24.05.2026 à 09:39
aplutsoc
Lors de la dernière AG départementale de L’APRÈS de Loire-Atlantique, j’ai fait une intervention sur la question de l’attitude à avoir vis-à-vis du développement des guerres en Europe et dans le monde entier, et vis-à-vis de la question de la relance de la course aux armements.
En préalable une conviction qui est à la base de nos engagements : nous femmes et hommes de gauche sommes des artisans partisans de la paix et haïssons la guerre.
Aujourd’hui des citations sont souvent reprises actuellement. Par exemple « on croit mourir pour la patrie on meurt pour des industriels » (Anatole France) ou bien « le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage » (Jean Jaurès) ou bien encore « les guerres ce sont des gens qui ne se connaissent pas et qui s’entretuent parce que d’autres gens qui se connaissent très bien ne parviennent pas à se mettre d’accord » (Paul Valéry).
Ces citations font souvent référence à la guerre de 1914, elles gardent une grande part de vérité mais elles aussi sont historiquement datées. 14-18, c’est un combat entre 2 impérialismes. Les socialistes de l’époque (au moins les ailes gauches des partis sociaux-démocrates) ont refusé cette guerre inter impérialiste. Ce positionnement était-il encore d’actualité au moment de la 2e guerre mondiale ? Est-ce qu’on pouvait mettre un trait d’égalité entre l’impérialisme nazi et les impérialismes anglais et américain ? Certainement pas ! En fait toutes les guerres ne sont pas identiques. Il est admis dans le droit international, et c’est tant mieux, qu’un peuple opprimé a le droit de se battre de résister y compris par la lutte armée (*).
J’ai eu envie de revenir sur cette question moi qui suis syndiqué à la CGT après la lecture d’une résolution adoptée par l’union départementale CGT de Loire-Atlantique intitulée «Internationalisme et guerre à la guerre ». Ce texte se terminait par ces quelques lignes « nous réaffirmons que les guerres sont la souffrance des peuples pour des intérêts capitalistes et nous affirmons que la meilleure des protections la meilleure des défenses reste la solidarité entre les peuples et l’abolition du capitalisme qui utilise tous les moyens y compris la guerre pour ses seuls profits ». Cette conclusion est juste mais elle me semble trop générale pour répondre à des situations très concrètes. Bien sûr si nous renversions le capitalisme, de très nombreux conflits armés disparaîtraient. Mais dans ce texte de l’Union départementale CGT 44, à aucun moment il n’est fait mention de l’Ukraine. Est-ce que le peuple ukrainien, oui ou non, a le droit de se défendre alors qu’il subit l’agression de l’impérialisme russe et que les troupes de Poutine occupent 1/3 de ce pays qu’est l’Ukraine ? Je réponds oui bien sûr, alors que d’autres se contentent de dire « cessez-le-feu », faisant un trait d’égalité entre Zelensky et Poutine, entre le peuple ukrainien qui majoritairement résiste et l’impérialisme russe.
« Guerre à la guerre » ne suffit plus
Nous ne pouvons pas faire comme si il n’y avait aucune menace de l’impérialisme russe en Europe, comme s’il n’y avait pas un axe d’extrême-droite Trump-Poutine dangereux pour les peuples des pays européens, d’autant qu’ils ont des alliés au sein même de l’Europe.
Il y a évidemment une difficulté pour un syndicat, de même que pour un parti de gauche à poser les questions de défense y compris militaire. Pourtant toutes les forces progressistes devraient se les poser car « un vrai gouvernement des travailleurs » ne pourra pas esquiver cette question. Y répondre n’est évidemment pas simple, car il n’est pas question de sombrer dans le militarisme, ni d’accepter une austérité pour les budgets sociaux. Mais à l’heure où la sortie de l’OTAN est à nouveau d’actualité, il serait dommage de ne pas reprendre la réflexion sur ces questions.
Quelle défense nationale ? Quelle défense européenne ? Quel contrôle des travailleuses et des travailleurs sur l’armée ? Quelle participation de la population à la défense du pays ? Quel type d’armement développer ? Est-ce que c’est vraiment d’un porte-avions dont la France a besoin, je ne crois pas, mais s’en tenir à des déclarations pacifistes ne suffit pas, ne suffit plus.
Le débat sur la construction d’un porte-avions nucléaire dans notre département (y compris avec un agrandissement de l’entreprise Naval group à Indret qui nécessiterait une modification du PLUM) est venu sur le devant de l’actualité locale. Il me semble que deux sujets sont à distinguer, celui du nucléaire et celui de la « paix ».
Pour ma part, je suis pour le désarmement nucléaire comme le propose de longue date Initiatives pour le désarmement nucléaire et pour la sortie du nucléaire civil (contre la construction des nouveaux EPR par exemple).
Je ne suis pas un spécialiste des navires à propulsion nucléaire, le seul « avantage » c’est de ne pas avoir besoin de ravitaillement en carburant. Pour un sous-marin, c’est semble-t-il de rester en mer plusieurs mois sans refaire surface et pour un porte-avions nucléaire c’est de pouvoir naviguer 10 ans sans recharger son combustible. Le nucléaire est-il alors absolument nécessaire ? !
D’autant que la question principale, selon moi, c’est de débattre de quels moyens de défense du territoire national et européen nous avons besoin ? Le conflit ukrainien est (malheureusement) instructif sur les évolutions en cours dans le domaine militaire. Pas certain qu’un nouveau porte-avions soit la priorité, surtout si une France vraiment socialiste abandonnait toute volonté impérialiste d’intervenir dans le monde entier.
(*) La résolution des Nations Unies 2621 XXV du 12 décembre 1970 indique par exemple : « le droit inhérent des peuples coloniaux de lutter par tous les moyens nécessaires contre les puissances coloniales qui répriment leur aspiration à la liberté et à l’indépendance ». « Par tous les moyens nécessaires » veut dire y compris la lutte armée. « Par tous les moyens nécessaires » ne justifie pas l’assassinat de civils qui reste un crime de guerre.
Source : https://ericthouzeau.eu/contre-les-guerres-de-trump-poutine-et-netanyahu/
24.05.2026 à 09:30
aplutsoc
Présentation
Nous reproduisons la déclaration du Parti des travailleurs de Bolivie et de l’UIT-CI : il faut dénoncer la répression du gouvernement de Rodrigo Paz et appeler à la plus large solidarité avec le peuple travailleur bolivien dans ses revendications.
Document
En moins de 200 jours au pouvoir, Paz et sa large coalition de droite ont épuisé la patience du peuple bolivien qui, dans les usines, les champs, les marchés, les places publiques, les transports en commun, les bureaux, les universités, les écoles, etc., crie : « Ça suffit ! », « Dehors Paz ! ».
La politique antipopulaire du gouvernement de droite, non seulement n’a pas résolu les problèmes du pays, mais les aggrave de jour en jour, comme le montre explicitement le cas de l’essence, où, en plus de la flambée des prix, le gouvernement des entrepreneurs fournit de l’essence de mauvaise qualité à la population.
Loi 1720
Et, avec la loi 1720, qu’il a dû abroger en raison des puissantes mobilisations des paysans et des indigènes soutenues par la Centrale ouvrière bolivienne (COB) et d’autres organisations, mais qu’il tente d’imposer, par une autre loi similaire, avec laquelle il veut dépouiller de leurs terres les paysans et les indigènes dans tout le pays.
Les oligarques de l’agro-industrie dans l’est du pays sont en grande partie des étrangers ou des fils d’étrangers qui se sont emparés des terres, qui aujourd’hui ne paient même pas d’impôts et dont certains possèdent des dizaines de milliers d’hectares. Ils s’accaparent la production, avec des travailleurs paysans asservis, ils emportent les dollars qu’ils gagnent et ils ont organisé l’incendie de 10 millions d’hectares de forêts, soit 10 % du territoire national. Ils ont ainsi provoqué une catastrophe climatique avec une diminution des précipitations dans tout le pays.
Un gouvernement dépourvu de légitimité
Paz a remporté les élections en promettant de ne pas appliquer le programme d’ajustement brutal de Tuto Quiroga et des autres partisans de la droite. Cependant, une fois au pouvoir, il s’est mis à appliquer à la lettre la politique de Tuto et de ses acolytes. C’est l’un des pires gouvernements de l’histoire du pays, qui nous surprend chaque jour par une nouvelle atteinte aux intérêts des travailleurs et du pays dans son ensemble, comme le récent accord avec les États-Unis visant à leur céder les « terres rares » boliviennes.
C’est pourquoi nous ne pouvons plus supporter ce gouvernement et qu’il faut le renverser. À bas le gouvernement de Paz et sa coalition de droite !
Le Parlement, la justice et le tribunal électoral sont enlisés dans la politique de bas étage, le discrédit et la corruption. La coalition de droite au pouvoir agit comme une bande de vassaux au Parlement pour approuver les lois dictées par l’oligarchie des grands propriétaires terriens et les multinationales, violant même la Constitution, ce qui devrait leur valoir des poursuites pour manquement à leurs devoirs. Cela fait que le parlement ne remplit aucune fonction sociale, car c’est la population, avec ses propres organisations, qui contrôle et empêche les abus du gouvernement.
Le pouvoir judiciaire, dans le collimateur des gouvernements précédents, a démontré dans l’année écoulée son caractère totalement soumis et au service du gouvernement en place.
Le soi-disant «pouvoir électoral» n’est qu’un autre exemple de ces mêmes manœuvres politiques et de cette corruption.
Cela s’est manifesté de la manière la plus flagrante lors des élections régionales, où un candidat ayant des chances de l’emporter à El Alto a été disqualifié le jour même du scrutin ; et pire encore, lors du coup de force au sein du gouvernement de La Paz, où le tribunal électoral a imposé Revilla, candidat de Paz, en court-circuitant le second tour, violant ainsi sa propre loi et bafouant les droits démocratiques de tout le département.
Pendant la campagne présidentielle, le vice-président Lara avait promis de garantir que Paz ne ferait pas ce qu’il fait justement. Il n’a pas tenu parole. Paz a pris le pouvoir et a pratiquement dissous la vice-présidence, lui réduisant même son budget, en violation de la Constitution.
Des élections libres, maintenant !
Il faut chasser le gouvernement actuel, corrompu et traître à la patrie ; c’est un sentiment qui se généralise de plus en plus chaque jour. La question de savoir qui gouvernerait, voire le problème électoral, se pose. La corruption et la manipulation évidentes des élections par le pouvoir électoral lui-même, en plus du gouvernement en place, les rendent inaptes à réussir un processus démocratique. C’est pourquoi, il est nécessaire d’envisager des élections libres, sans les conditions antidémocratiques imposées par la loi électorale, qui, dans les faits, font que l’approbation d’un sigle doit être avalisée soit par le gouvernement en place, soit par le tribunal, soit par les deux. Il faut envisager des élections libres, où tout citoyen bolivien, remplissant les conditions minimales, puisse être candidat, sans obstruction d’aucune sorte. Ce principe démocratique élémentaire est proscrit par le régime antidémocratique actuellement en place dans le pays.
Mais au-delà de cela, le pays vit un effondrement institutionnel que ce gouvernement des entrepreneurs ne cesse d’aggraver, où ni la vice-présidence, ni le parlement, ni le pouvoir judiciaire, et encore moins l’autorité électorale, ne jouissent d’aucune crédibilité ni d’aucune légitimité. La voie de la «succession constitutionnelle», qui a permis de faire échouer les précédentes tentatives insurrectionnelles, est bouchée dans la situation actuelle, car elle ne bénéficie d’aucun soutien social et car elle ne ferait que perpétuer les mêmes manœuvres politiques et la même corruption.
Formation d’un gouvernement de transition dirigé par la COB !
Face à cette situation, et en raison de l’urgence nationale provoquée par la mauvaise gestion de la droite au pouvoir, il est nécessaire de former un gouvernement de transition capable de réorganiser l’approvisionnement essentiel du pays (carburants), de garantir les libertés démocratiques et le respect des droits du travail, de la terre et du territoire pour les paysans et les peuples autochtones, et d’en finir avec les oligarques de l’agro-industrie.
La COB renaît aujourd’hui après avoir subi la pire direction de son histoire avec Huarachi, qui a failli la détruire. Une plus grande ouverture démocratique au sein de la COB reste nécessaire, ainsi que l’intégration en son sein de nombreux travailleurs et travailleuses en situation de précarité, et la coordination avec d’autres secteurs du peuple travailleur, paysan et autochtone. Mais, la COB a démontré, dans la lutte pour abroger la loi 1720, qu’elle reste l’organisation mère des travailleurs du pays et qu’elle est capable de centraliser les luttes non seulement de ses affiliés, mais également de tous les travailleurs, exploités et opprimés du pays, tant à la campagne qu’en ville.
C’est précisément pour cette raison, afin de garantir la stabilité du pays et, dans ce cas précis, la tenue d’élections démocratiques et libres, que la COB, comme principale instance de délibération populaire nationale, est appelée à mettre en place un gouvernement de transition du peuple travailleur qui sauvera le pays.
Nous appelons à l’unité des organisations populaires, des travailleurs, des paysans et des indigènes pour cette lutte fondamentale pour notre peuple.
19 mai 2026
Parti des travailleurs de Bolivie
Note de la rédaction : le lien pointant vers un article sur le site de l’Association Internationale des services d’incendie et de secours est un rajout de notre part.
24.05.2026 à 09:20
aplutsoc
24.05.2026 à 09:10
aplutsoc
24.05.2026 à 09:01
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21.05.2026 à 10:19
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