’y a plus d’argument, il suffit de dire que c’est Soros qui manipule les institutions en secret. Pourquoi ? C’est simple : ce milliardaire défendrait des idées jugées « de gauche » en faisant des dons à des associations et des militants. Un peu comme tous les milliardaires en fait, surtout pour déduire fiscalement leurs profits.

J’ai mis plus de 10 ans à réaliser que le fond idéologique des théories du complot, c’est simplement de te faire croire que le « gauchisme » (les idées sociales, le partage, l’équité, la collaboration internationale…) c’est le mal, c’est Satan. Je caricature, mais on y revient systématiquement… Et l’usage du terme “satanisme” n’est pas un hasard : il fait référence à la culture occidentale chrétienne et son hégémonie menacée par la mondialisation.

Par conséquent : la justice sociale, le féminisme, le droit à l’avortement, l’égalité pour les minorités, la mise en commun des moyens de production, la démocratie, en fait, toutes ces choses sont englobées dans la théorie du complot. Peu à peu, sans même le réaliser, tu te mets à détester tous les ennemis du capitalisme, les ennemis des réactionnaires de droite, bref, ceux qui ont aujourd’hui le pouvoir dans les structures économiques.

Et un jour, comme je l’ai fait, tu te retrouves dans les commentaires Facebook à insulter des militants humanistes, à menacer de mort des gauchistes, à te moquer d’eux car “ils n’ont pas fait leur propre recherche”, ils font partie de l’état profond, etc. Je trouve ça tellement caricatural et bête avec le recul. J’étais devenu le meilleur allié des puissants, du grand Capital, du néo-libéralisme, de Trump. Et je croyais sincèrement faire partie des révolutionnaires !

Militants QAnon lors d’un rassemblement du président D. Trump à Minneapolis le 10 octobre 2019. Source : wikimedia

Revenir au réel et à sa complexité

Attention. Je me dois de faire un aparté car je connais par cœur la dichotomie de mes anciens alliés. Non, je ne dis pas que les Biden, les Obama, les démocrates ou les types qui tiennent des discours progressistes sont des anges. Loin de là. Aujourd’hui je peux voir le monde en nuances de gris. J’ai pris de la hauteur. Eux aussi soutiennent à leur manière le système économique capitaliste.

En fait, pour peu qu’on étudie sérieusement l’histoire de la politique, il n’y a plus aucune gauche sociale digne de ce nom dans le monde depuis 50 ans. L’État social a été détruit. Même la Chine joue selon les règles du productivisme. Définitivement, sortir du complotisme, ce n’est pas foncer tête baisser dans un autre camp.

« Le courage, c’est d’avoir le courage d’admettre qu’on s’est trompé. »

Une fois empêtré dans la théorie du complot, vous rejetez toute rationalité. La seule personne qui peut vous en sortir, c’est vous-même ! Je l’avoue aujourd’hui. J’ai perdu 10 ans de ma vie sur mon ordinateur, comme des millions de personnes. J’ai perdu de vue des dizaines d’amis et de proches. Je n’encourageais aucun changement de société.

Je soutenais un businessman qui a réussi à manipuler des millions de gens, comme moi. Je passais mon temps à trouver les réponses que je voulais absolument avoir.

La démarche rationnelle et scientifique, c’est tout l’inverse. C’est émettre une hypothèse, voir l’ensemble du spectre possible, et admettre les faits vérifiés et vérifiables. C’est infiniment plus complexe, fastidieux, chiant mais courageux que de taper ce que j’ai envie de trouver dans la barre de recherche Google. “Faites vos recherches” que je disais à tout le monde.

Finalement, apprendre, c’est grandir et changer. Le complotisme, c’est l’inverse. C’est stagner. C’est chercher absolument les réponses qui confortent nos croyances. Et forcément, on trouve toujours chaussures à son pied dans le vaste univers d’intox qu’est devenu Internet.

Je suis désolé

Aujourd’hui, je tiens à m’excuser pour les milliers (millions ?) de personnes que j’ai influencées sur Youtube et les forums de discussion. Si seulement ils savaient qu’un simple ado de 19 ans peut être à la tête d’un vaste réseau d’intox, ils ne goberaient plus tout ce qu’ils voient sur Internet.

J’ai influencé des gens de trois fois mon âge juste avec des liens bidons que je trouvais dans les tréfonds du web. Je sais que certains d’entre eux sont tombés dans la dépression, voire pire. Je suis désolé. Je ne savais pas ce que je faisais à l’époque.

Aujourd’hui, j’ai décidé de lutter contre les fléaux qui frappent notre monde, concrètement : sur le terrain, dans des associations, dans des médias indépendants et sérieux. Je veux également lutter contre l’obscurantisme et la bêtise humaine.

Tout ceci, vous pouvez le faire sans adhérer à des croyances, sans avoir à faire un choix manichéen entre un Biden et un Trump (ou entre un Macron et une Le Pen, d’ailleurs !). J’ai enfin trouvé la liberté, la seule pour laquelle il vaille la peine de lutter.

Un lecteur


Source photo de couverture : Pixabay

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21.01.2026 à 05:00

Dans l’Est congolais, l’héritage colonial belge nourrit encore la haine

Mr Mondialisation

Dans l’Est congolais, les rivalités locales s’inscrivent dans une continuité troublante : celle des stratégies de division mises en place durant la colonisation belge, entre la fin du XIXᵉ siècle et l’indépendance de 1960. À l’époque, le principe du « diviser pour régner » permettait à l’administration coloniale de fragmenter les communautés afin de mieux […]

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Texte intégral (3420 mots)

Dans l’Est congolais, les rivalités locales s’inscrivent dans une continuité troublante : celle des stratégies de division mises en place durant la colonisation belge, entre la fin du XIXᵉ siècle et l’indépendance de 1960. À l’époque, le principe du « diviser pour régner » permettait à l’administration coloniale de fragmenter les communautés afin de mieux les contrôler. Plus de soixante ans après le départ du colonisateur, cette logique semble s’être enracinée. Réappropriée par des acteurs politiques, armés et économiques, locaux comme internationaux, elle continue d’alimenter l’instabilité et de favoriser la perpétration de crimes dans une quasi-impunité.

La région des Grands Lacs africains — qui englobe aujourd’hui la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda et la Tanzanie — porte l’empreinte durable d’une histoire coloniale. Bien avant l’arrivée des Européens, ces territoires étaient structurés autour de royaumes et de chefferies centralisées, dotés de systèmes politiques relativement stables, d’économies agro-pastorales et de réseaux d’échanges régionaux. Des entités comme le Buganda, le Bunyoro, le Rwanda ou le Burundi, décrites par l’historien Jean-Pierre Chrétien dans L’Afrique des Grands Lacs. Deux mille ans d’histoire, formaient un espace organisé et interconnecté.

L’Afrique des Grands Lacs. Wikimedia.

La colonisation et la région des grands Lacs

Tout bascule au XIXᵉ siècle avec l’arrivée des explorateurs européens, à l’image de David Livingstone, prélude à une entreprise coloniale guidée par la quête de matières premières, l’ouverture de nouveaux marchés et la rivalité entre puissances européennes. La Conférence de Berlin de 1884-1885 scelle le partage du continent africain. La région des Grands Lacs est alors morcelée entre plusieurs empires coloniaux, principalement belge, allemand puis britannique.

La colonisation impose de nouvelles formes de gouvernance. Sous couvert d’administration indirecte, les autorités coloniales s’appuient sur les structures traditionnelles tout en les remodelant selon une lecture racialisée et ethnicisée des sociétés locales. Au Rwanda et au Burundi, l’idéologie hamitique introduit une hiérarchisation rigide entre Hutu, Tutsi et Twa, transformant des catégories sociales historiquement souples en identités ethniques figées. Cette construction coloniale institutionnalise les divisions et sème les germes de violences durables.

Dans le Congo belge, comme l’a documenté l’historien Jan Vansina, la domination coloniale se traduit par une exploitation économique brutale au service de la métropole : travail forcé, violences systématiques et déplacements massifs de populations marquent profondément les sociétés locales.

En redessinant les territoires, en bouleversant les rapports de pouvoir et en rigidifiant les identités, la colonisation a laissé un héritage explosif. Ces fractures historiques constituent l’un des principaux terreaux des tensions ethno-politiques, des crises de gouvernance et des conflits armés qui secouent encore la région des Grands Lacs depuis les indépendances.

D’où viennent les Banyamulenge, au cœur des conflits à l’Est de la RDC ?

Pour comprendre la controverse qui entoure les Banyamulenge en République démocratique du Congo, il faut remonter à la fin du XIXᵉ siècle, lorsque les puissances européennes redessinent la carte de l’Afrique. Lors de la Conférence de Berlin de 1884-1885, les frontières coloniales sont tracées de manière largement arbitraire, fragmentant d’anciens royaumes comme le Rwanda, le Burundi ou le Buganda, et séparant — ou au contraire amalgamant — des communautés qui partageaient jusque-là des espaces et des liens anciens. À la fin de la période coloniale, ces frontières sont maintenues par les nouveaux États indépendants, conformément au principe de l’Organisation de l’unité africaine, afin d’éviter des guerres de redécoupage territorial.

La Conférence de Berlin de 1884-1885 scelle le partage du continent africain entre les puissances européennes. Wikimedia.

C’est dans ce contexte historique que s’inscrit l’installation des Banyamulenge à l’Est de l’actuelle RDC. Selon l’historienne Monique Chajmowicz, les Banyamulenge sont majoritairement descendants de pasteurs tutsis ayant quitté le Rwanda au début du XIXᵉ siècle, à la suite de conflits de pouvoir internes. Avec l’accord des populations locales, ils s’établissent d’abord dans la région d’Uvira, sur les bas-plateaux du massif de l’Itombwe, une zone montagneuse culminant à près de 3 800 mètres.

Progressivement, pour protéger leurs troupeaux de la malaria, accéder à de nouveaux pâturages et s’éloigner de la tutelle des chefferies locales, ces groupes migrent vers les hauts-plateaux, alors peu exploités en raison d’un climat rigoureux peu propice aux cultures tropicales. Leur implantation repose sur des alliances avec les communautés voisines, fondées sur l’échange de services et le don de produits d’élevage contre des denrées agricoles. C’est ainsi que s’ancre, sur le temps long, la présence banyamulenge dans l’Est congolais.

Contrairement à une idée largement répandue, cette installation ne résulte pas d’une politique coloniale de peuplement. Comme le souligne l’historien René Lemarchand dans Rwanda and Burundi (1970), les mouvements de populations entre les hauts plateaux rwandais et l’Est du Congo précèdent largement le partage de l’Afrique et la mise en place des administrations coloniales. Les frontières n’ont jamais empêché ces circulations régionales anciennes.

En revanche, durant la période coloniale, les autorités belges favorisent effectivement l’arrivée de nouveaux migrants rwandais au Congo, principalement pour répondre à des besoins économiques et de main-d’œuvre, un point également analysé par Mahmood Mamdani dans When Victims Become Killers (2001). Une dynamique qui s’intensifie après la révolution sociale rwandaise de 1959, lorsque des dizaines de milliers de Tutsis fuient les violences et trouvent refuge dans les pays voisins, dont le Congo belge.

Cette succession de migrations, antérieures et postérieures à la colonisation, éclaire les racines historiques d’une présence aujourd’hui politisée et instrumentalisée. Elle rappelle surtout que la question des Banyamulenge ne peut être comprise qu’à l’aune d’une histoire régionale marquée par la mobilité, bien plus que par des frontières figées.

« Diviser pour régner » : l’héritage belge et sa réappropriation dans la région

À l’arrivée des colonisateurs belges en Afrique centrale, à la fin du XIXᵉ siècle, l’administration coloniale met en place une série de mécanismes destinés à mieux contrôler les territoires conquis. Parmi eux, une stratégie centrale : l’amplification — voire l’invention — de différences sociales et communautaires à des fins politiques et administratives. Cette méthode consiste à figer des identités, à hiérarchiser les groupes et à opposer les communautés pour affaiblir toute contestation collective.

Selon plusieurs rapports sur le passé colonial belge, relayés notamment par la RTBF, cette politique se traduit au Rwanda et au Burundi par un favoritisme institutionnalisé envers les Tutsi. L’accès à l’éducation, aux fonctions administratives et aux postes d’autorité leur est largement facilité, renforçant leur position sociale au détriment des Hutu. Human Rights Watch souligne, dans un rapport publié en 1999, que cette hiérarchisation repose sur la transformation de distinctions sociales historiquement fluides — Hutu, Tutsi et Twa — en catégories ethniques rigides, adossées à une idéologie raciale : la théorie hamitique, qui postule une prétendue supériorité des Tutsi.

Cette logique n’est pas limitée au Rwanda. Dans l’ensemble des territoires placés sous administration belge, y compris au Burundi et au Congo belge, la manipulation des appartenances identitaires devient un outil de gouvernement. À l’indépendance, ces clivages hérités ne disparaissent pas. En République démocratique du Congo, ils sont même réactivés par le droit. Selon The Brussels Times, une loi adoptée en 1981 restreint l’accès à la citoyenneté en révoquant celle des communautés arrivées après 1885. Dans les faits, ce texte est appliqué de manière discriminatoire à l’encontre des Banyamulenge et d’autres groupes qualifiés de « rwandophones », désormais assimilés à des populations étrangères ou non autochtones.

Dès lors, la question de l’identité banyamulenge devient un levier politique et sécuritaire majeur. Dans ce contexte, le mouvement rebelle du 23 mars (M23) se présente comme un protecteur des Banyamulenge. Le groupe affirme prendre les armes pour défendre une communauté qu’il juge menacée et privée de droits, notamment en raison de la contestation persistante de sa citoyenneté par les autorités de Kinshasa (capitale de la RDC). Cette justification est cependant largement remise en cause sur la scène internationale.

Des combattants du M23. Wikimedia.

Plusieurs rapports des Nations unies et d’organisations indépendantes décrivent le M23 comme un groupe étroitement soutenu par le Rwanda. Le gouvernement rwandais rejette ces accusations. Il affirme que toute présence de ses forces dans l’Est de la RDC vise exclusivement à lutter contre les groupes armés responsables du génocide des Tutsi de 1994, toujours actifs selon lui sur le sol congolais.

Cette divergence de récits masque toutefois des intérêts plus larges. Selon de nombreux rapports internationaux, le soutien rwandais au M23 s’inscrirait aussi dans une stratégie de contrôle des territoires riches en ressources naturelles de l’Est congolais. La question banyamulenge devient ainsi un argument mobilisé dans un conflit aux enjeux bien plus vastes, mêlant sécurité régionale, rivalités politiques et exploitation économique.

Ainsi, la politique de « diviser pour régner » n’est aujourd’hui plus l’apanage de l’ancien colonisateur, et est désormais réappropriée par des acteurs nationaux et régionaux. Selon le sénateur rwandais Tito Rutaremara, cité par Afrique Média, les autorités congolaises perpétuent cette logique héritée de la colonisation pour consolider leur pouvoir.

La prolifération des discours de haine

Depuis plus de trois décennies, les discours de haine se sont installés durablement dans l’espace socio-politique de la région des Grands Lacs. Ils réapparaissent avec une intensité particulière lors des périodes de crise et de conflit armé. Selon l’analyste Félix Mukwiza Ndahinda, ces discours sont régulièrement instrumentalisés par des acteurs politiques et militaires pour diaboliser l’adversaire, le déshumaniser et, ce faisant, rendre la violence à son encontre socialement acceptable, voire légitime.

Cette dynamique est amplifiée par les réseaux sociaux. Une étude publiée dans le Journal of Genocide Research relève que les messages de haine, les théories du complot et les contenus stigmatisants visant les Banyamulenge et, plus largement, les Tutsi, circulent massivement sur des plateformes congolaises comme WhatsApp et Facebook. Les auteurs soulignent que ces contenus ne proviennent pas uniquement de marges radicalisées. Ils sont aussi relayés par des responsables politiques populistes, des dirigeants et sympathisants de groupes armés, des figures de la société civile, ainsi que par des membres de communautés voisines radicalisées. La diaspora congolaise, installée en Europe, en Amérique du Nord et en Afrique australe, joue également un rôle non négligeable dans la diffusion et l’amplification de ces discours, contribuant à envenimer les tensions sur le terrain.

Un épisode récent illustre la gravité de cette dérive jusque dans les plus hautes sphères de l’État. Le 27 décembre 2025, sur les ondes de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC), le général Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC), tient publiquement des propos à caractère xénophobe visant les femmes tutsi. Ses déclarations, diffusées à une heure de grande écoute, véhiculent des stéréotypes raciaux et des accusations complotistes, suggérant une supposée « infiltration » des communautés à travers les mariages.

Sylvain Ekenge, porte-parole des forces armées nationales congolaises, sur les ondes de la Radio-Télévision nationale congolaise, le 27 décembre 2025, sur une capture d’écran de son intervention. RTNC/YOUTUBE

L’échange est d’autant plus préoccupant que le journaliste présent en studio ne contredit pas ces propos, mais les prolonge, donnant l’impression d’une banalisation de la stigmatisation. Face à l’indignation suscitée, Sylvain Ekenge est suspendu de ses fonctions le 28 décembre. Dans un communiqué, l’état-major général des FARDC condamne des propos « contraires aux valeurs républicaines » et affirme qu’ils « ne reflètent ni la position de la RDC, ni celle du président de la République, ni celle du gouvernement ».

Mais pour de nombreux observateurs, le mal est déjà fait. Ce type de discours, tenu par un haut responsable militaire, renforce la perception des Banyamulenge comme des ennemis ou des étrangers de l’intérieur. Il alimente le sentiment, largement exprimé au sein de cette communauté, de faire face à une exclusion systémique, voire à une menace d’extermination.

Le retour de l’« empire He(i)ma » : un complot ethnique qui se régionalise

Dans un contexte où l’information circule instantanément sur les réseaux sociaux, les théories complotistes se mêlent à la bonne information, brouillant la perception des conflits. L’une des plus persistantes dans la région des Grands Lacs concerne le prétendu retour de l’« empire He(i)ma » — un terme utilisé pour désigner les Tutsi qui auraient exercé une influence politique et économique sur une partie du Rwanda, de l’Ouganda et de l’Est de la RDC.

Certains acteurs locaux, notamment parmi les Lendu, présentent les He(i)ma comme une élite autoproclamée, animée par un désir inné de domination. Inversement, les He(i)ma dépeignent les Lendu comme des « sauvages », génocidaires et incapables de gouverner. Cette diabolisation réciproque n’est pas nouvelle. Selon l’historien Alphonse Maindo Monga Ngonga :

« Les premiers conflits auraient eu lieu vers 1885 lorsque les pasteurs hema du Sud vinrent faire paître leurs troupeaux bovins chez les Lendu avec l’aide des Anglais qui voulaient les imposer, mais cela a chauffé. Par la suite, il y eut d’autres guerres en 1911, 1921, 1975, 1982 et 1994. Cependant, il n’y en a jamais eu d’aussi longues et meurtrières. »

Les Banyamulenge, partageant avec les He(i)ma la même origine tutsie et les mêmes activités pastorales, sont aujourd’hui accusés — sans preuves vérifiables — de nourrir des ambitions similaires : restaurer la domination des He(i)ma sur les pays voisins comme le Rwanda, l’Ouganda ou le Burundi. De tels discours complotistes, qui attribuent à toute une ethnie des intentions hégémoniques, exacerbent les tensions dans une région déjà profondément fracturée et ethniquement polarisée.

La propagation de ces récits discriminatoires et excluants menace de transformer une instabilité locale en crise régionale. Avec le conflit congolais qui peut facilement débordé vers les pays voisins, la situation devient critique. Il est désormais essentiel de promouvoir le dialogue, la coopération transfrontalière et la responsabilité dans les discours publics, tout en bannissant les messages haineux, afin d’éviter une escalade aux conséquences catastrophiques et de préserver la stabilité dans l’ensemble de la région des Grands Lacs et de l’Afrique de l’Est.

Thérence Hategekimana

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20.01.2026 à 05:00

Du supermarché à l’assiette : ProxiDon révolutionne le don alimentaire

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Créée par la Banque Alimentaire en 2019, ProxiDon est toujours active et opérationnelle en 2026. La plateforme est désormais déployée dans une grande partie des départements français et permet à tous les commerces, y compris de petite taille, de donner facilement leurs invendus. Ainsi, elle renforce l’aide alimentaire locale tout en limitant le gaspillage. Zoom […]

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Texte intégral (927 mots)

Créée par la Banque Alimentaire en 2019, ProxiDon est toujours active et opérationnelle en 2026. La plateforme est désormais déployée dans une grande partie des départements français et permet à tous les commerces, y compris de petite taille, de donner facilement leurs invendus. Ainsi, elle renforce l’aide alimentaire locale tout en limitant le gaspillage. Zoom sur un outil encore trop méconnu.

Depuis plus de 30 ans, la Banque Alimentaire collecte des denrées invendues auprès des grandes surfaces, des industriels et des producteurs, pour les redistribuer aux associations qui soutiennent les personnes en situation de précarité.

En 2016, la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire a rendu obligatoire le don des invendus pour les supermarchés de plus de 400 m². Mais les magasins de taille inférieure ne sont pas concernés par cette obligation. C’est précisément pour ces commerces que ProxiDon a été créé en 2019 : permettre à tous les commerces, quels que soient leur taille ou leurs volumes, de redistribuer facilement leurs invendus aux associations locales, sans contraintes logistiques.

Crédit image : Banque alimentaire du Rhône

Comment ProxiDon complète les collectes classiques

Chaque jour, des centaines de bénévoles continuent de collecter de grandes quantités de denrées, principalement dans le Rhône, mais aussi dans d’autres départements. ProxiDon permet de compléter ces actions dans les zones où la logistique classique est difficile ou pour de petites quantités, tout en facilitant l’accès à des produits frais ou biologiques.

Le fonctionnement est simple : le commerçant indique les types de produits et les quantités qu’il souhaite donner. Les associations situées à proximité reçoivent une notification par SMS et par mail et peuvent réserver le panier en ligne avant de venir le récupérer à l’adresse et à l’horaire convenus. Les dons sont défiscalisés, ce qui encourage la participation.

Une couverture nationale et un impact concret

Si ProxiDon était initialement présent dans quelques départements (Rhône, Bouches-du-Rhône, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Paris-Île-de-France et Calvados), la plateforme s’est aujourd’hui étendue à la majorité du territoire national, avec le soutien des Banques Alimentaires locales.

Aujourd’hui, ProxiDon connecte plus de 1 300 commerces et 1 700 associations, permettant la redistribution de plus de 655 000 kg de denrées, soit environ 1 300 000 repas distribués.

Crédit image : Banque alimentaire du Rhône

Gaspillage et précarité : un enjeu toujours d’actualité

 En France, environ 33 % du gaspillage alimentaire se produit au niveau des ménages, le reste étant réparti entre la production, la transformation et la distribution. Chaque année, près de 10 millions de tonnes de denrées encore consommables sont jetées, alors qu’une partie de la population peine à se nourrir correctement : 21 % déclarent avoir des difficultés à manger sainement trois fois par jour, et 27 % ne peuvent pas consommer des fruits et légumes tous les jours (baromètre Ipsos Secours Populaire 2018).

Grâce à ProxiDon, une partie de ces denrées est aujourd’hui redirigée vers des associations locales, renforçant la lutte contre la précarité et montrant qu’une solution numérique peut compléter efficacement l’action humaine et logistique de longue date des Banques Alimentaires. En parallèle, on vous propose 5 méthodes pour éviter le gaspillage alimentaire.

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