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Rubrique «À LIRE AILLEURS»
▸ les 15 dernières parutions

14.05.2026 à 08:00

Local du Betar attaqué à Paris

Dans le week-end du 24 au 26 avril, nous avons attaqué le centre Menahem Begin à Paris qui héberge depuis 2005 le Bétar.

Texte intégral (858 mots)

Dans le week-end du 24 au 26 avril, nous avons attaqué le centre Menahem Begin à Paris qui héberge depuis 2005 le Bétar.

Le Bétar est un mouvement mondial d'extrême-droite sioniste qui a historiquement participé à la fondation de l'État israélien. Il est aujourd'hui proche du parti de Nétanyahou et responsable des attaques contre les palestinien.ne.s et leurs allié.e.s, allant jusqu'à livrer aux flics de l'immigration de Trump des listes de militant.e.s pro-palestinien.ne.s à déporter.

Le centre Menahem Begin, créé en décembre 2004, se situe au 25, rue du Buisson Saint-Louis / 1, rue du Chalet dans le quartier de Belleville. Son objectif déclaré est l' « enseignement, diffusion et soutien de l'héritage spirituel de Menahem Bégin et de son mentor Zeev Jabotinsky ; soutien de l'idéologie sioniste ; diffusion de l'information sur les droits imprescriptibles du peuple juif sur la terre d'Israël ».

Vladimir Ze'ev Jabotinsky est l'idéologue principal du sionisme révisionniste prônant la création d'un État juif sur les deux rives du Fleuve Jourdain. Suite à la rupture avec la gauche sioniste dans les années 20, il fonde le Bétar en tant que mouvement mondial et paramilitaire de la jeunesse sioniste. Partisan d'une armée juive en Palestine, Jabotinsky inspire la création de l'Irgoun qui commet de nombreux massacres des palestinien.ne.s dès les années 30 et surtout pendant la Nakba.

Dans les pas de son maître, Menahem Begin rejoint le Bétar et l'Irgoun qu'il dirige à partir de 1943. Par la suite, en tant que Premier ministre israélien, il envahit le Liban en 1982 et fonde le parti de droite Likoud. Il y a donc une continuité évidente entre les idées de Jabotinsky, de Begin et celles de Nétanyahou que le Bétar revendique : « le Likoud est héritier direct de la pensée de Jabotinsky ».

Nous sommes donc rentré.e.s de force dans leur local dont nous avons repeint la salle de l'intérieur et arraché les drapeaux d'Israël accrochés au mur. Sur les vitres extérieures du local, nous avons marqué à l'acide : « Fuck Betar, free Palestine ».

Au moment où le projet génocidaire israélien se radicalise toujours plus en promulgant la peine de mort pour les prisonnier.e.s palestinien.ne.s, nous avons attaqué l'un des locaux d'une organisation qui continue à promouvoir en France l'idéologie sioniste, embrigade des jeunes à partir de 12 ans, organise des voyages en terres colonisées et leur apprend des techniques de combat. En plus de justifier le génocide en Palestine et les massacres coloniaux au Liban dans la lignée du parti au pouvoir israélien, le Bétar se donne pour mission de forger à travers l'éducation spirituelle, idéologique et physique la personnalité du futur colon.

Le sionisme est un projet politique colonial et génocidaire par essence. Il s'inscrit directement dans la lignée des colonisations européennes qui ravagent le monde depuis le 15e siècle. En s'appuyant sur les mêmes justifications idéologiques racistes, les empires occidentaux européens et étatsunien soutiennent, bénéficient et participent directement à la colonisation et aux massacres perpétrés par l'État d'Israël.

Les colonisations occidentales ont aussi participé à imposer l'État-nation comme seule forme d'existence politique légitime, justifiant ainsi l'écrasement de toute autre forme d'existence en tant que communauté.

Le Bétar et sa branche étudiante Tagar-MEJF font partie d'un dense réseau d'organisations qui déshumanisent les palestinien.ne.s et rendent acceptable la colonisation et le génocide. Ils s'inscrivent dans un ensemble d'associations, de lobbies et d'entreprises tels qu'Elnet, Israël Forever, le salon de l'Alyah, le Fonds National Juif (KKL) et bien d'autres encore qui encouragent à s'installer sur les territoires colonisés, racheter des terres volées aux palestinien.ne.s, rejoindre l'armée génocidaire, bloquer l'aide humanitaire ou financer la colonisation et les massacres…

Nous devons, ici en France, attaquer tous les acteurs du projet colonial, défaire le réseau génocidaire et soutenir toustes celleux qui résistent en Palestine, au Liban et en Iran.

Palestine libre de la mer au Jourdain. Solidarité avec toutes les personnes enfermées par le régime colonial.

À bas l'État d'Israël et tous les empires ! À la mémoire de toustes les martyrs de la résistance !

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14.05.2026 à 08:00

Comment une librairie peut-elle être antifasciste ?

Discussion ouverte pour penser cette question toustes ensemble.

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Discussion ouverte pour penser cette question toustes ensemble.

Des attaques récentes sur plusieurs librairies indépendantes et la mainmise croissante et décomplexée de l'extrême droite sur l'édition nous interpelle. Si le Slap rassemble des personnes qui font vivre l'édition indé et féministe, faisons-en une occasion de partager nos questions et nos pistes de réponse.
Que tu sois libraire, éditeurice, auteurice, lecteurice ou tout simplement intéressé.e, on a besoin de toi !

De quoi l'antifascisme est-il le nom ? A quelles conditions trahit-il la blanchité ? Comment la librairie peut-elle être mobilisée dans nos luttes, au-delà du monde du livre ? De quels leviers les libraires disposent-iels ? Comment faire de ces espaces marchands des occasions de rencontre et de circulation anticapitalistes ? Comment sortir d'une logique de l'urgence ? Quelles alternatives et quelles alliances aimerait-on construire ?

On en parlera le dimanche 24 mai à 15 heures à la Parole Errante (Montreuil) : discussion ouverte à toustes.

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14.05.2026 à 08:00

Rencontre avec Liz Pelly autour du livre La machine Spotify

Les Allumés du Jazz invitent Liz Pelly à la librairie le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris) le vendredi 29 mai à 19h30 à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « La machine Spotify, la marchandisation de la musique à l'ère du streaming » aux éditions Actes Sud.

La rencontre sera animée par Pierre Tenne.

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Les Allumés du Jazz invitent Liz Pelly à la librairie le Monte-en-l'air (2 rue de la Mare, 75020 Paris) le vendredi 29 mai à 19h30 à l'occasion de la sortie de son nouvel ouvrage « La machine Spotify, la marchandisation de la musique à l'ère du streaming » aux éditions Actes Sud.

La rencontre sera animée par Pierre Tenne.

Présentation de l'ouvrage par la maison d'édition :

Plongée au coeur des origines et des méthodes de Spotify, cette enquête est l'une des premières à explorer l'influence de la plus grande plateforme de streaming sur la musique de notre siècle. Elle montre avec brio ce que le streaming a changé dans notre façon d'écouter de la musique, de la produire et de la rémunérer.
Fondée sur des années d'investigation et d'interviews auprès d'anciens employés de Spotify, d'historiens de la musique, de directeurs de labels et de musiciens, ce livre vise à rendre aux auditeurs et aux musiciens leur liberté de choix et leur pouvoir. Il leur donne enfin les armes pour discerner les biais économiques et technologiques qui structurent aujourd'hui nos écoutes sans qu'on le sache.
À la suite de la publication aux États-Unis, en 2025, de ce livre qui a lancé l'alerte à propos du recours aux « artistes-fantômes » pour produire des morceaux peu chers, Spotify a fait retirer de ses playlists soixante millions de titres produits par intelligence artificielle.

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14.05.2026 à 08:00

Samedi 16 mai : commémoration de la Nakba - manifestation

Rendez-vous samedi 16 mai à 14h place de la République à Paris pour une manifestation en commémoration de la Nakba, à l'appel d'Urgence Palestine.

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Rendez-vous samedi 16 mai à 14h place de la République à Paris pour une manifestation en commémoration de la Nakba, à l'appel d'Urgence Palestine.

Le 16 mai, à l'occasion de la commémoration de la Nakba, nous appelons à une manifestation massive dans les rues de Paris, derrière la Palestine et son peuple.

🧭 Derrière la Palestine comme boussole de liberté et de lutte. Derrière son peuple organisé pour la libération de la terre. Dans un pays ou la colonialité s'immisce jusque dans le mouvement de solidarité avec la Palestine, nous appelons chaque allié•e sincère à nous rejoindre.

78 ans de nakba, 78 ans de résistance !

🗓️ Samedi 16 mai
📍 Manifestation, départ à 14h, place de la République, Paris

🇵🇸 Réservez votre soirée, un évènement suivra la manifestation ! Infos à venir

Visuel : Jarosław Jasiński

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13.05.2026 à 18:00

Bortsch solidaire et film sur l'exil des personnes queer pendant la guerre en Ukraine

Annonce de dernière minute : le média punk russophone No Future arrive à la Kunda ce vendredi 15 mai avec un programme inédit :

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Annonce de dernière minute : le média punk russophone No Future arrive à la Kunda ce vendredi 15 mai avec un programme inédit :

🍲 Bortsch solidaire et film sur l'exil des personnes queer pendant la guerre en Ukraine ce vendredi 15 mai à 19h à la Kunda 🎥

📣 Annonce de dernière minute : le média punk russophone No Future arrive à la Kunda ce vendredi 15 mai avec un programme inédit :

✍️ À partir de 19h, atelier-discussion : comment créer des médias DIY à partir de rien

🍿 Ciné-club NowHere : documentaire « Alex et Galya » (83') : Alex & Gala sont un couple queer. Lui est ukrainien, elle est russe. Au moment où la Russie envahit l'Ukraine, iels quittent Moscou pour rejoindre Kharkiv traversant la frontière à pieds avec la mère de Gala et leur chat. Comment se reconstruire en exil en tant que personne trans/queer ? Le film raconte ce qui les a aidé à tenir ensemble.

🎬 La projection sera suivie par une rencontre en visio avec le réalisateur et les protagonistes

🍲 Un délicieux bortsch de solidarité avec les prisonnier•es anti-autoritaires en Russie 😋

🎤 Viens proposer un truc ou juste traîner avec nous autour d'un bol chaud !!

Affiche
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13.05.2026 à 08:00

La guerre n'est pas un accident

Ce jeudi 7 mai, à l'aube, une antenne relais de l'opérateur Bouygues et un transformateur TDF de radio numérique diffusant BFM, a brûlé au sud de Limoges, au lieu-dit de « la croix de l'arbre ».
Cette infrastructure de média et de télécommunication a été ciblé car elle est partie prenante de l'industrie militaire et de l'imposition du numérique partout dans nos vies.

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Ce jeudi 7 mai, à l'aube, une antenne relais de l'opérateur Bouygues et un transformateur TDF de radio numérique diffusant BFM, a brûlé au sud de Limoges, au lieu-dit de « la croix de l'arbre ».
Cette infrastructure de média et de télécommunication a été ciblé car elle est partie prenante de l'industrie militaire et de l'imposition du numérique partout dans nos vies.

Pour Bouygues, les guerres en cours sont un profit comme un autre. À travers son entreprise INEO defense, il assure l'infrastructure de communication de l'armée française. Quant à BFM ou RMC leurs réseaux participent à faire de nous des spectateurs des massacres en Palestine, au Liban comme ailleurs.
La guerre commence avec la pacification sociale et notre habituation au récit hégémonique diffusé par les médias. On ne s'attardera pas à présenter BFM, bien connus pour être un des relais réactionnaires des intérêts industriels. Leurs récits nous habituent aussi à notre impuissance et définissent à notre place l'ennemi à combattre qu'il soit intérieur ou extérieur. L'effort de guerre que nous refusons est celui qui veut nous faire accepter l'austérité sociale comme une fatalité.
Pourtant le dépouillement et la militarisation du monde se heurtent toujours à la résistance. Comme l'ont montré les millions de personnes descendues dans la rue pour la Palestine et toutes les actions de solidarité. La technologie numérique est ciblée comme un des piliers dans le développement du téléguidage par intelligence artificielle dans les opérations militaires, comme Israel en fait usage de manière massive contre le peuple palestinien.

Par ailleurs, ces prochains jours se déploieront dans la région des exercices militaires. N'oublions pas que quand l'armée se déploie ce n'est jamais qu'un exercice mais toujours une opération de guerre psychologique pour habituer à leur présence et faire accepter l'état de guerre permanent.

Ne restons pas indifférents.

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13.05.2026 à 08:00

Lettre ouverte à Jean-Noël Barrot

Rami Abou Jamous écrit son journal pour Orient XXI. Dans ce texte, il adresse une lettre ouverte au ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, après que ce dernier a repris une citation choquante de l'ancienne première ministre israélienne Golda Meir devant le Sénat.

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Rami Abou Jamous écrit son journal pour Orient XXI. Dans ce texte, il adresse une lettre ouverte au ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, après que ce dernier a repris une citation choquante de l'ancienne première ministre israélienne Golda Meir devant le Sénat.

Pendant cette période d'inaction, j'ai passé le temps en regardant l'actualité sur mon téléphone portable, grâce aux quelques connexions qui fonctionnent encore. J'ai vu une vidéo qui m'a causé un choc dont je ne me remets toujours pas. J'ai entendu le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, citer le 9 avril devant le Sénat une formule connue de Golda Meir, première ministre israélienne de 1969 à 1974 : « Nous pouvons pardonner aux Arabes d'avoir tué nos enfants. Nous ne pouvons pas leur pardonner de nous avoir obligés à tuer leurs enfants. » Pour le ministre des affaires étrangères, cette phrase absurde illustre « l'éthique humaniste et universaliste d'Israël » !

J'étais si choqué que j'ai bondi hors de mon lit, malgré la douleur. Je croyais avoir mal compris. J'ai cherché l'intégralité de la vidéo, je l'ai visionnée plusieurs fois pour vérifier si cette partie du discours n'avait pas été coupée de son contexte. J'ai eu les larmes aux yeux de désespoir quand j'ai compris que Barrot, appuyant chaque syllabe pour montrer sa conviction, opposait « l'humanisme » de Golda Meir à la récente loi israélienne imposant la peine de mort pour les seuls Palestiniens. Si on suit le ministre, les Israéliens n'ont pas le droit de pendre des gens, mais ils peuvent tuer des enfants. Parce qu'ils y sont obligés. J'ai dit à Sabah, ma femme : « Tu crois qu'en restant à Gaza, nous obligeons les Israéliens à tuer nos enfants ? » Elle m'a regardé avec des yeux ronds. Je lui ai expliqué ce qu'il en était, mais elle ne voulait toujours pas croire qu'un ministre français ait pu dire ça.

Nous ne comprenons pas que la France nous insulte.

J'ai donc décidé d'envoyer une lettre ouverte à Jean-Noël Barrot.
[...]

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13.05.2026 à 08:00

Montée au Mur des Fédérés 2026

POUR QUE VIVE LA COMMUNE ! 30 MAI 2026 PARIS
Montée au Mur des Fédérés avec les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871.

Texte intégral (520 mots)

POUR QUE VIVE LA COMMUNE ! 30 MAI 2026 PARIS
Montée au Mur des Fédérés avec les Amies et Amis de la Commune de Paris 1871.

Le 18 mars 1871 débutait la Commune de Paris. Pendant deux mois, elle a porté les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité, à travers l'émergence du droit du travail, la séparation de l'église et de l'État, une démocratie où le peuple n'abdique jamais sa souveraineté, l'école laïque et gratuite pour les filles et les garçons, ou encore la citoyenneté universelle accordée aux étrangers.
Pendant 72 jours, Paris fut une ville libre face à une assemblée monarchiste et ouvrant la voie à une République moderne, démocratique, laïque et sociale.
Dans l'œuvre riche et diverse de la Commune de Paris, nous nous attachons cette année à la défense des services publics, à l'heure où ceux-ci et leur financement font plus que jamais l'objet de vifs débats. Comme au temps de la Commune, lutter pour leur préservation et leur amélioration, c'est faire preuve de démocratie et livrer un combat moderne.
Nous appelons celles et ceux qui veulent résister aux atteintes aux droits sociaux et démocratiques et lutter pour en conquérir de nouveaux à participer à la Montée au Mur des Fédérés 2026.
Devant ce mur, où s'est écrite en lettres de sang une page de notre liberté, nous viendrons témoigner que la Commune n'est pas morte :

  • parce que nous sommes là
  • parce que les Versaillais existent encore et que la lutte des classes est bien une réalité
  • parce qu'on ne tue pas l'espérance d'un peuple
    Nous vous donnons rendez-vous samedi 30 mai 2026 à partir de 11 heures place des fêtes (Paris 19e) pour un rassemblement festif. Départ de la manifestation à 14h30 pour nous rendre devant le Mur des Fédérés au cimetière du Père Lachaise.
    La Commune n'est pas morte ! Vive la Commune !
Montée au Mur 2026
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13.05.2026 à 08:00

1re de l'Assemblée Anticarcérale Paname & Environs

La première Assemblée Anticarcérale Paname & Environs aura lieu le dimanche 24 mai à la Bourse du Travail d'Aubervilliers (92 rue Victor Hugo, 93300 Aubervilliers, métro Aimé Césaire). Le lieu sera ouvert dès 14h pour s'installer, écrire ensemble des lettres à des prisonnier·es, parcourir l'infokiosque, avec des brochures et textes sur différentes affaires et luttes contre les prisons, ou grignoter. L'assemblée même commencera à 14h30. On conseille d'essayer autant que possible de venir sans téléphone (ou au pire, de l'éteindre en avance) pour réduire la surveillance que l'on s'impose à travers l'omniprésence des mouchards technologiques dans nos milieux. Il y aura aussi un coin et des activités pour les enfants, pour permettre aux personnes qui ont des enfants de pouvoir participer à l'assemblée.

Texte intégral (1051 mots)

La première Assemblée Anticarcérale Paname & Environs aura lieu le dimanche 24 mai à la Bourse du Travail d'Aubervilliers (92 rue Victor Hugo, 93300 Aubervilliers, métro Aimé Césaire). Le lieu sera ouvert dès 14h pour s'installer, écrire ensemble des lettres à des prisonnier·es, parcourir l'infokiosque, avec des brochures et textes sur différentes affaires et luttes contre les prisons, ou grignoter. L'assemblée même commencera à 14h30. On conseille d'essayer autant que possible de venir sans téléphone (ou au pire, de l'éteindre en avance) pour réduire la surveillance que l'on s'impose à travers l'omniprésence des mouchards technologiques dans nos milieux. Il y aura aussi un coin et des activités pour les enfants, pour permettre aux personnes qui ont des enfants de pouvoir participer à l'assemblée.

Lors des dernières grosses révoltes qui ont eu lieu, la réalité sociale de la répression nous a laissé-es face à un constat amer : nous sommes bien loin d'avoir les outils nécessaires pour réagir correctement face à l'appareil d'État, ainsi qu'amplifier la voix des prisonnier·ères et de celleux qui font les frais du système carcéral.

Pourtant, les mouvements ne manquent pas d'inventivité pour s'opposer de front aux prisons, que ce soit par des actions telles que l'attaque de la prison de Fresnes lors des révoltes de 2023, les attaques répétées de comicos dans cette même révolte comme lors des gilets jaunes, ou encore les attaques et intimidations de matons à domicile comme lors de DDPF.

Nous voulons nous en inspirer pour pousser nos luttes anti-carcérales plus loin, à la fois pour dépasser nos milieux anarchistes et adopter une position qui ne soit pas simplement défensive, en simple réaction à la répression.

La prison est - et sera - toujours l'un des symbole les plus éloquents de la puissance de l'État, de sa capacité à réprimer, enfermer et isoler l'ensemble des individu·es qui menacent son existence. La prison est au centre même de l'appareil colonial qui constitue l'État français : elle sert à mater et punir les révoltes des colonies comme récemment en Kanaky, Guadeloupe ou Martinique, à intensifier le tri aux frontières comme à Mayotte, et à tracer des frontières intérieures en incarcérant massivement les populations racisées, colonisées et les plus pauvres.

Attaquer les lieux d'incarcération - par les mots, la solidarité, le feu ou la bombe - c'est alors s'attaquer à ses outils privilégiés.

Rompre l'isolement des/avec les détenu·es est alors devenu rapidement pour les mouvements anticarcéraux un moyen d'affaiblir l'appareil carcéral et l'État colonial. En exposant la voix des personnes enfermé·es, on se donne le moyen de penser « la prison » (son fonctionnement, ses outils, etc.), mais aussi de la rendre moins « extérieure à nos vies ». Des surgissements tels que DDPF ou les révoltes pour Nahel parviennent à la remettre au centre de l'attention en s'y attaquant ouvertement, créant des fissures dans lesquelles nous désirons nous engouffrer pour mettre fin à la trop commune realité de l'incarcération et des assassinats policiers.

Une des prouesse des États dits « démocratiques », est d'avoir réussi à faire de la notion d'enfermement un impensé pour toute une partie de la population. Une situation si lointaine que l'on ne prend même pas la peine de l'envisager, alors que c'est pourtant le quotidien de beaucoup de personnes...

Cette nécessité de destruction est d'autant plus présente dans une région parisienne qui concentre à elle seule une densité collossale d'institutions d'enfermements : que ce soit les taules, tribunaux, comicos, ou prisons pour sans-papiers, mineur-es, enfants, fols, tox, handi-es, animaux non-humains...

Pour nous, s'organiser signifie construire des nouvelles formes de lutte, de solidarité et de décision, par notre capacité collective à rompre avec l'ordre existant, à expérimenter, à créer, à inventer...

Depuis le début du 20e siècle, les Anarchist Black Cross (ABC) et leurs réseaux ont cet avantage de se présenter sous une forme autonome et souple, fondée sur un internationalisme radicalement anti-carcéral, d'où notre envie de nous réaproprier cette forme et de s'inscrire dans un réseau pour abattre les prisons proches de chez nous comme à l'autre bout du monde, pour l'insurrection ailleurs comme ici. Loin de voir cette modalité comme une structure rigide et fermée, nous souhaitons, à partir du modèle des ABC, créer un espace de discussion et d'échange, une assemblée libre où chacun·e pourrait partager et expérimenter, tout en s'inspirant des actions déjà existantes : lettres, cantines, parloirs, traductions, évènements...

Nik la taule et mort aux matons !

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13.05.2026 à 08:00

Négrophobie,violences d'État et territoires à décoloniser : les héritages très actuels de l'esclavage et de la traite transatlantique

Négrophobie, violences d'État et territoires à décoloniser : les héritages bien vivants de l'esclavage et de la traite atlantique.
Le 10 mai est présenté comme une journée de “commémoration des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition”.
Mais que commémore-t-on réellement ?

Texte intégral (1083 mots)

Négrophobie, violences d'État et territoires à décoloniser : les héritages bien vivants de l'esclavage et de la traite atlantique.
Le 10 mai est présenté comme une journée de “commémoration des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition”.
Mais que commémore-t-on réellement ?

Mardi 19 Mai-19h
CICP 21 ter rue Voltaire 75011

Table ronde avec :

  • Maboula Soumahoro - Maîtresse de conférence à l'Université
  • Theo Lubin - Collectif 10 Mai
  • Fatou Dieng et Akuvi - Réseau Entraide Vérité et Justice
  • Dawud Bumaye - Revue Dissidente
  • Aminata Konaté - Militante et créatrice de contenu

Négrophobie, violences d'État et territoires à décoloniser : les héritages bien vivants de l'esclavage et de la traite atlantique.

Le 10 mai est présenté comme une journée de “commémoration des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition”.

Mais que commémore-t-on réellement ?

Le 2 avril 2024, à l'Assemblée générale des Nations unies, une résolution portée notamment par le Ghana visant à reconnaître la traite transatlantique et l'esclavage comme crime contre l'humanité a été soumise au vote. La France a choisi de s'abstenir.

Derrière les arguments invoquant le refus de “hiérarchiser les crimes”, cette position révèle surtout une difficulté persistante à affronter une histoire pourtant fondatrice du monde contemporain. Car l'esclavage transatlantique n'est pas un simple épisode du passé.
Il a façonné un ordre racial global, construit sur la déportation de millions de personnes africaines et l'exploitation systématique de leurs corps. Cet ordre ne s'est pas dissous avec les abolitions : il s'est transformé, réorganisé, et continue de structurer en profondeur nos sociétés.

Aujourd'hui encore, ses héritages sont visibles :
négrophobie, racisme systémique, violences d'État, inégalités face à la justice et aux droits. Les attaques verbales et physiques visant des personnes noires ces dernières semaines — qu'il s'agisse d'élu·es ou d'enfants — rappellent que ces logiques ne relèvent pas du passé, mais du présent.
Les violences policières s'inscrivent pleinement dans cette continuité : contrôles au faciès, usage disproportionné de la force, impunité institutionnelle. Elles touchent de manière récurrente des personnes racisées et font l'objet de mobilisations constantes, portées notamment par des collectifs de familles et des réseaux comme le Réseau Entraide Vérité et Justice, qui luttent pour la reconnaissance, la vérité et la justice.
Dans les dernières colonies que sont les régions départements dits d'outremer, les structures économiques coloniales perdurent, notamment à travers la domination de certaines grandes familles békés, parfois descendantes directes d'esclavagistes, qui concentrent encore des pans entiers de l'économie. Ce capitalisme comprador empêche le développement économique local. La production industrielle est inexistante et la production agricole responsable est empêchée au profit de l'industrie agroalimentaire qui impose aux populations des crimes écologiques comme ceux de la chlordécone. La militarisation et la répression sont les réponses du gouvernement français aux contestations et aspirations à l'autodétermination. Ce fut le cas lors des grandes manifestations contre la vie chère en Martinique et Guadeloupe ou les leaders furent emprisonnés et pour certains déportés vers l'île de la Réunion. Dans les années 70 les mouvements indépendantistes avaient déjà subi le même type de violence. La militarisation du territoire est un des grands classiques du colonialisme. Le SMA (Service Militaire Aménagé) est une des rares alternatives proposée, avec l'émigration, à une jeunesse paupérisée.

Malgré la disparition juridique de l'esclavage, ses effets se prolongent dans les rapports sociaux, les hiérarchies raciales et les politiques publiques. Les restrictions à la mobilité, les politiques migratoires, ou encore la surexposition aux violences d'État participent de cette continuité.
Face à cela, des mobilisations pour la reconnaissance et la réparation se développent. Des organisations comme le Comité 10 mai portent ces revendications, en exigeant que justice soit faite face aux conséquences durables de l'esclavage et de la colonisation.
Dans ce contexte, la commémoration du 10 mai interroge.

Célèbre-t-on réellement une rupture historique, ou participe-t-on à un récit national qui valorise l'abolition tout en évitant de penser ses prolongements et ses responsabilités ?

Ce récit national servant à occulter les luttes menées par les personnes réduites en esclavage elles-mêmes, notamment les révoltes comme celle du 23 août 1791, journée internationale du souvenir de la traite négrière, à laquelle on a , en France, préférée celle du 10 mai pour fêter une opportune réconciliation des Français ,au prétexte d'honorer conjointement la figure des “abolitionistes” ,et celle des personnes réduites en esclavage.

Cette table ronde propose d'ouvrir ces questions :
Comment l'histoire esclavagiste et coloniale continue-t-elle de structurer le présent ?
Quelles formes prennent aujourd'hui les résistances ?
Et quelles perspectives pour la justice, les réparations et la décolonisation ?

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12.05.2026 à 23:33

Appel à soutien pour Zaid - mercredi 13 mai

Rendez-vous mercredi 13 mai à 16h au Palais de Justice (métro Cité) Chambre 5, Pôle 7 à l'occasion de l'audience de Zaid au sein de la Cour d'appel de Paris

Lire la suite (318 mots)

Rendez-vous mercredi 13 mai à 16h au Palais de Justice (métro Cité) Chambre 5, Pôle 7 à l'occasion de l'audience de Zaid au sein de la Cour d'appel de Paris

Demain, mercredi 13 mai, notre camarade Zaid comparaît de nouveau devant la Cour d'Appel de Paris, à 16h.

La justice française doit toujours se prononcer sur la demande d'extradition émise par la Hongrie à l'encontre de Zaid, plus d'un an après le rejet d'une demande similaire à l'encontre de Gino.

Cette audience est, comme les précédentes, une échéance importance dans le procès de Zaid : soyons nombreuses & nombreux dans la salle d'audience pour lui montrer notre solidarité.

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12.05.2026 à 08:00

Panorama du racisme à l'œuvre dans les prisons pour étrangers du Mesnil-Amelot, 1970-2017

Pour mémoire : compilation d'articles référençant la longue histoire du racisme au Mesnil-Amelot.

Texte intégral (2051 mots)

Pour mémoire : compilation d'articles référençant la longue histoire du racisme au Mesnil-Amelot.

1970 : Le Mesnil-Amelot. Construire Roissy : les travailleurs étrangers

Le Mesnil-Amelot abandonne la moitié de sa superficie au projet d'aéroport et, près du village historique, un autre village artificiel destiné aux travailleurs de Roissy réunit progressivement près de 1 200 personnes, en majorité des étrangers. Ces effectifs constituent une grande partie des ouvriers du chantier
Ce que l'on appelle le « camp » est créé en 1967 et situé à quelques dizaines de mètres du chantier. Il se compose de deux espaces : une série de longs pavillons, logements collectifs destinés majoritairement aux ouvriers célibataires, et un ensemble de pavillons préfabriqués sur pilotis, sorte de bungalows qui accueillent, parfois durant plusieurs années, les familles des chefs d'équipe et conducteurs d'engins.
En 1972, ce foyer patronal compte environ 360 Algériens, 410 Portugais, 200 Tunisiens et Marocains et 40 Français. Une vingtaine de familles de travailleurs portugais s'est aussi installée au village après une période de résidence dans le foyer.(…)
Les dysfonctionnements de l'assistance médicale sont aussi reprochés aux employeurs négligents, comme le déclare un ouvrier :
« Lorsqu'il y a un accident sur le chantier, il faut attendre parfois un bon moment l'ambulance. »
le volume horaire hebdomadaire approche les 50 heures, la pénibilité du travail sur ce chantier gigantesque et l'absence de véritables loisirs condamnent les salariés à l'isolement. Des tentatives d'alphabétisation sont entreprises, mais de manière désorganisée et intermittente et aucun organisme extérieur à l'ADEF, politique, syndical ou bénévole, n'est autorisé à pénétrer dans le camp.
L'idée que la présence de ces travailleurs étrangers pose des « problèmes » et des « inconvénients » et n'apporte que des désavantages est alors une idée courante dans la France du début des années 1970. La mairie fait connaître le « coût » occasionné par cette présence… »
….

7 mars 2003 - Deux rapports dénoncent les violences policières en zone d'attente - Le Monde
Expulsés du CRA Mesnil-Amelot + aéroport conditions d'embarquement

Plus troublant encore, de nombreux cas cités font l'objet de certificats médicaux spécifiques : un formulaire préimprimé rempli par les médecins où sont précisées les circonstances des violences. La case « agression » y est cochée et complétée par les termes « à l'aéroport de CDG ». Les libellés médicaux se font ensuite plus explicites : « agression à l'aéroport de Roissy - Charles-de-Gaulle à l'embarquement à 23 h 00 le mardi 18 juin 2002 » ; un autre, le 19 août, précise « par les fonctionnaires de police ». Depuis l'arrivée de MDM et les pressions des associations, les médecins de garde semblent ne plus vouloir couvrir des pratiques trop courantes.
L'ensemble de ces accusations est porté en complément d'une critique en règle des conditions d'accueil en zone d'attente. Les rapports font état des « pressions psychologiques » pour forcer les étrangers à embarquer. Ils détaillent aussi les « humiliations » : réveils répétés en pleine nuit, séparation en fonction de la religion lors des déplacements, insultes racistes - le mot de « macaque » revient régulièrement -, privation de repas ou d'accès aux sanitaires… L'état des locaux, maintes fois dénoncé, ne semble guère s'être amélioré dans de nombreux terminaux, pas plus que les conditions d'accueil : sont ainsi stigmatisés l'entassement de plusieurs dizaines d'étrangers à même le sol dans des locaux exigus, l'absence de chauffage et de couverture au Mesnil-Amelot, les haut-parleurs appelant les « embarqués » toute la nuit…
Interrogé par Le Monde, le ministère de l'Intérieur nie toute violence en expliquant que seuls deux cas ont été signalés et sanctionnés en 2002.

15 décembre 2007 (extrait de ce livre : Désobéir avec les sans-papiers, Les Désobéissants, le passager clandestin, 2009)

« au CRA Mesnil-Amelot… les conditions de vie se sont fortement dégradées (douches et chauffages défectueux, manque de lits, nourriture périmée, surpopulation), les sans-papiers rédigent un cahier de doléances, inscrivent des slogans sur leurs T-shirts… entament une grève de la faim… l'un des meneurs est puni par transfert au CRA de Vincennes, où la contestation s'étend… »

21 juin 2008
Extrait de la revue Vacarme

« Mais, débordées par une révolte dont la détermination les a surprises (et qui faisait jonction avec celle des retenus du CRA du Mesnil-Amelot, près de Roissy), les forces de police ont perdu leur sang-froid, ce qui s'est traduit par une surenchère d'injures racistes et d'exactions physiques, et comme toujours l'ouverture de la chasse aux présumés leaders. Un pas en avant a été fait dans la nuit du 11 février 2008 avec une provocation clairement destinée à servir de prétexte à une action punitive : un policier éteint le poste collectif de TV, et tout le monde s'indigne. Surgissent ensuite des CRS, qui se livrent sans retenue à des violences. C'est alors qu'un policier s'amuse à "calmer" la révolte en utilisant son Taser. Un policier ou plusieurs ? Toujours est-il que trois étrangers seront transférés à l'hôpital. »

17 février 2009 : paroles de retenus sur les faux laissez-passer à fin d'expulsion

« Maintenant, il faut faire quelque chose pour nous. Ils nous donnent de faux laissez-passer pour tous les pays : Mali, Comores, Congo, Chine, Cap-Vert. Le consulat reconnaît que ce n'est pas eux qu'ont fait les laissez-passer. Le type est libéré par le juge. C'est eux-mêmes qui les fabriquent. Dès qu'ils arrivent à l'aéroport, les gens s'en rendent compte. L'autre jour, un Sénégalais a été expulsé et il nous a appelé du Sénégal pour nous dire que le laissez-passer était faux. C'est au Sénégal qu'il l'a su. Quand il y a quelqu'un qui est expulsé, il nous téléphone à son arrivée pour nous raconter et il nous dit si c'était un faux laissez-passer. »

18 novembre 2011 : rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté au CRA du Mesnil-Amelot

« Il a été rapporté aux contrôleurs que « certains fonctionnaires avaient des comportements et des propos à caractère raciste ou vexatoire à l'égard de certains retenus et
que ces attitudes entraînaient ou pouvaient entraîner des incidents ; ces comportements
étaient concrétisés par des gestes ou des paroles déplacés
 ».

16 décembre 2015- Black out au Mesnil-Amelot
L'Humanité
Privées d'eau et d'électricité, les personnes enfermées au centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) voient leurs conditions de vie très dégradées depuis dimanche soir. Mais, même dans le noir, la machine à expulser continue son travail !... la CIMADE a pu constater de graves atteintes aux droits et à la dignité des personnes… le juge ose l'écrire : « le maintien du retenu dans un local sans électricité, et notamment sans chauffage, durant l'hiver à des températures proches de zéro degré, ne constitue pas encore à ce jour des conditions de rétention contraires au principe de respect de la dignité de la personne humaine »

8 mars 2016 : Mesnil-Amelot : feu au centre de rétention

« Le CRA du Mesnil-Amelot est une fiction administrative qui regroupe dans une même enceinte deux centres, avec dans un bâtiment attenant un tribunal délocalisé. C'est le plus grand CRA de France situé stratégiquement au pied des pistes de l'aéroport de Roissy. Toute la violence de la politique d'enfermement et d'expulsion menée par l'État à l'égard des personnes étrangères s'y cristallise. »

10 août 2016 : “Tuni-chiens”

“Tuni-chiens”, c'est ainsi que des policiers français imprégnés des principes républicains et des valeurs citoyennes ont traité un sans-papier tunisien au sortir du centre de rétention de Mesnil-Amelot.

3 janvier 2017 : Que se passe-t-il au CRA du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) ? D'évidence la hiérarchie policière ne cherche guère à le savoir

« en janvier 2016, sur la messagerie intranet du même service – utilisée habituellement pour les alertes Vigipirate ou les signalements d'individus dangereux –, les fonctionnaires ont reçu de la propagande antimusulmane attribuée au Front national, le courriel étant accompagné d'une photo et de la signature du député Gilbert Collard. Un mail qui a par ailleurs transité par plusieurs services, dont ceux de la préfecture de police, à lire la chaîne des destinataires. Il est resté lisible durant près de dix mois ! »

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12.05.2026 à 08:00

Vive les psgeries !

Heureusement, ya les psgeries !
Vla les voitures, cassées, retournées, brûlées
Vla les mortiers tendus à la face
des assassins en uniforme
Vla le supermarché pillé
Vla la marche arrière de la flicmobile
quand on court sur elle
Vla tout ce qu'on jette sur elle comme on renvoie
des excréments à leur source
dans la chiottemobile
Vla la pauvre expo qui s'appelle « Vivre Ensemble » — si ! si !
— la démocratie subventionne ! — renversée par terre
Heureusement, ya les psgeries !
Ça nous change tant des parcours de jadis réglés
syndicaux-préfectoraux et des petits chefs
au tempo des petits dérèglements
Heureusement, ya les psgeries !
Y aura pas de place centrale
Y aura toutes les places de la ville
toute la nuit et plus
Vive le 30 mai !

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Heureusement, ya les psgeries !
Vla les voitures, cassées, retournées, brûlées
Vla les mortiers tendus à la face
des assassins en uniforme
Vla le supermarché pillé
Vla la marche arrière de la flicmobile
quand on court sur elle
Vla tout ce qu'on jette sur elle comme on renvoie
des excréments à leur source
dans la chiottemobile
Vla la pauvre expo qui s'appelle « Vivre Ensemble » — si ! si !
— la démocratie subventionne ! — renversée par terre
Heureusement, ya les psgeries !
Ça nous change tant des parcours de jadis réglés
syndicaux-préfectoraux et des petits chefs
au tempo des petits dérèglements
Heureusement, ya les psgeries !
Y aura pas de place centrale
Y aura toutes les places de la ville
toute la nuit et plus
Vive le 30 mai !

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12.05.2026 à 08:00

conférence gesticulée « un ours bipolaire en colère »

Duel drôle et engagé contre l'hégémonie culturelle du cacapipitalisme.

Lire la suite (360 mots)

Duel drôle et engagé contre l'hégémonie culturelle du cacapipitalisme.

Prenez un utopiste, mettez-lui le nez dans le dérèglement climatique, puis trempez-le dans Extinction Rébellion, les Zapatistes, les gilets jaunes. Vous obtenez un ours bipolaire en colère capable de refaire le monde dans la joie et la bonne humeur avec Raymond Aubrac, Antonio Gramsci et... Coluche.

La situation est grave mais on n'a pas besoin de l'être, car ça n'arrangerait rien ! Éteignez la télé et laissez Bisounours vous réveiller pour vous faire rêver d'un nouveau monde. C'est le one-man-show pour la vie contre l'argent.

Samedi 23 mai de 12h15 à 13h00
Dimanche 24 mai de 17h30 à 18h15

Entrée au festival à prix libre

Version raccourcie spécialement pour le Festival des Murs à Pêches !

Le show aura lieu dans la parcelle culturelle (impasse Gobétue au fond à gauche)
Samedi 23 mai de 12h15 à 13h00
Dimanche 24 mai de 17h30 à 18h15

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12.05.2026 à 08:00

Campus IA : les data centers n'auront jamais autant menacé la santé de toustes

Vous avez l'habitude des gros chiffres, mais Campus IA surpasse tout !

  • 70 hectares de terres agricoles, soit 100 (!) terrains de foot
  • 50 milliards (!) d'euros d'investissement
  • 17 % de la consommation d'électricité de la région

Les data centers, ça chauffe. Derrière chaque data center, il y a un système de refroidissement. Celui de Campus IA utiliserait 500 tonnes de liquide de refroidissement par an.

Sur ces 500 tonnes, des polluants éternels (PFAS) s'échapperaient à raison de 3 % par an dans l'environnement, soit 15 tonnes déversées dans la nature chaque année. C'est énorme.

Et on le sait désormais, les PFAS menacent la santé des écosystèmes et humaine, en se stockant dans les corps et l'environnement, multipliant les « effets cocktails ».

Campus IA : tout un symbole de l'asservissement des terres par une industrie vorace

La mobilisation à Grenoble contre les industries STMicroelectronics et Soitec portée par STopMicro et les Soulèvements de la terre de mars dernier l'a bien montré : les industries du numérique (usines à puces, data centers, etc.) sont voraces. Voraces en tout - terres, eau, électricité, main d'œuvre.

Mais ce sont d'abord des terres dont nous voulons parler.

Avec l'empire logistique, le secteur du numérique est l'un des gros artificialisateurs de terres du pays. Le terrain prévu pour Campus IA représente à lui seul 100 terrains de foot : c'est colossal et l'on sait désormais quel désastre représenterait l'artificialisation de ces terres (destruction des sols, disparition de terres arables, augmentation du risque d'inondation, destruction d'habitats pour la biodiversité). Mais il faut aussi voir que ces terres n'ont pas été choisies au hasard.

Fouju a été choisi parce que c'est le terrain idéal, pragmatiquement et politiquement parlant. Si ces 70 ha de terres venaient à être engloutis, il est fort à parier que personne dans la classe dirigeante et dans la presse mainstream ne s'en émouvrait. D'abord, le terrain, situé à proximité immédiate de l'autoroute A5 et de lignes à très haute tension, fait partie de ces terres que l'on considère comme "sacrifiables" de longue date.

Mais Campus IA est en fait symptomatique d'un mouvement de fond : celui de la préemption de territoires périphériques pour servir les métropoles et le pays tout entier. Au-delà de Fouju, des dizaines de centres de données XXL et usines à IA, qualifiés de "projets d'intérêt national majeur" s'apprêtent à pousser à Cambrai, au pied du tracé du canal Seine-Nord-Europe, à Châteauroux ou encore à Valence. Cette dynamique semble trouver un paroxysme en banlieue francilienne. Au-delà de la Seine-Saint-Denis (93), dans laquelle un véritable extractivisme moderne et néo-colonial fait ravage, les campagnes d'Ile-de-France, et notamment la Seine-et-Marne (77), deviennent elles aussi de véritables territoires servants, mis au pas par des projets ou des installations de sites toxiques, dont Campus IA n'est que l'un des exemples.

C'est en effet là qu'on prévoit de bétoniser la zone humide de la Bassée pour le projet de mise à grand gabarit, qu'on trouve les immenses silos de l'agro-industriel Soufflet ainsi qu'une immense carrière pour extraire les ressources nécessaires à l'industrie du béton. Une dynamique que l'on retrouve à l'échelle du monde postcolonial du XXIe siècle, dans lequel les pays du Sud global continuent d'alimenter le Nord. Nos camarades de STopMicro l'avaient bien dit : "des mines congolaises aux immenses décharges de déchets électroniques ghanéennes en passant par les ateliers de misère asiatiques, le numérique repose sur une exploitation coloniale".

Bref, qui ira s'indigner que les 70 ha de Fouju soient artificialisés dans un territoire peu habité, jamais ou mal représenté, voire méprisé ?

Campus IA : sous couvert de souveraineté, une infrastructure de plus pour le techno-fascisme

Dans l'espoir de rivaliser avec l'empire technologique étasunien, l'État veut faire de la France le nouveau leader de l'IA. Des projets de data centers comme Campus IA sont donc vus comme indispensables à la compétition internationale en cours.

Mais ni les investisseurs, ni les usines et sites eux-mêmes n'ont pour but (unique) de développer des technologies pour œuvrer au bien de l'humanité. La plupart des produits de l'industrie du numérique ont un double emploi ("dual-use") numérique/militaire (armée, surveillance, répression) - c'est le cas pour les semi-conducteurs fabriqués par STMicroelectronics par exemple. Et ce qui est bien connu pour les usines de semi-conducteurs ou de puces, commence à se voir pour l'IA.

En mars 2026, Open AI, leader étasunien dans l'IA (co-fondée par Elon Musk), a signé un accord avec l'administration Trump pour permettre à l'armée étasunienne d'utiliser les modèles d'Open AI dans un cadre militaire. L'IA est par exemple responsable de 'l'erreur de ciblage' qui a conduit à la mort de 168 civil·es, principalement des écolières, à Minab en Iran le 28 février.

Même son de cloche en France : Mistral AI, concurrent européen d'Open AI et investisseur du projet, a signé en janvier dernier un accord avec le ministère français des Armées pour "renforcer la souveraineté technologique de la défense". Sauf que le chatbot est accusé fin avril de relayer de la désinformation provenant des réseaux ou médias proches des États russes, chinois ou iraniens.

Or, l'accélération fasciste internationale a désespérément besoin de maintenir un état de guerre permanent, à l'intérieur comme à l'extérieur. Les outils et produits de l'IA sont une aubaine pour les techno-fascistes de tout bord : désinformation active, surveillance de masse et collaboration avec l'armée ou les ministères de l'Intérieur, ingérence en période électorale...

Comment pourrait-on croire que Campus IA ne sera pas un site de plus œuvrant à la fascisation de nos existences ?

Face à ce projet qui s'annonce plus que vertigineux, la résistance s'organise : des collectifs et organisations écologistes, techno-critiques, paysannes s'allient.

Nous vous invitons à participer à fond à l'enquête publique qui dure un mois et à déposer un maximum d'avis pour faire monter la contestation !
Retrouvez toutes les infos sur https://linktr.ee/stopcampusia

Il est temps de faire monter l'opposition locale d'un cran : on se retrouve le 24 mai à Fouju pour un pique-nique d'opposition, dans le cadre du Printemps des luttes locales.

Texte intégral (1332 mots)

Vous avez l'habitude des gros chiffres, mais Campus IA surpasse tout !

  • 70 hectares de terres agricoles, soit 100 (!) terrains de foot
  • 50 milliards (!) d'euros d'investissement
  • 17 % de la consommation d'électricité de la région

Les data centers, ça chauffe. Derrière chaque data center, il y a un système de refroidissement. Celui de Campus IA utiliserait 500 tonnes de liquide de refroidissement par an.

Sur ces 500 tonnes, des polluants éternels (PFAS) s'échapperaient à raison de 3 % par an dans l'environnement, soit 15 tonnes déversées dans la nature chaque année. C'est énorme.

Et on le sait désormais, les PFAS menacent la santé des écosystèmes et humaine, en se stockant dans les corps et l'environnement, multipliant les « effets cocktails ».

Campus IA : tout un symbole de l'asservissement des terres par une industrie vorace

La mobilisation à Grenoble contre les industries STMicroelectronics et Soitec portée par STopMicro et les Soulèvements de la terre de mars dernier l'a bien montré : les industries du numérique (usines à puces, data centers, etc.) sont voraces. Voraces en tout - terres, eau, électricité, main d'œuvre.

Mais ce sont d'abord des terres dont nous voulons parler.

Avec l'empire logistique, le secteur du numérique est l'un des gros artificialisateurs de terres du pays. Le terrain prévu pour Campus IA représente à lui seul 100 terrains de foot : c'est colossal et l'on sait désormais quel désastre représenterait l'artificialisation de ces terres (destruction des sols, disparition de terres arables, augmentation du risque d'inondation, destruction d'habitats pour la biodiversité). Mais il faut aussi voir que ces terres n'ont pas été choisies au hasard.

Fouju a été choisi parce que c'est le terrain idéal, pragmatiquement et politiquement parlant. Si ces 70 ha de terres venaient à être engloutis, il est fort à parier que personne dans la classe dirigeante et dans la presse mainstream ne s'en émouvrait. D'abord, le terrain, situé à proximité immédiate de l'autoroute A5 et de lignes à très haute tension, fait partie de ces terres que l'on considère comme "sacrifiables" de longue date.

Mais Campus IA est en fait symptomatique d'un mouvement de fond : celui de la préemption de territoires périphériques pour servir les métropoles et le pays tout entier. Au-delà de Fouju, des dizaines de centres de données XXL et usines à IA, qualifiés de "projets d'intérêt national majeur" s'apprêtent à pousser à Cambrai, au pied du tracé du canal Seine-Nord-Europe, à Châteauroux ou encore à Valence. Cette dynamique semble trouver un paroxysme en banlieue francilienne. Au-delà de la Seine-Saint-Denis (93), dans laquelle un véritable extractivisme moderne et néo-colonial fait ravage, les campagnes d'Ile-de-France, et notamment la Seine-et-Marne (77), deviennent elles aussi de véritables territoires servants, mis au pas par des projets ou des installations de sites toxiques, dont Campus IA n'est que l'un des exemples.

C'est en effet là qu'on prévoit de bétoniser la zone humide de la Bassée pour le projet de mise à grand gabarit, qu'on trouve les immenses silos de l'agro-industriel Soufflet ainsi qu'une immense carrière pour extraire les ressources nécessaires à l'industrie du béton. Une dynamique que l'on retrouve à l'échelle du monde postcolonial du XXIe siècle, dans lequel les pays du Sud global continuent d'alimenter le Nord. Nos camarades de STopMicro l'avaient bien dit : "des mines congolaises aux immenses décharges de déchets électroniques ghanéennes en passant par les ateliers de misère asiatiques, le numérique repose sur une exploitation coloniale".

Bref, qui ira s'indigner que les 70 ha de Fouju soient artificialisés dans un territoire peu habité, jamais ou mal représenté, voire méprisé ?

Campus IA : sous couvert de souveraineté, une infrastructure de plus pour le techno-fascisme

Dans l'espoir de rivaliser avec l'empire technologique étasunien, l'État veut faire de la France le nouveau leader de l'IA. Des projets de data centers comme Campus IA sont donc vus comme indispensables à la compétition internationale en cours.

Mais ni les investisseurs, ni les usines et sites eux-mêmes n'ont pour but (unique) de développer des technologies pour œuvrer au bien de l'humanité. La plupart des produits de l'industrie du numérique ont un double emploi ("dual-use") numérique/militaire (armée, surveillance, répression) - c'est le cas pour les semi-conducteurs fabriqués par STMicroelectronics par exemple. Et ce qui est bien connu pour les usines de semi-conducteurs ou de puces, commence à se voir pour l'IA.

En mars 2026, Open AI, leader étasunien dans l'IA (co-fondée par Elon Musk), a signé un accord avec l'administration Trump pour permettre à l'armée étasunienne d'utiliser les modèles d'Open AI dans un cadre militaire. L'IA est par exemple responsable de 'l'erreur de ciblage' qui a conduit à la mort de 168 civil·es, principalement des écolières, à Minab en Iran le 28 février.

Même son de cloche en France : Mistral AI, concurrent européen d'Open AI et investisseur du projet, a signé en janvier dernier un accord avec le ministère français des Armées pour "renforcer la souveraineté technologique de la défense". Sauf que le chatbot est accusé fin avril de relayer de la désinformation provenant des réseaux ou médias proches des États russes, chinois ou iraniens.

Or, l'accélération fasciste internationale a désespérément besoin de maintenir un état de guerre permanent, à l'intérieur comme à l'extérieur. Les outils et produits de l'IA sont une aubaine pour les techno-fascistes de tout bord : désinformation active, surveillance de masse et collaboration avec l'armée ou les ministères de l'Intérieur, ingérence en période électorale...

Comment pourrait-on croire que Campus IA ne sera pas un site de plus œuvrant à la fascisation de nos existences ?

Face à ce projet qui s'annonce plus que vertigineux, la résistance s'organise : des collectifs et organisations écologistes, techno-critiques, paysannes s'allient.

Nous vous invitons à participer à fond à l'enquête publique qui dure un mois et à déposer un maximum d'avis pour faire monter la contestation !
Retrouvez toutes les infos sur https://linktr.ee/stopcampusia

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