16.09.2026 à 16:25
Louis Derrac

Avez-vous déjà joué au jeu du « pire GAFAM » ? C'est un jeu très simple, à jouer en petit groupe. Il suffit de poser cette question : quel est selon vous le pire GAFAM (aujourd'hui on peut d'ailleurs étendre à toutes les big tech), et pourquoi ? Ça parait trivial, mais vous réaliserez collectivement que les controverses (sociale, fiscale, politique, écologique, éthique, économique) s'accumulent chez les big tech. Que tout le monde n'a pas le même niveau d'information. Et que chacun réagit différemment à ces controverses. Bref, c'est toujours un exercice très intéressant.
Pour moi, le pire acteur a longtemps été Amazon. Aujourd'hui, j'aurais du mal à le départager de Tesla/SpaceX et de Palantir. Mais dans tous les cas, Amazon, c'est du lourd. Commençons par rappeler pourquoi, avec un petit top 10, avant de passer aux alternatives.
Franchement, on pourrait aller jusqu'à 100, facile ! Si vous voulez vous documenter sur Amazon, deux références : la BD Le Monde merveilleux d’Amazon et le livre En Amazonie, de Jean-Baptiste Malet.
Bref, comme je l'ai vu passer récemment, « the wrong Amazon is burning ». Mais attention, pas d'appel à la mise mise à feu dans cet article ! En revanche, voici plusieurs alternatives grand public pour boycotter Amazon et son monde pourri (oui, on assume ce jugement de valeur).

Voici quelques-unes des meilleures alternatives à Amazon. Certains liens sont affiliés et indiqués comme tels par l'émoji 🔖 L'affiliation est un des moyens de soutenir Alternatives numériques, mais cela n'oriente en rien notre jugement.
Cette liste est bien sûr subjective et non exhaustive. Il existe d'autres alternatives, lâchez-vous dans les commentaires !
N'oublions jamais. Les alternatives c'est bien. Mais le meilleur achat, c'est celui qu'on ne fait pas. Alors pensez reconditionné, seconde main, et pensez méthode BISOU !

14.09.2026 à 22:44
Louis Derrac

Toutes les semaines, je vous propose une sélection d'actualités alternuméristes. Les sources sont francophones et anglophones, le plus souvent sans paywall. Pensez à activer votre traducteur si besoin.
Deux articles publiés cette semaine sur Alternatives numériques, dont un gros morceau, le test du FP6 sous /e/OS !

13.09.2026 à 13:50
Louis Derrac

(Je mets ici la vidéo Youtube parce que ça aidera le média et la chaîne d'avoir des vues sur ce canal, surtout au début, mais vous pouvez aussi accéder à la même vidéo sur Peertube 😇 Lire notre politique médias sociaux)
Ces dernières semaines, j'ai eu le plaisir de tester le Fairphone 6+, tout juste sorti, propulsé par /e/OS 4 de Murena.
Voici mon avis après un test en profondeur, en article et en vidéo. N'hésitez pas à commenter si vous avez des questions et autres retours d'expérience.
Pour simplifier, le monde des smartphones est bâti sur un duopole composé d'iOS, le système d'exploitation qui fait fonctionner les iPhone d'Apple, et Android, celui qui fait tourner les smartphones des autres constructeurs (Samsung, Xiaomi, Fairphone, Google, Motorola, etc.).
La particularité d'Android, sans trop rentrer dans les détails techniques, est d'être largement développé et contrôlé par Google, mais d'être distribué en open source. La licence autorise les constructeurs qui intègrent Android dans leurs appareils à y apporter des modifications (des surcouches) leur permettant de se distinguer de leurs concurrents. C'est pour ça que si vous avez un Samsung, votre interface sera différente de celle de collègues et amis équipés d'un Fairphone ou d'un Xiaomi. Les trois tournent pourtant bien sous Android. Là où Google a été très malin, c'est qu'ils ont développé, au-dessus d'Android, les Services Google Play, indispensables pour faire fonctionner les applications. Là où Android est open source, les Services Google Play sont propriétaires. C'est par ce biais que Google verrouille l'écosystème Android.

Si l'on revient à notre duopole de départ, il n'est donc pas éloigné de la réalité de dire qu'il est en réalité composé d'Apple et de Google. Au niveau mondial, Android représente environ 70 % du marché, et Apple 30 %. Évidemment, un tel duopole est problématique, surtout que Google a progressivement transformé Android en un immense mouchard, alimenté par toutes les données qu'on peut récupérer sur un smartphone.
C'est l'une des raisons pour lesquelles sont apparus, à partir de 2013, des systèmes d'exploitation alternatifs. LineageOS, GrapheneOS, ou encore /e/OS, chacun se développe avec ses objectifs et priorités propres. Tous sont basés sur Android, mais aucun ne propose les Services Google Play par défaut. /e/OS a été créé en 2017 par Gaël Duval, acteur pionnier du logiciel libre. Techniquement, il est dérivé de LineageOS et est livré avec les services microG (une alternative libre aux fameux Services Google Play).
/e/OS est développé par la e.foundation, une organisation à but non lucratif (association loi 1901) financée par les dons des particuliers et des entreprises.
Murena est quant à elle une entreprise à but lucratif, de droit français. Elle porte la marque grand public qui commercialise des smartphones prééquipés d'/e/OS (comme les Murena Smartphones) ainsi que les services en ligne associés (Murena Cloud / Murena Workspace).
Le point de départ d'/e/OS, c'est le respect de la vie privée, et la lutte contre la captation de données personnelles par Android et Google. /e/OS, c'est donc un Android dégooglisé au maximum. Pas de services Google, ils sont tous remplacés par des alternatives, notamment MicroG. C'est évidemment très louable, mais il faut aussi être conscient des inconvénients sur la compatibilité avec certaines applications. Nous y reviendrons.
La seconde particularité de Murena, c'est de proposer un écosystème complet autour de /e/OS : Murena Workspace. Cet espace de travail en ligne est basé sur plusieurs logiciels libres (Nextcloud, SnappyMail, etc.). On y retrouve une offre d'outils généreuse : des classiques comme le mail, l'agenda, les contacts ou les fichiers. Mais aussi une galerie de photos qui se synchronise automatiquement avec votre smartphone, un gestionnaire de mots de passe, ou encore Murena Vault (basée sur Cryptpad), une suite de collaboration totalement chiffrée.

Côté tarifs, Murena propose une offre gratuite limitée à 1 Go. Il faudra ensuite compter 20 €/an pour monter à 20 Go et 40 € pour 64 Go. J'ai vraiment trouvé abouti le niveau d'intégration de Murena Workspace avec l'environnement smartphone. Par exemple, la synchronisation des fichiers et des photos est vraiment réussie. Mais si vos besoins en stockage sont plus élevés, difficile de ne pas comparer les prix avec la kSuite d'Infomaniak (20 € / an pour 1 To). Évidemment, les deux acteurs n'ont pas la même taille, Infomaniak est un gros hébergeur orienté TPE/PME qui peut se permettre ces tarifs. N'oublions pas non plus que s'abonner à Murena Workspace soutient Murena et par ricochet, /e/OS.
En un mot : oui ! Comme je l'ai montré avec le déballage du Fairphone 6+, l'avantage d'acheter un smartphone chez Murena, c'est qu'il arrive avec /e/OS préinstallé. Dès le premier lancement, tout fonctionne, il n'y a rien de compliqué à faire. On se retrouve avec un smartphone fonctionnel, sans services et applications Google, quel plaisir !
(Je mets ici la vidéo Youtube parce que ça aidera le média et la chaîne d'avoir des vues sur ce canal, surtout au début, mais vous pouvez aussi accéder à la même vidéo sur Peertube 😇 Lire notre politique médias sociaux)
Mon premier test d'/e/OS remonte à avril 2022. Je testais à l'époque la toute première version d'/e/OS sur un Fairphone 4. Certaines choses n'ont pas changé, à commencer par le plus important : /e/OS est toujours aussi stable et fonctionnel. À peine le premier démarrage est-il terminé qu'on peut se rendre dans l'App Lounge pour télécharger (connecté à son compte Google ou encore mieux, de manière anonyme) des applications provenant du Play Store, mais aussi de F-Droid, le dépôt de téléchargement d'applications libres. Pour le grand public, cette simplicité est précieuse !
L'inspiration d'Apple reste prégnante dans /e/OS, avec ce que ça a de positif comme de négatif. Cela se ressent dans la volonté de proposer un écosystème complet (OS + cloud) et cohérent, ou dans les choix de design du lanceur d'application par défaut de /e/OS, nommé Bliss Launcher. Ainsi, les utilisatrices et utilisateurs avancés d'Android seront sans doute frustrés par la simplicité de Bliss Launcher et par le peu de personnalisations offertes pour l'instant. Par un système de widget au design relativement daté. Ou encore par l'impossibilité de supprimer les applications proposées par défaut par Murena. Pour le grand public, on se doute que ce sera moins problématique. Dans tous les cas, rassurez-vous, /e/OS reste fondé sur Android et Android (contrairement à iOS) permet la personnalisation. En l'occurrence, si vous n'êtes pas satisfait par Bliss Launcher, rien ne vous empêche de télécharger un autre lanceur, comme Lawnchair, dont l'expérience utilisateurice se rapproche au plus près de celle d'un Google Pixel.
La plupart des autres applications par défaut proposées par /e/OS sont très satisfaisantes. C'est le cas du téléphone, des SMS, de l'agenda, de la musique, du magnétophone, de la calculatrice, de l'horloge, de la galerie. La plupart proposent un design moderne et cohérent. D'autres, comme l'application de tâches ou de notes, sont un peu plus rustiques, mais elles fonctionnent et peuvent se synchroniser avec Murena Workspace. Dans certains cas, je suis moins convaincu. Ainsi, je doute de l'intérêt de proposer une application Mail, dérivée de K9mail, devenu Thunderbird sur mobile et dont le développement a accéléré. Je continue aussi à me demander pourquoi Firefox (ou une variante) n'est pas proposé par défaut, à la place du navigateur d'/e/OS, basé sur Cromite, donc sur Chromium et le moteur Blink de Google. De la même façon, je suis perplexe quant au choix de Magic Lane pour l'application Maps proposée par défaut. Notons que Murena travaille sur sa propre application, Murena Maps, annoncée début 2026 et désormais téléchargeable en bêta.






Dans l'ordre, application Téléphone, SMS, Agenda, Calculatrice, Horloge, Magnétophone
Dans la catégorie des applications par défaut que j'ai remplacées, il y a aussi le clavier. J'ignore si ce sont mes gros doigts ou mon manque d'expérience d'écriture sur smartphone, mais je n'arrive à rien avec le clavier proposé par défaut par /e/OS. Pas de swipe, un texte rapidement inintelligible si je me mets à écrire vite, une correction du texte franchement limitée, etc. J'ai fini par trouver le compromis que je cherchais avec Futo Keyboard. Ce clavier est encore en développement actif, mais il fonctionne très correctement chez moi.
Enfin, une petite mention pour quelques applications proposées par défaut par /e/OS et qui sont franchement de belles réussites. Il y a bien sûr Advanced Privacy, l'espace permettant de contrôler et de bloquer les pisteurs d'application (indispensable), de falsifier sa position (pourquoi pas), ou de masquer son adresse IP (sans doute pas pour tout le monde). Mon petit regret est que cette application reste réservée à l'environnement /e/OS, alors que j'ai le souvenir très net qu'elle était promise à tout l'écosystème Android (ce qui au passage ferait une très bonne pub pour /e/OS et Murena 😇). Mention très bien également pour le contrôle parental inclus dans /e/OS, pour le gestionnaire de mots de passe et pour la fonctionnalité Find my Device, intelligemment intégrée par défaut et qui permet de localiser son appareil en cas de perte.



L'application Advanced Privacy, au coeur de /e/OS. J'adore l'idée du mur de la honte. Radio France : honte à vous !
Comme je l'ai déjà évoqué dans l'article, avec toutes ces applications proposées par défaut, on sent vraiment chez /e/OS la volonté de créer un écosystème d'applications cohérentes, avec des noms reconnaissables, faciles à appréhender et à prendre en main. Cette volonté d'uniformisation, voire de contrôle (impossible de désinstaller ces applications par défaut) ne plaira pas à tout le monde. Mais il ne faut pas oublier que la cible première de /e/OS, c'est le grand public, habitué à une expérience clé en main sur iOS ou Android et Google. Sans surprise, l'expérience de l'écosystème /e/OS devient complète quand on se connecte à un compte Murena Workspace. Bien sûr, les plus geeks pourront tout à fait faire fonctionner leur Nextcloud, leur DAVx⁵ ou leur Syncthing. Mais pour les gens normaux, le plus fort avec Murena Workspace, c'est que tout fonctionne « out of the box » : les photos, les fichiers, les agendas, les contacts, les mots de passe, tout se synchronise sans histoire. Vous pouvez même sauvegarder vos fichiers en local sur votre PC avec l'application proposée par Nextcloud (puisque Murena Workspace est en bonne partie basé sur Nextcloud). Bref, tout fonctionne déjà bien, et ça ne va aller qu'en s'améliorant !
J'expliquais en introduction de l'article que les Services Google Play permettent, sur Android, de faire tourner la plupart des applications. Sur /e/OS, ces services sont remplacés par MicroG, une alternative libre et respectueuse de vos données. Pour la plupart des applications, ce remplacement est totalement indolore. Mais pour certaines, notamment celles qui vous pistent ou qui sont particulièrement sécurisées, c'est plus compliqué.
C'est le cas des banques. En France, pour l'instant, la plupart des banques fonctionnent sous /e/OS. Mais pas toutes. Par exemple, impossible pour moi d'utiliser l'application de Boursobank. À l'inverse, pas de difficultés avec celle de la Caisse d'Épargne. Il vaut mieux le savoir en amont, chaque mise à jour de ce genre d'application est susceptible de la rendre inutilisable. Pour s'y retrouver, une liste complète des banques est maintenue sur le forum de /e/OS.
On m'a demandé de tester France Identité, l'application de gestion de l'identité numérique de l'État. Je n'ai eu aucun problème à me connecter et à récupérer ma carte d'identité et mon permis. J'ai ensuite pu m'identifier avec France Connect + sur le site MaPrimeRenov. Aucun problème dans ma configuration (FP6+ et /e/OS 4.2).

Je n'ai en revanche pas réussi à venir à bout d'Android Auto. Pour celles et ceux qui l'ignorent, Android Auto est développé sous licence propriétaire… par Google. Et dépend fortement (pour mieux vous pister) des Services Google Play 🥳 Faire fonctionner Android Auto sur un système débarrassé de ces services est donc une gageure. Ce qui est certain, c'est que ça ne marche pas par défaut au démarrage de /e/OS. La documentation propose un tutoriel à ce sujet, mais les manipulations sont trop techniques pour le grand public. Je vais tenter de réaliser ces opérations, et si mes essais sont concluants, j'écrirai un article dédié. Mais même si j'arrive à faire démarrer Android Auto, rien ne garantit que le système soit fluide, tant il est arrimé aux Services Google Play... dont le remplacement par MicroG est une des raisons d'être de /e/OS (puisque l'objectif est de limiter la captation de données personnelles et protéger votre vie privée). Android Auto est donc un bon exemple de fonctionnalité qui a un coût important pour votre vie privée. Le bénéfice est-il suffisamment important pour justifier ce coût ? À vous de décider.
La plupart des tests convergent : le Fairphone 6 était déjà une réussite, et Fairphone a passé un cap de maturité sur la qualité de ses smartphones. Le Fairphone 6+ offre un léger boost par rapport au FP6 : un processeur de génération supérieure, et 12 Go de RAM versus 8 Go. Il y a aussi un nouveau coloris « exclusif ». Vous pouvez accéder à la fiche complète sur le site.

Comme je l'ai écrit plus haut, mon précédent test s'était déroulé avec un Fairphone 4. C'est le jour et la nuit, particulièrement sur ce qui ne se voit pas du premier abord.
Les performances du Fairphone sont tout à fait correctes pour un usage « normal » de son smartphone (comprendre : pas de jeux gourmands, pas d'IA en local sic, etc.). C'était déjà mon ressenti avec le FP4, on est sur un processeur milieu de gamme, et c'est très bien pour la plupart des gens. La caméra fait en revanche un bond sensible. On le voit très vite sur les photos et les vidéos. Voici un exemple de photos, la première prise avec le FP6+, la seconde avec un Google Pixel 8. Une partie de l'appréciation est subjective mais personnellement, je trouve le Fairphone très convaincant.


À gauche, photo prise par le FP6+. À droite, photo prise par un Google Pixel 8
Voici maintenant un exemple de vidéo réalisée avec le FP6+ (et significativement compressée avant importation). Avouez-le, vous ne vous attendiez pas à la visite d'un poulailler ?
Là où le FP6 et le FP6+ font un bond, je trouve, c'est sur la qualité du microphone. Je me souviens que pendant mes tests du FP4, je réalisais des entretiens collectifs que j'enregistrais pour m'aider à la retranscription. À l'écoute, ces enregistrements étaient à peine audibles. Alors certes, les conditions d'enregistrement n'étaient pas optimales, environnement bruyant et tout, mais ma collègue, équipée d'un très vieil iPhone, obtenait des enregistrements largement supérieurs. On pense peu à la qualité du micro d'un smartphone au premier abord. Pourtant, c'est un aspect essentiel pour les appels, les vidéos, sans parler d'éventuels enregistrements perso ou pro. Voilà donc une des caractéristiques sur laquelle Fairphone a fait un bond notoire, et c'est bienvenu.
Pour les amateurs de dual SIM et d'eSIM, attention : le FP6+ ne permet d'activer qu'une seule eSIM à la fois. J'ai personnellement deux eSIM, donc si j'utilisais un Fairphone au quotidien, je devrais convertir l'une des deux en SIM physique (ce qui est faisable évidemment).
Dernière chose concernant le combo /e/OS et FP6+ : Fairphone a introduit avec le FP6 Fairphone Moments, un lanceur d'application minimaliste pour les temps calmes. Avec un Fairphone sous Android, le bouton de côté permet de switcher sur ce mode. Sous /e/OS, le comportement par défaut est de désactiver le micro et la caméra. J'ai pu changer le paramètre pour utiliser Fairphone Moments à la place, avec succès. Ce mode « ne pas déranger avancé » est simple mais bien conçu. D'ailleurs, même si vous n'êtes pas sur Fairphone mais que vous voulez tester Fairphone Moments, on peut le télécharger depuis F-Droid.



Trois lanceurs d'applications sur /e/OS 4, de gauche à droite : Bliss Launcher, Lawnchair, Fairphone Moments
Réunis au sein de FairTEC, le néerlandais Fairphone travaille main dans la main avec les français Murena et Commown. Ainsi, sur le site officiel du constructeur, vous pouvez acheter un Fairphone avec /e/OS préinstallé, et vous pouvez louer un Fairphone avec Commown. C'est très positif que Fairphone visibilise ces deux initiatives vertueuses. On remarquera que la location Commown n'est pas proposée lors de l'achat d'un Fairphone avec /e/OS. Si vous voulez le maxi combo, à savoir louer chez Commown un Fairphone avec /e/OS préinstallé, c'est possible directement chez Commown. Pour votre forfait, pensez aussi à Télécoop.


Le Fairphone 6+ vient de sortir, et avec l'option /e/OS, il coûte 700 €, versus 650 € pour le FP6. Dans les deux cas, le choix de /e/OS s'accompagne d'un surcoût de 50 €, permettant en partie de financer l'OS alternatif. Ce positionnement tarifaire fait objectivement du Fairphone un smartphone assez cher, pour du milieu de gamme. Cela dit, il faut considérer trois aspects essentiels dans le calcul du prix.
Le premier, c'est que Fairphone est encore une entreprise jeune, ses volumes de vente ne sont pas comparables à ceux de ses concurrents. Difficile donc de proposer les mêmes niveaux de prix, à caractéristiques techniques comparables. Le second, c'est que Fairphone est une entreprise engagée, pionnière des smartphones modulables, attentive à améliorer les conditions de travail (salaires plus élevés, meilleures conditions de travail, etc.) sur tout le cycle de vie du smartphone. Là aussi, cet engagement a un coût. Le troisième aspect à considérer, c'est la durabilité et la réparabilité des Fairphones (score 10/10 chez iFixit). Changer la batterie vous demandera un tournevis TORX et 40 €, remplacer l'écran vous coûtera 90 €. Le choix d'un Fairphone, c'est un investissement dont vous sortirez gagnants et gagnantes sur la durée.
Le Fairphone 6+ sous /e/OS 4 propose une expérience d'un smartphone Android dégooglisé, le tout clés en main. Si vous êtes lassé·es de trimballer un mouchard dans votre poche, si vous ne supportez plus l'écosystème Google imposé (et toutes ses applications), si vous redoutez l'intégration annoncée de Gemini, l'IA de Google, alors /e/OS est peut-être l'alternative que vous recherchez. De son côté, les Fairphone 6 et 6+ sont deux smartphones parfaitement capables, avec une réparabilité (et donc une durabilité) assurée. C'est donc un très grand oui pour ce combo FP6 + /e/OS.
L'avantage d'acheter un Fairphone avec /e/OS préinstallé, c'est que vous n'avez strictement aucune manipulation à faire. Vous recevez, vous démarrez, et tout fonctionne ! Enfin, presque, comme on l'a vu. Pour faire un tel achat (/e/OS préinstallé), plusieurs options :
Enfin, si vous n'avez pas d'achat de téléphone prévu (et tant mieux, n'oublions pas que l'achat de matériel personnel constitue le gros de l'impact du numérique), vous pouvez regarder si /e/OS peut s'installer sur votre smartphone existant. Sur certains appareils, l'installation est largement facilitée par l'outil /e/OS Installer, et peut être réalisée par des non-experts et expertes. La documentation de /e/OS liste et filtre ces appareils. Si votre appareil n'est pas géré par l'installeur, mieux vaut se faire accompagner. Cherchez des install party ou des GULL (groupes d'utilisatrices et d'utilisateurs de logiciels libres) autour de vous, il y aura toujours des gens pour vous aider.
Si vous avez des questions ou retours d'expériences, écrivez-les en commentaire ou dans la communauté Framateam. Bonnes explorations !
Vous avez apprécié cet article ? Au total, il aura nécessité 3 jours de travail (facile) entre la période de test du FP6+ avec /e/OS, les nombreuses recherches, la rédaction et la captation/montage de la vidéo. Si vous le pouvez, soutenez Alternatives numériques, ou partagez l'article autour de vous. Un grand merci 🙏
09.09.2026 à 18:14
Louis Derrac

Les PDF ont beau ne pas être le format le plus ergonomique ou le plus pratique (lire cette excellente publication du regretté collectif Praticable), ils n'en ont pas moins envahi les mondes numériques. Il ne se passe guère de temps avant que je ne sois invité à signer un PDF par ci, à en fusionner plusieurs par là. Ou encore en compresser un ou deux pour réduire la taille des pièces jointes de mes mails un peu rigolo (la référence si vous ne l'avez pas).
Longtemps, ces tâches étaient fastidieuses, très fastidieuses. Avec l'apparition d'outils dédiés comme iLovePDF ou Smallpdf, elles sont devenues simples et rapides. Le seul problème de ces solutions, comme souvent, c'est la confiance qu'on veut bien leur donner concernant des documents qui peuvent être sensibles (documents bancaires) voire très sensibles (ordonnances de santé, résultats de prises de sang). Par ailleurs, ces outils sont freemium, et après un certain usage, il faut payer (ce qui n'est pas en soi problématique).
C'est donc avec un grand intérêt que j'ai vu l'arrivée de FramaPDF, annoncée par la célèbre association Framasoft en décembre 2025 dans le cadre de sa campagne de dons annuelle.
FramaPDF propose la plupart des fonctionnalités recherchées dans des outils de traitement des PDF : complétion, signature et paraphage (y compris à plusieurs), compression, fusion/suppression de pages, etc.



Captures d'écran issues de l'article du Framablog
Le tout, comme d'habitude, sans publicités, sans captation de données, et gratuitement. En revanche, pensez à soutenir l'association si vous le pouvez.
Sur le plan technique, FramaPDF est basé sur deux logiciels libres, Signature PDF et BentoPDF. Pour l'essentiel des usages (compression, fusion, rotation, OCR), FramaPDF ne fait rien transiter par ses serveurs. Le traitement se fait directement dans le navigateur. Vous pouvez le vérifier vous-même : chargez votre fichier, coupez votre connexion internet, et le traitement continue de fonctionner. C'est un très bon point côté sécurité des données.
En revanche, il est important de rappeler que Framasoft ne prétend pas à l'invulnérabilité (ce serait de toute façon une promesse intenable). Interrogé sur la possibilité de confier des documents sensibles à FramaPDF, pyg, le coordinateur des services, a été sans détour : Framasoft ne s'est jamais positionné comme un hébergeur visant à préserver à tout prix la vie privée de ses usagers à haut risque (lire cette réponse de FAQ pour Framaspace, un autre service proposé par Framasoft). Même si FramaPDF traite la plupart du temps vos PDF dans le navigateur, soyez donc vigilants avec vos données les plus sensibles.
Pour l'immense majorité des besoins, FramaPDF sera suffisant tout en étant gratuit, sans publicité et sans cookies ni pisteurs. N'hésitez plus, gardez cet outil dans vos favoris, il vous fera gagner un temps précieux, à vous et à vos proches. Merci Framasoft !
| FramaPDF | iLovePDF | Smallpdf | |
|---|---|---|---|
| Statut | Association à but non lucratif (Framasoft - France) | Entreprise privée (Espagne) | Entreprise privée (Suisse) |
| Prix | Gratuit (dons) | $4-9/mois | $12-15/mois |
| Publicité | Aucune | Oui | Oui |
| Outils standards* | Sur ton ordi | Sur leurs serveurs (2h) | Sur leurs serveurs (1h-14j) |
| Signatures multiples | Upload temp, suppression immédiate | Sur leurs serveurs (2h) | Sur leurs serveurs (1h-14j) |
| Vie privée | ⭐⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐ |
| Fonctionnalités | Bonnes | Excellentes | Excellentes |
| Idéal pour | Autonomie maximum | Bon compromis prix/sécurité | Fonctionnalités avancées |
07.09.2026 à 21:47
Louis Derrac

Toutes les semaines, je vous propose une sélection d'actualités alternuméristes. Les sources sont francophones et anglophones, pensez à activer votre traducteur si besoin.
Firefox redesign will arrive in v157 release
GrapheneOS plans to overhaul the bundled AOSP apps, including messaging with RCS support
Audacity 4.0 fait peau neuve et le plein de nouveautés
Linux Distros I Recommend for Those Switching from Windows
Utopie (3/3) – Un chemin vers l'e.utopie | Cybernetruc #22
L’illusion de maîtrise : redonner du sens à la littératie numérique en classe
Tiny Awards. Depuis 2023, les Tiny Awards célèbrent le meilleur du web petit, poétique, créatif et fait main.
Kagi Small Web. Une chouette initiative de Kagi (un moteur de recherche payant) pour rendre plus visible l'indieweb
Pas d’antenne 5G, pas d’internet : communiquer sous les radars avec les réseaux mesh
Alternatiba : Inscription au webinaire de rentrée Piratons Microsoft le 14 septembre à 19h.
Durant ce temps, on te donne toutes les clés pour participer à l'organisation d'une install party, un évènement au cours duquel les personnes peuvent changer le système d’exploitation de leur ordinateur, de Windows à Linux. Pas besoin d’être une personne experte en Linux pour organiser une install party : on a besoin de toutes les forces, on compte sur toi !
04.09.2026 à 09:40
Louis Derrac

L’alternumérisme radical vise à développer un numérique acceptable : soutenable socialement et écologiquement, émancipateur et non aliénant, choisi et non subi.
L’alternumérisme radical intègre dans sa vision la nécessité de l’arrêt de la numérisation effrénée du monde, et la dénumérisation de certain⋅e⋅s technologies, outils, équipements et processus. Un « autre numérique », c’est parfois pas de numérique du tout.
L’alternumérisme radical vise à concevoir et à mettre en place des processus démocratiques (consultations, débats, discussions, convention citoyenne, processus de vote) permettant de décider collectivement des futurs numériques acceptables, en lien avec les limites écologiques et sociales du monde. C’est seulement à l’échelle politique qu’un numérique acceptable, de même qu’une société plus sobre et résiliente, peut se décider et réellement voir le jour.
L’alternumérisme radical se défie de tout solutionnisme technologique. Ce n’est pas le numérique qui résoudra quoi que ce soit, ni les problèmes actuels du numérique, ni la crise écologique, ni la démocratie, ni les conflits entre les pays.
L’alternumérisme radical a conscience que le numérique amplifie les inégalités sociales multiples, mais pour autant, ne confond pas l’amplificateur et la cause. Le numérique n’a pas créé la violence, les inégalités sociales ou les rapports de pouvoir. Mais il les amplifie, et parfois, les transforme. Par ailleurs, comme beaucoup d’autres industries, le numérique repose sur toute une filière qui exploite méticuleusement et délibérément le vivant.
L’alternumérisme radical aspire à une critique profonde des technologies numériques sans pour autant verser dans un discours réactionnaire qui laisserait croire notamment que « tout était mieux avant ».
L’alternumérisme radical n’est pas technocentré, il se pense et se définit à l’entrecroisement et au service de nombreuses autres luttes : anticapitalisme, féminisme, antiracisme (et toutes les luttes pour l’égalité et contre les discriminations), justice sociale, écologisme… De la même manière, l’alternumérisme n’adviendra pas sans une profonde transformation de systèmes politiques et économiques.
03.09.2026 à 16:29
Louis Derrac

Il était temps. Depuis le 11 août 2026, « le démarchage téléphonique est interdit à l’ensemble des secteurs, sauf accord préalable du consommateur » (source : economie.gouv.fr). C'est la théorie en tout cas. Hélas, il est fort probable que ça n'arrête pas des entreprises peu scrupuleuses du droit. Et c'est également sous-estimer les tentatives de phishing (ou hameçonnage en bon français) qui se multiplient avec les fuites presque quotidiennes de nos données (recensées avec sérieux par Bonjour la fuite, que nous saluons au passage).
Bref, les appels indésirables et autres SMS frauduleux ne sont pas prêts de disparaître. Face à cette nuisance, plusieurs bloqueurs ont émergé ces dernières années. Voici un tour d'horizon de trois d'entre eux : Callfilter, Spam Blocker et Saracroche.


Présentation
Créée par un développeur français excédé par les appels indésirables (lire son interview dans le Framablog), Saracroche est une application open source disponible sur iOS et Android. Elle s'appuie sur une base de données collaborative alimentée par les utilisateurs et des listes publiques.
Avantages
Inconvénients
Verdict
Une solution équilibrée, qui a l'avantage d'être présente à la fois sur iOS et Android, et qui est particulièrement intéressante pour les utilisateurs francophones. Son modèle collaboratif tout en restant open source en fait un choix pertinent pour ceux qui veulent à la fois efficacité et transparence. Bref, c'est notre chouchou du moment, on ne va pas se le cacher !
Téléchargement
Présentation
Spam Blocker (Call & SMS) est une application Android open source disponible sur F-Droid et GitHub. Elle combine blocage d'appels et de SMS avec une approche modulaire et configurable.
Avantages
Inconvénients
Verdict
Un excellent compromis entre fonctionnalités, transparence et respect de la vie privée. Recommandé pour les utilisateurs Android souhaitant une solution libre et maîtrisée.
Téléchargement
Présentation
Callfilter est une application disponible sur iOS et Android qui se positionne comme un filtre intelligent contre les appels et SMS indésirables. Elle s'appuie sur une base de données collaborative et des algorithmes de détection pour identifier les numéros suspects.
Avantages
Inconvénients
Verdict
Pratique pour les utilisateurs grand public, mais peu recommandée pour les personnes soucieuses de leur vie privée en raison de son modèle fermé et de l'opacité de sa gestion des données.
Téléchargement
Saracroche offre selon nous le meilleur compromis efficacité/transparence avec une base collaborative tout en restant open source et respectueuse des données. Disponible sur iOS et Android. Pour la vie privée absolue : optez pour Spam Blocker, leur modèle 100 % local et open source garantit qu'aucune donnée ne quitte votre appareil. Seulement sur Android.
Des retours d'expérience ? D'autres pépites ? Parlez-en dans les commentaires, ou rejoignez la communauté Alternatives numériques !
02.09.2026 à 15:08
Louis Derrac

Saviez-vous qu'il existe, sur Android, une alternative plus respectueuse de vos données que Shazam d'Apple ou Listen now de Google ?
Elle se prénomme Audile, et vous la trouverez sur F-Droid ou ses variantes (Droidify, App lounge sur /e/OS, etc.).
D'après sa fiche, l'application utilise « les services de AudD, ACRCloud et Shazam pour l'identification des chansons, et utilise Odesli pour récupérer des liens supplémentaires vers le titre sur diverses plateformes ». Il faut donc être bien clair, de l'info transite vers Shazam et l'application en dépend en grande partie pour fonctionner. On appelle ça un "frontend", comme Newpipe l'est pour Youtube par exemple.
Mais cela reste une application open source, bien pensée et bien plus respectueuse de vos données. Et si vous êtes sur Linux, sachez qu'il existe une autre application très bien foutue, Mousai.
Des retours d'expérience ? D'autres pépites ? Parlez-en dans les commentaires, ou rejoignez la communauté Alternatives numériques !
31.08.2026 à 18:12
Louis Derrac

(Je mets ici le lien Youtube parce que ça aidera la chaîne d'avoir des vues sur ce canal, surtout au début, mais vous pouvez aussi accéder à la vidéo sur Peertube)
J'ai déballé le nouveau Fairphone 6+ avec l'OS alternatif /e/OS embarqué. À quoi ressemble le premier lancement ? Vous pourrez vous en rendre compte dans cette vidéo. Je publierai rapidement un retour complet sur le combo Fairphone 6+ et /e/OS v4. Si vous avez des questions ou des retours d'expérience, n'hésitez pas à les poser en commentaire.
L'idée principale de cette première vidéo, c'est de montrer qu'un smartphone acheté avec /e/OS préinstallé (en l'occurrence un Fairphone) est fonctionnel dès l'allumage.
Et un smartphone avec /e/OS préinstallé, on peut le trouver, entre autres :
17.04.2026 à 16:13
Louis Derrac

Nous le disions dans un précédent article : le web dominant (comprenez le web marchand) est devenu un véritable enfer pour ses utilisateurices. Voyez plutôt. Des pisteurs par milliers, des bannières qui vous harcèlent pour arracher votre « consentement » à vous faire pister, de la publicité agressive partout. Plus d'infos sur ce site dédié, porté par plusieurs associations dont RAP et la Quadrature du Net.
En attendant qu'on arrive collectivement à influer sur la régulation, voici un court tutoriel pour vous expliquer comment configurer au mieux Firefox ou Mozilla pour bloquer un maximum de ces nuisances.
Firefox ne possède pas de bloqueur de publicité natif complet, l'installation de l'extension Ublock Origins est donc indispensable.
Installation de Ublock Origins : Ouvrez Firefox, et allez sur la page d'extension de Ublock Origins. Cliquez sur « Ajouter à Firefox » puis confirmez l'installation. Assurez-vous de choisir la version développée par Raymond Hill (icône rouge avec un bouclier), et non les copies nommées simplement « uBlock » ou « uBlock Plus ».
Paramétrage de Ublock Origins : pour supprimer les bannières de cookies, les boutons « J'aime », « Partager » et autres traceurs de réseaux sociaux qui ralentissent la navigation, cliquez sur l'icône uBlock Origin dans votre barre d'outils, puis sur l'engrenage (Tableau de bord). Allez dans l'onglet « Listes de filtres », et déroulez les sections « Bannières de cookie », « Widgets de réseaux sociaux » et « Nuisances ». Pour chacune, cochez la liste d'Easylist ou d'Adguard, voire les deux. Cliquez sur « Appliquer » en haut de la page. Les listes seront mises à jour.
Bravo, le tour est joué !
Vivaldi intègre nativement un moteur de blocage puissant qui ne nécessite aucune extension supplémentaire. Mais ici aussi, quelques petits réglages sont nécessaires pour un fonctionnement optimal.
Paramétrage du bloqueur intégré à Vivaldi : Ouvrez Vivaldi, cliquez sur l'icône d'engrenage (Réglages) dans la barre latérale. Dans le menu de gauche, sélectionnez « Sécurité et vie privée ». Repérez la section « Blocage des traqueurs et des publicités ». Assurez-vous que l'option « Bloquer traqueurs et publicité » est activée. Pour une protection complète incluant bannières de cookies, les réseaux sociaux et autres nuisances, cliquez sur « Gérer les sources ». Puis, dans « Sources de blocage des publicités, » décochez « Autorisez les publicités de nos partenaires », et cochez les sources suivantes : « Français (Liste FR) », « Supprimer les alertes de cookies » et « Supprimer les éléments gênants ».

Bravo, le tour est joué !
Certains sites peuvent détecter les bloqueurs de publicité et vous demander de les désactiver. D'autres ne vont pas bien fonctionner (ou pas du tout) avec le bloqueur activé, ce qui montre bien d'ailleurs à quel point ils sont agressifs dans leur pistage de nos données, sic. Dans ces deux cas, il vous suffit de cliquer sur l'icône de l'extension (sur Firefox) ou le bouclier (dans la barre d'url de Vivaldi) et de désactiver le bloqueur sur ce site en particulier.
Notez également que vous pouvez réaliser les mêmes configurations que ce soit sur votre PC ou sur smartphone. Sur Android, Firefox permet d'installer des extensions, dont Ublock Origins. Et le bloqueur intégré à Vivaldi pourra être configuré exactement comment sur PC. Sur iOS, j'aurai tendance à vous conseiller Vivaldi et son bloqueur intégré, puisque vous ne pourrez pas installer l'extension Ublock Origins sur Firefox (à cause des blocages nombreux d'Apple, re-sic).