10.08.2026 à 15:21
Maxim Haba, Docteur en droit public, Université de Bordeaux
L’ESSENTIEL
En mai 2026, le réseau Internet par satellite Starlink, de la société SpaceX d’Elon Musk, avait réussi à s’implanter dans plus de la moitié des 54 États du continent africain.
Du point de vue de ces États, le recours aux installations des géants du numérique répond à la volonté de garantir un accès universel à Internet haut débit. Cette solution renforce toutefois leur dépendance à des infrastructures appartenant à des opérateurs non nationaux.
Les États africains sont ainsi confrontés à un arbitrage entre quête de souveraineté numérique et amélioration de la connectivité. Face à la starlinkisation de l’accès à Internet, leurs stratégies varient.
L’accès à Internet en Afrique est marqué par une forte dépendance aux infrastructures numériques, en particulier aux câbles sous-marins, qui appartiennent à des opérateurs privés souvent non nationaux. La quasi-totalité du marché africain de la connectivité est contrôlée par les géants du numérique
– Google, Meta, Microsoft… Cette dépendance technologique est renforcée par l’avènement d’un « nouveau » venu : Starlink. Il s’agit d’une solution de connexion à Internet par voie satellitaire promue par la société américaine d’Elon Musk, SpaceX. L’entreprise ambitionne de devenir un fournisseur d’accès à Internet de premier plan en Afrique.
Pour autant, la starlinkisation de la connexion à Internet en Afrique soulève plusieurs questions substantielles. Dès lors que les infrastructures et les données des États africains reposent sur des constellations de SpaceX, la question de leur souveraineté numérique se pose avec acuité. À cela s’ajoute le difficile équilibre entre, d’une part, le désir exprimé par certains États d’une inclusion numérique passant par l’accès universel à un réseau de qualité et, d’autre part, la volonté de certains gouvernements d’exercer un contrôle sur la possibilité pour les habitants de leurs pays d’accéder librement à Internet.
La constellation Starlink semble décidément conquérir le continent.
Concrètement, depuis sa première entrée sur le marché africain en janvier 2023 via le Nigeria, le fournisseur d’accès à Internet a obtenu des autorisations pour le déploiement de son service dans 29 pays africains – dont dix d’Afrique de l’Ouest, quatre d’Afrique centrale, huit d’Afrique de l’Est et cinq d’Afrique australe (chiffres de mai 2026)
Parallèlement à cet usage encadré, on assiste dans plusieurs États à une utilisation non régulée ou « clandestine » du réseau. En effet, les États dans lesquels la société SpaceX ne dispose pas de licence considèrent sans surprise comme illégal l’usage personnel ou à titre commercial des services Starlink, généralement au motif que l’entreprise ne respecte pas le cadre juridique applicable au secteur des communications électroniques.
À titre d’exemple, l’Autorité gabonaise chargée de la régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) a annoncé dans un communiqué l’interdiction d’installer, d’utiliser et de commercialiser les offres Starlink sur le territoire du Gabon. L’Arcep a également précisé les sanctions – peine de prison et sanctions pécuniaires –encourues par les contrevenants.
Dans la même logique, en Guinée, l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) a rappelé dans un communiqué du 30 mars 2026 l’interdiction faite aux utilisateurs de commercialiser le Wi-Fi fourni par le réseau Starlink dans le cadre des « Wi-Fi zones », faute de délivrance d’une licence ou d’une autorisation préalable auprès du régulateur. Plus encore, des agents de l’ARPT ont été dépêchés sur le terrain pour désinstaller et confisquer les équipements Starlink utilisés par les « revendeurs » de Wi-Fi.
La souveraineté numérique se traduit par la maîtrise étatique de l’ensemble des segments du numérique – protocoles, infrastructures, données, réseau et espace informationnel – sans dépendance subie à des opérateurs extérieurs. En Afrique, la notion de souveraineté numérique semble bornée à l’ambition des États de réduire leur dépendance aux diktats des géants du numérique par la construction d’infrastructures nationales et le contrôle du réseau au moyen de la réglementation ou de la régulation.
La starlinkisation de l’accès à Internet en Afrique met en lumière une position binaire des États en matière de souveraineté.
Certains se montrent méfiants quant au déploiement du réseau Starlink. La raison officiellement invoquée est la non-conformité du fournisseur aux textes juridiques portant sur le secteur des télécommunications. Mais l’interdiction du réseau Starlink pourrait s’expliquer par un motif inavoué. En effet, certains États africains s’adonnent à la pratique de la coupure ou du blocage intentionnel d’Internet.
Face à ces mesures de blocage, les internautes africains ont pris l’habitude de recourir à des moyens de contournement des opérateurs de communication électronique traditionnels. Ainsi, l’utilisation « clandestine » du réseau Starlink pourrait être considérée comme un moyen d’affaiblir l’efficacité des mesures de blocage d’Internet. Plus précisément, en l’absence de licence ou d’autorisation préalable délivrée par les autorités nationales, ces dernières ne peuvent pas contraindre Starlink à se soumettre aux mesures de blocage. Dès lors, son utilisation peut être perçue par les États bloquant Internet comme une « porte dérobée » aux injonctions étatiques.
D’autres États ont autorisé le déploiement du réseau Starlink, considérant qu’il pourrait permettre un accès universel à l’Internet haut débit, notamment dans les zones considérées comme des « déserts numériques ». Particulièrement dépendants des infrastructures physiques terrestres – tels que la fibre optique ou les câbles sous-marins – et de leur lot de failles et de l’inaccessibilité des réseaux, certains États africains voient dans la solution Starlink une alternative pouvant favoriser une large inclusion numérique.
Toutefois, cette starlinkisation renforce la logique de dépendance des États à des opérateurs numériques étrangers, en particulier à SpaceX.
En effet, la société de Musk s’ajoute à la liste des géants du numérique qui contrôlent la quasi-totalité des infrastructures physiques du réseau Internet en Afrique, à savoir Google, Meta, Amazon… Les données et les échanges générés sur le continent transitent également par les installations de ces opérateurs privés. Il en découle une délégation par les États africains des infrastructures et des données numériques de leurs populations, avec les risques que cela occasionne
– surveillance étrangère, espionnage, usage illicite des données à des fins commerciales, etc.
Face aux risques de « perte de contrôle » par les États sur le réseau Starlink, deux pratiques ont cours en Afrique.
D’un côté, les États qui considèrent comme illégales l’installation, l’utilisation et la commercialisation de Starlink utilisent des moyens juridiques et techniques pour mettre en pratique les interdictions émises. Cela passe généralement par des injonctions faites à SpaceX de couper l’accès au réseau Starlink. En outre, les États concernés peuvent recourir aux techniques de brouillage des signaux ou au déploiement des agents sur le terrain afin de désinstaller les équipements du fournisseur.
De l’autre côté, certains États ont opté pour une régulation supervisée. C’est le cas de la Côte d’Ivoire. L’autorisation de Starlink par l’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI) a été soumise à la possibilité d’interrompre l’accès au réseau. En outre, les États africains ayant émis des autorisations peuvent user de leviers juridiques
– suspension ou annulation de la licence — pour garder un contrôle sur les activités.
En définitive, la starlinkisation de l’accès à Internet en Afrique favorise l’accès universel à un réseau de qualité tout en renforçant la dépendance des États africains aux géants du numérique. Ce dernier phénomène entraîne une perte progressive de la souveraineté des États sur les infrastructures physiques du réseau Internet.
Dès lors, pour les États africains, l’essor de l’accès à Internet à travers le réseau Starlink impose de trouver la ligne de crête entre recherche d’une inclusion numérique et quête d’une souveraineté numérique. Cela passe sans aucun doute par une régulation respectueuse des droits des internautes africains.
Maxim Haba est docteur en droit public de l'Université de Bordeaux. Il est spécialisé en droit public du numérique. Il est également délégué territorial du Défenseur des droits.
10.08.2026 à 15:19
Mine Karatas-Ozkan, Professor of Strategy & Entrepreneurship (University of Southampton) and Vice-President for Talent Development (EURAM), European Academy of Management (EURAM)
When former New Zealand prime minister and activist Jacinda Ardern rejected the idea that empathy makes a leader weak, she named a contradiction many women know well. Women in leadership are often expected to be decisive but not too forceful, caring but not too soft, confident but never difficult. Yet in a world shaped by burnout, polarisation, inequality and institutional distrust, the old model of leadership as toughness without tenderness looks increasingly out of date. Can women lead with both heart and mind? The answer is yes; and that may be exactly the kind of leadership our institutions now need.
Compassionate leadership is not about being “nice”. It is about noticing distress; understanding what people need and taking action in ways that reduce harm while still enabling performance, accountability and direction. It offers a transformative approach centred on empathy, understanding and resilience, with relevance far beyond specialist leadership debates. The Potential Project research that encompasses around 500 organisations in approximately 100 countries demonstrates that 55% of women leaders were rated by followers as both wise and compassionate, compared with 27% of men, while 56% of men were rated poorly on both dimensions (Carter, 2022a, 2022b; Hougaard, 2022).
The point is not that compassion belongs to women or is absent in men. It is that qualities long dismissed as secondary in leadership may, in fact, be central to leading well in complex times.
One useful way to understand this is through emotional intelligence. Emotional intelligence is not simply about being sensitive. It is the capacity to remain self-aware, regulate one’s emotions, read social situations, and respond to others with judgement and care (Goleman, 1995). In practice, it helps leaders notice what is going on beneath the surface: who is disengaged, who is overloaded, who is being left out, and what kind of response will move a team forward without causing unnecessary damage.
Compassionate leadership begins with four steps which are interlinked: noticing, connecting, understanding and acting (Lee, B. – Compassionate Inclusive Leadership Development Programme at the University of Southampton, UK). In other words, leaders must first pay attention, then care enough to engage, then understand what is needed, and finally do something meaningful about it. That matters because compassion is not just a feeling. It is a disciplined practice.
This is especially the case for women because they are often navigating leadership under conditions of heightened scrutiny. Many face contradictory expectations and carry invisible emotional workloads: repeatedly smoothing tensions, supporting others, absorbing conflict and proving their skills. Under those conditions, emotional intelligence is not a decorative extra. It becomes both a survival resource and a leadership asset.
Drawing on mindful compassion, Waddington (“Creating conditions for compassion”, in The Pedagogy of Compassion at the Heart of Higher Education, Springer International Publishing, 2017) describes three emotional regulation systems: threat, drive and soothing/affiliation. Threat produces fear, anxiety and defensiveness. Drive pushes achievement, speed and competition. The affiliation system supports connection, safety and contentment. Modern workplaces often over-reward threat and drive while neglecting affiliation. The result is cultures that may look productive on the surface but feel hard, brittle and emotionally depleted underneath. Compassionate leadership helps rebalance this. It does not avoid difficult decisions. It makes them with fuller awareness of their human consequences. This means considering not only organisational outcomes, but also how decisions affect people’s wellbeing, relationships and ability to thrive. That is why compassion should not be confused with weakness. It is often what makes leadership sustainable.
A second helpful lens comes from kintsugi, the Japanese philosophy and craft of repairing broken pottery with gold. Rather than hiding cracks, kintsugi honours them. It treats brokenness as part of an object’s history, not as evidence that it has lost its worth.
For women leaders, this is a powerful metaphor. Too many are still expected to perform perfection: always composed, always capable, always emotionally controlled, never visibly uncertain. But that kind of perfection is often brittle. It leaves little room for reflection, learning, repair or honesty. Kintsugi offers another way of thinking about strength. It suggests that experience, including painful experience, can deepen rather than diminish leadership.
This connects closely with Brené Brown’s (2022) writing on the “Gifts of Imperfection”. Her work has helped shift public understanding of vulnerability away from weakness and towards courage, connection and authenticity. For women leaders, that is especially significant. It creates space for authority that does not depend on invulnerability, but on integrity, self-knowledge and relational courage. This does not mean celebrating adversity for its own sake. Structural barriers, sexism, exclusion and burnout are not gifts. But many women do lead through fracture: exclusion, bias, care burdens, professional setbacks, isolation, migration, health challenges or the persistent experience of not fitting the mould.
Those experiences, when reflected on rather than buried, can sharpen the ability to notice the unmet needs of others. That is where self-compassion becomes essential. Waddington’s work draws on Neff and Germer (“Self-Compassion and Psychological Welbeing”, The Oxford Handbook of Compassion Science, 2017) to describe self-compassion as involving self-kindness, common humanity and mindfulness. The key point is that self-compassion is not indulgence. It is what allows people to acknowledge pain without being overwhelmed by it. It also lays the foundation for engaging compassionately with others in a way that is genuine and sustainable.
How would you treat a friend, and how would you speak to yourself? Caring for oneself is “not self-indulgence” but “self-preservation”. That matters because many women leaders have been socialised into over-functioning, over-giving and over-correcting. Kintsugi invites them to stop treating imperfection as disqualification. It suggests that what has been repaired may carry a different, deeper kind of wisdom.
There is, however, a limit to how far individual leaders can carry this alone. Compassionate and inclusive leadership cannot depend only on personal goodness. It has to be co-developed through culture, institutions, systems and shared practice.
Paulo Freire argues that empowerment begins with critical consciousness: people must see that their difficulties are not just personal failings but that they are rooted in the structures around them. That insight is crucial here. Too often women are encouraged to become more resilient, while the systems around them remain biased, extractive or exclusionary. Compassionate leadership should not mean asking women to carry broken cultures more gracefully. It should mean changing the conditions in which leadership happens.
In practical terms, this can be achieved in a few steps:
Organisations need to value self-compassion and recovery, not just endurance. This is linked to resilience, emotional regulation and recovery from harm, particularly in the face of discrimination.
Leaders need to get better at noticing what is usually missed: invisible labour, exclusion in meetings, biased assumptions, and supposedly neutral systems that produce unequal outcomes.
Institutions need courageous, compassionate conversations.
Systems themselves need redesigning. If workplaces continue to reward speed, overwork, image management and competition, above all else, compassionate leadership will remain something leaders are praised for in theory and punished for in practice.
The real question, then, is not whether women can lead with both heart and mind. They already do. The more urgent question is whether our organisations are ready to recognise that this is not a softer form of leadership, but a stronger and more future-facing one.
This article was co-authored with İrem Bali, Psychologist & Neurosystemics Practitioner.
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Mine Karatas-Ozkan is affiliated with the University of Southampton, UK and the European Academy of Management.
10.08.2026 à 10:35
Rémi Le Goff, Professeur en stratégie et entrepreneuriat, Montpellier Business School
Niek Althuizen, Professor of marketing, Montpellier Business School
Sona Klucarova, Associate Professor of Marketing, University of Nebraska at Omaha
Sur quel levier les marques de luxe s’appuient-elles pour nous faire acheter un T-shirt blanc basique à plusieurs centaines d’euros, alors qu’on peut trouver un équivalent pour moins de 20 euros dans la fast-fashion, ou pour quelques dizaines d’euros dans des alternatives plus responsables ?
Ces dernières années, une tendance forte s’est imposée dans le luxe. On l’appelle le quiet luxury, ou luxe discret. Cette tendance repose sur une idée simple : proposer des produits au design minimaliste à des prix élevés.
Concrètement, le minimalisme consiste à aller à l’essentiel. Pas de logo, moins de détails, des lignes simples, peu ou pas d’ornement. Si le minimalisme peut évoquer le raffinement et le bon goût, il fait aussi apparaître un paradoxe.
À lire aussi : À partir de quel prix le consommateur estime-t-il qu’un produit est luxueux ?
En effet, le quiet luxury masque les indices dont les consommateurs ont besoin pour évaluer la valeur d’un produit. Sans logo, sans nom de marque, sans monogramme, un produit de luxe minimaliste peut ressembler, au premier regard, à un produit ordinaire. Face à ce type de produit, l’acheteur potentiel se retrouve dans une forme d’incertitude quant à la valeur réelle du produit.
Assez logiquement, les marques de luxe engagées dans le quiet luxury cherchent à nous accompagner face à cette incertitude en nous donnant des indices de prestige. Un vendeur peut mentionner qu’un produit est signé par un designer reconnu ou mettre en avant l’histoire de la marque et son savoir-faire. S’il s’agit d’un achat en ligne, la renommée de la plateforme peut servir d’indice. S’il s’agit d’un achat en boutique, l’environnement raffiné peut jouer ce rôle.
La présence de ces indices est donc un bon moyen pour signaler un savoir-faire, la qualité des matériaux, et ainsi justifier le prix du produit. Ces indices sont donc des leviers pour les marques de luxe, mais ils fonctionnent de manière assez étonnante.
L’étude que nous avons réalisée montre que la présence d’indices de prestige aide à mieux évaluer le prix d’un produit. Cependant, l’influence directe qu’ont ces indices sur notre disposition à payer pour un produit, dont la simplicité reste souvent associée à un coût de production relativement bas, est en fait très faible. En revanche, l’étude met en lumière que ces indices de prestige influencent fortement notre estimation de ce que les autres seraient prêts à payer pour ce même produit.
En tant que consommateurs, nous pouvons rester perplexes face à un T-shirt blanc vendu 800 euros. Nous pouvons penser qu’il ne vaut pas ce prix, mais nous restons convaincus qu’une masse invisible d’experts, d’amateurs de design ou de consommateurs initiés saura en reconnaître la valeur. Nous supposons que ces observateurs avertis sauront lire la qualité et le luxe dans la simplicité, là où nous restons nous-mêmes incertains face à l’ambiguïté du design minimaliste.
Mieux, face à cette incertitude, nous pouvons passer outre notre propre jugement pour nous aligner sur celui de cette masse invisible d’experts. En achetant un produit au design minimaliste, nous achetons aussi l’idée que d’autres savent quelque chose que nous ne savons pas.
Tout l’enjeu pour les marques de luxe engagées dans le quiet luxury est alors de transformer leurs boutiques et leurs points de vente digitaux en temples de la suggestion. Leur objectif est de nous amener, à travers différents indices de prestige, à penser qu’une élite invisible a donné son approbation pour ce produit au design minimaliste, et que son prix est justifié.
Puisque nous doutons de la valeur réelle du prix de ce produit au design minimaliste, les vendeurs n’ont pas intérêt à vanter notre coup d’œil lorsqu’ils nous voient sortir du portant un article qui ressemble à s’y méprendre à un autre, y compris à des alternatives plus abordables. Ils vont plutôt suggérer, plus subtilement, qu’une foule invisible d’experts valide ce produit.
Ils mettent ainsi en scène un consensus social autour de celui-ci. Ils peuvent, par exemple, évoquer le fait que tous les directeurs artistiques et acheteurs mode de Paris s’arrachent cette ligne, ou encore expliquer que, dans la haute couture, cette coupe est reconnue comme une prouesse technique.
Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.