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Rubrique «À LIRE AILLEURS»

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16.04.2026 à 22:30

Loi Yadan : Rassemblement contre la censure

Rassemblement vendredi 17 avril de 13h à 21h au métro Invalides contre la Loi Yadan suite au classement de la pétition contre cette loi

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Rassemblement vendredi 17 avril de 13h à 21h au métro Invalides contre la Loi Yadan suite au classement de la pétition contre cette loi

Une large coalition d'associations, de collectifs, de partis, de syndicats, de mouvements appellent à deux rassemblements les 16 et 17 avril à l'Assemblée alors que la Loi Yadan sera examinée.
La deuxième pétition la plus signée sur le site de l'Assemblée (plus de 700 000 signatures en quelques semaines) a été classée aujourd'hui par une commission de 30 député·es !

Des éléments de contexte sur le projet de loi :

Rassemblons-nous pour empêcher cette loi de passer et dire notre colère face au déni de démocratie.
Appel signé par Europalestine, Urgence Palestine, Urgence Liban, Tsedk !, l'UJFP, Revolution permanente, le NPA, Extinction Rebellion Paris, Soulèvements de la terre Paris, Sud, Du Pain et des Roses, Droits devant, Blouses blanches pour Gaza, Thousand Madleens for Gaza, Global Sumud Flotilla, etc.

Affiche pour rassemblement les 16 et 17 avril
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16.04.2026 à 22:20

Derrière la loi Yadan, 15 ans de répression de la solidarité avec la Palestine

Le 16 avril sera examiné en séance publique à l'Assemblée le projet de loi de la députée macroniste Caroline Yadan visant à « lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme ». L'occasion de revenir sur le parcours pour le moins édifiant de l'élue proche de l'extrême-droite israélienne et sur quinze ans de répression des formes de solidarités pro-palestiniennes en France.
Article publié dans Rebellyon

Texte intégral (3385 mots)

Le 16 avril sera examiné en séance publique à l'Assemblée le projet de loi de la députée macroniste Caroline Yadan visant à « lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme ». L'occasion de revenir sur le parcours pour le moins édifiant de l'élue proche de l'extrême-droite israélienne et sur quinze ans de répression des formes de solidarités pro-palestiniennes en France.
Article publié dans Rebellyon

Caroline Yadan, une députée proche de l'extrême-droite israélienne... et française

Se retrouver sur le devant de la scène et le feu des projecteurs, c'est un peu ce qui arrive lorsqu'on est parlementaire rédactrice d'une loi qui amène plus de 500 000 personnes à se mobiliser pour signer une pétition à son encontre. Pourtant, Caroline Yadan, porteuse du projet de loi « lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme » qui passera en première lecture à l'Assemblée nationale le 16 avril prochain n'en est pas à son coup d'essai et son parcours politique marqué par une forte proximité avec la droite et l'extrême-droite israélienne parle finalement pour lui-même.

Pour commencer, Caroline Yadan est députée de la 8e circonscription des Français établis hors de France, c'est-à-dire l'ensemble du pourtour Est de la Méditerranée, qui comprend dans ses délimitations les territoires palestiniens occupés par Israël. Lors des législatives de 2024, elle bat avec surprise et sur le fil Meyer Habib (député LR) qu'on ne présente plus : connu notamment pour ses saillies racistes et islamophobes en session parlementaire comme devant les caméras, et son soutien sans faille à la politique génocidaire du gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou. Si Caroline Yadan n'est pas Meyer Habib, on peut tout de même relever une forte proximité idéologique entre les deux député-es et leur électorat qui les place en office.

Caroline Yadan est également secrétaire du groupe parlementaire amitié France-Israël depuis le 15 février 2023. Un groupe parlementaire assez important qui s'était par exemple illustré en 2011 quand 110 parlementaires faisaient appel au président Nicolas Sarkozy pour utiliser son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU sur la demande d'adhésion de l'État palestinien. Un appel qui était alors à l'iniative des présidents parlementaires du groupe. On ne relèvera pas toutes les prises de positions de ce groupe de parlementaires, mais on peut tout de même s'arrêter sur le cas de son président Roger Karoutchi (depuis 2021) qui demandait en 2023 à la première ministre de l'époque Élisabeth Borne que le gouvernement "punisse sévérement" les personnes qui "ne soutiennent pas Israël et qui font de l'apologie du terrorisme". Si cela nous rappelle vaguement quelque chose, c'est parfaitement normal, et nous y reviendrons.

Caroline Yadan n'a aussi pas que des amis dans le parti de son chef Renaissance. Faisant partie des députés macronistes qui affichent très médiatiquement leur soutien inconditionnel à Israël, elle désapprouve assez logiquement les manoeuvres timides de reconnaissance de l'État palestinien et d'embargo sur les armes à destination d'Israël annoncées par Emmanuel Macron et s'est depuis distanciée du groupe parlementaire macroniste. Elle fait aussi partie des députés macronistes s'étant rendus en Israël sur invitation du groupe d'influence pro-isréalien ELNET, alors que le gouvernement isréalien était alors déjà responsable de la mort de plus de 25 000 Gazaoui-es. Clou du spectacle, Caroline Yadan proposait également en juillet 2024 de faire de la reconnaissance d'Israël un préalable à l'acquisition de la nationalité française.

Il ne faut pas oublier également que Caroline Yadan a fricoté un temps au parlement avec des députés du Rassemblement National comme Julien Odoul, avec lequel elle a été co-rapporteuse d'une "mission flash" (malheuseument pas une flashmob) sur les "dérives communautaristes et islamistes dans le sport" à l'automne 2024 [1]. Une mission parlementaire dont le but à peine caché est d'alimenter l'islamophobie médiatique en tentant de démontrer que les clubs de sport seraient des lieux de "conquête" de l'islam radical. Yadan elle-même d'afficher son racisme sur le plateau d'RMC en avril 2025 en qualifiant le voile musulman d'"étendard des Frères musulmans". Sacrée ambiance.

La « loi Yadan », une réelle nouveauté ?

Depuis un peu plus d'un mois, une forte mobilisation s'est mise en place pour faire face la proposition de loi de Caroline Yadan visant à « lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme ». La loi élargit la définition des délits de provocation et d'apologie du terrorisme avec des critères vagues qui pourraient aisément être détournés pour censurer toute critique d'Israël. Elle ajoute aussi les critères de « minoration » et « banalisation » au délit d'apologie du terrorisme, risquant ainsi de criminaliser des discours universitaires ou militants qui viseraient à expliquer les processus sociaux et historiques ayant mené à la commission d'actes violents ; par exemple, la contextualisation des attaques du 7 octobre dans des décennies d'oppression, d'apartheid et de colonisation contre le peuple palestinien. La proposition de loi prévoit également un nouveau délit interdisant l'« appel à la destruction d'un État » pour censurer les critiques de la nature de l'État israélien, comme la dénonciation du régime d'apartheid, le débat sur un État binational ou la revendication d'égalité des droits de la mer au Jourdain.

Pour autant, malgré l'énoncé très frontal des motifs de la loi, et une répression inédite de la liberté d'expression et des libertés politiques, la "loi Yadan" n'est que l'énième mouture d'une longue répression des solidarités pro-palestiniennes en France depuis au moins une quinzaine années. En prenant un peu de recul, on peut constater que chaque attaque des territoires palestiniens par le gouvernement israélien a amené des personnes à se mobiliser et en retour, une forte répression étatique et l'apparition de propositions de lois visant à silencier ces soutiens du peuple palestinien.

Opération "Bordure protectrice" et premières semonces

Pour bien comprendre la construction progressive de la répression des solidarités au peuple palestinien, il faut revenir au début des années 2010. En 2012, l'affaire Merah et l'attaque antisémite de l'école Ozar Hatorah à Toulouse relance en période électorale l'enjeu de la lutte contre l'antisémitisme dans un climat de plus en plus sécuritaire. Le monde médiatique est alors aussi particulièrement marqué par l'alliance, et véritable phénomène, antisémite d'Alain Soral et Dieudonné, dont les citations des spectacles successifs au Théâtre de la main d'Or de Paris se retrouvent commentés sur tous les plateaux. Le bras de fer pathétique entre l'humoriste d'extrême-droite et Manuel Valls (alors ministre de l'intérieur) prennent des proportions telles que le dernier en vient à faire la publicité du premier par ses communications et interditions à répétition.

Sur ces bases déjà bien crasses, s'ajoute à partir du 8 juillet 2014 une opération militaire sanglante de l'État d'Israël dans la bande de Gaza. En juin, trois adolescents israéliens avaient été tués en Cisjordanie, menant à l'arrestation d'environ 800 Palestiniens et le meurtre de 9 autres par l'armée israélienne. Durant l'été, c'est plus de 2000 Palestinien-nes qui seront tués par Tsahal dans la bande de Gaza.

Le 13 juillet, une première manifestation a lieu à Paris durant laquelle des personnes liées de près ou de loin à la Ligue de défense juive (mouvement sioniste d'extrême-droite) sont venues attaquer la fin du parcours de la manifestation avant de se réfugier derrière les condés. En réaction aux débordements de la première manifestation, Bernard Cazeneuve (alors minitre de l'intérieur) demande personnellement à la Préfecture d'interdire la manifestation du samedi suivant, 19 juillet. Malgré l'interdection, plusieurs milliers de personnes se retrouvent à Barbès pour témoigner leur solidarité avec les Gazaoui-es. Face aux attaques policières, la manifestation tourne à l'émeute, les flics sont attaqués et de nombreux véhicules incendiés. 38 personnes sont interpellées pendant la manifestation. Sur le déroulé de la manifestation du 19 juillet 2014, on peut retrouver ce super papier publié à l'époque sur Paris-Luttes-Infos contre les intox déroulées par le gouvernement socialiste pour réprimer le mouvement. Le lendemain à Sarcelles, une autre émeute éclate autour de la présence dans le quartier de plusieurs personnes de la Ligue de défense juive armée.

Malgré le soutien d'une partie de la gauche d'opposition (notamment le NPA, l'UJFP et le Parti des indigènes de la République), le gouvernement interdit à nouveau le rassemblement parisien déposé le 26 juillet en prenant appui sur les émeutes du week-end précédent. Bravant une nouvelle fois l'interdiction, plusieurs milliers de personnes descendent tout de même dans la rue pour témoigner leur solidarité avec la Palestine. À la suite de ces rassemblements, Hollande, Valls et Cazeneuve se serrent les coudes pour justifier le musèlement du mouvement pro-palestinien et le « nouvel antisémitisme qu'il faut combattre », selon les mots de Valls. Ce « nouvel antisémitisme » brandi à chaque discours, c'est évidemment celui prêté aux musulman-es et habitant-es de quartiers, qui cacheraient derrière leur soutien à la Palestine et leur antisionisme une aversion réelle pour les Juif-ves. Un mot-clé médiatique et un trope islamophobe apparu dans le courant des années 2000 et qui, on a pu le constater depuis le 7 octobre, n'a malheureusement fait que prendre toujours plus d'ampleur. Déjà à l'époque, plutôt que de s'en prendre à la Ligue de défense juive (alors déjà interdite aux États-Unis) et au Betar (autre organisation de jeunesse d'extrême-droite sioniste, à laquelle a d'ailleurs appartenu un temps un certain Meyer Habib), ou à prendre position contre les violations du droit international par le gouvernement isréalien de Benjamin Netanyahu, le gouvernement réprime le mouvement de soutien à Gaza et transforme la lutte sérieuse contre l'antisémitisme en "cause nationale" bien creuse, comme on ne le sait désormais que trop bien.

Une première résolution en 2019

Cinq ans après l'été 2014, Emmanuel Macron, alors en fonction depuis 2 ans fait les choux gras de la presse lorsqu'il associe dans son discours donné au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) de février 2019 l'antisionisme à une forme d'antisémitisme. Reprenant à son compte des termes finalement assez proches de son ancien compère de gouvernement Manuel Valls en argumentant que l'antisionisme était "une des formes modernes de l'antisémitisme."

Les troupes du parti présidentiel La République en marche (LREM) bien en ordre, une résolution sort assez vite du bois pour faire entrer la nouvelle définition de l'antisémitisme du président. L'exposé des motifs de la résolution est parfaitement clair et s'aligne sur la définition de l'antisémitisme de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (IHRA), fortement poussée par la droite et l'extrême-droite israélienne :

critiquer l'existence même d'Israël en ce qu'elle constitue une collectivité composée de citoyens juifs revient à exprimer une haine à l'égard de la communauté juive dans son ensemble.

Dans un tribune publiée dans le Monde le 2 décembre 2019, veille du passage de la loi devant l'Assemblée, 127 intellectuel-les juif-ves à l'international appellent à ne pas soutenir la proposition de résolution [2]. Ils et elles rappellent déjà que la résolution nie l'existence des 20 % de la population israélienne qui sont des citoyen-nes palestinien-nes en ne désignant Israël que comme une « collectivité composée de citoyens juifs ». Iels s'en prennent point par point à la confusion manifeste de la résolution de loi entre racisme et critique légitime d'un État, poussée par un gouvernement israélien qui dénonce toute opposition à politique comme antisémite, se refermant toujours plus dans la position de leader autoritaire d'un État suprémaciste juif.

Malgré les critiques portées à la résolution et le malaise patent dans les rangs de l'Assemblée (seul un tiers des parlementaires se sont prononcé-es sur le texte), la résolution est adoptée le 3 décembre 2019. Si la proposition de loi de Caroline Yadan paraît aujourd'hui beaucoup plus explicite sur la répression du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien, la résolution de 2019 fait figure de première pierre à l'édifice.

Darmanin contre le mouvement pro-palestinien

Le 7 mai 2021, les forces de police israélienne prennent d'assaut l'enceinte de la mosquée Al-Aqsa, à coup de lacrymogènes, de balles en caoutchouc et de grenades assourdissantes. Face à l'occupation du Mont du Temple et du quartier de Sheikh Jarrah, le Hamas lance des roquettes depuis la bande de Gaza et le gouvernement isréalien y répond par une campagne de frappes aériennes. Au total, plus de 250 Palestinien-nes sont tué-es, près de 2000 blessé-es et 72 000 déplacé-es.

Le 15 mai, une soixantaine de rassemblements sont appelés un peu partout en France en soutien au peuple Palestinien. Quelques jours auparavant, le 13 mai, Darmanin (alors ministre de l'intérieur) annonce l'interdiction de la manifestation parisienne. En cause, les « graves troubles à l'ordre public [...] constatés en 2014 ». Darmanin annonce en conférence de presse ne pas vouloir « revivre les scènes ignobles de 2014 dans les rues de Paris. » À l'éqoque effectivement, les images des révoltes pour la Palestine dans les rues de Paris avaient fait le tour des plateaux internationaux et avaient suscité l'ire du gouvernement isréalien. Pour autant, rien n'annonçait une volonté particulière de confrontation ou d'intensité dans le rassemblement, un seul exemple datant de 7 ans suffisait à la macronie pour tenter de baîllonner les voix pro-palestiniennes.

À l'instar de l'été 2014, 3000 personnes ont bravé l'interdiction pour déambuler dans Paris malgré la forte répression policière. 44 personnes sont interpellées dans la capitale et la Préfecture profite du cadre de l'état d'urgence sanitaire pour distribuer des amendes à tour de bras : 367 personnes sont ainsi verbalisées pour divers motifs, manifestation interdite, non port du masque... Au total, tout de même 22 000 personnes parviennent à descendre dans le rue à travers le pays pour manifester leur soutien à la Palestine face aux attaques de l'armée israélienne [3].

On y arrive, la "loi Yadan" déposée en 2024

Retour au présent. Le 19 novembre 2024, alors que le mouvement de solidarité avec la Palestine bat son plein à l'international, que les facs américaines et françaises sont occupées et bloquées en soutien au peuple palestinien, que plusieurs milliers de personnes manifestent chaque semaine contre le génocide en cours à Gaza, la députée Caroline Yadan dépose sa proposition de loi visant à « lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme ». Dans l'exposé des motifs, elle y fustige les expressions radicales à l'encontre d'Israël qui "prospère au sein de nos écoles et universités ou sur internet" [4]. Selon elle, et tous les député-es qui la suivent, seul l'État d'Israël serait ainsi remis en question.

« Qui remet en cause l'existence de l'État afghan depuis le retour des Talibans ? Personne. Qui remet en cause l'existence de l'État iranien depuis le retour des Mollah ? Personne. Seul Israël est ainsi constamment stigmatisé. »

Et donc... la critique d'Israël en devient automatiquement antisémite. Caroline Yadan n'a soit pas bien analysé les prises de position politique vis-à-vis des États cités, ou choisit plus vraisemblablement l'hypocrisie. La proposition de loi Yadan est inédite dans la répression particulièrement précise des formes de soutien à la lutte palestinienne. Pour autant, comme on l'a dit, et comme elle même l'écrit, cette proposition de loi ne pourrait exister sans une décennie de répression des solidarité avec la Palestine :

« En 2019, la représentation nationale a posé les jalons de la prise en compte de ce nouvel antisémitisme en adoptant une résolution destinée à reconnaître la définition opérationnelle de l'antisémitisme de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste (IHRA). »

Face à l'offensive du gouvernement contre l'expression de la solidarité avec la Palestine, il convient prendre considération du passé afin de lutter au présent. La répression que nous vivons n'est que l'aboutissement d'un long processus de silenciation des voix de la résistance palestinienne. À nous de continuer à les faire vivre au plus fort.


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16.04.2026 à 08:00

Tattoo Circus à Bruxelles 19-20-21 juin

Bienvenuxs pour la première édition du tattoo circus de Bruxelles : trois jours de rencontres autour des luttes anti carcérales avec du tatouages et autres pimperie en tous genres. Article publié sur stuut.info

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Bienvenuxs pour la première édition du tattoo circus de Bruxelles : trois jours de rencontres autour des luttes anti carcérales avec du tatouages et autres pimperie en tous genres. Article publié sur stuut.info

Tout d'abord, c'est quoi un tattoo circus ?
Né à Rome en 2007 dans les milieux anarchistes, puis organisé régulièrement dans différentes villes en Europe, c'est un évènement où les tatoueur.euses, pierceur.euses et autres participant.es renoncent à tout profit personnel pour que tous les bénéfices aillent en soutien à des prisonnie.res et des luttes anticarcérales.

L'idée est de ramener le tatouage occidental à ses origines marginales et transgressives : celles des criminel.les, des galèrien.nes et des bagnard.es en refusant sa récupération capitaliste et en rejetant l'appropriation des symboles des cultures colonisées.

Pourquoi un tattoo circus ?
Parce que les prisons tuent, traumatisent et humilient. Parce que les prisons ne réparent pas, ne protègent pas et ne sécurisent pas. Parce que la prison n'est pas un « mal nécessaire », la prison c'est un choix politique. C'est l'élément crucial d'un système fondé sur l'inégalité, l'exclusion et la punition. C'est aussi une manière de contrôler socialement les populations, de punir celleux qui ne peuvent ou ne veulent pas se plier au système capitaliste. Le système carcérale et répressif est façonné par des logiques capitalistes, racistes et sexistes. La prison - tout comme la police et le système judicaire - ne se réforme pas. Les prisons se détruisent.

Ce tattoo circus se veut un moment de rencontre et de partage autour de quelque chose qu'on aime, pour lutter contre quelque chose qui nous révolte.

À quoi s'attendre ?
Des stands de tattoo, piercing, coiffure, nail art et strass dentaires en continu. Pendant les trois jours il y aura aussi des infokiosques, des points infos sur différentes luttes et situations de révoltes et répression, des projections, discussions, écoutes de podcasts, de la sérigraphie, des ateliers pour survivre en gav et des ateliers pour écrire des lettres aux détenu.e.s. Mais aussi des cantines veganes, des spectacles et des concerts le samedi soir.
Le programme plus détaillé avec toutes les activités suivra. Rdv dès 18h le vendredi et jusqu' au dimanche 18h.

Quelques infos pratiques déjà

  • Les activités seront à prix libre et tous les bénèfs iront en soutien à des collectifs
  • et luttes anti‐carcérales
  • Accessible PMR mais certaines activités auront lieu à l' étage sans ascenseur.
  • Cantines veganes, petit dèj et bar avec soft et alcool.
  • Espaces chill à l' intérieur et l' extérieur

RDV les 19‐ 20‐ 21 juin au Mona : Av. de Jette 225, 1090 Jette.

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16.04.2026 à 08:00

Pour des Fêtes Libres et contre les lois 1133 et RIPOST

Rassemblement Dimanche 19 avril 2026 à 18h place de la Maire à Montreuil avec un concert de TUST (Cocanha et SEC) et Bourasques + Prises de paroles

Texte intégral (841 mots)

Rassemblement Dimanche 19 avril 2026 à 18h place de la Maire à Montreuil avec un concert de TUST (Cocanha et SEC) et Bourasques + Prises de paroles

Pour des FÊTES LIBRES

Contre les propositions de loi 113 et RIPOST

En tant que travailleur·euses du spectacle, nous demandons l'abandon total des projets de lois 1133 et « Ripost » criminalisant les rave parties et les fêtes libres et souhaitons alerter sur les dérives sécuritaires envers les pratiques culturelles libres et non marchandes.

Alors que le secteur culturel est attaqué de toutes parts avec des baisses de financements drastiques, des abus managériaux et une infiltration croissante de l'extrême droite et ses idées réactionnaires, le gouvernement et son allié du parti Horizons souhaitent légiférer pour réprimer les fêtes libres avec un arsenal judiciaire proche de l'anti-terrorisme.

Nous tenons à rappeler que les fêtes libres sont issues de nos cultures populaires, que ce soient des carnavals occitans, antillais ou ch'tis dans les rues, des concerts punk rock en hangar industriel, des guinguettes sauvages en bord de rivières, des rave parties dans les champs, du spectacle de rue qui tape la manche, des clubs de jazz dans des caves ou des bloc party sur des dalles, le spectacle, la musique, la danse n'ont fait que se développer, se transmettre et vivre dans des espaces non-maîtrisés par le pouvoir politique.
S'il fallait encore une nouvelle preuve de la montée du fascisme, ces attaques disproportionnées contre des pratiques culturelles en seraient une de plus.

Dans le projet de loi Ripost de Laurent Nuñez, il est proposé 2 ans de prison et 30.000 euros d'amende pour un « délit d'organisation d'évènement musical illégal », la confiscation complète du matériel de sonorisation et des véhicules ainsi qu'un retrait de permis d'une durée de 3 ans.
Les attaques envers les pratiques de RDR (Réduction des risques) accroissent les risques pour les participant·es et l'utilisation de tout l'arsenal technologique via la surveillance algorithmique est un autre cap franchi dans ces propositions de loi.

Nos pratiques culturelles seront toujours à l'étroit dans les lieux institutionnels ou commerciaux, et ce même lorsqu'ils ne revêtent qu'un vernis underground.
Nous sommes nombreux·ses à être artistes, technicien·es, spectateur·ices, bénévoles ou salarié·es, amateur·ices ou professionnel·les, souvent les 7 selon les jours de la semaine. Nous n'oublions pas que la continuité de revenus que certain-es d'entre nous avons acquise via le régime de l'intermittence nous permet aussi de nous dégager du temps pour créer et faire exister une culture qui n'a pas sa place dans les programmes culturels institutionnels ou pour générer de l'argent.
Nos pratiques ne rentreront jamais dans des cases et toustes ensemble nous nous battrons contre les lois liberticides. Que raconte sur lui-même un pouvoir politique qui a peur des auto organisations populaires festives ?

Toustes ensemble rassemblons nous partout pour exiger le retrait total des propositions de loi 113 et RIPOST.

LE STUCS - CNT SO
Syndicat des Travailleur.euses Unies de la Culture et du Spectacle - CNT-SO
Le STAA - CNT SO
Syndicat des Travailleur.euses Artistes Auteur.es - CNT-SO

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16.04.2026 à 08:00

Découverte du Portail des Médias Indépendants de Basta !

Le samedi 18 avril à 11h, la médiathèque de Bagnolet reçoit Théo Sire, journaliste de « Basta ! ». Ensemble nous découvrirons le Portail des Médias Indépendants, un fil d'actualités quotidien pour s'informer sans les algorithmes et loin des réseaux sociaux.

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Le samedi 18 avril à 11h, la médiathèque de Bagnolet reçoit Théo Sire, journaliste de « Basta ! ». Ensemble nous découvrirons le Portail des Médias Indépendants, un fil d'actualités quotidien pour s'informer sans les algorithmes et loin des réseaux sociaux.

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En 2025, 13 % des Français.e.s ont consulté la presse papier pour s'informer, quand 64 % allaient plutôt sur un écran, dont une large majorité sur leurs réseaux sociaux [1]. Sur les fils d'actualités automatisés, se joue une véritable prise de pouvoir qui met en danger la fonction essentielle des médias : la diffusion d'une information de qualité.

D'un côté, les monopoles numériques (comme Meta, X, Google, TikTok) collectent massivement nos données pour maximiser pouvoir et profits. Dans cet élan, ces plateformes n'hésitent pas à silencier des médias ou des informations via des logiques d'algorithmes aux règles opaques et mouvantes.

De l'autre, une poignée d'hommes d'affaires concentrent la quasi-totalité des médias français [2] avec lesquels ils imposent leur agenda politique. Cette captation oligarchique engendre des stratégies offensives à l'encontre des journalistes et de l'opinion.

Enfin, en 2025, plus de 10 000 sites d'actualités en langue française entièrement générés par des IA ont été recensés [3]. Des informations non vérifiées, non contextualisées, diffusées à grande échelle dans les moteurs de recherche favorisant la désinformation et la manipulation des lecteur.ice.s.

En 2026, nous sommes largué.es dans cet océan d'informations aux courants nombreux et aux pollutions dangereuses. Une question vitale s'impose : comment s'informer ? Vers quels médias, quelles sources, se tourner ? Et à qui se fier pour lire l'actualité ?

C'est avec ces interrogations en tête que l'équipe de Basta ! vient de lancer le Portail des Médias Indépendants.

Un formidable fil d'actualité où Théo Sire et ses collègues journalistes scrutent un large panel de médias indépendants, triés sur le volet, pour vous proposer une sélection quotidienne d'articles éclairants.

Rendez vous pris avec Théo, le 18 avril 2025 à 11H, pour découvrir ensemble la genèse et les fonctionnalités de ce projet d'utilité publique !


[1] Reuters Institute Digital News Report 2025

[2] « Médias Français : qui possède quoi ? » Acrimed 2026

[3] Enquête de Jean Marc Manach pour Next Média - Février 2026

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16.04.2026 à 08:00

L'extractivisme au Soudan : discussion sur l'extraction de l'or au Soudan et ses liens avec l'économie de guerre du pays

Jeudi 23 avril à 19h30 à Darna (86 rue Alexis Pesnon à Montreuil)
L'extractivisme au Soudan : discussion sur l'extraction de l'or au Soudan et ses liens avec l'économie de guerre du pays, avec Mohamed Salah, spécialiste en économie d'extraction animé par Stop Mines.

Lire la suite (437 mots)

Jeudi 23 avril à 19h30 à Darna (86 rue Alexis Pesnon à Montreuil)
L'extractivisme au Soudan : discussion sur l'extraction de l'or au Soudan et ses liens avec l'économie de guerre du pays, avec Mohamed Salah, spécialiste en économie d'extraction animé par Stop Mines.

À la suite du conflit de 2023 au Soudan, les industries extractives — pétrole, minéraux et autres ressources — jouent un rôle crucial et contesté dans l'économie du pays. Cette session examine comment la concurrence entre les différents groupes armés et irréguliers pour les ressources naturelles s'articule avec les dynamiques de guerre, les déplacements et le pouvoir régional, ainsi que les coûts environnementaux et sociaux supportés par les communautés. Nous explorerons les lacunes de la gouvernance, les préoccupations humanitaires et les pistes pour les voix locales, le plaidoyer et la résistance envers les processus d'extraction aurifère au Soudan.

Mohamed Salah Abdelrahman est un chercheur et activiste environnemental axé sur les ressources naturelles et l'écologie politique, et il est candidat au doctorat à l'Université Panthéon-Sorbonne (UMR PRODIG), Paris.

Stop mines est un collectif qui lutte contre le système extractiviste et l'imaginaire qu'il porte : un capitalisme débridé, néo-colonial et une transition énergétique écocide. Nous soutenons la lutte de Stop mines 03 contre un projet de mine de Lithium en Allier.

✊ Ni ici Ni ailleurs !

📍 86 rue Alexis Pesnon à Montreuil
📆 Jeudi 23 avril
⏰ 19h30

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16.04.2026 à 08:00

Nik A 26 ! Contre les CRA et ceux qui les construisent !

Ce matin, une grosse trentaine de personnes est passée faire un petit coucou au cabinet d'architecture A26 dans le 14e arrondissement de Paris !

Texte intégral (968 mots)

Ce matin, une grosse trentaine de personnes est passée faire un petit coucou au cabinet d'architecture A26 dans le 14e arrondissement de Paris !

Les gens sont restés une dizaine de minutes pour redécorer un petit peu leur open space parisien de cadres dynamiques et leur rappeler à quel point ils font partie, à part entière, de ce monde de merde qu'on veut détruire ! Confettis, stickers, slogans et banderole déployée pour perturber leur petit quotidien, petite contribution à la lutte contre les CRA, l'enfermement et le business qui va avec !

Car pourquoi ce cabinet allez vous me demander ? A26 vient de gagner l'appel d'offre pour participer au plan de construction du prochain CRA de Dijon en plus de devenir le prochain maître d'ouvrage du projet ! Mais A26 c'est aussi des prisons, des commissariats et des palais de justice,… bref tout un programme… heuresement comme nous l'a dit un des employés : « mais on construit aussi des hopitaux »… ouf nous voilà rassuré.es.s…

L'occasion de rappeler que ce wk il y a un appel à venir à Dijon pour manifester contre la construction du CRA !

Que crèvent les archis, les CRA et les prisons !

Liberté pour toustes !

Ci-dessous le tract écrit pour l'action d'envahissement :

Aujourd'hui, avec une bande de copaines, on a décidé d'aller faire un tour chez A 26 avec l'idée de perturber gaiement leur petit quotidien.

Leur taf n'est pas seulement, à coups de plans et de normes, de décider comment on doit vivre, de dire comment les lieux doivent être habités.

Non, ces « créatifs », qui disent se « soucier de l'humain » ont aussi dessiné les plans du futur CRA de Dijon.

Les centres de rétention adminisitrative, ce sont ces lieux où l'État enferme des personnes qui n'ont pas, n'ont plus, les bons papiers et qui vont subir la violence des flics avant de se faire expulser.

Ce sont donc les architectes de A26, qui derrière leur écran, ont imaginé ce sinistre endroit, capable d'ici 2027 d'enfermer 140 personnes en même temps.

Une cour grillagée par ici, un clic pour ajouter des cellules et des barreaux par là, une bonne rangée de barbelés en faisant glisser la souris… un peu de ciel bleu, quelque espace vert, et hop le tour est joué.

Dans leur grand open space, tranquille au centre de paris, ces « humanistes », en dessinant des cages pour étrangers, participent activement à la politique raciste de l'État qui cherche par tous les moyens à leur pourrir la vie.

Rafles dans les villes, contrôles dans les gares, chasses aux migrants des dunes du nord à la frontière italienne, partout la police harcèle et distribue des OQTF à la pelle. Quant à celleux qui pensaient souffler un peu avec leur pauvre titre de séjour bien précaire, tout est fait pour qu'ielles le perdent, avec des règles toujours plus restrictives pour le renouveler.

Pour faire peur aux étrangers et draguer les électeurs de l'extrême droite, l'État agite donc la menace de l'expulsion. Et pour cela il faut construire des CRA, toujours plus de CRA. D'ici à à 2027, l'objectif de l'État est d'atteindre 3.000 places, soit deux fois plus qu'il y a 10 ans.

Une politique bien en phase avec le texte validé début mars à Bruxelles. Pour expulser toujours plus, la durée d'enfermement sera portée jusqu'à deux ans et des centres seront situés en dehors de l'Europe. Pour traquer les étrangers, l'usage de technologies de surveillance sera renforcé, les perquisitions facilitées, et les bureaux d'aide sociale et autres administrations devront poukave les étrangers… Vous avez détesté l'ICE de Trump ? Vous allez haïr l'europe réactionnaire.

Pour mener cette politique raciste, pas de problème de budget. Le seul CRA de xxx c'est au moins 30 millions d'euros. Tout ce cash attire un paquet d'entreprises, qui viennent gratter toujours plus de thunes sur l'enfermement des étrangers (et des autres)

A26 va ainsi toucher sa part. Cette boîte collabo n'est pas à une saloperie près. Sur son site, elle se vante d'avoir « réalisé », une gendarmerie, un palais de justice, des centres pénitentitaires, des sites pour l'armée, le méga entrepôt de logistique à Gennevilliers… Beuuurk, la liste est à gerber et c'est un bon condensé de ce monde dont on ne veut plus.

Alors venir empêcher de bosser ces complices de l'enfermement pendant quelques heures, c'est bien la moindre des choses vu la merde qu'ils font tous les jours.

Nik A26, et tous les complices de l'enfermement

Nik les CRA, les taules et les frontières

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15.04.2026 à 13:12

Avril 2015 : décès du libraire-éditeur engagé, François Maspero

Né en 1932, François Maspero fut éditeur, libraire, traducteur et écrivain. Il est décédé le 11 avril 2015, à l'âge de 83 ans. Son engagement politique comme libraire et éditeur a permis à des générations de lecteurs d'avoir accès à des textes essentiels de la pensée politique.

Texte intégral (1203 mots)

Né en 1932, François Maspero fut éditeur, libraire, traducteur et écrivain. Il est décédé le 11 avril 2015, à l'âge de 83 ans. Son engagement politique comme libraire et éditeur a permis à des générations de lecteurs d'avoir accès à des textes essentiels de la pensée politique.

Son enfance est marquée par la Résistance au nazisme. Ses parents sont déportés en camp de concentration, son père à Buchenwald, sa mère à Ravensbrück. Seule sa mère survit. Son frère est assassiné par les nazis.

Maspéro publie en 2002 un récit autobiographique "Les abeilles et la guêpe", où il revient sur le nazisme et la déportation de ses parents, mais aussi sur les luttes passées et sur engagement politique.

La Joie de lire

En 1955, il ouvre une première librairie L'Escalier, puis en 1957, il reprend « une boutique à l'abandon, qui sentait le pipi de chat », rue Monsieur-Le-Prince, comme le rappelle Le Monde.

En 1970, le réalisateur Chris Marker a filmé François Maspéro, dans un portrait documentaire "Les mots ont un sens. On vous parle de Paris" où Maspero évoque son travail de libraire et la Révolution.

De libraire à éditeur

Dans le petit bureau du sous-sol, que l'apprenti libraire s'improvise éditeur, s'aidant des conseils de son ami Guy Lévis Mano, poète, éditeur et imprimeur lui-même.
De l'été 1959 jusqu'à la fin de l'année 1960, François Maspero « officie pratiquement seul (…), corrigeant, composant les livres et créant jusqu'aux couvertures », raconte l'historien Julien Hage, dans le très bel ouvrage, Maspero et les paysages humains (La Fosse aux ours-A plus d'un titre, 2009) qui lui a été consacré.
Le rôle de la collection de poche La Petite Collection Maspero (PCM) a été primordial dans la formation intellectuelle et politique des années 1970. La Petite collection Maspero est une collection d'ouvrages de dimensions « poche » (11 cm x 18 cm) éditée par les Éditions Maspero entre 1967 et 1982.
Pour retrouver l'intégralité de sa collection, on peut se rendre sur ce site. Quelques titres importants : Frantz FANON, Les damnés de la terre, Paul NIZAN, Les chiens de garde, Victor SERGE, Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression ou HOBSBAWM, Les bandits.

Il publie en 1970 "Les prisonniers politiques parlent", témoignages de prisonniers qui ont connu la prison, avec les lois répressives de Marcellin, après 1968.. La librairie Maspero, c'est la librairie où tous les post-soixante-huitards se vantaient d'aller voler... Mais la librairie ferme en 1975.

(suite de l'article du Monde)
Pourquoi devenir éditeur et publier des livres ? A cause des guerres, bien sûr. Ou, plus précisément, « du caractère insoutenable des guerres coloniales » – en Indochine d'abord, à Madagascar, puis en Afrique du Nord, indique Maspero, dans un entretien accordé, en 1990, à Miguel Benasayag. A cause, aussi, ajoute-t-il, de la « désillusion face au communisme soviétique ».

Les éditions Maspéro sont reprises dans les années 1980 par La Découverte.

En 1989, il fait avec la photographe Anaïk Frantz un « voyage au long cours » sur la ligne B du RER parisien, Les Passagers du Roissy-Express.
En 1995, Balkans-transit, en compagnie du photographe Klavdij Sluban, résume cinq ans de voyages entre la Mer Adriatique et la Mer Noire.

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15.04.2026 à 08:00

De la misère en milieu étudiant

En novembre 1966, des jeunes s'emparent des locaux et du matériel de l'UNEF pour imprimer, au nom de l'Association Fédérative Générale des Etudiants de Strasbourg, une brochure anonyme de 47 pages intitulée « De la misère en milieu étudiant, considérée sous ses aspects économiques, politiques, psychologiques, sexuels et notamment intellectuels, et de quelques moyens pour y remédier ». En voilà des extraits avec une introduction de Mustapha Khayati qui s'exprime sur la rééedition du texte.

Texte intégral (1060 mots)

En novembre 1966, des jeunes s'emparent des locaux et du matériel de l'UNEF pour imprimer, au nom de l'Association Fédérative Générale des Etudiants de Strasbourg, une brochure anonyme de 47 pages intitulée « De la misère en milieu étudiant, considérée sous ses aspects économiques, politiques, psychologiques, sexuels et notamment intellectuels, et de quelques moyens pour y remédier ». En voilà des extraits avec une introduction de Mustapha Khayati qui s'exprime sur la rééedition du texte.

Si je m'oppose à la réédition de La Misère en milieu étudiant par Champ Libre ou n'importe quel autre éditeur, c'est parce que je crois que ce pamphlet qui avait toute sa valeur révolutionnaire en 1966, n'a aujourd'hui pour l'éditeur patenté de la théorie radicale que toute sa valeur marchande.

Je communique à ceux qu'intéresse l'histoire futile des auto-parodies révolutionnaires le dossier qui permet de suivre les interventions pour et contre cette dérisoire opération, en réaffirmant que ce texte a été conçu pour l'édition sauvage et la diffusion gratuite, qu'il appartient toujours à ceux qui ont su et qui sauront en faire l'usage adéquat, et jamais à un quelconque roquet de la récupération, eût-il apposé mille copyrights sur des écrits qui - de son propre aveu - appartiennent à l'Histoire.

MUSTAPHA KHAYATI

Extraits :

« Nous pouvons affirmer, sans grand risque de nous tromper, que l'étudiant en France est, après le policier et le prêtre, l'être le plus universellement méprisé. »

« On dit tout de cette société, sauf ce qu'elle est effectivement : marchande et spectaculaire. »

« Mais la misère réelle de la vie quotidienne étudiante trouve sa compensation immédiate, fantastique, dans son principal opium : la marchandise culturelle. »

« Le principe de la production marchande, c'est la perte de soi dans la création chaotique et inconsciente d'un monde qui échappe totalement à ses créateurs. Le noyau radicalement révolutionnaire de l'autogestion généralisée, c'est, au contraire, la direction consciente par tous de l'ensemble de la vie. L'autogestion de l'aliénation marchande ne ferait de tous les hommes que les programmateurs de leur propre survie : c'est la quadrature du cercle. La tâche des Conseils Ouvriers ne sera donc pas l'autogestion du monde existant, mais sa transformation qualitative ininterrompue : le dépassement concret de la marchandise (en tant que gigantesque détour de la production de l'homme par lui-même).
Ce dépassement implique naturellement la suppression du travail et son remplacement par un nouveau type d'activité libre, donc l'abolition d'une des scissions fondamentales de la société moderne, entre un travail de plus en plus réifié et des loisirs consommés passivement. »

« C'est que le problème de la révolution est historiquement posé à l'humanité. L'accumulation de plus en plus grandiose des moyens matériels et techniques n'a d'égale que l'insatisfaction de plus en plus profonde de tous. La bourgeoisie et son héritière à l'Est, la bureaucratie, ne peuvent avoir le mode d'emploi de ce sur-développement qui sera la base de la poésie de l'avenir, justement parce qu'elles travaillent, toutes les deux, au maintien d'un ordre ancien. Elles ont tout au plus le secret de son usage policier. Elles ne font qu'accumuler le Capital et donc le prolétariat ; est prolétaire celui qui n'a aucun pouvoir sur l'emploi de sa vie, et qui le sait. La chance historique du nouveau prolétariat est d'être le seul héritier conséquent de la richesse sans valeur du monde bourgeois, à transformer et à dépasser dans le sens de l'homme total poursuivant l'appropriation totale de la nature et de sa propre nature. Cette réalisation de la nature de l'homme ne peut avoir de sens que par la satisfaction sans bornes et la multiplication infinie des désirs réels que le spectacle refoule dans les zones lointaines de l'inconscient révolutionnaire, et qu'il n'est capable de réaliser que fantastiquement dans le délire onirique de sa publicité. C'est que la réalisation effective des désirs réels, c'est-à-dire l'abolition de tous les pseudo-besoins et désirs que le système crée quotidiennement pour perpétuer son pouvoir, ne peut se faire sans la suppression du spectacle marchand et son dépassement positif. »

« Les révolutions prolétariennes seront des fêtes ou ne seront pas, car la vie qu'elles annoncent sera elle-même créée sous le signe de la fête. Le jeu est la rationalité ultime de cette fête, vivre sans temps mort et jouir sans entraves sont les seules règles qu'il pourra reconnaître. »

Consulter entièrement l'ouvrage sur infokiosques.net et avec des compléments de réflexions dans larevuedesressources.org.

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14.04.2026 à 13:12

Avril 1947 : La grève Renault enflamme la France

En avril 1947 démarrait à l'usine Renault de Boulogne-Billancourt une grève historique qui allait conduire à l'expulsion des ministres communistes du gouvernement. Le PCF et la CGT, alors en pleine fièvre patriotique, combattirent cette grève jusqu'à ce qu'ils ne puissent faire autrement que de l'accompagner. Le mouvement a démarré sous l'impulsion des groupes d'extrême gauche actifs à Renault. Article initialement paru sur Alternative Libertaire.

Texte intégral (3055 mots)

En avril 1947 démarrait à l'usine Renault de Boulogne-Billancourt une grève historique qui allait conduire à l'expulsion des ministres communistes du gouvernement. Le PCF et la CGT, alors en pleine fièvre patriotique, combattirent cette grève jusqu'à ce qu'ils ne puissent faire autrement que de l'accompagner. Le mouvement a démarré sous l'impulsion des groupes d'extrême gauche actifs à Renault. Article initialement paru sur Alternative Libertaire.

Assemblée des grévistes sur la place Nationale, le 28 avril 1947.

L'immédiat après-guerre fut, pour la France, une période à la fois d'immenses espoirs et d'écœurantes désillusions. De janvier 1946 à mai 1947, le pays est dirigé par un gouvernement associant le Mouvement républicain populaire (MRP, démocrates-chrétiens, lointains ancêtres de l'UDF), la SFIO (ancêtre du PS) et le PCF.

Ce dernier est alors à l'apogée de sa puissance : 800.000 adhérentes et adhérents revendiqués à la fin de 1946, et « premier parti de France » avec 28,3% aux législatives. Politiquement, il poursuit la ligne stalino-patriote qui est la sienne depuis 1935, mais désormais avec l'autorité d'un parti de gouvernement. En cette période où le « relèvement de la patrie » passe avant tout, la lutte des classes doit être limitée aux joutes parlementaires du Parti. Mais elle doit être bannie des lieux de production : « la grève c'est l'arme des trusts », clamera le secrétaire général du PCF, Maurice Thorez, et partout les communistes doivent s'y opposer.

Leur récente hégémonie dans la CGT les y autorise. Au congrès d'avril 1946, les staliniens ont affirmé leur emprise sur une confédération, qui revendique 5,5 millions de syndiqués, et marginalisé les syndicalistes non communistes (regroupés autour du périodique Force ouvrière) et les minorités trotskistes et anarchistes. Devenue courroie de transmission du gouvernement, la CGT s'apparente alors de plus en plus à un syndicat jaune. Dans les grandes entreprises nationalisées (Renault, EDF, Charbonnages de France…), elle cogère la production, pousse les cadences, veille à la modération salariale, empêche les grèves.

Les minorités révolutionnaires ne sont pourtant pas sans influence. Elles rencontrent un écho non négligeable dans certaines franges de la jeunesse et du prolétariat dégoûtées par l'institutionnalisation du PCF et de la CGT. C'est cette extrême gauche qui, malgré la chape de plomb stalinienne, va réussir, en avril 1947, à mettre le feu aux poudres, et ce dans un des principaux bastions du mouvement ouvrier : l'usine Renault de Boulogne-Billancourt.

L'étincelle

Sur cette usine de 30 000 salarié-e-s, où la CGT revendique 17.000 cartes, les staliniens pensent que leur emprise est totale. Ils sous-estiment la capacité de nuisance des révolutionnaires qui s'agitent dans certains recoins. Ainsi l'Union communiste (UC, trotskiste) groupe une dizaine de membres actifs dans le « secteur Collas » : les départements 6 et 18 (fabrication de boîtes de vitesse, directions, pignons) ; la petite (une dizaine de personne) CNT anarcho-syndicaliste est animée par un militant de la FA, Gil Devillard, dans le département 49 (montage moteurs) [1]. ; le PCI dispose également de quelques militants.

Tout commence à la fin du mois de février 1947. À l'initiative de l'UC, des réunions ouvertes s'efforcent de rassembler les « mécontents » du régime stalino-patronal. Ces réunions, auxquelles participent le PCI, la FA, la CNT et même quelques bordiguistes, rassemblent jusqu'à 60 personnes. On y décide bientôt de lancer une revendication rassembleuse, précédemment brandie puis abandonnée par la CGT : une augmentation de 10 francs sur le salaire de base. À partir de la mi-avril, la revendication commence à prendre dans le secteur Collas. À l'issue d'une AG improvisée, un comité de grève est constitué, dans lequel un militant de l'UC, Pierre Bois, commence à se faire connaître [2]. Le vendredi 25 avril, dès 6 h 30, les ouvriers du secteur Collas débrayent, coupent l'électricité, mettent en place des piquets et lancent un appel à mobilisation au reste de l'usine.

Les staliniens débordés

Le PCF et la CGT se précipitent aussitôt pour tuer le mouvement dans l'œuf. « Ce matin, une bande d'anarcho-hitléro-trotskistes a voulu faire sauter l'usine », s'écrie Plaisance, le secrétaire de la CGT, dans un discours improvisé à l'entrée de l'usine. Face à ces diverses calomnies la grève piétine jusqu'au lundi 28, puis elle se propage brusquement.
Un meeting est convoqué à l'entrée de l'usine par le comité de grève. Lorsque Pierre Bois grimpe sur le kiosque à journaux de la place Nationale pour prendre la parole, l'assemblée qui écoute sa harangue est spectaculaire : 3.000 ouvriers ont répondu à l'appel.

Alors que les bonzes de la CGT et du PCF boycottent le meeting, les dirigeants nationaux de certaines organisations comme la CNT, la tendance Front ouvrier de la CGT (en fait le PCI) et la CFTC, sont venus exprimer leur soutien. La voiture-micro a été amenée par les Jeunesses socialistes. Le lendemain, on compte plus de 10.000 grévistes, bientôt 12.000.

Au département 49, les grévistes emmenés par la CNT courent arrêter le moteur principal, qui commande les chaînes de montage. On en vient aux mains avec les staliniens qui veulent les en empêcher. Le communiste libertaire Gil Devillard est désigné pour représenter le département au comité de grève.

Gil Devillard Militant FA et animateur de la CNT au département 49, il est membre du comité de grève.

Alors que toute la presse fait écho à la grève chez Renault, le défilé du 1er mai est énorme. Les 100 000 exemplaires d'une édition spéciale du Libertaire sont intégralement vendus. Eugène Hénaff, secrétaire général de la Métallurgie CGT, qui est venu en personne à l'usine, s'est fait huer. La pression sur les staliniens est énorme, d'autant plus que la base de la CGT participe au mouvement. Au bout de quelques jours, elle n'a d'autre choix que de s'y rallier et en revendique aussitôt la direction.

Le comité de grève ne fait finalement pas le poids face à la CGT, qui reprend peu à peu le contrôle de l'usine. Le 8 mai, le gouvernement accorde 3 francs d'augmentation. Le 9 mai, les staliniens font voter la reprise du travail aux deux tiers. Ne restent dans la lutte que les plus combatifs. Les départements 6, 18, 88, 31, 48 et 49 persistent ainsi dans une « grève bouchon » qui paralyse le reste de l'usine et ne cesse totalement que le 15 mai, une fois que le gouvernement a concédé une prime de 1.600 francs et une avance de 900 francs pour toutes et tous les salariés.

La guerre froide est lancée

Cependant, pour le PCF, le mal est fait. Ses ministres ont été brièvement obligés de se solidariser avec les grévistes. Le 5 mai, ils sont expulsés du gouvernement.

Détachés de leurs obligations gouvernementales, les staliniens lâchent la bride au mécontentement ouvrier. Dès juin, des grèves éclatent chez les cheminots, les mineurs et ailleurs. Ça tombe bien, Moscou est justement décidé à changer de tactique. L'heure n'est plus à la coexistence pacifique avec l'Ouest, mais à la confrontation. Les Soviétiques vilipendent les communistes français et italiens qui depuis 1945 se sont laissés aller au « crétinisme parlementaire ». Le PCF se sent obligé de faire ses preuves et lance, partout où il le peut, des « grèves Molotov », dont les objectifs correspondent souvent davantage aux plans de la diplomatie soviétique qu'aux revendications ouvrières. Qu'importe : la lutte des classes reprend ses droits, même si c'est sur un échiquier politique nouveau : celui de la Guerre froide.

À Renault-Billancourt et ailleurs, les staliniens redorent leur blason jauni. Quelques mois après la grève, la CNT disparaît du paysage, lorsque son principal animateur part en formation à l'extérieur. Le courant communiste libertaire développera à nouveau une activité dans l'usine entre 1949 et 1956, en y créant le groupe Makhno. De son côté, l'UC impulse un syndicat concurrent de la CGT, le Syndicat démocratique Renault (SDR) qui va compter jusqu'à 406 membres mais se retrouve rapidement marginalisé. Il se disloque peu après la scission de l'UC en 1949.

C'est que le retour des staliniens aux luttes sociales bouleverse la donne. Trotskistes et libertaires se retrouvent privés de l'espace qu'ils et elles ont pu occuper pendant la parenthèse gouvernementale du PCF. Faute de perspectives, l'extrême gauche va peu à peu s'effriter et s'enfoncer dans des dissensions sur l'orientation à adopter pour sortir du marasme – le PCI scissionne en 1952, la FA en 1953. Il faudra attendre Mai 68 pour que les révolutionnaires retrouvent une audience nationale.

Guillaume Davranche (AL Montrouge)

Article initialement paru sur Alternative Libertaire

L'extrême gauche en 1947

Parti communiste internationaliste (PCI) : Organisation trotskiste fondée en 1944, ancêtre des actuels Parti des travailleurs (PT) et Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Défend à l'époque le mot d'ordre « Pour un gouvernement PS-PC-CGT ».

Union communiste (UC) : Dirigé par l'ouvrier roumain Barta, ce groupe trotskiste né en 1939 est l'ancêtre de l'actuelle Lutte ouvrière. Il critique la politique du PCI qualifiée de « front unique avec le stalinisme ».

Fédération anarchiste (FA) : Fondée en 1945, ancêtre des actuelles Fédération anarchiste et Alternative libertaire. Refuse de choisir un des deux camps de la guerre froide et pratique la stratégie dite du « troisième front » : ni Staline, ni Truman.

Confédération nationale du travail (CNT)  : Scission anarcho-syndicaliste de la CGT, fondée en décembre 1946, héritière à la fois de la CGT-SR d'avant-guerre, et de la CNT espagnole en exil.

Bordiguistes : Militant-e-s de l'ultra-gauche léniniste et antisyndicaliste, se réclamant de la pensée de l'Italien Amadeo Bordiga.

Repères chronologiques

8-12 avril 1946 : Congrès de la CGT à Paris : hégémonie stalinienne. Scission des anarcho-syndicalistes.

13-15 septembre 1946 : IIe congrès de la FA à Dijon.

7-9 décembre 1946 : Premier congrès
de la CNT française.

19 décembre 1946 : Début de la guerre d'Indochine.

30 mars 1947  : Insurrection de Madagascar. La répression, atroce, va faire 12 000 morts. En France, la grève Renault va éclipser l'événement.

24 avril : Le gouvernement ramène de 300 à 250 grammes la ration quotidienne de pain.

25 avril : Début de la grève chez Renault.

4 mai : Les députés communistes refusent de voter la confiance au président du Conseil Ramadier.

5 mai  : Les ministres communistes sont exclus du gouvernement.

19 mai : Fin de la grève chez Renault.

2 juin : Début de la grève des cheminots, bientôt suivie par celle d'EDF-GDF, puis par les banques et les mineurs.

30 septembre-5 octobre : Sommet de neuf partis communistes européens, sous l'égide du PC soviétique, à Szlarska-Poreba en Pologne. Adoption de la doctrine Jdanov de guerre froide. Les PC italien et français sont tancés pour leur « crétinisme parlementaire ».

9-11 novembre : À Angers, IIIe congrès de la Fédération anarchiste.

10 novembre : Début à Marseille des grèves insurrectionnelles qui vont agiter le pays durant plusieurs mois.

19 décembre : La tendance Force ouvrière scissionne de la CGT.

12 avril 1948 : Fondation de la CGT-FO.

Avril : Nouvelle vague de grèves.

Septembre-novembre : Vague de grèves violentes.

4 octobre : Grève des mineurs lancée par la CGT.

16 octobre : Le gouvernement fait occuper les puits par l'armée. Affrontements très violents avec les grévistes, à Saint-Étienne, Carmaux, Montceau-les-Mines puis Alès.


[1] Gil Devillard, « Chez Renault, militer dans le groupe Makhno, ce n'était pas de tout repos ! », Gavroche n°148, octobre-décembre 2006

[2] Pierre Bois, « La Grève des usines Renault », in La Révolution prolétarienne du 25 mai 1947.

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14.04.2026 à 08:00

Aubervilliers : soirée projection-débat autour du film « L'histoire de Jîyan »

l'Union Locale Aubervilliers des syndicats SUD-Solidaires organise une série de projections-débats à la Bourse du Travail d'Aubervilliers. La première projection autour du film « L'histoire de Jîyan » réalisé par A. Haluk Unal, sera le vendredi 17 avril 2026.

Lire la suite (329 mots)

l'Union Locale Aubervilliers des syndicats SUD-Solidaires organise une série de projections-débats à la Bourse du Travail d'Aubervilliers. La première projection autour du film « L'histoire de Jîyan » réalisé par A. Haluk Unal, sera le vendredi 17 avril 2026.

Rendez-vous le vendredi 17 Avril à 18h30 à la Bourse de travail d'Aubervilliers, 1 rue des 21 appelés.

La projection sera suivie d'un échange avec des militantes kurdes du comité de solidarité avec le Rojava et des militant⋅es kurdes.

Le film retrace l'histoire de la guérillera Jiyan Tolhildan, qui a consacré vingt années de sa vie à la lutte du mouvement kurde. À travers son parcours, il donne à voir le sens profond du mot d'ordre « Jin, Jiyan, Azadî » (Femme, Vie, Liberté), au cœur du paradigme de libération porté par le mouvement kurde.

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14.04.2026 à 08:00

Contre les expulsions, rassemblement devant l'ADEF, jeudi 16 avril

Contre les deux expulsions prévues le 20 Avril et les menaces de centaines d'expulsions de la direction d'ADEF, nous appelons à un rassemblement devant le siège d'ADEF (19 Rue Baudin, Ivry-sur-seine) le jeudi 16 Avril à 16h.

Lire la suite (435 mots)

Contre les deux expulsions prévues le 20 Avril et les menaces de centaines d'expulsions de la direction d'ADEF, nous appelons à un rassemblement devant le siège d'ADEF (19 Rue Baudin, Ivry-sur-seine) le jeudi 16 Avril à 16h.

Deux voisins du foyer Louis Blériot s'organisant à l'assemblée logement 94 sont menacés d'expulsion par le bailleur social ADEF. Le bailleur utilise l'existence d'anciennes dettes soldées ou en cours de régularisation pour les expulser le 20 avril 2026.

Ces expulsions s'inscrivent dans une politique de restructuration du public cible des anciens foyers de travailleur·es devenus des résidences sociales et dans une lutte d'ADEF contre le droit à la vie privée de leurs résidents à qui la direction continue de refuser le statut de locataire.Elle se garde ainsi le droit de s'introduire dans leurs appartements à tout moment et de ne pas respecter leurs droits les plus élémentaires.

En même temps que ces deux expulsions ADEF menace d'entamer des centaines de procédures pour évincer les résidents qui accueillent leurs familles et amis dans leur logis. Et cela a lieu dans toute la région parisienne selon le COPAF.

Rdv le 16 avril à 16h devant ADEF (19 rue Baudin à Ivry-sur-Seine) contre les expulsions et pour obliger la direction d'ADEF à faire marche arrière !

Insta : assemblees.logement94
Mail : aglogement94@proton.me

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