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ARGUMENTS POUR LA LUTTE SOCIALE


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06.03.2026 à 21:38

1, 2, 3 … provocations ? Stop. Un enjeux de ce 8 mars.

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La « provocation », à savoir l’organisation, de type policier, mais pas forcément par la police elle-même, mais aussi par des officines d’extrême droite, par des politiciens poursuivant leurs objectifs propres, ou par des services secrets, joue un rôle ancien dans la lutte des classes. Souligner sa fonction à un moment donné n’est nullement sombrer dans des […]
Texte intégral (1707 mots)

La « provocation », à savoir l’organisation, de type policier, mais pas forcément par la police elle-même, mais aussi par des officines d’extrême droite, par des politiciens poursuivant leurs objectifs propres, ou par des services secrets, joue un rôle ancien dans la lutte des classes.

Souligner sa fonction à un moment donné n’est nullement sombrer dans des explications complotistes des évènements. En effet, la provocation ne marche que si elle rencontre des courants politiques, des militants, qui tombent tête baissée dedans, donc en fonction des faiblesses politiques des uns et des autres, et des orientations politiques de tel ou tel appareil plaçant la vision qu’il a de ses intérêts au-dessus de l’intérêt général du combat des exploité.e.s et des opprimé.e.s.

Le 12 février dernier, la provocation d’extrême droite visant à susciter d’abord une échauffourée au moyen de « Némésis » à l’entrée d’une réunion politique (de LFI et SUD-Etudiant avec Rima Hassan) à Lyon, puis une agression qui a très mal tourné, est à présent très bien documentée, et ne fait strictement aucun doute.

Sa « réussite » tient à la mort du jeune militant fasciste Quentin Deranque, résultat du plongeon tête baissée dans la provocation de membres de l’ex-Jeune Garde Antifasciste, alors en pleine procédure d’appel contre sa dissolution : la violence de leur réaction a contredit de bout en bout les règles les plus élémentaires d’un service d’ordre antifasciste conscient.

Comme on le sait, cette mort a immédiatement été massivement exploitée pour accréditer le grand mensonge qui prépare l’avènement au pouvoir de l’« union des droites » encadrant le RN par Reconquêtes, divers groupes fascistes et nazis, aussi bien que par l’UDR et jusqu’à tout ou partie de LR et d’Horizons.

Parce qu’il est impossible qu’un tel front visant à instaurer la peur de l’ordre trumpo-poutinien arrive au pouvoir par le simple processus électoral et des débats officiellement démocratiques, la provocation et l’inversion des valeurs leur sont indispensables.

Inversion des valeurs : le fascisme et le nazisme seraient « de gauche » et le seul danger pour le droit à la sureté des personnes et la sécurité publique viendrait de « LFI », diabolisée, mais prêtant le flanc aux provocations.

Car après cette première et meurtrière provocation, nous avons eu la provocation verbale, médiatique et picrocholine, des jeux de mots de J.L. Mélenchon, déjà rodés en fait avant son meeting de Lyon, mais lâchés spectaculairement lors de celui-ci, sur « Epstine » qui serait une prononciation visant à attaquer … la Russie !

Il jouait ainsi consciemment, mais de façon très perverse, avec l’antisémitisme, et en a remis depuis une couche à Perpignan en visant « Glucksman », puis en proférant de vrais-fausses excuses tordues.

Qui était en réalité visé par les provocations bassement rhétoriciennes de J.L. Mélenchon ?

Celles-là mêmes et ceux-là mêmes qui, dans toute la France, s’écriaient « nous ne hurlerons pas avec les loups ! », « nous avons de graves critiques envers LFI mais nous refusons la diabolisation », « l’unité est nécessaire pour battre l’extrême droite, l’union des droites  et la politique antisociale de l’exécutif Macron/Lecornu ».

Le courant unitaire, soulevé par le dégoût causé par l’inversion des repères et des valeurs que l’on croyait acquises depuis 1945, faisant de l’antifascisme la menace « fasciste » n°1 et propulsant les fascistes déguisés en victimes malgré la visibilité de la matraque dépassant sous leurs costumes de petits saints, telle était la cible de J.L. Mélenchon.

Il manifestait ainsi son mépris et son hostilité, non seulement à la réalisation de l’unité qui, comme en 2024, peut parfaitement, mais peut seule, barrer la route à l’extrême droite, mais même à la protection la plus élémentaire de « ses » propres militants, dont il refuse la défense unitaire.

Et ça a marché : la direction du Parti Socialiste, tête baissée dans la provocation, a proclamé interdire toute alliance avec LFI dans les élections municipales (alors que tous les membres du PS sont loin d’obéir à cette injonction), apportant ainsi sa pierre au tremplin offert à l’union des droites extrêmes !

A l’heure où nous écrivons ces lignes, le risque existe d’un troisième épisode majeur de provocation pour diviser et criminaliser, à l’occasion de la manifestation parisienne du 8 mars.

Némésis menaçait de venir, mais, de toute évidence, y a officiellement renoncé sous la pression du ministère de l’Intérieur et de la préfecture de police, moyennant leur non-dissolution, alors que la place centrale de ce groupe dans un grand nombre de provocations physiques et notamment dans celle de Lyon le 12 février est avérée.

Mais il circule des appels, des visuels, de groupes d’extrême gauche et de groupes propalestiniens, à affronter « les fascistes, les racistes et les sionistes » ce 8 mars, à Paris notamment.

Le sionisme est un terme très large regroupant différentes tendances nationalistes juives, allant de la gauche au néofascisme. La culture militante dominante dans la gauche plus ou moins radicale ou « extrême » ramène toute cette histoire au colonialisme et au racisme, et y est aidée bien entendue par l’infâme politique coloniale de Netanyahou et consorts, à laquelle génocide et purification ethnique ne font pas peur.

Le sentiment d’attachement à un Etat territorial abritant des Juifs, qu’est Israel, est très banalement amalgamé à ce colonialisme barbare, alors qu’il ne saurait s’y réduire, et qu’il a été lui-même avivé par le massacre du 7 octobre 2023 et les menaces iraniennes, massacre qui, quelles que soient les discussions sur l’emploi du terme, a ravivé la mémoire des pogroms.

Les mots d’ordre qui circulent visent précisément le collectif « Nous vivrons ».

On peut discuter l’orientation politique, qui, de toute façon en ces circonstances, peut difficilement être « de gauche radicale », de ce collectif, mais son amalgame avec Némesis est un brouillage trompeur. Elles-mêmes disent leur hostilité à la fois au RN et à LFI.

Le 8 mars, sous la protection des organisations syndicales, féministes et démocratiques, des femmes juives indignées par les viols du 7 octobre 2023 ont autant le droit de manifester que des propalestiniens indignés par les crimes sexuels commis dans les prisons israéliennes à l’encontre de Palestiniennes et de Palestiniens. Le rôle du 8 mars devrait même être de permettre aux unes et aux autres de manifester sinon côte à côte – ce qui serait légitime- au moins dans le même cortège.

En annonçant par avance vouloir se battre – car c’est bien de cela qu’il s’agit- avec des « sionistes », faisant l’amalgame entre Némésis et Nous vivrons, les groupes qui font circuler de telles annonces tombent par avance dans une possible 3° provocation, qui pourrait voir des femmes juives frappées par de virilistes « révolutionnaires » aussi bien que d’autres virilistes « protecteurs des femmes juives » frapper des manifestantes et des manifestants.

Nous disons : non ! Refusons cela, car ce ne serait rien d’autre, après le mort de Lyon et les rodomontades de J.L. Mélenchon, que le troisième étage d’une série de provocations ne visant à rien d’autre qu’à inonder le pays d’une « shitstorm » (tempête de merde), comme disent les trumpistes, qui s’y connaissent, pour interdire tout débat démocratique argumenté, toute réalisation de l’unité des forces du mouvement ouvrier, de la gauche et de la démocratie, et mettre au pouvoir l’union des droites poutino-trumpiste et masculiniste !

Il est de la responsabilité des organisations de masse, syndicales, féministes et démocratiques, de permettre à des femmes juives de manifester le 8 mars. Il est de la responsabilité de Nous vivrons de ne pas se faire instrumentaliser par des provocateurs des deux côtés. Et il est de la responsabilité, car il n’est jamais trop tard pour cela, pour les militants se tenant pour de braves révolutionnaires propalestiniens, d’utiliser leur discernement.

Il y va de la contre-attaque unitaire nécessaire dans notre pays, par laquelle nous vaincrons l’union des droites, l’autoritarisme de la V° République et l’oppression des femmes !

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06.03.2026 à 14:28

Adresses Numéro 18 : dans le miroir américain

aplutsoc

Le numéro 18 de la revue Adresses – Internationalisme et démocr@tie est entièrement consacré à la situation américaine. Nous reproduisons ci-dessous l’article introductif de Christian Mahieux ainsi que le sommaire du numéro. Télécharger le numéro 18 de la revue Adresses – Internationalisme et démocr@tie Sommaire du numéro 18 Article introductif du numéro 18 Dans le […]
Texte intégral (1380 mots)

Le numéro 18 de la revue Adresses – Internationalisme et démocr@tie est entièrement consacré à la situation américaine.

Nous reproduisons ci-dessous l’article introductif de Christian Mahieux ainsi que le sommaire du numéro.

Télécharger le numéro 18 de la revue Adresses – Internationalisme et démocr@tie

Sommaire du numéro 18

Article introductif du numéro 18

Dans le miroir américain [Adresses – internationalisme et démocr@tie n°18]

Les États-Unis d’Amérique ne sont pas un modèle pour nous. Mais ils sont parfois un miroir. Un miroir grossissant, brutal, qui montre ce que produit un pouvoir réactionnaire lorsqu’il se croit tout-puissant — et ce que peuvent accomplir des mouvements populaires lorsqu’ils s’organisent réellement. La séquence américaine récente — montée du trumpisme, résistances massives, grève générale du Minnesota — n’est pas un simple épisode étranger. C’est un réservoir d’enseignements pour le mouvement ouvrier, les mouvements populaires partout dans le monde, et donc aussi en France, à un moment où nos propres droits sont attaqués, où les offensives antisociales s’accélèrent, où les tentatives de division se multiplient.

Ce qui se joue là-bas éclaire ce que nous devons renforcer ici. C’est un rappel que les victoires populaires ne tombent jamais du ciel : elles se construisent. Même face à un pouvoir agressif, sûr de lui, soutenu par les milliardaires et les appareils répressifs, les mouvements populaires peuvent reprendre l’initiative. Mais à une condition : être organisé·es. Les textes qui composent cette livraison d’Adresses suggèrent quelques enseignements que nous tentons de résumer en huit points.

1. Une attaque généralisée appelle une riposte généralisée
Le trumpisme a frappé partout : personnes immigrées, trans, fonctionnaires, étudiant·es, journalistes, écologistes, minorités religieuses. Cette stratégie visait à isoler chaque groupe, à empêcher toute solidarité.

Elle a produit l’inverse. Quand le pouvoir attaque sur tous les fronts, la seule réponse efficace est la convergence réelle des luttes. Pas une convergence déclarative, mais une coordination concrète : actions communes, revendications partagées, défense mutuelle.

Les mouvements qui gagnent sont ceux qui, s’inscrivant dans l’inévitable lutte de classe, refusent de hiérarchiser les oppressions, qui comprennent que la division est l’arme principale du pouvoir.

2. La solidarité n’est pas un slogan, c’est un outil de lutte
La grève générale du Minnesota n’a pas surgi spontanément. Elle a été rendue possible par des réseaux communautaires déjà existants, des syndicats implantés, des collectifs d’immigré·es, des comités étudiants actifs, des commerçant·es solidaires. Ce tissu social a permis de mobiliser en quelques jours des dizaines de milliers de personnes, de fermer des centaines d’entreprises, de bloquer les écoles.

La solidarité doit être construite avant la crise. Les mouvements populaires doivent être dans les quartiers, les lieux de travail et d’études, et en lien direct avec les associations. Construire préalablement cette infrastructure est une condition nécessaire à l’organisation de mobilisations d’ampleur.

3. La grève générale ne doit pas seulement être un symbole, mais une stratégie d’action

Quelques exemples historiques sont ici convoqués. À Seattle en 1919, il y eut une immense mobilisation, mais sans objectifs clairs ; ce fut un échec. À Oakland en 1946, l’absence de stratégie amena un essoufflement d’un mouvement pourtant porté par une grande force sociale. Minneapolis en 1934 fut une victoire durable grâce à une campagne organisée. La grève du Minnesota de 2026 s’inscrit dans cette lignée : elle n’a pas été pensée comme un coup d’éclat, mais comme un outil de pression dans une campagne plus large contre la répression migratoire.

Une grève générale doit être préparée, articulée, intégrée dans une montée en puissance. Elle doit avoir des revendications précises, des objectifs mesurables, une stratégie d’escalade, une capacité à durer. Sans cela, elle devient un symbole sans lendemain.

4. Les mouvements populaires doivent savoir créer des coalitions larges, sans renoncer à leurs principes

L’une des forces de la séquence américaine actuelle est la capacité à rassembler mouvements, syndical, étudiant, de travailleurs et travailleuses immigré·es, des communautés religieuses, des association écologistes, des collectifs LGBTQI+…

Une coalition solide ne se bâtit pas en abandonnant les minorités, mais en les plaçant au centre. Les mouvements qui gagnent sont ceux qui refusent les compromis sur le dos des plus vulnérables.

5. La peur change de camp quand les mouvements populaires montrent qu’ils peuvent protéger

Les raids anti-immigrés visaient à terroriser. La réponse a été collective la mise en place de l’hébergement solidaire, des réseaux d’alerte, la présence de masse dans les rues, un soutien juridique, la grève générale. Résultat : la peur s’est déplacée. Le pouvoir a dû reculer, au moins temporairement.

Un mouvement populaire doit être capable de protéger concrètement celles et ceux qui sont ciblé·es. Pas seulement par des discours, mais par des dispositifs matériels.

6. L’histoire est une de nos armes

Plusieurs textes de ce numéro insistent sur les parallèles historiques. Il ne s’agit pas de dire que les situations sont identiques, mais de rappeler que les mouvements populaires disposent d’une mémoire collective.

Les luttes doivent s’appuyer sur les expériences passées : leurs victoires, leurs erreurs, leurs bifurcations. L’histoire est une ressource politique.

7. Rien ne remplace l’organisation

Les mobilisations massives ne suffisent pas. Les indignations ne suffisent pas. Les coups d’éclat ne suffisent pas. Ce qui fait la différence, c’est l’organisation : dans les lieux de travail, dans les quartiers, dans les écoles, dans les universités, … Les syndicats, les associations, les collectifs sont indispensables.

Nous devons construire et développer des organisations capables de durer, de se coordonner, de protéger, de planifier, de riposter.

8. Le vent tourne, mais il faut des voiles

La séquence américaine montre une chose essentielle : un pouvoir réactionnaire peut vaciller, même lorsqu’il semble tout-puissant. Mais ce vacillement n’est jamais spontané. Il est le produit d’un mouvement populaire organisé, stratégique, solidaire. Le vent tourne. Mais le vent, seul, ne fait rien. Il faut des voiles. Il faut des mains pour les tenir. Il faut des collectifs pour décider de la direction.

C’est cela, l’enseignement central : la force populaire se construit.

Christian Mahieux

Christian Mahieux est cheminot retraité, syndicaliste SUD-Rail [Union syndicale Solidaires], co-animateur du Réseau syndical international de solidarité et de luttes

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06.03.2026 à 12:11

Marche des Femmes le 8 Mars – Kyiv

aplutsoc

[appel extrait ] MARCHE DES FEMMES LE 8 MARS – KYIV Début : 11h00Point de rencontre : Parc Chevtchenko, Kyiv Le 8 mars, la « Marche des femmes » se déroulera dans les rues de Kiev et d’autres villes afin de rappeler aux autorités que les droits des femmes ne sont pas une formalité. Il s’agit d’une question qui concerne notre sécurité, notre dignité […]
Texte intégral (784 mots)

[appel extrait ]

MARCHE DES FEMMES LE 8 MARS – KYIV

Début : 11h00
Point de rencontre : Parc Chevtchenko, Kyiv

Le 8 mars, la « Marche des femmes » se déroulera dans les rues de Kiev et d’autres villes afin de rappeler aux autorités que les droits des femmes ne sont pas une formalité. Il s’agit d’une question qui concerne notre sécurité, notre dignité et notre avenir.

Nous soutenons les femmes qui servent aujourd’hui en première ligne et combattent à égalité avec les hommes. Elles risquent leur vie et accomplissent des missions de combat. Les femmes militaires doivent bénéficier de tout le nécessaire pour servir et se protéger, et être protégées contre la discrimination, le harcèlement sexuel et les violences.

Nous exigeons l’adoption du projet de loi n° 13037 relatif à la lutte contre le harcèlement sexuel et la discrimination à l’égard des femmes dans les forces armées ukrainiennes ! […]

La violence faite aux femmes n’est pas un « effet secondaire de la guerre ». C’est une arme délibérée. C’est une stratégie d’humiliation, d’intimidation et de destruction de la dignité.

Nous ne permettrons pas que leur douleur se transforme en silence.

Nous exigeons :

  • une action immédiate et systématique pour libérer les femmes captives ;
  • une pression internationale croissante sur l’État agresseur ;
  • un soutien complet pour celles qui sont rentrées — psychologique, médical, social et juridique.

Les femmes ne devraient pas disparaître dans l’ombre des caméras. Elles ne devraient pas disparaître dans les statistiques. Elles ne devraient pas disparaître dans le silence.

Nous sommes leur voix. Ici. Maintenant.

Et jusqu’à leur retour, nous ne resterons pas silencieuses.

Nous défendons toutes les femmes dont les droits sont bafoués par des réformes législatives menées sous couvert d’intégration européenne. Le nouveau Code civil n’est pas une réforme, mais une tentative de tromper la société et d’imposer des lois conservatrices et antidémocratiques.

Actuellement, la Verkhovna Rada promeut de nouveaux projets de Code civil (n° 14394, 14394-1, 14394-2). On nous présente cela comme une « réforme » et une « intégration européenne ». Or, ces projets contiennent des dispositions susceptibles de restreindre considérablement les droits des femmes. Nous n’accepterons aucun recul. Nous ne sommes pas contre la mise à jour des lois. Nous refusons d’être privées de protection sous couvert de réformes.

Nous exigeons :

  • Le retrait des projets clones du Code civil (14394, 14394-1, 14394-2) ;
  • Un large débat public impliquant des organisations de la société civile et des experts indépendants ;
  • La loi devrait être du côté des femmes et les protéger, et non contre elles.

Nous ne marchons pas pour des slogans. Nous marchons pour nous-mêmes, pour elle, pour chacune d’entre nous. Pour celles et ceux qui luttent, travaillent, font du bénévolat, soutiennent leurs familles et leurs pays.

Nous marchons pour la Marche des Femmes afin de donner la parole et la visibilité à toutes les femmes d’Ukraine et de défendre les droits de chacune d’entre elles !

Le 8 mars n’est pas une fête, mais la journée du droit des femmes à être protégées.
Venez à la Marche des femmes – soutenez toutes les femmes d’Ukraine.

Car si nous restons silencieuses, ils décideront sans nous.

Venez à la Marche des Femmes !

La Marche des femmes

https://www.facebook.com/events/s/%D0%BC%D0%B0%D1%80%D1%88-%D0%B6%D1%96%D0%BD%D0%BE%D0%BA-2026/1409269556911616/

Nota : le syndicat Soyez comme nous sommes soutient la manif féministe du 8 mars à Lviv.

Source : RESU

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06.03.2026 à 12:02

Éditorial : 8 MARS

aplutsoc

Le 8 mars, vieille journée du mouvement ouvrier pour l’égalité des femmes et des hommes, est de nouveau, depuis quelques années, une importante journée internationale de mobilisation, à l’instar du 1° mai et même d’autant plus, car ce n’est pas un jour chômé ! La lutte contre la domination masculine s’est en effet imposée, enfin, […]
Texte intégral (518 mots)

Le 8 mars, vieille journée du mouvement ouvrier pour l’égalité des femmes et des hommes, est de nouveau, depuis quelques années, une importante journée internationale de mobilisation, à l’instar du 1° mai et même d’autant plus, car ce n’est pas un jour chômé !

La lutte contre la domination masculine s’est en effet imposée, enfin, comme un élément central du combat anticapitaliste pour l’émancipation humaine. Les pires ennemis du prolétariat sont en même temps des nervis masculinistes, de Trump, l’assassin de Renée Nicole Good à Minneapolis, à Poutine, les violeurs des ukrainiennes, sans oublier le récemment défunt Khamenei !

En Iran justement, Femmes-Vie-Liberté constitue la trame de toute la situation. Les États-Unis et Israël ont attendu que soit effectué le massacre de dizaines de milliers parmi les millions qui sont montés à l’assaut du régime pour bombarder le pays. Ces millions ont exprimé leur joie à la mort de Khamenei. Ce qu’il leur faut, à elles et à eux, ce sont des armes : des armes, et pas des bombardements !

Mais en France, cette année 2026, le 8 mars est souvent fort dispersé et disloqué. La cause apparente : c’est un dimanche. Mais un appel intersyndical et féministe national lancé à l’avance à la grève effective le 9 mars aurait rencontré un puissant écho.

Il aurait porté l’exigence d’égalité salariale, la dénonciation de la précarité des emplois féminins, exigé pour les AESH, accompagnatrice des élèves handicapés, à 96% des femmes, la création d’un corps de fonctionnaires, la fin de toutes les violences faites aux femmes de la famille à l’entreprise.

Et il aurait porté ce qui est nécessaire : la poussée d’en bas pour stopper le RN et l’union des droites.

Dans ce cadre, la préfecture de police de Paris, c’est-à-dire l’exécutif Macron/Lecornu, s’octroie le pouvoir d’autoriser ou non Némésis, groupe spécialisé dans la provocation, qui ne défend pas les femmes, mais l’ordre patriarcal et raciste, à venir provoquer la manifestation syndicaliste et féministe. Et l’absence de cadre national clair, la division, pourraient à nouveau faire le jeu de leurs provocations.

Aplutsoc appelle les femmes, les travailleurs, les jeunes, à surmonter la division, car elles et ils en ont le pouvoir, pour imposer en France l’unité contre l’union des droites et le RN en affrontant tout de suite le gouvernement Macron/Lecornu.

Et d’ores et déjà, qu’on se le dise : le 8 mars 2027 tombe un lundi, le 1er tour de la présidentielle, au cas où le calendrier serait respecté, serait le 11 ou le 18 avril, donc la grève de masse dans l’unité le 8 mars devra s’imposer !

Editorial du 6 février 2026.

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06.03.2026 à 11:38

Interventions Syndicales Numéro 16 – Mars 2026 est paru !

aplutsoc

Au sommaire : Télécharger le numéro 16 !
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05.03.2026 à 15:49

Fémonationalisme : ennemi des femmes. FD.

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Le féminisme est devenu un mot fortement chargé dans l’espace public. Si la question des droits des femmes est aujourd’hui largement reconnue comme un enjeu qu’il est difficile d’ignorer, le terme lui-même reste souvent cantonné à une image particulière. Dans de nombreux discours médiatiques ou politiques, il est associé à une figure militante présentée comme […]
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