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ARGUMENTS POUR LA LUTTE SOCIALE


▸ les 20 dernières parutions

02.07.2026 à 10:51

Communiqué de la campagne « Ils ne nous empêcheront pas de lutter »

aplutsoc

Malgré la canicule succès de la journée contre toutes les répressions du 20 juin 2026 : ils ne nous empêcheront pas de lutter ! On continue !  D’autres photos arriveront, toutes les prises de paroles seront publiées dans les prochains jours.  Une initiative de regroupement inédite qui est partie des postiers et postières du 92, […]
Texte intégral (894 mots)

Malgré la canicule succès de la journée contre toutes les répressions du 20 juin 2026 : ils ne nous empêcheront pas de lutter ! On continue ! 

D’autres photos arriveront, toutes les prises de paroles seront publiées dans les prochains jours. 

Une initiative de regroupement inédite qui est partie des postiers et postières du 92, s’est adressée à tous les autres à La Poste et au-delà dans le public et le privé… et cela quelque soient les organisations syndicales, politiques et associatives. 

Cette manifestation inédite ne s’est pas faite le jour d’un procès, d’une garde à vue ou d’une procédure disciplinaire… 

…mais pour regrouper tous ceux et toutes celles qui qui sont habituellement convoqués dans des commissariats, des procès et des procédures disciplinaires isolés les uns des autres. 

Plus de 500 travailleurs, travailleuses, jeunes se sont regroupés – malgré la canicule – une manifestation qui s’est transformée en Assemblée Générale et prises de paroles à ciel ouvert, une colère ouvrière qui s’est exprimée devant la banque Postale puis devant le ministère du travail ! Tous et toutes avec la même logique : ils ne nous empêcheront pas de lutter !

Alors que nos ennemis avancent, il est important d’allier le geste à la parole ! Il est urgent que tous ceux et celles qui refusent le boîte par boîte, le secteur par secteur se donnent réellement les moyens de faire front, de faire bloc… de se rencontrer !

C’est ce que nous avons fait : permettre un regroupement unitaire et large. On continue donc ! 

Il y aura des suites, évidement, car il s’agit d’un bras de fer sur le long terme avec le patronat et l’État !

Le succès militant du 20 juin nous permet de continuer, il s’agit bien d’un point de départ pour remporter ce bras de fer !

Restez donc attentifs aux prochains rdv : 

1- Nous étions présents ce matin aux côtés d’Anasse Kazib. Mais aussi à ne pas oublier le secrétaire général de la CGT FAPT 66 Alexandre Pignon qui risque la révocation le 30 juin à Paris. 

2- Justement la prochaine réunion unitaire de l’appel : « ils ne nous empêcheront pas de lutter » se tiendra le mardi 7 juillet à 19h30 (en hybride)

3- La proposition des postiers et postières du 66 – à discuter – d’organiser une rencontre nationale fin septembre, début octobre prochain contre toutes les répressions !

Merci à tous les signataires de l’appel à tous ceux et celles qui ont fait le déplacement. 

En particulier à Union Syndicale SolidairesFédération Sud PttNPA-Révolutionnaires, L’UNEF  mais aussi Rachel Keke à l’Assemblée qui nous a transmis sa colère et son énergie ! 

Et à The Blast qui a bravé la canicule et fait un reportage vidéo de la conférence de presse. Au journaliste de l’AFP, dont malheureusement la dépêche n’a pas été reprise mais qui a apprécié – lui aussi – les prises de paroles. 

Le 25 juin 2026.

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02.07.2026 à 10:42

Nous, Jeunes socialistes, appelons à l’union pour la victoire en 2027 !

aplutsoc

Dans une tribune, plus de 400 militantes et militants des Jeunes socialistes et du Parti socialiste réclament l’union de la gauche et des écologistes pour l’élection présidentielle de 2027. Ils appellent le Parti socialiste à désigner, dans le cadre d’une élection ouverte aux sympathisants, un·e candidat·e qui soutiendra la primaire du Front Populaire 2027. Le […]
Texte intégral (755 mots)

Dans une tribune, plus de 400 militantes et militants des Jeunes socialistes et du Parti socialiste réclament l’union de la gauche et des écologistes pour l’élection présidentielle de 2027. Ils appellent le Parti socialiste à désigner, dans le cadre d’une élection ouverte aux sympathisants, un·e candidat·e qui soutiendra la primaire du Front Populaire 2027.

Le Rassemblement national, et leurs soutiens sont chaque jour plus proches du pouvoir, plus menaçants pour nos droits, plus dangereux pour nos libertés. La possibilité de les voir gagner l’élection présidentielle en 2027 est réelle et terrifiante. 

La droite, pour sa part, a renoncé aux principes républicains, faisant céder toutes les digues à des fins strictement électoralistes. Qu’il s’agisse d’un référendum sur l’immigration, d’attaques homophobes désormais décomplexées ou encore d’alliances avec Reconquête, l’ascendant idéologique de l’extrême-droite se confirme chaque jour davantage. Pourtant, nous ne croyons pas en la fatalité. 

Nous nous sommes engagés parce que nous croyons en la force des convictions. L’avenir n’est jamais tracé. C’est à nous, à notre génération en particulier, de faire échec au pire. Alors que la droite sombre dans la démagogie et se fond dans les thèses les plus extrêmes, la gauche doit porter un changement qui ne soit pas synonyme de repli sur soi, de division de la société, de manipulation des peurs. C’est la raison pour laquelle elle doit construire son unité en vue de l’élection présidentielle, comme elle a su le faire dans la majorité de nos communes en vue des élections municipales. C’est la gauche rassemblée qui a permis la victoire à Paris, Marseille, Amiens, Nîmes, Lille et tant d’autres villes en France.

C’est cette union qui pourra apporter une rupture tout en battant l’extrême-droite à la présidentielle de 2027 et éviter que le pays des droits de l’Homme et du Citoyen, le pays des Lumières, de Victor Hugo, Gisèle Halimi et Jean Jaurès, ne tombe aux mains des réactionnaires. 

Jeunes socialistes, nous sommes nombreux.es à nous être engagé.es pour faire gagner la gauche dans des moments de bascule, en 2022 et 2024, et à avoir défendu son union. Nous n’avons pas connu de grands soirs. Ces soirs où la vie change, où il est enfin permis de croire que demain sera meilleur qu’hier, où le futur s’ensoleille. Mais nous ne nous résignons pas. Il y aura, à nouveau, des 10 mai 1981 et des victoires de la gauche plurielle. Notre génération porte cet espoir. Elle se bat et se battra pour que triomphe la justice sociale et climatique. 

La gauche est plurielle et diverse, parfois traversée de désaccords, mais elle sait, aussi et surtout, se rassembler sur l’essentiel et faire de la confrontation de ses idées une richesse. Elle sait pouvoir s’appuyer sur une force populaire enracinée dans la société, à même de dépasser les clivages politiques et de porter un projet majoritaire.

Les forces de gauche, écologistes, humanistes, syndicales, associatives et citoyennes doivent se réunir dans la primaire du Front Populaire 2027. Le Parti socialiste doit être moteur de cette union. Nous appelons à ce qu’il choisisse, dans le cadre d’une désignation ouverte aux sympathisants, un.e candidat.e qui portera cette exigence.

C’est le devoir de notre génération que d’empêcher que le pire advienne, afin de pouvoir œuvrer pour le meilleur.

Soutenez cette tribune et signez la pétition en remplissant ce formulaire

Consultez la liste des signataires en cliquant ici.

Source : https://blogs.mediapart.fr/jeunessocialistes/blog/300626/nous-jeunes-socialistes-appelons-l-union-pour-la-victoire-en-2027

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02.07.2026 à 09:35

Mozgovoy, la Brigade « Fantôme » et le Donbass. Par Dale Street.

aplutsoc

Eddie Dempsey, secrétaire général du syndicat ferroviaire RMT, continue de faire l’objet de vives critiques – en particulier lors des grèves du métro de Londres – pour sa rencontre avec Alexeï Mozgovoï en 2015 et les propos élogieux qu’il a tenus à son sujet par la suite. Mozgovoï commandait la brigade séparatiste « Fantôme » […]
Texte intégral (2159 mots)

Eddie Dempsey, secrétaire général du syndicat ferroviaire RMT, continue de faire l’objet de vives critiques – en particulier lors des grèves du métro de Londres – pour sa rencontre avec Alexeï Mozgovoï en 2015 et les propos élogieux qu’il a tenus à son sujet par la suite.

Mozgovoï commandait la brigade séparatiste « Fantôme » à Altchevsk (dans le Donbass, dans l’est de l’Ukraine), qu’il dirigeait comme une sorte de fief personnel. Dempsey l’y a rencontré en mai 2015.

Après l’assassinat de Mozgovoï, survenu deux semaines plus tard, Dempsey a rédigé une nécrologie élogieuse à son sujet dans le Morning Star : « Un chef de milice antifasciste charismatique… Il a affirmé son attachement à la cause de l’édification d’une Novorossia populaire et socialiste… Ses camarades poursuivront la lutte de leur défunt commandant pour atteindre ce précieux objectif. »

Dempsey ne s’est jamais départi de cette appréciation de Mozgovoï.

L’ouvrage d’Andreï Kozlov intitulé Le véritable « Fantôme » du Donbass : Vie et destin du commandant de la brigade « Fantôme », le héros de la Novorossia Alexeï Mozgovoï — publié à Moscou l’année dernière — apporte des éclairages utiles sur l’antifascisme et les aspirations socialistes que Dempsey prête à Mozgovoï.

Tout comme Dempsey, Kozlov voue une grande admiration à Mozgovoï. Il s’en distingue toutefois par la manière dont il caractérise les convictions politiques de ce dernier :

« Un commandant. Une personnalité avec un grand P. Un homme. Un chef. Un ami. […] Un défenseur de la langue russe, de la culture russe, des traditions militaires et historiques de la Russie et de l’Union soviétique. »

Kozlov est mieux placé que Dempsey pour évaluer Mozgovoï. Il a dirigé le service de contre-espionnage de la « Brigade Fantôme » entre novembre 2014 et mai 2015, avant de reprendre son activité d’avocat à Moscou.

Son ouvrage relève davantage de l’anecdote que de la recherche universitaire. Le contenu ne tient pas les promesses du titre. Le ton est laudateur, voire hagiographique, plutôt que critique. Il présente néanmoins un certain intérêt.

Le lecteur apprend, par exemple, que dans sa jeunesse, Mozgovoï — Ukrainien de naissance — avait été membre de la « Jeune Garde », une organisation de jeunesse nostalgique de l’époque soviétique rattachée au Parti des régions (formation pro-russe et favorable aux oligarques), alors dirigée par l’un de ses députés, Arsen Klinchaev.

Au moment du Maïdan, Mozgovoï travaillait en Russie. Avant de partir pour le Donbass, écrit Kozlov, « une réunion s’est tenue à la Douma d’État russe le 10 avril [2014], au cours de laquelle Mozgovoï a rencontré Vladimir Jirinovski et Sergueï Mironov, les dirigeants respectifs du LDPR et du parti « Russie juste ». Selon ses propres dires, il a réussi à obtenir leur soutien moral. »

Jirinovski était un démagogue ultranationaliste d’extrême droite. Mironov est un nationaliste russe corrompu et pro-Poutine, visé par des sanctions occidentales pour avoir financé des groupes armés pro-séparatistes en Ukraine.

À l’instar de Klinchaïev, des alliés improbables pour un « chef de milice antifasciste ».

De retour dans le Donbass, Mozgovoï prit d’abord la tête de la Jeune Garde. Bien que Kozlov omette de le mentionner, les banderoles déployées lors des rassemblements où Mozgovoï prenait la parole à cette époque appelaient à l’unification de l’Ukraine, de la Russie et du Bélarus en une « Sainte Russie » (sans faire mention de l’hallucination de Dempsey d’une « Novorossiya populaire et socialiste »).

Lorsque Kozlov rencontre Mozgovoï pour la première fois, ce dernier a créé sa Brigade fantôme et pris le contrôle d’Alchevsk. Intentionnellement ou non, la description que fait Kozlov du bureau et de l’apparence physique de Mozgovoï résume parfaitement ses convictions politiques.

« Sur la table, plusieurs icônes étaient disposées, et à côté, des munitions de revolver brillaient éparpillées. … Ma mémoire s’efforçait de me rappeler le nom d’un des généraux blancs [qui avaient combattu les bolcheviks pendant la guerre civile russe] qui ressemblait à cet homme assis à cette table. »

Apprenant que son dernier volontaire était avocat de profession, Mozgovoy lui confia la tâche de régler les problèmes causés par la mise en place d’un « tribunal populaire » quelques semaines auparavant.

Ce « tribunal populaire » avait permis aux quelques deux cents participants de voter sur les peines à infliger à deux hommes accusés de viol. C’était probablement la seule fois où les habitants d’Alchevsk, alors sous contrôle de Mozgovoy, eurent l’occasion de voter. Le vote fut le suivant : exécuter l’un ; envoyer l’autre au front.

Mozgovoï avait également profité de l’occasion pour exposer ses vues sur le rôle des femmes.

Inquiet des critiques suscitées par son « tribunal populaire », Mozgovoï charge Kozlov de rédiger une justification du procès. Ce dernier s’exécute et produit un document expliquant que le « tribunal populaire » était parfaitement conforme aux articles 6, 10 et 11 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU.

Kozlov suggère même d’organiser d’autres « tribunaux populaires » : « L’idéal serait de tenir deux ou trois autres procès de ce genre. La répétition de la procédure témoigne du bon déroulement du procès et du respect des droits. » Sagement, Mozgovoï ne donna pas suite à cette suggestion.

Les Moscovites feraient peut-être bien, eux aussi, d’y réfléchir à deux fois avant de choisir Kozlov comme avocat.

Kozlov insiste sur le succès de Mozgovoï dans la réduction de la criminalité à Altchevsk, en particulier en ce qui concerne le trafic de drogue : « Dès son arrivée à Altchevsk, la Brigade Fantôme a lancé une guerre sans merci contre la drogue. Au terme du premier mois de rafles, plusieurs laboratoires de stupéfiants avaient été détruits. » Les alambics clandestins ont subi le même sort.

Espérant pouvoir conclure un accord avec Mozgovoï, les barons locaux de la drogue sollicitent une entrevue avec lui. Kozlov décrit la rencontre :

« … Mozgovoï fit une contre-proposition. D’ici vingt-quatre heures, tout trafic de drogue devrait cesser. Quiconque se ferait prendre ne pourrait s’en prendre qu’à lui-même. Les trafiquants seraient passés par les armes. Quant aux consommateurs, ils suivraient une thérapie consistant à creuser des tranchées (sur le front). »

Mozgovoï goûta fort peu les menaces de violence à peine voilées suscitées par sa contre-proposition :

« Mozgovoï dégoupilla une grenade et la tint fermement en main. De l’autre, il sortit son pistolet automatique Stechkin. Il tira dans la jambe de l’auteur des menaces. Puis il s’en alla, après les avoir prévenus que, dans un quart d’heure, un lance-flammes Shmel — voire plusieurs — serait utilisé contre le bâtiment. »

On trouvait des personnages singuliers dans les rangs de la milice « antifasciste » de Mozgovoï. Kozlov décrit une scène où Mozgovoï passe en revue de nouvelles recrues de la brigade. Celles-ci lui déclarent :

« Nous menons des activités militaires et de l’agitation. Nous sommes communistes ! Nous sommes des communistes russes ! Nous défendons les intérêts du peuple russe ! Les idées russes ! Nous sommes venus ici pour combattre la menace sioniste. Contre le complot juif et les attaques visant les Slaves. »

Mozgovoï leur répond en soulignant que les communistes sont censés être internationalistes. Sur un ton moins positif, il expose ensuite sa propre conception du sionisme :

« On a beaucoup écrit sur le sionisme. J’ai lu ces écrits. Mais qu’est-ce que le sionisme ? C’est la cupidité, la soif d’un pouvoir injuste et sans fondement, et le désir de vivre aux dépens d’autrui. C’est accumuler des richesses pour soi-même au prix de la sueur des autres, au prix du sang des autres. »

Malgré l’ampleur de l’ouvrage (332 pages), Kozlov ne trouve curieusement pas de place pour les nombreux autres personnages hauts en couleur qui composaient la brigade de Mozgovoï.

Comme Alexandre Kostine, cofondateur de la brigade « Fantôme » et l’un de ses commandants. Kostine a par la suite créé sa propre brigade. Comme il l’expliquait dans un entretien accordé à « La Ligne du peuple russe » (« Pour l’orthodoxie, l’autocratie et la nation russes ») fin 2014 :

« J’ai participé à la création de la Brigade Fantôme et j’en ai été l’un des commandants. Puis un nouveau bataillon a vu le jour, « Août » – la Brigade de l’Assomption de la Vierge Marie et Mère de Dieu. L’idée m’est venue spontanément, dans un moment d’illumination, lors du baptême de mes filles à l’église. »

(Et c’est bien compréhensible. Quel parent ne s’est jamais dit, au baptême de son enfant : « Tiens, et si je créais une milice impériale russe ? »)

Un sentiment de tragédie imprègne le livre de Kozlov. Mozgovy y est dépeint comme une figure à la fois épique et solitaire, « condamnée à la défaite », selon les mots de Kozlov, par la puissance des forces opposées à ce courageux commandant de milice.

Mais aucune tragédie n’est complète sans un amour sans partage. En l’occurrence, celui d’Anna Samelyuk, attachée de presse de la Brigade Fantôme.

L’ex-mari de Samelyuk combat dans le bataillon Azov, unité nationaliste ukrainienne d’extrême droite. (On comprend aisément pourquoi leur mariage a échoué.) Dans le cadre lugubre d’Alchevsk, une idylle naît entre Samelyuk et Mozgovoy. Kozlov écrit :

« De telles relations ne naissent que dans des circonstances extrêmes. Seulement lorsque les deux amants comprennent que chaque jour pourrait être le dernier. Et pourtant… ils restent ensemble, se suivant mutuellement dans les guerres, les intrigues et jusqu’à la mort. Ensemble. »

« Ce dont j’ai besoin, confie avec émotion Samelyuk à un membre de la Brigade fantôme, c’est d’un mari bien vivant, pas d’un héros mort. » Hélas, le destin en a décidé autrement. Mais, ajoutant une touche de Roméo et Juliette à la tragédie, Samelyuk trouve la mort dans la même embuscade que Mozgovoy. Ainsi, même dans la mort, ils sont restés unis.

Kozlov conclut son ouvrage en évoquant la manière dont Poutine a décrit Mozgovoy — lors de l’annonce, en 2023, de l’annexion par la Russie de quatre régions de l’est de l’Ukraine — comme « un véritable héros, non seulement de la Novorossia, mais aussi de la Russie ».

En revanche, Kozlov omet de mentionner la campagne menée pour défendre Mozgovoy par le nazi russe Alexander Zhuchkovsky, chef du Mouvement impérial russe et partisan déclaré de l’élimination de l’Ukraine et des Ukrainiens.

En 2018, un tribunal de Louhansk a condamné Alexander Kostin, mentionné plus haut, à quatorze ans de prison pour vol à main armée et meurtre. Mozgovoï avait été le complice de Kostin dans ce crime. Toutefois, écrit Joutchkovski, il s’agissait en réalité d’un procès-spectacle visant à détruire la réputation des chefs paramilitaires de la première heure : « Porter un coup à Mozgovoï, c’est porter un coup à l’ensemble des milices. »

Le livre de Kozlov ne contient pas véritablement de révélations inédites sur Mozgovoï. Il ne fait que confirmer son statut de héros tout désigné pour les politiciens impérialistes russes partisans du génocide et pour les nazis. Ce qui demeure un mystère, c’est la raison (*) pour laquelle un secrétaire général de syndicat se sent à l’aise à leurs côtés.

Source : https://workersliberty.org/story/2026-06-12/mozgovoy-ghost-brigade-and-donbas

  • Ndr : Nous, on sait pourquoi : Dempsey est un stalinien de la plus pure tradition du CPB / Morning Star et un partisan de la FSM.
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01.07.2026 à 15:06

La réalité politique du moment présent.

aplutsoc2

Où est la réalité politique du moment présent ? La mobilisation féministe pour une loi intégrale contre les violences sexuelles, qui a déjà et va encore monter dans une série nationale de manifestations ce samedi 4 juillet, cherche à imposer, contre l’exécutif, le vote de cette loi par l’Assemblée nationale, et marque des points en […]
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Où est la réalité politique du moment présent ?

La mobilisation féministe pour une loi intégrale contre les violences sexuelles, qui a déjà et va encore monter dans une série nationale de manifestations ce samedi 4 juillet, cherche à imposer, contre l’exécutif, le vote de cette loi par l’Assemblée nationale, et marque des points en ce sens !

Voilà une exigence démocratique de masse qui met en cause, en pratique, le fonctionnement du régime de la V° République, et qui a enlevé à l’extrême-droite, qui jappait d’impatience, toute possibilité de récupération.

D’autre part, la motion de censure des Ecologistes sur la catastrophe climatique et l’impéritie totale du gouvernement, irresponsabilité qui est une politique, suscite une campagne médiatique de haine. Pourquoi ? Parce qu’elle tape dans le mille.

Et elle rappelle que ce gouvernement n’est pas légitime. Et que les députés élus au titre du NFP forment la majorité relative de l’Assemblée nationale.

Le spectre de la censure de Lecornu s’était déjà dessiné à propos du 1° mai. Le groupe PS n’a aucune raison d’en avoir peur : il ne faut jamais avoir peur de la démocratie.

Il est, ceci dit, vraisemblable que le RN protégerait le gouvernement : le nouveau soi-disant parti de la clim’ protégera les destructeurs des conditions de vie du plus grand nombre, n’ayant d’autre ambition que de les détruire encore !

Imposons le vote de la loi intégrale contre les violences sexuelles à l’Assemblée nationale !
Oui à la censure, par tous les groupes issus du NFP, du gouvernement Lecornu sur la question climatique !

Réunion-débat avec Aplutsoc, dimanche, 5 juillet, à 14h au Maltais Rouge (40 rue de Malte – Métro République ou Oberkampf) à Paris (nous contacter pour avoir un lien afin de participer en visio : écrire à aplutsoc@netc.eu ).

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01.07.2026 à 12:06

Priama Diia – Déclaration sur la réforme des bourses universitaires.

aplutsoc

La réforme des bourses n’est-elle pas encore à la poubelle ? Depuis plus de deux ans, le projet de loi n° 10399, qui élargit le système des bourses dans l’enseignement, prend la poussière à la Rada. Il figure pourtant à nouveau à l’ordre du jour. Rappelons en quoi ce projet pose encore problème et quelles […]
Texte intégral (747 mots)

La réforme des bourses n’est-elle pas encore à la poubelle ?

Depuis plus de deux ans, le projet de loi n° 10399, qui élargit le système des bourses dans l’enseignement, prend la poussière à la Rada. Il figure pourtant à nouveau à l’ordre du jour. Rappelons en quoi ce projet pose encore problème et quelles en seront les conséquences :

1 Violation de la Constitution. Bien que le nombre fixe de bourses financées (au moins 51 % du nombre de diplômés) ait été maintenu, une partie d’entre elles seront « subventionnées ». Or, ces subventions pourront ne pas couvrir intégralement les frais de scolarité. Pour beaucoup, ce manque restera de toute façon insurmontable. La réduction de ces possibilités d’accès à l’enseignement gratuit est en contradiction directe avec l’article 22 de la Constitution ukrainienne, qui interdit de restreindre les droits et libertés existants.

2. Aggravation des inégalités sociales. L’obtention d’une bourse prive les étudiant·e·s du droit à une allocation sociale. Cela ne tient pas compte des besoins de celles et ceux (en particulier les personnes déplacées à l’intérieur du pays ou les étudiant·e·s venant d’autres villes) qui, outre leurs frais de scolarité, doivent payer leur logement, leur nourriture et leurs transports. Parallèlement, il est prévu de réduire d’autres programmes d’aide publique selon des critères non précisés.

3 Le travail obligatoire. De plus, les étudiant·e·s bénéficiant d’une bourse seront contraint·e·s de signer un contrat les engageant à travailler pendant une durée de 1,5 à 3 ans auprès d’un employeur désigné par l’État — ce qui est présenté comme le seul moyen de conserver leur bourse. En cas de refus, ils et elles perdront leurs bourses. Ce qui est présenté ici comme un « choix » constitue en réalité une contrainte vers un emploi démotivant et souvent peu attrayant. Cela porte atteinte à l’autonomie professionnelle de l’étudiant e et renforce sa dépendance vis-à-vis de l’employeur.

Ainsi, le projet de loi n° 10399 orientera l’enseignement vers l’élitisme. Les bénéficiaires directs de cette politique ne seront pas les couches les plus vulnérables de la population, mais les employeurs, les universités privées (qui accueilleront les boursiers de l’État) et les familles aisées, capables de payer la différence des frais de scolarité. De cette manière, ces innovations excluront les personnes qui ont le plus besoin d’un soutien social, rendant les effectifs des étudiant es de plus en plus homogènes, tandis que les réalités des différentes couches de la population s’éloigneront de plus en plus les unes des autres. Cela constituera inévitablement une source de tensions sociales et de polarisation de la société.

Le système des bourses n’est pas mauvais en soi, mais sa mise en œuvre s’effectue par le biais d’une réduction des aides publiques et de la transformation de l’université en un produit de consommation qui est néfaste. Nous nous opposons à une politique qui creuse le fossé entre riches et pauvres et rend l’université vulnérable aux fluctuations du marché.

Mais que proposons-nous donc ?

Nous proposons de renforcer l’autonomie des universités et d’associer les étudiant-es à leur gestion. Nous proposons un financement stable afin que les universités puissent mettre en œuvre des stratégies de développement à long terme, plutôt que de consacrer l’ensemble de leurs ressources à la recherche de fonds.

Nous proposons des conditions d’emploi plus stables pour le personnel enseignant et de recherche, qui doit aujourd’hui souvent se contenter de contrats à court terme. Nous proposons une vision de l’université en tant que bien public et instrument essentiel d’émancipation, garantissant la cohésion sociale et l’accès de tous les citoyen·ne·s au savoir.

L’éducation n’est pas une marchandise ! L’université n’est pas un marché !

1er juillet 2026

Priama Diia

Source : RESU/PLT

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30.06.2026 à 18:00

Appel à soutenir le Convoi international de solidarité des syndicats et des mouvements sociaux à destination de l’Ukraine. Par RESU.

aplutsoc

En 2026-2027, le peuple ukrainien sera confronté à la terrible perspective d’un cinquième hiver d’invasion et d’une guerre d’usure qui a déjà duré plus longtemps que la Première Guerre mondiale ; le prochain hiver pourrait même être plus rude que celui qui vient de s’écouler. L’Ukraine continuera d’être confrontée à la destruction de ses infrastructures énergétiques, […]
Texte intégral (1286 mots)

En 2026-2027, le peuple ukrainien sera confronté à la terrible perspective d’un cinquième hiver d’invasion et d’une guerre d’usure qui a déjà duré plus longtemps que la Première Guerre mondiale ; le prochain hiver pourrait même être plus rude que celui qui vient de s’écouler.

L’Ukraine continuera d’être confrontée à la destruction de ses infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport ; à de nouveaux bombardements de ses écoles, hôpitaux et quartiers résidentiels ; à l’effacement de sa culture et de sa langue dans les territoires occupés par la Russie ; à l’assassinat, à la torture et aux violences sexuelles infligés par l’envahisseur à ses soldats capturés et à ses civils non combattants ; ainsi qu’à l’enlèvement de ses enfants.

Il ne s’agit pas seulement de tragédies humanitaires : ces actes violent les droits humains fondamentaux tels qu’ils sont consacrés par le droit international humanitaire. Ce sont des crimes de guerre au sens du Statut de Rome et des actes d’agression explicitement interdits par la Charte des Nations unies.

La Cour pénale internationale a lancé des mandats d’arrêt sur la base du droit international applicable à ces crimes, mais les grandes puissances n’ont pas la moindre intention de permettre leur application.

Malgré cette trahison de leurs droits, le peuple ukrainien poursuit sa résistance inébranlable, sur la ligne de front et en arrière front. Il continue d’affirmer son droit à la souveraineté, ses aspirations démocratiques, et d’exiger que les principes du droit international qui devrait nous protéger s’appliquent également à l’Ukraine.

Multiplions la solidarité avec l’Ukraine !

L’hiver dernier, les campagnes d’aide d’urgence menées par la société civile à travers l’Europe et dans le monde entier ont permis au peuple ukrainien de survivre. Aujourd’hui, cependant, l’aide apportée à l’Ukraine doit passer à la vitesse supérieure : notre solidarité doit devenir plus internationale, plus coordonnée et plus visible.

Nous vivons à une époque où la logique du pouvoir prime systématiquement sur le respect des droits humains et des lois qui les garantissent. L’invasion de l’Ukraine par la Russie est l’expression manifeste de ce schéma récurrent, où des États et des gouvernements puissants sacrifient les droits humains et le droit international au profit de leurs intérêts géopolitiques.

Cela signifie que notre solidarité avec l’Ukraine ne concerne pas seulement l’Ukraine : elle est indissociable de la défense d’un ordre international qui protège les droits humains — pour tout le monde, partout. Que celles et ceux qui souhaitent raviver l’esprit de solidarité internationale contre la guerre et la montée de la menace d’extrême droite, autoritaire et fasciste y contribuent !

Construisons le Convoi de solidarité !

Tel est l’esprit et l’objectif du Convoi de solidarité des syndicats et des mouvements sociaux internationaux vers l’Ukraine, qui aura lieu cet automne. Il s’agit d’une initiative ambitieuse qui montrera au monde entier que l’Ukraine n’est pas seule.

Le convoi s’efforcera de répondre aux besoins variés et en constante évolution de la population ukrainienne en collaborant étroitement avec les syndicats, les organisations de la société civile, les associations locales et d’autres acteurs de terrain. La nature de l’aide transportée sera déterminée dans le cadre d’un dialogue permanent avec les personnes directement touchées et engagées sur place. La priorité sera donnée aux biens et ressources identifiés comme les plus urgents, tout en tenant compte de ce qui peut être fourni et acheminé le plus efficacement depuis les différents pays et territoires participant au convoi.

À cette fin, le convoi traversera des villes et des capitales d’Europe, organisant des événements où les syndicats, les comités de solidarité, les ONG et les groupes féministes, écologistes et LGBTIQ+ pourront se réunir pour exprimer leur soutien.

Le Convoi de solidarité est mis en place parce que nous croyons qu’une paix juste pour l’Ukraine doit reposer sur le respect de l’intégrité territoriale, la responsabilité pour les crimes de guerre, l’indemnisation des dommages considérables infligés au pays et la reconstruction d’institutions multilatérales efficaces garantissant ces objectifs justes.

Il ne s’agit pas seulement de la cause de l’Ukraine, mais aussi celle du respect des droits humains consacrés par le droit international, et non la force, qui doit régir les relations entre tous les peuples et tous les États.

Nous invitons les organisations syndicales à tous les niveaux, les organisations féministes, LGBTIQ+, environnementales et humanitaires, celles qui s’opposent au fascisme et à l’extrême droite, ainsi que celles qui luttent pour une paix juste pour l’Ukraine, à soutenir cet appel et à rejoindre le projet.

Ensemble, organisons le convoi international de solidarité des syndicats et des mouvements sociaux en faveur de l’Ukraine !

  • Merci de confirmer votre soutien et/ou celui de votre organisation via ce formulaire ou en écrivant à info@ukraine-solidarity.eu
  • Merci de vous porter volontaire pour aider à organiser le convoi en remplissant ce formulaire

Appel en différentes langues

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 Persos A à L
Carmine
Mona CHOLLET
Anna COLIN-LEBEDEV
Julien DEVAUREIX
Cory DOCTOROW
Lionel DRICOT (PLOUM)
EDUC.POP.FR
Marc ENDEWELD
Michel GOYA
Hubert GUILLAUD
Gérard FILOCHE
Alain GRANDJEAN
Hacking-Social
Samuel HAYAT
Dana HILLIOT
François HOUSTE
Tagrawla INEQQIQI
Infiltrés (les)
Clément JEANNEAU
Paul JORION
Christophe LEBOUCHER
Michel LEPESANT
 
 Persos M à Z
Henri MALER
Christophe MASUTTI
Jean-Luc MÉLENCHON
MONDE DIPLO (Blogs persos)
Richard MONVOISIN
Corinne MOREL-DARLEUX
Timothée PARRIQUE
Thomas PIKETTY
VisionsCarto
Yannis YOULOUNTAS
Michaël ZEMMOUR
LePartisan.info
 
  Numérique
Thomas BEAUFILS
Blog Binaire
Christophe DESCHAMPS
Dans les Algorithmes
Louis DERRAC
Olivier ERTZSCHEID
Olivier EZRATY
Framablog
Fake Tech (C. LEBOUCHER)
Romain LECLAIRE
Tristan NITOT
Francis PISANI
Irénée RÉGNAULD
Nicolas VIVANT
 
  Collectifs
Arguments
Scientifiques en Rebellion
Bondy Blog
Dérivation
Économistes Atterrés
Dissidences
Mr Mondialisation
Palim Psao
Paris-Luttes.info
Rojava Info
X-Alternative
 
  Créatifs / Art / Fiction
Nicole ESTEROLLE
Julien HERVIEUX
Alessandro PIGNOCCHI
Laura VAZQUEZ
XKCD
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