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ARGUMENTS POUR LA LUTTE SOCIALE


▸ les 20 dernières parutions

17.10.2026 à 21:27

Aidons la déferlante à être une première répétition.

aplutsoc2

Photo illustrant cet article : le cheval de Troie dirigé sur l’Elysée. La police l’a détruit dans la seconde photo. Celles et ceux qui l’ont construit le savaient. Elles et ils ont indiqué une direction : le pouvoir. Déferlante. Quand le ministère de l’Intérieur reconnait 550 000 manifestants, vous pouvez doubler le chiffre. Ce 17 octobre […]
Texte intégral (937 mots)

Photo illustrant cet article : le cheval de Troie dirigé sur l’Elysée. La police l’a détruit dans la seconde photo. Celles et ceux qui l’ont construit le savaient. Elles et ils ont indiqué une direction : le pouvoir.

Déferlante. Quand le ministère de l’Intérieur reconnait 550 000 manifestants, vous pouvez doubler le chiffre. Ce 17 octobre 2026 a été, par la flamme de la jeunesse, la récapitulation instantanée des Gilets jaunes, des masses mobilisées en défense des retraites, et des « violences urbaines » après le meurtre de Naël : toutes les défaites sociales, mais qui n’ont pas vaincu le prolétariat qui se dresse, avec sa jeunesse, contre l’Etat pour tout reprendre et au delà.

Oui la jeunesse a entrainé les couches profondes, la majorité vivante du pays. 10 000 à Lorient, 1000 à Moulins, manif au Chambon-sur-Lignon, manifs dans des villages. 20 000 à Rennes, 5000 à Nîmes, 250 à Millau, 250 à Villefranche-de-Rouergue, 3800 à Laval, 800 à Cherbourg, 500 à St-Lô, 6000 à Nancy, etc., etc.

Le déferlement de violences va-t-il faire reculer la lame de fond quand des mairies brûlent et que des bandes pillardes surgissent ? On verra mais risquons un jugement : c’est peu probable.

Car la masse manifestante sait et sent que la violence, dont elle est la première victime, a d’abord pour cause la recherche des provocations dispersées par le ministère de l’Intérieur, véritable pilier ultime de l’exécutif et de l’Etat, une violence policière terrible qui cible avant tout les gamines et les gamins et a à nouveau arraché une main aujourd’hui, à Saint-Etienne, et pour cause seconde les bandes urbaines qui, ce soir, vont piller dans Paris – et les nervis néonazis dont nous apprenons à l’instant qu’ils sont de sortie ce soir à Lyon.

Mais cette masse qui sait et sent, et prend les coups, et combat, s’aguerrit. En résistant, en remontant au combat, elle apprend. Ceci s’est déjà produit en Europe contemporaine : sur le Maidan, en Ukraine.

Le mouvement de masse a cherché à se diriger sur le pouvoir car c’est la question du pouvoir qu’il veut résoudre, sans croire que la présidentielle la résoudra. Le cheval de Troie des élèves de l’école d’Art Boulle, qui a tenté de marcher sur l’Elysée au cri de « à bas l’Etat, les flics et les fachos », symbolise ce mouvement.

Ce qui lui manque, c’est une expression centralisée que pourraient lui apporter les organisations, partis et syndicats, qui craignent de la lui procurer, qui s’y refusent, car les directions politiques à gauche visent la présidentielle renouvelant l’ordre institutionnel de la V° République et de son appareil d’Etat, et les directions syndicales ne veulent pas occuper ce terrain.

Mais la lame de fond apprend. C’est cela, la réalité de la révolution, pulsation vitale de notre époque, portée par une jeunesse qui sait n’avoir rien à espérer à l’avenir dans cet ordre social. C’est la génération du Covid, de la guerre en Ukraine et en Palestine, de la précarité, et du réchauffement climatique, qui veut prendre son avenir en main pour avoir un avenir. Elle sait qu’il s’agit de sa vie. Elle est entrée en mouvement et ne se couchera pas.

Elle a explosé aussi parce que le seul débouché annoncé, la présidentielle de la V° République, porte un nom : Marine Le Pen, et qu’elle refuse radicalement cet avenir immédiat portant ce nom.

La lame de fond apprend – l’Etat aussi, qui a voulu ne pas être pris au dépourvu comme lors des Gilets jaunes et a recouru au « maintien de l’ordre » meurtrier à la Nunez, jouant sur le désordre, misant sur les bandes de pillards, mais atteignant ce soir ses limites, limites en effectifs, limites en organisation.

Ne doutons pas qu’au sommet de l’Etat, le recours aux moyens militaires et à l’article 16 de la constitution antidémocratique de 1958 est en discussion. Ils vont dire que ce 17 octobre, c’était l’insurrection dont ils ont peur, menée par une « ultra-gauche » fantasmatique, et qu’ils veulent éviter, conjurer, réprimer, en amalgamant incendies de mairies et prise des lieux de pouvoir. Mais ce n’était pas l’insurrection, qui sera celle de la majorité. C’était un entrainement. Et quand l’insurrection se met à flotter dans l’air, alors il ne suffit pas de proclamer l’article 16. Il faut pouvoir l’appliquer …

La lame de fond apprend, à son rythme. Aujourd’hui, 17 octobre 2026, ce fut une grande séance de gymnastique révolutionnaire avec toutes les contradictions et difficultés du mouvement réel, pour faire mieux, plus puissant, plus organisé, plus festif encore, la prochaine fois.

Aidons la déferlante à se saisir de ce jour comme d’une première répétition générale, aidons la déferlante à apprendre, aidons le mouvement réel à être ce qu’il est, contre l’Etat et le capital, pour sauver le monde et l’avenir humain.

C’est bien entendu de cela que nous allons parler tout à l’heure, au Maltais rouge, ce 18 octobre à 14 h.

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16.10.2026 à 16:21

Comment gagner ?

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Mardi 13 octobre, les personnels de l’enseignement public seront massivement en grève, avec les lycéens, les étudiants et la jeunesse, qui vont déferler. A Paris, CGT, FO, FSU, Solidaires, CFDT, UNSA, avec les syndicats étudiants et lycéens, appellent à manifester de Place d’Italie à Invalides. L’AG inter-facs et lycées et de nombreuses sections syndicales appellent […]
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Mardi 13 octobre, les personnels de l’enseignement public seront massivement en grève, avec les lycéens, les étudiants et la jeunesse, qui vont déferler.

A Paris, CGT, FO, FSU, Solidaires, CFDT, UNSA, avec les syndicats étudiants et lycéens, appellent à manifester de Place d’Italie à Invalides. L’AG inter-facs et lycées et de nombreuses sections syndicales appellent à marcher vers Matignon à partir de l’Hôtel de Ville. Prendre les lieux de pouvoir comme objectif correspond aux besoins de la situation. Les masses dans les deux cortèges vont vers cet affrontement, pour battre le budget, l’exécutif et le régime.

Un million de manifestants à Paris, des millions de grévistes dans tout le pays, c’est la voie de l’unité et du succès.

Pendant ce temps, Trump soutient Poutine plus fortement et plus ouvertement que jamais. L’Ukraine résiste : en bombardant les Data Centers russes, elle a porté un coup à la propagande MAGA aux Etats-Unis !

La résistance ukrainienne montre la voie aux peuples européens, contre les Trump, les Poutine et les Le Pen !

Gagner contre le budget de Macron/Lecornu/Le Pen en France, Gagner contre les Trump, les Poutine et les Le Pen au plan international, voilà l’enjeu !

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16.10.2026 à 16:20

Affolé, l’exécutif prépare les dérapages.

aplutsoc2

Confrontés à la lame de fond lycéenne, et à son soutien par la majorité réelle de la population, craignant d’échouer à faire passer son budget de guerre sociale, le pouvoir exécutif est en proie à de vrais hésitations sur sa stratégie policière, démarrée par la violence folle contre les jeunes et les enfants, mise en […]
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Confrontés à la lame de fond lycéenne, et à son soutien par la majorité réelle de la population, craignant d’échouer à faire passer son budget de guerre sociale, le pouvoir exécutif est en proie à de vrais hésitations sur sa stratégie policière, démarrée par la violence folle contre les jeunes et les enfants, mise en cause par les organisations et municipalités démocratiques et syndicats, mais depuis mardi, il affiche, non sa détermination, mais sa nervosité provocatrice, pour la journée du samedi 17 octobre.

Le premier ministre et le ministre de l’Intérieur ont d’ores et déjà décidé qu’il y aurait des « violences urbaines ». Ils tentent la stratégie de la tension. Depuis le mardi 13 octobre, avec l’agression policière contre la FSU et le vol de la banderole intersyndicale éducation à Lyon, avec l’inqualifiable invasion policière du lycée Paul Eluard de Saint-Denis, avec une invraisemblable multiplication de séquestrations de mineurs sous le nom de « gardes à vue » – plus de 8000, un niveau de répression physique jamais vu depuis la guerre d’Algérie, par dessus mai 68 et les Gilets jaunes !!! – le ministre de l’Intérieur Nunez cherche la violence.

A cette heure, il veut imposer un trajet de manifestation parisienne partant de Bastille à 14h mais allant sur la place de Clichy et non sur la Concorde. Tout le monde comprend que c’est le symbole, et la réalité, des lieux de pouvoirs situés à proximité qui sont la cause de la menace de violence orchestrée depuis la place Beauvau contre la manifestation : c’était déjà la cause place Vauban et aux Invalides mardi, quand les deux manifestations ont convergé en direction de Matignon.

Additif 18 h : le parcours autorisé part de République vers place de Clichy.

Et M. Nunez autorise ouvertement les grenades dites de « désencerclement » et autres armes dites, dans sa novlangue, « intermédiaires » !

Ce pouvoir irresponsable s’imagine-t-il que par des violences le premier jour des vacances scolaires, il se garantira de la reprise du mouvement lycéen dès le lundi 2 novembre ? C’est tout le contraire qui est vrai !

A la veille du 17 octobre, nous prenons date.

A bas le budget ! Nunez démission ! Unité contre Le Pen et la V° République !

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16.10.2026 à 08:30

La lutte est une fête ! A la veille du 17 octobre. Laurent Degousé.

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Pour un mouvement qui a commencé à se structurer il y a deux semaines seulement et toujours durement réprimé, réunir près d’un demi-million de personnes ce mardi quelques jours après deux fortes mobilisations, c’est remarquable. Un long et joyeux cortège de dizaine de milliers de manifestant-es a serpenté sur la rive droite en direction des […]
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Pour un mouvement qui a commencé à se structurer il y a deux semaines seulement et toujours durement réprimé, réunir près d’un demi-million de personnes ce mardi quelques jours après deux fortes mobilisations, c’est remarquable.

Un long et joyeux cortège de dizaine de milliers de manifestant-es a serpenté sur la rive droite en direction des Invalides, qu’iels proviennent d’Hôtel de Ville, où résonnaient les airs de l’Orchestre du Nouveau Monde, découvert lors de Nuit Debout, et de place d’Italie.

Ce sentiment de libération, cette joie collective contagieuse, cette (im)pertinence des pancartes qui fait tressaillir : il se passe manifestement quelque chose…

Ainsi, un modeste syndicat de ma connaissance m’indique avoir reçu, depuis le week-end dernier, une dizaine d’appels et de mails de salarié-es de petites comme de grosses structures du commerce, secteur faiblement syndiqué, qui veulent s’assurer qu’iels sont bien couverts par un préavis pous faire grève, individuellement ou collectivement, ce samedi.

De même alors que de nouveaux lieux d’études improbables tels que Stanislas, les Mines ou l’Ecole Nationale de Danse rentrent à leu tour dans la mêlée.

Et Greta arriva

La célèbre activiste climatique est venu ce jour rendre visite aux lycéen-nes de Paul Eluard à Saint Denis, un établissement particulièrement mobilisé depuis le début.

Avec son humilité habituelle, elle a fait part de son admiration pour leur mobilisation qui fait des émules en Belgique comme en Italie et entre aussi en résonnance avec d’autres de la Gen Z, que ce soit dans plusieurs pays d’Amérique du Sud et en Inde.

La France phare de l’humanité ? C’est déjà ce qui s’est passé au moment des Gilets Jaunes. Les Gilets Jaunes ? Ça tombe bien car c’est bras dessus bras dessous que jaunes et jeunes manifesteront samedi prochain !

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15.10.2026 à 16:40

Crise dans les sommets du RN et situation politique française. VP.

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Alors que toute la situation politique et la crise de régime en France est suspendue entre le plus grand mouvement de la jeunesse scolarisée depuis 1968, et le mur de la dette publique fabriquée par les 10 ans de macronisme au bénéfice du capital financier, une crise politique structurelle se développe dans les sommets du […]
Texte intégral (1206 mots)

Alors que toute la situation politique et la crise de régime en France est suspendue entre le plus grand mouvement de la jeunesse scolarisée depuis 1968, et le mur de la dette publique fabriquée par les 10 ans de macronisme au bénéfice du capital financier, une crise politique structurelle se développe dans les sommets du RN en relation avec la perspective de son arrivée au pouvoir dans cette situation.

Le ressort de cette crise est le doute total sur la capacité de ce parti à se maintenir au pouvoir s’il y parvient, en rétablissant une V° République forte.

Pour garantir cela, les Bolloré et les Stérin, avec les accompagnateurs bourgeois du RN, UDR et Reconquêtes, misaient sur Bardella. La crise s’est développée depuis que Le Pen a annoncé sa candidature malgré, voire à cause, de ses problèmes judiciaires, et elle a atteint un nouveau stade avec les informations – je ne dis pas les révélations, personne n’est étonné – de Mediapart, sur Bardella, qui ne sont pas seulement qu’il est antisémite, mais que sa place dans ce parti provient de son appartenance initiale à la sphère antisémite soralienne, donc de son antisémitisme. Le voilà grillé.

Cela pourrait, sans qu’elle ait trop besoin de le signaler à ce stade, enlever une épine du pied de Le Pen : elle n’est plus contrainte à le choisir comme premier ministre. En fait il est cramé.

Mais on a eu ces derniers jours deux signaux apparemment contradictoires du côté de la direction du RN, si tant est qu’il y ait actuellement une seule direction au RN.

D’une part, Le Pen en affirmant priver l’Ukraine de toute aide et priver l’UE de tous les versements français, s’aligne ainsi sur Trump et sur Poutine, plus nettement que jamais depuis l’annonce de sa candidature.

En même temps, elle prétend qu’au pouvoir elle ménera une cure d’orthodoxie budgétaire draconienne pour “rembourser” la dette soi-disant publique, surenchérissant sur Macron et Lecornu.

Et, dans l’immédiat, mardi 13 octobre, alors même que 500 000 manifestants en majorité jeunes et très jeunes déferlaient en France, le groupe parlementaire RN a refusé de voter à l’Assemblée la motion de rejet préalable du PS sur le budget, envoyant un signal de soutien à Lecornu pour faire passer son budget.

Conduit à la fois à se faire le soutien clef de Macron, Lecornu et leur budget tout de suite, tout en annonçant une rupture sur la ligne “populiste” poutinienne et anti-européenne une fois au pouvoir, le RN, dans toutes ses contradictions, gardait jusqu’à présent pour fil conducteur son projet de coup d’Etat institutionnel : le référendum accompagnant la dissolution de l’Assemblée, abolissant le droit du sol, constitutionnalisant la discrimination, imposé au moyen de l’article 11 de la constitution.

Or, un énorme pavé dans la marre vient d’être lancé à ce sujet par le président du Conseil constitutionnel Richard Ferrand :

“Vouloir réformer la Constitution par l’article 11, ça n’existe pas. C’est l’article 89 (…) Il n’y a pas de débat. Il suffit de lire la Constitution, qui n’est pas le Code général des impôts.”

De Gaulle avait pourtant brusqué sa propre constitution en imposant un référendum, sur l’élection du président au suffrage universel, sur la base de l’article 11, qui ne le permettait aucunement, en 1962. Après 1958, c’était le coup d’Etat complémentaire à l’origine du régime de la V° République.

Richard Ferrand prend la peine de s’expliquer là-dessus :

 » Le Conseil constitutionnel – qui avait à peine quatre ans, c’était un bébé en croissance – avait rendu ce qu’on disait à l’époque un avis officieux, pour dire au général de Gaulle que ce n’était pas conforme à la Constitution “ – mais ”n’est pas de Gaulle qui veut », « la vie a changé »,  » Le Conseil constitutionnel, au fur et à mesure de son existence, s’est reconnu la compétence de juger les décrets de convocation d’un référendum « , « L’article 89 est la seule voie pour réformer la Constitution. Tous mes prédécesseurs l’ont affirmé (…) Qu’on ne vienne pas me dire que c’est impossible, il y a eu 25 révisions. Cela nécessite un vrai travail de fond de nos représentants ».

Les mots clefs de Ferrand sont : « n’est pas De Gaulle qui veut ».

Le verdict ici émis est que Le Pen si elle est élue n’aura pas le rapport de force pour imposer son coup d’Etat institutionnel, comme De Gaulle en 1962 – De Gaulle avait d’ailleurs, ce que Ferrand se garde d’évoquer, été chassé du pouvoir en échouant au référendum de 1969, qu’il avait lui aussi imposé par l’article 11. C’était une suite de mai 68.

L’ironie salée de cette déclaration, qui la rend d’autant plus significative, est que Macron avait nommé Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel avec l’appui du RN, et déjà avec ce projet de coup d’Etat institutionnel à l’esprit.

C’est donc l’homme qui, pour Le Pen et Bardella, devait permettre la mise en œuvre de l’élément central de leur programme et du point clef qui les réunit encore, qui annonce que, comme ça ne peut pas marcher – « n’est pas De Gaulle qui veut » – il ne veut plus le permettre.

Reste une question : quel est le ressort profond de la prise de position de Ferrand, qui, naturellement, surexcite complétement Le Pen et Bardella, chacun de leur côté ?

Il y a certainement plein de linéaments et de conciliabules là derrière. Mais il y a une cause fondamentale en dernière analyse : le rapport de force social dans le pays affole le capital et le haut appareil d’Etat qui, de plus en plus, voit le projet, qui en soit devrait les satisfaire, de coup d’Etat institutionnel du RN, comme un acte d’apprenti sorcier. Ils ont peur.

Et ils ont raison. Aux Etats-Unis, ils suivent le sort de Trump, de plus en plus précaire. Et chez eux, en France, il y a … il y a quoi ? Le mouvement lycéen !

En menaçant l’exécutif, en s’opposant frontalement au budget par ses exigences, en polarisant la lutte sociale, le mouvement lycéen est le facteur profond des difficultés présentes et à venir du RN. Affronter le budget, c’est bien affronter le RN.

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14.10.2026 à 15:40

Complément bibliographique sur le trotskysme, par Jean Hentzgen.

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L’historien Jean Hentzgen, auteur d’une thèse sur Le courant lambertiste en France jusqu’en 1963, nous communique cet article visant à compléter les bibliographies actuellement disponibles en français : L’histoire du mouvement trotskyste en France progresse à l’occasion d’une nouvelle publication ou de l’achèvement d’une recherche. Cela entraîne la nécessité de maintenir une bibliographie à jour […]
Texte intégral (1344 mots)

L’historien Jean Hentzgen, auteur d’une thèse sur Le courant lambertiste en France jusqu’en 1963, nous communique cet article visant à compléter les bibliographies actuellement disponibles en français :

L’histoire du mouvement trotskyste en France progresse à l’occasion d’une nouvelle publication ou de l’achèvement d’une recherche. Cela entraîne la nécessité de maintenir une bibliographie à jour sur ce sujet. Malheureusement, celle disponible sur le site Radar (www.association-radar.org) n’a pas été actualisée depuis longtemps. Le présent texte vise à la mettre à jour avec des publications récentes. Nous remercions les lecteurs de signaler les probables omissions.

Généralités


– François BAZIN, Le parrain rouge : Pierre Lambert, les vies secrètes d’un révolutionnaire, Paris, Plon, 2024.

– Hall GREENLAND , Michel Pablo ou l’odyssée d’un trotskiste hérétique,Syllepse, 2025.

– Vincent PRESUMEY, Retour sur l’histoire du trotskysme en France, Consultable à l’ adresse https://aplutsoc.org/2020/02/17/retour-sur-lhistoire-du-trotskysme-en-france/

– René REVOL, De Lambert à Mélenchon, 60 ans d’engagement. Tome 1, éditeur Un Monde Nouveau, 2025.

– Jan Willem STUTJE, Ernest Mandel,  Éditions Syllepse, 2024.

Années 1930-1940

– Nicolas BAROIN, A Contre-Courant, les parcours des militants Trotskistes Français des années 1929-1940, Master 1 de science politiques, 2020 et Le Trotskisme Français des années 1929-1940 Master 2 d’histoire contemporaine 2022-2023 à   l’Université Lumière Lyon 2

– cahiers d’Aplutsoc n°3, Politique militaire prolétarienne : le cadavre sort du placard. Tant mieux !, Consultable à l’adresse :

– Francesco GILIANI, « Troisième Camp“ ou nouvel ”Octobre » ? Socialistes de gauche, trotskistes et Deuxième Guerre mondiale (1938-1948), Université Lumière Lyon 2, décembre 2020, Thèse d’histoire, Consultable à l’adresse : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-03227424

L’après-guerre

– Adrien DUPONT. Pratiques, outils et acteurs de la vigilance anti-trotskyste menée par le Parti Communiste Français (1944-1968), Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, mémoire de Master 2 Histoire, 2025. Consultable à l’adresse :

– Jean-Pierre HARDY, Le courant marxiste-révolutionnaire pour l’autogestion dit « pabliste » : des « pieds rouges » d’Algérie aux altermondialistes , Version d’avril 2015 de 219 pages, Consultable à l’adresse :

– Jean HENTZGEN, Du trotskysme à la social-démocratie : le courant lambertiste jusqu’en 1963, thèse d’histoire, 538 p. Consultable à l’ adresse : https://theses.hal.science/tel-02283662

– Jean HENTZGEN, P. Broué et la discussion sur Cuba, Dissidences, n° 11, mai 2012, p. 107-120.

– Nicolas SIGOILLOT, L’entrisme au sein du parti travailliste britannique, 1920-1992, Université de Bourgogne, thèse de doctorat LECLA, soutenue le 30 juin 2022, Consultable à l’adresse : https://www.theses.fr/2022UBFCH015

Après 68

– Hélène ADAM et François COUSTAL, C’était la Ligue, Syllepse/Arcane 17, Paris, 2019

– Ludivine BANTIGNY et Fanny GALLOT, Un internationalisme pratique. La culture politique de la IVe Internationale dans les années 1970, Histoire@politique, n°42, 2020.

– Hugo MELCHIOR, Être là où ça se passe, 2024, auto-publié.

– Livio MAÏTAN, Pour une histoire de la IVè Internationale, Editions La Brèche et IIRE, 2020

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Bas du formulaire

– René REVOL, De Lambert à Mélenchon, 60 ans d’engagement. Tome 1, éditeur Un Monde Nouveau, 2025.

– Pierre SALVAING, Ce que je sais de ce que fut l’Organisation Communiste

Internationaliste, mis en ligne sur le site Lutte de classe et consulté le 17/5/2017 :

Cliquer pour accéder à oci_112016.pdf

– Henri WEBER, Rebelle jeunesse, Robert Laffont, 2018

Aujourd’hui

– Louis GERIN, Repenser la révolution avec la démocratie ? La LCR face à l’inventaire de son héritage historique et théorique (1989-2009), Master Histoire de la pensée politique, Lyon, 2014, 148 pages.

– Florence JOHSUA, Anticapitalistes : une sociologie historique de l’engagement, Éditions la Découverte, 2015

Enfin, signalons l’influence de Pierre Broué sur les travaux concernant l’histoire de la IVème internationale. En 1985, cet historien et militant avait insisté sur l’importance des événements survenus dans les années 1940 pour le mouvement trotskyste. Il voulait susciter un large débat avec les organisations trotskystes et au-delà[1]. Quatre ans plus tard, il constata le peu de contributions à cette discussion[2]. Néanmoins, dans leurs thèses récentes, Francesco Giliani et Nicolas Sigoillot traitent de la IVème (j’ai rédigé des recensions de ces travaux, elles sont disponibles sur le site Arguments) au cours de cette période. Suite à la guerre en Ukraine, Vincent Présumey a commenté la nouvelle stratégie adoptée par Trotsky en 1940. A leur suite, je rédige actuellement un texte résumant l’évolution de la IVème autour du second conflit mondial.    

Jean Hentzgen


[1] Pierre Broué, « Trotsky et les Trotskystes face à la deuxième guerre mondiale », Cahiers Léon Trotsky, n° 23,

septembre 1985, pp. 35-60.

[2] P. Broué, « La deuxième guerre mondiale : questions de méthode », Cahiers Léon Trotsky, n° 39, septembre

1989, p. 6

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