25.10.2026 à 23:48
aplutsoc
Un monument à Imre Nagy, Premier ministre de Hongrie et l’un des leaders de la révolution hongroise anticommuniste [anti-satlinienne ] de 1956, a été inauguré à Oujhorod.Le buste a été installé sur une place de la rue Ferenc Rákóczi, à côté d’un mémorial dédié aux héros de la révolution hongroise et de la lutte de libération de 1956 et aux victimes des dictatures staliniennes.
« Cette année marque le 70e anniversaire du début de la révolution hongroise. Le 23 octobre 1956, des manifestations et des grèves de masse se transforment en soulèvement contre le régime communiste. Le 4 novembre, les troupes soviétiques lancent une offensive de grande envergure contre la Hongrie, réprimant brutalement la résistance des insurgés. Cette offensive survient après qu’Imre Nagy a déclaré la neutralité du pays et son retrait du Pacte de Varsovie» a déclaré Roman Saray, du maire d’Oujhorod .
Après la répression de la révolution, Imre Nagy fut arrêté, puis condamné à mort pour trahison et exécuté le 16 juin 1958 à Budapest. Après la chute du régime communiste, il fut réhabilité et sa figure devint l’un des symboles de la lutte du peuple hongrois pour la liberté et l’indépendance.
« Les événements de la révolution hongroise de 1956 et la lutte actuelle de l’Ukraine pour l’indépendance ont une dimension commune : le désir des peuples de déterminer librement leur propre avenir, de vivre dans un État libre et de ne pas se soumettre à la force et à la coercition », a souligné le conseil municipal de Oujhorod.
24 octobre 2026
Patrick Le Tréhondat
Source : RESU / PLT
25.10.2026 à 22:37
aplutsoc
Daniel Gluckstein a lancé les militants du PT (Parti des Travailleurs) dans une campagne présentée comme le défendant contre « la calomnie », en défense « de la presse ouvrière et démocratique », qui est en réalité, comme nous l’avons démontré en publiant, et nous seuls, tous les documents auxquels il se réfère, une campagne, menée sur la base d’une citation tronquée et d’un mensonge par omission, visant à mettre au ban du mouvement ouvrier Aplutsoc et Vincent Présumey, par ailleurs menacé de mort par l’extrême droite.
Les 460 signataires sont à la fois un nombre élevé, regrettable pour tous ceux qui ont signé sans demander à avoir connaissance des documents réels, et faible, au regard des effectifs supposés du PT et des efforts déployés (dont nous avons eu connaissance) pour faire signer un maximum de dirigeants syndicaux.
Pourquoi cette campagne du « PT » contre Vincent Présumey et Aplutsoc ?
Aplutsoc donne aujourd’hui des éléments aidant à comprendre le pourquoi de cette campagne au moment présent.
Le 21 mars 2025, le PT a tenu un « meeting international contre la guerre et l’exploitation » à l’espace Charenton à Paris, présidé par Daniel Gluckstein, donnant la parole à Victor Sydorchenko, présenté comme « militant ukrainien, membre de l’Union des militants de la Gauche Post-Soviétique » – ici à 1h 06 ‘ 42’’ de la vidéo.
Son intervention, traduite du russe par Dominique Ferré, commence par dénoncer l’aide à l’Ukraine comme mobile des politiques anti-sociales du gouvernement français, explique que le seul enjeu de la guerre est de savoir quels capitalistes vont piller l’Ukraine, affirme que ce n’est en rien une guerre nationale, prétend – mensongèrement – que les pertes ukrainiennes portent sur 50% à 70% des fantassins envoyés au front, se félicite du nombre de déserteurs ukrainiens (qu’il dit être de 200 000), dénonce la répression contre un mystérieux « Front ouvrier d’Ukraine » qui appelle à la mutinerie des soldats, se félicite de l’assassinat d’un « nationaliste » qui aurait trempé dans le « massacre de la Maison des syndicats d’Odessa » le 2 mai 2014 – en fait l’une des plus grandes provocations qu’aient montées les services russes -, se félicite de la « défaite » ukrainienne dans la région de Koursk en Russie, affirme que la fin de l’URSS a été la plus grande tragédie qui soit, et conclut en appelant à la fraternisation entre Russes et Ukrainiens.
Tout militant sérieux ne prenant pas des vessies pour des lanternes aura reconnu là la litanie classique des prorusses, fake-news comprises, se faisant passer pour des « internationalistes », utilisant les difficultés du peuple ukrainien, et prêchant la défaite et la soumission sous couvert de « fraternisation ».
(A suivre).
25.10.2026 à 22:17
aplutsoc
Le 18 octobre, Macron a parlé. Pour certains, il n’a rien dit. Pourtant il a réaffirmé « une méthode claire », celle qu’il mène depuis plusieurs semaines pour mater la mobilisation de la jeunesse : la matraque et le dialogue social.
Côté répression, Macron a annoncé dans son allocution l’interdiction de manifester « quand il le faut » et en sommant les organisations de « condamner sans ambiguïté toutes les violences et à appeler au calme ». Aussitôt un premier couvre-feu pour les mineurs a été instauré dans certaines communes de Guadeloupe, puis le lundi, les couvre-feu et interdictions de manifester se sont multipliés en métropole, pour toute la population.
Ces interdictions d’exercer les droits démocratiques sont présentes depuis le début de la mobilisation lycéenne, mi-septembre. Par exemple, à Lyon, le 13 octobre, c’est en connaissance de cause que la police a chargé et arraché la banderole de tête tenue par les syndicats et matraqué les délégués syndicalistes, puis dissout la manifestation déclarée. A cela s’ajoutent les très nombreuses arrestations et mutilations. Avec son allocution, Macron annonçait ainsi le renforcement d’une telle répression.
Côté dialogue social, Macron a annoncé une série de concertations pour « construire ensemble des solutions ». Mais comment croire une seule minute que Macron cherche à satisfaire des revendications qu’ils n’a eu cesse de dédaigner pendant 10 ans et alors qu’il n’a eu cesse de réprimer les manifestants qui les portaient ?
Même lui avoue en creux qu’il ne cherche qu’à gagner du temps : « tous ceux qui aujourd’hui vous expliquent que l’urgence est d’aller dans la rue, de manifester, de créer le désordre, n’ont qu’un but. Abîmer la République et voler le débat. Les choix d’avenir que vous aurez, que nous aurons à faire dans six mois, ils sont essentiels. » Rentrez chez vous et ne sortez que pour voter, là est le message.
Ce déferlement de violence, cette remise en cause des libertés démocratiques et cette volonté de gagner du temps via le dialogue social ont un objectif premier : arriver à faire passer le budget Lecornu de 2027. Ce budget est un budget au service de la bourgeoisie, avec 54 Mds d’économies prévues sur le dos des salariés, des retraités et de la jeunesse et poursuivant la dégradation des services publics et la destruction de la Sécurité sociale.
Ce budget Lecornu est incompatible avec la satisfaction des revendications des lycéens et des étudiants pour le droit aux études de leur choix et dans des conditions dignes.
Ainsi la satisfaction des revendications des lycéens et des étudiants, et au-delà celle – minimale – d’augmentation générale des salaires passe par le rejet du budget Lecornu 2027. Mettre en échec ce budget d’austérité mettra en échec le gouvernement Lecornu.
Cette question budgétaire est pourtant très souvent laissée dans l’ombre par nombre d’organisations syndicales et politiques se réclamant de la gauche. Car ces dernières, tout en critiquant Macron, protègent le pouvoir et la bourgeoisie française, et savent pertinemment que la question du budget et du pouvoir de Macron sont liés.
En arrière fond, c’est la question de l’impasse du système économique capitaliste qui est posée. Certains manifestants aspirent à le réformer, et ont l’illusion qu’une plus juste répartition des richesses suffirait à répondre à leurs revendications.
La volonté de la bourgeoisie française de garder sa place d’impérialisme à l’échelle mondiale l’a amenée à des choix mortifères, comme celui de privilégier le train de vie d’une Armée impérialiste face aux besoins de l’Hôpital et de l’École. Et le poids de la dette de l’État français rend son économie fragile. Les travailleurs ne peuvent qu’à juste titre de refuser de payer cette dette, ce qui implique de remettre en cause la propriété privée des moyens de production, à commencer par les grandes entreprises.
Macron a la volonté de servir la bourgeoisie française jusqu’au bout de son mandat et défendra le capitalisme, la propriété des moyens de production, avec tous les outils du régime de la Ve République dont il dispose. En arrière fond de la mobilisation actuelle, se trouve aussi la dénonciation d’un régime autoritaire, formulée de façon claire par la jeunesse et les travailleurs depuis des années.
L’appel des étudiants parisiens à manifester vers Matignon le 13 octobre montre une claire conscience de l’enjeu que représente la question du pouvoir. Et le refus, par le préfet, d’accorder de nouveau un tel objectif à la manifestation du 17 octobre montre le danger que représente pour la bourgeoisie que soit poser ouvertement cette question du pouvoir.
Mais mettre fin au gouvernement en place et à sa politique ne pourra aboutir si la mobilisation se focalise sur des symboles : mettre fin à ce gouvernement nécessite de l’isoler totalement de toute béquille issue du mouvement ouvrier, cela nécessite d’imposer à toutes les organisations se réclamant de la gauche qu’elles refusent tout « dialogue social ». Rejeter ce dialogue, c’est rejeter des discussions sans fin qui usent la mobilisation, permettent au gouvernement de gagner du temps, de tenter de diviser et tenter de trouver une once de légitimation pour rester en place.
D’autres conditions indispensables se dégagent aussi comme la nécessité de l’unité, le refus de la division : c’est à juste titre que les étudiants ont rejoint les lycéens, et c’est poussés par leur propre base que les dirigeants des syndicats ouvriers soutiennent la lutte des lycéens et étudiants.
Face à ce pouvoir centralisé et répressif, les lycéens et étudiants (et au-delà les travailleurs) n’ont pas d’autres solutions – une fois encore – que de s’organiser démocratiquement : assemblées d’établissements et de villes désignant leurs délégués, assemblées de délégués jusqu’au niveau national. Reprenant ainsi le chemin tracé par la Commune de 1871 et, dans un passé plus récent, par des coordinations nationales d’étudiants.
Ces assemblées doivent intégrer les syndicats (en les contrôlant afin que les directions syndicales nationales actuelles n’aillent pas « négocier » avec le gouvernement, voire diviser le mouvement), doivent définir les revendications, désigner ses délégués, révocables à tout moment, et décider de l’action à mener.
Centraliser ce combat pour imposer le retrait du projet de budget Lecornu 2027 permettra la chute de ce gouvernement et ouvrira la voie à la satisfaction des revendications. Un tel combat implique en parallèle de lutter pour les libertés démocratiques et le retrait de toutes les mesures d’exception, dont celles utilisées dans la répression des mineurs.
L’Insurgé, 21/10/2026.
24.10.2026 à 11:31
aplutsoc2
Hier vendredi 23 octobre, progressivement dans l’aprés-midi, les organisations syndicales déposant des parcours de manifs et lieux de rassemblements se sont vus harceler par les préfectures et sous-préfectures, interdisant, déplaçant dans des endroits farfelus les parcours précédemment autorisés, interdisant tout « attroupement de plus de 3 personnes » dans de nombreux centre-villes !!!
A Paris, les organisations syndicales ont décidé de maintenir malgré l’interdiction le rassemblement à partir de Bastille.
Le coup d’Etat macronien est ubuesque : à Florac, Lozère, 1500 habitants, la traditionnelle Fête de la Soupe samedi est interdite et des militaires ont été dépéchès ! Dès vendredi la population de cette vieille terre camisarde était dans la rue pour protester !
Tout en poursuivant l’action de discussion et diffusion du tract proposé à la réunion du 18 octobre, Aplutsoc prend date sur l’évolution de la situation française, en marquant clairement quatre points en ce jour.
Premièrement, le seul facteur d’ordre contre les violences aujourd’hui est et sera la force, le nombre, et l’union, des manifestants. Le ministre de l’Intérieur, les préfets, les sous-préfets, sont la chienlit, le désordre, la violence et la cause de tous les dérapages.
Deuxièmement, la dérive de l’exécutif macronien allant de l’invention d’un coup d’Etat imaginaire le 17 octobre à l’offensive directe de destruction des libertés publiques et de l’Etat de droit ce 24 octobre insuffle aux larges masses une conclusion : indépendamment des présidentielles, voire à cause d’elles, il faut chasser Macron, et le plus tôt sera le mieux.
Troisièmement, cette donnée politique centrale a pour conséquence que le mouvement engagé tend vers la grève générale, par nature politique, le 5 novembre ou avant.
Quatrièmement, la situation française devient, avec l’Ukraine, l’épicentre de la lutte des classes en Europe : la défaite de la V° République macronienne amplifiera directement les conditions de la défaite de Trump début novembre et de Poutine à partir de l’Ukraine.
23.10.2026 à 12:12
aplutsoc
À deux jours des manifestations du 24 octobre, des personnalités du monde associatif, syndical, artistique et universitaire signent une tribune initiée par Attac afin d’apporter leur soutien aux mobilisations en cours et de dénoncer le franchissement d’un nouveau seuil dans l’autoritarisme du pouvoir, marqué par une remise en cause sans précédent des libertés démocratiques.
Cette tribune dresse le constat d’une colère sociale qui atteint, en cette fin 2026, une ampleur rarement égalée. En cause : les choix fiscaux, budgétaires et économiques de ces 10 dernières années qui ont creusé les inégalités et largement favorisé les ultra-riches et les grandes entreprises. Le projet de budget de Lecornu confirme ces orientations : il menace d’appauvrir encore plus les classes populaires et d’asphyxier les services publics.
Face à une colère sociale légitime, les signataires dénoncent la répression du mouvement impulsé par la jeunesse et alertent sur le franchissement d’un nouveau seuil dans l’autoritarisme du pouvoir. une remise en cause sans précédent des libertés démocratiques et l’instauration d’un état d’urgence qui ne dit pas son nom.
Les signataires appellent à répondre aux revendications portées par le mouvement : il faut renforcer les services publics pour, notamment, garantir un accès équitable à l’éducation, à la santé, au logement et aux transports ; mettre en œuvre des mesures de justice fiscale pour assurer le financement de ces urgences ; améliorer le pouvoir d’achat, notamment les salaires ; interdire les armes mutilantes et les techniques d’interpellation létales.
Le texte appelle enfin à poursuivre et à amplifier les mobilisations, notamment lors des prochaines journées des 24 octobre et 5 novembre. La tribune dans son intégralité est publiée dans plusieurs médias indépendants, dont Mediapart, L’Humanité, Basta, Regards et Au Poste et est disponible ici.
23.10.2026 à 09:21
aplutsoc2
Dimanche 18 octobre, à côté de la place de la République épicentre des agressions policières la veille, 34 camarades de différentes tendances se sont réunis à la réunion-débat d’Aplutsoc sur le thème : Comment gagner ?
Il a été discuté et décidé la trame d’un tract, que nous proposons ci-dessous aux participants et à nos lecteurs et dont nous proposons la discussion d’ici dimanche 25 octobre.
Ce tract sera signé par Aplutsoc et par tout groupe le souhaitant, il peut également être repris par quiconque le juge utile. En cas de propositions d’amendements, ne pas perdre de vue que le tout doit tenir en un recto et que la place d’appeler à des réunions peut être laissée au bas du tract. Dans la mesure du possible, nous faisons évoluer le texte en direct en fonction des propositions.
« Macron démission. La jeunesse emmerde le Front National. A bas l’Etat, les flics et les fachos ! »
Les lycéens ont raison. Ils sont la génération qui sait n’avoir aucun espoir dans l’ordre social actuel. Ils viennent de subir le basculement climatique. Bruxelles, Paris, Tirana, Milan, Belgrade, Madrid, la jeunesse se soulève en Europe !
« La police tire dans la bouche des enfants parce que la vérité sort de la bouche des enfants » (pancarte d’une collégienne, Seine-Saint-Denis, 2026).
L’exécutif Macron/Lecornu/Nunez avec l’appui du RN veut interdire de manifester. Au nom d’un coup d’Etat imaginaire « des factieux et des racailles » le 17 octobre, il tente son propre coup d’Etat contre les libertés publiques et l’Etat de droit !
Le 17 octobre a vu converger salariés, Gilets jaunes, jeunes de « banlieues », réunis par les lycéens. Le 24 octobre et les prochains jours verront la levée en masse pour sauver les libertés démocratiques.
Le 5 novembre ou avant, le mouvement cherche la grève générale politique pour défaire le budget de guerre sociale de Lecornu soutenu par le RN, battre Macron, Le Pen et la V° République. Il a raison de se diriger sur les lieux de pouvoir : Assemblée nationale, Matignon, Elysée.
Le retrait du projet de budget et l’abrogation de Parcoursup sont les premières colonnes à faire tomber !
Battre Macron, Le Pen et la V° République en France, c’est battre Trump et Poutine au plan international !
C’est là la voie du débouché politique, la voie de la victoire. Organisons-nous ! que s’associent toutes celles et ceux qui veulent œuvrer à cette victoire nécessaire.