30.07.2026 à 22:43
Mr Mondialisation
Créer une librairie entièrement consacrée à l’antiracisme, c’est, pour Nawal, une nécessité. Face à l’intensification des discours racistes et à une histoire coloniale que la France peine encore à regarder en face, elle a voulu rassembler, dans une librairie en ligne, des ouvrages qui permettent de comprendre les mécanismes du racisme et de découvrir des […]
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Ingénieure pendant plus de quinze ans, Nawal a choisi de changer de voie pour créer, au printemps 2026, ManYaya, une librairie en ligne entièrement consacrée à l’antiracisme.
Son ambition : rendre accessibles des ouvrages qui permettent de mieux comprendre les mécanismes du racisme, de mettre en lumière des voix trop souvent invisibilisées et d’alimenter une réflexion ouverte à toutes et tous. Elle répond à nos questions sur son projet, le contexte politique actuel et la place de la littérature dans la lutte contre les discriminations.
Nawal : « Je suis Nawal et j’ai ouvert la librairie ManYaya au printemps 2026. C’est une libraire dédiée à l’antiracisme et en ligne entièrement. J’aime bien la présenter comme une librairie généraliste, c’est-à-dire qu’il y a toutes sortes de livres : romans, bandes dessinée, littérature jeunesse, essais, et même un rayon vie pratique – avec un angle antiraciste.
De mon côté, j’ai travaillé en tant qu’ingénieure pendant plus de 15 ans, et puis j’ai profité d’une période de transition pour me réorienter complètement et choisir de me lancer dans un projet qui me tient à cœur. »
Nawal : « Il me semblait important de créer un espace où les lectures proposées ont systématiquement un angle antiraciste. Et il y a beaucoup de façons d’y parvenir : par la représentation, la mise en avant de personnages historiques oubliés, l’apprentissage des origines du racisme moderne, des ouvrages didactiques, etc. Or cet angle de vue n’est pas facilement accessible dans le monde du livre, c’est pourquoi il me paraissait primordial de créer ManYaya. »

Nawal : « La parole raciste existe depuis bien longtemps dans l’espace et le débat public, elle en fait partie. En revanche, elle est aujourd’hui plus courante, car employée – entre autres – par un plus large spectre du champ politique. »
« François Bayrou qui, quelques semaines après sa nomination comme premier ministre, parle de « sentiment de submersion » migratoire en est une illustration : une personnalité politique qui se revendique du centre reprend un discours s’inspirant clairement de la théorie d’extrême droite du grand remplacement. »
Nawal : « Oui, d’une certaine manière. Face à une extrême droite de plus en plus présente, il est important de créer des espaces qui proposent une opposition claire à ces idées, comme ManYaya. »
Nawal : « Que la société est déjà très divisée sur ce sujet, et que ça ne date pas d’hier !
« D’une façon générale, on n’améliore pas une situation en évitant soigneusement d’en parler. Le fait de nommer le racisme et d’en parler ne le rend pas plus présent. »
Mais pour comprendre ça, il faut déjà accepter que la France a du mal à voir son racisme en face… »
Nawal : « Le mot antiraciste fait presque peur parfois ! Pourtant il n’existe pas d’autre terme pour parler de la lutte contre le racisme. Il créé autant de tensions car les discussions sur les questions raciales sont encore très difficiles en France.
C’est certainement lié à notre histoire, et surtout à la façon dont on a essayé de la réécrire a posteriori : aujourd’hui le discours dominant prétend que la colonisation n’a pas eu que des mauvais côtés, minimise la participation de la France dans le commerce triangulaire et se souvient peu du climat antisémite qui régnait avant la seconde guerre mondiale… En n’affrontant pas notre passé honnêtement on ne le guérit pas. »
Nawal : « Non, évidemment. Il suffit, pour s’en rendre compte, de se souvenir de la polémique qui avait suivi la déclaration d’Emmanuel Macron, qui, en pleine campagne présidentielle en février 2017, avait qualifié la colonisation française de crime contre l’humanité. Il a d’ailleurs rapidement tempéré ses propos. »
Nawal : « Nous sommes encore jeunes, ManYaya a ouvert au printemps 2026, et pour l’instant, nous avons échappé aux attaques. Pas aux critiques bien sûr, mais ça fait partie du jeu.
Le fait que nous soyons uniquement en ligne nous préserve peut-être aussi un peu pour l’instant. Mais nous avons bien en tête que ça peut arriver, et pour en avoir parlé avec plusieurs librairies engagées, peu y échappent ! Un des exemples les plus manifestes de ces derniers mois est celui de l’excellente librairie parisienne Violette and Co. »
Nawal : « ManYaya a en premier lieu été pensée comme un lieu de ressource pour les personnes subissant du racisme, mais elle s’adresse à toute personne qui a envie de nourrir une réflexion à ce sujet.
Pour les personnes qui ne voient pas le problème, je pense qu’il leur faut un déclic pour s’y intéresser, et dans mon expérience il vient souvent d’un proche ou d’une rencontre. Alors si vous en avez le courage, et que la personne en face vous est chère, essayez ! »
Nawal : « Pour qu’une discrimination reste efficace et perdure, un des moyens utilisés est la déshumanisation. La communauté déshumanisée – quelle qu’elle soit – est ainsi perçue comme un ensemble uniforme et homogène.
Lire des fictions avec des personnages divers, complexes, avec leurs subtilités, leur humour, leurs qualités et leurs défauts permet d’inverser ce processus. En ça, je pense que ça peut-être un moyen efficace. »

Nawal : « Je ne peux pas parler de l’ensemble de maisons d’éditions (il y en a des centaines !). Mais il y en a plusieurs qui ont à cœur de mettre en avant des sujets, autrices et auteurs pour une meilleure compréhension des systèmes de dominations et de discriminations, et elles le font très bien.
Et nous tentons de les représenter dignement chez ManYaya ! Beaucoup d’entre elles sont d’ailleurs en très grande difficulté en ce moment même car leur distributeur Makassar est lui-même en risque de faillite, allez lire leur message sur sauvonslesindes »
Nawal : « Oui, et c’est à l’image de la société et du milieu culturel français : certaines voix sont très présentes et nous avons accès à toute la subtilité de leur vécu, et d’autres sont totalement invisibilisées, ou alors réduites à certains clichés.
Cette invisibilisation a beaucoup à voir avec ce qui est considéré par certains éditeurs comme portant un message universel et ce qui est vu comme niche, et qui, ne peut prétendument pas parler à tout le monde. »
[ndlr : lire notre interview de la maison d’éditions végane Evalou !]
Nawal : « Il persistera toujours des angles morts dans les fictions écrites par des personnes non concernées. C’est assez normal, car ce n’est évidemment pas uniquement une question raciale, mais de culture, de vécu, de milieu social, etc. C’est le cas pour tout le monde : on transmet moins bien ce qu’on ne connaît pas ou peu. »
Nawal : « Je dirais : l’omniprésence du racisme dans notre société. Il n’est pas le fruit de bons ou de mauvais comportements individuels, mais d’un système qui a hiérarchisé depuis des siècles les personnes en fonction de leurs origines et leur couleur de peau.
Ce rapport de domination est encore très présent dans la société française et se manifeste de façon très concrète : discrimination à l’embauche, dans l’accès à un logement, etc. »
« Nous avons toutes et tous à déconstruire des réflexes racistes intériorisés : cette déconstruction a forcément un coût, elle n’est pas facile, ni confortable. Mais c’est une démarche qui en vaut largement la peine. »
Nawal : « Oui, ce sont deux façons très différentes de théoriser le racisme. Dans l’antiracisme qu’on appelle moral, le racisme est une affaire individuelle : on décide d’être raciste ou de ne pas l’être, et on accorde son comportement en fonction.
L’antiracisme politique part du principe qu’il n’est pas question que des relations interpersonnelles mais plutôt d’un système qui discrimine les personnes non blanches, système directement issu du passé colonial et esclavagiste de la France. Le problème ne se résume pas à des actes, c’est un fonctionnement de société qui perdure. »
Nawal : : « Les deux ! Ce sont à la fois des lieux pour mieux comprendre, dénoncer, diffuser les combats antiracistes : les personnes porteuses de ce discours y trouvent un espace et c’est une bonne chose. Mais à l’opposé, les discours racistes y sont également très présents, décomplexés, et organisés en raids. »
Nawal : « Oui, chaque génération à sa façon d’aborder ce sujet. C’est très lié à l’histoire de l’immigration post-coloniale. Les nouvelles générations ne sont plus comme les premières générations qui avaient comme projet initial de rentrer au pays après quelques années. Les vécus et les perspectives ne sont plus les mêmes, la question du racisme n’est donc pas appréhendée de la même façon. »
Nawal : « Une super bande dessinée d’introduction est Le petit manuel antiraciste pour les enfants (mais pas que) de Rachid Sguini (Rakidd). Il y a aussi le livre très didactique de Rokhaya Diallo et Grace Ly issu du podcast du même nom Kiffe ta race. »
Nawal : « J’aimerais que ManYaya participe à dépassionner les débats sur le racisme. »
– Mauricette Baelen
Photo de couverture : Nawal de ManYaya
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Pendant l’été, certaines personnes profitent de leurs congés pour aller se détendre loin de chez elles. Si les vacances sont censées incarner un moment de plaisir, elles soulèvent aussi quelques questions : quel sera l’impact du voyage sur l’environnement, les habitants ou les territoires visités ? Voici quelques réflexes simples pour voyager de manière plus […]
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Voyager représente un privilège que tout le monde ne peut pas se permettre. Quatre Français sur dix ne partent pas une seule journée dans l’année. Pour les plus modestes, le chiffre grimpe même à cinq Français sur dix, alors qu’il s’effondre à deux sur dix pour les plus aisés.
Dans ce contexte, les plus chanceux pourraient souhaiter compenser leurs privilèges en prenant des vacances plus éthiques. Limiter son impact social et environnemental (en 2022, le tourisme dans le pays représentait l’équivalent des émissions annuelles de 10 millions de Français) est une aspiration compréhensible, mais surtout, une nécessité. Mr Mondialisation donne cinq pistes en ce sens.
À plus d’un titre, le choix de la destination a un impact important sur l’empreinte socio-environnementale d’un voyage. Le premier critère est la distance : plus une destination est lointaine, plus le déplacement nécessitera d’énergie et plus son bilan carbone sera élevé.
Les destinations proches permettent aussi plus facilement de privilégier des modes de transport moins polluants, comme le train, le covoiturage ou d’autres transports collectifs. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de partir à l’autre bout du monde pour être dépaysé : des régions voisines regorgent de patrimoines et de paysages méconnus. Une fois sur place, il est par ailleurs possible de louer un véhicule peu polluant si cela s’avère nécessaire, plutôt que d’effectuer tout le trajet avec sa voiture.
Enfin, le choix de la destination peut aussi avoir des conséquences sur les territoires visités. Il peut ainsi être préférable d’éviter les lieux touchés par le surtourisme, où certaines villes ou certains littoraux subissent une forte pression estivale, tant pour les habitants que pour les écosystèmes.
La question du logement pendant un séjour s’avère elle aussi cruciale. Les grandes plateformes de location touristique bouleversent en effet le marché de l’immobilier dans de nombreuses destinations. Dans les zones les plus fréquentées, une part croissante des logements est transformée en hébergements destinés aux vacanciers, ce qui contribue à faire grimper les loyers et le prix du foncier, et complique l’accès au logement pour les habitants à l’année.
Dans ce contexte, il peut être préférable de privilégier des formes d’hébergement qui profitent davantage au territoire, comme les petits hôtels familiaux, les campings ou les gîtes ruraux. Il est aussi envisageable de loger chez l’habitant, par exemple en écolieu ou via l’accueil paysan. Enfin, certaines pratiques permettent d’être hébergé gratuitement, comme l’échange de maisons, le couchsurfing ou le woofing.
Beaucoup de touristes choisissent les grands espaces pour s’évader durant leurs vacances. Or, de nombreux comportements peuvent fragiliser ces lieux. Il est, par exemple, indispensable d’éviter d’approcher de trop près les animaux sauvages et de les nourrir. Mais il faut aussi s’abstenir de cueillir des espèces protégées ou de ramener chez soi des éléments naturels, comme des plantes, du sable ou des coquillages.
Pour ne pas bouleverser l’environnement, il est également nécessaire de respecter les sentiers et les zones protégées, en particulier en période sensible pour le vivant. D’autres attitudes tombent sous le sens, comme limiter ses déchets (et ne pas les jeter n’importe où), économiser l’eau dans les régions sèches et éviter les comportements susceptibles de déclencher un incendie (mégots, barbecue, feux de camp, etc.).
Pour finir, il est préférable de bannir les activités touristiques qui exploitent les animaux : spectacles, zoos, aquarium, cirques, corrida, calèche, chevauchées, etc. De même, pourquoi ne pas profiter de vos vacances et de restaurants pour essayer une cuisine plus végétale qui n’a pas nécessité la mort d’un être sensible ?
En vacances, l’envie de « profiter » peut aussi encourager une consommation plus impulsive. Souvenirs à bas coût fabriqués à l’autre bout du monde, vêtements achetés pour l’occasion ou objets dont l’utilité reste limitée : ces achats ont souvent un coût environnemental et profitent peu aux territoires visités.
À l’inverse, privilégier les artisans, les producteurs locaux et les petits commerces permet de soutenir davantage l’économie du territoire. Il est également possible de choisir des restaurants qui travaillent avec des produits locaux et, pourquoi pas, d’en profiter pour découvrir une cuisine plus végétale.
Comme pour le logement, l’objectif est d’éviter que l’essentiel des retombées économiques du tourisme ne bénéficie aux grandes chaînes internationales. Consommer de manière plus responsable, c’est aussi contribuer à faire vivre les acteurs locaux.
Enfin, avant chaque achat, prendre quelques instants pour se demander s’il est réellement nécessaire peut éviter bien des achats superflus. Les meilleurs souvenirs tiennent parfois davantage dans les expériences vécues, les rencontres ou les photographies que dans un énième objet en plastique.
Lorsque cela est possible, partir en dehors de l’été peut aussi constituer une option intéressante. Une grande partie de la fréquentation touristique se concentre en effet sur les mois de juillet et d’août, ce qui accentue les phénomènes de surtourisme dans certaines destinations.
Voyager au printemps, en automne, voire en hiver, contribue à répartir la fréquentation sur l’année et à réduire la pression exercée sur les territoires. Avec le dérèglement climatique et la multiplication des canicules, ces périodes peuvent d’ailleurs offrir des conditions plus agréables dans de nombreuses régions.
Hors saison, les prix sont également souvent plus accessibles, même si cette possibilité dépend des contraintes professionnelles, familiales ou scolaires de chacun. Une fréquentation plus faible permet aussi de découvrir les lieux dans un cadre plus paisible et de favoriser des retombées économiques réparties sur une période plus longue, au bénéfice des habitants comme des acteurs locaux.
– Simon Verdière
Photo de couverture de Pascal Bernardon sur Unsplash
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Dans une société où la parentalité se vit souvent dans l’isolement, où les solidarités de proximité sont fragilisées et où les enfants évoluent dans un monde pensé avant tout par et pour les adultes, des voix appellent à refaire du commun autour de l’enfance. Car prendre soin des enfants ne relève pas seulement de la […]
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À Domaize, dans le Puy-de-Dôme, un collectif est en train de donner vie à la Trappe, un lieu d’accueil parents-enfants pensé comme un lieu-refuge, ouvert à toutes et tous. Projet enfantiste, féministe et de sécurité sociale populaire, la Trappe se définit comme un lieu de recherche et d’expérimentation autour de la parentalité, de la coopération entre adultes et enfants et de la place des plus jeunes. Un projet qui entend réinventer l’enfance et la parentalité collective.

L’arrivée d’un enfant, les nuits trop courtes, la fatigue qui s’accumule, le besoin de cuisiner sans devoir tout gérer seul·e, de prendre une douche en toute tranquillité ou simplement d’échanger quelques mots avec un autre adulte. Autant de situations ordinaires qui, pour beaucoup de jeunes parents, se vivent aujourd’hui dans un profond isolement.
Beaucoup de parents avancent avec très peu de soutien humain autour d’eux. La Trappe est née de ce besoin : créer un endroit où l’on peut venir une heure, une journée ou plus longtemps, souffler un peu, être entouré·e, partager un repas, discuter pendant que les enfants jouent ou simplement ne plus porter seul·e.

L’idée est d’avoir accès à des ressources pendant la grossesse et le post-partum, d’échanger sur le quotidien avec un enfant, de rencontrer d’autres parents, de se reposer et de jouer. Prendre soin des enfants, c’est aussi prendre soin des adultes qui les accompagnent.
Mais la Trappe ne veut pas seulement accueillir les familles : elle souhaite créer un lieu pensé à hauteur d’enfant. Parce que les enfants vivent dans un monde largement conçu par et pour les adultes, leurs besoins, leur rythme et leur voix doivent compter pleinement dans l’organisation du lieu.
Le collectif de la Trappe souhaite explorer une autre voie que celle de l’individualisme : construire un lieu où puissent s’expérimenter collectivement des manières de vivre qui consomment moins de ressources tout en améliorant la qualité de vie. Partager certains espaces plutôt que les multiplier, mutualiser des outils et des savoir-faire, prendre soin des enfants à plusieurs, découvrir qu’en faisant village, on peut parfois vivre mieux… avec moins.
Comment accompagner des enfants à plusieurs ? Comment mutualiser les outils, les réflexions, les espaces essentiels à l’accompagnement des enfants et à la parentalité ? Comment permettre à un adulte de souffler pendant qu’un autre joue avec les enfants ? L’objectif n’est pas de dire comment faire, mais d’offrir un endroit où chacun·e peut venir essayer, quelques heures, quelques jours ou plus longtemps, avant de repartir avec des idées qu’il ou elle aura envie d’adapter chez soi.

La Trappe n’est pas pensée comme un lieu avec des horaires d’ouverture fixes. L’idée est plutôt que chacun·e puisse y passer lorsqu’il en ressent le besoin. Certains jours, un repas sera en train de se préparer ou un chantier collectif sera en cours ; d’autres, le lieu sera plus calme. Il sera possible de venir y prendre une boisson, de bricoler, papoter, laisser les enfants jouer en sécurité ou simplement changer d’air après une nuit compliquée.
L’équipe de la Trappe ne veut pas que les plus jeunes soient simplement tolérés dans les marges de la vie adulte. Elle considère que ce n’est pas aux enfants de trouver leur place dans un monde pensé sans eux, mais aux adultes d’imaginer avec eux des espaces où ils puissent participer, explorer, apprendre, jouer et grandir pleinement. Cette attention collective permet aussi de partager une partie de la charge mentale liée aux enfants.

Pour les enfants, l’équipe imagine un véritable terrain d’aventures : des cabanes dans les bois, des outils à disposition, d’autres enfants avec qui grandir, des adultes disponibles, de la nature, du mouvement et du temps passé dehors.
L’histoire de la Trappe commence avec une expérience très concrète. Arrivée en Auvergne avec un bébé de deux mois, Anouk se retrouve très seule au quotidien. Elle découvre « cette fatigue particulière des jeunes parents » et ressent « ce besoin immense de trouver des lieux où l’on peut simplement être là avec son bébé sans devoir tout porter seul·e ». Elle se souvient :
« Quand je suis devenue maman, j’ai découvert à quel point il pouvait être difficile d’élever un enfant en étant souvent seule au quotidien. J’ai aussi découvert combien la présence d’autres adultes, d’autres enfants, d’autres regards bienveillants pouvait tout changer. »
En 2024, Anouk et Nicolas commencent à organiser des temps d’accueil parents-enfants à La Perm, à Billom. Très vite, une évidence s’impose : beaucoup de familles cherchent déjà à refaire village autour des enfants. Depuis deux ans, la Trappe a pris la forme de rencontres mensuelles, de discussions, de plans de cabanes dessinés dans des carnets et d’un même rêve partagé : créer le lieu qu’ils auraient aimé trouver en devenant parents.
Aujourd’hui, ce rêve devient concret. L’équipe a trouvé une grange et un terrain boisé d’environ 8 000 m² à Domaize. Le lieu est en cours d’achat et, en août 2026, il sera définitivement sorti du marché immobilier grâce aux Communs des bois, une association d’auto-défense administrative gérée par ses usager·ères.
Cette structure souhaite faciliter les expérimentations communalistes en collectant terres, richesses et biens afin de les soustraire au système marchand pour en faire des communs dans l’esprit de la sécurité sociale de 1945. L’usage du lieu est en cours de transmission à l’association La Trappe, qui en assurera la gestion et développera les activités.

Les travaux restent entièrement à réaliser. Une grande partie sera menée par l’équipe, avec l’aide de bénévoles et lors de chantiers participatifs. Une campagne de financement participatif a donc été lancée. Un premier palier de 12 500 € permettra de rendre le lieu sommairement habitable : raccordement à l’eau, compteur de chantier, installation photovoltaïque d’occasion, yourte et plateforme, sécurisation de la grange, cuisine et salle de bain provisoires.
Le deuxième palier, de 44 600 € cumulés, financera la transformation de la grange en véritable lieu de vie. Le troisième, de 58 300 € cumulés, permettra la construction d’une grande salle commune de 80 m² adaptée aux tout-petits, équipée d’un poêle de masse.

L’aventure de la Trappe peut être suivie sur Instagram, via un canal Telegram et sur le site de la campagne de financement. Le fonds de dotation de cette campagne est reconnu d’intérêt général : chaque don ouvre droit à une réduction d’impôt de 66 %.
Soutenir la Trappe, c’est contribuer à rendre possible un endroit où les premières années avec des enfants pourront se vivre un peu moins seul·e. Et, faire circuler cette idée constitue déjà un soutien précieux.
– Victoria Berni-André
Photo de couverture : la Trappe / avec toutes autorisations
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Le 19 juillet 2026, environ 2 000 Israéliens ont marché en direction de la bande de Gaza. Leur objectif était clair : réclamer le retour des colonies israéliennes dans l’enclave palestinienne. La marche était organisée par Nachala, un mouvement qui prône la colonisation. Selon El País, elle a bénéficié de la participation annoncée de 28 […]
The post Colonisation de Gaza : après le génocide, l’extrême droite israélienne veut s’installer sur les ruines first appeared on Mr Mondialisation.
Depuis le 7 octobre 2023, l’idée d’une recolonisation de Gaza s’est intensifiée chez certains israéliens. Elle est non seulement défendue par des organisations de colons, mais aussi par plusieurs membres du gouvernement. Ils évoquent des projets concrets. Cette évolution intervient dans un contexte particulier. Après près de trois années d’offensive israélienne, Gaza n’est plus qu’un champ de ruines.
En septembre 2025, la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur le territoire palestinien occupé a conclu qu’Israël avait commis un génocide. Mais pendant que la justice internationale poursuit son travail, une autre bataille a lieu depuis longue date. Celle de la terre. Car Gaza n’est pas seulement détruite. Certains responsables israéliens veulent y installer une nouvelle population.
L’ampleur des destructions à Gaza est difficile à concevoir. Selon une analyse satellite des Nations unies, environ 81 % des structures de la bande de Gaza avaient été endommagées au 11 octobre 2025.
La destruction touche les infrastructures nécessaires à la vie quotidienne, mais aussi les terres agricoles. Le territoire est à présent recouvert de millions de tonnes de débris sous lesquels se trouvent encore des restes humains. Cette destruction massive intervient après une offensive qui a provoqué des dizaines de milliers de morts.
La commission d’enquête indépendante mandatée par les Nations Unies a conclu qu’Israël avait commis un génocide dans la bande de Gaza. Une qualification bien évidemment démentie par l’État mis en cause, au point qu’il envisage aujourd’hui des projets de colonisation.
La chronologie est essentielle. La destruction massive de Gaza après octobre 2023 n’a pas fait naître l’idée d’une recolonisation israélienne du territoire. Celle-ci existe depuis longtemps au sein du mouvement colonial israélien. Dès avant le retrait de Gaza en 2005, une partie des organisations de colons considérait l’abandon des implantations comme une erreur historique et revendiquait leur maintien ou leur restauration. Les destructions massives du territoire et les déplacements répétés de la population palestinienne ont ainsi accompagné une accélération politique d’un projet qui existait déjà auparavant.
En juillet 2026, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a annoncé son intention d’établir trois implantations dans le nord de Gaza. Les lieux évoqués correspondent à d’anciennes colonies israéliennes évacuées en 2005 (Dugit, Elei Sinai et Nisanit). Le choix est hautement symbolique. Cette annonce ne constitue donc pas l’apparition du projet, mais une étape supplémentaire dans la normalisation institutionnelle d’une revendication portée depuis longtemps par le mouvement colonial.
Israël a déjà colonisé la bande de Gaza. Jusqu’en 2005, 21 colonies israéliennes existaient dans l’enclave. Environ 8 000 colons y vivaient. Le gouvernement d’Ariel Sharon avait finalement décidé leur évacuation dans le cadre du plan de désengagement israélien.
Pour le mouvement colonial, ce retrait demeure un traumatisme. Depuis le début du génocide palestinien, plusieurs organisations réclament donc ouvertement un retour. L’une des organisations les plus actives est Nachala. Elle est dirigée par Daniella Weiss, une figure historique du mouvement colonial israélien, qualifiée d’extrémiste par le quotidien britannique The Guardian. Son projet est clair : réinstaller des familles israéliennes dans la bande de Gaza. En 2024, Nachala affirmait avoir déjà recruté entre 600 et 700 familles candidates à l’installation.
Les partisans de la recolonisation imaginent déjà une transformation profonde de Gaza. En 2025, un projet présenté à la Knesset prévoyait jusqu’à 850 000 logements, de nouvelles villes et d’importantes infrastructures, dans l’esprit d’une future « Riviera ». Un an plus tard, certaines images promotionnelles de la marche pour la recolonisation de juillet 2026 représentaient des villas face à la Méditerranée.
Bezalel Smotrich, ministre des Finances et figure majeure de l’extrême droite israélienne, défend depuis longtemps l’expansion de la colonisation. Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité nationale, soutient également le retour des colonies à Gaza. D’autres ministres et parlementaires ont participé ou apporté leur soutien à des événements réclamant cette recolonisation.
En juillet 2026, Israel Katz est allé encore plus loin. Le ministre de la Défense a déclaré vouloir créer trois avant-postes Nahal dans le nord de Gaza. Historiquement, les avant-postes Nahal associent présence militaire et implantation territoriale. Plusieurs ont ensuite laissé place à des colonies civiles permanentes.
Bezalel Smotrich avait lui-même affirmé quelques semaines auparavant que les plans pour trois implantations à Gaza étaient prêts. Il ne manquerait plus qu’un feu vert politique. À ce stade, il serait donc faux d’affirmer qu’un vaste programme officiel de colonisation civile de Gaza est déjà définitivement adopté.
Mais le changement est majeur. L’idée n’est plus seulement portée par quelques militants suprémacistes. Des ministres en exercice préparent désormais concrètement une présence permanente dans certaines zones. Et cette ambition pose une question incontournable : Quel sort va être réservé aux Palestiniens qui ont survécu au génocide ?
Gaza n’est pas une terre vide. Avant le 7 octobre 2023, environ 2,2 millions de Palestiniens vivaient sur un territoire de seulement 365 km². La densité de population y était l’une des plus importantes au monde.
Coloniser Gaza implique donc nécessairement une lutte pour l’espace. Pour installer une nouvelle population, il faut obtenir des terres. Et pour obtenir ces terres, il faut empêcher ceux qui y vivaient auparavant de les récupérer. C’est ici que le projet colonial rejoint directement la question du déplacement des Palestiniens.
Plusieurs figures de l’extrême droite israélienne ont déjà défendu leur départ de Gaza. Bezalel Smotrich a évoqué une « émigration volontaire ». Itamar Ben-Gvir a également défendu cette perspective. Mais dans le contexte actuel, le terme « volontaire » pose un problème évident. Peut-on parler de départ volontaire lorsqu’un territoire a été presque entièrement dévasté ? Lorsque les logements ont été détruits ? Lorsque les infrastructures essentielles ont disparu ? Lorsque la population est exterminée ? Lorsque reconstruire un semblant de vie normale est impossible ?
Détruire les conditions permettant à une population de vivre sur son territoire, puis lui proposer de partir, pose évidemment la question de la réalité de ce choix. Cette situation prend une dimension historique particulière pour les Palestiniens. Une grande partie de la population de Gaza est elle-même constituée de réfugiés palestiniens et de leurs descendants. Des familles expulsées ou ayant fui des villes et villages situés sur le territoire devenu Israël lors de la Nakba de 1948. Pour elles, un nouveau déplacement signifierait donc parfois un second exil.
La Cisjordanie montre par ailleurs comment un processus colonial peut progressivement devenir un fait accompli. La colonisation commence par une présence militaire. Puis un avant-poste et quelques bâtiments. Suivent une route, des infrastructures. Et finalement des familles.
C’est précisément ce qui rend les projets d’implantations Nahal à Gaza particulièrement inquiétants. Ils pourraient créer les premières bases d’une présence territoriale durable. Le droit international est pourtant clair sur la colonisation des territoires occupés. La quatrième Convention de Genève interdit à une puissance occupante de transférer une partie de sa propre population civile dans le territoire qu’elle occupe.
En juillet 2024, la Cour internationale de Justice a également rappelé le caractère illégal de la politique de colonisation israélienne dans les territoires palestiniens occupés. La Cisjordanie en offre déjà l’exemple le plus spectaculaire. Des centaines de milliers de colons israéliens vivent aujourd’hui en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Et cette expansion continue. En juillet 2026, Bezalel Smotrich a annoncé 1,3 milliard de shekels de financement, soit plus de 400 millions de dollars, pour soutenir l’expansion des colonies en Cisjordanie occupée.
Ainsi, après le génocide dénoncé par l’ONU, la destruction massive du territoire et le déplacement de sa population, une nouvelle bataille commence. Celle qui déterminera qui pourra vivre sur cette terre encore gorgée de sang. Car derrière la nostalgie des colons se trouve une réalité beaucoup plus brutale : pour s’installer sur les ruines de Gaza, il faut prendre la terre à ceux qui y vivent.
Et cette perspective est loin de faire l’unanimité en Israël. Depuis plusieurs décennies, des organisations israéliennes dénoncent la colonisation des territoires palestiniens et s’opposent à toute tentative d’installation de colonies à Gaza. Elles considèrent que l’expansion territoriale menée au nom du mouvement colonial met en danger à la fois les droits des Palestiniens et l’avenir politique d’Israël.
Des mouvements comme La Paix maintenant (Shalom Akhshav), fondé en 1978 par des Israéliens opposés à la colonisation, documentent depuis longtemps l’expansion des colonies et appellent à leur démantèlement. Après le 7 octobre 2023, l’organisation a continué à dénoncer les projets de retour des colonies à Gaza, estimant qu’ils aggraveraient le conflit et rendraient impossible toute perspective de solution politique.
D’autres collectifs, comme B’Tselem ou des mouvements d’anciens soldats tels que Breaking the Silence, ont également alerté sur les conséquences de la colonisation et de l’occupation militaire. Ces voix, souvent minoritaires dans l’espace politique israélien actuel, rappellent que la recolonisation de Gaza n’est pas un consensus israélien, mais un projet porté principalement par les courants nationalistes religieux et l’extrême droite.
– Florian DOARE
Photo de couverture : Israël – Palestine : l’image au cœur d’une guerre des récits – Le dessous des images. ARTE
The post Colonisation de Gaza : après le génocide, l’extrême droite israélienne veut s’installer sur les ruines first appeared on Mr Mondialisation.26.07.2026 à 06:00
Mauricette Baelen
Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? Voici 10 bonnes nouvelles à ne surtout pas manquer cette semaine. 1. En Bretagne, la « prescription de nature » testée pour améliorer la santé Le projet breton Sainbiote expérimente la « prescription de nature » : des professionnels de santé peuvent proposer à leurs […]
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Le projet breton Sainbiote expérimente la « prescription de nature » : des professionnels de santé peuvent proposer à leurs patients de passer du temps dans des espaces naturels en complément de leur traitement. Fondée sur des travaux scientifiques, cette démarche vise à améliorer la santé physique et mentale tout en renforçant le lien avec la nature. (Eco-Bretons)
L’Assemblée nationale a adopté la création d’une ordonnance de protection pour les enfants, inspirée de celle qui existe pour les victimes de violences conjugales. Cette mesure, réclamée depuis plusieurs années par des associations, figurait parmi les principales recommandations de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants. (Mediapart)
La ville de Marseille conserve désormais les banquettes de posidonie sur certaines plages, alors qu’elles étaient autrefois retirées. Cette plante marine, longtemps perçue comme une nuisance, est aujourd’hui reconnue pour son rôle dans la protection du littoral, notamment en limitant l’érosion des plages. (Marcelle)
La ville de Milan a organisé le premier « Parlement des espèces vivantes », où des représentants incarnant des animaux débattent de projets d’aménagement urbain. Cette initiative vise à intégrer les besoins de la biodiversité dans les décisions d’urbanisme et à favoriser une meilleure cohabitation entre humains et faune en ville. (Euronews)
La mairie de Quimper a annoncé l’arrêt définitif des balades à dos d’âne après une pétition ayant recueilli plus de 20 000 signatures. Cette décision fait suite aux critiques dénonçant les conditions de vie des animaux et leur utilisation comme attraction en milieu urbain.(Mobilisation pour la Cause Animale)
L’État de New York a instauré un moratoire pouvant aller jusqu’à un an sur la construction de nouveaux centres de données de grande taille. Cette pause doit permettre d’élaborer des règles encadrant leurs impacts sur le réseau électrique, la consommation d’eau et l’environnement, dans un contexte de forte croissance des besoins liés à l’intelligence artificielle. (Tech Xplore)
Le Burkina Faso a interdit le « poverty porn », une pratique consistant à mettre en scène des personnes vulnérables lors de distributions d’aide sur les réseaux sociaux. Cette mesure s’inscrit dans un nouveau cadre réglementaire de l’aide humanitaire visant à mieux protéger la dignité des bénéficiaires et à promouvoir leur autonomie. (La Santé Publique)
Grenoble a supprimé la majorité de ses panneaux publicitaires, qui ont désormais disparu de 90 % du territoire communal. La ville poursuit cette politique en contrôlant les affichages restants et affirme inspirer d’autres collectivités souhaitant limiter la pollution visuelle dans l’espace public. (Le Parisien)
Uber Eats et Deliveroo ont accepté de porter le revenu minimal horaire garanti des livreurs de 11,75 € à 19 € brut à partir du 1er septembre. Le nouvel accord prévoit aussi un calcul hebdomadaire de cette garantie, l’exclusion des pourboires de la rémunération minimale et une révision annuelle des conditions. (Libération)
Le gouvernement britannique consacre 90 millions de livres à un vaste programme de restauration de la biodiversité, dont 60 millions pour financer 130 projets en faveur de 364 espèces menacées en Angleterre. L’objectif est de protéger des espèces en déclin, restaurer leurs habitats et contribuer à enrayer la perte de biodiversité. (GOV.UK)
Photo de couverture : TS Sergey – âne en liberté / Unsplash
– Mauricette Baelen
The post Nature, enfants et posidonie : les 10 bonnes nouvelles de la semaine first appeared on Mr Mondialisation.25.07.2026 à 06:00
Mauricette Baelen
Vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actu ? Voici 10 infos à ne surtout pas manquer cette semaine. 1.France Travail mise sur un algorithme pour cibler les contrôles France Travail développe un modèle statistique pour mieux cibler les contrôles des demandeurs d’emploi en analysant 26 critères. L’objectif affiché est de gagner en efficacité, […]
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France Travail développe un modèle statistique pour mieux cibler les contrôles des demandeurs d’emploi en analysant 26 critères. L’objectif affiché est de gagner en efficacité, mais La Quadrature du Net dénonce un manque de transparence et alerte sur les risques de biais et de généralisation du profilage automatisé. (Next)
À Gaza et en Cisjordanie, des milliers de Palestiniens ont célébré la victoire de l’Espagne en finale de la Coupe du monde, saluant notamment le soutien affiché par le gouvernement espagnol à la Palestine. Ces scènes de fête se sont déroulées alors que les attaques israéliennes se poursuivaient à Gaza et en Cisjordanie, faisant plusieurs victimes le même jour. (elDiario.es)
Le Parlement a adopté une loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans à partir du 1er septembre 2026. La Quadrature du Net dénonce une mesure qui imposerait une vérification d’âge pouvant conduire à un contrôle d’identité généralisé, menaçant selon elle les plateformes décentralisées et les libertés en ligne, et annonce espérer une censure du texte par le Conseil constitutionnel.(La Quadrature du Net)
Basta! dresse un premier bilan des municipalités dirigées par le Rassemblement national et ses alliés, recensant des baisses de subventions aux associations, des annulations d’événements culturels, des restrictions visant les syndicats ou les initiatives LGBT+, ainsi que l’abandon de certains projets sociaux dans plusieurs communes. (Basta!)
La proposition de loi contre les violences sexistes et sexuelles prévoit de renforcer la protection des victimes et la prévention. Mais les associations estiment que près de 3 milliards d’euros seront nécessaires pour appliquer réellement ces mesures, faute de quoi la réforme risque de rester largement symbolique. (Le Média)
Face aux incendies précoces de 2026, des experts estiment que la France a surtout manqué d’anticipation. Ils dénoncent le sous-financement de la prévention et de l’Office national des forêts, rappelant que les Canadairs, malgré leur utilité, ne suffiront pas à faire face à l’aggravation du risque liée au changement climatique.(Bon Pote)
Trump affirme que les États-Unis tiendront l’Iran pour responsable de toute nouvelle attaque des Houthis et conditionne un accord nucléaire civil avec l’Arabie saoudite à sa participation aux accords d’Abraham. Parallèlement, les Houthis revendiquent des attaques contre deux pétroliers saoudiens, alimentant les tensions dans la région. (Al Jazeera)
L’Assemblée nationale a adopté la loi d’urgence agricole par 296 voix contre 224, avec le soutien du bloc central, de la droite et de l’extrême droite. Le texte réintroduit notamment des pesticides interdits et est critiqué pour ses effets sur la santé et les ressources en eau. Une partie des députés macronistes s’est toutefois opposée au texte ou s’est abstenue. (Basta!)
La commission des Lois de l’Assemblée nationale a classé la pétition contre la loi sur la « présomption de légitime défense », malgré plus de 732 000 signatures. Cette décision écarte tout débat parlementaire sur le texte, adopté quelques jours plus tôt, et alimente les critiques sur le traitement réservé aux pétitions citoyennes. (Contre Attaque)
Une nouvelle étude montre que le ralentissement de la fonte de la banquise arctique observé au début des années 2020 n’était que temporaire. Après des hivers exceptionnellement doux, les années 2025 et 2026 enregistrent des niveaux de glace parmi les plus faibles jamais observés, confirmant la poursuite du déclin lié au réchauffement climatique. (Reporterre)
Photo de couverture : Sixteen Miles Out – adolescente sur son téléphone / Unsplash
– Mauricette Baelen
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