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Romain LECLAIRE
Journaliste

SURCHAUFFE.info


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19.02.2026 à 09:40

Le grand bluff audiophile - Une simple banane rivalise avec des câbles haute fidélité

Le grand bluff audiophile - Une simple banane rivalise avec des câbles haute fidélité

 

Dans l'univers feutré et souvent impitoyable de la haute fidélité, il existe un débat qui fait rage depuis des dizaines d'années, divisant les passionnés en deux camps irréconciliables. D'un côté, nous trouvons les audiophiles puristes, persuadés que la qualité des câbles d'interconnexion (ces fils qui transportent le signal analogique non amplifié entre les composants) est déterminante pour une expérience d'écoute transcendante. De l'autre, les sceptiques et les hommes de science affirment que, tant que le câble est correctement construit, les différences sonores sont techniquement inaudibles pour l'oreille humaine. Récemment, cette guerre de tranchées a connu un bouleversement aussi hilarant qu'instructif grâce à une expérience menée sur les forums du site diyAudio, relayée par Tom’s Hardware. Un utilisateur ingénieux nommé Pano a décidé de mettre fin aux spéculations par un test à l'aveugle, opposant des câbles professionnels à... une banane.

L'expérience a été conçue avec une rigueur surprenante pour un test impliquant des fruits. Pano a présenté quatre versions d'un même extrait audio de trente secondes. La première était l'enregistrement original sur CD, servant de référence absolue. Les trois autres étaient des boucles réenregistrées après avoir fait passer le signal à travers différents conducteurs: un câble en cuivre de qualité professionnelle, un montage hybride passant par de la boue humide et enfin, un circuit intégrant une véritable banane fraîche. Le défi lancé à la communauté était simple mais redoutable, écouter attentivement les fichiers et identifier quel échantillon correspondait à quelle configuration. Les résultats furent sans appel et, pour beaucoup, humiliants.

Sur les quarante-trois participants ayant soumis leurs réponses, seuls six ont réussi à identifier correctement l'enregistrement original ou celui passant par le câble professionnel. Pire encore, l'analyse statistique des résultats a démontré que les réponses étaient totalement cohérentes avec le hasard complet. En d'autres termes, lancer une pièce en l'air aurait produit des résultats similaires. Une anecdote savoureuse ressort même de ce fiasco audiophile. Au moins un participant a déclaré préférer systématiquement la musique de la banane, lui trouvant sans doute une chaleur ou une texture particulière qui échappait aux câbles en cuivre traditionnels. Bien que cela puisse sembler être une simple farce destinée à moquer ceux qui dépensent des fortunes en connectique, l'expérience révèle en réalité des principes physiques fascinants.

Stupéfiant de constater que l'on peut obtenir un résultat audio décent en faisant transiter un signal électrique par un fruit ou de la terre mouillée. Ce phénomène s'explique par la chimie élémentaire. Si l'eau pure est un isolant, l'eau chargée d'impuretés et de sels minéraux devient conductrice. Le sol regorge de molécules dissoutes et les bananes sont célèbres pour leur teneur en potassium. Ces éléments permettent au signal de traverser le milieu sans dégradation notable de la qualité sonore. Comme le note Pano, la banane et la boue agissent simplement comme des résistances en série. Elles réduisent le niveau du signal, c'est-à-dire le volume, mais n'altèrent pas la fréquence ou la fidélité de manière perceptible pour l'oreille humaine. La conclusion technique est que le matériau du conducteur importe peu tant que le blindage contre les interférences externes est efficace.

La discussion qui a suivi sur le forum, s'étalant sur plusieurs pages, est une mine d'or d'humour involontaire et de sérieux académique. Les membres ont débattu de la maturité de la banane et de son impact potentiel sur les aigus, ou encore de la distance géographique entre le lieu de culture du fruit et l'origine de la terre utilisée pour la boue. On y trouve des phrases d'anthologie rappelant qu'il existe de nombreux effets physiques affectant le son qui ne sont testés ni par les bananes ni par la boue. Au final, il y a fort à parier que vos oreilles ne feront pas la différence entre un câble hors de prix et le contenu de votre corbeille à fruits. Cela incite à reconsidérer nos priorités budgétaires. Peut-être vaut-il mieux investir dans de meilleures enceintes ou simplement plus de musique, plutôt que dans des câbles aux promesses ésotériques.

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19.02.2026 à 09:37

L'algorithme de X radicalise ses utilisateurs pour servir l'agenda de Musk

 

L'algorithme de X radicalise ses utilisateurs pour servir l'agenda de Musk

Si vous aviez encore la naïveté de croire que X était une place publique neutre favorisant la liberté d'expression, il est grand temps de vous réveiller. Le masque est définitivement tombé. Une nouvelle étude accablante publiée dans la revue Nature vient confirmer ce que beaucoup suspectaient déjà. La plateforme d'Elon Musk n'est plus un réseau social, mais une machine de propagande algorithmique conçue pour amplifier les voix conservatrices et étouffer le journalisme traditionnel.

La transformation a été méthodique et insidieuse. Jusqu'en 2016, nous profitions d'une chronologie simple et transparente. Puis est venu le choix algorithmique, avant que Musk, après son rachat en 2022, ne fasse de la page « Pour vous » la norme par défaut. Aujourd'hui, cette curation est devenue, selon les propres mots du propriétaire, purement dirigée par une intelligence artificielle. Et pas n'importe laquelle, nous parlons ici de Grok, une IA controversée que le milliardaire lui-même surnomme ironiquement MechaHitler. Ce n'est pas une blague, c'est l'architecture même de l'information mondiale qui est en jeu.

Les chiffres révélés par les chercheurs de l'université Bocconi, de l'université de Saint-Gall et de l'école d'économie de Paris sont effrayants de clarté. L'algorithme ne se contente pas de chercher l'engagement, il choisit un camp. Le contenu de nature conservatrice bénéficie d'un coup de pouce de visibilité d'environ 20%, tandis que le contenu libéral ne reçoit qu'un maigre avantage de 3%. Pire encore, la plateforme mène une guerre ouverte contre l'information vérifiée. Les publications des médias traditionnels ont vu leur visibilité chuter de près de 58% dans les fils algorithmiques, remplacées par les cris des militants politiques (+27%) et le divertissement abrutissant.

Ce biais structurel n'est pas sans conséquences. Il ne s'agit pas seulement de ce que vous voyez, mais de ce que vous devenez. L'étude a démontré qu'en seulement sept semaines d'exposition au fil algorithmique, des utilisateurs ont vu leurs opinions politiques se déplacer vers la droite. Ces cobayes involontaires ont développé des positions plus dures sur l'immigration, une vision plus favorable au Kremlin dans la guerre contre l'Ukraine, et un scepticisme accru envers les enquêtes criminelles visant Donald Trump. Ce glissement idéologique persiste même après l'expérience, car l'algorithme force littéralement la main des utilisateurs en les incitant à s'abonner massivement à des comptes d'activistes conservateurs.

Face à ces preuves, la réaction de Musk est prévisible avec le déni et l'attaque. Lorsque la police française a perquisitionné les bureaux de X dans le cadre d'une enquête sur cette manipulation politique potentielle, le milliardaire a crié à la motivation politique. C'est une défense commode pour quelqu'un qui a transformé un outil de communication mondial en mégaphone personnel pour ses alliés idéologiques. Sky News avait déjà tiré la sonnette d'alarme l'an dernier, notant que l'algorithme favorisait le contenu extrême et les politiciens adoubés par le patron.

Pendant que la plateforme corrode le débat public, la direction tente de distraire les utilisateurs avec des mises à jour techniques bâclées pour copier TikTok. Nikita Bier, chef produit chez X, a récemment annoncé un nouveau lecteur vidéo immersif. Si l'intention est de capturer l'attention des utilisateurs mobiles, l'exécution est critiquée pour son interface médiocre qui force le recadrage des vidéos, au mépris du format original. C'est une tentative désespérée de rester pertinent face à la concurrence, alors même que l'outil d'IA générative de la plateforme, Grok, fait scandale en permettant la création d'images pornographiques deepfakes de femmes et d'enfants.

X n'est plus le réseau social que nous avons connu. C'est devenu un environnement toxique où la technologie est détournée pour façonner votre vision du monde à votre insu. L'algorithme ne vous sert pas. Il vous manipule. Chaque minute passée sur ce fil « Pour vous » est une minute passée dans une chambre d'écho conçue pour radicaliser, diviser et désinformer. La question n'est plus de savoir si l'algorithme est biaisé, mais combien de temps nous allons encore accepter d'être les jouets de cette expérimentation politique à grande échelle.

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19.02.2026 à 09:35

Mastodon trace sa route - Une vision ambitieuse pour un web social ouvert et décentralisé

 

Mastodon trace sa route - Une vision ambitieuse pour un web social ouvert et décentralisé

Mastodon continue de s’imposer comme l’alternative de référence à X. Renaud Chaput, directeur technique de la plateforme, accompagné d’Imani Joy, responsable du design produit, a récemment pris la parole pour dévoiler la feuille de route de l’organisation. Loin de se reposer sur ses lauriers, l’équipe technique affiche l'ambition de rendre le Fédivers plus accessible, diversifié et puissant pour tous, du néophyte curieux au créateur de contenu chevronné.

Au cœur de cette vision, Mastodon reste fidèle à son ADN de plateforme de microblogging. L’objectif demeure de bâtir une application permettant à chacun de se connecter avec ses proches et de partager sa créativité librement. Sa force réside dans son appartenance au Fédivers, cet écosystème d’applications interconnectées basées sur des standards communs. Cette architecture unique vous offre la liberté de choisir les communautés qui correspondent le mieux à votre mode d’expression, sans jamais être enfermés dans un seul silo technologique.

Pour soutenir cette croissance, l’organisation a radicalement transformé sa structure interne au cours des dix-huit derniers mois. Renaud souligne le passage d’une équipe restreinte, comptant seulement un ou deux développeurs full-stack, à un groupe élargi aux expertises variées, couvrant le backend, le web et le mobile. L’arrivée de designers dédiés a également permis d’approfondir la réflexion sur l’expérience utilisateur. Cette montée en puissance s’est concrétisée par une accélération notable du rythme des mises à jour, avec les versions 4.3, 4.4 et 4.5, qui ont apporté des fonctionnalités très attendues comme les citations de publications, une meilleure gestion des listes et des outils de découverte améliorés.

Néanmoins, l’équipe insiste sur un point important. Mastodon est devenu une infrastructure vitale pour beaucoup. Par conséquent, la stabilité et la sécurité restent prioritaires sur la course effrénée aux nouveautés. C’est pourquoi la feuille de route à court terme, portant sur les trois à six prochains mois, reste délibérément focalisée pour éviter les promesses intenables. Mais en levant les yeux vers l’horizon des deux prochaines années, les ambitions se dessinent plus nettement.

L’un des chantiers majeurs concerne l’accessibilité. Pour qu’un écosystème prospère, il doit être ouvert à tous, indépendamment du bagage technique. L’équipe travaille donc à une refonte des éléments centraux de l’expérience, notamment un processus d’inscription simplifié qui guide les nouveaux venus dans le choix d’un serveur sans les submerger d’informations. La navigation sera clarifiée et les outils de recherche renforcés pour faciliter la découverte de communautés pertinentes.

Parallèlement, le mammouth souhaite redonner du pouvoir aux serveurs indépendants. Le constat est simple, trop de nouveaux utilisateurs affluent par défaut vers les plus grosses instances, ce qui contredit l’esprit décentralisé du projet. Pour y remédier, de nouveaux outils d’administration seront déployés. Ils permettront aux opérateurs de serveurs de mieux gérer la modération grâce à des listes de blocage externes et des systèmes de détection de spam extensibles. De plus, des solutions techniques permettront de déléguer l’hébergement des fichiers médias à des tiers de confiance, réduisant ainsi les coûts de stockage. Une refonte de la découverte des serveurs est également prévue pour mieux mettre en lumière la diversité des communautés existantes.

Enfin, Mastodon tend la main aux créateurs de contenu, aux journalistes et aux institutions publiques. Pour séduire ces acteurs habitués aux plateformes grand public, l’interface de profil sera repensée pour mieux valoriser leur travail, tout comme l’outil de composition de messages. Une fonctionnalité particulièrement innovante est en préparation pour les organisations, un système de notification par e-mail permettant au public de suivre les mises à jour d’une institution sans même avoir besoin de créer un compte. L’idée est de permettre aux créateurs de toucher leur audience où qu’elle soit, sans passer par le prisme de la manipulation algorithmique. Ces évolutions témoignent de l’engagement de Mastodon à construire un web social qui place l’humain au centre, sans jamais exploiter les données personnelles ni courir après des mesures d’engagement artificielles.

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19.02.2026 à 09:33

Perplexity renonce à la publicité pour regagner votre confiance

Perplexity renonce à la publicité pour regagner votre confiance

L'industrie de l'intelligence artificielle traverse actuellement une crise d'adolescence critique. Alors que les coûts de fonctionnement des modèles de langage explosent, les géants de la tech cherchent désespérément des modèles économiques viables pour financer cette course à l'armement technologique. Jusqu'à récemment, la réponse semblait évidente et calquée sur le modèle du Web 2.0 avec la publicité. Pourtant, un revirement spectaculaire vient de secouer la Silicon Valley. Perplexity a décidé de faire machine arrière. Après avoir testé l'intégration de liens sponsorisés en 2024, l'entreprise s'éloigne désormais activement de la publicité. Ce choix révèle un dilemme fondamental qui divise désormais le secteur. Un chatbot peut-il être à la fois un vendeur et un conseiller fiable ?

La décision de Perplexity, révélée lors d'une table ronde et rapportée par le Financial Times, n'est pas simplement un ajustement technique, c'est une prise de position philosophique. La direction de l'entreprise a réalisé que le modèle publicitaire traditionnel est intrinsèquement toxique pour une IA générative qui se veut un moteur de réponses précis. Un exécutif a résumé le problème avec une lucidité tranchante en expliquant que le défi avec la publicité est le doute immédiat qu'elle installe chez l'utilisateur. Si une machine est payée pour vous montrer quelque chose, comment pouvez-vous être certain que sa réponse est factuelle et impartiale ? Dans un monde où l'hallucination des IA est déjà un problème, ajouter un biais commercial volontaire risque de briser définitivement le lien de confiance.

Pour Perplexity, l'objectif est désormais de vendre de la vérité, pas de l'espace d'écran. L'entreprise se positionne sur le marché de la précision ("accuracy business"). Plutôt que de monétiser l'attention de millions d'utilisateurs gratuits via des bannières ou des liens suggérés, elle préfère se concentrer sur la création d'un produit pour lequel les consommateurs sont prêts à payer directement. La cible n'est plus le grand public passif, mais les utilisateurs "haute puissance": les professionnels de la finance, les avocats, les médecins et les PDG. Ces profils exigent une fiabilité sans faille et sont disposés à souscrire à des abonnements premium pour obtenir des outils de recherche qui ne servent aucun autre agenda que le leur. C'est un pari risqué qui délaisse le volume pour la valeur, espérant que la qualité des réponses suffira à financer les coûts astronomiques du calcul informatique.

Ce pivot place Perplexity au cœur d'une fracture idéologique grandissante dans la Silicon Valley. D'un côté, nous trouvons le camp des puristes de l'expérience utilisateur, mené par Anthropic et rejoint désormais par Perplexity. Le créateur de Claude, a fait de l'absence de publicité un argument de vente central, allant même jusqu'à diffuser des spots publicitaires lors du Super Bowl pour attaquer implicitement ses concurrents sur ce terrain. De l'autre côté se dresse OpenAI, le titan du secteur. Sous la pression de devoir rentabiliser ses investissements, il a commencé à tester l'affichage de publicités pour ses utilisateurs gratuits. Pour Sam Altman et ses équipes, la publicité semble être un mal nécessaire pour maintenir l'accessibilité de l'outil au plus grand nombre.

La tension est palpable et dépasse les simples choix de gestion. Elle devient un débat public. Lorsque Anthropic attaque le modèle publicitaire, Sam Altman réplique en qualifiant ces attaques de malhonnêtes. Ce clivage illustre deux visions du futur d'Internet. La première, celle d'OpenAI, prolonge l'ère Google où l'information est gratuite en échange de notre attention commerciale. La seconde, celle de Perplexity et Anthropic, imagine un futur où l'IA agit comme un oracle privé et impartial, un service de luxe où la neutralité s'achète.

Bien qu'un retour à la publicité ne soit pas définitivement exclu pour l'avenir lointain de Perplexity, le message actuel est sans équivoque. Servir des publicités est désaligné avec ce que les utilisateurs attendent d'une intelligence artificielle. Pour survivre et prospérer, l'entreprise parie que la confiance sera la monnaie la plus précieuse de la prochaine décennie technologique. Reste à voir si les abonnements suffiront à maintenir les lumières allumées face aux géants financés par la réclame.
 

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16.02.2026 à 21:02

Apple Podcasts se réinvente - La vidéo au cœur de la prochaine mise à jour

Apple Podcasts se réinvente - La vidéo au cœur de la prochaine mise à jour

L'univers du podcast est en pleine mutation et Apple ne compte pas rester spectateur de cette évolution. La firme de Cupertino prépare actuellement une transformation de son application native Apple Podcasts avec l'intégration profonde du format vidéo. Cette mise à jour, prévue pour le printemps prochain, repose sur l'adoption de la technologie HTTP Live Streaming (HLS), une norme déjà éprouvée par l'entreprise pour ses autres services de diffusion. Jusqu'à présent, l'application se limitait à la lecture de fichiers vidéo dans des formats plus traditionnels tels que MOV, MP4 ou M4V, souvent via des flux RSS classiques. Ce changement d'architecture technique n'est pas là par hasard, il promet de bouleverser l'expérience utilisateur en fluidifiant considérablement la consommation de contenu.

L'innovation principale réside dans la capacité offerte aux auditeurs de basculer instantanément entre l'audio et la vidéo. Cette fonctionnalité répond à un usage de plus en plus hybride, commencer un épisode en marchant avec ses écouteurs, puis décider de regarder la fin de l'interview en vidéo une fois installé confortablement. Apple promet une transition sans coupure, permettant de passer d'une écoute passive à un visionnage actif en mode paysage plein écran. C'est une réponse directe aux nouvelles habitudes de consommation où la frontière entre le podcast traditionnel et l'émission filmée s'estompe.

Au-delà de cette flexibilité, l'introduction du HLS apporte des améliorations techniques concrètes pour l'utilisateur final. L'une des avancées les plus attendues est la gestion intelligente de la qualité d'image. L'application sera désormais capable d'ajuster automatiquement la définition du flux vidéo en fonction de la qualité du réseau, assurant une lecture fluide aussi bien en Wi-Fi qu'en connexion cellulaire, là où les anciens formats pouvaient souffrir de temps de chargement ou de coupures. De plus, cette technologie permet enfin le téléchargement des flux vidéo pour une consultation hors ligne. Auparavant, le système basé sur les flux RSS imposait des limites techniques qui rendaient cette option compliquée, voire impossible pour certains contenus vidéo. Désormais, vous pourrez stocker vos épisodes vidéo favoris pour les visionner dans le train ou l'avion, sans dépendre d'une connexion internet.



L'ergonomie et le multitâche ne sont pas en reste, particulièrement pour les utilisateurs d'iPad. La mise à jour intègre la prise en charge du "Picture-in-Picture", permettant de continuer à regarder son podcast dans une fenêtre réduite tout en naviguant dans d'autres applications. C'est un atout considérable pour ceux qui utilisent leurs tablettes comme outil de productivité ou de veille informationnelle. Cette refonte s'inscrit également dans une stratégie visant à contrer la montée en puissance de concurrents féroces. YouTube, par exemple, revendiquait en février dernier plus d'un milliard de personnes regardant des podcasts chaque mois, s'imposant comme une plateforme incontournable du secteur. De son côté, Spotify investit massivement dans la vidéo, tandis que Netflix commence à explorer ce terrain en licenciant des émissions populaires.

En offrant cette option de bascule rapide et intuitive, Apple espère retenir ses utilisateurs au sein de son écosystème, leur évitant de migrer vers d'autres plateformes pour voir le visage de leurs animateurs préférés. La marque assure par ailleurs que cette intégration se fera sans perturber les habitudes existantes. Les créateurs pourront continuer à monétiser leur contenu via des publicités dynamiques et des sponsorings, tout en s'insérant naturellement dans les flux des abonnés.

 


Cette nouvelle mouture d'Apple Podcasts sera déployée sur l'ensemble des plateformes de la marque, incluant iOS, iPadOS, visionOS et même la version web. Bien que la sortie officielle soit programmée pour le printemps avec l'arrivée des systèmes d'exploitation 26.4, les fonctionnalités sont d'ores et déjà accessibles en version bêta pour les développeurs et les testeurs publics dès ce lundi. Avec cette offensive technologique, Cupertino réaffirme son ambition de rester le leader historique du podcasting, en adaptant son outil aux exigences visuelles de l'ère moderne.


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16.02.2026 à 17:15

Rendez-vous le 4 mars à New York - Apple prépare une expérience inédite pour ses nouveautés printanières

Rendez-vous le 4 mars à New York - Apple prépare une expérience inédite pour ses nouveautés printanières 

Le monde de la tech a les yeux rivés sur le calendrier alors qu'Apple vient de confirmer la tenue de son premier grand événement de l'année. La firme de Cupertino semble décidée à rompre avec ses habitudes traditionnelles pour ce printemps. Oubliez le cadre désormais familier de l'Apple Park en Californie, car c'est au cœur de la ville qui ne dort jamais, New York, que le géant américain a convié la presse. Prévu pour le mercredi 4 mars à 15 heures, heure française, cet événement est mystérieusement qualifié d'expérience Apple spéciale plutôt que de simple keynote. Cette volonté de décentralisation est d'autant plus marquée que des sessions similaires se tiendront simultanément pour les médias à Londres et à Shanghai, soulignant une approche résolument internationale pour cette vague d'annonces.

L'invitation envoyée aux journalistes et aux influenceurs cultive, comme à l'accoutumée, le secret et l'ambiguïté. Elle arbore la simple mention "vous êtes invité" accompagnée d'un logo Apple stylisé, composé de disques segmentés aux teintes jaune, vert et bleu. Si le graphisme reste minimaliste, les analystes s'accordent à dire que ce choix chromatique n'est pas anodin. Ces couleurs vives et ludiques pourraient être un indice direct concernant le design d'un nouveau matériel grand public. Les rumeurs les plus persistantes évoquent le retour d'un MacBook d'entrée de gamme, potentiellement disponible dans ces coloris pastel, rappelant l'époque colorée de l'iMac G3 ou plus récemment des derniers iMac 24 pouces. Ce choix esthétique semble indiquer une volonté de séduire un public plus jeune ou étudiant, cherchant à allier performance et style.

Au-delà de l'esthétique, c'est bien la puissance sous le capot qui devrait être au centre des conversations. Selon Mark Gurman, le célèbre journaliste de Bloomberg souvent très bien informé sur les projets de la Pomme, cette expérience new-yorkaise devrait lever le voile sur une gamme impressionnante de nouveaux produits. Le fameux MacBook "low-cost" pourrait être propulsé par une puce A18 Pro, marquant une convergence intéressante entre les architectures de l'iPhone et du Mac pour réduire les coûts sans sacrifier l'efficacité énergétique. Parallèlement, les utilisateurs plus exigeants attendent avec impatience le renouvellement des MacBook Pro 14 et 16 pouces. Après l'arrivée de la puce M5 de base en octobre dernier, ce serait au tour des déclinaisons M5 Pro et M5 Max de faire leurs débuts, promettant des gains de performance substantiels pour les créatifs et les professionnels.

Le secteur de la mobilité ne sera pas en reste lors de cette présentation. Les spéculations vont bon train concernant l'introduction d'un iPhone 17e et d'une refonte de la gamme iPad. L'enjeu est de taille pour Apple, il s'agit d'intégrer l'ensemble de son écosystème dans l'ère de l'intelligence artificielle. C'est pourquoi un nouvel iPad de base équipé de la puce A18 est attendu, une mise à niveau nécessaire pour supporter les fonctionnalités gourmandes d'Apple Intelligence. De même, l'iPad Air pourrait recevoir la puce M4, renforçant sa position de tablette ultra-performante. Cette offensive matérielle pourrait également s'accompagner d'un aperçu très attendu de la nouvelle version de Siri, dopée à l'IA générative, transformant l'assistant vocal en un véritable agent conversationnel intelligent.

Le timing de cette annonce est particulièrement calculé. En choisissant le 4 mars, Apple vient positionner son événement en plein milieu du Mobile World Congress de Barcelone, le plus grand salon mondial dédié à la téléphonie mobile qui se déroule du 2 au 5 mars. C'est une manière habile pour la firme américaine de capter l'attention médiatique mondiale et de détourner les projecteurs des annonces de ses concurrents présents en Espagne. Bien qu'Apple n'ait pas encore confirmé si cet événement sera diffusé en direct au grand public via un streaming vidéo, l'ampleur des produits attendus et la configuration multisite suggèrent une annonce importante. Entre les nouveaux Mac, les iPad revigorés et les promesses de l'intelligence artificielle, cette "expérience" de mars s'annonce comme un tournant décisif pour l'année technologique de la marque.

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16.02.2026 à 11:31

Steam sous le feu des critiques - la modération de la plateforme laisse-t-elle la haine proliférer ?

Steam sous le feu des critiques - la modération de la plateforme laisse-t-elle la haine proliférer ?

Depuis des années, Steam domine incontestablement le marché du jeu vidéo sur PC. Avec ses soldes saisonniers et ses 42 millions d'utilisateurs simultanés récents, la vitrine de Valve est un passage obligé pour tout développeur espérant réussir. Pourtant, derrière cette façade lucrative se cache une réalité bien plus sombre dénoncée par de nombreux créateurs. La plateforme est devenue un terrain fertile pour le harcèlement, la bigoterie et les abus, souvent en violation flagrante de ses propres règles de conduite.

Selon plusieurs développeurs interrogés par le Guardian, les abus (ciblant particulièrement les créateurs transgenres et les minorités) sont devenus monnaie courante. Bri Moore, créatrice de contenu et curatrice sur Steam, dresse un constat alarmant: « Tout le monde est à couteaux tirés en permanence dans les avis, les discussions et les forums. Personne n'est en sécurité, ni les développeurs, ni les consommateurs. » Le problème dépasse les simples forums de discussion. Deux mécanismes sont particulièrement pointés du doigt, les évaluations laissées sur les pages des jeux (qui impactent directement les ventes) et les curateurs Steam, ces influenceurs autoproclamés qui orchestrent parfois des campagnes de dénigrement contre des titres jugés trop progressistes ou inclusifs.

L'expérience de la designer Nathalie Lawhead illustre parfaitement les failles du système. Ciblée par des avis haineux faisant référence à son agression sexuelle passée et contenant des propos antisémites, elle a tenté d'utiliser les outils de signalement officiels. Malgré des règles interdisant explicitement le langage abusif et la discrimination, les modérateurs ont refusé d'intervenir dans un premier temps. La réponse de Steam est, pour beaucoup, incompréhensible. Lorsqu'un avis antisémite a finalement été retiré sous la pression des réseaux sociaux, un autre est resté en ligne. Le support de Valve a justifié son inaction en expliquant ne pas vouloir agir en arbitre de la vérité, qualifiant toute intervention potentielle de censure. Pour Lawhead, l'implication est brutale. Pour être protégée du harcèlement, elle devrait prouver son agression sexuelle à un support client distant.

La modération laxiste de Valve a transformé les sections d'avis en champ de bataille culturel. Des curateurs comme "CharlieTweetsDetected" ou des listes "NO WOKE" ciblent spécifiquement les jeux incluant des personnages LGBTQ+ ou dont les développeurs ont des opinions politiques divergentes. Le développeur du jeu Coven en a fait les frais, son titre étant inondé d'avis négatifs liés à la politique américaine et non au gameplay. Lorsqu'il a contacté le support, Steam a répondu que ces avis ne constituaient pas du hors sujet (une catégorie que Valve semble réserver aux recettes de cuisine ou au trolling évident). De même, Émi Lefèvre du studio Plane Toast voit son jeu Caravan SandWitch attaqué pour être trop LGBTQ, sans que la modération n'intervienne.

Face à ces accusations, le silence de l'entreprise est assourdissant. Elle, qui génère des milliards de dollars avec une équipe estimée à moins de 400 personnes, semble externaliser sa modération avec des consignes floues. Les développeurs se retrouvent démunis, recevant souvent des réponses copier-coller les invitant à laisser la communauté décider via le système de votes. Pour beaucoup de petits studios, quitter Steam n'est pas une option. La plateforme détient un quasi-monopole sur le jeu PC. Les éditeurs ne prennent pas au sérieux un jeu absent de cette dernière. Les développeurs se sentent ainsi pris en otage, contraints de rester sur une boutique qui, par son inaction, normalise la toxicité et met en danger leur santé mentale et leur viabilité économique.

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16.02.2026 à 11:18

Album de la semaine - Les Hellacopters prouvent que leurs restes valent de l'or

Album de la semaine - Les Hellacopters prouvent que leurs restes valent de l'or

Si vous cherchez les patrons incontestés du rock scandinave, ne cherchez pas plus loin. Les Hellacopters occupent le trône depuis des dizaines d'années. Depuis leur formation en 1994 jusqu'à leur retour triomphal en 2016, ces Suédois ont défini ce que signifie avoir l'attitude, le son et l'âme du rock 'n' roll. Après avoir remis les pendules à l'heure avec leurs récents albums studio, Eyes of Oblivion et Overdrive, Nicke Andersson et sa bande reviennent, mais cette fois-ci, ils nous ouvrent les portes de leur coffre-fort personnel. Préparez vos amplis, car 22 ans après le deuxième volume, le groupe nous balance enfin Cream of the Crap! Vol. 3. Et laissez-moi vous dire tout de suite, le titre est un mensonge éhonté. Il n'y a rien de "crap" (de la merde) là-dedans. C'est de l'or pur.

L'idée d'une compilation de faces B et de raretés fait souvent peur. On s'attend à des fonds de tiroir poussiéreux ou à des démos mal ficelées. Mais avec les Hellacopters, c'est tout l'inverse. Parfois, une bonne compilation capture mieux l'esprit d'un groupe qu'un album studio trop poli. Ici, le groupe rassemble 23 titres qui, jusqu'à présent, vivaient dans l'ombre des grands albums. Ce sont des morceaux sortis sur des EP obscurs, des faces B oubliées, ou des titres hors album, le tout entièrement remastérisé pour coller aux standards sonores actuels. Le résultat ? Une collection qui suinte l'énergie et la spontanéité.

Dès l'ouverture avec Long Gone Loser, on comprend la note d'intention. C'est explosif, c'est bruyant et ça vous attrape par le col. On retrouve immédiatement cette signature sonore ancrée dans les années 60 et 70, cette époque bénie où des groupes comme Kiss étaient au sommet de leur gloire. Cette influence "classic rock" transpire littéralement sur des pistes comme Disappointment Blues ou le vibrant Freeway to Hell. La culture musicale hallucinante du groupe est également exposée à travers une série de reprises qui sont de véritables friandises pour les fans. Les Hellacopters ne se contentent pas de jouer du rock, ils le vivent et rendent hommage à leurs héros avec une fureur contagieuse.

D'un côté, vous avez l'influence indéniable de Detroit Rock City. Le groupe s'attaque à American Ruse du MC5 et livre une version brillante de I’m Eighteen d'Alice Cooper. On sent que ces morceaux coulent dans leurs veines. Mais les Suédois sont aussi des punks dans l'âme. Il suffit d'écouter leurs versions enragées de Stab Your Back (The Damned) ou de What’d Ya Do (Ramones) pour avoir envie de pogoter dans son salon. Ils n'oublient pas non plus leurs racines locales en ressuscitant Pack of Lies des Nomads, légendes du garage rock suédois. Le plus surprenant reste leur capacité à faire le grand écart stylistique. Ils sont capables d'injecter leur son distordu dans la soul avec Little Miss Sweetness (The Temptations) et deux titres de Smokey Robinson, prouvant que le groove est universel. Et puis, il y a le choc sismique. Quand ils reprennent Speedfreak de Motörhead, c'est la guerre. Le morceau s'ouvre sur ce son de basse iconique et délivre une énergie indomptable. C'est une interprétation massive, brute de décoffrage, qui ferait paniquer n'importe quel sismographe. Ils finissent avec une touche de rock sudiste via Workin’ for MCA de Lynyrd Skynyrd, interprétée avec une puissance de feu.

Ce troisième chapitre de la série Cream of the Crap! est une réussite totale. Nicke Andersson et ses comparses sont en mode roue libre, balançant un mélange fuzzé de reprises et d'originaux avec le pied collé sur la pédale de distorsion. Le titre de l'album est finalement une preuve d'humilité, car ces 24 pistes (dont beaucoup arrivent en numérique pour la première fois) sont dépourvues de remplissage. C'est ce qu'on appelle du "All Killer, No Filler". Si vous voulez comprendre ce qui se passe dans les tripes d'un des meilleurs groupes de garage rock au monde, jetez-vous sur ce disque. C'est un aller simple pour le paradis du rock.

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16.02.2026 à 07:57

L’architecte de nos souvenirs - Hommage à Hideki Sato, le père des consoles Sega

L’architecte de nos souvenirs - Hommage à Hideki Sato, le père des consoles Sega

Le monde du jeu vidéo vient de perdre l'un de ses artisans les plus discrets, mais aussi les plus influents. Vendredi dernier, une page essentielle de l'histoire vidéoludique s'est tournée avec la disparition de Hideki Sato à l'âge de 77 ans. Si son nom ne résonne pas toujours avec la même force que ceux de Shigeru Miyamoto ou Hideo Kojima auprès du grand public, son héritage, lui, trône fièrement sur les étagères de millions de joueurs à travers le monde. Selon le site japonais Beep21, qui a rapporté la triste nouvelle, l'ancien président et ingénieur en chef de Sega s'est éteint, laissant derrière lui un patrimoine technologique qui a accompagné l'enfance de toute une génération.

L'histoire de Hideki Sato est indissociable de l'ascension fulgurante de Sega. Entré dans l'entreprise en 1971, bien avant que la guerre des consoles ne devienne un phénomène culturel mondial, il a consacré plus de trente ans de sa vie à repousser les limites du divertissement électronique. Il était cadre dirigeant mais surtout, et avant tout, un visionnaire technique. C'est sous sa direction et grâce à son ingéniosité que sont nées les machines qui ont fait vibrer nos salons. De la SG-1000, qui marquait les premiers pas de la firme sur le marché domestique, à la légendaire Mega Drive, Sato a orchestré la symphonie technologique qui a permis à Sega de regarder Nintendo droit dans les yeux.

Pour beaucoup d'entre nous, évoquer son travail revient à plonger dans une nostalgie douce-amère. Il a supervisé la conception de la Saturn, une machine complexe mais aimée des puristes, et surtout, il a accompagné la naissance de la Dreamcast. Cette dernière console, véritable chant du cygne de la marque japonaise en tant que constructeur hardware, reste aujourd'hui encore un symbole d'innovation incomprise. Avec son modem intégré et sa ludothèque avant-gardiste,elle portait la marque de fabrique de Sato. Une volonté farouche d'innover, de ne jamais se contenter de suivre la tendance, mais de tenter de la créer.

Au-delà de ses talents d'ingénieur, Hideki Sato a dû endosser le costume de capitaine en pleine tempête. Il a servi en tant que président de Sega de 2001 à 2003, une période charnière et douloureuse pour l'entreprise. C'est durant ce mandat difficile que Sega a dû se réinventer, passant du statut de constructeur de consoles à celui d'éditeur tiers. Accepter de diriger le navire à un moment aussi critique témoigne de son dévouement absolu envers la marque et ses équipes.

Le site Beep21, qui a eu l'occasion de l'interviewer à de nombreuses reprises, a rendu un hommage poignant à cet homme de l'ombre. Dans leur annonce, ils soulignent qu'il était une véritable grande figure qui a façonné l'histoire du jeu japonais et captivé les fans de Sega dans le monde entier. Ils rappellent avec justesse que l'excitation et l'esprit pionnier de cette époque resteront gravés à jamais dans les cœurs et les mémoires d'innombrables passionnés. Ces mots résonnent particulièrement fort aujourd'hui, alors que le retrogaming n'a jamais été aussi populaire, prouvant que les créations de Sato ont traversé l'épreuve du temps.

Cette disparition survient dans un contexte particulièrement sombre pour les vétérans de la firme au hérisson bleu. Elle intervient seulement quelques mois après le décès de David Rosen, co-fondateur de Sega, disparu en décembre dernier à l'âge de 95 ans. En l'espace de quelques mois, c'est une partie de l'âme originelle de l’entreprise qui s'est envolée. C'est la fin d'une époque, celle des pionniers qui ont transformé des circuits imprimés en machines à rêves.

Aujourd'hui, alors que nous allumons nos consoles modernes aux graphismes photoréalistes, il est important de prendre un moment pour se souvenir de Hideki Sato. Sans son travail acharné sur l'architecture de la Mega Drive ou l'audace de la Dreamcast, le paysage vidéoludique actuel serait sans doute bien différent. Son œuvre ne réside pas seulement dans le plastique et le silicium des machines qu'il a conçues, mais dans les souvenirs impérissables des après-midis passés manette en main, les yeux rivés sur un écran cathodique, à découvrir des mondes nouveaux. Merci, Monsieur Sato, pour avoir construit les fondations de notre passion.
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15.02.2026 à 12:40

Rite de passage obligatoire - L’IA de ByteDance se heurte au mur juridique de Disney

Rite de passage obligatoire - L’IA de ByteDance se heurte au mur juridique de Disney

Il semble désormais établi, presque comme une loi non écrite de la Silicon Valley, que le lancement d'un nouveau modèle d'intelligence artificielle ne peut être considéré comme véritablement réussi sans son lot de controverses juridiques. C'est devenu une sorte de coutume, un rituel de passage. Pour faire du buzz, une entreprise technologique doit inévitablement s'attirer les foudres d'un détenteur de propriété intellectuelle ou provoquer l'ire d'une entité défendant le droit d'auteur. L'objectif, ironiquement, semble être de déclencher une action en justice ou, à tout le moins, une mise en demeure bien sentie.

L’histoire récente de l’IA générative regorge d’exemples de ce type. ChatGPT d’OpenAI a essuyé une pluie de procès, le plus célèbre émanant du New York Times. Stability AI a été poursuivi, bien que sans grand succès au début, par un consortium de détenteurs de droits d'image au Royaume-Uni. Même le modèle Sora 2, lors de sa sortie, a reçu un avertissement formel du Japon concernant l'utilisation non autorisée de mangas et d'animés. Sans oublier les plateformes musicales comme Suno et Udio, ciblées par les éditeurs de musique pour des violations présumées de droits d'auteur. Chaque semaine apporte son nouveau conflit, transformant les tribunaux en arbitres de l'évolution technologique.

C’est aujourd'hui au tour de ByteDance de monter sur le banc des accusés. La société mère de TikTok a récemment dévoilé Seedance 2.0, le modèle d'IA le plus en vue de ces dernières semaines. Comparable à Sora, cet outil génère des vidéos qui, bien qu'encore imparfaites, sont nettement moins embarrassantes que les bouillies numériques auxquelles nous étions habitués. Seedance 2.0 s'est révélé particulièrement polyvalent, les premiers utilisateurs s'amusant à créer de fausses publicités virales ou des séquences inspirées de films d'action. On y voit par exemple des scènes dignes de John Wick, mais où le protagoniste est remplacé à la volée par Harry Potter, Thanos ou même RoboCop, le tout avec une facilité déconcertante.

Cette prouesse technique n'est évidemment pas passée inaperçue et je tiens à adresser mes félicitations à ByteDance pour cette réussite virale. La récompense pour cet exploit ne s'est pas fait attendre, une lettre de mise en demeure très médiatisée envoyée par Disney. Ce document, révélé par Axios, accuse Seedance 2.0 d'avoir été conçu à partir d'une bibliothèque piratée de personnages Disney, incluant des figures emblématiques de Star Wars et Marvel. La lettre est cinglante, affirmant que ByteDance traite la propriété intellectuelle "convoitée" de Disney comme s'il s'agissait de simples cliparts du domaine public. Des personnages comme Bébé Yoda, Spider-Man ou Dark Vador sont cités comme victimes de ce que l'avocat de Disney qualifie de pillage virtuel inacceptable.

Le contexte commercial global rend cette affaire particulièrement savoureuse. Il ne faut pas oublier que Disney a signé, il y a environ deux mois, un partenariat de contenu avec OpenAI. Cet accord stipule que l'IA Sora pourra légalement générer des vidéos utilisant les personnages de Disney, Marvel et Pixar. La différence fondamentale ne réside donc pas dans la technologie elle-même ou dans une position morale contre l'art génératif, mais bien dans le contrat. Pour Disney, ses personnages ne sont pas interdits de reproduction par IA, ils sont simplement réservés à ceux qui paient le prix fort.

Cette dynamique révèle une vérité crue sur l'état actuel de l'industrie. Les géants des médias ne s'opposent pas tant à l'utilisation de leur propriété intellectuelle par des utilisateurs lambda pour créer du contenu sans prétention artistique. Leurs actions suggèrent plutôt que cette utilisation est parfaitement tolérable, à la seule et unique condition que les détenteurs de droits puissent toucher leur part du gâteau. C'est exactement le schéma observé dans l'industrie musicale, où Universal et la Warner ont d'abord poursuivi les générateurs de musique par IA avant de conclure des partenariats lucratifs avec eux.

Il reste à voir si l'accord exclusif entre Disney et OpenAI empêchera toute future entente avec ByteDance. Si le droit des contrats bloque une telle issue, l'entreprise chinoise devra peut-être se tourner vers d'autres horizons. Qui sait, peut-être verrons-nous bientôt un accord faisant de Seedance 2.0 le générateur officiel de vidéos pour l'univers cinématographique de "Retour vers le Futur" ou encore des Tortues Ninja", prouvant une fois de plus que dans la guerre de l'IA, tout finit par se régler carnet de chèques à la main.

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13.02.2026 à 21:16

Gifles, sueur et code source - Pourquoi le créateur de Clojure en a marre des caprices

Gifles, sueur et code source - Pourquoi le créateur de Clojure en a marre des caprices

Je viens de lire un texte qui a l'effet d'une douche glacée un matin de gueule de bois et franchement, ça fait un bien fou. L'auteur est Rich Hickey, le créateur du langage Clojure. Il a visiblement décidé que la diplomatie était une perte de temps. Son message, intitulé « l'Open Source ne vous concerne pas », est une masterclass de remise en place qui devrait être imprimée et placardée au-dessus du lit de chaque développeur qui a déjà tapé rageusement sur son clavier parce qu'une issue GitHub n'avait pas été résolue dans l'heure.

Imaginez un peu. Vous êtes un utilisateur d'un logiciel libre. Vous vous sentez membre d'une grande famille, la fameuse « communauté ». Vous pensez que votre opinion compte, que vos besoins sont prioritaires et que le mainteneur du projet est une sorte de fonctionnaire de service public dévoué à votre bonheur personnel. Et là, Rich débarque, renverse la table et vous explique calmement que vous vivez dans un monde imaginaire. Selon lui, nous avons transformé l'open source, qui est techniquement juste un mécanisme de licence, en une sorte de mythologie sectaire où l'utilisateur se croit tout permis, y compris d'exiger du temps et de l'attention de la part de gens qu'il ne paie absolument pas.

J'ai particulièrement ri (jaune) en lisant le passage où il déconstruit le concept de droit. En gros, si vous utilisez un logiciel open source, vous n'avez le droit à rien. Pas le droit de contribuer, pas le droit à de nouvelles fonctionnalités, et surtout, pas le droit de vous plaindre. C'est violent, mais c'est juridiquement imparable. l'intéressé nous rappelle que l'open source est un cadeau, pas un contrat de mariage. C'est comme si quelqu'un vous offrait un canapé gratuit trouvé sur le trottoir et que vous reveniez le lendemain pour engueuler le donateur parce que la couleur ne va pas avec vos rideaux. Il souligne d'ailleurs que les attentes non satisfaites sont notre problème, pas le sien. Si vous voulez quelque chose, faites-le vous-même. C'est le retour du "Do It Yourself" avec une batte de baseball.

Le plus savoureux, c'est quand il aborde la question du temps et de l'argent. On oublie souvent que derrière les lignes de code, il y a des humains qui doivent payer leur loyer. Rich explique sans détour qu'il a vidé son compte épargne-retraite pour créer Clojure. Pas pour devenir riche, mais par passion. Alors quand un inconnu sur Internet vient lui expliquer comment gérer son projet ou l'accuse de ne pas « écouter la communauté », on sent que la veine sur son front est sur le point d'exploser. Il rappelle que moins de 1% des utilisateurs contribuent financièrement à sa subsistance via sa société Cognitect. Autrement dit, pour 99% des gens, il travaille gratuitement. Et il faudrait en plus qu'il dise merci quand on lui envoie des correctifs mal codés, sans tests et sans explications ?

Car oui, il ose le dire, la plupart des contributions de la communauté sont médiocres. C'est un tabou qu'il brise avec une franchise déconcertante. Il nous explique que trier les mauvaises idées et les patchs bancals prend un temps fou, un temps qu'il ne passe pas à gagner sa vie ou à développer des fonctionnalités réelles. Clojure est géré de manière conservatrice, et c'est un choix assumé pour éviter l'obésité logicielle qui frappe tant d'autres projets. Si cela ne vous plaît pas, la porte est grande ouverte. Il ne vous retient pas, mais il vous demande juste de ne pas mettre le feu à la maison en partant avec des déclarations dramatiques sur la mort du sien.

Ce texte est un rappel salutaire que les développeurs open source ne sont pas nos esclaves. C'est un plaidoyer pour la responsabilité individuelle face à une culture de l'indignation et de l'exigence. Rich Hickey nous dit, avec une politesse teintée d'agacement, que si nous avons assez d'énergie pour râler sur ce que nous ne pouvons pas contrôler, nous ferions mieux d'utiliser cette dernière pour créer quelque chose de positif. C'est une leçon d'humilité servie à la louche. Le code est gratuit, mais le temps des humains ne l'est pas. Alors, la prochaine fois que vous serez tenté de poster un commentaire passif-agressif sur un repo, repensez au compte épargne-retraite de Rich. Ou mieux, écrivez du code qui fonctionne.

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13.02.2026 à 11:44

Le retour controversé de la reconnaissance faciale chez Meta - Ce que cache le projet Name Tag

Le retour controversé de la reconnaissance faciale chez Meta - Ce que cache le projet Name Tag

Il y a cinq ans, Facebook prenait une décision marquante en désactivant son système de reconnaissance faciale, celui-là même qui suggérait automatiquement d'identifier vos amis sur les photos. À l’époque, l'entreprise invoquait la nécessité de trouver un juste équilibre face à une technologie soulevant d'immenses questions juridiques et éthiques. Aujourd'hui, la vapeur semble s'être inversée. Meta, la maison-mère du réseau social, s'apprête à réintroduire cette technologie controversée, mais cette fois-ci, elle ne se limitera pas à votre écran d'ordinateur. Elle pourrait bientôt s'intégrer directement sur votre visage, via les lunettes connectées développées en partenariat avec Ray-Ban.

Selon des sources ayant souhaité garder l'anonymat, Meta envisage de déployer cette fonctionnalité dès cette année. Baptisée en interne « Name Tag », elle permettrait aux porteurs des lunettes intelligentes d'identifier les personnes qu'ils croisent et d'obtenir des informations à leur sujet grâce à l'assistant d'intelligence artificielle de Meta. Si le projet semble techniquement avancé, il suscite déjà de vifs débats au sein même de l'entreprise de la Silicon Valley, où l'on discute depuis plus d'un an des risques inhérents à la sécurité et à la vie privée.

Ce qui frappe particulièrement dans cette stratégie, c'est le cynisme apparent du calendrier envisagé. Un document interne consulté par le New York Times révèle que Meta considérait le tumulte politique actuel aux États-Unis comme une opportunité idéale pour le lancement. L'idée était simple, profiter d'un environnement politique dynamique où les groupes de défense des droits civiques, habituellement prompts à attaquer Meta, seraient trop occupés par d'autres urgences pour se concentrer sur cette nouvelle intrusion technologique.

Les inquiétudes ne sont pourtant pas infondées. La reconnaissance faciale dans l'espace public a toujours été une ligne rouge pour les défenseurs des libertés, qui craignent une surveillance de masse par les gouvernements, le traçage commercial à l'insu des clients, ou pire, l'utilisation malveillante par des individus pour harceler des inconnus. Cette technologie menace directement l'anonymat pratique sur lequel repose notre vie en société. D'ailleurs, des précédents existent. En 2024, deux étudiants de Harvard avaient déjà démontré la faisabilité effrayante de la chose en utilisant des lunettes Ray-Ban Meta couplées à un logiciel tiers pour identifier des inconnus dans le métro.

Face à ces enjeux, Meta explore des garde-fous. L'entreprise réfléchit à limiter l'identification aux personnes que l'utilisateur connaît déjà via ses connexions sur les plateformes maisons, ou à celles disposant de profils publics. Il ne s'agirait donc pas, pour l'instant, d'un outil universel permettant d'identifier n'importe quel passant. Mark Zuckerberg, le PDG, voit dans cette fonctionnalité un moyen important de différencier ses produits face à la concurrence croissante d'acteurs comme OpenAI, tout en rendant l'assistant IA de ses lunettes véritablement utile au quotidien.

L'entreprise travaille également sur un concept encore plus poussé, appelé « super sensing ». Il s'agirait de lunettes capables d'enregistrer et d'analyser en continu la journée de l'utilisateur pour lui servir de mémoire augmentée. Cela pose inévitablement la question de la discrétion. Zuckerberg s'est même interrogé sur la pertinence de maintenir allumée la petite LED de signalisation qui avertit actuellement les passants qu'ils sont filmés.

Malgré un passif juridique lourd, incluant des milliards de dollars versés pour régler des litiges liés à la vie privée, Meta semble déterminé à avancer. L'entreprise a récemment assoupli ses processus internes d'examen des risques, donnant moins de pouvoir à ses équipes de protection de la vie privée afin d'accélérer le développement de produits. Pour le grand patron, l'objectif est clair, il faut repousser les limites, quitte à flirter avec les frontières des accords passés avec les régulateurs. Reste à savoir si le public est prêt à accepter la fin de son anonymat au nom du progrès technologique.

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13.02.2026 à 06:35

Quand l’arroseur est arrosé - Google dénonce le clonage massif de Gemini par ses rivaux

Quand l’arroseur est arrosé - Google dénonce le clonage massif de Gemini par ses rivaux

Dans l'univers impitoyable de l'intelligence artificielle, la frontière entre l'inspiration technologique et le vol pur et simple devient de plus en plus ambiguë. Ce jeudi, Google a jeté un pavé dans la mare en annonçant que des acteurs aux motivations commerciales ont tenté de « cloner » le savoir de son modèle phare, Gemini, en utilisant une méthode aussi simple qu'efficace, le prompting intensif. Selon le rapport de sécurité trimestriel de l'entreprise, une attaque spécifique a bombardé le modèle de plus de 100 000 requêtes dans diverses langues non anglaises. L'objectif présumé de cette manœuvre était de collecter suffisamment de réponses pour entraîner une copie bon marché du modèle, capable de rivaliser avec l'original sans en supporter les coûts de développement astronomiques.

Cette révélation place Google dans une posture de victime, un rôle qu'il endosse volontiers dans ses auto-évaluations de sécurité. Il qualifie cette activité illicite d'extraction de modèle et la considère comme un vol de propriété intellectuelle. C’est une position qui ne manque pas d'ironie et qui pourrait faire sourire certains observateurs, étant donné que ses propres grands modèles de langage ont été construits en aspirant des quantités phénoménales de données sur Internet, souvent sans la permission des créateurs originaux. De plus, le géant de la tech n'est pas étranger à ces pratiques de copie. En 2023, des rapports indiquaient que l'équipe derrière Google Bard avait été accusée d'utiliser celles issues de ChatGPT, via le site ShareGPT, pour entraîner son propre chatbot. Cette affaire avait même provoqué la démission de Jacob Devlin, un chercheur éminent en IA, qui avait averti sa direction que cela violait les conditions d'utilisation d'OpenAI avant de rejoindre la concurrence.

Malgré ce passé tourmenté, les conditions d'utilisation de Google interdisent formellement l'extraction de données de ses modèles. Le rapport offre une fenêtre fascinante sur le monde un peu trouble du clonage de modèles d'IA. La firme de Mountain View estime que les coupables sont principalement des entreprises privées et des chercheurs en quête d'un avantage concurrentiel rapide, notant que ces attaques proviennent du monde entier, bien qu'elle ait refusé de nommer des suspects précis.

D'un point de vue technique, l'industrie appelle cette pratique la distillation. Le processus est ingénieux, si vous souhaitez construire votre propre LLM mais que vous manquez des milliards de dollars et des années de recherche que Google a investis dans Gemini, vous pouvez utiliser un modèle existant comme raccourci. Il suffit d'alimenter l'IA cible avec des milliers de questions soigneusement choisies, de récupérer les réponses, puis d'utiliser ces paires question-réponse pour entraîner un modèle plus petit et moins coûteux. Le résultat imite le comportement du modèle parent. C’est un peu comme essayer de reconstituer les recettes secrètes d'un grand chef en commandant tous les plats du menu pour les goûter, sans jamais entrer dans sa cuisine ni voir ses fiches techniques.

Google n'est pas le seul à s'inquiéter de ce phénomène. La distillation est devenue un standard de l'industrie, parfois légitime, parfois contesté. OpenAI a accusé son rival chinois DeepSeek d'utiliser cette méthode et l'histoire récente regorge d'exemples similaires. On se souvient des chercheurs de Stanford qui, peu après la fuite du modèle LLaMA de Meta, ont créé « Alpaca » pour environ 600 dollars en utilisant les sorties de GPT-3.5. Plus ironique encore, lors du lancement de Grok par la société xAI d'Elon Musk, le chatbot a parfois refusé des demandes en citant la politique d'utilisation d'OpenAI, trahissant l'ingestion accidentelle de données générées par son concurrent.

Pourtant, la distillation n'est pas uniquement une arme de piratage. Elle est fréquemment utilisée en interne par les grandes entreprises pour créer des versions plus légères et rapides de leurs propres modèles géants. Microsoft l'a fait pour sa famille Phi-3 et OpenAI pour GPT-4o Mini. Tant qu'un modèle reste accessible au public via une interface, aucune barrière technique absolue n'empêchera un acteur déterminé de tenter de siphonner son intelligence, transformant la protection des modèles d'IA en un éternel jeu du chat et de la souris.

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