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ARGUMENTS POUR LA LUTTE SOCIALE


▸ les 20 dernières parutions

05.10.2026 à 12:04

Des États-Unis à l’Espagne et de l’Allemagne à la France, la jeunesse opte pour la gauche radicale ! par Yorgos Mitralias.

aplutsoc

Désormais, ce n’est plus ni une supposition ni une hypothèse de travail. Désormais, à l’ouest il y a bien du nouveau ! De New York à Berlin, et de Madrid à Paris, ça bouge. Et ça bouge plutôt fort. Pratiquement coup sur coup, la gauche radicale intronise les siens aux mairies des villes-monde comme New York et […]
Texte intégral (1208 mots)

Désormais, ce n’est plus ni une supposition ni une hypothèse de travail. Désormais, à l’ouest il y a bien du nouveau ! De New York à Berlin, et de Madrid à Paris, ça bouge. Et ça bouge plutôt fort. Pratiquement coup sur coup, la gauche radicale intronise les siens aux mairies des villes-monde comme New York et Berlin. Et encore plus important, des majorités de jeunes des pays comme les États-Unis, l’Espagne, l’Allemagne et la France se radicalisent et portent leurs sympathies souvent actives à ces mêmes gauches radicales ! Il faudrait être blasé, insensible ou tout simplement aveugle pour ne pas remarquer et ne pas tenir compte d’un tel évènement qui crève les yeux…

En Espagne d’abord, où les manifestations, les occupations des places et les autres actions exemplaires des jeunes militantEs du Syndicat des locataires (Sindicato de Inquilinas y Inquilinos) ont redonné l’initiative à ceux d’en bas, en remettant à l’ordre du jour une des plus brûlantes questions sociales, le droit au logement ! Diffusant et popularisant l’appel de cette admirable dame de 87 ans qu’est Maricarmen Abascal (« Ma maison a été toute ma vie et je dois maintenant la laisser derrière moi, mais cela ne veut pas dire que je vais cesser de me battre. Je n’ai pas réussi à défendre ma maison, mais je me suis battu pour que les autres apprennent à se battre pour la leur. Ce que je veux, c’est que ce problème des fonds vautours soit éliminé… Battez-vous, ne restez pas à la maison »), ces milliers de jeunes militants ont réussi en quelques jours, un extraordinaire exploit : d’abord, stopper net l’offensive xénophobe et raciste de la droite et de l’extrême droite à l’occasion de « l’invasion » de Ceuta par des migrants marocains, dont plusieurs ont d’ailleurs été torturés atrocement par les policiers espagnols, selon Amnesty International. Et ensuite, imposer à la coalition de gauche (PSOE+Sumar), de faire ce qu’elle n’a pas fait depuis 8 ans qu’elle est au pouvoir : légiférer pour interdire les expulsions par les fonds vautour et geler les loyers.

Évidemment, ce n’est pas un hasard que le syndicat espagnol des locataires exige « un gel des loyers en vigueur, comme a été fait à New York (« como se ha hecho en Nueva York »). Ou l’expropriation des logements aux mains des fonds vautour, à l’instar de ce que promet de faire Elif Eralp, la triomphatrice des élections à Berlin, laquelle admet d’ailleurs, publiquement qu’elle a beaucoup appris de Zohran Mamdani, le jeune maire de New York et chef de file de la nouvelle gauche radicale qui est en train de chambarder le paysage politique des États-Unis. Manifestement, les uns profitent des succès et des expériences des autres, et des liens se tissent déjà entre ces mouvements et ces organisations de la gauche radicale. D’ailleurs, c’est ce qu’explicite le  porte-parole du Syndicat des locataires espagnols Alicia del Rio quand elle proclame que le mouvement doit « s’étendre à d’autres territoires par le biais des délégations régionales ou de quartier, mais aussi nationales et internationales », avant de conclure en appelant à la grève générale !

Même un simple coup d’œil aux revendications et aux programmes de cette nouvelle gauche qui gagne suffit pour constater que ses succès doivent énormément à leur radicalité. C’est ainsi que Elif Eralp et son parti Die Linke arrivent à plus que doubler leur score de 2023 (obtenu d’ailleurs avant la — malheureuse- scission de la très droitière Sarah Wagenknecht) grâce à leur promesse phare d’exproprier les grands groupes immobiliers et autres fonds vautour, et de transférer les presque 300.000 logements qu’ils possèdent au secteur public. Mais, ce n’est pas tout. C’est cette radicalité de leurs programmes, mais aussi de leurs pratiques, qui attire, enthousiasme, et mobilise les impressionnantes et inédites foules de jeunes gens grâce auxquels Mamdani, Eralp ou même de Sindicato de Inquilinas espagnol arrivent à des succès électoraux et autres qui étaient totalement impensables il y a encore deux ans !

En effet, la deuxième grande et très prometteuse caractéristique de tous ces mouvements et formations de gauche tant aux États-Unis qu’en Europe, est leur capacité d’inspirer et de mobiliser les jeunes. Il s’agit ici d’une « nouveauté » absolue attendue depuis au moins 40 ans, qui augure bien de l’avenir, car on constate déjà combien grande est la force de frappe et le potentiel anticapitaliste de cette jeunesse radicalisée de deux côtés de l’océan Atlantique. C’est ainsi qu’à Berlin, Die Linke a triomphé chez les jeunes, obtenant 43 % chez les 18-24 ans et 49 % chez les 25-34 ans ! Et même 55% chez les jeunes femmes de moins de 30 ans !

Ces pourcentages déjà extraordinaires, sont pourtant inférieurs à ceux obtenus par Mamdani à New York : 75% chez les jeunes de 18 a 29 ans, et même… 82% chez les jeunes femmes ! Succès personnel de Zohran Mamdani ? Sans doute oui, mais pas seulement. Selon un récent sondage de Gallup, 57 % des Américains âgés de 18 à 34 ans ont une opinion favorable du socialisme, contre 43 % pour le capitalisme. Et selon un sondage de CNBC, 46% des Americains de 18 à 34 ans ont une bonne ou très bonne opinion des Democratic Socialists (DSA) de Mamdani. Et pour ceux qui penseraient que les succès auprès des jeunes de Mamdani et des DSA ou d’Eralp et Die Linke seraient dus à la « spécificité de leurs cas », il y a pour les démentir le cas, nullement secondaire, de la France où, selon Le Monde, Jean Luc Melenchon, leader de la gauche plutôt radicale de la France Insoumise, « recueille entre 40 % et 45 % des intentions de vote chez les 18-24 ans en vue de l’élection présidentielle de 2027 ».

Alors, ce n’est pas du tout surprenant que ce soit exactement cette jeunesse française qui est en train de prendre, ces jours-ci, la tête des manifestations populaires de plus en plus massives et déterminées, contre les politiques antisociales d’austérité draconienne du président Macron. Et ce n’est pas également surprenant, que manifestement paniquées, la droite française au pouvoir secondée par l’extrême droite de Marine Le Pen, attaquent durement tant Mélenchon et son parti que le mouvement lycéen et étudiant en pleine expansion, craignant de plus en plus que l’étincelle de la révolte des jeunes mette le feu à une société française déjà prête à exploser.

Qui a dit que les jeunes de nos temps si obscures et cauchemardesques seraient condamnés à être résignés et passifs ?

YM, 02/10/2026

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04.10.2026 à 12:36

Par la jeunesse, l’affrontement social avant la présidentielle a commencé ! Éditorial du 04 octobre 2026.

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Le mouvement de la jeunesse parti des lycées vient de très loin. Il est le fait de la génération du Covid, des guerres et du basculement climatique, qui a subi Macron et Blanquer. Il combine des exigences universelles et fondamentales – « Nous voulons vivre, pas survivre », disent bien des pancartes – et des revendications précises […]
Texte intégral (820 mots)

Le mouvement de la jeunesse parti des lycées vient de très loin. Il est le fait de la génération du Covid, des guerres et du basculement climatique, qui a subi Macron et Blanquer. Il combine des exigences universelles et fondamentales – « Nous voulons vivre, pas survivre », disent bien des pancartes – et des revendications précises parfaitement formulées : des bâtiments humains adaptés au réchauffement, assez des classes à 35 ou plus, des postes de profs, des toilettes décentes, et à bas Parcoursup (et foutez-nous la paix avec nos portables, on est pas des zombis !).

Chacune de ces revendications immédiates est un défi au pouvoir exécutif et au capitalisme.

Le ministre de l’Intérieur Nunez impulse depuis le début violence et provocation, écrivant aux préfets le 30 septembre : « L’usage proportionné de la force ne doit jamais inhiber l’action pour rétablir l’ordre. » Tout est dit : l’État de droit ne saurait nous inhiber, donc « On peut cogner, chef ? Oui ! ».

Cette violence, dont le livre noir est d’ores et déjà aussi grave que début mai 1968, se cumule avec celle des groupes lumpen ou mafieux qui débarquent avec des mortiers et servent de prétexte à la violence policière, et à toutes les formes de provocation, certains médias s’y consacrant en exclusivité.

Mais le mouvement charrie, telle la marée, les provocations avec lui, les emporte et va plus loin. Il s’étend telle une nappe : parti des lycées de la banlieue parisienne, il a gagné tout le pays en passant souvent, avant les lycées de centre-ville, par des petits établissements de petites villes, avec le rôle notable des filles dans son organisation et son affirmation. Et ce sont les lycéens qui entraînent les étudiants !

Il n’a évidemment pas été déclenché par un coup de sifflet de LFI ou de quelque organisation que ce soit. LFI et toutes les organisations de gauche, du mouvement ouvrier et écologistes, sont parfaitement légitimes à y intervenir, quelles que soient les discussions nécessaires sur leurs orientations. Le RN y est interdit. Les élus comme Bally Bagayoko – qui a été exemplaire et a montré ce qu’est le vrai « maintien de l’ordre » – ont la responsabilité de se porter entre les lycéens d’un côté et les fauteurs de violence, police et bandes lumpen, de l’autre.

Quand la préfecture de police de Paris, le ministère de l’Intérieur, le premier ministre, le président, CNews, Bolloré et le RN disent que tout a été manipulé, il n’est pas impossible qu’ils soient sincères, tel Poutine croyant ses services qui lui disaient pouvoir prendre l’Ukraine en 3 jours !

Rien n’a été manipulé à l’échelle de ce mouvement, qui pose la question de l’avenir, de l’ordre social et du pouvoir, et retentit déjà internationalement, à commencer par la Wallonie et Bruxelles où se développe depuis l’an dernier un mouvement ressemblant par de nombreux aspects.

La masse des jeunes a besoin de perspectives pour aller de l’avant. Bien sûr, les syndicalistes, les élus responsables et les militants, doivent se porter à leurs côtés, mais cela n’est pas suffisant.

Le gouvernement est ébranlé et titube en mélangeant trois tactiques : la violence pure organisée depuis la place Beauvau, les fermetures massives de lycées avec interdiction de s’en approcher, et, le plus ridicule, la « plate-forme participative en ligne » du ministère de l’Éducation nationale !

Le mouvement a commencé à ébranler le budget, pour lequel Lecornu a besoin de Le Pen, en produisant le retrait des hausses de droits d’inscription en BTS et en Prépas. Il peut défaire tout le budget Macron/Lecornu/Le Pen s’il se poursuit et entraîne avec lui la masse des salariés. Il peut, non pas « faire reculer », mais battre et faire chuter le gouvernement et l’exécutif. Macron est acculé à chercher d’ores et déjà des solutions institutionnelles qu’il avait écartées lors de sa dernière conférence de presse, il y a très longtemps, à savoir une semaine : dissolution, article 16, démission.

L’affrontement social avant la présidentielle, non bridé, mais accéléré par celle-ci, a commencé. En avant !

Prochaine manche : la grève politique et de solidarité en soutien aux manifestations de la jeunesse le mardi 6 octobre prochain.

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04.10.2026 à 12:14

Comment gagner ? Réunion-débat dimanche 18 octobre de 14H à 17H.

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« Nous voulons vivre, pas survivre. Non à l’avenir capitaliste du réchauffement, des guerres, de Macron et de Le Pen ! » Le mouvement des lycéens, entraînant les étudiants et toute la jeunesse, a la force de défaire le projet de budget de Macron/Lecornu/Le Pen et de faire tomber le gouvernement. Il a la force potentielle de battre […]
Lire la suite (328 mots)

« Nous voulons vivre, pas survivre. Non à l’avenir capitaliste du réchauffement, des guerres, de Macron et de Le Pen ! »

Le mouvement des lycéens, entraînant les étudiants et toute la jeunesse, a la force de défaire le projet de budget de Macron/Lecornu/Le Pen et de faire tomber le gouvernement. Il a la force potentielle de battre la V° République AVANT le scrutin présidentiel, d’ouvrir la voie à la révolution et à la démocratie !

C’est pourquoi, il est la cible du déferlement des violences policières et des bandes lumpen. C’est pourquoi, il est la cible des dénonciations comme étant soi-disant manipulé.

C’est pourquoi les syndicats, les travailleurs, actifs, retraités, chômeurs, doivent le soutenir et le rejoindre en masse mardi 6 octobre, construisant l’unité pour gagner et battre le RN et la V° République !
  • Soutien aux jeunes !
  • Soutien à leur droit à tenir des AG dans les lycées et à s’organiser !
  • Grève politique contre la répression, le RN et le budget !

Nous invitons nos ami-es, lectrices et lecteurs à participer à notre prochaine réunion publique le dimanche 18 octobre 2026 de 14H à 17H au Maltais Rouge à Paris. N’hésitez pas à faire circuler largement le PDF ci dessous pour donner toute publicité à cette initiative !

La rédaction d’Aplutsoc.

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02.10.2026 à 12:38

Il y a 90 ans, la Révolution espagnole. Une expérience unique : les collectivisations. Par Francis Pallarés Aran.

aplutsoc

Vient de paraître récemment la traduction en français d’un ouvrage important de Victor Alba (1) En finir avec les patrons. Les collectivisations de 1936 en Espagne (2) Le livre est évidemment en rupture avec l’histoire mythifiée de la Guerre d’Espagne à laquelle nous avons eu droit pendant des décennies sous la forme de récits biaisés […]
Texte intégral (1646 mots)

Vient de paraître récemment la traduction en français d’un ouvrage important de Victor Alba (1) En finir avec les patrons. Les collectivisations de 1936 en Espagne (2)

Le livre est évidemment en rupture avec l’histoire mythifiée de la Guerre d’Espagne à laquelle nous avons eu droit pendant des décennies sous la forme de récits biaisés sur les Brigades Internationales ou sur le «¡No pasarán!» dans le style du film Mourir à Madrid… Souvenons-nous, c’est avec l’ouvrage de Pierre Broué et Émile Témime La Révolution et la guerre d’Espagne, publié en 1961, qu’avait commencé à se briser une certaine histoire officielle dominante sur la Guerre civile espagnole. Mais c’est surtout, en 1995, le film de Ken Loach, Land and Freedom, qui a enfin semblé dessiller les yeux du grand public et de nombreux-ses militant-e-s (3).

L’ouvrage comporte deux parties distinctes. D’abord, l’histoire de la guerre d’Espagne revisitée rappelant une question trop longtemps occultée et pourtant déterminante et unique : la Révolution sociale qui éclata dans la zone républicaine à la suite de l’échec initial du «golpe» fasciste ; les militaires et les forces réactionnaires voulaient empêcher la révolution, ils la déclenchent. Ensuite, un deuxième versant, tout aussi passionnant, transcrit une série d’entretiens de l’auteur avec des témoins et des combattants qui étaient encore vivants dans les années 1970.

Cette histoire de la Guerre d’Espagne est évidemment très proche des écrits de George Orwell (cf. « Hommage à La Catalogne »). L’écrivain britannique fut non seulement témoin, mais s’engagea pour combattre le fascisme dans une colonne du POUM ; il fut d’ailleurs grièvement blessé sur le front d’Aragon. Victor Alba fit sa connaissance à Barcelone.

Nous nous limiterons à citer deux extraits significatifs :

« […] Une expérience unique […] »

« […] Il arrive parfois que lorsqu’une expérience passe du statut de solution possible à celui de remède universel, elle y perde son nom. C’est pour cette raison que dans les années 1960 et 1970, on ne parlait plus de collectivisations, mais d’autogestion. Ce nom apparut dans le milieu syndical catholique français et se donna avec l’autogestion une nouvelle image […] Le terme de collectivisation est mieux défini, plus précis et, par conséquent, moins susceptible d’être manipulé et déformé […] Le lecteur dira que j’exagère si j’affirme que la révolution espagnole de 1936, avec toutes les limites imposées par le fait qu’elle eut lieu dans une partie d’un pays de troisième ordre et qu’elle dura à peine quelques mois, fut la seule révolution ouvrière que l’histoire ait connue. Mais si vous réfléchissez avec la volonté de vous détacher des clichés habituels, vous verrez que ni avant ni après, il n’y eut aucune autre révolution ouvrière.

La Commune de Paris en 1871, longtemps présentée comme un modèle d’insurrection prolétarienne, fut en réalité un mélange de patriotisme petit-bourgeois, du non-conformisme de certains intellectuels et de protestation sociale d’un prolétariat parisien coutumier des barricades. La Commune n’adopta aucune mesure de changement social qui puisse être considérée comme révolutionnaire.

La Révolution russe ne fut pas non plus une révolution ouvrière […]1917 ne fut pas l’œuvre des travailleurs, mais d’une élite disciplinée et audacieuse à la mentalité jacobine, qui établit non pas la dictature du prolétariat, mais la dictature sur le prolétariat, point contre lequel certains dirigeants ouvriers (Rudolf Rocker, Rosa Luxembourg) et quelques intellectuels (Bertrand Russel) avaient déjà mis en garde à l’époque et que les faits ont illustré avec abondance et dans des flots de sang […] »

« […] Dans cette mer polluée d’étiquettes et de clichés, c’est l’expérience espagnole de 1936 qui sauve l’idée de révolution ouvrière. Là-bas, oui, il y eut une authentique révolution ouvrière, accomplie par les travailleurs, de manière spontanée et de leur propre initiative, sans même attendre un mot d’ordre de leurs organisations. Ce fut une révolution menée par la base ouvrière de la société […]». pp. 41 à 44.

« […] La situation de Staline n’était pas facile : allié à la France, il voulait obtenir le soutien de l’Angleterre conservatrice et d’autres pays capitalistes face à Hitler – en 1936, Moscou n’avait pas encore envisagé la possibilité de s’allier avec lui. Mais elle fut considérée dès 1938 et c’est elle qui conduisit finalement Staline à imposer la bataille de l’Èbre à l’armée républicaine espagnole, qui devait la détruire et ainsi mettre un terme à la guerre civile, tout cela afin de prouver sa bonne foi à Hitler lors des négociations secrètes qui aboutirent au pacte de 1939 entre l’URSS et le Troisième Reich […] ».

« […] Pour ce qui est de la guerre civile espagnole, les intérêts de l’URSS – et par conséquent des communistes espagnols, même si seuls leurs dirigeants le comprenaient aussi clairement – pouvaient se résumer en trois points : a) empêcher toute mesure révolutionnaire qui inquiète les alliés de l’URSS ; b) aider la République en lui envoyant des armes (payables d’avance et en or, à la différence de l’Italie et du Troisième Reich qui faisaient crédit à Franco), en quantité suffisante pour continuer le combat, mais insuffisante pour l’emporter ; c) utiliser cette aide pour asseoir l’hégémonie politique du PCE dans la zone républicain, qui servirait à détruire les changements révolutionnaires déjà effectués et à monter en Espagne un procès parallèle à ceux de Moscou […] » , pp. 166-167.

Francis Pallarés Aran, le 01/10/2026

Notes

1) Victor Alba est le pseudonyme et le nom de plume de l’écrivain Pere Pagès i Elies. Né en 1916, ancien militant du POUM, il était journaliste, historien et enseignant. Emprisonné à Barcelone après les évènements de mai 1937, il a ensuite passé 6 ans dans les geôles franquistes.

Réfugié en France, il a collaboré à la revue Combat et participé à des traductions en français de poètes catalans avec Albert Camus. On lui doit une centaine d’ouvrages rédigés en castillan, en catalan, en français ou en anglais. Il a donné des cours de Sciences politiques aux USA et au Mexique. Il cesse de militer au POUM à la fin des années 1950. Victor Alba revient à Barcelone en 1970. Il est l’objet d’une campagne de diffamation de la part du PSUC (le Parti communiste catalan de l’époque). Il meurt en 2003 non loin de Barcelone, à Sitges.

Le POUM (Partido Obrero de Unificación Marxista) était un parti communiste anti-stalinien. Contrairement à ce que colporte une certaine propagande, ce n’était pas un parti trotskiste. Il était surtout implanté en Catalogne. Il fut victime d’une répression féroce dans le camp républicain de la part du parti communiste stalinien officiel (PCE et son annexe catalane, le PSUC). Son dirigeant Andrés Nin, fut enlevé, torturé et assassiné.

2) Victor Alba, En finir avec les patrons. Les collectivisations de 1936 en Espagne, traduit par Clément Magnier, Préface Óscar Freán Hernández, éditions Smolny, Toulouse, 2024. L’ouvrage avait été publié en espagnol, il y a un quart de siècle, sous le titre Los colectivizadores, ed. Laertes, Barcelona, 2001.

3) Quelques repères :

17 et 18 juillet 1936, le putsch préparé de longue date par des généraux factieux pour renverser la IIème République espagnole se déclenche. Il échoue dans les deux tiers de la péninsule grâce à la réaction armée des milices syndicales et des partis ouvriers.

Les 19 et 20 juillet, Révolution dans la zone républicaine : des milices armées se constituent. Patrons, latifundistes, banquiers et prêtres s’enfuient ou sont massacrés. Des comités surgissent réalisant la collectivisation des entreprises et des terres. Hitler et Mussolini envoient immédiatement des avions, des troupes et des armes pour soutenir le «golpe». Spontanément des centaines de militants anarchistes, socialistes, communistes, démocrates étrangers (français, belges, allemands, italiens, anglais, juifs polonais, etc.) se précipitent en Espagne et s’engagent dans les colonnes ouvrières armées.

Juillet-août 1936, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, mais aussi l’URSS, etc. signent un pacte de non-intervention interdisant la livraison d’armes.

18 septembre, l’Internationale Communiste décide la constitution de Brigades Internationales.

Le 25 octobre, la République envoie 73 % des réserves d’or de la Banque d’Espagne à Odessa pour acheter des armes. Auparavant 22 % de ces réserves d’or avaient été envoyées à Mont-de-Marsan.

8 novembre 1936, les premières Brigades Internationales entrent en combat lors de la bataille de Madrid.

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02.10.2026 à 12:13

Le vent se lève, il faut tenter de vivre.

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Chers amis, je suis depuis deux jours dans l’explosion de la jeunesse, avec elles et eux, sur le terrain. Journée émouvante car au lever, j’apprends par l’ami Patrick LT dont je sais la peine, la mort, hier, de la valeureuse militante féministe et anti-autoritaire ukrainienne Yvanka, qui nous envoyait (au RESU) des messages pleins de […]
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Chers amis, je suis depuis deux jours dans l’explosion de la jeunesse, avec elles et eux, sur le terrain.

Journée émouvante car au lever, j’apprends par l’ami Patrick LT dont je sais la peine, la mort, hier, de la valeureuse militante féministe et anti-autoritaire ukrainienne Yvanka, qui nous envoyait (au RESU) des messages pleins de vie, et pour qui (avec son unité militaire) nous avions collecté gilets pare-balles et matériel.

C’est avec Yvanka, 31 ans, morte au combat, en première ligne, à l’esprit que je suis allé sur le front des lycées.

Je ne vais pas faire un récit détaillé, mais la retrouvaille des élèves, le rôle déterminant des filles dans l’organisation et la victoire politique des jeunes de ce jour, qui est d’avoir surmonté la poussée de violence suscitée à la fois par l’Etat, qui l’a recherchée, et par les couches lumpens de la jeunesse, cela aussi à Moulins (Yzeure plus précisément hier), par leur sourire, leur force, leur masse, voila ce qu’il en est.

La consigne préfectorale d’arrestation immédiate de tout lanceur supposé de mortier n’a pas été un facteur d’apaisement, conduisant les policiers à arrêter systématiquement, sans le discernement dont je sais que dans notre localité ils sont capables.

Cela allait mal tourner, mais j’ai alors pris la responsabilité de parler aux lycéens et d’opérer le passage à ce qui s’apparente à une AG, avec une perspective : mardi 6, toutes et tous, de tous les lycées, dans l’unité, on converge, on exige d’être reçus à la préfecture, on désigne nos délégué.e.s pour cela, avec le soutien des syndicats appelant à la grève.

Je dédie cette matinée à Yvanka et aux élèves et collègues revu.e.s dans l’action de cette belle matinée. Le vent se lève, il faut tenter de vivre.

VP

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02.10.2026 à 11:40

Décès d’Ivanka « Haïka » Kutsenko – Collectifs de solidarité

aplutsoc

Dans la nuit du 1er octobre, nous avons appris que notre camarade Haïka avait trouvé la mort lors d’un bombardement d’artillerie. Elle avait 33 ans. Anarchiste, féministe, végétalienne, enseignante, notre chère camarade et amie. Elle incarnait l’inspiration et la résistance : sincère, tenace, pleine de vie. « J’avais le sentiment que je continuerais à frapper […]
Lire la suite (489 mots)

Dans la nuit du 1er octobre, nous avons appris que notre camarade Haïka avait trouvé la mort lors d’un bombardement d’artillerie. Elle avait 33 ans.

Anarchiste, féministe, végétalienne, enseignante, notre chère camarade et amie. Elle incarnait l’inspiration et la résistance : sincère, tenace, pleine de vie.

« J’avais le sentiment que je continuerais à frapper ce rocher, et que cela donnerait un résultat.»

L’expérience de Haïka a été consignée dans de nombreuses interviews, conférences et discussions. En juin, lors de la fête d’anniversaire des « Collectifs de solidarité », elle a raconté, aux côtés d’autres antiautoritaires, son expérience au sein de l’armée : le sexisme, les problèmes de logement, le véganisme, la logistique et la vie quotidienne au service. Elle n’avait pas peur de défier le système et, par son propre exemple, elle soutenait et motivait ses camarades qui souhaitaient rejoindre les rangs des Forces armées.

Son parcours militant l’a conduite à s’impliquer dans divers projets et initiatives anti-autoritaires à Kharkiv, Odessa, Kyiv, Lviv et en dehors des villes. Elle a donné des conférences, rédigé des articles et des contes, s’est consacrée à l’auto-édition, a pratiqué le freegane, et a exploré les décharges ainsi que la vie qui s’y déroule. Ivanka a beaucoup voyagé et a consacré sa vie au militantisme. Au début de l’invasion à grande échelle, elle a travaillé dans le cadre de projets humanitaires, venant en aide aux femmes et aux enfants des zones proches du front, avant de rejoindre elle-même la résistance armée.

Hayka s’est frayé un chemin en tant que soldate à travers les préjugés et les obstacles sexistes du système militaire, pour finir par être sur un pied d’égalité avec ses frères d’armes lors de missions de combat difficiles.

Hayka, tu vas beaucoup nous manquer.

Nos sincères condoléances à sa famille, ses amis, ses camarades, ses frères et sœurs d’armes.

Nous vous communiquerons les détails des obsèques dès que nous aurons plus d’informations. Pour l’instant, la date des funérailles n’est pas connue.

2 octobre 2026

Collectifs de Solidarité

Voir aussi :

Son entretien avec les Collectifs de Solidarité

 « Ivanka, notre combattante »

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02.10.2026 à 10:20

Ivanka est morte sur le front.

aplutsoc

Communiqué du comité français du RESU Ivanka a été tuée au combat sous les bombes russes le 1er octobre 2026.Il y a deux ans, nous lancions une campagne pour soutenir l’unité de cette jeune militante féministe de Bilkis engagée sur le front. C’est grâce à ses témoignages et aux photos de sa tranchée, de sa […]
Texte intégral (1119 mots)

Communiqué du comité français du RESU

Ivanka a été tuée au combat sous les bombes russes le 1er octobre 2026.
Il y a deux ans, nous lancions une campagne pour soutenir l’unité de cette jeune militante féministe de Bilkis engagée sur le front.

C’est grâce à ses témoignages et aux photos de sa tranchée, de sa petite chambre sur le front, de ses peurs, mais surtout de ses espoirs que, en une semaine, nous avions réuni les fonds pour l’achat de matériel de vision nocturne.

Depuis, elle nous écrivait, par Patrick Le Tréhondat, pour partager sourires et tâches des journées de repos et angoisses de l’avenir de cette guerre, des copains morts…

Nos pensées et notre solidarité vont à ses proches, à ses camarades de @Bilkis. À cellles et ceux qui résistent en Ukraine sur tous les fronts.
Hasta siempre, compañera !

Прощавай, друже

RESU France, le 02/10/2026.

En mémoire : un témoignage de la façon dont les échanges entre la ligne de front et le grand arrière de la solidarité internationale fonctionnent.

Publication du 29 septembre 2026 sur la page Facebook du RESU

GRÂCE À VOUS, NOUS AVONS PU AIDER À L’ACHAT

D’UN APPAREIL DE VISION NOCTURNE

POUR LA BRIGADE D’IVANKA, SOLDATE FÉMINISTE !

En moins d’une semaine nous avons pu rassembler la somme nécessaire à l’achat de l’appareil de vision nocturne demandé par Ivanka et les camarades de sa brigade.

Cette somme a déjà été envoyée.

Ivanka nous a fait parvenir un premier message dès samedi 27 septembre :

« Je vais vous écrire bientôt. J’ai eu plusieurs jours de garde et de travail consécutifs, je manque cruellement de sommeil. Aujourd’hui, je ne peux pas dormir avant demain matin car je suis sous terre avec ma radio. »

Ivanka nous donnera bientôt plus de ces nouvelles.

Mais, vous le savez, depuis plusieurs semaines, les bombardements et autres attaques de drones par l’armée russe ne laissent aucun répit ni à la population ni aux soldates et soldats ukrainiens.

MERCI À TOUTES ET À TOUS POUR VOTRE SOLIDARITÉ !

Ukraine_CombArt

Ambulance Mitraillée France

Comité belge du Réseau européen de solidarité Ukraine

Union Syndicale Solidaires

Соціальний рух

L’Anticapitaliste

European network in solidarity with Ukraine and against war

Collectif Syllepse

Білкіс

Un mot de la rédaction d’Aplutsoc

La disparition tragique d’une camarade féministe ukrainienne que nous connaissions par l’entremise des nouvelles échangées via le RESU ou les envois financiers occasionnels, nous attriste profondément, mais nous ne nous arrêterons pas de lutter pour que son combat vive et triomphe : pour la fin du sexisme et du patriarcat, pour la fin de l’occupation de l’Ukraine par Poutine, pour la fin de toute oppression et exploitation.

En souvenir des motivations de l’engagement d’Ivanka, féministe et anti-fasciste ukrainienne conséquente, nous invitons nos lecteurs et lectrices à lire ou relire la publication du 11 février 2025 de l’interview d’Ivanka réalisée par Patrick Le Tréhondat le 8 février 2025 (Interview d’une militante féministe en armes – Ukraine).

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01.10.2026 à 23:31

90eme anniversaire de la Révolution espagnole – Deux initiatives en octobre 2026 et une en novembre 2026.

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Nous signalons à nos lecteurs et lectrices la tenue prochaine de trois initiatives consacrées au 90eme anniversaire de la Révolution espagnole, quand le peuple en armes s’est soulevé contre Franco et les militaires putschistes, tout en entamant des mesures de collectivisation sous gestion ouvrière dans les zones restées sous controle anti-fasciste en Catalogne et en […]
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Nous signalons à nos lecteurs et lectrices la tenue prochaine de trois initiatives consacrées au 90eme anniversaire de la Révolution espagnole, quand le peuple en armes s’est soulevé contre Franco et les militaires putschistes, tout en entamant des mesures de collectivisation sous gestion ouvrière dans les zones restées sous controle anti-fasciste en Catalogne et en Aragon.

Samedi 3 octobre 2026 à Choisy-le-Roi :

Montpellier le 9 octobre 2026 :

Paris, le samedi 21 novembre :

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01.10.2026 à 13:54

Billet du 1er octobre sur la situation du mouvement des lycéens contre la dégradation de leurs conditions d’étude et de vie.

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Par les proviseurs et par les RT (Renseignements Territoriaux, ex RG), et aussi par les messages des syndicats, les informations montent vers le sommet de l’État sur la réalité du mouvement lycéen : en dépit de l’usage de la violence (et des provocations et des provocations, il y en a) pour tenter de le faire […]
Texte intégral (1361 mots)

Par les proviseurs et par les RT (Renseignements Territoriaux, ex RG), et aussi par les messages des syndicats, les informations montent vers le sommet de l’État sur la réalité du mouvement lycéen : en dépit de l’usage de la violence (et des provocations et des provocations, il y en a) pour tenter de le faire avorter, usage qui a brisé la mâchoire d’un lycéen et probablement crever l’œil d’un autre, et en dépit du martellement d’un coup monté par “LFI”, le mouvement continue à s’étendre, comme une nappe, et depuis hier par le biais de petites villes, un peu partout, et d’ailleurs sans violences.

Macron a donc dû s’exprimer, car il sait bien qu’un tel mouvement met en cause tout l’équilibre légal et institutionnel du pays, et cela, AVANT la présidentielle.

Il a dit deux choses à propos de la jeunesse : que son angoisse et sa colère sont compréhensibles, mais que sa violence n’est pas admissible.

Ce faisant, il accrédite la thèse officielle reprise sur les réseaux sociaux, en termes violents, racistes et meurtriers, par le peuple de droite et d’extrême droite : que la jeunesse serait à l’initiative de la violence.

Or, ceci est faux.

Ceci est faux d’abord parce que “le blocus” comme mode d’action principal a été imposé aux jeunes, depuis les années 1990, par l’interdiction de fait de leur organisation INDÉPENDANTE (vous saisissez, collègues CPE ? C’est quand vous n’êtes pas là pour les cornaquer ! et oui, on connaît des CPE qui saisissent cela…).

Le “blocus” est une forme rapide de ce qui s’appelle, historiquement, le piquet de grève, mais dans ce cas, il se substitue aux autres modalités d’organisation.

Même quand une dizaine de gamins font flamber une poubelle, ceci résulte de cette situation et de la violence sociale à laquelle ils sont exposés.

Mais, de plus, dès qu’un “blocus” se dessine, il est directement attaqué physiquement par des hommes armés, les forces de l’ordre qui dans ce cas précis apportent le désordre. Encore en 2006-2008 ils cherchaient des porte-paroles pour discuter, maintenant la ligne politique, et militaire !, donnée par le ministère de l’Intérieur, est la confrontation physique immédiate.

C’est une honte, et c’est dangereux.

Des maires et des élus municipaux (LFI ou non LFI) qui s’interposent jouent leur rôle d’élus en urgence, mais en réalité, ils ne devraient pas avoir à venir protéger les jeunes des agressions physiques de bandes spéciales d’hommes armés. C’est délétère.

À Issoire, à Chamalière, les jeunes ont manifesté de façon toute pacifique. Dans les petites villes, s’il n’y a pas tel commissaire ou tel proviseur qui se croit investi de la mission de « sévir », tout devrait bien se passer. Mais ne serait-ce pas ce qui inquiète l’exécutif ?

Correspondant.

Document 1

Motion adoptée par l’AG du personnel du lycée Moissan de Meaux

« Nous, personnels du lycée Moissan de Meaux, réuni•e•s en assemblée générale, apportons tout notre soutien à la mobilisation lycéenne en cours. Elle s’inscrit pleinement dans le cadre de la contestation de la destruction du service public contre laquelle nous étions déjà en grève le mardi 29 septembre.

Localement, les conditions dans lesquelles étudient nos élèves sont déplorables : fenêtres non fonctionnelles, absence de rideaux, moisissures dans les salles, toilettes surchargées, temps de repas trop courts, absences liées aux retards de transports, prix excessif du matériel scolaire. La région avait promis des travaux, ils tardent à venir.

Nous déplorons que l’attention se soit polarisée sur le spectacle de poubelles brûlées et la dégradation de vitres par quelques-uns et condamnons toute forme de violence d’où qu’elle vienne. Elle ne doit toutefois pas nous faire oublier les mots d’ordre lycéens légitimes de ces dernières semaines pour comprendre qu’il s’agit là, plus largement, d’une crise de l’organisation de la scolarité :

  • Emplois du temps surchargés,
  • Mise en compétition des élèves lors de procédures de recrutement opaques sur Parcoursup,
  • Non-remplacement des professeurs (il manque toujours un professeur d’histoire à Moissan).

C’est pourquoi, nous soutenons absolument leur mobilisation et ses revendications.

Elle n’est pas le sursaut aveugle d’une jeunesse désespérée, mais s’inscrit consciemment dans le prolongement de la contestation de la réforme du bac et de la mise en place de Parcoursup sous le diktat de M. Blanquer.

Les seules réponses que le pouvoir apporte après deux semaines de contestation sont ou bien l’inscription de celle-ci dans le cadre institutionnel précisément contesté (« circulez, y’a rien à voir »), ou bien l’envoi de la force publique pour intimider, réprimer et blesser. »

Prise de position des 40 collègues réunis en AG au lycée Henri Moissan de Meaux aujourd’hui (jeudi 1er octobre 2026 matin)

Document 2

Communiqué d’Alexis Corbière, député de l’Alliance Pour une République Écologique et Sociale (APRES) de Montreuil et de Bagnolet, du mardi 29 septembre 2026

Soutien aux enseignants et aux lycéens de Montreuil et de Bagnolet

La jeunesse est mobilisée dans les lycées, y compris à Montreuil et à Bagnolet. Elle demande avec passion que la république tienne sa promesse d’égalité et d’éducation. Elle a raison. C’est la raison pour laquelle je condamne le mépris affiché contre les lycéens par de nombreux ministres du gouvernement et toute forme de réponse policière brutale contre ces mouvements légitimes.

Depuis des années, l’éducation nationale et la jeunesse, en particulier dans le département de la Seine Saint Denis, sont maltraitées, alors que notre département est le plus jeune de France et que plus de vingt-neuf pour cent de ses habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

A nouveau, en cette rentrée, les lycéens et leurs enseignants ont été confrontés au non-remplacement de professeurs, à des Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap (AESH) et à des personnels sociaux médicaux manquants et à des classes surchargées. Dans le département de la Seine Saint Denis, malgré une augmentation du nombre d’élèves, il y a cent trente et une fermetures de classes. Le taux d’encadrement s’est fortement dégradé, sans compter l’absence d’infirmières et de médecins scolaires.

Au mois de septembre 2026, en raison de Parcoursup et de son tri social basé sur des critères opaques, huit cent vingt-trois lycéens de l’académie de Créteil sont encore sans formation dans l’enseignement supérieur.

Tout cela doit cesser. Plutôt que moquer et provoquer, le gouvernement doit débloquer en urgence des fonds pour notre école publique et il doit protéger les lycéens et les enseignants qui se mobilisent pacifiquement. J’apporte mon plein soutien à tous ceux qui se mobilisent pour l’école publique.     

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01.10.2026 à 13:20

Rencontre européenne du Réseau syndical international de solidarité et de luttes du 25 au 27 septembre 2026.

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Communiqué du 29 septembre 2026 Du 25 au 27 septembre 2026, s’est tenue à Paris la septième rencontre européenne du Réseau syndical international de solidarité et de luttes. Étaient représentées les organisations syndicales suivantes : ADL COBAS, CUB, SIAL COBAS (Italie), CGT, Confederación Intersindical (État espagnol), STCC (Portugal), Rocinante (Grèce) ; IWGB, TUC Liverpool university (Grande-Bretagne), Soyez […]
Texte intégral (1468 mots)

Communiqué du 29 septembre 2026

Du 25 au 27 septembre 2026, s’est tenue à Paris la septième rencontre européenne du Réseau syndical international de solidarité et de luttes. Étaient représentées les organisations syndicales suivantes : ADL COBAS, CUB, SIAL COBAS (Italie), CGT, Confederación Intersindical (État espagnol), STCC (Portugal), Rocinante (Grèce) ; IWGB, TUC Liverpool university (Grande-Bretagne), Soyez comme nous sommes, Priama Diia (Ukraine), CNT-SO, Solidaires (France). Nous avons aussi bénéficié de la présence de SSTI (Iran), CSP Conlutas (Brésil) et SNTGS (Sénégal). Les camarades de TIE-Allemagne ne pouvaient participer, car pris par l’assemblée générale de leur réseau international ce même week-end.

Les organisations européennes du Réseau syndical international de solidarité et de luttes :

  • Réaffirment leur volonté de coordonner à l’échelle internationale le syndicalisme de base, autonome, indépendant des patrons et des gouvernements.
  • Soutiennent les collectifs syndicaux qui luttent contre la répression et les discriminations.
  • Ont pour objectif d’organiser des luttes syndicales communes, interprofessionnelles mais aussi par secteurs professionnels car notre syndicalisme doit être ancré à la base, dans les entreprises et les localités.
  • Appuieront, par l’information auprès des travailleurs et travailleuses de chaque pays et par des rassemblements locaux, les grèves et manifestations nationales, du secteur public en France le 29 septembre, les luttes des travailleuses et travailleurs de l’enseignement dans l’État espagnol, les mobilisations annoncées en Italie pour l’automne jusqu’à l’appel à la grève de syndicats de base, le 4 décembre.

Ces journées ont permis des échanges par secteurs professionnels, qu’il nous faut renforcer et maintenir dans la durée. C’est essentiel pour un Réseau syndical utile à nos luttes !

Lors de ces rencontres, nous avons débattu spécifiquement de deux sujets :

  • Le combat syndical contre le fascisme, l’extrême droite et ses idées, à partir des situations concrètes dans chaque pays. L’action syndicale est un des moyens les plus efficaces de lutte contre l’extrême droite, car elle permet de rassembler et d’unifier notre classe sociale, sur ses revendications et pour ses besoins ; chaque mouvement social affaiblit l’extrême droite car son discours qui se veut « populaire » est en contradiction avec ses choix pro patronaux, et aussi parce que les mouvements sociaux sont des moments de forte sociabilité de notre classe sociale, de solidarité ouvrière, qui s’opposent aux politiques discriminatoires.
  • La crise écologique et sociale, à travers le dérèglement climatique et à partir des témoignages de pompiers syndicalistes confrontés aux incendies qui ont touché la France, la Grèce, l’Italie, l’Etat espagnol, etc., cet été. C’est un sujet syndical, car le capitalisme est à l’origine de la crise climatique ; ça l’est aussi par la lutte des travailleurs et des travailleuses directement concerné‧es, à l’exemple de celles menées par les pompiers de plusieurs pays européens. Nous affirmons notre soutien aux victimes de la tempête Dana, en pays Valencien, en 2024, et à toutes celles et tous ceux victimes des catastrophes climatiques qui se succèdent.

Les organisations européennes du Réseau syndical international de solidarité et de luttes appellent l’ensemble du mouvement syndical international à soutenir :

  • Les travailleuses et les travailleurs d’Ukraine, le peuple ukrainien qui résistent depuis bientôt 5 ans à l’agression à grande échelle de l’armée russe, aux bombardements d’infrastructures, d’habitations, d’hôpitaux, de lieux de vie. Ils et elles se battent aussi contre les politiques antisociales du gouvernement et du patronat ukrainiens.
  • Les travailleurs et les travailleuses, le peuple palestinien, agressés par l’État génocidaire et colonisateur israélien. Répondant à l’appel unitaire des syndicats palestiniens, nous devons renforcer le mouvement de Boycott, Désinvestissement, Sanctions. Dans chaque pays, nous agissons pour que cesse toute livraison à Israël d’armes ou de matériel pouvant servir à l’armement ; nous dénonçons la répression envers les mouvements de soutien au peuple palestinien.
  • Les travailleuses et les travailleurs d’Iran, le peuple iranien qui se sont massivement révoltés au début de l’année 2026, prolongeant ainsi les luttes syndicales, les luttes pour les droits des femmes, qui sont une constante dans le pays, malgré la répression sanguinaire exercée par le régime iranien. Comme nos camarades d’Iran, nous condamnons la guerre impérialiste israélo-étatsunienne et les courants réactionnaires qui veulent réhabiliter la monarchie. Ni Shah, ni mollahs ni impérialisme ! Femmes, vie, liberté !

Nous devons continuer à organiser des délégations, des convois syndicaux et humanitaires vers ces zones de guerre, quand c’est possible. Nous continuerons à manifester devant les ambassades impérialistes, mais aussi de lutter contre nos propres impérialismes. Nous soutenons le droit des peuples à l’auto-détermination et à résister à ces agressions, dans ces contextes où ce sont bien les impérialismes agresseurs qui obligent les peuples, les travailleurs et les travailleuses à résister, à se défendre. Les peuples, les travailleuses, les travailleurs veulent la paix, une paix juste et durable !

Nous l’avons réaffirmé à l’occasion de la Journée internationale pour la paix, le 21 septembre : les organisations membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes réaffirment leur détermination à lutter pour la paix. Partout. Toujours.

Mais les peuples ne peuvent confier la paix à ceux qui déclenchent, organisent, soutiennent les guerres, en premier lieu les états colonialistes, impérialistes. Ce qui se passe depuis des années en Palestine ou en Ukraine le démontre encore une fois. C’est le cas aussi au Sahara occidental, au Soudan, en RD Congo, etc.

La paix voulue par Israël et les États-Unis d’Amérique en Palestine, c’est l’annexion complète des territoires palestiniens et au-delà (Liban,…). La paix voulue par la Russie et les États-Unis d’Amérique en Ukraine, c’est l’annexion de territoires ukrainiens et l’imposition du régime totalitaire en vigueur en Russie.

Leur « paix », c’est le génocide, la colonisation, la répression. Leur « paix », c’est la guerre ! Pour le capitalisme mondial, la guerre est un marché et un outil de reconfiguration géopolitique.

Dans la tradition du mouvement ouvrier international, et comme nous l’avons exprimé lors de précédentes réunions et textes du Réseau,  nous sommes pour la dissolution des blocs et pactes militaires ; ils servent à préparer les guerres, pas la paix !

La paix ne doit pas être un slogan sans suite ni entériner les agressions impérialistes, directes ou indirectes.
La paix, ce n’est pas le renforcement de budgets militaires incontrôlés au détriment des services publics. La paix, ce n’est pas le renforcement de la militarisation des États ni le renforcement des oppressions, mais la lutte pour l’émancipation sociale et la fin des discriminations.

Les organisations européennes membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes saluent :

  • Les organisations des continents américains qui s’opposent aux politiques d’extrême droite, largement soutenues, souvent même mises en place par l’impérialisme américain ou d’autres impérialismes.
  • Les organisations du continent asiatique qui tiendront une réunion du Réseau, en décembre, au Pakistan.
  • Les organisations du continent africain, auprès desquelles nous nous sommes engagées, en 2025 lors de la rencontre internationale de Chianciano-Terme, à un soutien qu’il nous faut amplifier.
  • Les organisations du continent océanien, où le colonialisme mais aussi les luttes anticoloniales, dont le syndicalisme doit être partie prenante, demeurent une réalité par exemple en Kanaky.

Nos organisations contribueront à la réussite de la 7ème rencontre internationale du Réseau, en 2027, qui se tiendra au sein de l’État espagnol. Mais d’ici là, les contacts, les liens, le travail commun doivent se renforcer. Nous nous y engageons !

Source : https://laboursolidarity.org/fr/n/4101/rencontre-europeenne-du-reseau-syndical-international-de-solidarite-et-de-luttes

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30.09.2026 à 13:24

Milei n’est pas le bienvenu à Paris !

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Que vient faire Javier Milei à Paris ? Du 30 septembre au 2 octobre, le président d’extrême droite argentin présente à Paris « l’Argentina Week », entouré de ministres, de patrons et d’une douzaine de gouverneurs. Derrière la vitrine offerte aux investisseurs se joue un marchandage de politique intérieure. Dans ses bagages : un voyage sans gloire à […]
Texte intégral (543 mots)

Que vient faire Javier Milei à Paris ?

Du 30 septembre au 2 octobre, le président d’extrême droite argentin présente à Paris « l’Argentina Week », entouré de ministres, de patrons et d’une douzaine de gouverneurs. Derrière la vitrine offerte aux investisseurs se joue un marchandage de politique intérieure. Dans ses bagages : un voyage sans gloire à New York, une crise financière qui redémarre et une pauvreté qui explose.

Le 1er septembre, une cinquantaine d’élus, d’intellectuels et d’artistes – parmi lesquels les élus parisiens Rodrigo Arenas et Geneviève Garrigos, l’acteur Nahuel Pérez Biscayart, l’avocate Sophie Thonon, l’écrivain Santiago Amigorena -, ont lancé une pétition sur Change.org demandant à la Ville de Paris de déclarer Javier Milei persona non grata pendant son séjour, du 30 septembre au 2 octobre, et de lui refuser toute réception ou distinction officielle. Elle dépasse aujourd’hui les 3 400 signatures.

Le texte dénonce l’austérité, la destruction de 411 000 emplois formels, les coupes dans la santé, l’éducation et la recherche, la répression des manifestations de retraités, le négationnisme d’État sur les crimes de la dictature. Il pointe aussi la Maison de l’Argentine de la Cité internationale universitaire, où le directeur Santiago Muzio nommé en 2024 par Milei, a expulsé des résidents, retiré une plaque à la mémoire des victimes de la dictature et accueilli des réunions de l’extrême droite européenne. Le 13 septembre Santiago Muzio a démissionné ! Cette première victoire prouve que la mobilisation des résidents de la Maison, la pression citoyenne et associative, la vigilance de la presse et la solidarité internationale peuvent faire reculer les projets autoritaires, surtout quand ils s’exportent jusqu’à Paris.

Un rassemblement est convoqué par l’ACAF (Assemblée de citoyens argentins en France) le mercredi 30 septembre à 19h, jour de l’arrivée du président, face à l’ambassade d’Argentine, (Attention, changement de lieu : Place du Trocadero, parvis des droits de l’homme ) là même où Milei doit offrir sa réception de bienvenue aux investisseurs. Ceux qui s’y retrouveront rappelleront que derrière les tables rondes sur le lithium et le gaz, il y a quinze millions de pauvres en Argentine et que Javier Milei n’est pas le bienvenu en France.

Extraits d’une tribune de Carlos Schmerkin.

Lire l’intégralité de la tribune de Carlos Schmerkin parue sur le Club de Mediapart.

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30.09.2026 à 12:54

Des militantes de Soyons comme nous sommes ont participé à une réunion internationale de syndicalistes à Paris.

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Présentation Alors que nos camarades sont encore dans leur bus qui les ramène à Lviv, elles publient sur le site de Soyez comme nous sommes, le syndicat ukrainien des travailleuses et travailleurs de la santé, un article sur la conférence du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes de ce week-end des 26-27 septembre. […]
Texte intégral (584 mots)

Présentation

Alors que nos camarades sont encore dans leur bus qui les ramène à Lviv, elles publient sur le site de Soyez comme nous sommes, le syndicat ukrainien des travailleuses et travailleurs de la santé, un article sur la conférence du Réseau Syndical International de Solidarité et de Luttes de ce week-end des 26-27 septembre.

Document

Des militantes de Soyons comme nous sommes ont participé à une réunion internationale de syndicalistes à Paris.

La septième réunion européenne du Réseau syndical international de solidarité et de lutte s’est tenue à Paris du 25 au 27 septembre. Des militants syndicaux et des représentants d’organisations de travailleurs de divers pays y ont participé, notamment les militantes de Soyez comme nous sommes, Oksana Slobodyana et Yulia Lipich.

Des représentants d’organisations syndicales de France, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de Grèce, du Royaume-Uni et d’Ukraine ont participé à la réunion. Des représentants d’organisations syndicales d’Iran, du Brésil et du Sénégal se sont également joints aux discussions.

L’un des principaux objectifs de la réunion était de favoriser l’échange d’expériences en matière de lutte syndicale pour les droits des travailleurs. Les participants ont discuté des moyens d’organiser des campagnes communes et interprofessionnelles, de lutter contre la discrimination et la répression, et de renforcer la solidarité entre les travailleurs de différents pays et professions.

    « Le mouvement syndical doit s’enraciner à la base, dans les entreprises et dans les communautés locales », indique le communiqué final de la réunion.

Des représentants de différents pays ont partagé leurs expériences en matière d’organisation de grèves, de manifestations et de campagnes pour la protection des droits des travailleurs.

Solidarité avec l’Ukraine

Un aspect important de la réunion consistait à soutenir les travailleurs ukrainiens et le peuple ukrainien dans la lutte contre l’agression russe.

La déclaration du Réseau syndical international de solidarité et de lutte exprime spécifiquement sa solidarité avec les travailleurs ukrainiens qui résistent à l’invasion à grande échelle de l’armée russe, s’opposent aux attaques contre les infrastructures civiles et exigent de meilleures conditions de travail et une protection sociale.

Le syndicat étudiant ukrainien Priama Diia a également participé à la réunion.

Pour Soyez comme nous sommes, la participation à une réunion syndicale internationale est l’occasion d’établir des liens avec des travailleurs et des militants syndicaux d’autres pays, d’échanger des expériences dans la lutte pour des conditions de travail décentes et de développer la solidarité internationale des travailleurs médicaux.

Soyez comme nous sommes, 30 septembre 2026.

Source : PLT / RESU

Publication en ukrainien : https://www.medryh.com.ua/aktyvistky-medychnogo-ruhu-bud-yak-my-vzyaly-uchast-u-mizhnarodnij-zustrichi-profspilkovcziv-u-paryzhi/

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30.09.2026 à 12:09

Avec la presse encore libre, contre les appels à la guerre du RN. Éditorial du 30 septembre 2026.

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La signification politique des informations fournies, lundi 28 septembre, par Mediapart sur Jordan Bardella, ne se ramène pas au fait qu’il a assidûment écrit des messages radicalement antisémites durant toutes ses premières années au FN/RN, mais que c’est en tant que représentant des réseaux soraliens (d’Alain Soral, ancien cadre du FN, idéologiquement ce que l’on […]
Texte intégral (827 mots)

La signification politique des informations fournies, lundi 28 septembre, par Mediapart sur Jordan Bardella, ne se ramène pas au fait qu’il a assidûment écrit des messages radicalement antisémites durant toutes ses premières années au FN/RN, mais que c’est en tant que représentant des réseaux soraliens (d’Alain Soral, ancien cadre du FN, idéologiquement ce que l’on peut trouver de plus proche du nazisme, aujourd’hui « réfugié » à … Moscou) qu’il est monté dans l’appareil du FN/RN, et donc que sa place actuelle découle de cette appartenance initiale au courant antisémite radical et violent.

Ceci aurait dû être, et immédiatement, l’occasion d’excuses publiques et de rupture avec lui de la part d’institutions qui ont participé assidûment à la promotion des antisémites comme soi-disant défenseurs des Juifs, et à la promotion de Jordan Bardella, comme Vad Vashem. On attend. On n’attend bien entendu aucune excuse de la part des fascistes et des ennemis de la démocratie actuellement au pouvoir en Israël.

Ceci pourrait aussi être l’occasion pour Jean-Luc Mélenchon, s’il veut vraiment battre Marine Le Pen, de s’exprimer contre la tragédie, à laquelle il a contribué, qui fait de lui, à l’heure actuelle, la personnalité politique la plus crainte des Juifs de France, en assumant cette réalité et en la déplorant enfin sincèrement et publiquement. On attend aussi, s’il veut vraiment gagner…

Les dirigeants du RN tentent de cacher leurs luttes intestines que ces « révélations » ne peuvent bien entendu qu’attiser, le statut de futur premier ministre de Bardella ayant encore été un peu plus éraflé, cependant que la chasse aux « taupes » est lancée, accréditant de manière risible la véracité des informations données par Mediapart.

Mardi 29 septembre, c’est dans les locaux de l’Assemblée nationale que le RN avec l’UDR ont sonné la contre-attaque, résumée par cette phrase de Marine Le Pen : « C’est à Mediapart qu’il va falloir dire d’enfiler son costard en kevlar ».

Dans les locaux de l’Assemblée nationale, un appel à la guerre civile et au meurtre a été quasi ouvertement lancé contre la liberté d’expression, contre la presse indépendante, contre le journalisme d’investigation. C’est extrêmement grave. Nous affirmons notre totale solidarité avec Mediapart.

Les chefs du RN, appuyés par l’UDR, ont tout nié pour préserver leur fameuse « dédiabolisation ». Mais dans le même souffle, ils ont appelé à la guerre et menacé, en fait, de mort. Dédiabolisation, vraiment ?

C’est la ligne qui veut un coup d’État autoritaire, par modification immédiate de la constitution, en France, qui les pousse à la posture la plus violente. C’est cette ligne d’affrontement que Marine Le Pen a imprimée plus encore à cette occasion.

S’ils parviennent à la tête de la V° République, elle entend utiliser ses institutions pour affronter les libertés démocratiques et le monde du travail, au compte du capital et au compte de son clan, et au compte de Trump et de Poutine. Dans cette situation, les Juifs de France ont réellement tout à craindre.

Car il serait temps de comprendre l’articulation du racisme anti-arabe et anti-musulman et de l’antisémitisme. Loin que l’un exclue l’autre, les deux forment un tout cohérent. C’est le sens du message de Bardella mentionné  par Mediapart : « le commerce alimentaire du Hallal appartient à des juifs ». Derrière les musulmans, les Juifs. Pour les racistes d’extrême droite, le « grand remplacement » est mené par des Juifs – et les syndicalistes, journalistes, défenseurs des droits humains, leur sont assimilés – qui font venir arabes, musulmans et noirs. Pas de racisme sans antisémitisme, pas d’antisémitisme sans racisme. Donc, croire que s’en prendre aux arabes, soutenir le massacre des Palestiniens, serait une garantie contre l’antisémitisme, est la pire des stupidités : c’est son marchepied !

Les menaces du RN contre la presse libre interviennent précisément le même jour qu’une grève de la fonction publique, que la montée des pompiers à Paris, et que le mouvement des lycéens. La violence scandaleuse contre les jeunes anticipe la violence du RN et la nourrit. Pour battre Le Pen, il faut l’affrontement social avant la présidentielle, contre le budget dont Lecornu quémande le soutien du RN, pour l’urgence sociale, climatique et féministe, pour la démocratie.

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29.09.2026 à 11:53

La jeunesse entre en mouvement : elle a raison ! Éditorial du 29 septembre 2026.

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La jeunesse des lycées et de pas mal de collèges de la banlieue parisienne explose et manifeste, et le mouvement est en train de gagner toute la France. Toute la colère et la misère accumulées surgissent et s’expriment dans des revendications immédiates très claires : Baisse des effectifs des classes ! Que tous les postes de profs […]
Texte intégral (545 mots)

La jeunesse des lycées et de pas mal de collèges de la banlieue parisienne explose et manifeste, et le mouvement est en train de gagner toute la France. Toute la colère et la misère accumulées surgissent et s’expriment dans des revendications immédiates très claires :

  • Baisse des effectifs des classes !
  • Que tous les postes de profs soient pourvus !
  • Non aux emplois du temps allant de 8h à 18 h
  • A bas Parcoursup !
  • Des bâtiments isolés thermiquement, de la sécurité, des toilettes dignes de ce nom !

Voilà ce qu’ils demandent. ILS ONT RAISON !

Comment les traitent le ministre de l’Intérieur Nunez et le ministre de l’Education nationale Geffrey ? PAR LA VIOLENCE ET LE MÉPRIS.

Les témoignages sont effrayants : la violence anti-jeune, très souvent raciste, de secteurs de la police a commencé à frapper, des dizaines de jeunes sont gazés, matraqués puis battus, séquestrés en garde à vue, certains sérieusement blessés. C’EST INADMISSIBLE.

Les médias et les bonnes âmes disent : « oui, mais ils sont violents ces jeunes, ils font des tirs de mortiers ! ». Mais si la jeunesse scolarisée n’a comme moyen d’action que le blocus, c’est à cause de l’appareil d’État qui, depuis des années, interdit les AG libres dans les lycées au nom de la « démocratie lycéenne » encadrée et coachée, et met à la porte les jeunes dès qu’un mouvement s’amorce, les exposant à la violence et aux provocations.

La première responsabilité de toutes les organisations démocratiques et du mouvement ouvrier est de les protéger et d’exiger les droits démocratiques d’expression, de discussion, d’organisation, de mobilisation, dans les lycées. L’exercice de ces droits démocratiques ne peut se concevoir sans indépendance vis-à-vis de la tutelle pesante de l’administration. Liberté, oui ! Caporalisation sous l’appellation CVL, non !

Laurent Nunez joue consciemment la carte de la violence et des provocations en niant tout mouvement social sous le nom de « violences urbaines ». Il accuse J.L. Mélenchon d’être le grand manipulateur : ridicule !

Oui, il y a des provocations à la violence, et oui, le mouvement qui se dresse et se cherche, a la capacité de submerger tout cela. La réponse aux provocations policières, groupusculaires, et fascistes, c’est la masse, et la masse, c’est la démocratie.

La place des élus démocratiques est d’être avec les jeunes, pour leur protection, et à cet égard l’attitude du maire de Saint-Denis Bally Bagayoko est exemplaire.

Cet après-midi, la jeunesse va faire irruption dans la manifestation à Paris et dans beaucoup de villes. Avec les syndicats, avec les pompiers. Son impulsion va pousser à l’affrontement social central pour que soit battu le budget Macron-Lecornu-Le Pen.

AVEC ELLE, EN AVANT !

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