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ARGUMENTS POUR LA LUTTE SOCIALE


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21.10.2026 à 23:10

De la France aux Etats-Unis et à toute l’Europe : L’heure est à la coordination des mouvements sociaux radicaux ! Par Yorgos Mitralias.

aplutsoc

Ni le si radical et historique mouvement social de masse français, ni ceux d’Albanie, d’Espagne, de Belgique, du Portugal, d’Italie, de Grèce, et qui sait de quel autre pays européen, ne sont pas seuls dans le monde. Par une très heureuse coïncidence, tous ces mouvements de jeunes, combatifs et radicaux, apparaissent et se renforcent au […]
Texte intégral (1252 mots)

Ni le si radical et historique mouvement social de masse français, ni ceux d’Albanie, d’Espagne, de Belgique, du Portugal, d’Italie, de Grèce, et qui sait de quel autre pays européen, ne sont pas seuls dans le monde. Par une très heureuse coïncidence, tous ces mouvements de jeunes, combatifs et radicaux, apparaissent et se renforcent au même moment, ensemble à celui qui chambarde déjà le paysage politique de la première super-puissance mondiale, les États-Unis d’Amérique. Alors, la tache prioritaire de chacun d’eux crève les yeux : profiter de ce rare moment historique qu’est la synchronisation de tous ces mouvements, pour sortir de l’isolement afin d’inventer un nouvel internationalisme en actes en se coordonnant pour lutter, se renforcer mutuellement et vaincre ensemble un ennemi de classe déjà plus que coordonné, avant qu’il ne soit pas trop tard pour l’humanité et sa planète Terre…

Mais, voyons comment se présente plus concrètement ce « rare moment historique », en commençant par les États-Unis où le résultat des élections de mi-mandat du 3 novembre prochain pourrait porter un coup terrible ou même fatal à Trump, au trumpisme et peut-être à l’extrême droite internationale. Alors, qui pourrait affirmer que Trump serait disposé d’accepter sans broncher son éventuelle défaite aux élections de mi-mandat le 3 novembre prochain ? La réponse ne fait aucun doute : Il n’y a personne disposé de dire une telle énormité ! Car tant le passé que les présents agissements de Trump plaident en faveur de sa détermination d’user de tous les moyens sans exception afin de rester cramponné au pouvoir. Mais, attention : si ce constat est partagé par pratiquement tout le monde, il n’y a par contre presque personne qui en tire les leçons nécessaires. Dont celle qui constate que le lendemain des élections de mi-mandat s’annonce déjà bien plus important et critique que le jour même des élections !

Alors, parlons-en. Étant donné que tous les sondages laissent prévoir une défaite cuisante des Républicains qui se traduirait par la perte du Congrès et – surtout – du Sénat, on peut déjà penser que la réaction (violente ?) de Trump fera voler en éclats tout ce qui reste du système politique américain et de ses équilibres traditionnels. Cependant, une telle évolution dramatique de la – déjà multidimensionnelle et très profonde – crise américaine ne pourra qu’influencer grandement tout ce qui se passe de par le monde, Europe inclue. Et cela d’autant plus qu’il y a désormais aux États-Unis une gauche radicale qui, malgré toutes ses faiblesses et son impréparation, représente déjà une réelle grande force sociale et politique capable de jouer les protagonistes dans les évènements historiques qui se dessinent déjà à l’horizon de ce grand pays. Alors, la leçon à tirer est évidente : la gauche et les mouvements sociaux européens non seulement devront arrêter de snober les États-Unis et leur gauche bien réelle et radicale, mais ils devront s’intéresser sérieusement tant aux multiples facettes de la présente crise historique du capitalisme nord-américain qu’aux précieuses expériences de leurs camarades américains. Et cela afin d’en tenir compte en incluant les prochains grands rendez-vous et faits d’armes de la lutte de classe nord-américaine dans leurs choix tactiques ainsi que dans leurs perspectives et orientations stratégiques !

Mais, au-delà de tout ça, profitant de leur élan et de leur prestige actuel, il est plus que temps que la gauche radicale française ainsi que les mouvements sociaux et les syndicats ouvriers français prennent l’initiative de proposer des actions communes et de jeter des ponts à leurs équivalents européens et nord-américains. Par exemple, quand on sait que les syndicats ouvriers français préparent une grève (presque ?) générale pour le 5 novembre, et les syndicats espagnols mobilisent pour une grève générale le 11 novembre, c’est-à-dire seulement six jours plus tard, on peut légitimement se demander : pourquoi pas une grève générale commune franco-espagnole, qui donnerait des ailes aux travailleurs et travailleuses de ces deux pays, et des idées bien ambitieuses à leurs camarades des autres pays européens ?

D’ailleurs, la coordination des mouvements sociaux qui défrayent actuellement la chronique, est facilitée grandement par le fait qu’ils sont tous composés de jeunes subissant les mêmes contraintes, affrontant pratiquement les mêmes problèmes et surtout, ayant en commun la même ambition de changer ce monde qui leur parait, à juste titre, cauchemardesque et de plus en plus invivable. Car, au-delà des revendications mises en avant, c’est exactement cette radicalité de leur critique du monde actuel, d’ailleurs pas comprise par les médias, les bien-pensants et les gouvernants de toute espèce, qui les pousse à contester les fondements mêmes de nos sociétés et le système capitaliste lui-même.(1)

Alors, il ne faut pas s’étonner que ces mouvements radicaux fassent peur et unifient contre eux tout ce qu’il y a de racaille fasciste et d’extrême droite de par le monde. Et évidemment, ce n’est pas un hasard qu’on trouve à la tête de cette racaille apeurée qui crie vengeance, les deux plus grands criminels de guerre de notre temps, l’Américain Trump et le Russe Poutine. Lesquels emportés par leur délire raciste, n’hésitent pas de parler d’une seule voix pour dire exactement la même chose : que les responsables de ce que l’alter ego de M. Poutine, M. Kirill Dmitriev qualifie de « suicide de la civilisation occidentale » sont les… migrants !

Cela n’empêche qu’on est en train d’assister à la fin d’une époque et à l’accouchement dans la douleur d’une autre marquée par les révoltes d’une humanité qui n’en peut plus de subir passivement l’agonie d’un monde de plus en plus injuste, cynique, obscurantiste, barbare et donc invivable. Comme le disait si bien le Che de la tribune de l’ONU il y a déjà 66 ans, « cette humanité a dit : « Assez ! » et s’est mise en marche ». Et malgré les rapports de force plus que défavorables, malgré toutes les faiblesses et impréparations des organisations et des mouvements de ceux d’en bas, une chose est désormais sûre : qu’il n’y a pas de salut en dehors de ces révoltes. À condition qu’elles s’étendent et s’unissent au-delà des frontières, pour accoucher des vraies révolutions démocratiques et écosocialistes. Dorénavant en dépend la survie de l’humanité…

YM, le 20/10/2026.

Note

1. Voir notre article Des Etats–Unis à l’Espagne et de l’Allemagne à la France, la jeunesse opte pour la gauche radicale !

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21.10.2026 à 22:56

Menaces sur le secrétaire de l’UL CGT d’Aubenas.

aplutsoc

Prise de parole, ce 21 octobre, de Léo Genebrier, secrétaire de l’UL CGT d’Aubenas avant son entrée au commissariat de la ville pour répondre à la convocation qu’il a reçue après la manifestation locale du 17 octobre. Camarades, Nous sommes devant le commissariat d’Aubenas. Je suis convoqué ici, ce soir, par le commissaire de la […]
Texte intégral (1573 mots)

Prise de parole, ce 21 octobre, de Léo Genebrier, secrétaire de l’UL CGT d’Aubenas avant son entrée au commissariat de la ville pour répondre à la convocation qu’il a reçue après la manifestation locale du 17 octobre.

Rassemblement devant le commissariat d’Aubenas à l’appel de l’Intersyndicale à l’occasion de la convocation de Léo.

Camarades,

Nous sommes devant le commissariat d’Aubenas. Je suis convoqué ici, ce soir, par le commissaire de la police nationale, suite à la manifestation du 17 octobre.

Le 17 octobre, ce n’est pas une date comme les autres. Le 17 octobre 1961, à Paris, des Algérien·nes, des travailleurs immigrés pour la plupart, manifestent pacifiquement.

Le préfet Papon leur impose un couvre-feu, à elles et eux seul·es. Un ordre raciste, couvert par les plus hautes sphères du pouvoir gaulliste et de l’État français. Ce soir-là, des dizaines de milliers d’Algérien·nes descendent dans la rue.

Hommes, femmes, enfants. La police les attend. Au moins 12 000 arrestations. 200 mort·es cette nuit-là. 325 sur septembre et octobre 1961. Un racisme d’État.

Un massacre d’État, voulu et protégé par le pouvoir gaulliste. Ni oubli, ni pardon. Aujourd’hui, c’est la même police. Le même État.

Depuis mi-septembre, des lycéen·nes réclament des moyens pour leurs lycées.

La réponse : plus de 6 000 interpellations en une semaine. Près de 7 000 gardes à vue. Dont 86 % de mineur·es. Ce n’est pas un dérapage. C’est un système. Une police raciste. Violente. Aux ordres de l’État bourgeois et du capital.

Hier contre le peuple algérien, pour défendre l’ordre colonial. Aujourd’hui contre la jeunesse, pour défendre l’ordre capitaliste. Même ordre. Même répression.

Hier, de Gaulle. Aujourd’hui, Macron. Deux présidents, une même Ve République, née en 1958 en pleine guerre d’Algérie. Un pouvoir fort. Autoritaire. Qui gouverne contre le peuple. Et qui, dès qu’on lui résiste, déchaîne une violence d’État hors norme.

De 1961 aux lycéen·nes d’aujourd’hui, c’est la même histoire de répression. Et le 17 octobre 2026, le bilan est lourd.

Plusieurs décès signalés à Paris, le 17 et le 18 octobre. Plusieurs blessé·es graves. Les circonstances restent à établir.

Nous appelons celles et ceux qui ont assisté aux faits à témoigner. Nous voulons la vérité. Pas un nouveau silence.

Nous le rappelons : depuis le début du mouvement lycéen, et lors des mobilisations du week-end dernier, il n’y a eu aucun incendie. Aucune casse. Rien de tout cela grâce aux forces de l’ordre.

C’est grâce à l’autodiscipline de nos camarades lycéen·nes. Et aussi, un peu, grâce à la pratique et au soutien de l’UL CGT d’Aubenas, qui a déclaré de nombreux rassemblements pour les couvrir et les protéger, entre autres, de la police.

Par contre, de la violence, nous en avons vu.

Et elle était uniquement le fait de la police. Des interpellations musclées, voire violentes, à Aubenas comme à Privas. Et il y a aussi des inculpé·es chez nous. Comme Gor, lycéen de Privas, à qui nous apportons tout notre soutien, et qui passera en procès le 2 décembre.

Aujourd’hui, la force du désordre, c’est Macron, son gouvernement et sa police. Ce n’est pas la jeunesse. Ce ne sont pas les travailleur·ses qui se soulèvent pour leurs justes revendications.

Pourquoi cette violence ? Parce que le pouvoir a peur. En 1961, l’État colonial avait peur. Il a perdu.

Ce n’est pas nous qui avons peur. C’est le pouvoir.

À Aubenas, Gwendoline, Michel, et moi aujourd’hui : un seul but, nous intimider. Nous décourager de toute mobilisation. Mais ces manœuvres ont l’effet inverse. Elles renforcent notre combativité.

Elles nous confirment la faiblesse et la peur du pouvoir en place. Et elles nous disent une chose : c’est maintenant et demain qu’il faut se mobiliser !

Notre syndicat le dit sans condition :

  • nous défendrons toujours la liberté de manifester,
  • la liberté d’expression,
  • la liberté syndicale.

Aucune convocation, aucune pression ne nous fera taire.

Toucher à un·e militant·e syndical·e, c’est s’en prendre à l’ensemble des travailleur·ses.

Ce pouvoir mène partout la même politique : la guerre au dehors, l’austérité au dedans. Il nous parle de patrie. Mais les prolétaires n’ont pas de patrie. Leur guerre n’est pas la nôtre.

Notre adversaire est chez nous : le capital, ses gouvernants, ses marchands de canons.

Alors regardons où va l’argent.

Pour nous, l’austérité.

  • 7 milliards d’économies sur la santé.
  • 3,6 milliards sur les retraites.
  • 4 018 postes supprimés à l’école.
  • 1 milliard de crédits en moins pour la jeunesse.

Pour eux, l’argent public.

  • 435,7 milliards pour l’armée, sur 2024-2030.
  • 211 milliards d’aides aux entreprises, en 2023, sans contrôle ni sanction.

D’un côté, on nous serre la ceinture. De l’autre, on arrose les actionnaires et les marchands d’armes.

Nous, nous voulons autre chose.

  • Le gasoil à 1,50 € le litre maximum.
  • Une hausse générale des salaires, des minima sociaux, des pensions.
  • La défense de nos services publics.

Ce mouvement, c’est la jeunesse qui l’a lancé. Elle nous montre la voie. Aidons-la, rejoignons-la, de toutes nos forces.

Et ce n’est plus seulement ici : c’est toute l’Europe qui se soulève !

Voilà pourquoi l’UL CGT d’Aubenas appelle à la convergence. Pas seulement dans les mots. Dans la grève.

Construisons des grèves partout où c’est possible, dès que possible. Dans nos entreprises. Nos services. Nos administrations. Rejoignons les initiatives du 24 et du 31 octobre. Préparons le blocage total du pays lors de la grève interprofessionnelle du 5 novembre.

Pour soutenir les lycéen·nes, les gilets jaunes, les gilets rouges, les précaires.

Discutons-en avec nos collègues, avec nos voisin·es. Faisons de la grève le point de rencontre de toutes nos luttes. Pour qu’elle dure. Pour toucher le capital là où ça lui fait mal.

Ni silence, ni peur.

Solidarité avec Gwendoline, avec Michel, avec toutes celles et tous ceux qui sont réprimé·es.

Gloire au peuple algérien.

Ni oubli, ni pardon pour les martyrs du 17 octobre 1961.

Faisons converger toutes nos colères. Faisons-les converger dans la grève.

#solidarité #ardeche

Source : Page Facebook de l’UL CGT d’Aubenas

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20.10.2026 à 11:40

Une combinaison explosive. LD

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Le 17 octobre 2026 est le point de fusion entre les Gilets Jaunes, la mobilisation des retraites et les émeutes suite à la mort de Nahel, le tout sous l’impulsion des lycéen-nes. 500.000, 800.000 ce samedi ? A titre de comparaison, l’Acte I des Gilets Jaunes le 17 novembre 2018 a compté près de 300.000 […]
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19.10.2026 à 09:19

Après la déclaration de Macron. Editorial du 19 octobre 2026.

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Dans sa déclaration du dimanche soir 18 octobre, le crépusculaire président de la V° République, Emmanuel Macron, n’a pas eu un mot pour la main arrachée d’un lycéen, l’œil crevé d’une lycéenne, et ils cachent les probables deux morts de ce samedi : le président, le ministre, les médias en continu, n’en parlent pas ! (1) […]
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18.10.2026 à 23:22

Solidarité avec les militants de gauche réprimés ou menacés en Ukraine et en France !

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Ce dimanche soir, les participants à la réunion-débat organisée par Aplutsoc affirment leur solidarité avec le militant de gauche et historien indépendant ukrainien Vladyslav Starodubtsev, agressé dans la journée par des fascistes à Lviv. Ils exigent la libération immédiate de Ritchy Thibault, porte-parole de PEPS (Pour une Écologie Populaire et Sociale) et de l’association ZOR […]
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