07.08.2026 à 09:56
JuYoung Lee, Associate Professor of Fashion Design and Merchandising, Mississippi State University
Caroline Kobia, Associate Professor of Fashion Design and Merchandising, Mississippi State University

L’emplacement des boutons sur les vêtements masculins et féminins est l’un de ces héritages du passé qui ont survécu à la mécanisation de l’industrie textile. Une convention devenue si banale que l’on en a oublié l’origine.
Imaginez que vous êtes dans un magasin de vêtements proposant des articles pour toute la famille. Vous prenez une chemise blanche à boutons pour l’essayer. Le modèle est très sobre. A-t-elle été conçue pour être portée par une femme ou par un homme ?
Un détail peut vous mettre sur la piste : sur de nombreuses chemises pour femmes, les boutons sont cousus à gauche, tandis que sur les chemises pour hommes, ils se trouvent généralement à droite. Les fermetures éclair des pantalons et des vestes suivent parfois la même logique.
Mais pourquoi les vêtements ne se ferment-ils pas du même côté selon qu’ils sont destinés aux hommes ou aux femmes ? Les spécialistes de la mode et les historiens comme nous se penchent depuis longtemps sur cette différence entre les sexes. La réponse tient en grande partie aux traditions, à l’histoire et à la manière dont les vêtements étaient confectionnés autrefois. Même un détail aussi anodin qu’une fermeture Éclair peut raconter une histoire du passé.
Aujourd’hui, lorsqu’on regarde un vêtement, on pense surtout à sa couleur, à son confort ou à son style. Mais les vêtements font aussi partie de ce que les historiens appellent la culture matérielle, c’est-à-dire l’ensemble des objets du quotidien utilisés par les sociétés. L’étude de cette culture matérielle permet de mieux comprendre la manière dont les gens vivaient, travaillaient et pensaient autrefois.
Les systèmes de fermeture, comme les boutons ou les fermetures Éclair, ne sont pas seulement des éléments pratiques. Ils s’inscrivent aussi dans des traditions de conception qui, au fil des siècles, se sont associées à des différences entre les vêtements masculins et féminins.
L’une des explications les plus courantes à la présence des boutons de part et d’autre selon le sexe remonte à l’histoire de la mode européenne. Il y a plusieurs siècles, les femmes de la noblesse portaient souvent des robes complexes, ornées de nombreux boutons et systèmes de fermeture, si sophistiquées qu’elles avaient besoin d’aide pour s’habiller.
Selon certains historiens, les boutons étaient placés de manière à faciliter le travail des domestiques chargés d’habiller leur maîtresse, un détail qui reflétait les distinctions sociales de l’époque.
Environ 90 % des personnes sont droitières. Lorsqu’une femme de chambre se tenait face à une noble pour l’habiller, des boutons placés sur le côté gauche du vêtement étaient idéalement positionnés pour être manipulés de la main droite, sa main dominante. Faites l’essai en boutonnant la veste d’un ami ou d’une peluche en lui faisant face : on comprend immédiatement pourquoi cette disposition facilitait tant le travail des domestiques.
Les hommes, en revanche, s’habillaient généralement seuls. Leurs chemises, pantalons et uniformes étaient donc conçus pour être fermés facilement par celui qui les portait, avec des boutons placés à droite afin de pouvoir les manipuler naturellement de la main droite.
Les vêtements masculins étaient avant tout conçus en fonction d’impératifs de praticité et de fonctionnalité. Certains historiens avancent également que les traditions militaires ont pu influencer l’emplacement des boutons. Les hommes portaient souvent leur épée sur le côté gauche et la dégainaient de la main droite. Le sens de fermeture des vestes, des chemises et des pantalons aurait ainsi permis d’éviter que le tissu ne s’accroche à l’arme ou ne gêne le mouvement.
Lorsque les vêtements ont commencé à être fabriqués en usine au début du XIXe siècle, les marques ont eu besoin de modèles standardisés. Les chaînes de production fonctionnent plus efficacement lorsque les patrons sont uniformisés. Les traditions concernant l’emplacement des boutons ont donc été conservées, même lorsque leur origine est tombée dans l’oubli.
Lorsque les fermetures Éclair se sont popularisées au début du XXe siècle, les fabricants de vêtements ont simplement repris les mêmes conventions de fermeture pour les modèles masculins et féminins. Plutôt que d’inventer de nouvelles règles, ils ont conservé les schémas hérités des boutons. C’est pourquoi les fermetures Éclair suivent souvent le même « sens » que les anciens systèmes de fermeture.
Aujourd’hui, de plus en plus de marques proposent des vêtements unisexes ou non genrés conçus pour être portés par tout le monde, et nombre de créateurs ne respectent plus la vieille règle des boutons à gauche pour les femmes et à droite pour les hommes. Après tout, il ne s’agit que d’une convention vestimentaire : rien n’impose que les boutons ou les fermetures Éclair soient placés différemment selon le sexe.
Il est désormais tout à fait admis de s’affranchir de ces anciennes conventions. Si vous confectionnez vos propres vêtements, libre à vous de placer les systèmes de fermeture – boutons, fermetures Éclair, pressions, liens, bandes autoagrippantes (Velcro) ou même un dispositif inédit de votre invention – où bon vous semble.
Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.
06.08.2026 à 15:14
Maria Diaz-Macias, PhD Researcher at the Center for Leadership in the Future of Work (University of Zurich), University of Zurich
Francisco Diaz Bretones, Professor of Occupational Psychology. Dean of the Faculty of Labour Relations and Human Resources, Universidad de Granada
The long-awaited, well-deserved holiday season has finally arrived for millions of employees. However, after months of non-stop work, truly unplugging can become incredibly difficult. Modern workplaces demand a state of constant mental availability. Driven by rapid technological advances, we find ourselves endlessly tied to work through group chats, social media, and e-mails, making total disconnection a challenge. This technological complexity is also associated with greater emotional exhaustion at work and in our personal lives.
Along with daily and weekly breaks between shifts, annual leave periods are designed to be one of the most effective tools for essential rest and recovery.
Research consistently shows that time away from work can improve wellbeing, reduce exhaustion and support recovery. It actively lowers stress, improves sleep quality, and reduces the risk of chronic illness. The stakes are incredibly high: according to estimates by the International Labour Organization, over 840,000 people die annually from health conditions tied to psychosocial risks, including, among other, long working hours, excessive demands, and poor shift scheduling.
Switching off from work is not easy, and a change of location is often not enough. Whether we travel or remain at home, unfinished tasks can continue to occupy our attention. We may feel anxious about what has been left open or compelled to finish everything before leaving. These experiences form part of an ongoing research project at the University of Zurich’s Center for Leadership in the Future of Work into how perceptions of time, unfinished work and feelings of urgency shape people’s experiences in organisations.
Psychologists describe part of this impulse as the desire for closure: the motivation to complete a goal for the sake of resolving it, even when finishing immediately carries additional costs. Completing our goals is satisfying and feels good. Unfinished goals, by contrast, can interfere with other aspects of our work and life by creating intrusive thoughts during unrelated tasks.
A recent study showed that people have a stronger desire for closure before a vacation (compared to a normal workday). Specifically, people showed more impatience to finish off tasks before taking holidays, even without a pressing deadline, and even when that meant working overtime. The logic is simple: we don’t want to think about work during our time off.
Naturally, this poses a challenge for those of us who anticipate a post-vacation workload, as vacations may prove less restful than expected if a backlog of tasks awaits in our inbox. These unresolved demands can make it harder to disconnect and weaken the restorative benefits of time off.
This is not solely a matter of individual self-discipline. Employees may struggle to detach because workloads, communication norms and inadequate vacation cover make disconnection unrealistic. Employers therefore shape whether leave is genuinely restorative: they can arrange cover, redistribute urgent work, clarify that messages do not require a response and avoid allowing large backlogs to build while someone is away.
So, for holiday periods to be truly restful and restorative, both the departure and the return need to be considered. And both employees and employers can help.
In the days before leave, distinguish between tasks that genuinely need to be completed and those that can safely wait. For unfinished work, write down the next action, who is responsible and when you will return to it. A clear handover and restart plan can provide a sense of closure without requiring you to finish everything.
Managers can help by agreeing priorities in advance, arranging cover and avoiding unnecessary deadlines immediately before or after an employee’s leave.
Longer vacations can produce greater improvements in wellbeing, but duration is not the only factor that matters. A 2025 meta-analysis found that psychological detachment from work and physical activity during leave was particularly beneficial.
Activities that produce relaxation, pleasure, control and psychological detachment are especially helpful.
Timing also plays a role. The period immediately before a vacation may actually be stressful. Wellbeing can decline as holidays approach, largely due to high pre-leave workloads. However, once the holiday time starts, wellbeing tends to improve again, with studies suggesting it peaks around the eighth day.
Despite the clear benefits of taking time off, returning to work can sometimes trigger a negative downturn known as the post-holiday blues: the experience of vague anxiety, increased irritability, feelings of nostalgia, sleep disturbances, and a general sense of discomfort once the summer holidays are over. To ease the transition, a few practical strategies can help employees:
Head back home one or two days before your first day of work to settle in.
Approach your work tasks gently during the first few days back. If possible, keep the first morning free of non-essential meetings.
Handle problems step-by-step, setting realistic deadlines and expectations for yourself. Prioritise the most important to-dos rather than attempting to clear the entire inbox immediately.
Ultimately, recovery depends on whether people are genuinely able to switch off from work, and whether they can return without being punished by an unmanageable backlog. Employees can create clearer boundaries and plans, but employers must design workloads and communication practices that make switching off possible in the first place.
A weekly e-mail in English featuring expertise from scholars and researchers. It provides an introduction to the diversity of research coming out of the continent and considers some of the key issues facing European countries. Get the newsletter!
Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.
06.08.2026 à 15:13
Ana Isabel Terraes Huerta, Técnico medio de investigación de la Facultad de Química de Valencia, Universitat de València
Eva Soriano Vega, Técnica Investigación (Servei Central de Suport a la Investigació Experimental-SCSIE), Universitat de València

L’ESSENTIEL
Le chocolat fond facilement, car son point de fusion est proche de la température du corps humain.
Les chercheurs développent des chocolats capables de résister jusqu’à 45 °C.
Le défi est de préserver leur goût, leur texture et leur fondant en bouche.
Peu de plaisirs égalent celui de laisser un morceau de chocolat fondre lentement sur la langue. Si le chocolat est si apprécié, c’est notamment parce que son point de fusion est très proche de la température du corps humain.
Mais cette qualité a aussi son revers : dès que la température grimpe, le chocolat ramollit, se déforme et devient difficile à stocker ou à transporter sous les climats chauds. Pour remédier à ce problème, l’industrie agroalimentaire a mis au point différentes techniques permettant de fabriquer des chocolats plus résistants à la chaleur.
Pour comprendre comment elles fonctionnent, il faut d’abord voir comment le chocolat est fabriqué, et plus particulièrement le rôle que joue le beurre de cacao dans ses propriétés physiques.
Le chocolat est fabriqué à partir des graines du cacaoyer (Theobroma cacao), un arbre originaire des forêts tropicales du bassin amazonien. Chaque fruit renferme entre 20 et 60 graines, appelées fèves, entourées d’une pulpe très riche en sucres.
Après la récolte, les fèves sont mises à fermenter. Les levures et les bactéries transforment alors la pulpe, déclenchant une série de réactions biochimiques qui produisent les précurseurs des arômes caractéristiques du chocolat. Les fèves sont ensuite séchées puis torréfiées. Cette étape permet à la réaction de Maillard de se produire, générant une grande diversité de composés aromatiques.
Ce n’est qu’à l’issue de ce processus que l’on peut fabriquer ce que nous appelons du chocolat. Les fèves torréfiées sont broyées pour obtenir une pâte de cacao (ou « liqueur de cacao »), qui est ensuite soumise à un pressage à chaud afin de séparer le beurre de cacao de la poudre de cacao.
Le chocolat noir est élaboré en mélangeant cette pâte de cacao avec du beurre de cacao et du sucre. Les autres variétés sont obtenues par l’ajout d’ingrédients supplémentaires, comme le lait. Après cette étape, vient le conchage : le mélange est chauffé et brassé pendant plusieurs heures afin de réduire son humidité, d’éliminer certains composés volatils et indigestes, et de permettre au beurre de cacao d’enrober parfaitement les particules de cacao et de sucre. C’est ce procédé qui donne au chocolat sa texture onctueuse et fondante.
La dernière étape est le tempérage, un procédé de fusion puis de refroidissement contrôlés qui permet au beurre de cacao de cristalliser sous sa forme la plus stable, appelée forme V. C’est elle qui confère au chocolat son aspect brillant, sa fermeté, le claquement net lorsqu’on le casse, ainsi que son point de fusion d’environ 34 °C, très proche de la température du corps humain.
En revanche, si le beurre de cacao cristallise sous une autre forme cristalline (ou polymorphe), le chocolat perd de son éclat et sa texture est altérée. Il peut également présenter un blanchiment gras : ce voile blanchâtre à la surface est dû à la migration puis à la recristallisation des matières grasses.
Cette qualité si appréciée du chocolat – fondre en bouche – est aussi ce qui le rend si vulnérable aux fortes températures. Pour remédier à ce problème, les spécialistes des matériaux de l’industrie agroalimentaire travaillent au développement de chocolats résistants à la chaleur, capables de conserver leur forme entre 38 et 45 °C, voire davantage dans certaines formulations expérimentales.
Les recherches actuelles s’articulent autour de trois grandes pistes.
La première approche consiste à modifier la microstructure des sucres. L’objectif est de renforcer la structure interne du chocolat en y incorporant de très faibles quantités d’eau ou de composés hydrophiles (qui attirent l’eau), comme le glycérol ou le sorbitol.
Ces additifs dissolvent partiellement les particules de sucre et leur permettent de se lier entre elles, formant un réseau tridimensionnel rigide. Cette armature interne empêche les particules solides de se désagréger et immobilise la matière grasse liquide lorsqu’elle fond. Le chocolat conserve ainsi sa forme, même à des températures plus élevées.
Le principal inconvénient de cette méthode est que l’eau doit être ajoutée avec une extrême précision. La moindre variation peut modifier la viscosité du chocolat ou provoquer un blanchiment du sucre, un défaut de surface dû à la recristallisation du sucre.
Une autre approche consiste à modifier la composition de la phase grasse afin d’augmenter le point de fusion du chocolat. Deux stratégies sont possibles : remplacer une partie du beurre de cacao ou ajouter certains ingrédients.
Le beurre de cacao peut être partiellement remplacé par deux catégories de matières grasses végétales.
Les équivalents du beurre de cacao, comme le beurre de karité, l’huile de palme ou l’huile de noyau de mangue, présentent une composition chimique très proche de celle du beurre de cacao. Ils permettent donc d’augmenter la résistance à la chaleur sans modifier les propriétés du chocolat.
Les substituts du beurre de cacao, des matières grasses hydrogénées issues de la noix de coco ou du palmiste (l’amande du fruit du palmier à huile) qui imitent les propriétés physiques du beurre de cacao mais sont moins compatibles que les équivalents tels que le beurre de karité. Leur utilisation nécessite donc d’adapter la recette du chocolat.
Il est également possible d’ajouter des améliorants du beurre de cacao, destinés à modifier le comportement de la phase grasse et à limiter le blanchiment gras. Ces ingrédients sont obtenus soit par fractionnement – une technique qui sépare les matières grasses selon leur point de fusion –, soit par interestérification, un procédé chimique ou enzymatique qui réorganise les acides gras au sein des triglycérides afin d’augmenter la proportion de molécules plus stables à haute température.
En revanche, lorsqu’ils sont utilisés en trop grande quantité, ces additifs peuvent rendre le chocolat plus dur et lui donner une sensation cireuse peu agréable en bouche.
D’autres solutions reposent sur les oléogels et les bigels, des matériaux structurés qui immobilisent les huiles végétales grâce à des agents gélifiants. Ils peuvent remplacer partiellement, voire totalement, le beurre de cacao, ce qui améliore la stabilité thermique du produit et l’empêche de fondre prématurément.
Les recherches les plus récentes s’intéressent au procédé de fabrication lui-même, en modifiant la manière dont le chocolat est élaboré plutôt que sa composition. Plusieurs études ont montré que de légères modifications de la microstructure du chocolat peuvent améliorer sensiblement sa résistance à la chaleur.
L’optimisation des étapes de raffinage et de conchage permet d’obtenir des particules solides de taille très homogène, plus efficacement enrobées de beurre de cacao. Il en résulte une microstructure plus compacte et plus stable, capable de conserver sa forme même lorsqu’une partie de la matière grasse commence à fondre.
Il existe également des méthodes qui reposent sur une modification mécanique de la structure du chocolat. L’exemple le plus connu est sans doute la barre Cadbury Flake, dont la structure interne est constituée de multiples fines couches de chocolat séparées par de minuscules poches d’air, créées par un procédé de pliage et d’étirement.
À l’origine, cette barre n’a pas été conçue pour résister à la chaleur, mais pour offrir une texture unique. Toutefois, cette architecture particulière présente un avantage inattendu : elle ralentit la montée en température du chocolat et, par conséquent, son ramollissement.
Malgré les progrès considérables réalisés au cours des dernières décennies, il n’existe toujours pas de chocolat résistant à la chaleur capable de reproduire parfaitement toutes les qualités d’un chocolat classique. Une meilleure stabilité thermique s’accompagne généralement de modifications de la texture, de la vitesse de fonte, de la libération des composés aromatiques ou encore des sensations en bouche.
Certaines formulations peuvent même accroître le risque d’autres défauts, comme le blanchiment du sucre, ou ne plus répondre à la définition légale du « chocolat » en vigueur dans certains pays.
L’objectif des recherches actuelles n’est donc pas seulement d’empêcher le chocolat de fondre pendant son stockage ou son transport. Il s’agit aussi de préserver son brillant, sa texture, ses arômes et, surtout, sa capacité à fondre délicatement en bouche – autant de qualités qui ont fait du chocolat l’un des aliments les plus appréciés au monde.
Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.