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Romain LECLAIRE
Journaliste

SURCHAUFFE.info


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19.02.2026 à 09:40

Le grand bluff audiophile - Une simple banane rivalise avec des câbles haute fidélité

Le grand bluff audiophile - Une simple banane rivalise avec des câbles haute fidélité

 

Dans l'univers feutré et souvent impitoyable de la haute fidélité, il existe un débat qui fait rage depuis des dizaines d'années, divisant les passionnés en deux camps irréconciliables. D'un côté, nous trouvons les audiophiles puristes, persuadés que la qualité des câbles d'interconnexion (ces fils qui transportent le signal analogique non amplifié entre les composants) est déterminante pour une expérience d'écoute transcendante. De l'autre, les sceptiques et les hommes de science affirment que, tant que le câble est correctement construit, les différences sonores sont techniquement inaudibles pour l'oreille humaine. Récemment, cette guerre de tranchées a connu un bouleversement aussi hilarant qu'instructif grâce à une expérience menée sur les forums du site diyAudio, relayée par Tom’s Hardware. Un utilisateur ingénieux nommé Pano a décidé de mettre fin aux spéculations par un test à l'aveugle, opposant des câbles professionnels à... une banane.

L'expérience a été conçue avec une rigueur surprenante pour un test impliquant des fruits. Pano a présenté quatre versions d'un même extrait audio de trente secondes. La première était l'enregistrement original sur CD, servant de référence absolue. Les trois autres étaient des boucles réenregistrées après avoir fait passer le signal à travers différents conducteurs: un câble en cuivre de qualité professionnelle, un montage hybride passant par de la boue humide et enfin, un circuit intégrant une véritable banane fraîche. Le défi lancé à la communauté était simple mais redoutable, écouter attentivement les fichiers et identifier quel échantillon correspondait à quelle configuration. Les résultats furent sans appel et, pour beaucoup, humiliants.

Sur les quarante-trois participants ayant soumis leurs réponses, seuls six ont réussi à identifier correctement l'enregistrement original ou celui passant par le câble professionnel. Pire encore, l'analyse statistique des résultats a démontré que les réponses étaient totalement cohérentes avec le hasard complet. En d'autres termes, lancer une pièce en l'air aurait produit des résultats similaires. Une anecdote savoureuse ressort même de ce fiasco audiophile. Au moins un participant a déclaré préférer systématiquement la musique de la banane, lui trouvant sans doute une chaleur ou une texture particulière qui échappait aux câbles en cuivre traditionnels. Bien que cela puisse sembler être une simple farce destinée à moquer ceux qui dépensent des fortunes en connectique, l'expérience révèle en réalité des principes physiques fascinants.

Stupéfiant de constater que l'on peut obtenir un résultat audio décent en faisant transiter un signal électrique par un fruit ou de la terre mouillée. Ce phénomène s'explique par la chimie élémentaire. Si l'eau pure est un isolant, l'eau chargée d'impuretés et de sels minéraux devient conductrice. Le sol regorge de molécules dissoutes et les bananes sont célèbres pour leur teneur en potassium. Ces éléments permettent au signal de traverser le milieu sans dégradation notable de la qualité sonore. Comme le note Pano, la banane et la boue agissent simplement comme des résistances en série. Elles réduisent le niveau du signal, c'est-à-dire le volume, mais n'altèrent pas la fréquence ou la fidélité de manière perceptible pour l'oreille humaine. La conclusion technique est que le matériau du conducteur importe peu tant que le blindage contre les interférences externes est efficace.

La discussion qui a suivi sur le forum, s'étalant sur plusieurs pages, est une mine d'or d'humour involontaire et de sérieux académique. Les membres ont débattu de la maturité de la banane et de son impact potentiel sur les aigus, ou encore de la distance géographique entre le lieu de culture du fruit et l'origine de la terre utilisée pour la boue. On y trouve des phrases d'anthologie rappelant qu'il existe de nombreux effets physiques affectant le son qui ne sont testés ni par les bananes ni par la boue. Au final, il y a fort à parier que vos oreilles ne feront pas la différence entre un câble hors de prix et le contenu de votre corbeille à fruits. Cela incite à reconsidérer nos priorités budgétaires. Peut-être vaut-il mieux investir dans de meilleures enceintes ou simplement plus de musique, plutôt que dans des câbles aux promesses ésotériques.

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19.02.2026 à 09:37

L'algorithme de X radicalise ses utilisateurs pour servir l'agenda de Musk

 

L'algorithme de X radicalise ses utilisateurs pour servir l'agenda de Musk

Si vous aviez encore la naïveté de croire que X était une place publique neutre favorisant la liberté d'expression, il est grand temps de vous réveiller. Le masque est définitivement tombé. Une nouvelle étude accablante publiée dans la revue Nature vient confirmer ce que beaucoup suspectaient déjà. La plateforme d'Elon Musk n'est plus un réseau social, mais une machine de propagande algorithmique conçue pour amplifier les voix conservatrices et étouffer le journalisme traditionnel.

La transformation a été méthodique et insidieuse. Jusqu'en 2016, nous profitions d'une chronologie simple et transparente. Puis est venu le choix algorithmique, avant que Musk, après son rachat en 2022, ne fasse de la page « Pour vous » la norme par défaut. Aujourd'hui, cette curation est devenue, selon les propres mots du propriétaire, purement dirigée par une intelligence artificielle. Et pas n'importe laquelle, nous parlons ici de Grok, une IA controversée que le milliardaire lui-même surnomme ironiquement MechaHitler. Ce n'est pas une blague, c'est l'architecture même de l'information mondiale qui est en jeu.

Les chiffres révélés par les chercheurs de l'université Bocconi, de l'université de Saint-Gall et de l'école d'économie de Paris sont effrayants de clarté. L'algorithme ne se contente pas de chercher l'engagement, il choisit un camp. Le contenu de nature conservatrice bénéficie d'un coup de pouce de visibilité d'environ 20%, tandis que le contenu libéral ne reçoit qu'un maigre avantage de 3%. Pire encore, la plateforme mène une guerre ouverte contre l'information vérifiée. Les publications des médias traditionnels ont vu leur visibilité chuter de près de 58% dans les fils algorithmiques, remplacées par les cris des militants politiques (+27%) et le divertissement abrutissant.

Ce biais structurel n'est pas sans conséquences. Il ne s'agit pas seulement de ce que vous voyez, mais de ce que vous devenez. L'étude a démontré qu'en seulement sept semaines d'exposition au fil algorithmique, des utilisateurs ont vu leurs opinions politiques se déplacer vers la droite. Ces cobayes involontaires ont développé des positions plus dures sur l'immigration, une vision plus favorable au Kremlin dans la guerre contre l'Ukraine, et un scepticisme accru envers les enquêtes criminelles visant Donald Trump. Ce glissement idéologique persiste même après l'expérience, car l'algorithme force littéralement la main des utilisateurs en les incitant à s'abonner massivement à des comptes d'activistes conservateurs.

Face à ces preuves, la réaction de Musk est prévisible avec le déni et l'attaque. Lorsque la police française a perquisitionné les bureaux de X dans le cadre d'une enquête sur cette manipulation politique potentielle, le milliardaire a crié à la motivation politique. C'est une défense commode pour quelqu'un qui a transformé un outil de communication mondial en mégaphone personnel pour ses alliés idéologiques. Sky News avait déjà tiré la sonnette d'alarme l'an dernier, notant que l'algorithme favorisait le contenu extrême et les politiciens adoubés par le patron.

Pendant que la plateforme corrode le débat public, la direction tente de distraire les utilisateurs avec des mises à jour techniques bâclées pour copier TikTok. Nikita Bier, chef produit chez X, a récemment annoncé un nouveau lecteur vidéo immersif. Si l'intention est de capturer l'attention des utilisateurs mobiles, l'exécution est critiquée pour son interface médiocre qui force le recadrage des vidéos, au mépris du format original. C'est une tentative désespérée de rester pertinent face à la concurrence, alors même que l'outil d'IA générative de la plateforme, Grok, fait scandale en permettant la création d'images pornographiques deepfakes de femmes et d'enfants.

X n'est plus le réseau social que nous avons connu. C'est devenu un environnement toxique où la technologie est détournée pour façonner votre vision du monde à votre insu. L'algorithme ne vous sert pas. Il vous manipule. Chaque minute passée sur ce fil « Pour vous » est une minute passée dans une chambre d'écho conçue pour radicaliser, diviser et désinformer. La question n'est plus de savoir si l'algorithme est biaisé, mais combien de temps nous allons encore accepter d'être les jouets de cette expérimentation politique à grande échelle.

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19.02.2026 à 09:35

Mastodon trace sa route - Une vision ambitieuse pour un web social ouvert et décentralisé

 

Mastodon trace sa route - Une vision ambitieuse pour un web social ouvert et décentralisé

Mastodon continue de s’imposer comme l’alternative de référence à X. Renaud Chaput, directeur technique de la plateforme, accompagné d’Imani Joy, responsable du design produit, a récemment pris la parole pour dévoiler la feuille de route de l’organisation. Loin de se reposer sur ses lauriers, l’équipe technique affiche l'ambition de rendre le Fédivers plus accessible, diversifié et puissant pour tous, du néophyte curieux au créateur de contenu chevronné.

Au cœur de cette vision, Mastodon reste fidèle à son ADN de plateforme de microblogging. L’objectif demeure de bâtir une application permettant à chacun de se connecter avec ses proches et de partager sa créativité librement. Sa force réside dans son appartenance au Fédivers, cet écosystème d’applications interconnectées basées sur des standards communs. Cette architecture unique vous offre la liberté de choisir les communautés qui correspondent le mieux à votre mode d’expression, sans jamais être enfermés dans un seul silo technologique.

Pour soutenir cette croissance, l’organisation a radicalement transformé sa structure interne au cours des dix-huit derniers mois. Renaud souligne le passage d’une équipe restreinte, comptant seulement un ou deux développeurs full-stack, à un groupe élargi aux expertises variées, couvrant le backend, le web et le mobile. L’arrivée de designers dédiés a également permis d’approfondir la réflexion sur l’expérience utilisateur. Cette montée en puissance s’est concrétisée par une accélération notable du rythme des mises à jour, avec les versions 4.3, 4.4 et 4.5, qui ont apporté des fonctionnalités très attendues comme les citations de publications, une meilleure gestion des listes et des outils de découverte améliorés.

Néanmoins, l’équipe insiste sur un point important. Mastodon est devenu une infrastructure vitale pour beaucoup. Par conséquent, la stabilité et la sécurité restent prioritaires sur la course effrénée aux nouveautés. C’est pourquoi la feuille de route à court terme, portant sur les trois à six prochains mois, reste délibérément focalisée pour éviter les promesses intenables. Mais en levant les yeux vers l’horizon des deux prochaines années, les ambitions se dessinent plus nettement.

L’un des chantiers majeurs concerne l’accessibilité. Pour qu’un écosystème prospère, il doit être ouvert à tous, indépendamment du bagage technique. L’équipe travaille donc à une refonte des éléments centraux de l’expérience, notamment un processus d’inscription simplifié qui guide les nouveaux venus dans le choix d’un serveur sans les submerger d’informations. La navigation sera clarifiée et les outils de recherche renforcés pour faciliter la découverte de communautés pertinentes.

Parallèlement, le mammouth souhaite redonner du pouvoir aux serveurs indépendants. Le constat est simple, trop de nouveaux utilisateurs affluent par défaut vers les plus grosses instances, ce qui contredit l’esprit décentralisé du projet. Pour y remédier, de nouveaux outils d’administration seront déployés. Ils permettront aux opérateurs de serveurs de mieux gérer la modération grâce à des listes de blocage externes et des systèmes de détection de spam extensibles. De plus, des solutions techniques permettront de déléguer l’hébergement des fichiers médias à des tiers de confiance, réduisant ainsi les coûts de stockage. Une refonte de la découverte des serveurs est également prévue pour mieux mettre en lumière la diversité des communautés existantes.

Enfin, Mastodon tend la main aux créateurs de contenu, aux journalistes et aux institutions publiques. Pour séduire ces acteurs habitués aux plateformes grand public, l’interface de profil sera repensée pour mieux valoriser leur travail, tout comme l’outil de composition de messages. Une fonctionnalité particulièrement innovante est en préparation pour les organisations, un système de notification par e-mail permettant au public de suivre les mises à jour d’une institution sans même avoir besoin de créer un compte. L’idée est de permettre aux créateurs de toucher leur audience où qu’elle soit, sans passer par le prisme de la manipulation algorithmique. Ces évolutions témoignent de l’engagement de Mastodon à construire un web social qui place l’humain au centre, sans jamais exploiter les données personnelles ni courir après des mesures d’engagement artificielles.

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19.02.2026 à 09:33

Perplexity renonce à la publicité pour regagner votre confiance

Perplexity renonce à la publicité pour regagner votre confiance

L'industrie de l'intelligence artificielle traverse actuellement une crise d'adolescence critique. Alors que les coûts de fonctionnement des modèles de langage explosent, les géants de la tech cherchent désespérément des modèles économiques viables pour financer cette course à l'armement technologique. Jusqu'à récemment, la réponse semblait évidente et calquée sur le modèle du Web 2.0 avec la publicité. Pourtant, un revirement spectaculaire vient de secouer la Silicon Valley. Perplexity a décidé de faire machine arrière. Après avoir testé l'intégration de liens sponsorisés en 2024, l'entreprise s'éloigne désormais activement de la publicité. Ce choix révèle un dilemme fondamental qui divise désormais le secteur. Un chatbot peut-il être à la fois un vendeur et un conseiller fiable ?

La décision de Perplexity, révélée lors d'une table ronde et rapportée par le Financial Times, n'est pas simplement un ajustement technique, c'est une prise de position philosophique. La direction de l'entreprise a réalisé que le modèle publicitaire traditionnel est intrinsèquement toxique pour une IA générative qui se veut un moteur de réponses précis. Un exécutif a résumé le problème avec une lucidité tranchante en expliquant que le défi avec la publicité est le doute immédiat qu'elle installe chez l'utilisateur. Si une machine est payée pour vous montrer quelque chose, comment pouvez-vous être certain que sa réponse est factuelle et impartiale ? Dans un monde où l'hallucination des IA est déjà un problème, ajouter un biais commercial volontaire risque de briser définitivement le lien de confiance.

Pour Perplexity, l'objectif est désormais de vendre de la vérité, pas de l'espace d'écran. L'entreprise se positionne sur le marché de la précision ("accuracy business"). Plutôt que de monétiser l'attention de millions d'utilisateurs gratuits via des bannières ou des liens suggérés, elle préfère se concentrer sur la création d'un produit pour lequel les consommateurs sont prêts à payer directement. La cible n'est plus le grand public passif, mais les utilisateurs "haute puissance": les professionnels de la finance, les avocats, les médecins et les PDG. Ces profils exigent une fiabilité sans faille et sont disposés à souscrire à des abonnements premium pour obtenir des outils de recherche qui ne servent aucun autre agenda que le leur. C'est un pari risqué qui délaisse le volume pour la valeur, espérant que la qualité des réponses suffira à financer les coûts astronomiques du calcul informatique.

Ce pivot place Perplexity au cœur d'une fracture idéologique grandissante dans la Silicon Valley. D'un côté, nous trouvons le camp des puristes de l'expérience utilisateur, mené par Anthropic et rejoint désormais par Perplexity. Le créateur de Claude, a fait de l'absence de publicité un argument de vente central, allant même jusqu'à diffuser des spots publicitaires lors du Super Bowl pour attaquer implicitement ses concurrents sur ce terrain. De l'autre côté se dresse OpenAI, le titan du secteur. Sous la pression de devoir rentabiliser ses investissements, il a commencé à tester l'affichage de publicités pour ses utilisateurs gratuits. Pour Sam Altman et ses équipes, la publicité semble être un mal nécessaire pour maintenir l'accessibilité de l'outil au plus grand nombre.

La tension est palpable et dépasse les simples choix de gestion. Elle devient un débat public. Lorsque Anthropic attaque le modèle publicitaire, Sam Altman réplique en qualifiant ces attaques de malhonnêtes. Ce clivage illustre deux visions du futur d'Internet. La première, celle d'OpenAI, prolonge l'ère Google où l'information est gratuite en échange de notre attention commerciale. La seconde, celle de Perplexity et Anthropic, imagine un futur où l'IA agit comme un oracle privé et impartial, un service de luxe où la neutralité s'achète.

Bien qu'un retour à la publicité ne soit pas définitivement exclu pour l'avenir lointain de Perplexity, le message actuel est sans équivoque. Servir des publicités est désaligné avec ce que les utilisateurs attendent d'une intelligence artificielle. Pour survivre et prospérer, l'entreprise parie que la confiance sera la monnaie la plus précieuse de la prochaine décennie technologique. Reste à voir si les abonnements suffiront à maintenir les lumières allumées face aux géants financés par la réclame.
 

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16.02.2026 à 21:02

Apple Podcasts se réinvente - La vidéo au cœur de la prochaine mise à jour

Apple Podcasts se réinvente - La vidéo au cœur de la prochaine mise à jour

L'univers du podcast est en pleine mutation et Apple ne compte pas rester spectateur de cette évolution. La firme de Cupertino prépare actuellement une transformation de son application native Apple Podcasts avec l'intégration profonde du format vidéo. Cette mise à jour, prévue pour le printemps prochain, repose sur l'adoption de la technologie HTTP Live Streaming (HLS), une norme déjà éprouvée par l'entreprise pour ses autres services de diffusion. Jusqu'à présent, l'application se limitait à la lecture de fichiers vidéo dans des formats plus traditionnels tels que MOV, MP4 ou M4V, souvent via des flux RSS classiques. Ce changement d'architecture technique n'est pas là par hasard, il promet de bouleverser l'expérience utilisateur en fluidifiant considérablement la consommation de contenu.

L'innovation principale réside dans la capacité offerte aux auditeurs de basculer instantanément entre l'audio et la vidéo. Cette fonctionnalité répond à un usage de plus en plus hybride, commencer un épisode en marchant avec ses écouteurs, puis décider de regarder la fin de l'interview en vidéo une fois installé confortablement. Apple promet une transition sans coupure, permettant de passer d'une écoute passive à un visionnage actif en mode paysage plein écran. C'est une réponse directe aux nouvelles habitudes de consommation où la frontière entre le podcast traditionnel et l'émission filmée s'estompe.

Au-delà de cette flexibilité, l'introduction du HLS apporte des améliorations techniques concrètes pour l'utilisateur final. L'une des avancées les plus attendues est la gestion intelligente de la qualité d'image. L'application sera désormais capable d'ajuster automatiquement la définition du flux vidéo en fonction de la qualité du réseau, assurant une lecture fluide aussi bien en Wi-Fi qu'en connexion cellulaire, là où les anciens formats pouvaient souffrir de temps de chargement ou de coupures. De plus, cette technologie permet enfin le téléchargement des flux vidéo pour une consultation hors ligne. Auparavant, le système basé sur les flux RSS imposait des limites techniques qui rendaient cette option compliquée, voire impossible pour certains contenus vidéo. Désormais, vous pourrez stocker vos épisodes vidéo favoris pour les visionner dans le train ou l'avion, sans dépendre d'une connexion internet.



L'ergonomie et le multitâche ne sont pas en reste, particulièrement pour les utilisateurs d'iPad. La mise à jour intègre la prise en charge du "Picture-in-Picture", permettant de continuer à regarder son podcast dans une fenêtre réduite tout en naviguant dans d'autres applications. C'est un atout considérable pour ceux qui utilisent leurs tablettes comme outil de productivité ou de veille informationnelle. Cette refonte s'inscrit également dans une stratégie visant à contrer la montée en puissance de concurrents féroces. YouTube, par exemple, revendiquait en février dernier plus d'un milliard de personnes regardant des podcasts chaque mois, s'imposant comme une plateforme incontournable du secteur. De son côté, Spotify investit massivement dans la vidéo, tandis que Netflix commence à explorer ce terrain en licenciant des émissions populaires.

En offrant cette option de bascule rapide et intuitive, Apple espère retenir ses utilisateurs au sein de son écosystème, leur évitant de migrer vers d'autres plateformes pour voir le visage de leurs animateurs préférés. La marque assure par ailleurs que cette intégration se fera sans perturber les habitudes existantes. Les créateurs pourront continuer à monétiser leur contenu via des publicités dynamiques et des sponsorings, tout en s'insérant naturellement dans les flux des abonnés.

 


Cette nouvelle mouture d'Apple Podcasts sera déployée sur l'ensemble des plateformes de la marque, incluant iOS, iPadOS, visionOS et même la version web. Bien que la sortie officielle soit programmée pour le printemps avec l'arrivée des systèmes d'exploitation 26.4, les fonctionnalités sont d'ores et déjà accessibles en version bêta pour les développeurs et les testeurs publics dès ce lundi. Avec cette offensive technologique, Cupertino réaffirme son ambition de rester le leader historique du podcasting, en adaptant son outil aux exigences visuelles de l'ère moderne.


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16.02.2026 à 17:15

Rendez-vous le 4 mars à New York - Apple prépare une expérience inédite pour ses nouveautés printanières

Rendez-vous le 4 mars à New York - Apple prépare une expérience inédite pour ses nouveautés printanières 

Le monde de la tech a les yeux rivés sur le calendrier alors qu'Apple vient de confirmer la tenue de son premier grand événement de l'année. La firme de Cupertino semble décidée à rompre avec ses habitudes traditionnelles pour ce printemps. Oubliez le cadre désormais familier de l'Apple Park en Californie, car c'est au cœur de la ville qui ne dort jamais, New York, que le géant américain a convié la presse. Prévu pour le mercredi 4 mars à 15 heures, heure française, cet événement est mystérieusement qualifié d'expérience Apple spéciale plutôt que de simple keynote. Cette volonté de décentralisation est d'autant plus marquée que des sessions similaires se tiendront simultanément pour les médias à Londres et à Shanghai, soulignant une approche résolument internationale pour cette vague d'annonces.

L'invitation envoyée aux journalistes et aux influenceurs cultive, comme à l'accoutumée, le secret et l'ambiguïté. Elle arbore la simple mention "vous êtes invité" accompagnée d'un logo Apple stylisé, composé de disques segmentés aux teintes jaune, vert et bleu. Si le graphisme reste minimaliste, les analystes s'accordent à dire que ce choix chromatique n'est pas anodin. Ces couleurs vives et ludiques pourraient être un indice direct concernant le design d'un nouveau matériel grand public. Les rumeurs les plus persistantes évoquent le retour d'un MacBook d'entrée de gamme, potentiellement disponible dans ces coloris pastel, rappelant l'époque colorée de l'iMac G3 ou plus récemment des derniers iMac 24 pouces. Ce choix esthétique semble indiquer une volonté de séduire un public plus jeune ou étudiant, cherchant à allier performance et style.

Au-delà de l'esthétique, c'est bien la puissance sous le capot qui devrait être au centre des conversations. Selon Mark Gurman, le célèbre journaliste de Bloomberg souvent très bien informé sur les projets de la Pomme, cette expérience new-yorkaise devrait lever le voile sur une gamme impressionnante de nouveaux produits. Le fameux MacBook "low-cost" pourrait être propulsé par une puce A18 Pro, marquant une convergence intéressante entre les architectures de l'iPhone et du Mac pour réduire les coûts sans sacrifier l'efficacité énergétique. Parallèlement, les utilisateurs plus exigeants attendent avec impatience le renouvellement des MacBook Pro 14 et 16 pouces. Après l'arrivée de la puce M5 de base en octobre dernier, ce serait au tour des déclinaisons M5 Pro et M5 Max de faire leurs débuts, promettant des gains de performance substantiels pour les créatifs et les professionnels.

Le secteur de la mobilité ne sera pas en reste lors de cette présentation. Les spéculations vont bon train concernant l'introduction d'un iPhone 17e et d'une refonte de la gamme iPad. L'enjeu est de taille pour Apple, il s'agit d'intégrer l'ensemble de son écosystème dans l'ère de l'intelligence artificielle. C'est pourquoi un nouvel iPad de base équipé de la puce A18 est attendu, une mise à niveau nécessaire pour supporter les fonctionnalités gourmandes d'Apple Intelligence. De même, l'iPad Air pourrait recevoir la puce M4, renforçant sa position de tablette ultra-performante. Cette offensive matérielle pourrait également s'accompagner d'un aperçu très attendu de la nouvelle version de Siri, dopée à l'IA générative, transformant l'assistant vocal en un véritable agent conversationnel intelligent.

Le timing de cette annonce est particulièrement calculé. En choisissant le 4 mars, Apple vient positionner son événement en plein milieu du Mobile World Congress de Barcelone, le plus grand salon mondial dédié à la téléphonie mobile qui se déroule du 2 au 5 mars. C'est une manière habile pour la firme américaine de capter l'attention médiatique mondiale et de détourner les projecteurs des annonces de ses concurrents présents en Espagne. Bien qu'Apple n'ait pas encore confirmé si cet événement sera diffusé en direct au grand public via un streaming vidéo, l'ampleur des produits attendus et la configuration multisite suggèrent une annonce importante. Entre les nouveaux Mac, les iPad revigorés et les promesses de l'intelligence artificielle, cette "expérience" de mars s'annonce comme un tournant décisif pour l'année technologique de la marque.

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