Nouvelle année, nouvelle lutte : le 3 janvier dernier, seize des vingt salarié-es du magasin parisien Biocoop de Place des Fêtes se mettaient en grève. Les raisons de leur colère ? La dénonciation du management autoritaire de la propriétaire de la boutique et la demande légitime d’augmentation alors que beaucoup d’entre eux/elles sont, dans les […]
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Nouvelle année, nouvelle lutte : le 3 janvier dernier, seize des vingt salarié-es du magasin parisien Biocoop de Place des Fêtes se mettaient en grève.
Les raisons de leur colère ? La dénonciation du management autoritaire de la propriétaire de la boutique et la demande légitime d’augmentation alors que beaucoup d’entre eux/elles sont, dans les faits, chef-fes de rayon mais payés comme des vendeurs.
Iels ont fait front et sont restés unis pendant des semaines en dépit de plusieurs interventions de la police, à la demande de leur employeur, qui les as contraint à tenir leur piquet de grève à l’extérieur du magasin, toujours fermé, en dépit du froid, voire de la neige.
Le soutien, dont celui financier, de nombreux habitant-es et collectifs du 19ème, de forces sociales, dont celui de la CGT qui compte une déléguée dans l’entreprise, et d’élu-es parisiens de gauche leur aura aussi permis de tenir.
Mieux, la forte médiatisation de leur combat a levé le voile sur le système Biocoop, obligé de monter au créneau pour préserver la réputation prétendument sociale de l’enseigne qui connaît un développement important ces dernières années alors que chaque point de vente est en fait une franchise, rattachée cependant à la tête de réseau pour l’approvisionnement et les ressources humaines.
Une première étape réussie qui en appelle d’autres
Le 28 janvier dernier, un protocole de fin de conflit, négocié sous l’égide de l’inspection du travail, a été signé : il entérine un changement de gouvernance du magasin à moyen terme avec l’embauche d’un directeur opérationnel de sorte que la présidente de la société se consacre à son rôle et ce pour la plus grande satisfaction du personnel lassé de son attitude, une augmentation d’au minimum 4,5 % avec un plancher de 100 euros brut, une attention accrue aux conditions de travail et aux échanges avec le CSE existant et, enfin, l’étalement des jours de grève.
De plus, les désormais ex-grèvistes ont pris l’initiative de lancer, le 29 janvier dernier, un comité de soutien ouvert aux organisations syndicales, politiques et associatives ainsi qu’aux habitant-es solidaires de leur lutte dans la perspective de leur reprise du travail le 2 février prochain : il aura pour rôle, outre s’assurer de son bon déroulement, d’aider à pousser les autres magasins de la capitale à s’organiser à leur tour et de faire pression sur l’enseigne pour qu’elle joigne enfin ses gestes à ses paroles.
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SOMMAIRE :
Édito : La responsabilité du syndicalisme : Pages 1 et 2
Attaque contre le 1er mai – Page 2
Plans « sociaux » de suppressions d’emplois – Page 3
Unité d’action, Unité contre le fascisme, Unité pour gagner – Page 3
Carte scolaire : un problème politique national – Page 3
Unité d’action, Unité contre le fascisme, Unité pour gagner, suite – Pages 4 et 5.
Internationalisme : … quatre documents… Pages 6, 7 et 8.
Présentation Nous nous permettons de reproduire ci-après un récit diffusé sur les réseaux sociaux. Nous ne connaissons pas son auteur, mais il a su admirablement capter la réalité tellurique de ce qui se passe. Car les grands mouvements de masse, lorsque, comme disait Rosa Luxembourg lors des premieres grèves de masse pour la démocratie en […]
Texte intégral (2581 mots)
Présentation
Nous nous permettons de reproduire ci-après un récit diffusé sur les réseaux sociaux. Nous ne connaissons pas son auteur, mais il a su admirablement capter la réalité tellurique de ce qui se passe.
Car les grands mouvements de masse, lorsque, comme disait Rosa Luxembourg lors des premieres grèves de masse pour la démocratie en Allemagne en 1911, « l’Achéron entre en mouvement », sont telluriques. C’est pour cela que nous avons titré ce billet « un récit d’Amérique » et pas « un récit des Etats-Unis », non pas, bien sûr, que les Etats-Unis soient l’Amérique comme le prétendent leurs dirigeants, mais parce qu’à travers la perception de la jeunesse qui entre de plein pied dans le siècle, c’est le sel de toute l’Amérique, « indienne », blanche, noire et multiple, qui éclate et bouscule les frontières.
C’est aussi le message de la chanson de Bruce Springsteen, ce formidable coup porté au King Trump et à la bande des Kings hideux et blêmes, milliardaires violeurs, qui forme cette couche supérieure du capital et de l’Etat que conspue une jeunesse qui se découvre, en une vague sans précédent – les années 1960-1970 au temps du Vietnam et de Woodstock n’ont rien connu de tel :
We’ll take our stand for this landAnd the stranger in our midst : Nous défendrons cette terre et l’étranger en notre sein.
Voici la description de l’explosion lycéenne et jeune qui marque la réalité américaine depuis quelques jours.
Et c’est ainsi que depuis Minneapolis, les mots General Strike se sont imposés dans tout le pays-continent pour dire l’insurrection démocratique nécessaire qui veut abolir ICE, chasser (et juger) Trump et destituer les oligarques de la tech et du capital. Et cet ébranlement se produit sous une vague de froid !
Avis à nos camarades « syndicalistes combattifs » qui trouvaient formidable l’appel de l’UAW à préparer la grève générale pour le 1° mai … 2028 !!! Avis aussi à nos camarades ultra-révolutionnaires qui trouvent que tout cela n’est pas très solide idéologiquement !
C’est le mouvement réel, il est démocratique et se réclame même de la constitution et c’est EN CELA qu’il est révolutionnaire et prolétarien !
(certains, en 1850 puis en 1905, avaient appelé cela la « révolution permanente », n’est-ce pas ?)
Texte de Mark Provost :
« J’ai passé quelques heures hier soir, et encore quelques heures aujourd’hui, à visionner d’innombrables photos des manifestations massives qui ont eu lieu vendredi à travers le pays.
Peu de gens saisissent l’ampleur, la portée et la signification de ces manifestations menées par des lycéens et des étudiants. Les médias traditionnels ne peuvent pas couvrir correctement ces événements (même s’ils le voulaient), alors je vais essayer.
Voir des manifestations spontanées et organisées par des jeunes, c’est être témoin d’une joie collective. J’ai visionné des milliers d’images et de vidéos. On ne voit pas un seul étudiant absorbé par son téléphone. Ils vivent pleinement le moment présent, débordants d’enthousiasme. Ils se tiennent par le bras, s’enlacent et se soutiennent mutuellement.
Certaines manifestations ont été organisées par les élèves de terminale ; d’autres fois par les élèves de seconde. Ces jeunes sont en pleine construction identitaire et ont décidé de devenir des acteurs de l’histoire américaine. Ils semblent déterminés à écrire un nouveau chapitre.
Certaines pancartes reprennent des messages familiers de manifestations précédentes, comme « No Kings ». D’autres pancartes sont des messages directs adressés aux adultes censés les protéger. L’une des pancartes les plus populaires disait : « On sèche les cours aujourd’hui pour vous en apprendre un. » Une autre proclamait : « Mes parents immigrés travaillent plus dur que votre président. » D’autres pancartes affichaient des jurons interdits à la maison comme à l’école.
J’ai remarqué que les garçons qui escaladaient les plus hauts lampadaires et édifices brandissaient fièrement des drapeaux mexicains. La libération physique de leurs corps, affranchis des contraintes artificielles, traduit leur développement spirituel et moral.
Je m’attarde sur ces images pour réfléchir, observer leurs expressions, leurs pancartes artisanales, et ressentir leur camaraderie. Ces enfants et ces jeunes adultes écrivent l’histoire et ils en sont plus conscients que quiconque.
Je préférerais reprendre le cours de ma journée, mais je sens mon âme se régénérer. Je contemple ces images et ne me sens plus prisonnier d’un destin funeste. Il est impossible d’assister à un soulèvement de la jeunesse sans éprouver un immense espoir pour notre avenir, doublé de la volonté de les aider à le construire. Les manifestations contre l’ICE marquent un tournant décisif dans l’histoire de notre pays, un tournant amorcé par l’ascension fulgurante de Donald Trump il y a une dizaine d’années.
Ces débrayages symbolisent également le passage de témoin de l’activisme antifasciste entre la génération la plus âgée – qui, jusqu’alors, représentait l’essentiel des manifestations visibles – et la plus jeune.
Le refus des grands médias et des commentateurs de reconnaître ce bouleversement majeur n’en diminue en rien l’impact historique.
L’assassinat public de Renee Good et d’Alex Pretti, et l’occupation massive du Minnesota, ont eu l’effet inverse de celui escompté. Le régime voulait faire de Minneapolis – une ville démocrate de taille moyenne et à forte population, au sein d’un océan républicain – un exemple flagrant de résistance inutile.
Mais en tentant d’étouffer la contestation à Minneapolis, Trump a propagé la flamme dans toutes les villes et tous les villages, et le feu a même franchi le fossé des générations. L’élargissement de la participation intergénérationnelle contre le régime est sans doute plus important que l’expansion géographique de la résistance. Cela ne veut pas dire que la géographie de la rébellion soit sans intérêt. On peut tracer des cercles concentriques depuis l’épicentre de Minneapolis jusqu’au Midwest : des grèves scolaires dans les plus petits villages ruraux du Minnesota, une manifestation massive à Milwaukee et dans tout le Wisconsin, des débrayages étudiants dans le Michigan et à Saint-Louis (Missouri). J’ai vu des photos d’étudiants à Cleveland et à Columbus (Ohio). Dix mille personnes ont défilé dans les rues de Chicago.
À travers les plaines et le cœur de l’Amérique, en plein territoire trumpiste, des milliers d’élèves ont quitté leurs écoles de manière coordonnée et pacifique. Lors d’une manifestation anti-ICE devant un lycée de Fremont (Nebraska), un étudiant trumpiste au volant d’un SUV, brandissant un drapeau Trump géant, a percuté une camarade de classe avant de prendre la fuite, sous les cris d’horreur des élèves et des professeurs.
Nous sommes témoins de la violence des partisans de MAGA contre les enfants, qu’il s’agisse du petit Liam Ramos ou d’un enfant blanc participant à son premier piquet de grève. La menace de danger physique et de mort rôde même dans les endroits les plus improbables, ce qui signifie qu’aucune protestation contre le régime ne peut être balayée d’un revers de main comme une simple mise en scène. Le symbolisme d’un partisan de Trump blessant une camarade étudiante puis tentant d’échapper à ses responsabilités n’a probablement pas échappé à ses camarades ni à la communauté. Les MAGA fuient les lieux du crime aussi vite qu’ils disparaissent de la scène politique ; très rapide Reich !
Les manifestations de vendredi étaient si étendues que j’ai dû vérifier les noms de villes pour identifier l’État où elles se déroulaient. Par exemple, il y a eu une immense marche près de la baie dans le comté de Lafayette, en Californie, ainsi qu’une manifestation à Lafayette, dans l’Indiana, ville où se trouve l’université Purdue. Des étudiants et des habitants ont envahi les rues de Lafayette, en Caroline du Nord. Deux nuits auparavant, la communauté de Lafayette, en Louisiane, avait protesté contre la coopération de la police locale avec l’ICE. Des élèves de plus de 100 écoles de Géorgie ont débrayé.
J’ai vu des photos de lycéens à Burlington dans des nuages d’orage tourbillonnants sur fond de montagnes verdoyantes, vêtus seulement de chemises à carreaux et de sweats à capuche, et j’ai su que ce ne pouvait pas être Burlington, dans le Vermont, où, malgré un mètre de neige et des températures glaciales, au moins mille personnes avaient manifesté. C’est ainsi que j’ai entendu parler de Burlington, dans l’État de Washington, nichée dans la vallée de Skagit, où des jeunes se sont massés de part et d’autre de l’autoroute. Partout à Portland, dans l’Oregon, des étudiants ont organisé des débrayages. J’ai vu une vidéo de deux minutes montrant des gens défilant dans le centre-ville historique de Portland, dans le Maine, accompagnés d’une fanfare.
En Californie, des étudiants sont descendus dans la rue, de San Diego à Sacramento, et partout ailleurs. Sur la côte ouest, des élèves ont débrayé à Brooklyn Tech, le plus grand lycée du pays.
L’invasion et l’occupation de Minneapolis par Trump ont non seulement étendu la résistance à travers les frontières et les générations, mais aussi, par extension, à travers les communautés. Hormis quelques communautés qui restent majoritairement blanches, la plupart des enfants américains vivent déjà dans une société multiraciale, fréquentent des écoles diversifiées et ne souhaitent pas voir leurs amis et voisins enlevés, torturés et expulsés.
Permetez-moi de citer brièvement l’exemple, certes improbable, de ma ville natale, Manchester, dans le New Hampshire. Lorsque j’ai commencé l’école au début des années 80, 90 % des élèves étaient blancs. L’ensemble des élèves non blancs ne représentait que 10 % de l’effectif total. Aujourd’hui, la moitié des élèves de Manchester sont non blancs.
Nombre d’élèves de Manchester sont issus de familles ayant immigré récemment, notre ville étant un site d’accueil désigné par l’ONU pour les réfugiés déplacés. Nous accueillons des immigrants du Soudan, du Darfour et de l’ex-Yougoslavie. Dans notre petite ville industrielle du nord de la Nouvelle-Angleterre – située dans le troisième État le plus blanc du pays – nos habitants parlent plus de 100 langues.
Des élèves se sont mobilisés dans tout l’Ouest, de Denver à Reno, de Tucson à Dallas, bastion conservateur. Leurs familles sont originaires d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale. Ils sont Mexicains et Chicanos, vivant aux côtés et au sein de centaines de nations amérindiennes et de leurs communautés. Leurs ancêtres ont foulé ces terres et franchi des frontières encore imaginaires pendant des millénaires, bien avant que Christophe Colomb ne pose le pied sur leur sol.
Ici, c’est l’Amérique, et il faudra bien plus que des camps de concentration en tôle ondulée et des hommes de main masqués pour nous anéantir.
Une part importante de la jeunesse américaine réalise qu’une part importante des adultes américains est violente, raciste et déconnectée de la réalité. Les jeunes n’attendent pas d’avoir le droit de vote pour formuler des revendications politiques et s’engager dans l’action, un exemple dont nous, les adultes, devrions nous inspirer.
Il est impossible de regarder ces enfants courageux et de croire sincèrement que notre nation est au bord de sombrer dans un enfer fasciste. Si cette vague montante signifie quelque chose, c’est que l’avenir de l’Amérique sera radicalement différent de ce qu’avait imaginé ce régime. »
Présentation Nous reproduisons cette déclaration unitaire produite par 9 organisations politiques de gauche du Venezuela ce mois de janvier 2026. Ces organisations sont issues de traditions différentes (PCV, courants trotskystes, courants ayant plus ou moins participé un certain temps au projet originel chaviste ). Il témoigne de la possibilité et de la nécessité de faire […]
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Présentation
Nous reproduisons cette déclaration unitaire produite par 9 organisations politiques de gauche du Venezuela ce mois de janvier 2026. Ces organisations sont issues de traditions différentes (PCV, courants trotskystes, courants ayant plus ou moins participé un certain temps au projet originel chaviste ). Il témoigne de la possibilité et de la nécessité de faire entendre la voix du peuple travailleur écrasé tant par la boli-bourgeoisie [la bourgeoisie « bolivarienne » née de la mainmise sur le pouvoir d’Etat par le chavisme et ses succédanées ] que par l’impérialisme US. La résistance à ce dernier ne peut se déployer sans indépendance ni bilan vis à vis des gouvernements présent et antérieurs.
En français, ce texte a été publié par le site de Révolution Permanente. Nous avons repris pour partie la traduction du texte accessible sur le site LaClase.info proche du PSL(UIT-CI).
Document
Déclaration unitaire
NON À L’AGRESSION MILITAIRE ET À L’OFFENSIVE IMPÉRIALISTE ! NON À LA COLLABORATION NÉOCOLONIALE DU GOUVERNEMENT NATIONAL AVEC CELUI DE TRUMP ! LIBERTÉS DÉMOCRATIQUES POUR COMBATTRE LES PRÉTENTIONS NÉOCOLONIALES ET DÉFENDRE TOUS LES DROITS DU PEUPLE TRAVAILLEUR !
Les organisations qui composent la « Rencontre nationale pour la défense des droits du peuple », ainsi que d’autres courants anti-impérialistes, adoptant une position d’indépendance de classe vis-à-vis de tout facteur de pouvoir oppressif, prennent position face à la situation extrêmement grave que traverse notre pays à la suite des attaques criminelles perpétrées sur le sol vénézuélien par les États-Unis et le gouvernement de Donald Trump.
Nous affirmons notre défense du droit du Venezuela à l’autodétermination, notre défense de la souveraineté nationale, et appelons à rejeter l’agression militaire et l’offensive impérialiste dirigées contre le pays.
1. Condamnation de la vile agression militaire étasunienne sur le sol vénézuélien
Nous exprimons notre condamnation la plus ferme des bombardements menés par le gouvernement de Donald Trump à l’aube du 3 janvier contre Caracas et diverses régions du territoire national. Nous dénonçons cette action comme une violation flagrante de la souveraineté nationale, une agression criminelle contre le peuple vénézuélien. Ses conséquences se traduisent par l’imposition au Venezuela d’un gouvernement placé sous tutelle impérialiste, chargé de mettre en œuvre un agenda colonial visant la nation, notre pétrole et ses ressources stratégiques.
Cette attaque militaire massive contre le pays qui a fait environ une centaine de morts, civils et militaires, constitue la continuité et le point culminant d’une agression impérialiste systématique : depuis des années de mesures de coercition (lesdites « sanctions »), jusqu’au harcèlement militaire dans les Caraïbes, en passant par des bombardements et des assassinats de sang-froid en haute mer. Elle s’inscrit dans une stratégie de domination continentale, marquée par le retour de la funeste « doctrine Monroe », qui prétend reconnaître aux États-Unis le droit d’imposer leurs intérêts aux peuples du continent, dans le cadre de leur rivalité avec d’autres puissances. L’attaque et la mise sous tutelle du Venezuela servent ainsi d’exemple pour intimider d’autres pays de la région.
Nous exprimons notre solidarité avec les familles des victimes de cette agression, avec celles et ceux qui ont vu leurs logements ou des infrastructures de l’Étatdétruits, ainsi qu’avec toutes les personnes traumatisées par les bombardements.
Nous exprimons également notre solidarité avec les communautés de Fuerte Tiuna, El Hatillo, les paroisses d’El Paraíso, San Juan et du 23 de Enero, les secteurs proches de La Carlota, ainsi qu’avec la population de Caracas, de l’État de Miranda et de La Guaira dans son ensemble, qui vivent depuis lors dans l’angoisse et l’incertitude face à la menace de nouvelles attaques.
En tant qu’organisations opposées au gouvernement vénézuélien, nous condamnons avec force les politiciens patronaux de l’opposition pro-impérialiste qui applaudissent l’agression militaire et le plan de mise sous tutelle nationale de Trump. María Corina Machado, Leopoldo López, Antonio Ledezma et tous ceux qui partagent cette ligne politique méritent le rejet le plus catégorique de la part du peuple travailleur vénézuélien.
2. Opposition à l’enlèvement de Nicolás Maduro et de Cilia Flores
Malgré nos profondes divergences politiques avec le gouvernement, nous dénonçons l’enlèvement de Nicolás Maduro Moros et de Cilia Flores par des forces militaires étrangères. Nous exigeons des informations officielles, le respect de leurs droits humains et leur libération. En aucun cas nous ne reconnaissons à l’impérialisme le droit d’arrêter et de juger un dirigeant vénézuélien : cela relève exclusivement de la souveraineté de notre peuple.
Nous exigeons le respect du principe d’autodétermination du peuple vénézuélien. Aucune puissance étrangère n’a le droit d’agir comme « gendarme du monde » ni d’appliquer de manière extraterritoriale ses lois sur le sol vénézuélien.
3. Le peuple vénézuélien a le droit inaliénable de débattre et de décider de son avenir
Avec cette brutale offensive néocoloniale, ce n’est pas seulement le sort d’un gouvernement qui est en jeu, mais bien le présent et l’avenir du peuple vénézuélien, ainsi que la condition même de pays souverain. L’objectif est de décider à Washington de la gestion des ressources nationales et du produit du travail national, dans les bureaux du président des États-Unis, lors de réunions avec des magnats nord-américains et étrangers. Un recul historique sans précédent.
Il est inacceptable que la classe travailleuse, la jeunesse et les secteurs populaires soient tenus à l’écart. Nous exigeons de pleines libertés démocratiques pour débattre et lutter contre les prétentions néocoloniales insolentes visant le pays ; le droit d’organiser librement des assemblées sur les lieux de travail, d’étude et dans les quartiers, afin de discuter de la situation et de définir les réponses à apporter ; le plein exercice du droit de réunion et de manifestation.
4. Notre rejet de l’impérialisme s’inscrit dans une opposition réellement démocratique et de gauche au gouvernement vénézuélien
La condamnation de l’agression impérialiste ne signifie en rien un soutien politique à la clique qui a exercé le pouvoir ni au gouvernement de collaboration imposé sous tutelle suite à l’intervention des États-Unis. Nous affirmons notamment que :
• Le gouvernement a appliqué un ajustement économique brutal qui a détruit les droits des travailleurs conquis au fil des luttes. Le paiement de la dette extérieure, combiné aux sanctions impérialistes, a aggravé l’effondrement de l’économie. La crise a été intégralement payée par les travailleurs et les classes populaires, tandis que les intérêts des classes possédantes nationales et étrangères étaient préservés, creusant toujours davantage les inégalités sociales. Pour les patrons tout, pour les travailleurs rien : telle a été la logique gouvernementale. Il est urgent de restaurer salaires et pensions, de rétablir les prestations sociales et les droits syndicaux et du travail. • Nous dénonçons la persistance de l’emprisonnement de militants et de citoyens pour des raisons politiques, qui a contribué à la dérive autoritaire du gouvernement. Ces mécanismes répressifs doivent être abrogés, notamment la loi « contre la haine ». • Les libérations obtenues sous la pression impérialiste doivent s’accompagner de la solidarité et de la mobilisation populaires afin d’accélérer ce processus et d’aboutir à la libération totale de toutes les personnes détenues. • Nous exigeons la reconnaissance de l’ensemble des droits démocratiques du peuple vénézuélien et la libération complète de tous les prisonniers politiques. • Les arrestations arbitraires, perquisitions sans mandat, disparitions forcées et pratiques illégales des forces policières et para-policières doivent cesser immédiatement. • Nous dénonçons l’opacité inacceptable concernant la réponse des systèmes de défense nationale et l’impact réel des attaques du 3 janvier. Nous exigeons du gouvernement de Delcy Rodríguez des explications transparentes, l’identification des victimes et une information complète sur les dégâts matériels et leurs conséquences pour la population. • Nous exigeons le rétablissement du salaire minimum conformément à l’article 91 de la Constitution, ainsi que des mesures d’urgence pour garantir des conditions de vie dignes à l’ensemble de la population.
5. Nous nous opposons à tout gouvernement placé sous tutelle des États-Unis
Dans le contexte de l’attaque brutale et du chantage militaire impérialiste, l’administration Trump a imposé des mesures drastiques pour contrôler les ressources du pays, mesures que le gouvernement vénézuélien a acceptées docilement. « Collaboration » et « cordialité » avec l’impérialisme sont les principes directeurs du gouvernement de Delcy Rodríguez, facilitant l’avancée néocoloniale et agissant de facto comme un gouvernement sous tutelle américaine, contraint de céder notre pétrole et nos autres ressources naturelles.
Nous rejetons toute forme de coopération avec les impositions de Washington, qu’il s’agisse de la manière dont ils entendent nous imposer la gestion de l’industrie pétrolière nationale et du reste des ressources naturelles et énergétiques du Venezuela, ou du contrôle de l’économie nationale et des relations internationales.
Nous mettons en garde contre la soumission du gouvernement vénézuélien, qui, par sa collaboration et sa « coopération », s’allie au gouvernement Trump pour céder notre pétrole et nos autres ressources naturelles et énergétiques.
6. Appel au peuple vénézuélien et à la solidarité internationale : une réponse de masse et internationaliste est indispensable
Trump, avec arrogance, entend ignorer le peuple vénézuélien et son histoire d’indépendance et de lutte anti-impérialiste, se proclamant « président intérimaire du Venezuela » et imposant des pressions colonialistes abusives à notre nation.
Aujourd’hui plus que jamais, nous avons le besoin urgent et inévitable d’œuvrer pour l’ unité de la classe ouvrière et du peuple vénézuélien exploité autour de leurs intérêts de classe, et pour le recouvrement de la souveraineté nationale.
L’organisation et la mobilisation populaires, notamment de la classe ouvrière, sont essentielles pour surmonter la domination impérialiste qui nous est imposée. Il nous faut donc reconquérir la possibilité de tenir des assemblées et de promouvoir des espaces de dialogue où le peuple vénézuélien puisse participer, des espaces qui s’opposent clairement à l’interventionnisme, où les événements peuvent être débattus et où une série de revendications peuvent être formulées pour résoudre la crise du point de vue des milieux populaires et de la classe ouvrière.
En ces temps difficiles, nous devons nous préparer à développer des formes de lutte différentes et efficaces pour défendre la souveraineté nationale et les droits de notre peuple, en dénonçant et en nous organisant contre tout ce qui implique la cession de pétrole, de minéraux, de ressources naturelles ou la tutelle étrangère.
Le destin du Venezuela ne devrait pas se décider entre élites négociatrices ni sous les impositions de Washington, mais par la volonté souveraine de son peuple.
Nous exhortons le peuple vénézuélien, les peuples d’Amérique latine et les forces démocratiques du monde à manifester contre cette agression militaire. La solution à cette crise doit être une solution populaire et ouvrière, rejetant à la fois l’interventionnisme néocolonial de Trump et la perpétuation d’un modèle qui privilégie les intérêts des chefs d’entreprise, quelle que soit leur nationalité, des riches et des nouveaux riches, en bafouant les droits économiques, sociaux et politiques des masses laborieuses.
L’Amérique latine tout entière est menacée, et nos peuples doivent s’unir pour affronter et stopper l’envahisseur américain, ses nouvelles formes de colonisation et l’expansion de ses intérêts impérialistes au sein des nations latino-américaines. Nous appelons à une mobilisation la plus large possible en Amérique latine et aux États-Unis même. Dans cet esprit, nous proposons une mobilisation internationale majeure capable de mettre un terme à l’agression impérialiste. Nous appelons la jeunesse, la classe ouvrière et l’intelligentsia progressiste des États-Unis à s’opposer résolument à leur propre impérialisme.
L’impérialisme yankee hors du Venezuela et d’Amérique latine !
Levée du blocus et du siège militaire des côtes vénézuéliennes !
Pour de pleines libertés démocratiques et tous les droits du peuple travailleur !
Non au bradage de la nation !
Pour la restitution des droits de la classe travailleuse !
Caracas, janvier 2026.
Signataires : PPT-APR Partido Comunista de Venezuela (PCV-Dignidad) Movimiento popular alternativo (MVA) Liga de Trabajadores por el Socialismo (LTS) Partido Socialismo y Libertad (PSL) Revolución Comunista Marea Socialista Bloque Histórico Popular (BHP) Unidad Socialista de Los Trabajadores (UST)
Pour la deuxième fois en quelques jours, nous répercutons et appuyons un appel largement improvisé. Qui souligne donc la nécessité d’une organisation internationaliste pérenne dont nous avons urgemment besoin !
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Pour la deuxième fois en quelques jours, nous répercutons et appuyons un appel largement improvisé. Qui souligne donc la nécessité d’une organisation internationaliste pérenne dont nous avons urgemment besoin !
Le milliardaire fou Peter Thiel, inventeur de J.D.Vance, agent de contact entre Trump et Musk, promoteur et coach des nazis et fascistes 2.0 Yarvin et Lang, qui interdit les syndicats et les grèves dans la Silicon Valley, dont la firme Palantir équipe en logiciels de surveillance et de traque ICE et l’armée israélienne et vient […]
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Le milliardaire fou Peter Thiel, inventeur de J.D.Vance, agent de contact entre Trump et Musk, promoteur et coach des nazis et fascistes 2.0 Yarvin et Lang, qui interdit les syndicats et les grèves dans la Silicon Valley, dont la firme Palantir équipe en logiciels de surveillance et de traque ICE et l’armée israélienne et vient de contracter avec la DGSE, qui fournit les livres de chevet de Pierre-Edouard Stérin, qui dit préparer l’Apocalypse pour l’avènement du capital, dont l’humanité d’après son écolâtre Dick Land n’est que l’hôte passager, et qui inspire l’alliance des cathos tradis et des néos nazis, est à Paris demain, pour parler à la prétendue Académie des Sciences morales et politiques, qui vient d’introniser l’affairiste Bernard Arnault. ll est invité par Jean-David Lévitte, ancien ambassadeur sarkozyste aux Etats-Unis.
Un rassemblement est appelé devant cette prétendue Académie. Nous répercutons le visuel qui y appelle et soutenons cette initiative. Le visuel met en avant l’Académie française, autre vieille dame indigne, mais il semble que c’est bien l’Académie dite des sciences morales et politiques la puissance invitante (et sur la photo c’est son pote Musk). Quoi qu’il en soit, c’est au même lieu – 23, Quai de Conti, Paris 6°.