29.03.2026 à 10:38
James L. Flexner, Senior Lecturer in Historical Archaeology and Heritage, University of Sydney
En Polynésie française, des dizaines de maisons construites en corail témoignent d’un profond bouleversement provoqué par l’arrivée des missionnaires au XIXᵉ siècle. Grâce à une méthode de datation très précise, des archéologues parviennent aujourd’hui à retracer pour la première fois le calendrier de leur construction.
Les îles Mangareva (Ma'areva) se situent à environ 1 600 kilomètres au sud-est de Tahiti, en Polynésie française. Elles tirent leur nom – qui signifie « montagnes flottantes » – de l’effet produit par les embruns qui se brisent sur les atolls coralliens environnants, ou motu : les anciens sommets volcaniques donnent alors l’impression de flotter au-dessus des vagues.
Aujourd’hui, les îles abritent environ 2 000 habitants, dont beaucoup travaillent dans les fermes perlières installées dans le lagon turquoise. À travers les îles subsistent aussi les vestiges de dizaines d’édifices remarquables : des maisons construites en corail.
Dans le cadre d’un projet plus vaste consacré aux transformations de la vie quotidienne à Mangareva au XIXᵉ siècle, mon équipe de recherche en archéologie a documenté des dizaines de ces maisons de corail, notamment sur les îles d’Aukena, Akamaru, Mangareva et Taravai.
Aujourd’hui, dans un nouvel article publié dans la revue Antiquity, nous avons établi la première chronologie précise de la construction de ces maisons de corail.
Ces résultats mettent en évidence de nouvelles dynamiques dans la manière dont les sociétés du Pacifique ont transformé leur environnement bâti après le contact avec les Européens – et montrent comment cet héritage colonial continue encore aujourd’hui de façonner la vie locale.
Des missionnaires catholiques français ont établi un poste à Mangareva à partir de 1834. En plus d’apprendre les prières, d’assister aux offices religieux et de lire la Bible, les habitants de Mangareva ont profondément modifié leur vie quotidienne à leur contact. Parmi les nombreux changements figure une transformation complète des espaces domestiques.
En quelques décennies, les habitations traditionnelles en bois et en chaume ont été remplacées par un nouveau type de petites maisons en pierre. Les missionnaires consignaient souvent des dates précises pour leurs constructions, en particulier pour la cathédrale de Rikitea, les églises réparties dans l’archipel ou encore les principales écoles catholiques.
En revanche, pour la catégorie de bâtiments la plus nombreuse de cette période – les maisons –, nous ne disposons généralement d’aucune information sur leur date de construction, sur ceux qui les ont bâties ni sur les personnes qui y ont vécu.
Lors de travaux de terrain en octobre 2024, j’ai remarqué que l’un des blocs de corail tombé du mur de la maison en ruine que nous fouillions contenait des coraux branchus qui semblaient très frais, presque comme s’ils venaient d’être coupés sur le récif vivant.
Nous avons utilisé une technique avancée appelée datation uranium-thorium (U-Th) pour déterminer l’âge de ces coraux branchus – et des structures construites à partir d’eux.
Contrairement à la datation au radiocarbone, plus connue et dont les marges d’erreur se comptent en décennies, la datation U-Th est extrêmement précise : elle permet de déterminer à quelques années près la date à laquelle les coraux sont morts, ne laissant derrière eux que leur exosquelette dur.
Contrairement aussi à la datation au radiocarbone, qui n’est pas très fiable pour des matériaux âgés de moins d’environ quatre cents ans, la datation U-Th fonctionne jusqu’à des périodes très récentes, voire presque jusqu’à nos jours.
Nous avons prélevé un échantillon « témoin » sur un bâtiment dont la date est connue – l’école de garçons d’Aukena construite dans les années 1850 – ainsi que des échantillons provenant de huit autres maisons et d’une tour de guet en corail.
Nous avons également prélevé un corail branchu dans une couche de fosse située dans la même maison où j’avais remarqué pour la première fois ces branches de corail à l’aspect « frais » dans les blocs.
À l’époque, nous pensions que cette fosse contenait les restes d’un festin organisé juste avant la construction de la maison. Les dates qui se recoupent dans nos résultats U-Th ont confirmé cette hypothèse.
Après analyse des échantillons, nous avons été surpris de constater que plusieurs dates ne correspondaient pas à ce que nous avions prévu.
Certains coraux semblaient être morts avant les années 1830, lorsque les missionnaires sont arrivés. Certains remontaient même à une période antérieure au contact avec les Européens dans les années 1790.
Un problème similaire est bien connu dans la datation au radiocarbone : le problème du « vieux bois », où la date de la mort d’un organisme peut précéder de plusieurs décennies, voire de plusieurs siècles, l’événement que l’archéologue cherche à dater. Étions-nous confrontés ici à un problème de « vieux corail » ?
Deux explications sont possibles.
Un archéologue ayant visité Mangareva dans les années 1930 a signalé des amas de débris de corail qu’il pensait être les restes de marae, des structures autrefois sacrées renversées pendant la période missionnaire. Cela ouvre la possibilité que ce corail ancien ait été réutilisé pour de nouvelles constructions.
Une autre explication possible pour ce type de corail, appartenant au genre scientifique Acropora, est que certaines branches meurent à distance de la zone de croissance active du récif au fil des années ou des décennies, tout en conservant leur apparence « fraîche ».
Ce scénario est peut-être le plus probable, car nos dates « trop anciennes » ne devançaient la chronologie attendue que de quelques années ou décennies, et non de plusieurs siècles. Mais nous ne pouvons pas non plus écarter complètement l’hypothèse des marae.
Il nous reste encore beaucoup à apprendre sur la manière dont les populations utilisaient le corail pour construire leurs bâtiments dans le passé – et peut-être aussi sur la façon dont les récifs coralliens se sont régénérés, ou non, après des décennies d’exploitation humaine. Ce dernier point pourrait être important pour réfléchir plus attentivement à nos propres relations avec les récifs coralliens aujourd’hui.
James L. Flexner est professeur associé d’archéologie historique et de patrimoine à l’Université de Sydney. Cette recherche est financée par l’Australian Research Council (FT210100244).
29.03.2026 à 09:03
Fabrice Raffin, Maître de Conférence à l'Université de Picardie Jules Verne et chercheur au laboratoire Habiter le Monde, Université de Picardie Jules Verne (UPJV)
Les élections municipales sont terminées, mais un conflit discret persiste dans les campagnes françaises. Il ne porte ni sur l’agriculture ou le prix de l’essence, ni même sur la santé. Il concerne la culture. En effet, sous les radars médiatiques, une tension croissante apparaît autour de la question de ce que doit être l’offre culturelle dans les territoires ruraux.
Ce conflit latent s’est récemment invité dans le débat public à travers le plan « Culture et ruralité » porté par Rachida Dati. Ayant pour enjeu de renforcer l’offre artistique dans les territoires ruraux, ce plan s’inscrit dans la rhétorique désormais bien installée de la lutte contre les « déserts culturels ».
Derrière cette expression plane l’idée qu’une partie du territoire national n’aurait pas accès à la culture et nécessiterait une intervention publique renforcée. Mais cette manière de poser le problème n’est pas neutre.
Elle repose sur une représentation particulière de la culture et sur une lecture implicite des territoires ruraux comme des espaces culturellement déficitaires. Autrement dit, la question n’est pas seulement celle de l’accès à la culture, mais celle de la définition même de ce qui est considéré comme tel.
Pour comprendre cette situation, il faut revenir sur l’histoire des politiques culturelles françaises. Celles-ci se sont structurées autour d’un projet de maillage territorial visant à diffuser les œuvres artistiques sur l’ensemble du territoire. Lorsque André Malraux devient ministre des affaires culturelles en 1959, il affirme l’objectif de permettre la rencontre entre « les grandes œuvres de l’humanité » et le public le plus large possible, tout en précisant que « si la culture existe, ce n’est pas du tout pour que les gens s’amusent ». La création des maisons de la culture participe de cette ambition : rendre accessibles les formes artistiques légitimes, et donc tout à fait sérieuses, mais souvent éloignées des pratiques culturelles existantes et des attentes des publics.
À partir des années 1980, malgré l’affirmation d’une démocratie culturelle plus attentive à la diversité de ces pratiques, la décentralisation renforce néanmoins ce modèle en consolidant un réseau d’institutions :scènes nationales, médiathèques, musées… Ce maillage demeure toutefois largement structuré par les centralités urbaines. Les territoires ruraux apparaissent alors en périphérie de cette organisation, ce qui alimente aujourd’hui la lecture en termes de « désert culturel ».
Cette lecture mérite cependant d’être nuancée à un double titre. D’une part, les territoires ruraux ne sont pas dépourvus de pratiques culturelles. Sociabilités associatives, fêtes locales, pratiques amateurs ou liées au patrimoine structurent des espaces culturels à part entière, bien que peu reconnus par les acteurs institutionnels. Et ce sont bien des pratiques culturelles, parce qu’elles génèrent cette situation sociale inédite : l’expérience esthétique, fût-elle produite par des formes et des objets (musicaux, plastiques, écrits, visuels, numériques, etc.), des artefacts qui n’appartiennent pas à l’histoire de l’art.
D’autre part, l’action publique elle-même ne se limite pas à l’État. Dans de nombreux territoires ruraux, les communautés de communes jouent aujourd’hui un rôle central dans l’offre culturelle. Elles assurent la gestion d’équipements, soutiennent des programmations, coordonnent des réseaux associatifs et portent des projets à l’échelle intercommunale.
Ces acteurs intermédiaires occupent une position singulière. Ils se situent à la fois en relais et en tension avec les orientations nationales. D’un côté, ils dépendent des arbitrages opérés par les directions régionales des affaires culturelles (Drac), qui continuent de structurer l’accès aux ressources et la légitimité des projets. De l’autre, ils développent des stratégies propres, parfois en complément, en décalage, voire en opposition aux priorités définies à l’échelle nationale. Ce jeu d’ajustements produit des configurations locales hétérogènes, où l’offre culturelle résulte autant d’un modèle descendant que de négociations entre échelles d’action et de rôle des élus à travers, par exemple, les projets culturels de territoires.
Par ailleurs, les campagnes françaises ont profondément changé. Comme l’a montré Jean-Pierre Le Goff, elles sont traversées par des recompositions liées notamment aux mobilités résidentielles et à l’installation de populations issues des classes moyennes urbaines. Ces transformations, particulièrement visibles dans les espaces périurbains, brouillent les frontières entre ville et campagne. Elles introduisent aussi de nouvelles attentes culturelles, portées notamment par ces nouveaux habitants, et parmi eux, ceux que Le Goff appelle les « cultureux », un terme péjoratif qui désigne les dépositaires et tenants de la culture « légitime » venant « de la ville ».
Dans ce contexte, l’action culturelle peut devenir un vecteur de diffusion de référentiels urbains. Mais ce modèle peut entrer en décalage avec les formes culturelles préexistantes. Certaines pratiques locales restent marginalisées ou invisibilisées. La musique country par exemple, largement plébiscitée et pratiquée (musiques et danses) en milieu rural est totalement absente des politiques culturelles. Le risque est alors celui d’un malentendu : des politiques conçues pour « apporter » la culture dans des territoires où elle existe déjà, mais sous d’autres formes.
Pour autant, les dynamiques actuelles ne se réduisent pas à une opposition entre culture légitime et pratiques locales, ni entre ville et campagne. On observe l’émergence de configurations hybrides : tiers-lieux, collectifs artistiques/habitants ou encore réinventions de formes traditionnelles comme, selon les régions, les comices agricoles, les fest-noz, les carnavals, par exemple . Ces évènements parfois revisités articulent alors création contemporaine, participation habitante et pratiques festives, parfois avec l’appui ou malgré les cadres institutionnels.
Dans ces espaces, la culture devient un lieu de négociation et d’expérimentation, où se recomposent les hiérarchies culturelles et où se vit la communauté locale, bien loin des enjeux artistiques. Les élus y jouent un rôle central, capables d’articuler des logiques institutionnelles, esthétiques et habitantes, tout en composant avec les contraintes des politiques nationales.
Derrière les débats récurrents sur les « déserts culturels », c’est donc moins un manque qu’un problème de cadrage qui se dessine. Ce qui est en jeu, ce n’est pas l’absence de culture, mais la difficulté à reconnaître la pluralité de ses formes et la diversité de ses régimes de légitimité. Les mondes ruraux et périurbains ne sont pas en attente de culture : ils en produisent, selon des modalités qui échappent en partie aux catégories de l’action publique et aux arbitrages centralisés.
Fabrice Raffin ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.
29.03.2026 à 09:03
Fernando Nunez-Regueiro, Chercheur en sciences de l'éducation, Université Grenoble Alpes (UGA)
D’où vient cette crise d’attractivité qui touche les métiers de l’enseignement en France et dans le monde ? Une revue d’études menées dans 18 pays incite à se pencher sur les conditions d’exercice et la reconnaissance d’une profession dont la contribution sociale fait pourtant toujours rêver un nombre non négligeable de candidats.
Alors que de nombreux pays font face à des pénuries d’enseignants, une question revient avec insistance : qui choisit encore d’entrer dans le métier, et pourquoi ? Une revue systématique récente, menée à partir de 39 études qualitatives dans 18 pays, couvrant plus de soixante ans de recherches et 4 700 futurs enseignants, nous permet de dresser un panorama inédit de ces motivations.
Cette étude met en lumière un paradoxe : plus un pays est développé, moins le métier d’enseignant apparaît attractif pour des raisons matérielles ou statutaires, alors même que les besoins en enseignants augmentent. Autrement dit, la « crise des vocations » ressemble moins à un manque d’envie qu’à une crise des conditions d’exercice.
À travers les pays, deux grandes familles de motivations dominent. La première est intrinsèque (environ 41 % des motivations recensées dans la revue). De nombreux candidats évoquent le plaisir d’enseigner, l’intérêt pour une discipline ou le sentiment d’être compétent pour transmettre des savoirs. L’enseignement est perçu comme une activité porteuse de sens, en cohérence avec une identité personnelle.
La seconde est altruiste (19 % des motivations). Les futurs enseignants expriment le désir de contribuer à la société, de travailler avec des enfants ou des adolescents, de favoriser l’égalité des chances ou d’influencer positivement l’avenir des jeunes générations.
Au total, les motivations intrinsèques et altruistes représentent près de 60 % des raisons évoquées pour devenir enseignant. Ces résultats convergent avec de grandes enquêtes internationales : le choix d’enseigner repose d’abord sur l’intérêt pour le métier et sur l’envie de contribuer au bien commun. Autrement dit, devenir enseignant n’est pas, dans la majorité des cas, un simple calcul économique.
Les raisons extrinsèques d’enseigner (c’est-à-dire la sécurité de l’emploi, la stabilité du revenu, les horaires compatibles avec la vie familiale, le statut social) représentent environ 40 % des motivations dans l’ensemble des études. Mais leur importance varie fortement selon les contextes culturels et historiques.
Dans les pays à niveau de développement intermédiaire, le métier d’enseignant est souvent perçu comme un moyen d’accéder à l’enseignement supérieur, d’obtenir un emploi stable ou de bénéficier d’un statut reconnu (52 % des motivations). Il peut constituer une voie d’ascension sociale ou un choix pragmatique dans un marché du travail contraint. En revanche, dans les pays à haut niveau de développement humain, ces dimensions matérielles sont beaucoup moins centrales (34 % des motivations).
Ce contraste s’explique par un mécanisme structurel. Lorsque l’enseignement supérieur se massifie et que les débouchés professionnels se diversifient (pays fortement développés), l’enseignement n’est plus l’une des rares professions stables accessibles aux diplômés. Il devient une option parmi d’autres. Si, dans le même temps, sa rémunération relative ou son prestige progressent moins vite que ceux d’autres carrières qualifiées, son attractivité diminue en comparaison. Il ne s’agit pas nécessairement d’une dégradation absolue du métier, mais d’un affaiblissement relatif dans un marché du travail plus concurrentiel parmi les diplômés.
C’est là que l’on peut parler de « paradoxe » des motivations enseignantes. À mesure que les sociétés se développent, la massification scolaire accroît les besoins en enseignants ; mais, dans le même temps, le métier devient relativement moins attractif sur le plan matériel et statutaire. Les systèmes éducatifs se retrouvent alors dans une situation délicate : ils ont besoin d’un nombre croissant d’enseignants, mais ne peuvent plus compter sur l’attractivité comparative du métier pour recruter.
Ce paradoxe pose un défi majeur aux politiques éducatives. Peut-on durablement compter sur la seule « vocation » pour assurer le renouvellement du corps enseignant ?
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La France s’inscrit pleinement dans ce questionnement. Les étudiants engagés dans les parcours de formation enseignante déclarent majoritairement un intérêt fort pour l’enseignement et pour la contribution sociale du métier. Les vocations existent. En revanche, l’environnement de formation et d’exercice peut fragiliser cet engagement.
La formation initiale combine préparation académique, concours exigeants et stages en responsabilité. Cette articulation, dans un système centralisé, est souvent perçue comme lourde et stressante. Les recherches montrent que les étudiants peuvent ressentir un décalage entre les exigences académiques et leur désir concret d’enseigner. Les périodes de stage constituent également un moment critique : charge émotionnelle, gestion de classe, sentiment d’insuffisance, qualité variable du mentorat.
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La question de la reconnaissance joue aussi un rôle central. Le débat public insiste régulièrement sur les difficultés du métier : violences scolaires, perte d’autorité, crise du recrutement. Sans nier ces réalités, cette focalisation contribue à redéfinir symboliquement la profession, mais par la négative. Or le statut social compte. Lorsque le niveau de diplôme requis augmente sans que la reconnaissance matérielle et symbolique suive, un sentiment de déclassement peut s’installer.
Enfin, l’empilement des réformes et la centralisation des décisions peuvent entrer en tension avec les attentes d’autonomie professionnelle. Or les motivations intrinsèques prospèrent dans des environnements où la cohérence institutionnelle et la confiance sont fortes.
En France comme dans de nombreux pays européens, l’enjeu n’est donc pas seulement d’augmenter le nombre de candidats. Il s’agit de restaurer un équilibre entre quatre dimensions interdépendantes : la cohérence de la formation initiale, la qualité de l’accompagnement en stage, la stabilité des politiques d’éducation et la reconnaissance sociale et statutaire du métier. En somme, les vocations existent. Reste à savoir si le système éducatif leur permet encore de s’inscrire dans la durée.
Fernando Nunez-Regueiro ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son organisme de recherche.