02.10.2026 à 11:40
aplutsoc
Dans la nuit du 1er octobre, nous avons appris que notre camarade Haïka avait trouvé la mort lors d’un bombardement d’artillerie. Elle avait 33 ans.
Anarchiste, féministe, végétalienne, enseignante, notre chère camarade et amie. Elle incarnait l’inspiration et la résistance : sincère, tenace, pleine de vie.
« J’avais le sentiment que je continuerais à frapper ce rocher, et que cela donnerait un résultat.»
L’expérience de Haïka a été consignée dans de nombreuses interviews, conférences et discussions. En juin, lors de la fête d’anniversaire des « Collectifs de solidarité », elle a raconté, aux côtés d’autres antiautoritaires, son expérience au sein de l’armée : le sexisme, les problèmes de logement, le véganisme, la logistique et la vie quotidienne au service. Elle n’avait pas peur de défier le système et, par son propre exemple, elle soutenait et motivait ses camarades qui souhaitaient rejoindre les rangs des Forces armées.
Son parcours militant l’a conduite à s’impliquer dans divers projets et initiatives anti-autoritaires à Kharkiv, Odessa, Kyiv, Lviv et en dehors des villes. Elle a donné des conférences, rédigé des articles et des contes, s’est consacrée à l’auto-édition, a pratiqué le freegane, et a exploré les décharges ainsi que la vie qui s’y déroule. Ivanka a beaucoup voyagé et a consacré sa vie au militantisme. Au début de l’invasion à grande échelle, elle a travaillé dans le cadre de projets humanitaires, venant en aide aux femmes et aux enfants des zones proches du front, avant de rejoindre elle-même la résistance armée.
Hayka s’est frayé un chemin en tant que soldate à travers les préjugés et les obstacles sexistes du système militaire, pour finir par être sur un pied d’égalité avec ses frères d’armes lors de missions de combat difficiles.
Hayka, tu vas beaucoup nous manquer.
Nos sincères condoléances à sa famille, ses amis, ses camarades, ses frères et sœurs d’armes.
Nous vous communiquerons les détails des obsèques dès que nous aurons plus d’informations. Pour l’instant, la date des funérailles n’est pas connue.
2 octobre 2026
Collectifs de Solidarité
Voir aussi :
Son entretien avec les Collectifs de Solidarité
« Ivanka, notre combattante »
02.10.2026 à 10:20
aplutsoc
Communiqué du comité français du RESU
Ivanka a été tuée au combat sous les bombes russes le 1er octobre 2026.
Il y a deux ans, nous lancions une campagne pour soutenir l’unité de cette jeune militante féministe de Bilkis engagée sur le front.
C’est grâce à ses témoignages et aux photos de sa tranchée, de sa petite chambre sur le front, de ses peurs, mais surtout de ses espoirs que, en une semaine, nous avions réuni les fonds pour l’achat de matériel de vision nocturne.
Depuis, elle nous écrivait, par Patrick Le Tréhondat, pour partager sourires et tâches des journées de repos et angoisses de l’avenir de cette guerre, des copains morts…
Nos pensées et notre solidarité vont à ses proches, à ses camarades de @Bilkis. À cellles et ceux qui résistent en Ukraine sur tous les fronts.
Hasta siempre, compañera !
Прощавай, друже
RESU France, le 02/10/2026.
En mémoire : un témoignage de la façon dont les échanges entre la ligne de front et le grand arrière de la solidarité internationale fonctionnent.
Publication du 29 septembre 2026 sur la page Facebook du RESU
GRÂCE À VOUS, NOUS AVONS PU AIDER À L’ACHAT
D’UN APPAREIL DE VISION NOCTURNE
POUR LA BRIGADE D’IVANKA, SOLDATE FÉMINISTE !
En moins d’une semaine nous avons pu rassembler la somme nécessaire à l’achat de l’appareil de vision nocturne demandé par Ivanka et les camarades de sa brigade.
Cette somme a déjà été envoyée.
Ivanka nous a fait parvenir un premier message dès samedi 27 septembre :
« Je vais vous écrire bientôt. J’ai eu plusieurs jours de garde et de travail consécutifs, je manque cruellement de sommeil. Aujourd’hui, je ne peux pas dormir avant demain matin car je suis sous terre avec ma radio. »
Ivanka nous donnera bientôt plus de ces nouvelles.
Mais, vous le savez, depuis plusieurs semaines, les bombardements et autres attaques de drones par l’armée russe ne laissent aucun répit ni à la population ni aux soldates et soldats ukrainiens.
MERCI À TOUTES ET À TOUS POUR VOTRE SOLIDARITÉ !
Comité belge du Réseau européen de solidarité Ukraine
European network in solidarity with Ukraine and against war
La disparition tragique d’une camarade féministe ukrainienne que nous connaissions par l’entremise des nouvelles échangées via le RESU ou les envois financiers occasionnels, nous attriste profondément, mais nous ne nous arrêterons pas de lutter pour que son combat vive et triomphe : pour la fin du sexisme et du patriarcat, pour la fin de l’occupation de l’Ukraine par Poutine, pour la fin de toute oppression et exploitation.
En souvenir des motivations de l’engagement d’Ivanka, féministe et anti-fasciste ukrainienne conséquente, nous invitons nos lecteurs et lectrices à lire ou relire la publication du 11 février 2025 de l’interview d’Ivanka réalisée par Patrick Le Tréhondat le 8 février 2025 (Interview d’une militante féministe en armes – Ukraine).
01.10.2026 à 13:54
aplutsoc
Par les proviseurs et par les RT (Renseignements Territoriaux, ex RG), et aussi par les messages des syndicats, les informations montent vers le sommet de l’État sur la réalité du mouvement lycéen : en dépit de l’usage de la violence (et des provocations et des provocations, il y en a) pour tenter de le faire avorter, usage qui a brisé la mâchoire d’un lycéen et probablement crever l’œil d’un autre, et en dépit du martellement d’un coup monté par “LFI”, le mouvement continue à s’étendre, comme une nappe, et depuis hier par le biais de petites villes, un peu partout, et d’ailleurs sans violences.
Macron a donc dû s’exprimer, car il sait bien qu’un tel mouvement met en cause tout l’équilibre légal et institutionnel du pays, et cela, AVANT la présidentielle.
Il a dit deux choses à propos de la jeunesse : que son angoisse et sa colère sont compréhensibles, mais que sa violence n’est pas admissible.
Ce faisant, il accrédite la thèse officielle reprise sur les réseaux sociaux, en termes violents, racistes et meurtriers, par le peuple de droite et d’extrême droite : que la jeunesse serait à l’initiative de la violence.
Or, ceci est faux.
Ceci est faux d’abord parce que “le blocus” comme mode d’action principal a été imposé aux jeunes, depuis les années 1990, par l’interdiction de fait de leur organisation INDÉPENDANTE (vous saisissez, collègues CPE ? C’est quand vous n’êtes pas là pour les cornaquer ! et oui, on connaît des CPE qui saisissent cela…).
Le “blocus” est une forme rapide de ce qui s’appelle, historiquement, le piquet de grève, mais dans ce cas, il se substitue aux autres modalités d’organisation.
Même quand une dizaine de gamins font flamber une poubelle, ceci résulte de cette situation et de la violence sociale à laquelle ils sont exposés.
Mais, de plus, dès qu’un “blocus” se dessine, il est directement attaqué physiquement par des hommes armés, les forces de l’ordre qui dans ce cas précis apportent le désordre. Encore en 2006-2008 ils cherchaient des porte-paroles pour discuter, maintenant la ligne politique, et militaire !, donnée par le ministère de l’Intérieur, est la confrontation physique immédiate.
C’est une honte, et c’est dangereux.
Des maires et des élus municipaux (LFI ou non LFI) qui s’interposent jouent leur rôle d’élus en urgence, mais en réalité, ils ne devraient pas avoir à venir protéger les jeunes des agressions physiques de bandes spéciales d’hommes armés. C’est délétère.
À Issoire, à Chamalière, les jeunes ont manifesté de façon toute pacifique. Dans les petites villes, s’il n’y a pas tel commissaire ou tel proviseur qui se croit investi de la mission de « sévir », tout devrait bien se passer. Mais ne serait-ce pas ce qui inquiète l’exécutif ?
Correspondant.
Document 1
Motion adoptée par l’AG du personnel du lycée Moissan de Meaux
« Nous, personnels du lycée Moissan de Meaux, réuni•e•s en assemblée générale, apportons tout notre soutien à la mobilisation lycéenne en cours. Elle s’inscrit pleinement dans le cadre de la contestation de la destruction du service public contre laquelle nous étions déjà en grève le mardi 29 septembre.
Localement, les conditions dans lesquelles étudient nos élèves sont déplorables : fenêtres non fonctionnelles, absence de rideaux, moisissures dans les salles, toilettes surchargées, temps de repas trop courts, absences liées aux retards de transports, prix excessif du matériel scolaire. La région avait promis des travaux, ils tardent à venir.
Nous déplorons que l’attention se soit polarisée sur le spectacle de poubelles brûlées et la dégradation de vitres par quelques-uns et condamnons toute forme de violence d’où qu’elle vienne. Elle ne doit toutefois pas nous faire oublier les mots d’ordre lycéens légitimes de ces dernières semaines pour comprendre qu’il s’agit là, plus largement, d’une crise de l’organisation de la scolarité :
C’est pourquoi, nous soutenons absolument leur mobilisation et ses revendications.
Elle n’est pas le sursaut aveugle d’une jeunesse désespérée, mais s’inscrit consciemment dans le prolongement de la contestation de la réforme du bac et de la mise en place de Parcoursup sous le diktat de M. Blanquer.
Les seules réponses que le pouvoir apporte après deux semaines de contestation sont ou bien l’inscription de celle-ci dans le cadre institutionnel précisément contesté (« circulez, y’a rien à voir »), ou bien l’envoi de la force publique pour intimider, réprimer et blesser. »
Prise de position des 40 collègues réunis en AG au lycée Henri Moissan de Meaux aujourd’hui (jeudi 1er octobre 2026 matin)
Document 2
Communiqué d’Alexis Corbière, député de l’Alliance Pour une République Écologique et Sociale (APRES) de Montreuil et de Bagnolet, du mardi 29 septembre 2026
Soutien aux enseignants et aux lycéens de Montreuil et de Bagnolet
La jeunesse est mobilisée dans les lycées, y compris à Montreuil et à Bagnolet. Elle demande avec passion que la république tienne sa promesse d’égalité et d’éducation. Elle a raison. C’est la raison pour laquelle je condamne le mépris affiché contre les lycéens par de nombreux ministres du gouvernement et toute forme de réponse policière brutale contre ces mouvements légitimes.
Depuis des années, l’éducation nationale et la jeunesse, en particulier dans le département de la Seine Saint Denis, sont maltraitées, alors que notre département est le plus jeune de France et que plus de vingt-neuf pour cent de ses habitants vivent sous le seuil de pauvreté.
A nouveau, en cette rentrée, les lycéens et leurs enseignants ont été confrontés au non-remplacement de professeurs, à des Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap (AESH) et à des personnels sociaux médicaux manquants et à des classes surchargées. Dans le département de la Seine Saint Denis, malgré une augmentation du nombre d’élèves, il y a cent trente et une fermetures de classes. Le taux d’encadrement s’est fortement dégradé, sans compter l’absence d’infirmières et de médecins scolaires.
Au mois de septembre 2026, en raison de Parcoursup et de son tri social basé sur des critères opaques, huit cent vingt-trois lycéens de l’académie de Créteil sont encore sans formation dans l’enseignement supérieur.
Tout cela doit cesser. Plutôt que moquer et provoquer, le gouvernement doit débloquer en urgence des fonds pour notre école publique et il doit protéger les lycéens et les enseignants qui se mobilisent pacifiquement. J’apporte mon plein soutien à tous ceux qui se mobilisent pour l’école publique.
01.10.2026 à 13:20
aplutsoc
Communiqué du 29 septembre 2026
Du 25 au 27 septembre 2026, s’est tenue à Paris la septième rencontre européenne du Réseau syndical international de solidarité et de luttes. Étaient représentées les organisations syndicales suivantes : ADL COBAS, CUB, SIAL COBAS (Italie), CGT, Confederación Intersindical (État espagnol), STCC (Portugal), Rocinante (Grèce) ; IWGB, TUC Liverpool university (Grande-Bretagne), Soyez comme nous sommes, Priama Diia (Ukraine), CNT-SO, Solidaires (France). Nous avons aussi bénéficié de la présence de SSTI (Iran), CSP Conlutas (Brésil) et SNTGS (Sénégal). Les camarades de TIE-Allemagne ne pouvaient participer, car pris par l’assemblée générale de leur réseau international ce même week-end.
Les organisations européennes du Réseau syndical international de solidarité et de luttes :
Ces journées ont permis des échanges par secteurs professionnels, qu’il nous faut renforcer et maintenir dans la durée. C’est essentiel pour un Réseau syndical utile à nos luttes !
Lors de ces rencontres, nous avons débattu spécifiquement de deux sujets :
Les organisations européennes du Réseau syndical international de solidarité et de luttes appellent l’ensemble du mouvement syndical international à soutenir :
Nous devons continuer à organiser des délégations, des convois syndicaux et humanitaires vers ces zones de guerre, quand c’est possible. Nous continuerons à manifester devant les ambassades impérialistes, mais aussi de lutter contre nos propres impérialismes. Nous soutenons le droit des peuples à l’auto-détermination et à résister à ces agressions, dans ces contextes où ce sont bien les impérialismes agresseurs qui obligent les peuples, les travailleurs et les travailleuses à résister, à se défendre. Les peuples, les travailleuses, les travailleurs veulent la paix, une paix juste et durable !
Nous l’avons réaffirmé à l’occasion de la Journée internationale pour la paix, le 21 septembre : les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes réaffirment leur détermination à lutter pour la paix. Partout. Toujours.
Mais les peuples ne peuvent confier la paix à ceux qui déclenchent, organisent, soutiennent les guerres, en premier lieu les états colonialistes, impérialistes. Ce qui se passe depuis des années en Palestine ou en Ukraine le démontre encore une fois. C’est le cas aussi au Sahara occidental, au Soudan, en RD Congo, etc.
La paix voulue par Israël et les États-Unis d’Amérique en Palestine, c’est l’annexion complète des territoires palestiniens et au-delà (Liban,…). La paix voulue par la Russie et les États-Unis d’Amérique en Ukraine, c’est l’annexion de territoires ukrainiens et l’imposition du régime totalitaire en vigueur en Russie.
Leur « paix », c’est le génocide, la colonisation, la répression. Leur « paix », c’est la guerre ! Pour le capitalisme mondial, la guerre est un marché et un outil de reconfiguration géopolitique.
Dans la tradition du mouvement ouvrier international, et comme nous l’avons exprimé lors de précédentes réunions et textes du Réseau, nous sommes pour la dissolution des blocs et pactes militaires ; ils servent à préparer les guerres, pas la paix !
La paix ne doit pas être un slogan sans suite ni entériner les agressions impérialistes, directes ou indirectes.
La paix, ce n’est pas le renforcement de budgets militaires incontrôlés au détriment des services publics. La paix, ce n’est pas le renforcement de la militarisation des États ni le renforcement des oppressions, mais la lutte pour l’émancipation sociale et la fin des discriminations.
Les organisations européennes membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes saluent :
Nos organisations contribueront à la réussite de la 7ème rencontre internationale du Réseau, en 2027, qui se tiendra au sein de l’État espagnol. Mais d’ici là, les contacts, les liens, le travail commun doivent se renforcer. Nous nous y engageons !
30.09.2026 à 13:24
aplutsoc
Que vient faire Javier Milei à Paris ?
Du 30 septembre au 2 octobre, le président d’extrême droite argentin présente à Paris « l’Argentina Week », entouré de ministres, de patrons et d’une douzaine de gouverneurs. Derrière la vitrine offerte aux investisseurs se joue un marchandage de politique intérieure. Dans ses bagages : un voyage sans gloire à New York, une crise financière qui redémarre et une pauvreté qui explose.

Le 1er septembre, une cinquantaine d’élus, d’intellectuels et d’artistes – parmi lesquels les élus parisiens Rodrigo Arenas et Geneviève Garrigos, l’acteur Nahuel Pérez Biscayart, l’avocate Sophie Thonon, l’écrivain Santiago Amigorena -, ont lancé une pétition sur Change.org demandant à la Ville de Paris de déclarer Javier Milei persona non grata pendant son séjour, du 30 septembre au 2 octobre, et de lui refuser toute réception ou distinction officielle. Elle dépasse aujourd’hui les 3 400 signatures.
Le texte dénonce l’austérité, la destruction de 411 000 emplois formels, les coupes dans la santé, l’éducation et la recherche, la répression des manifestations de retraités, le négationnisme d’État sur les crimes de la dictature. Il pointe aussi la Maison de l’Argentine de la Cité internationale universitaire, où le directeur Santiago Muzio nommé en 2024 par Milei, a expulsé des résidents, retiré une plaque à la mémoire des victimes de la dictature et accueilli des réunions de l’extrême droite européenne. Le 13 septembre Santiago Muzio a démissionné ! Cette première victoire prouve que la mobilisation des résidents de la Maison, la pression citoyenne et associative, la vigilance de la presse et la solidarité internationale peuvent faire reculer les projets autoritaires, surtout quand ils s’exportent jusqu’à Paris.
Un rassemblement est convoqué par l’ACAF (Assemblée de citoyens argentins en France) le mercredi 30 septembre à 19h, jour de l’arrivée du président, face à l’ambassade d’Argentine, (Attention, changement de lieu : Place du Trocadero, parvis des droits de l’homme ) là même où Milei doit offrir sa réception de bienvenue aux investisseurs. Ceux qui s’y retrouveront rappelleront que derrière les tables rondes sur le lithium et le gaz, il y a quinze millions de pauvres en Argentine et que Javier Milei n’est pas le bienvenu en France.
Extraits d’une tribune de Carlos Schmerkin.
Lire l’intégralité de la tribune de Carlos Schmerkin parue sur le Club de Mediapart.
30.09.2026 à 12:54
aplutsoc
Présentation
Alors que nos camarades sont encore dans leur bus qui les ramène à Lviv, elles publient sur le site de Soyez comme nous sommes, le syndicat ukrainien des travailleuses et travailleurs de la santé, un article sur la conférence du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes de ce week-end des 26-27 septembre.
Document
Des militantes de Soyons comme nous sommes ont participé à une réunion internationale de syndicalistes à Paris.
La septième réunion européenne du Réseau syndical international de solidarité et de lutte s’est tenue à Paris du 25 au 27 septembre. Des militants syndicaux et des représentants d’organisations de travailleurs de divers pays y ont participé, notamment les militantes de Soyez comme nous sommes, Oksana Slobodyana et Yulia Lipich.
Des représentants d’organisations syndicales de France, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de Grèce, du Royaume-Uni et d’Ukraine ont participé à la réunion. Des représentants d’organisations syndicales d’Iran, du Brésil et du Sénégal se sont également joints aux discussions.
L’un des principaux objectifs de la réunion était de favoriser l’échange d’expériences en matière de lutte syndicale pour les droits des travailleurs. Les participants ont discuté des moyens d’organiser des campagnes communes et interprofessionnelles, de lutter contre la discrimination et la répression, et de renforcer la solidarité entre les travailleurs de différents pays et professions.
« Le mouvement syndical doit s’enraciner à la base, dans les entreprises et dans les communautés locales », indique le communiqué final de la réunion.
Des représentants de différents pays ont partagé leurs expériences en matière d’organisation de grèves, de manifestations et de campagnes pour la protection des droits des travailleurs.
Solidarité avec l’Ukraine
Un aspect important de la réunion consistait à soutenir les travailleurs ukrainiens et le peuple ukrainien dans la lutte contre l’agression russe.
La déclaration du Réseau syndical international de solidarité et de lutte exprime spécifiquement sa solidarité avec les travailleurs ukrainiens qui résistent à l’invasion à grande échelle de l’armée russe, s’opposent aux attaques contre les infrastructures civiles et exigent de meilleures conditions de travail et une protection sociale.
Le syndicat étudiant ukrainien Priama Diia a également participé à la réunion.
Pour Soyez comme nous sommes, la participation à une réunion syndicale internationale est l’occasion d’établir des liens avec des travailleurs et des militants syndicaux d’autres pays, d’échanger des expériences dans la lutte pour des conditions de travail décentes et de développer la solidarité internationale des travailleurs médicaux.
Soyez comme nous sommes, 30 septembre 2026.
Source : PLT / RESU
Publication en ukrainien : https://www.medryh.com.ua/aktyvistky-medychnogo-ruhu-bud-yak-my-vzyaly-uchast-u-mizhnarodnij-zustrichi-profspilkovcziv-u-paryzhi/