24.09.2025 à 09:30
Christophe @PoliticoboyTX
Charlie Kirk était un polémiste d’extrême droite américain. Il a été tué d’une balle de fusil sur le campus de l’Université de l’Utah en plein jour, au cours d’une rencontre qu’il organisait avec les étudiants. Parmi ses nombreuses prises de position controversées, il estimait que les victimes de fusillades représentaient un prix acceptable à payer pour conserver le droit absolu au port d’armes. Il minimisait ce type de violence lorsqu’une balle lui a sectionné la carotide au niveau du cou.
Le jeune multimillionnaire de 31 ans vient s’ajouter à une longue liste de victimes des armes à feu. Il s’agit de la 46e fusillade sur un lieu d’enseignement américain depuis le début de l’année, la 47e ayant eu lieu une heure plus tard dans un lycée du Colorado. Mais ce n’est pas par ce prisme qu’a été analysée la tragédie. Car elle s’inscrit dans un cycle de violence politique aussi vieux et sanglant que l’Histoire des États-Unis. Ce pays, colonisé via le génocide amérindien et bâti sur un système d’esclavage s’étant soldé par une guerre civile, nous a habitués aux assassinats politiques. Abraham Lincoln, John et Robert Kennedy, Malcolm X, Martin Luther King, Fred Hampton, Harvey Milk… On pourrait également citer, au hasard, les tentatives d’assassinat sur Ronald Reagan et Donald Trump. Si, de ce point de vue, le meurtre de Charlie Kirk n’a malheureusement rien “d’inédit”, cette tragédie pourrait faire basculer le pays dans un cycle de violence et d’autoritarisme particulièrement inquiétant.
Les tensions politiques sont aux plus haut depuis le retour au pouvoir de Donald Trump. Ce dernier n’hésite plus à dépêcher l’armée pour occuper les villes gouvernées par des démocrates pendant que sa police des frontières multiplie les rafles d’immigrés suspectés d’être en situation irrégulière. Ce contexte explosif explique en partie pourquoi toutes les personnalités publiques proches du Parti démocrate ou de la gauche au sens large se sont empressées de dénoncer le crime et d’exprimer leur solidarité envers les proches de Charlie Kirk. Certains, comme Bernie Sanders, avec une clarté salutaire. D’autres en chantant les louanges de cette figure majeure du trumpisme.
Plus surprenante, cette effusion d’empathie (terme que Charlie Kirk fustigeait comme “un mot New Age, sans fondement”) a traversé les frontières. Et pas uniquement dans les sphères d’extrême droite. Un grand nombre de députés du Parlement européen a observé une minute de silence en l’honneur du polémiste. En France, le journaliste des matins de France Culture Guillaume Erner a pondu un édito intitulé “Je suis Charlie Kirk”, en écho à la tribune “J’aimais beaucoup Charlie Kirk” publiée par sa consoeur Emma Becker dans les colonnes du Figaro. Le ministère des affaires étrangères français a également diffusé un communiqué officiel pour dénoncer l’assassinat et exprimer sa solidarité avec les proches de la victime. Un égard auquel n’avait pas eu droit l’élue démocrate du Minnesota Melissa Hormann et son époux, assassinés à leur domicile au mois de juin par un sympathisant de Donald Trump. Arrêté en possession d’une liste de 70 cibles à abattre, parmi lesquels figuraient de nombreux politiciens et membres de la société civile impliqués dans la défense du droit à l’avortement, le meurtrier avait grièvement blessé par balle un autre élu démocrate et sa femme à leur domicile quelques heures plus tôt. Si la violence politique touche les deux côtés de l’échiquier, le Catho Institue (un cercle de réflexion conservateur) estime que l’extrême droite tue six fois plus que l’extrême gauche, confirmant la disproportion démontrée par les études universitaires et un rapport ministériel discrètement retiré du site internet du gouvernement par l’administration Trump. Une raison de plus de s’interroger sur la couverture médiatique à géométrie variable accompagnant ces tragédies.
Le contraste entre les réactions de la classe dominante suite à la mort de Charlie Kirk et son silence complaisant à propos du génocide en cours à Gaza (dont Kirk niait encore récemment la réalité) interpelle. Pour comprendre pourquoi le meurtre de cet “influenceur trumpiste” a bouleversé l’actualité politique jusqu’en France, il faut commencer par revenir sur ce qu’il incarnait.
01.07.2025 à 13:10
Christophe @PoliticoboyTX
Dans ce format audio, je vous propose de revenir sur la guerre débutée illégalement par Israël contre l’Iran et d’en tirer dix enseignements. Au-delà des crimes de guerre commis de part et d’autre, que peut-on retenir du conflit ?
Je vous recommande d’écouter l’audio ci-dessus en vitesse x 1.5 ou x 1.25 pour accélérer mon débit. La vidéo ne contient pas d’images au-delà de mon visage parlant à la caméra, vous pouvez donc vous contenter de l’audio. L’enregistrement a été effectué en une seule prise, d’où les hésitations, fautes de prononciation et redondances ponctuelles.

Comme toujours, n’hésitez pas à me faire des retours en commentaires. Et si vous appréciez mon travail, vous pouvez me soutenir de trois façons :
Partagez autour de vous cet article et ma newsletter apolitique “FakeTech” traitant des nouvelles technologies et de la Silicon Valley.
Souscrire à cette newsletter via un abonnement gratuit ou payant.
M’offrir un café via ce site sécurisé lié au système de contribution de Substack.
Bonne écoute et merci pour votre fidélité !
13.05.2025 à 10:10
Christophe @PoliticoboyTX